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 Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]

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La Noblesse
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Message Sujet: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Sam 28 Mai - 1:17


Livre I, Chapitre 3 • Les Amoureux du Vent
Castiel de Sombreflamme & Denys du Lierre-Réal

Le secret d'une diplomatie réussie

L'alcool est un très bon camarade



• Date : 27 avril 1001
• Statut du RP : Privé :geu:
• Résumé : C'est assez régulièrement que les Ducs de Sombreciel et de Lagrance se rencontrent sur les terres du Lierre-Réal situées à la frontière des deux duchés. Diplomatie et discussion en tout genre ponctuent leur rencontre, entre deux verres d'un bon alcool Lagran.

EDIT LE DESTIN • Je m'invite dans ce topic quand je veux.  :angel:

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Message Sujet: Re: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Sam 28 Mai - 2:03

« Je vous ressers Castiel ? »

Une voix qui se voulait encore assurée mais qui malgré le maintient se sentait aussi vacillante qu’instable. Le verbe bien connu du Duc de Lagrance semblait bien loin à cet instant. Ce n’était certes pas la première bouteille et certainement pas la dernière. Mais c’était au moins celle qui avait eu le mérite de donner de légers vertiges à Denys après un énième verre. Assez pour le perturber en tout cas. Il avait cessé de compter à partir du dixième et dans une telle rencontre, il était bien normal de ne pas s’appesantir  sur un détail aussi futile. Néanmoins, le Duc devait bien reconnaître que les quelques bouteilles de liqueur Lagrane qu’il avait lui même emmené et le vin Cielsombrois rapporté par Castiel commençaient à lui taper sur le crâne. Et pourtant Denys pouvait se targuer d’être bon fêtard et endurant quand il s’agissait d’alcool… Mais peut être avait-il fini par un peu trop abuser, absorbé qu’il était par la conversion que lui entretenait le Duc de Sombreciel et qui ne semblait guère en meilleur état que lui. Il devait reconnaître néanmoins que celui-ci avait plus de capacité à tenir l’alcool. Il avait pu observer que Castiel avait plus ingurgité que lui. Assez vexant de voir que le Lagran forçait à maintenir la réputation qui collait tant à son peuple, celui de ne guère tenir l’alcool. Mais il se rassurait vaguement en se disant que face à un Cielsombrois, les chances de gagner étaient d’ores et déjà évanouies avant même de commencer.

« Hum… que disiez vous à propos de la Princesse d’Erebor  déjà ? Ne dit-on pas pourtant que tout ce qui se rapproche de près ou de loin à son Duc est prompt à vous faire… comment dirais-je… fuir ? »

Ce n’était pas tout à fait le mot qu’il cherchait mais cela faisait bien assez l’affaire pour faire comprendre le fond de sa pensée, qui d’ailleurs ne portait aucun jugement, juste un soupçon de curiosité. Denys connaissait plutôt bien Alméïde, assez pour l’apprécier franchement et la respecter véritablement. Elle faisait partie de ces femmes qu’il avait certes essayé de charmer mais avec qu’il n’avait pas insisté, par sympathie et amitié. Ils étaient devenus plutôt proches et cela rendait curieux le Duc de Lagrance de savoir ce que sont homologue Cielsombrois pensait de la jeune femme. Après tout il avait laissé échapper une allusion à celle-ci, ça avait de quoi le surprendre et l’intéresser. Personne en Arven n’ignorait les tensions qui régnaient entre Sombreciel et Erebor, nombre d’incidents diplomatiques avaient failli éclater et bien des fois Castiel avait craché sur Anthim lors de leurs soirées.

« Une bien adorable personne en tout cas, je l’ai rencontré plusieurs fois, vraiment accueillante… »

Ah ce n’était pas dans les habitudes de Denys en général de parler de ses affaires personnelles et de sujets qui pouvaient parfois lui porter préjudice. Et à la Princesse aussi d’ailleurs, car ses paroles pouvaient paraître biens étranges et modulables, surtout quand on connaissait la réputation du Duc. Fichu alcool. Il jeta un regard sur le sol, les nombreuses bouteilles qui s’y étaient échouées faisaient peur, les domestiques du domaine du Lierre-Réal risquaient d’avoir du boulot demain. Son bureau en tout cas ne ressemblait plus à rien, et les deux ducs non plus, posés négligemment sur respectivement deux fauteuils mis en vis à vis. Une coupe à la main chacun et sur la table une nouvelle bouteille qui venait d’être débouchée. Par Erelf, cette soirée s’étirait sur un excès sans fin. Mais c’était fort plaisant pour le Duc, qui appréciait grandement ses relations avec Sombreciel et pouvait donc profiter de la sorte avant de revenir dans le giron plus raisonnable de Lagrance. Se frottant un instant la tempe, Denys attendit quelques secondes que le mal de crâne passe avant de reprendre une gorgée, comme si cela allait pouvoir soigner l’ivresse qui le prenait peu à peu.

HRP : Destin, nous serons heureux que tu partages notre compagnie :geu:
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Message Sujet: Re: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Mer 1 Juin - 22:14

« Je vous ressers Castiel ? » Tu réponds d’un geste las de la main. Oui, bien sûr. Ce n’est pas officiellement une compétition, mais tu as une réputation à tenir et il est hors de question que Denys te mette en déroute. En toute amitié, bien sûr.

Ta chemise est largement déboutonnée, tes cheveux en pagaille et sur tes joues pâles s’étalent des taches d’un écarlate soutenu – sans parler de ce sourire béat qui te mange le visage, sous des yeux qui brillent comme des laternes dans la nuit. Négligé est un euphémisme : tu es carrément débraillé. Oh, oui, tu n’aurais pas dû boire tous ces verres, ou même emmener cette dangereuse bouteille d’un fin crû cielsombrois qui joue de ses mille notes capiteuses dans ton esprit embrouillé, mais… Maximilien n’est pas là pour te surveiller, pour une fois. Il n’en saura rien. Puis, c’est juste… de l’alcool.
Beaucoup d’alcool.

(même si l’un appelle l’autre et que tu te languis de plaisirs qui te sont désormais interdits, mais qui, tu t’en doutes, doivent être si accessibles, à Lierre-Réal… oh, il suffirait de… de demander…)

Cette rencontre, hautement diplomatique, est un besoin, en vérité. Le besoin de te sortir de l’angoisse de la disparition de ton frère, qui s’étire encore et encore. Ce n’est plus une question de jours, ça en est une de semaines, et chaque jour qui passe t’enrage. Tu fais les cent pas dans ton palais, sans savoir à quel dieu te vouer, et l’invitation cordiale de ton homologue lagran à venir partager une bouteille ou deux autour de quelques accords à confirmer et à mettre à jour est tombée au bon moment. À croire que le Destin t’a à la bonne ! Puis, vous avez réellement travaillé, en témoignent les parchemins éparpillés un peu plus loin et vos signatures encore élégantes au moment des signatures. Les effets de l’alcool ont attendu, avant de se manifester, et c’est plutôt heureux.

