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 Compagnons presque assortis

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La Noblesse
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Message Sujet: Compagnons presque assortis   Ven 11 Déc - 1:24


Livre I, Chapitre 1
Alméïde d'Erebor & Castiel de Sombreflamme

Compagnons presque assortis

Ou quand Erebor et Sombreciel apprennent à se connaître dfféremment



• Date : 1er décembre 1000
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Alméïde d'Erebor offre sa compagnie au duc de Sombreciel, en visite chez son homologue erebien pour quelques affaires diplomatiques (ou pas). Et ma foi, Castiel trouve la dame bien plus accorte que son haïssable frère.

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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Ven 11 Déc - 1:44

C'est à peine ton deuxième soir à la table d'Anthim que le repas s'est soldé par une envolée d'assiettes et de saucières, puis par la réclusion des deux ducs dans vos suites attitrées, après que les gardes de l'Erebien ait réussi à te retenir de se jeter sur lui pour lui faire avaler sa stupide tunique démodée. Comme à chaque fois, impossible de savoir ce qui a déclenché l'altercation, une parole, un sous-entendu, un geste, qu'importe : le résultat est chaque fois le même. Dire que la veille, tu étais bien content d'avoir réussi à ne déclencher aucune esclandre! Chassez le griffon et il revient à tire-d'ailes, sans aucun doute.
Depuis, tu boudes, assis sur ton lit, les lèvres serrées et les joues encore rouges de colère. L'image d'un garçonnet, presque en tous points, une main posée sur le pelage blanc de l'animal couché sur tes genoux et apaisant ladite colère de quelques ronronnements paisibles. Jusqu'à ce que ton souffle se calme, devienne plus doux, et que la caresse soit plus tendre sur le félin. Une idiotie. C'est une idiotie, que cette visite protocolaire. Tu as tout fait pour l'éviter, donnant jusqu'aux prétextes les plus farfelus, jusqu'à ce que Maximilien te menace de t'attacher à un attelage pour que tu te rendes de force signer ces foutus papiers idiots et faire cette foutue visite tout aussi idiote.

Tu aimes profondément Maximilien et tu le respectes autant comme père que comme conseiller. Mais parfois, il faut le dire, il te casse rudement les pieds.

Il est hors de question que tu restes claquemuré dans cette luxueuse suite des sables sans profiter du palais ducal un tant soit peu. Il est rare que tu t'aventures en terres erebiennes, tant les relations sont haineuses, et tu ne connais de l'endroit que les salles officielles. Une salle à manger désormais tapissée de sauce, une salle de réunion, celle du trône et cette suite où il ne te sert à rien de bouder. Sans nul doute qu'Anthim est occupé à passer sa colère dans son harem, alors tu ne risques pas de le croiser.

Tu passes un habit moins protocolaire que celui du repas, moins taché que l'habit du repas surtout, sans pour autant être moins élégant, et tu ouvres la porte de ta suite avec l'intention de te rendre à la bibliothèque – si ce duché de mécréants possède une bibliothèque au sein de son palais – pour te retrouver nez à nez avec Alméïde d'Erebor, la princesse des lieux. Qui, si elle t'a été présentée, t'est toujours de même bien inconnue. Étrange comme tout le monde désire ne pas te laisser seul avec elle, ni avec un autre d'Erebor, pendant plus de cinq secondes... « Princesse Alméïde. Tu inclines la tête, poliment, et laisses un sourire fleurir sur tes lèvres. Poli, surtout, et quelque peu intrigué. Ta suite est certes dans celles réservées aux nobles, mais elle n'est pas proche de celles de la famille régnante (toujours ce soucis de te garder loin desdits régnants, sur ces terres). Vous me surprenez, je ne pensais pas vous retrouverez à ma porte. »


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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Ven 11 Déc - 16:32

Une nouvelle rencontre, un nouvel échec. Quand apprendront-ils à se comporter en adultes responsables ? Alméïde est revenue de l'Académie quelques jours plus tôt et, lorsqu'elle a appris la visite du duc de Sombreciel, elle a su que les choses allaient mal tourner. Ses paroles sages et réconfortantes n'ont eu aucun effet sur son frère ; s'il décide de se comporter comme un crétin, elle ne peut rien faire pour l'en empêcher. Encore moins lorsqu'il est question de leur voisin. En cuisine, elle a demandé ce que l'on serve les plats dans la vaisselle la plus solide du palais. Elle a fait préparer la chambre qui soit à la fois la plus confortable et la plus éloignée de celle d'Anthim. Des préparatifs dignes des plus grands stratèges sont mis en place à chacune de leurs rencontres et cette attitude exaspère parfois la jeune princesse sans qu'elle ne puisse y faire grand chose. Le vol plané des saucières à table ce soir en est un exemple frappant. Ennuyée par ce comportement puéril, elle a quitté la table sans un mot et est retournée dans ses appartements. Une attitude indigne d'une hôtesses de maison, mais aucune parole n'aurait su apaiser la situation. Mieux valait éviter les plats volants et les laisser s'apaiser à leur manière avant de les retrouver à nouveau.

Postée devant sa fenêtre, Alméïde observe la descente du soleil au-delà des montagnes, couvrant le ciel de lueur chaudes, annonçant une nuit tout aussi froide. Demain, elle ira dire deux mots à son frère au sujet de ses manières, mais ce soir, il lui semble que son devoir de princesse passe avant toute chose. Elle ne parvient pas à éluder la pensée de ce triste repas de son esprit. À l'idée que les deux ducs se quitteront une fois de plus en mauvais termes, elle sent une pointe amère de déception l'envahir. Comme elle aimerait qu'ils cessent leurs enfantillages ! Une amitié entre ces deux duchés aurait tant à offrir ! Alors elle décide de prendre les choses en main. S'éloignant des dernières lueurs du jour, elle quitte ses appartement et parcourt les couloirs déserts du palais, éclairée par des lanternes aux parures dorées, bijoux d'orfèvrerie venant tout droit des artisans de Vivedune.

Arrivée devant la porte de leur invité, l'hésitation fige la princesse. Elle n'a jamais véritablement parlé au duc, si ce n'est de manière tout à fait officielle et indubitablement brève. Peut-être n'a-t-il aucune envie d'être dérangé par la sœur de celui à qui il voue une haine sans bornes ? Les secondes s'envolent, l'horizon se pare d'un bleu de velours à l'est et elle hésite toujours quand la porte s'ouvre d'elle-même.

« Princesse Alméïde. » Un peu surprise par cette soudaine apparition, Alméïde n'en oublie pas pour autant l'étiquette et s'incline promptement devant lui. « Votre grâce. » Sa voix est douce, emprunte de réserve. Maintenant qu'elle est là, elle ne peut plus reculer. « Vous me surprenez, je ne pensais pas vous retrouver à ma porte. » Un sourire timide se dessine sur les lèvres de la princesse. Ce n'est pas dans ses habitudes d'aller ainsi déranger les invités dans leurs appartements. Mais d'ordinaire, Anthim se charge très bien tout seul de les mettre à l'aise et de leur faire visiter leur incroyable cité. En l'occurrence, il neigera dans le désert le jour où ça arrivera avec Castiel de Sombreflamme.

« Je me demandais simplement si une visite du palais vous intéresserait. » Répond-elle, encore hésitante, non sans se défaire de son sourire chaleureux. « Je crois – et vous m'excuserez si j'ai tort – que vous n'avez pas encore eu l'occasion d'en découvrir les moindres détails. Et je m'en voudrais si vous repartiez demain avec le seul souvenir de notre salle à manger. » Les yeux pétillants, tentant au mieux de faire passer un trait d'humour, elle appréhende la réaction du duc. En Erebor, elle est peut-être considérée comme une princesse, mais ce n'est pas le cas partout et elle le sait. Peut-être pensera-t-il que là n'est pas sa place et que la proposition est impertinente. Auquel cas elle n'insistera certainement pas.