« Hum… que disiez vous à propos de la Princesse d’Erebor  déjà ? Ne dit-on pas pourtant que tout ce qui se rapproche de près ou de loin à son Duc est prompt à vous faire… comment dirais-je… fuir ? Il dit vrai, impossible de démentir. Ton sourire se fait encore plus grand, si c’est possible, à la pensée d’Alméïde, qui apparaît sous tes yeux paupières quelques secondes fermées, tel un rêve merveilleux. Disons qu’elle est bien plus accorte qu’Anthim, dis-tu avec malice, rouvrant les yeux. Le terme ne s’applique pas uniquement à son tendre caractère, il est aisé de le deviner. Ce crétin enturbanné m’a lancé une saucière et elle... Tu perds tes mots, le temps d’une gorgée de ce verre nouvellement remplit, et tu reprends ta phrase sans porter attention aux mots qui y manquent. … le palais. » Et elle t’a dit, promis, de venir cet été à Euphoria. Visiter ton palais. Ta ville. Ton duché. Tu en es déjà à préparer la chose, alors qu’elle ne viendra pas avant juin, voire juillet. D’ailleurs, tu dois écrire à la belle, pour établir les dates… plus tard… « Une bien adorable personne en tout cas, je l’ai rencontré plusieurs fois, vraiment accueillante… » Adorable. Accueillante. Dites donc. Il te semble bien intime, avec Alméïde, soudainement. Que ta sœur le soit ne te dérange pas, elles sont amies (et c’est ta sœur), mais Denys ? Ainsi, tout Arven a su avant toi qu’Alméïde d’Erebor est un joyau ?
Pour peu, tu en serais jaloux.
« Accueillante, mh ? C’est un… choix… un beau… de mot. »

Au temps pour ta maîtrise du verbe. Elle doit être au même placard que celle de Denys.

Ta voix pensive glisse vers quelque chose de plus mielleux, pour ne pas dire empâté : « Comment va Marjolaine ? Je pensais l’inviter pour une petit séjour chez nous… ça pourrait peut-être la… la… l’ouvrir. » Parler de son épouse n’est pas justement jouer, mais tu es tout de même sérieux. Les aventures de Denys sont un secret de polichinelle, bien que rien ne confirme quoi que ce soit outre quelques racontars et fous rires. Alors, ouvrir Marjolaine à plus de choses. Au moins à quelques maîtresses assumées et à quelques levrettes claquées, en toute honnêteté. « Ça me ferait plaisir de vous aider. Ou de participer. » Tu blagues, tu es sincère, il est difficile de savoir, après tant de verres.

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Message Sujet: Re: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Mer 15 Juin - 1:53

Plus accorte que son frère… Il n’avait pas tout à fait tort, même si Denys n’avait guère de problème avec Anthim d’Erebor. Mais il savait combien son homologue ne pouvait supporter son voisin des sables, sans comprendre très exactement les raisons de cette haine millénaire. Le savait-il lui même ? Qui sait. Ça ne regardait pas le Duc de Lagrance ces affaires là après tout. Ce n’était même pas au sein de son Empire, et tant qu’il maintenait une relation cordiale avec les deux, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Le « crétin enturbanné » fait rire Denys alors même qu’il finissait d’avaler une gorgée, le faisant magnifiquement recracher dans son verre, non sans interrompre le discours de Castiel quelque peu décousu. C’est marrant… il sait qu’il manque des mots mais ça ne l’empêche pas d’acquiescer vigoureusement comme s’il avait saisit toute l’étendue de la phrase.

« Les saucières deviennent terriblement dangereuses en Ibélène. »

Ma foi, il est possible que l’alcool monte un peu trop à la tête du Duc de Lagrance. Se serait-il entendu sobre qu’il en aurait blanchi et eut terriblement honte. Mais sur l’instant, ça paraissait être une belle évidence qui n’était pas si fausse que ça. Juste un peu hors sujet. Un bon choix de mot ? Oh il pourrait continuer longtemps sur le sujet de la belle et charmante Alméïde, une amie bien chère à ses yeux, mais le peu de conscience qu’il lui restait et qui n’était pas encore enivré par la boisson lui chuchotta de ne pas trop insister au risque de faire jaser les rumeurs. Castiel était peut être aussi saoul, mais rien ne promettait que les souvenirs une fois la nuit passée ne soient tous effacés. Dommage d’ailleurs, certaines choses devaient-être fort amusantes à se remémorer.

Et le sujet dévie. Sciemment ou non, mais il dévie. Et l’esprit embrumé du Duc ne saisit pas immédiatement le problème qui pourrait le faire sauter d’irritation en temps normal. Certes, une moue fort incommodée se dessine sur son visage, mais l’alcool faisant chemin, on aurait plus dit le regard réprobateur d’un gamin capricieux. Il se sent comme trahit que son ami ose mettre ce thème sur le tapis, et l’envolée de voix le fait savoir, peut être avec un peu trop d’agitation et un ton d’un coup monté d’un octave.

« L’ouvr…rir ? Qu’entendez-donc vous par là Castiel ? » Oh il le sait ! Et le regard qu’il lance à son homologue – fort incertain pourtant et clignant un peu trop – ne laisse pas supposer le contraire. Il pourrait presque avoir l’air entendu s’il n’affichait pas cette moue toujours boudeuse. D’un coup, il dépose maladroitement son verre sur le guéridon attenant à son fauteuil et se lève en direction de Castiel. Le mouvement est… irrégulier, et fort heureusement pas grand chose ne les sépare si ce n’est un couple de pas. Posant les deux mains sur les accoudoirs du siège du Duc de Sombreciel, il semble le regarder hautement… comme le ferait un gamin face à son partenaire de jeu, le jugeant avec tout à coup curiosité. La question lui taraude les lèvres.

« Dites moi… seriez-vous en train de… me proposer un plan à trois ? » Question fortement sincère, il ne sait pas s’il doit prendre Castiel au sérieux. Et lui, qu’en pense-t-il ? Fort dégoutant ! Inadmissible Oui ! Parfaitement ! Enfin… d’ordinaire. Car l’alcool semble quelque peu le désinhiber sur le sujet. Des relations avec un autre homme… pouah, ça sonnait si mal pour Denys qui n’aimait que les courbes féminines. « C'est un sujet à diplomatie ? Pardonnez-moi de ne pas être intéressé… eeet ma femme se porte très bien, pas besoin de… euh… d’ouverture. » Oui, ça semblait clair comme ça. Dans sa tête. Un instant, le regard glisse du visage de Castiel pour descendre vers la tenue fort peu conventionnelle qui tout à coup lui saute aux yeux avec spontanéité. « Pourquoi votre chemise est-elle aussi ouverte ? » Et pourquoi ses prunelles ne se redressent pas, semble tout à coup intéressé alors que sa raison elle tente de lui rappeler combien toute cette situation est trop ambiguë. Beaucoup trop.