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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Sam 12 Déc - 1:25

La révérence est protocolaire, rapidement exécutée, par la princesse, comblant tes attentes. Il n’est jamais question de protocole, entre Anthim et toi, et cela fait agréablement changement d’être appelé « votre Grâce » dans ce palais où il ne se récolte toujours que son prénom sèchement mentionné. « Je me demandais simplement si une visite du palais vous intéresserait. Tes sourcils noirs se haussent légèrement dans ton visage pâle. Elle te prend de court, c’est pour sûr. Elle a tout à fait deviné le but de ton expédition. Je crois – et vous m'excuserez si j'ai tort – que vous n'avez pas encore eu l'occasion d'en découvrir les moindres détails. Et je m'en voudrais si vous repartiez demain avec le seul souvenir de notre salle à manger. »

La malice de la remarque te fait rire avec légèreté. Au contraire de ce rabat-joie d’Anthim, tu as de l’humour, après tout, et tu sais bien que votre comportement est loin de celui attendu de la part de deux hommes de votre rang. « Si je ne vous savais pas médecin, je vous croirais magicienne. Vous avez lu dans mes pensées. J’allais justement découvrir le palais, mais je dois avouer qu’avoir une guide n’est certainement pas de refus, surtout si celle-ci est aussi charmante. Je suis honoré que la princesse elle-même se propose. » Tu t’inclines légèrement, reprenant ton salut précédent, cette fois avec plus d’emphase, un sourire plus franc aux lèvres. Cette proposition te ravit et si tu ne sais pas si elle est commandée par la couronne elle-même, tu ne peux que l’accepter. À défaut du duc, ce sera donc la princesse. Nier le statut d’Alméïde ne te vient même pas en tête et ne te viendra sans doute jamais : si elle est princesse sur ces dunes, elle le sera tout autant chez toi. Tu es Cielsombrois, après tout, et les histoires de titres et de successions sont une spécialité de ton duché, quand on en vient aux histoires conjugales.
Et il est inutile également de nier qu’Alméïde est charmante. Une beauté dont les manières te sont déjà agréables.
Tu tends ton bras à l’Erebienne, attendant qu’elle le prenne pour t’escorter dans les couloirs du palais de Vivedune. Votre pas est lent, dès que vous vous mettez en marche, et tu détailles avec attention et curiosité chaque détail de ce que tu vois. Cela te tue de l’avouer, mais les Erebiens ont des orfèvres et des artisans extrêmement doués. Pas autant que ceux de ton royaume, évidemment. « Avez-vous une bibliothèque, dans ce palais ? » Question simple, destination première à laquelle tu réfléchissais en voulant faire cette découverte seul, à prime abord. Tes ambitions et intérêts de chimiste ne sont pas secrets.


Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Mer 16 Déc - 1:31, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Mar 15 Déc - 23:40

Il semble surpris de sa présence, ici, près de ses appartements. Mais il fait abstraction de l'incongruité d'une telle rencontre, fait fi de l'impertinence probable d'une telle visite et d'une demande aussi inattendue. « Si je ne vous savais pas médecin, je vous croirais magicienne. Vous avez lu dans mes pensées. J’allais justement découvrir le palais, mais je dois avouer qu’avoir une guide n’est certainement pas de refus, surtout si celle-ci est aussi charmante. Je suis honoré que la princesse elle-même se propose. » Elle lui répond d'un sourire, agréablement surprise par sa réaction, les joues légèrement rosées par un tel compliment. Plus que ça même, il doit déceler dans son regard la touche espiègle qui l'anime car il s'incline à nouveau, un grand sourire aux lèvres. Attitude dont elle est bien rarement témoin de la part de ce duc voisin qui n'a de cesse de tourmenter son frère. Il semblerait qu'il existe entre eux une connexion troublante qui, lorsqu'ils se trouvent dans la même pièce, diminue de moitié les neurones présidant au bon sens et augmente ceux qui poussent à la puérilité. Alméïde ne s'en offusque pas. Quels que soient leurs griefs, elle n'est en rien concernée. Leurs joutes verbales – et vaisselières – n'ont pas lieu de l'inquiéter tant que les duchés se portent bien. Mais c'est d'un œil avisé et critique qu'elle surveille les relations avec leur voisin.

Soulagée par un tel accueil, la princesse s'accroche bien volontiers au bras tendu de son invité. Elle découvre désormais le duc et non l'enfant, le rival, la forte tête de Sombreciel comme beaucoup se plairaient à le nommer. C'est une nouvelle facette qu'elle aperçoit alors. Plus élégante, plus agréable. Certainement plus gentleman aussi. Ses gestes sont pourtant timides quand elle en vient à le guider à travers le couloir déjà éclairé de nombreuses lanternes, aux décorations somptueuses – quoique parfois grandiloquentes – censées impressionner les invités de marque, aux voiles colorés masquant les fenêtres le jour.

« Avez-vous une bibliothèque, dans ce palais ? » Relevant la tête avec intérêt, elle acquiesce, sourire sincère accroché à ses lèvres. « Elle ne vaut certainement pas celle de l'Académie mais elle devrait vous plaire. » Et elle en sait quelque chose puisqu'elle y passe un temps considérable depuis des années. Anthim aussi d'ailleurs. Unis par cette passion dévorante pour les connaissances, ils y passaient régulièrement leurs après-midi lorsqu'il n'était pas pris par ses fonctions et qu'elle n'avait pas à s'occuper du Harem. Encore aujourd'hui, il leur arrive parfois de s'y retrouver, écumant les étagères pour y dénicher un nouveau volume sur le sujet qui a su accaparer leur intérêt. Des heures et des heures d'étude et de découvertes passionnantes. Il s'agit probablement de l'endroit qu'elle préfère dans tout le palais.

Revigorée par un enthousiasme loin d'être feint, la jeune princesse entraîne le duc jusqu'à la bibliothèque. Il ne leur faut pas beaucoup de temps pour traverser les quelques couloirs et grimper les escaliers qui les séparent de cette antre de savoir. Des gardes en surveillent jalousement l'entrée, comme c'est le cas de nombreuses pièces à travers tout le palais ducal. Alméïde les salue d'un signe de tête respectueux et fait entrer son invité. La pièce est vaste, le plafond haut et voûté. Comme dans le reste du palais, les murs sont recouverts d'une mosaïque élégante et de dorures délicates. Les hautes fenêtres masquées par des voiles laissent passer la lumière chaude du soleil couchant et de grands cristaux s'élèvent dans la pièce afin d'éclairer les esprits curieux et friands de connaissances. De nombreuses étagères s'alignent sur la céramique délicate et, le long des murs, sont disposées plusieurs alcôves où l'on a aménagé des fauteuils ou des tables de travail que la princesse connaît désormais par cœur. Particulièrement l'une d'entre elles, dans un coin retiré de la bibliothèque, où l'on a peu de chances de venir la déranger.

« Alors, qu'en-pensez-vous ? » demande-t-elle avec réserve au duc, désignant les lieux d'un geste de la main. « Nous avons une collection assez vaste, particulièrement dans le domaine historique puisque Anthim en est un passionné. Il fait venir des ouvrages d'un peu partout quand il en a la possibilité. » ajoute-t-elle, les yeux dans le vague, se remémorant les journées passées à ses côtés où il partait dans des histoires passionnantes au sujet de l'histoire d'Arven et particulièrement d'Erebor. Comme des contes aux héros oubliés, elle ne se lasse pas de les écouter.

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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Mer 16 Déc - 4:49

Alder soit loué : il y a une bibliothèque. « Elle ne vaut certainement pas celle de l'Académie mais elle devrait vous plaire.  Un petit hochement de tête, approbateur – le regard un peu vague, subitement, à la mention de l'école de savoir et de magie. Mon frère m'a parlé de celle de l'Académie. » Melbren t'a amplement vanté l'immense bibliothèque de l'Académie, endroit dont tu n'as même jamais rêvé. Une part de toi est effrayée par ce lieu, par ce qu'il peut signifier, et tu n'as jamais manifesté le désir de t'y rendre. Pas même par curiosité.

Vos pas vous mènent jusqu'à la bibliothèque, bien gardée, et comme tu peux le voir, certainement pas sans raison. La pièce est magnifique, décorée avec soin, et son ambiance chaleureuse et douillette appelle à la lecture. Ô, comme tu as subitement envie d'aller te lover dans une des alcôves pour y dévorer un livre... « Alors, qu'en-pensez-vous ? Superbe, souffles-tu avec sincérité. Nous avons une collection assez vaste, particulièrement dans le domaine historique puisque Anthim en est un passionné. Il fait venir des ouvrages d'un peu partout quand il en a la possibilité. » Tu laisses le bras d'Alméïde pour mieux t'avancer vers les étagères, regardant les titres qui s'alignent sous tes yeux avides. Ça n'a rien de la bibliothèque de ton palais, ni de celle impériale, mais elle est superbe. Idéale pour lire et découvrir, comme tu le souhaites tant. Peut-être que demain, tu pourrais revenir... Tes doigts s'emparent d'un livre, au hasard, le feuilletant avec une délicatesse dénotant l'habitude d'un lecteur soigneux. « Je suis beaucoup plus intéressé par la chimie et par la mécanique que par l'histoire. Elle nous est utile, pour ne pas reproduire les erreurs du passé, mais il n'y a rien de tel que les nouvelles expériences », dis-tu avec un sourire amusé.
Quitte à y perdre quelques murs de ton palais au passage. Les architectes sont là pour ça, après tout, il faut bien leur assurer de l'emploi.
Tu lis quelques lignes du livre d'histoire, parlant de la baronnie de Chamaar, celle de ta sœur Mélisende, et tu le reposes avec douceur sur l'étagère. Tu t'attardes, un peu, les doigts sur le dos de cuir sombre, avant de te retourner vers Alméïde.

« Y croyez-vous ? Je suis à moitié Erebien et je ne sais pratiquement rien d'Erebor. » Rien, si ce ne sont des chicanes millénaires, datant be bien avant les empires, de bien avant Arven, même. Rien, si ce ne sont les vols, les coups en traître, les gamineries et les querelles qui rythment ton règne autant que ceux de tes prédécesseurs, entretenant des traditions de haine et de mépris que rien ne semble affaiblir. Les Cielsombrois ont presque tous une part d'Erebor dans leur sang, pourtant. Tu ne désires pas régler ces conflits, pas encore, tu es trop fragile pour cela, trop influençable, trop enfantin pour penser à autre chose qu'à ta personne et à tes envies, mais il y a néanmoins des choses que tu désires découvrir. Connaître. Tu connais tout de Sombreciel, mais rien de ce duché dont tu transportes pourtant la vivacité dangereuse et lumineuse du sable.

Hélène de Sombreflamme était d'Erebor.

Un sourire, un peu absent, un peu triste, également. « L'histoire vous intéresse-t-elle autant qu'elle intéresse votre frère ? »
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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Mer 30 Déc - 17:56

À peine arrivés dans le domaine du savoir, Alméïde jette un regard plein d'appréhension au duc de Sombreciel. Sera-t-il déçu ? Impressionné ? A-t-il l'habitude de salles plus vastes aux quantités astronomiques de livres, gardiens de trésors inestimables ? Elle doute puis se détend quand son invité laisse échapper un « Superbe » qui lui fait chaud au cœur. Désormais détendue, elle se permet de lui faire une description sommaire de leur collection. Son intérêt semble titillé puisqu'il ne tarde pas à lâcher son bras afin de s'approcher d'une étagère et de s'emparer de l'un des ouvrages. C'est sans un mot que la princesse s'approche à son tour, observant son invité, positivement surprise par une facette nouvelle qu'elle ne lui connaissait pas encore. Loin des chamailleries et des bravades d'Anthim, voilà qu'il paraît être un autre homme. Plus serein, visiblement plus cultivé et réfléchi qu'il ne veut bien le laisser paraître en compagnie de son plus ancien rival. Elle se plaît à découvrir cette personnalité-là. Peut-être parce que son intérêt évident pour la littérature annonce les prémices de discussions bien plus captivantes.

« Je suis beaucoup plus intéressé par la chimie et par la mécanique que par l'histoire. Elle nous est utile, pour ne pas reproduire les erreurs du passé, mais il n'y a rien de tel que les nouvelles expériences » C'est un sourire complice qui répond au sien à ces quelques paroles pleines de bon sens. Il se met à feuilleter un ouvrage et le silence se fait à nouveau. Elle se demande un instant ce que dirait Anthim s'il voyait ainsi son voisin poser la main sur ses précieux livres. Mais cette idée est bien vite balayée. Il n'avait qu'à être un hôte responsable et se charger lui-même de la visite. Quoique le palais n'aurait pas tenu debout une journée s'il avait pris cette initiative.

« Y croyez-vous ? Je suis à moitié Erebien et je ne sais pratiquement rien d'Erebor. » Un éclair de surprise passe sur les traits de la princesse qui se pare alors d'un sourire indulgent. « Je ne savais pas que vous aviez des origines erebiennes, votre grâce. » répond-elle avec un sincère intérêt avant d'ajouter : « Cela vous donnera une bonne excuse pour revenir et consulter nos ouvrages dans ce cas. » Au grand plaisir de son frère, très certainement. D'un autre côté, s'il garde au moins un souvenir positif de son séjour ici, c'est déjà un pas dans la bonne direction.

« L'histoire vous intéresse-t-elle autant qu'elle intéresse votre frère ? » Elle lève les yeux, les pose dans les siens, sourire timide au coin des lèvres. « J'apprécie l'histoire, surtout lorsqu'elle m'est contée. Mais je n'y porte pas autant d'intérêt que lui, non. » affirme-t-elle avant de se tourner vers d'autres étagères plus éloignées de la porte. Elle fait un geste de la main dans leur direction. « Je suis médecin, comme vous le savez. C'est la biologie qui me fascine, le corps humain et tous ses secrets. C'est comme... C'est comme de la mécanique. J'aime essayer d'en comprendre les rouages qui nous permettent de fonctionner correctement. » Et en démonter la machine pour en saisir toutes les subtilités ne lui fait nullement peur. Cette habitude n'est pourtant pas connue des autres puisqu'il s'agit de cibles exécutées par la confrérie qui lui sont offertes sur un plateau. La princesse sait se salir les mains s'il le faut, mais c'est une véritable passion qui luit dans ses yeux à cet instant où elle en parle. Et il lui suffit de le réaliser pour retrouver cette réserve qui la caractérise tant, particulièrement devant un invité prestigieux. « Mais je ne veux pas vous ennuyer avec ça, peut-être préférez-vous continuer la visite ? » s'enquiert-elle avec douceur. Ils ne sont pas pressés par le temps, mais pour peu qu'on aborde ce sujet, la princesse peut y passer un temps considérable. Sans parler de la bibliothèque qui l'accueille au quotidien des heures durant.

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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Lun 11 Jan - 23:42

« Je ne savais pas que vous aviez des origines erebiennes, votre grâce. Le sourire triste, absent. Vide, distrait. Ma mère. » Les mots sont simples, équivoques, et ne s’accompagnent pas de plus d’explications. Tu ne peux parler d’Hélène de Sombreflamme, qui a abandonné famille, terres et même son nom en prenant le nom de ton père, qui a tout abandonné d’Erebor pour devenir Cielsombroise dans chaque fibre de son être vibrant de ces flammes l’ont consumée toute entière. Non, tu n’as toujours pas les mots pour évoquer les souvenirs flous que tu as d’elle, la rancune surtout, l’amour à quelque part, tout entièrement reporté sur Ismalia de Séverac.
Alméïde continue sur sa lancée, ne relevant pas plus que nécessaire son commentaire (auquel il ne donnerait de toute façon pas de suite, même si elle le demandait) : « Cela vous donnera une bonne excuse pour revenir et consulter nos ouvrages dans ce cas. »
Cette femme a définitivement l’esprit pratique. Elle n’est pas médecin pour rien.

Cette pensée rallume son regard et son sourire, reporte son attention entièrement sur son interlocutrice. « J'apprécie l'histoire, surtout lorsqu'elle m'est contée. Mais je n'y porte pas autant d'intérêt que lui, non. » Tu suis  son geste vers une autre section de livres, que tu devines être celle traitant de la biologie et de la médecine. « Je suis médecin, comme vous le savez. C'est la biologie qui me fascine, le corps humain et tous ses secrets. C'est comme... C'est comme de la mécanique. J'aime essayer d'en comprendre les rouages qui nous permettent de fonctionner correctement. » Tu hoches la tête, approuvant ce rapprochement entre la mécanique des corps et celle des machines, comme celles que Melbren aime tant tenter de fabriquer avec moult essais et erreurs au passage. Il y a une telle force, une telle passion, qui se dégage de la princesse à cet instant que tu peux seulement être fasciné par ce que tu reconnais en elle – cette force passionnée qui mène ton duché, celle qui vibre tout autant en toi.
La flamme se réduit, pourtant, sans avertir, reprenant une douceur certaine. « Mais je ne veux pas vous ennuyer avec ça, peut-être préférez-vous continuer la visite ? Vous ne m’ennuyez pas du tout, Princesse. Vous détenez sans doute d’ailleurs le record de la plus longue conversation sans heurts jamais faite entre un Sombreflamme et une Erebor, dis-tu avec malice. Si vous avez un quelconque alcool lagran sous la main, je serais même encore plus heureux de vous entendre parler de médecine pendant des heures, ici ou ailleurs. Je sens que ce palais réserve bien des surprises, encore. Comment êtes-vous tombée sous le charme de cette profession ? Elle n’est pourtant pas commune, pour une princesse. » Tu es réellement intéressé par elle, il n’y a pas lieu de le jouer, et tu peux sentir tout l’amusement de Celui qui veille sur toi, présent dans ton esprit à défaut de l'être dans cette pièce. C’est inattendu, après tout. N’est-ce pas ?