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Message Sujet: Re: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Mar 21 Juin - 20:49

« L’ouvr…rir ? Qu’entendez-donc vous par là Castiel ? » Est-il un réel besoin de le préciser ? Vous savez tous les deux ce que tu as voulu dire et ton homologue du duché des Jardins a tout a fait compris. Il se retrouve bien vite près de toi, les mains sur les bras du fauteuil où tu es assis. Sa moue est curieuse, que tu penses, mais pas dégoûtée – encore un peu fâchée de ce sujet épineux que tu as abordé sans penser aux frustrations possibles. Intéressée, peut-être ? Il vacille, légèrement, penche parfois vers ton visage, où un sourire de malice règne. « Dites moi… seriez-vous en train de… me proposer un plan à trois ? Vous êtes perspicace. Et vous avez raison. » Tu ris, glousses un brin, te cales un peu plus dans ton confortable siège, fier et désinhibé sous le regard de Denys du Lierre-Réal.

« C'est un sujet à diplomatie ? Pardonnez-moi de ne pas être intéressé… eeet ma femme se porte très bien, pas besoin de… euh… d’ouverture. » Il se braque, ton voisin, il se cabre un peu, et pour peu, tu croirais que la chose est perdue, si tu ne venais pas de surprendre son regard fixé sur ton torse en partie dénudé. « Pourquoi votre chemise est-elle aussi ouverte ? Oh, chuchotes-tu, comme si tu n’avais pas remarqué. N’avez-vous pas chaud, vous aussi ? » Ta main libre se lève et défait, distraitement, la lavallière déjà en piteux état de Denys. Comme quoi, lui aussi, sans s’en rendre compte, a déjà chaud. La main retombe, effleure un bras au passage, reste sage sur ses propres genoux. Il convient, en ce genre de situation, de ne pas brusquer le chaland. Tes sourcils se haussent, étonnés : « Vous ne me ferez pas… pas croire que lors des années où vous fréquentiez Mélusine, avant que vous la jetiez hors de votre vie comme une misérable… catin, vous n’avez jamais… Mélusine ne vous a jamais… » Le remarque, passive agressive au mieux, est dite l’air de rien. Ce ne sont pas les aventures passées de ta sœur et de Denys, le sujet de cette discussion, mais bien ta proposition osée qui semble tout à fait le prendre au dépourvu. Qu’il se considère chanceux ! Tu n’irais pas proposer de telles aventures à tes voisins ibéens (qui sont jaloux, haïssables, homophobes) et chez les Faës, le couple ducal de Lagrance est bien le seul qui se prête à la chose. Puis, tu es duc, c’est un honneur de partager ton lit. Duc du duché de l’Esprit ! Protégé d’Erelf et son fidèle serviteur, admirateur de Mirta et béni par tous ses jupons ! Denys ne devrait pas refuser ta proposition, mais plutôt l’accepter, l’embrasser, t’embrasser, tiens ! C’est cette pensée qui t’aiguille ailleurs. Et si c’est cela, justement ? Plus franc, plus joueur, tu te lèves de ton fauteuil, surpassant en taille ton vis-à-vis, et prends son menton entre tes doigts avec une ferme autorité. Tu souris, caressant, tu te penches, amusant. « Si c’est la perspective que je vous touche qui vous rebute… mon cher, vous manquez cruellement d’imagination quant aux voies où deux hommes peuvent satisfaire une femme sans même s’effleurer. » D’imagination et d’ouverture esprit, mais ce n’est pas la peine de le préciser. Tu éclates d’un grand rire sonore, désormais moqueur, et laisses s’échapper le duc après avoir brossé ses lèvres du pouce. Quelques pas, une pirouette sur toi-même, une révérence singée pour remercier ce public inattendu, fou rieur et malicieux, enfant terrible qu’on a eu le malheur de couronner.

« Mais puisque vous voulez parler diplomatie avec tant d’ardeur et de sérieux, te moques-tu encore plus, j’ai eu vent de curieuses rumeurs qui pourraient vous intéresser et je vous promets qu’elles sont pertinentes. » Tu bois tout ton verre d’une seule et longue gorgée, comme pris d’une vigueur renouvelée, avant de retourner à ton fauteuil. Tu t’y couches plus que tu t’y assis, étendu et alangui comme un chat, les yeux mi-clos. « J’ai ouï-dire que vous avez défloré la fille de… Fer-machin, Poing-de-je-ne-sais-où, Épée-truc, je ne sais plus, un diplomate quelconque de Bellifère. Un joli brin de demoiselle, apparemment. Est-ce vrai ? »

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Message Sujet: Re: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Jeu 21 Juil - 22:32

Avait-il chaud ?

« Non… »

La réponse lui semblait d’abord évidente, mais il n’était plus sur de rien… Etait-ce vraiment la chaleur qui fit monter cette légère tinte cramoisie à ses joues lorsque Castiel approcha assez près sa main pour saisir la cravate défaite qui pendouillait de sa tenue ? Ou était-ce ses doigts qui effleuraient son bras d’une façon qui n’avait rien d’hasardeuse, accompagnés de mots qui – même avec l’alcool – résonnaient de tout leur sens à l’esprit de Denys ? Ses sourcils alors se froncent, et doucement il sent son humeur se braquer. Malgré les vapeurs embrumés qui voilent une part de ses réflexions, il n’apprécie guère les insinuations. Il n’apprécie pas la mention à Mélusine et la pique qui passe peu subtilement. Il n’apprécie pas cette phrase qui meurt sur les lèvres de son homologue, dépossédée de sa fin comme si la compréhension d’une évidence cachée sous silence se révélait. « Et alors ? » a-t-il envie de répondre, mais le duc de Lagrance est un peu dépassé par la vivacité de Castiel et sa capacité à se lever prestement. Il est dépassé aussi par sa taille, note-t-il dans un coin de son esprit, et c’est fort déplaisant à constater. Surtout vu cette manière qu’utilise le duc de Sombreciel pour le taquiner.  Ce souffle trop proche du sien lui donnerait presque des nausées et si le sourire est large chez Castiel, il y a un rictus déplu et presque dégouté chez Denys. Et quand un doigt paresseux vient caresser ses lèvres, un geste assuré vient claquer cette main qui lui tient encore le visage. Il se recule, définitivement douché de l’alcool qui embrumait ses pensées.

« Alors admettons que je sois un homme fermé d’esprit et mettons fin à ce sujet. C’est non. » Il est ferme, il ne butte pas un seul instant.