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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Mer 27 Jan - 7:53

Sa mère était donc erebienne. Peut-être l'a-t-elle su un jour mais que ce détail ne l'a pas marquée outre mesure. Sa curiosité est éveillée et les questions se pressent à ses lèvres. Elle les retient néanmoins, peu désireuse de faire preuve d'indiscrétion et consciente du peu d'enthousiasme dont il fait preuve lorsqu'il en parle. Elle n'insiste donc pas, dévie plutôt la discussion avec malice avant de répondre aux questions du duc. Elle n'éprouve d'ailleurs aucun mal à s'exprimer en sa présence, les mots lui viennent naturellement. Fait plutôt étonnant lorsque l'on considère les relations entre Erebor et Sombreciel ; certainement la raison pour laquelle tous les deux ne se sont jamais retrouvés en tête à tête lors des visites officielles. Craignaient-ils des conflits comme ceux qui impliquaient Anthim ? Probablement. Le fait est que la princesse n'est pas mécontente d'avoir fait le premier pas dans sa direction, découvrant alors une facette du duc dont elle n'avait jamais été témoin. Peut-être les prémices d'une véritable entente, elle ose en tout cas l'espérer.

« Vous ne m’ennuyez pas du tout, Princesse. Vous détenez sans doute d’ailleurs le record de la plus longue conversation sans heurts jamais faite entre un Sombreflamme et une Erebor. » Venant appuyer ses pensées, les paroles de Castiel la font sourire. En effet, voilà qu'ils battent des records. « Si vous avez un quelconque alcool lagran sous la main, je serais même encore plus heureux de vous entendre parler de médecine pendant des heures, ici ou ailleurs. Je sens que ce palais réserve bien des surprises, encore. Comment êtes-vous tombée sous le charme de cette profession ? Elle n’est pourtant pas commune, pour une princesse. » Légèrement surprise de cet intérêt qu'il lui porte, elle acquiesce néanmoins et l'invite à quitter la bibliothèque d'un simple geste de la main. « Nous avons de quoi satisfaire votre palais, en effet. Il suffira de faire un détour par les cuisines. » Elle quitte la bibliothèque et avance dans les couloirs en sa compagnie, sans se presser. Les fenêtres agrémentées de voiles masquent la nuit désormais tombée mais la lueur de la lune les traverse, suivant leur avancée. « Pour répondre à votre question... je crois que l'ancien médecin de la cour y est pour beaucoup. C'était un homme sage et généreux qui parlait de son métier avec une telle passion... Il m'a énormément appris. » Sa voix vibre légèrement sous l'émotion en songeant à cet ancien instructeur qui lui a inculqué tout ce qu'il y avait à savoir sur le corps humain et ses mystères. Elle lui doit beaucoup et pose un regard tendre sur les souvenirs qui lui sont associés. Oui, tout ça, c'est grâce à lui

Arrivés devant les cuisines, Alméïde prie au duc de l'excuser un instant et s'en va demander une bouteille d'alcool lagran aux serviteurs encore présents. Ils s'exécutent aussitôt, lui apportant dans la foulée de très beaux verres, fins et délicats. Elle les présente au duc avec un sourire satisfait. « Et voilà, alcool de mûres, j'espère que ça vous convient. Et je connais l'endroit idéal pour y goûter. » fait-elle d'un air qui se veut faussement mystérieux. Peut-être a-t-il déjà visité cette partie du palais, mais si l'on en croit la durée de ses visites, il n'en a certainement pas eu le temps avant ce soir. La princesse ouvre la marche, longeant cette fois-ci salle à manger et autres lieux officiels sans même s'y attarder, jusqu'à atteindre la porte qui l'intéresse. Celle-ci est également flanquée de gardes et ouverte sur une grande cour d'intérieur aux allures d'un jardin luxuriant. Il ne pourrait pas y avoir plus grand contraste avec le paysage aride qui compose le duché. L'avantage de vivre au cœur d'une oasis, très probablement. Quelques torches illuminent les chemins qui traversent la flore locale et la lune est de la partie également, se reflétant dans l'eau ondoyante d'une fontaine. Et l'air y est agréable, bien plus frais à présent que le soleil s'est couché. La princesse jette un regard plein d'appréhension au duc, espérant que ce lieu lui conviendrait autant que la bibliothèque et désireuse de faire plaisir à son invité cielsombrois, pour changer.

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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Jeu 31 Mar - 5:47

« Nous avons de quoi satisfaire votre palais, en effet. Il suffira de faire un détour par les cuisines. » Tu suis son gracieux geste t'invitant à sortir de la bibliothèque, la suivant dans les couloirs sans questionner votre chemin (ce que tu ferais avec moult soupçons, si son frère était le guide), prêtant seulement l'oreille à ses mots : « Pour répondre à votre question... je crois que l'ancien médecin de la cour y est pour beaucoup. C'était un homme sage et généreux qui parlait de son métier avec une telle passion... Il m'a énormément appris. Il devait être un homme bien. » Les dieux bénissent les mentors avisés, qui font découvrir des passions et savent mener la jeunesse dorée d'une main qui se veut aussi ferme que douce. Le tien a été Maximilien, conseiller avisé et père de substitution. Celui d'Alméïde d'Erebor, un médecin qui n'aspirait sans doute même pas à léguer un tel héritage.

Tu patientes quelques minutes à peine devant les cuisines, le temps que la princesse revienne avec verres et bouteille. « Et voilà, alcool de mûres, j'espère que ça vous convient. Et je connais l'endroit idéal pour y goûter. » Oh ? Tu apprécies le mystère qu'elle glisse dans sa voix, qui ne fait qu'exciter ta curiosité. Elle vise juste, encore une fois, lorsque vous passez une porte bien éloignée de toutes les salles officielles du palais. Un jardin. Tu adores les jardins. Un jardin qui, ici, a les allures de la jungle qui depuis longtemps s'est tarie dans les dunes d'Erebor, n'y laissant que le sable et le roc. Tu en battrais des mains, comme un enfant, si tu étais en présence des membres de ta famille. La cour intérieure est luxuriante et tu t'y avances avec joie, posant des yeux curieux et ravis sur chaque feuille, chaque tronc, chaque fleur. Tu te retournes vers elle et viens prendre un les verres de ses mains, ouvre la bouteille d'alcool du geste de celui qui a bien souvent fait ce geste et verse dans le verre fin le liquide violacé. Un verre pour elle, un verre pour toi – que tu lèves pour le tinter contre le sien. « À cette visite... ma foi parfaite. » Parfaite. La cour, la nuit et sa lune claire, son air frais, l'alcool léger sur sa langue, cette visite impromptue du château. Sa guide, sans aucun doute, peux-tu dire également, mais tu savoures cette pensée intérieurement en même temps que le goût des mûres, dans un silence convenu.

Vous marchez entre les divers arbres et feuillages, en silence, appréciant les crissements des insectes nocturnes, les bruits subtils de la nature. Vous arrivez près d'un étang, où tu peux admirer le reflet de la lune. Magique, c'est le cas de le dire. « Au cœur des dunes se cache toujours un jardin luxuriant. Tu lèves ton verre, y admirant les reflets de l'alcool, avant d'en prendre une autre gorgée. Un peu comme vous, princesse. Le sage qui vous a enseigné la médecine l'avait déjà deviné. » Il y a toujours de la malice, dans ta voix, mais tu es sincère. Pensais-tu que ce voyage en Erebor allait être si agréable ? Jamais, en témoignent les mille raisons invoquées dans les derniers mois pour le repousser. Et maintenant... tu imagines déjà revenir. « Si, à l'avenir, votre frère désirait vous inclure dans les discussions politiques, pour faciliter le contact... j'en serai fort aise. Vous avez maints talents, et celui d'accommoder les esprits en est un fort agréable. » Peut-être n'est-elle pas à l'aise avec les affaires politiques, mais tu le serais bien plus avec celles d'Erebor si tu savais qu'il y avait d'autres moyens de négocier qu'en balançant divers objets et noms d'oiseaux.

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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Mer 6 Avr - 21:37

« Il devait être un homme bien. » Elle acquiesce, un sourire mélancolique sur les lèvres en songeant à ce vieil homme qui lui a donné goût à la médecine. Elle revoit parfaitement ce teint hâlé, marqué par le temps et par le sable, les yeux rieurs et sa voix profonde qui l'apaisait tant. Il avait l'âme d'un conteur. S'il l'avait désiré, il aurait pu accaparer les foules par ses récits et pourtant, il a préféré tourner toute son énergie vers la science afin d'aider les autres. Un homme humble, très noble, quoique parfois très têtu. Qui sait ce qu'elle aurait fait s'il n'avait pas été là. Se serait-elle tout de même tournée vers la médecine ?

L'image du vieil homme s'estompe doucement de son esprit tandis qu'elle guide son invité à travers le palais, toujours un peu inquiète à l'idée qu'il n'apprécie pas les lieux où elle l'entraîne. Il semble pourtant y prendre goût. Aucune plainte ne s'échappe de ses lèvres pourtant si promptes à se joindre à des joutes verbales sans fin en compagnie d'Anthim. Non, au lieu de ça il observe les alentours avec attention et la princesse fait de même à son égard, attentive au moindre changement d'expression. Ce n'est qu'après quelques instants d'observation que le duc se tourne à nouveau vers elle pour saisir les verres et les remplir l'un après l'autre. « À cette visite... ma foi parfaite. » Alméïde esquisse un sourire timide et lève son verre à son tour. Elle ne peut s'empêcher de se demander s'il n'exagère pas un peu, mais elle est également ravie qu'il prenne plaisir à cette brève visite du palais. Elle-même ne peut nier que sa compagnie est fort agréable en cette douce soirée érebienne.

Sans un mot, elle marche à ses côtés, savourant l'alcool sucré, humant les parfums des fleurs du désert. Ce jardin reste l'un de ses lieux favoris, terrain de nombreux jeux d'enfants en compagnie de son frère. Elle y passait beaucoup de temps seule également, à esquisser les plantes qui séduisaient son œil avisé. Encore maintenant, il lui arrive d'emporter un livre et de prendre place sur un banc, laissant s'écouler les heures sans le réaliser.

« Au cœur des dunes se cache toujours un jardin luxuriant. Un peu comme vous, princesse. Le sage qui vous a enseigné la médecine l'avait déjà deviné. » La princesse remercie intimement les dieux pour cette obscurité bienvenue car ses joues se parent d'une subtile teinte rosée à ces mots et elle se voit dans l'obligation de baisser les yeux un instant. Qui aurait pu croire que Castiel de Sombreflamme avait l'âme d'un poète après l'avoir entendu proférer des insanités au duc d'Erebor et après avoir été témoin d'un vol d'assiettes ? « Si, à l'avenir, votre frère désirait vous inclure dans les discussions politiques, pour faciliter le contact... j'en serai fort aise. Vous avez maints talents, et celui d'accommoder les esprits en est un fort agréable. » Alméïde relève les yeux pour y croiser les siens, un sourire amusé accroché à ses lèvres cette fois.

« Vous savez, il n'est pas si terrible en réalité. Mais vous avez un don pour faire ressortir ses côtés les plus... puérils. » Un air de malice passe dans ses prunelles à ces mots. La princesse n'est pas dupe. Elle aime son frère plus que tout au monde, mais elle sait à quel point il est ingérable lorsque le duc de Sombreciel est dans les parages. Un véritable enfant en plein caprice pour ainsi dire. Et son invité ne semble pas mieux loti. « Sans lui je ne serais pas là en fait. J'aurais grandi dans le harem, avec mes demi-sœurs et aurais certainement quitté le palais à la mort de notre père. » précise-t-elle avant de porter son verre à ses lèvres, songeant à la chance qu'elle a eu d'être ainsi prise en affection par le fils du duc de l'époque. Une véritable aubaine. « Je lui en toucherai un mot néanmoins, je serais ravie de prendre part à ces discussions. Tant qu'elles se déroulent loin de la nourriture. » ajoute-t-elle avec une pointe d'espièglerie dans la voix.

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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Ven 13 Mai - 5:34

Exagères-tu ? Toujours. Tu es protégé par l'Opulent, tu es né des excès et tu te gargarises de ceux-ci, jusque dans ton caractère qui vit d'extrêmes. Pourtant, malgré toutes tes exagérations, tu penses chacun de tes mots. Heureux est-il que tu ne puisses constater les joues roses d'Alméïde d'Erebor : tu n'en serais que plus ravi ! « Vous savez, il n'est pas si terrible en réalité. Mais vous avez un don pour faire ressortir ses côtés les plus... puérils. » Tu ne retiens pas un sourire un peu fier et surtout très satisfait. Tu te fais toujours un grand plaisir d'embêter Anthim d'Erebor jusqu'à parfois frôler les fautes diplomatiques, sans jamais traverser une frontière qui s'amincit à chaque affront. C'est un plaisir de voir le si droit et si bien élevé duc d'Erebor régresser à la moindre parole échangée. Puis, il n'est pas en reste, ce fieffé fripon ! Ce n'est pas pour rien que tu réponds avec tant de véhémence à ses provocations (oui, parce que tu restes convaincu qu'il est toujours l'instigateur de toute activité impliquant insultes, coups et vol plané de saucières).

La lune se fait partenaire des confidences, épousant le profil fleuri d'Alméïde. « Sans lui je ne serai pas là en fait. J'aurais grandi dans le harem, avec mes demi-sœurs et aurais certainement quitté le palais à la mort de notre père. Il n'a pu ignorer quel joyau il avait sous les yeux. » Malgré toute la bouse que cet homme a perpétuellement dans les yeux, notons-le. Un des rares bons choix qu'a fait Anthim d'Erebor pendant sa vie. Tu gardes le commentaire pour toi-même et tu te contentes de l'expier dans ta coupe, sans te retenir de détailler encore la princesse. Comment se fait-il que tu n'aies jamais eu de contact avec cette femme auparavant ? Les précautions employées par les couronnes de vos duchés respectifs ne te sont pas étrangères; puis, entre cela et ton séjour prolongé à Ibelin, l'occasion ne s'est probablement pas présentée auparavant.
Que les Dieux soient remerciés de cette soirée. Tu la vois déjà tirer à sa fin, tu as de courtes nuits et de longues journées à venir encore en Erebor, et tu ne désires pas l'abréger. Tu désires encore profiter de l'alcool et du jardin, de la fraîcheur du soir et de la caresse de la voix de la princesse du Sable et du Roc.
« Je lui en toucherai un mot néanmoins, je serais ravie de prendre part à ces discussions. Tant qu'elles se déroulent loin de la nourriture. » Tu ris, d'un rire doux, retenu. Fine femme que voilà ! Un esprit qui te plaît bien, c'est le cas de le dire. « Je sais me révéler très civilisé, je vous le promets. Puis, êtes-vous déjà venue à Euphoria ? C'est une ville... bien différente de Vivedune. » Tant de mots te viennent à l'esprit ! Euphoria la décadente, la surprenante, la fantasque, l'imprévisible ! Lorgol a ses Mille Tours et ses mille destins, peuplée par des hommes et des femmes libres, mais Euphoria regorge de tout autant de personnages fascinants. Rien de Vivedune, en effet, de cette seule ville sédentaire dans ce duché de nomades. « Il me ferait plaisir de vous y accueillir, y compris sans votre frère. Surtout sans celui-ci. » Invitation aucunement voilée, à laquelle tu es même prêt à faire suivre une invitation officielle et destinée uniquement à son nom. Simple désir de provoquer, encore, de danser près de la ligne, Alior lui prêtant son adresse le temps de quelques plans malicieux ? Peut-être bien. Sous tout cela, néanmoins, le désir réel de la côtoyer une nouvelle fois.

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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Lun 16 Mai - 0:02

Il sait manier les mots, le duc de Sombreciel. Il a l'art et la manière. La voilà bien intriguée la princesse, peu habituée par tant de bienséance de sa part, elle qui n'entend parler de lui que sous les divers noms d'oiseaux fort originaux employés par son frère. Elle apprécie cette compagnie qui lui est encore si étrangère, leur discussion agréable et ses gestes fort courtois. Serait-ce là les prémices d'une entente entre leurs deux duchés ? Peut-être la princesse espère-t-elle bien trop de cette simple rencontre mais elle est et restera toujours une optimiste, concentrée sur tout le bien qui peut être retiré d'une situation, qu'elle soit banale ou terriblement mal partie. Il est probable que le jeune duc exagère, qu'il se montre sous un jour plus agréable pour compenser sa mauvaise attitude envers Anthim, mais la princesse désire lui laisser le bénéfice du doute, curieuse de connaître un peu plus l'homme qui se cache derrière le souverain et le mythe. Le connaître tel qu'il est et non tel qu'il paraît. Objectif somme toute difficile lorsque l'on côtoie le gratin d'Arven et que les apparences jouent un rôle prépondérant dans le quotidien de ces hommes et ces femmes qui tirent les ficelles.