Ce n’était pas simplement un refus parce que la simple perspective d’être avec un homme le rebutait et le dégoutait de manière féroce, mais parce qu’il n’avait aucunement l’intention de partager sa femme. C’était certes cruel et égoïste dit comme ça, mais elle lui appartenait, il n’avait pas la moindre envie qu’un autre se permette de la toucher. Il n’avança pas plus de mot et retourna s’asseoir dans son fauteuil, un peu déçu et agacé d’avoir été poussé sur un sujet qui lui déplaisait au plus haut point et surtout avoir subit la moquerie de son homologue dont le rire goguenard résonnait encore dans son esprit. Il ignora sa pirouette et sa révérence moqueuse et se contenta de se resservir un verre, un peu boudeur.

Mauvais joueur, Denys feinta d’abord de ne pas entendre et écouter les propos de son interlocuteur. L’alcool certes revenait doucement – ce n’était pas comme si une dizaine de bouteilles partagées allaient s’enfuir comme par magie de son organisme – et celui-ci influençait autant son humeur d’enfant que l’intérêt que suscita les paroles de Castiel. Non qu’il se targue d’être encore la source d’intérêt de son homologue, les rumeurs qu’il promettait de révéler ramenèrent Denys dans le droit chemin sur cette « diplomatie » menée étrangement.

« Il est remarquable de voir à quel point vos sujets de conversation sont toujours pertinents Castiel. » Ce qui n’était pas tout a fait une moquerie, mais quand on écoutait le duc de Sombreciel, tout ce qu’il semblait dire relevait du génie. Le croyait-il lui même du moins, ce qui avait le don de faire sourire son voisin Lagran. « Je vous écoute. » Et d’un trait, il descendit le contenu de son verre en attendant la suite.

Ah les rumeurs.

Celle évoquée par Castiel le fit doucement pouffer de rire, avant qu’un large sourire se dessine sur les traits du duc de Lagrance. Il aurait du mal à démentir, et ce n’était à vrai dire pas son intention. Rien qu’à se souvenir de cette demoiselle, il eut un autre rire. Pas si farouche que ça la Miss quelque chose de Bellifère (il se serait bien souvenu du nom si l’alcool n’avait pas joué contre lui). Plus qu’un beau brin de fille, une merveilleuse fleur enfermée dans un jardin d’herbes folles et barbares. Quel gâchis.

« Et si c’était le cas, qu’en penseriez-vous ? » Il était curieux de savoir ce que pensait Castiel de ces demoiselles qui n’avaient d’autres fonctions que d’être un bel objet pour ces Bellifériens. « Hum disons que si j’avais voulu jouer la diplomatie subtile avec ce… diplomate… de Bellifère… je n’aurais certainement pas défloré sa fille. » Certes, il y avait une part de vérité. « Mais… mais… Il faut reconnaître qu’elle avait de bons arguments et qu’elle n’a pas eu l’air très effarouchée de la perspective. » Les dieux soient témoins que non…

« Vous aviez raison. C’était très pertinent. » Il rit à nouveau en observant son homologue, triturant l’air de rien son verre. « Cette rumeur vous inspire ? »

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Message Sujet: Re: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Jeu 4 Aoû - 0:47

Quel ennui, ce Denys ! La claque brûle un peu sur sa main, mais c’est presque une victoire, en vérité ! Tu es probablement le seul homme, de ce que tu comprends, à avoir été presque intime avec le duc de Lagrance. Probablement que le dernier homme l’ayant vu nu est son géniteur, il y a 30 ans. Quel dommage.

La réaction de Denys t’indique bien que la rumeur est vraie et en réponse à son grand sourire, tu glousses. Il peut bien rire de tes sujets de conversation, mais ce grand salaud n’est pas en reste quand il est question de s’y attarder. Il se trouve même bien curieux, ce Lagran précédemment dubitatif ! « Et si c’était le cas, qu’en penseriez-vous ? J’en penserais que je n’aurais sans doute pas fait mieux moi-même », ris-tu sans te retenir. Tu n’es pas connu pour être le plus diplomate des ducs et sans doute que devant une jolie plante, utile seulement à décorer et à amadouer, tu aurais cédé. Heureusement, tu sais te tenir, lorsque tu es de passage en Bellifère. Les sujets de conversation sont plutôt succincts et tu t’assures de ne pas en déroger, histoire de ne pas te retrouver avec une armée à tes trousses, ce qui peut arriver plutôt rapidement. Plus rapidement que le temps nécessaire pour dénouer un corsage. « Hum disons que si j’avais voulu jouer la diplomatie subtile avec ce… diplomate… de Bellifère… je n’aurais certainement pas défloré sa fille. Mais… mais… Il faut reconnaître qu’elle avait de bons arguments et qu’elle n’a pas eu l’air très effarouchée de la perspective. » Il serait difficile d’en vouloir à la donzelle, vrai. Un rire commun, conjugué.

« Vous aviez raison. C’était très pertinent. Cette rumeur vous inspire ? » Oh. Oh. S’il savait. Et il saura bientôt. Son verre est vide, le tien aussi, mais tu n’en as pas assez. Tu te concentres à te convaincre de te lever pour aller chercher la bouteille de vin, mais cette concentration débouche plutôt sur une interrogation, peut-être une réponse : « Eugénie. Poing-d’Acier ? » Tu crois avoir retrouvé le nom de la délicieuse demoiselle, sans être certain. Pour le prénom, tu es pratiquement sûr en fait, mais pour le nom de famille, il est bien possible que tu y accoles celui de Sa Grâce Augustus par réflexe et triste méconnaissance des patronymes bellifériens. Ce n’est pas important pour toi, mais ça risque de l’être un peu plus pour Denys, une fois que tu auras lâché le morceau. Tu trouves enfin la force de te lever et tu vas quérir la bouteille d’alcool, pour y boire directement au goulot. Tu n’en es pas à ça près.

Tu tends la bouteille à Denys, te penchant un peu vers lui pour être certain qu'elle soit correctement réceptionnée. Il va en avoir besoin. Tu attends qu’il ait bu, le couvant du regard, avant de recommencer à parler – sérieux et non plus moqueur : « Si vous saviez comme ça a fait… scandale. Fille.. fille… fille-mère. Il n’y a pas de quoi rire : c’est un scandale, en Bellifère, ce qui est souvent commun chez toi et qui peut même être empêché grâce à vos savants (et vos lois). Puis, ce sont de nouvelles rumeurs, rapportées de la bouche de Césaire, et comme toutes les rumeurs, il faut parfois s'en méfier. Qu’il paraît. Ce n’est pas… ce n’est pas certain, vous savez. Chez nous, ce n’est rien, mais chez eux… si c’est vrai, si c’est plus qu’une rumeur… On ne l’a pas vue depuis… six ans, peut-être. Cachée, ou mariée, peut-être les deux. Ce serait un petit… petit… Jasmin. Le prénom flotte. Il est rare que les prénoms floraux soient l’apanage de nos amis de Bellifère. »

Le silence, un instant.
Et ta voix basse, tranchante, renvoyant les mots précédemment énoncés : « Et vous ? Est-ce que cette rumeur vous… inspire ? »

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Message Sujet: Re: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Jeu 4 Aoû - 1:13


Livre I, Chapitre 3 • Les Amoureux du Vent
Castiel de Sombreflamme & Denys du Lierre-Réal

Le secret d'une diplomatie réussie

L'alcool est un très bon camarade



Ils sont un peu éméchés, les deux ducs couronnés, et bien proches l'un de l'autre lorsque soudain la porte de la pièce s'ouvre, laissant passage à une jeune dame noblement vêtue.  

Ce qu'elle voit, c'est une proximité bien suspecte, entre cet homme marié à son amie Marjolaine, et cet invité à la chemise largement défaite laissant sa personne clairement visible - penchés l'un vers l'autre, apparemment très complices - et qui ignore les tendances très... ouvertes du duc ibéen ?

Saisie, la jeune Garance de l'Hibiscus laisse choir le tambour à broder qu'elle tenait, et se contente de fixer bouche bée les deux hommes, les yeux écarquillés et un cri incrédule au bord des lèvres. Grande amie et confidente de la duchesse de Lagrance, il est fort probable qu'elle ne s’encoure dans la minute auprès d'elle lui conter les agissements scandaleux de son époux et de son noble invité...

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Message Sujet: Re: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Mar 23 Aoû - 15:14

Eugénie. Le nom flotte comme un doux souvenir alors qu’il résonne bien promptement dans la bouche du duc de Sombreciel. Poing d’Acier ne lui dit rien, si ce n’était qu’il correspondait au nom de l’Empereur d’Ibélène. Mais Eugénie. Eugénie était un charmant rappel, une douce complainte qui ravive la mémoire de Denys. C’était il y a bien longtemps et tout jeune duc il était. Il n’avait pas agit sagement quand on y réfléchit avec du recule, mais Eugénie… belle Eugénie. La mention de son nom fait naitre un vague sourire sur les lèvres du duc, reprit doucement par l’alcool qui ne déserte pas son organisme. S’il savait seulement ce qui l’attendait… s’il se doutait seulement des intentions de Castiel. Mais Denys ne percute que lorsque son homologue, revenu bien trop près de lui se penche pour parler avec bien trop de sérieux. Une gorgée passe, la seconde se bloque, il manque de s’étouffer. C’est surtout la surprise qui le fait réagir ainsi – et l’influence néfaste du vin qui envenime un peu trop ses réactions naturellement mesurées. Son regard se pose sur celui de Castiel, incrédule, mais il joue le jeu, répondant de ce même sérieux (au fond, le sujet ne se prêtait guère à l’humour).

« C’est terrible en effet. Mais que dit donc en plus cette rumeur ? Je suis certain qu’elle ne s’arrête pas là. »

Il est curieux, le duc de Lagrance, malgré la brume qui l’empêche de penser calmement. Et il s’agite un peu intérieurement, même s’il se convainc bien malgré lui que cette rumeur n’est que ça : une rumeur. Après tout, quelles étaient les chances que cela soit vrai ? Et quelles étaient les chances qu’il soit possiblement la cause de ce scandale ? Si elle avait décidé de rompre sa vertu avec lui, elle pouvait bien l’avoir fait avec d’autres hommes ? Ah les pensées tourbillonnent sans logique et se cognent les unes aux autres le temps que le duc de Sombreciel reprenne la parole, son homologue lagran pendu à ses lèvres. Et il écoute, avec grande attention. Et quand le prénom du prétendu enfant résonne aux oreilles de Denys, à nouveau il ne peut empêcher une expression de surprise forcer ses traits. « Ja… Jasmin ? Etrange il est vrai. » Il n’a guère d’argument à défendre. Ce n’est qu’une rumeur. Une rumeur.

Ce qu’elle lui inspire ? Il est conscient de recevoir en pleine figure les mots qu’il a lui même adressés un peu plus tôt à Castiel. Les siens étaient tournés d’une façon plus légère, moins froide et tranchante comme c’était le cas à cet instant. Mais il ne se démonte pas le duc de Lagrance, et malgré la proximité fort dérangeante de son homologue sur lui et une vue plongeante sur son torse presque dénudé, il offre un petit sourire avant de reprendre une gorgée.

« Elle m’inspire que si c’était vrai, dans un cas fortuit et bien malheureux pour mademoiselle… que ce ne serait pas la première fois que ça arrive. Et que les racontars se font souvent sur ceux qui ont le plus de pouvoir. »

Oh orgueilleux ! Le sort de cette pauvre Eugénie tout à coup lui importe peu. Belle conquête, mais sans grand intérêt au final. Des bâtards, le duc n’en manque pas, même s’il ne s’en targue pas. Si la chose était alors vraie, un de plus ou un de moins n’y changerait rien, et il se contrefiche bien égoïstement de tout cela. Mais la perspective l’a surprit, et les manières de Castiel sont excellentes pour faire tomber les rumeurs comme presque vérité. Paf. Et l’alcool n’est pas innocent à cette passagère faiblesse affichée.

Paf ?

Ce bruit est étranger à toute cette scène, et lentement, vaguement conscient de ce qui l’entour comme notamment Castiel penché sur lui et cette chemise indécente trop ouverte, Denys tourna la tête en direction de la porte, s’apercevant alors qu’une importune visiteuse observait leur petit jeu. Depuis combien de temps ? Sans doute pas longtemps, mais c’était assez pour se sentir choquer. Le duc reconnaît Garance, une femme proche de son épouse, trop proche. Et trop incrédule pour garder ce qu’elle voit pour elle. Et ce qu’elle voit est tout sauf ce à quoi elle pense, et Denys ne doute pas un instant que la pensée de cette dame soit complètement à côté de la plaque.

« Garance. Ne… n’ai-je pas demandé à ce que personne ne me déranger quand je suis en réunion avec le duc de Sombreciel ? » Ca partait un peu mal comme explication pour taire les fausses pensées que Garance était certainement en train de s’imaginer. « Je vous trouve bien surprise, quelque chose ne va pas ? » Il s’attend peut être à du soutien de la part de Castiel ? Mais en fait non, il doute que son homologue ne lui donne cette chance.