Même son rire est une surprise pour la princesse des sables. Étonnée, mais pas mécontente qu'il réponde à sa malice, elle garde sur ses lèvres ce sourire chaleureux et sincère que cette nuit lui inspire. « Je sais me révéler très civilisé, je vous le promets. Puis, êtes-vous déjà venue à Euphoria ? C'est une ville... bien différente de Vivedune. » Elle hoche la tête, répondant ainsi par la négative. « Je n'ai pas encore eu ce plaisir non. » En toute honnêteté, elle n'a jamais mis les pieds en Sombreciel si ce n'est pour rendre visite à son amie Mélusine, mais il ne s'agissait aucunement de la capitale du duché. Une Erebienne à Euphoria, voilà qui doit être un fait plutôt rare et l'inverse est également vrai. Nul doute que le jeune duc n'a pas eu le choix en la matière, que les sujets à discuter ne pouvaient plus souffrir d'un quelconque délai et qu'il a en tête de repartir aussi vite qu'il est venu. C'est en tout cas ainsi que réagit Anthim les très rares fois où il doit se rendre dans le duché voisin. Et comme ses visites sont toujours très brèves, Alméïde ne l'a jamais accompagné sur place.

« Il me ferait plaisir de vous y accueillir, y compris sans votre frère. Surtout sans celui-ci. » À son tour, la princesse laisse échapper un rire du bout des lèvres. Son insolence et son franc parler l'amusent. Elle y décèle une malice qu'il ne cherche pas à dissimuler et elle se doute bien de la réaction de son frère. Sachant cela, elle pourra néanmoins anticiper et intervenir auprès de lui pour éviter tout incident diplomatique. Ou du moins, elle pourra essayer. « Et je serais ravie de découvrir la ville en votre compagnie. Peut-on rêver d'un meilleur guide que le duc lui-même ? » Encore une fois, elle fait preuve d'une sincérité troublante la princesse du désert, toujours curieuse de découvrir les merveilles des autres duchés d'Arven, bien qu'elle en ait peu l'occasion. Ses responsabilités sont nombreuses ici, au palais. Pourtant, elle pourra certainement libérer quelques jours pour rendre visite au duc de Sombreciel, sans nul doute. Elle porte une nouvelle fois la coupe à ses lèvres, son regard retrouvant le jardin illuminé par les rayons de la lune. L''air est doux et jamais elle ne se lassera des splendeurs de son duché.

« Je suis heureuse que vous ayez accepté de m'accompagner pour cette brève visite. Je ne voudrais pas vous retenir trop longtemps si vous avez encore des affaires à régler demain matin, mais j'espère au moins qu'elle vous a été agréable. » Sourire timide, voix douce. Alméïde, toujours désireuse de bien faire, toujours inquiète de gêner, toujours soucieuse du bien-être de ceux qui l'entourent. Demeurer ainsi en sa compagnie plus longtemps ne lui serait pas désagréable, au contraire, mais elle cherche au mieux à satisfaire son invité, la jeune princesse sans couronne. Et elle espère y parvenir, au moins un peu.

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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Sam 28 Mai - 1:24

Oh, joie, elle n’est jamais venue à Euphoria ! Une vague d’excitation te prend. Elle a donc tant à découvrir ! Impossible de retenir un petit saut sur la pointe de tes chaussures, tel un enfant excité devant se contenir devant des invités de marque. Tu ne dois pas t’emporter, non, ne pas tout de suite planifier cette hypothétique potentielle visite. Te retenir, un tantinet. « Et je serais ravie de découvrir la ville en votre compagnie. Peut-on rêver d'un meilleur guide que le duc lui-même ? » … oh, et tant pis ! Tu peux bien commencer tout de suite à rêver, puisqu’elle laisse la porte ouverte. Tu laisses la question en suspends, puisque la réponse est évidente. Aucun meilleur guide que toi, s’il en est ; tu te laisses déjà plutôt aller à des préparatifs imaginaires, suivis d’une visite tout aussi imaginaires et de loisirs… oh, des loisirs tout à fait cielsombrois.

« Je suis heureuse que vous ayez accepté de m'accompagner pour cette brève visite. Je ne voudrais pas vous retenir trop longtemps si vous avez encore des affaires à régler demain matin, mais j'espère au moins qu'elle vous a été agréable. Oh, ces affaires à régler seront toujours moins intéressantes que votre compagnie. Puis, j’ai l’habitude des nuits sans sommeil. » Les nuits qui durent jusqu’au matin, jusqu’à pouvoir admirer les lueurs de l’aube du haut des tours du palais, le soleil danser de rose et d’orangé sur la mer faussement calme de Sombreciel. Les nuits d’insomnie, celles de cauchemars, celles de fêtes et de débauche tout autant. Tu inspires, longuement, et tu termines ton verre. Le goût de mûres reste longuement dans ta bouche, à ton grand plaisir. « C’est la première fois qu’on m’invite à découvrir Erebor, ne serait-ce que quelques pièces du palais. Aucune visite diplomatique de quelconques plantations dans les oasis, ou dans les mines; aucune réception avec d’autres nobles à rencontrer. Rien du tout, par précaution, pour éviter les débordements bien trop fréquents. C’est un grand cadeau que vous me faites, princesse Alméïde. » Pour peu, tu l’embrasserais de gratitude. Si elle était une autre, tu l’aurais déjà fait – mais Alméïde est une princesse et de surcroît, princesse d’Erebor. Il faut plus de préparation, plus de temps, plus de préliminaires, ne serait-ce que pour une bise de remerciement.

Les yeux fixés sur la lune, tu reprends la parle pour t’étendre encore un peu sur Euphoria, où tu t’imagines déjà promener la princesse tel un bel oiseau à ton bras : « C’est une ville surprenante. Dépaysante, sans aucun doute, pour quiconque n’est pas habitué à sa constante frénésie. Nous sommes le duché de l’Esprit et il s’y fait aussi malheureux que jubilant. Les rues regorgent de poètes, d’inventeurs, de charmeurs de serpents, de belles-de-nuit, de nobles décadents et tous se mêlent dans un carnaval constant. » Comme tu as été malheureux, loin de Sombreciel, loin d’Euphoria, loin de toute ta famille et de tes racines, enfermé dans le palais impérial pendant deux années entières. Tu n’en es pas sorti indemne, tu portes encore aujourd’hui les marques de ce sevrage brutal, mais le bonheur d’être de retour sur ton trône depuis bientôt un an vaut bien cette souffrance. Plusieurs esprits, dont le tien, se sont perdus dans le désordre d’Euphoria, dans son magnifique chaos, et ta prudence actuelle est la conséquence d’un passé peu lointain.

Une prudence qui, bien souvent, te fait encore défaut. Tu es si jeune, Castiel, à peine un adulte, toujours un enfant. Peut-on vraiment t’en vouloir de toutes ces limites que tu franchis, que tu défies ?

L’enthousiasme revient et tu prends sa main dans la tienne. Sa peau est chaude, la tienne encore plus, te semble-t-il, et tes yeux brillent non plus de malice, mais de réelle joie : « Je serais honoré de vous recevoir. Pourquoi pas cet été ? Vous aurez amplement le temps de prévenir votre frère de cette visite et moi de vous préparer la plus merveilleuse des excursions. Quelques jours devraient suffire pour une juste introduction à Sombreciel. Qu'en pensez-vous ? » Tu t’emballes, tu es rapide en affaires, tu n’en as rien à faire. Tu ne veux pas que cette soirée se termine, tu voudrais veiller jusqu’à l’aurore avec la princesse. À parler, ou à ne rien dire, même. Comme ta main, qui lâche la sienne, et remonte doucement le long de son bras, se faisant plus intime. La rapprochant un peu plus.

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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Mer 1 Juin - 17:48

« Oh, ces affaires à régler seront toujours moins intéressantes que votre compagnie. Puis, j’ai l’habitude des nuits sans sommeil. » Elle ne sait pas très bien s'il s'agit de flatterie ou s'il est sincère mais force est de constater qu'elle est heureuse de l'entendre prononcer ces mots. Cette rencontre qu'elle appréhendait tant est, contre toute attente, fort agréable, elle doit bien l'admettre. Alméïde éprouve une curiosité sincère à l'égard du duc dont la réputation n'est plus à refaire, ici, en Erebor et qui pourtant se montre d'une compagnie délicieuse depuis le début de la visite improvisée. Plus charmant que tout ce qu'on avait pu lui rapporter. Il aurait été dommage d'écourter cet instant offrant peut-être l'ombre d'un espoir d'entente entre deux duchés ennemis depuis des générations.