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Message Sujet: Re: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Jeu 8 Sep - 4:09

Le désintérêt soigneusement affecté par Denys se rompt enfin franchement lorsque le prénom Jasmin est prononcé, comme un aveu de la part de cette pauvre, pauvre Eugénie, quant à sa faute. Même lorsqu’il tente de se reprendre sa contenance, tu sais bien que c’est uniquement une façade, bien maladroitement remise en place. La réponse de ton homologue a de quoi te ravir et enfin, ton sourire revient, chassant cette sérieuse froideur qui, un instant, a transcendé tout ton être. Pas la première fois, est-ce bien ce qu’il a dit ? Tous ces commentaires, tous ces non-dits, tous ces sous-entendus qui tous ensembles mêlés forment des vérités aux rumeurs qui courent de part et d’autre du continent. Tu sais à quoi t’en tenir, maintenant, et tu sais qu’à chaque fois tu entendras des racontars à son sujet, à l’avenir, tu sauras y prêter une oreille… d’autant plus attentive. Paf. Un rire, un commentaire, quasi admiratif : « Vous êtes un merveilleux salaud. »

Et oui. C’est un compliment.

Le bruit n’a pas alerté ton oreille, mais tu peux seulement tourner ton visage vers la porte lorsque tu avises le regard de Denys, qui s’y est fixé. Tu dévisages la jeune femme présente, Garance (quel joli prénom, quelle jolie fleur que voilà), intruse dans cet instant. Tu n’as aucune difficulté à effectuer les mêmes déductions que Denys, te fiant à vos positions et à l’expression choquée de la dame. Les mots de l’homme, cela dit, font naître en ton esprit une idée qui ne serait certainement pas approuvée par celui-ci si tu la lui partageais. Une idée qui devient rapidement un désir, une impulsion que tu t’empresses d’écouter sans plus attendre. Tu termines de te pencher sur Denys pour l’embrasser avec passion, t’assurant de lui rouler le meilleur patin de ta vie – et quel est ton bonheur lorsqu’il y répond ! Peut-être trop alcoolisé pour comprendre exactement ce qui se déroule, trop tétanisé pour réagir autrement que par réflexe, mais le résultat est le même et vous échanger un baiser des plus langoureux. Tu ne peux pas dire que cela ne t’excite pas, cela t’excite probablement même trop, mais tu te forces à interrompre la chose dès que Garance sort de la pièce en claquant violemment la porte, laissant jusqu’à son tambour à broder en otage de vos deux augustes personnes. Tu te forces à arrêter, à ne pas profiter plus que nécessaire du duc alcoolisé, d’une faiblesse qu’une personne raisonnable n’aurait déjà pas exploitée. Mais tu n’es pas raisonnable, non, tu es le duc des excès et de la décadence, duc de l’esprit et de la folie. Alors tes mains s’agrippent au col défait de la chemise de Denys, gardent son visage si près du tien, alors que tu ris, oui, que tu éclates d’un grand rire satisfait. « On ne vante pas vos talents dans tout Arven pour rien, mon cher, articules-tu dans un souffle ravi, ton haleine de vin se mêlant encore à celle du duc de Lagrance. Mirta seule connaît l’étendue des talents de cette langue – et de ce qu’elle pourrait faire et que son possesseur ignore encore. Ô, que vous soyez béni de ses jupons ! N’oubliez pas de me remercier lorsque Marjolaine demandera le divorce. »

Rapidement, tu t’écartes, mais pas assez vite pour éviter la gifle qui vient chauffer ta joue et siffler tes oreilles, sans que tu en prennes rigueur. Gifle méritée. Presqu'une récompense. La marque rouge de la main de Denys sur ta joue blanche. Tes lèvres semblent engourdies de ce baiser, ta langue se souvient encore du contact de celle du duc, et tout ton corps te presse de reprendre là tout tu as tout interrompu. Tu vacilles, tu chancèles, mais ça ne t’empêche pas d’écarter les bras et de clamer, théâtral, triomphant, faisant entendre la puissance de ta voix dans tout Lierre-Réal : « À Garance, mon cher ! À elle, à Eugénie, à Marjolaine, et à votre langue, bon sang ! » Tu as bien trop bu, Castiel, tu es imprévisible, il reste seulement à se méfier de toi et de tes envies. Bien qu’à ce moment, tu aies surtout envie de sexe et, à défaut de cette délicieuse ivresse de la chair et de l’orgasme, de ces drogues qui te manquent si cruellement depuis l’enlèvement de Melsant. Pour calmer tes angoisses, pour te permettre de dormir, ou encore pour t’empêcher de trouver le sommeil, pour étirer les nuits à l’infini. « Par contre, je vous prie de la garder loin d’Alméïde d’Erebor, sinon, j’aurais bien peur de devoir l’arracher de mes mains. Ce serait dommage de perdre un tel organe ! » Ton rire semble bon enfant, mais il y a une note quasi métallique qui peut semer le doute dans l’esprit de ton confrère couronné. Est-il bon de s’y attarder ? Oh, non. Il y a tant de choses à rire, encore !

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Message Sujet: Re: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Mar 27 Sep - 0:41

Devait-il être surpris que Castiel ne lui vienne absolument pas en aide dans une situation qui était très certainement incomprise par l’inopportune intruse ? C’est à peine s’il a le temps de comprendre ce qu’il lui arrive. Il regardait Garance, espérant qu’elle ne se pose guère plus de questions que celles qui traversaient par millier son esprit, quand une main vient prendre son visage, détournant ses prunelles qui viennent s’accrocher aux sombres iris du duc de Sombreciel. Et une seconde plus tard, des lèvres qui se posent sur les siennes. Chaude et avide, franchissant une barrière pour venir titiller sa langue d’abord timide, mais qui habitué à ces intrusions se laisse bien vite prendre par l’euphorie. Il répond à ce baiser, d’une langueur qui pourrait presque l’exciter, le duc de Lagrance. Ce n’est même pas lui qui met fin au baiser. C’est Castiel, qui en entendant Garance fermer la porte violemment se retire, laissant Denys pantois et presque choqué. Elle se couperait presque dans sa gorge, sa respiration, tant il est surpris et incrédule de ce qui vient à l’instant de se passer. Et doucement, le dégout vient traverser son regard, et si la nausée ne s’empare pas encore de lui, c’est peut être bien par miracle.

Trop proche. Il est toujours trop proche, à prendre ainsi le col de sa chemise outrageusement défaite. Il peut encore sentir la sensation de cette langue sur la sienne, les effluves d’alcools partagés… Même le compliment ne lui apporte guère satisfaction, juste un vague sourire amer, trahi par l’écoeurement qui ne le quittait pas. Affreux. C’en est trop quand les derniers mots franchissent les lèvres de Castiel, la gifle suit le mouvement jusqu’à la joue du duc, geste trop vive pour être ralentie par le vin puissant qui terni encore ses perceptions. Il sait ce qu’il fait Denys, et il est bien mécontent.

« Vous l’avez mérité celle la. »

Déception de constater cependant que Castiel avait gagné. Ou du moins avait-il remporté ce qu’il avait cherché à obtenir, en partie. Denys n’était pas mauvais joueur, mais il gardait toujours une certaine amertume, et plus encore, ce genre de petit jeu le répugnait. Oui, certainement était-il un peu obtus en ce qui concernait les relations charnelles entre deux personnes du même sexe. Il en avait des frissons de dégoût rien que d’y songer. Il se resserre un verre, trop prestement pour être calculé et mesuré, comme pour cacher par l’alcool le goût qui demeure dans sa bouche. A son tour il se lève, le duc de Lagrance, chancelant, verre en main, tenant d’oublier cet incident qu’il peut certes aisément pardonner – le vin joue beaucoup dans cette colère mesurée qui embrouille encore tout (par les dieux, il avait embrassé Castiel à cause de ça). Ils ont trop bu, comme deux adolescents insouciants. L’un rieur, l’autre plus grincheux. Une gorgée, il vide entièrement la coupe, observant Castiel en se tenant au dossier du fauteuil.

« Oui, à cette langue que vous ne reverrez plus avec autant de proximité, je peux vous l’assurer. »

Moqueur et peut-être un peu piquant, il lance un regard entendu à son homologue, bien qu’il doute, au fond de lui, que celui-ci n’y prête attention. Verre posé maladroitement sur la table à proximité, Denys tente bien intérieurement de se convaincre qu’il était – peut être – temps de s’arrêter. La réplique de Castiel cependant ne manque cette fois pas de faire revenir le sourire sur le visage du duc de Lagrance. Il ne s’y attendait pas, et perçoit le ton étrange qui se cache sous les mots joueurs et rieurs. Il n’y prête pas trop attention c’est vrai, et plus légèrement il répond.

« N’ayez pas trop d’inquiétude là dessus mon cher Castiel, ce n’est pour moi qu’une proche amie. » Il a un rire léger. « Mais vous prêtez beaucoup d’intérêt à ça dites moi ! Quelques vues sur la charmante Alméïde ? Si vous menacez de m’arracher la langue, son frère Anthim vous menacera d’arracher autre chose, croyez moi ! »

Il en rit et se moque un peu, Denys, même si sous les mots se cachent encore une fois une vérité. Pourtant, il est intrigué. Les potins l’ont toujours attiré, et même si cela concerne son ami, il est curieux. Oh oui curieux ! Et même s’il ne tient plus tellement debout, retrouvant le chemin de son fauteuil (lui au moins ne tangue pas), il regard avec une telle intensité son homologue, nourri de curiosité aussi infantile que peut être perverse.

« Allons racontez moi, vous m’avez intrigué. »

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Message Sujet: Re: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Jeu 20 Oct - 23:00

Tes paroles ont dépassé ta pensée et tu te retrouves embarrassé alors que Denys relève ce que tu viens de dire au sujet de la princesse d’Erebor, alors que tu espérais (en vain) qu’il n’ait pas entendu. Ou qu’il ne comprenne pas tout ce que ton sous-entendu… sous-entend, voilà. « N’ayez pas trop d’inquiétude là dessus mon cher Castiel, ce n’est pour moi qu’une proche amie. Bête comme tu es soulagé. La réputation de Denys n’en est pas qu’une, elle est pleine de vérités, et devoir lui disputer la sœur d’Anthim ne t’enthousiasmait pas. Mais vous prêtez beaucoup d’intérêt à ça dites moi ! Quelques vues sur la charmante Alméïde ? Si vous menacez de m’arracher la langue, son frère Anthim vous menacera d’arracher autre chose, croyez moi ! Ça lui ferait trop plaisir. » Tu claques de la langue, justement, suite à ce commentaire moqueur. Qu’il rêve, Anthim, de tous les sévices dont il te menace à chacune de vos rencontres ! Ça restera ainsi et rien de plus, de doux rêves qui ne s’exauceront jamais.

Tu retrouves ton verre, que tu remplis jusqu’à ce qu’il déborde. La question de Denys vient alors que tu lèches l’alcool sur tes doigts, qui a coulé jusqu’à tes poignets. « Allons racontez moi, vous m’avez intrigué. » Tu bois une gorgée de ta coupe, pensif, prenant le temps de réfléchir à la réponse que tu vas donner à ton ami, Tu en as déjà trop dit, il est trop tard pour aller en arrière. Dois-tu dire tout ce qui te passe par la tête, alors que tu planifies le séjour d’Alméïde à la capitale cielsombroise ? C’est tellement… enfin, il n’est absolument pas dit qu’il se passera quoi que ce soit. Ou qu’elle pourra bel et bien venir. Ou que ton camarade se rappellera de cette soirée, ou toi. Ce ne serait pas la première fois qu’une de vos rencontres se termine en un trou de mémoire résonnant de douleur du lendemain de veille. « Il est prévu qu’elle vienne me visiter à Euphoria, peut-être en juin, dis-tu finalement. Et… comme je vous ai dit… elle est bien plus accorte que son frère. Et… accueillante, vous l’avez dit. » Il peut comprendre le doute qui t’a assaillit, plus tôt, et qui t’es revenu à l’esprit. Même si ce n’est pas… de la jalousie, voyons. Il n’y a pas à être jaloux. Il ne se passe strictement rien entre vous. Rien de rien. Tu hausses les épaules et tu t’appuies sur le fauteuil de Denys, insensible à son désir de s’éloigner de toi suite à votre échange lingual des plus satisfaisants. La station debout est de plus en plus difficile à supporter, pour ton corps suralcoolisé, et tu sens la fatigue de tes nombreuses nuits sans dormir se manifester. La peur pour Melsant te ronge souvent trop pour que le sommeil te gagne et si tu as appris à fonctionner avec bien peu de repos, l’alcool te rappelle que tu as cruellement besoin de sommeil. Qu’importe si tu te bats contre lui. Contre le lot de cauchemars que Trelor te tisse, alors que Niobé t’enveloppe de ses voiles.

« C’est une dame timide, cela dit, et je ne peux absolument pas… prédire, ou prévoir, que… enfin, c’est si compliqué, parfois, d’avoir à faire à autre chose que des Cielsombrois », que tu déclares, entre rire et exaspération. La rigidité des interlocuteurs, leur pudibonderie et leurs sacrosaints balais, par instant, a de quoi enquiquiner le Cielsombrois moyen, qui ne s’offusque certainement pas devant quelques avances. Même petites. Même celles de tous les jours. Il suffit de quelques paroles un peu charmeuses pour refermer certaines personnes comme des coquillages, c’est agaçant. Heureusement que ce n’est pas le cas de tous. Denys, par exemple, est un heureux camarade aux mœurs plus libérées et c’est bien reposant de ne pas avoir à éviter… tout. « J’aimerais la connaître davantage. » Est-ce un brin de timidité ? Non. Absolument pas. Juste… de la sincérité. C’est rare.