« C’est la première fois qu’on m’invite à découvrir Erebor, ne serait-ce que quelques pièces du palais. C’est un grand cadeau que vous me faites, princesse Alméïde. » Elle n'est pas surprise, bien qu'elle note d'en toucher un mot à Anthim lorsqu'elle en aura l'occasion. Qu'ils s'apprécient ou non, il aurait certainement pu s'arranger, faire un pas dans la bonne direction. Il n'aurait pas besoin d'être présent, juste d'avoir un geste en faveur du duc de Sombreciel. Elle en comprend les raisons bien sûr, elle ne les cautionne pas pour autant. « Dans ce cas, j'organiserai une visite digne de ce nom lors de votre prochain séjour au palais. Il serait dommage que vous ne découvriez pas notre merveilleux duché. » Un sourire fend ses lèvres et elle est sincère dans ses propos. La princesse est fière de ces terres sur lesquelles elle est née, elle serait ravie de mettre en place une petite expédition à travers les dunes et quelques oasis. Juste de quoi satisfaire sa curiosité et lui donner envie de revenir.

Mais si elle est fière de son duché, le même constat peut être fait concernant Castiel. À sa façon de décrire Euphoria, elle sent qu'il aime sa ville. Non, qu'il l'adore. Il y a une passion à peine dissimulée dans ses mots, une affection qui transparaît dans son regard. La tendresse qu'il éprouve à l'égard de cette capitale fascinante éveille sa curiosité et lui donne très envie de la découvrir par elle-même, un jour. Et que son enthousiasme est contagieux ! Lorsqu'il la prend par la main, la surprise se dessine sur les traits de la princesse. Elle ne peut s'empêcher de sourire pourtant en voyant son air enjoué, son regard brillant. Il semble qu'il ait déjà tout prévu et Alméïde apprécie cet engouement, le partage un peu, d'une certaine manière.

La main du duc le long de son bras la surprend ; elle sent ses joues s'embraser face à ce geste a priori anodin mais qui la rapproche grandement de lui. « J-je pense que... C'est une excellente idée. Je... Cet été c'est très bien oui. » Elle balbutie la princesse, elle qui était parvenue à rester sereine tout au long de cette visite improvisée au cœur du palais où elle a grandi. Ses yeux fuient un instant les siens, elle ne sait jamais vraiment comment réagir la jeune femme, en pareille situation. Si réservée, si solitaire, elle s'efforce pourtant à retrouver une certaine contenance, non sans difficulté.

« Vous... Est-ce que vous désirez  visiter d'autres lieux ? La vue est très belle depuis... la volière. » Et quelle vue d'ailleurs ! L'oasis tout autour du palais, les dunes au-delà, à perte de vue, puis les montagnes au loin, immenses, majestueuses. La nuit, le paysage est baigné de la lumière argentée de la lune et elle s'y rend parfois, lors des nuits sans sommeil, pour y prendre l'air et réfléchir. Après tout, c'est là qu'Anthim l'a trouvée, en pleurs, des années plus tôt. « Ou préférez-vous vous asseoir près du bassin, là-bas ? Vous... me disiez être intéressé par la chimie et la mécanique, j'aimerais beaucoup en savoir plus à ce sujet. » Elle retrouve un semblant d'assurance la princesse, malgré la confusion évidente dont elle fait preuve depuis son rapprochement impromptu. Elle n'en est pas moins intéressée par ce qu'il a à dire.

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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Lun 6 Juin - 23:32

« J-je pense que... C'est une excellente idée. Je... Cet été c'est très bien oui. » Oh, comme tu aimes le rouge sur ses joues ! Les hésitations de sa voix, les frémissements de son corps, ce regard fuyant ! Tu espères lui faire de l’effet, serait-ce un peu, serait-ce assez pour la troubler. Assez, qui sait, pour générer un frisson ? Tu es ainsi, tu n’as jamais assez d’attention, tu en es avide, assoiffé. Ton sourire se fait carnassier, écho du félin au double visage qui est caché au palais (à quoi joues-tu, Castiel ?), tes yeux presque chasseurs, alors qu’ils n’ont plus à soutenir le regard d’Alméïde. Tu gardes le contact, tu gardes ta main haute sur son bras, et tu te réjouis qu’elle approuve ton idée. À un certain point, c’est un simple échange de bons procédés, puisqu’elle t’organisera une réelle visite lors de ta prochaine venue en Erebor, une simple façon de la remercier pour son obligeance et son rôle d’hôtesse, accompli à merveille. Presque anodin.

« Vous... Est-ce que vous désirez visiter d'autres lieux ? La vue est très belle depuis... la volière. Ou préférez-vous vous asseoir près du bassin, là-bas ? Vous... me disiez être intéressé par la chimie et la mécanique, j'aimerais beaucoup en savoir plus à ce sujet. Un geste gracieux de la main. Allons à la volière. » Tu préfères éviter de te retrouver trop proche de toute étendue d’eau, surtout dans un terrain inconnu. Les chances de trébucher et de tomber dans le bassin sont trop élevées pour que tu ne te méfies pas. Puis, elle t’offre le choix ! Ta peur passe ainsi inaperçue et tu te félicites intérieurement d’avoir contourné une possibilité de noyade assurée.
À l’entrée du jardin, tu reprends la bouteille d’alcool, laissée là suite à tes soins, et tu ressers généreusement Alméïde avant de remplir ton verre à nouveau. Il serait dommage de ne pas boire toute cette bouteille ! C’est à regret que tu dois laisser le bras de l’Erebienne, mais tu ne restes pas bien loin, alors que vous cheminez du même pas paisible jusqu’à la volière. En chemin, tu commences le récit de tes intérêts, également heureux qu’elle y porte attention – ce n’est certainement pas ce crétin à turban d’Anthim d’Erebor qui lui poserait une quelconque question à son propos, tant il est incapable de s’intéresser à autre chose qu’à ses loques immondes ! « Mon frère Melbren est inventeur et depuis des années, nous avons décidé de nous associer pour perfectionner certaines de ses idées. Nous étions la terreur de bien des domestiques, à Séverac, et Ismalia nous a souvent tiré les oreilles pour avoir ruiné son mobilier et ses rosiers. » Le souvenir est tendre, à ton esprit, et même si tes oreilles chauffent à la seule pensée de toutes les fois où Ismalia vous a grondé pour vos bêtises, tu n’en regrettes pas la moindre miette. Ton regard se fait absent, le temps de revenir au monde de l’enfance – puis, involontairement, aux sombres années qui ont suivi, au départ de Melbren. Tu caches comme tu peux la légère tristesse de ta voix, celle de la solitude ressentie jadis : « Il a étudié à l'Académie et moi auprès de divers maîtres, le dessin mécanique notamment. J’ai toujours manifesté un grand intérêt envers les… explosions, donc je me suis naturellement dirigé vers la chimie. » Tes affinités avec la magie de l’Été ont contribué, en secret, à te diriger vers cette branche où on te poserait peu de questions en cas d’incendies impromptus. Le calcul a été présent, dans ton adolescence, mais tu ne regrettes aucunement la voie choisie.

Vous êtes presque arrivés à la volière, au haut des escaliers, quand tu te permets un dernier commentaire quant à ta passion de chimiste avant de pouvoir admirer ce paysage apparemment splendide : « C’est un savoir délicat, princesse, qui demande un… doigté certain. » Un clin d’œil, taquin.

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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Mer 8 Juin - 3:01

Par Alior, pourquoi a-t-elle la peau si prompte à se parer des couleurs les plus vives ? L'embarras est grand tandis qu'elle sent la chaleur s'emparer de ses joues face à cette proximité inattendue. Comme elle aimerait paraître plus assurée qu'elle ne l'est à cet instant, comme il serait agréable de ne pas avoir peur de soutenir le regard posé sur elle, qu'elle fuit de manière pas vraiment subtile avant de proposer une activité alternative de façon tout aussi adroite. Oh, si Anthim la voyait à cet instant... Mais Anthim n'est pas là, il est certainement dans les bras de l'une de ses concubines, cherchant à oublier le repas du soir désastreux et d'apaiser toute la colère accumulée au cours de la journée passée à discuter de quelque accord en compagnie du duc de Sombreciel. Et Alméïde, en voulant jouer les hôtesses, n'imaginait pas un seul instant passer un aussi agréable moment. Castiel a certainement plus à offrir que le mauvais caractère et les caprices qu'on lui attribue si souvent et qui font sa notoriété en Erebor. Elle se plaît à écouter ce qu'il a à lui dire et ne peut empêcher une pointe d'impatience de naître en elle à l'idée de découvrir ce duché qui lui a toujours semblé inaccessible en tant qu'Erebienne. C'est à peine si elle y a mis les pieds quelques jours pour y rencontrer son amie Mélusine et qu'elle a pu y découvrir quelques spécialités, notamment le labyrinthe qui s'est joué d'elles et qui les a fait tourner en rond des heures durant. Souvenir qui restera à jamais gravé dans sa mémoire et elle y réfléchira à deux fois, désormais, avant d'accepter une quelconque invitation dans un labyrinthe cielsombrois.

Alméïde se sent un peu plus confiante à présent qu'ils marchent côte à côte, à distance raisonnable. Avec reconnaissance, elle récupère son verre à nouveau bien rempli, trop rempli même, elle qui ne boit que très peu en règle générale. Trop polie pour refuser néanmoins, elle prend note d'en savourer très lentement les saveurs fruitées afin de garder un minimum de lucidité. Car la bouteille est encore bien remplie. Et n'est pas Cielsombrois qui veut. Leurs pas les entraînent à travers le palais et la princesse prête une oreille attentive aux souvenirs que son invité veut bien partager avec elle.

« Mon frère Melbren est inventeur et depuis des années, nous avons décidé de nous associer pour perfectionner certaines de ses idées. Nous étions la terreur de bien des domestiques, à Séverac, et Ismalia nous a souvent tiré les oreilles pour avoir ruiné son mobilier et ses rosiers. » Sourire en coin, Alméïde s'imagine sans mal la scène que Mélusine lui a dépeint tant de fois également. Elle n'a pas encore eu le plaisir de rencontrer son jeune frère, mais son amie en a tant parlé, et avec tant de tendresse. Elle se mure dans un silence respectueux, lui laissant le loisir d'explorer les confins sa mémoire afin de lui en faire partager quelques bribes qu'elle écoute avec attention. « Il a étudié à l'Académie et moi auprès de divers maîtres, le dessin mécanique notamment. J’ai toujours manifesté un grand intérêt envers les… explosions, donc je me suis naturellement dirigé vers la chimie. » Sourire complice, Alméïde tourne vers lui un regard amusé. « Je suppose que c'est un choix qui a également ravi Ismalia. » fait-elle remarquer, non sans malice. Des explosions, de la chimie et un frère inventeur de surcroît. Les journées au cœur du domaine de Séverac ont dû être mouvementées.

Ils parviennent bientôt au sommet de la tour qui abrite les nombreux oiseaux messagers et la princesse se réjouit déjà de lui montrer ce paysage merveilleux, ce paysage qu'elle aime tant. Sous les lueurs de la Lune, comme les dunes doivent resplendir, brillant au loin de teintes argentées. « C’est un savoir délicat, princesse, qui demande un… doigté certain. » Son clin d’œil ne lui échappe pas. Trop empressée à l'idée de lui faire partager ce lieu qui a une place particulière en son cœur, elle est soudain déstabilisée. Son pied rate la marche suivante et elle manque de tomber en avant, se retenant de justesse au bras du duc, s'accrochant à la chemise, à deux doigts de la déchirer. Mais le tissu tient bon, la princesse également et elle se redresse tant bien que mal, les joues plus écarlates que jamais. « J-je... pardonnez-moi, votre grâce. L'obscurité... je n'ai pas vu la marche. » Mensonge éhonté, peu convaincant et certainement pas crédible aux yeux de Castiel, mais elle n'a pas mieux. Elle réalise que la moitié du contenu de son verre s'est éparpillé sur le sol et elle prend note d'envoyer quelqu'un éponger les quelques marches imbibées.

Tentant de retrouver un certain aplomb – tenter étant le terme adéquat – Alméïde continue son ascension et pénètre dans la volière, précédant ainsi le duc afin de tenir la porte ouverte à son intention. Les fenêtres sans vitre laissent passer un courant d'air agréable et le pépiement incessant des volatiles emplit l'air d'un chant ininterrompu. La princesse avance jusqu'à l'une des fenêtres à l'est, face aux montagnes imposantes à l'horizon. Et entre elles et Vivedune, rien que du sable à perte de vue. Depuis là, ils peuvent apercevoir la ville, seul endroit sédentaire de ce duché de nomades et Alméïde tourne le regard pour observer la réaction du duc. « Lorsque vous reviendrez, je vous ferai visiter notre cité. De ce côté, il y a un gigantesque marché où des voyageurs venus de tous les coins du désert viennent vendre leurs marchandises ou conter leurs histoires. Ils sont tous de passage, ou presque. Toujours appelés à travers les dunes d'Erebor. Nous pourrons faire une balade à dos de chameau jusqu'à l'oasis voisin aussi, tout aussi magnifique et beaucoup moins fréquenté. » Elle arbore un sourire radieux, s'imaginant déjà lui faire partager les merveilles de ce duché dont elle est si fière. Son regard se perd sur l'horizon et elle porte son verre à ses lèvres, appréciant le goût fruité qui ravit son palais.

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Message Sujet: Re: Compagnons presque assortis   Jeu 28 Juil - 4:41

Tu ne sais pas si c’est ta remarque, ton clin d’œil, l’obscurité ou les marches de l’escalier, mais le résultat est ;e même peu importe le coupable : la princesse trébuche et t’entraîne presque dans sa chute, sa rattrapant à tes vêtements. Ta chemise émet un craquement inquiétant, mais les vêtements faits par la famille Passefil valent bien leur prix : elle tient bon, elle ainsi que toutes ses coutures. Tu tentes d’aider Alméïde à se relever, mais elle se dépêtre vite de ses propres habits. « J-je... pardonnez-moi, votre grâce. L'obscurité... je n'ai pas vu la marche. » Qu’es-tu supposé faire ? La croire, peut-être ? Dans le doute, dans le rire, tu préfères t’abstenir, et tu acceptes ses excuses d’un simple geste de la main. Pourquoi te plaindre qu’une aussi jolie femme tente d’arracher tes vêtements ?

Les pépiements des oiseaux accompagnent votre entrée dans la volière. Un instant surpris, celui d’après braillards, tant de conversations et de chants entremêlés. Tu suis la princesse jusqu’à la fenêtre et tu retiens ton souffle. Tu ne veux pas admirer les splendeurs d’Erebor, tu ne veux pas t’émouvoir de ce que tu vois, outre peut-être les femmes, mais il est difficile de jouer complètement de mauvaise foi devant ce paysage. Cet océan de dunes à la houle immobile, pourtant scintillante sous la lune qui se reflète dans chaque grain de sable. Cela te rappelle étrangement la mer qui ronge les côtes de ton duché, celle que tu vois de tes propres fenêtres. La voix de la princesse d’Erebor chante à tes oreilles, plus belle que le gazouillis du plus majestueux des oiseaux : « Lorsque vous reviendrez, je vous ferai visiter notre cité. De ce côté, il y a un gigantesque marché où des voyageurs venus de tous les coins du désert viennent vendre leurs marchandises ou conter leurs histoires. Ils sont tous de passage, ou presque. Toujours appelés à travers les dunes d'Erebor. Nous pourrons faire une balade à dos de chameau jusqu'à l'oasis voisin aussi, tout aussi magnifique et beaucoup moins fréquenté. »

Tu remplis le verre de la princesse d’Erebor, son contenu renversé n’ayant pas échappé à ton œil. Ton esprit saute d’une idée à l’autre. Ta sœur Mélisende a des chameaux, à Chamaar. Visiter un oasis à dos de chameau. Dans un endroit moins fréquenté. Seul avec elle, peut-être ? Tu t’appuies contre le mur, ton regard noir se perdant sur les lueurs dansantes de Vivedune. Ton sourire de félin s’est apaisé, semble rêver, sur tes lèvres fines. Tu chuchotes :

« Racontez-moi. »

Racontez-moi Vivedune et ses marchés, ses marchands mystérieux aux poches remplis de trésors et aux bouches débordant d’histoires.
Racontez-moi les dunes et ses tempêtes, celles qui coulent dans tes veines à même proportion que le feu.
Racontez-moi le roc, racontez-moi la lune, racontez-moi ce duché dont tu sais si peu tout en haïssant tellement.
J’ai toute une nuit pour écouter.

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