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Message Sujet: Re: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Lun 12 Déc - 0:44

Oh il avait l’air bien pensif tout à coup, ce cher Castiel. Comme si la curiosité affichée par le duc de Lagrance avait de quoi le surprendre et le déranger. Mais il avait fait l’erreur de jouer sur les mots, sans se douter que malgré l’alcool, Denys serait prompt à réagir à ces subtilités de langage. Elles lui échappent rarement d’ailleurs et il aime relever celles-ci quand elles l’intriguent. Dans le cas présent, cela concernait en plus une amie qui lui était chère, difficile de passer à côté des paroles peu subtiles de son homologue tout aussi éméché. Devait-il d’ailleurs considérer l’alcool comme fautif ? Il n’en était pas certain. Mais l’esprit un peu trop embrumé pour ces réflexions, il se contente d’attendre en observant le duc de Sombreciel, dont les paroles finissent par venir après une nouvelle gorgée.

Il ne manque pas d’hausser un sourcil à cette révélation peu commune. Une invitation d’un de Sombreflamme à une d’Erebor ? La sœur du duc d’Erebor elle même par ailleurs ? Force était de constater que Denys ne s’attendait pas à une telle chose. Et si en d’autres circonstances tout ceci aurait pu avoir l’air d’une farce, il perçoit cette sincérité dans le regard de son homologue, qui le retient d’échanger un commentaire moqueur. Bien au contraire, il y a presque plus. Et tout à coup, il se souvient des paroles énoncées un peu plus tôt, qui désormais avaient un goût de jalousie cachée. Etait-ce réellement une simple visite ? Oh Alméïde lui en aurait surement parlé d’une telle chose, au moins par lettre, ne serait-ce qu’une phrase. A moins qu’encore une fois… Ce ne soit un secret ?

« Oh. Et… son frère le sait ? »

Il a bien du mal à imaginer Anthim d’accord avec une telle visite, Denys, et ça le perturbe quelque peu. Non que ça le regarde en réalité, mais quand bien même n’était-il pas ibéen qu’il connaissait l’inimité légendaire qui régnait entre les souverains d’Erebor et de Sombreciel.

Et finalement, il y a ces paroles plus personnelles, presque envieuses. Plus surprenantes que nulles autres, et même dans la brume qui tend à ternir ses pensées pour les égarer dans la torpeur de l’alcool, il est encore en mesure de percevoir l’intonation dans la voix de Castiel, particulièrement sur les derniers mots. Cette constatation le laisse à son tour pensif, à tel point qu’il ne s’offusque pas lorsque le duc de Sombreciel s’en vient encore l’approcher de trop prêt, s’accrochant au dossier de son fauteuil en marquant une certaine supériorité. Il en observe le contenu de son verre dans un silence de réflexion, quand finalement lui viennent enfin les mots. Et plus surprenant, il y a comme une franchise sincère, amicale, qui répond celle perçue dans la voix de Castiel.

« La Dame Alméïde est timide oui, mais douce, gentille et compréhensive. Si elle pourrait s’offusquer de vos manières, ce n’est point une femme rancunière, je la sais généreuse, prompte à voir le bon en chacun. Soyez patient avec elle et vous apprendrez à mieux la connaître. Vous y gagnerez certainement beaucoup, comme moi j’y ai gagné à l’avoir pour amie. »

Oh peut être n’était-ce pas seulement en amie que souhaitait se rapprocher Castiel. Mais l’un comme l’autre, il y avait beaucoup à apprendre de la douceur d’Alméïde d’Erebor, tout comme certainement la vivacité du duc de Sombreciel saurait toucher la jeune femme. Se redressant un peu dans son siège, il lève le visage vers Castiel – diantre, n’est-il pas encore une fois trop près ? – pour le regarder dans les yeux, avant d’ajouter d’un sourire taquin.

« Ca ne vaut certainement pas grand chose, mais je vous encourage. Et j’espère que le duc Anthim ne viendra pas vous ennuyer. »

Même s’il n’avait pas besoin de préciser que ce serait certainement le cas, hélas.

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Message Sujet: Re: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Lun 12 Déc - 18:50

L’expression de Denys est quelque peu surprise et tu ne peux absolument pas lui en tenir rigueur. Tout Arven connaît bien les inimités opposant les duchés de l’Esprit et du Sable et du Roc, celle-ci s’inscrivant dans l’histoire millénaire du continent, jusqu’à des temps immémoriaux. Que tu te permettes d’inviter la princesse sur tes terres peut alors sembler plus qu’inhabituel. « Oh. Et… son frère le sait ? Tu hausses les épaules. Tu n’en sais honnêtement rien, mais tu as confiance que la proximité entre la princesse et le duc d’Erebor saura assurer à cette visite un grand succès. Pour le moment, tu n’as aucune annulation à déplorer. Tu vas presque devoir reconnaître des qualités à Anthim, à ce rythme. Probablement. J’ai laissé à la princesse le plaisir de lui annoncer, pour des raisons évidentes. » S’il te prend l’envie de dire à Anthim que tu as invité sa sœur à venir en Sombreciel… le tout risque de se passer bien moins agréablement.

Tu appréhendes les commentaires de Denys. Tu te confies peu, étonnamment, pour quelqu’un de si sensible, peu désireux d’attirer sur toi les critiques et les réprimandes. D’un conseiller, c’est une chose, de ton empereur, ça en est une autre, mais d’un ami… Surtout que cet ami en question te semble bien pensif. Réfléchit-il à quelle sauce te réprimander ? « La Dame Alméïde est timide oui, mais douce, gentille et compréhensive. Si elle pourrait s’offusquer de vos manières, ce n’est point une femme rancunière, je la sais généreuse, prompte à voir le bon en chacun. Soyez patient avec elle et vous apprendrez à mieux la connaître. Vous y gagnerez certainement beaucoup, comme moi j’y ai gagné à l’avoir pour amie. » C’est… sincère ? Tes épaules se détendent et tu observes Denys avec soulagement. Où avais-tu la tête, Castiel, pour penser que Denys te réprimanderait ? Ce n’est pas dans son caractère. Surtout pas sur un sujet aussi innocent qu’une amitié naissante et une visite… diplomaticotouristique. Puis, les mots du duc de Lagrance te confortent encore plus dans l’impression que tu as eu de la princesse d’Erebor et dans ce lien que tu désires approfondir.
« Ca ne vaut certainement pas grand chose, mais je vous encourage. Et j’espère que le duc Anthim ne viendra pas vous ennuyer. » Il t’encourage. Il t’encourage ! Tu abats ta main libre sur son épaule et dans un souffle reconnaissant, tu lui réponds : « Vous êtes un véritable ami. » Et c’est ce dont tu as besoin.

Tu jettes un long regard à la coupe encore trop pleine dans ta main et tu te forces, subitement sans intérêt envers l’alcool, à en boire entièrement le contenu d’une seule et longue gorgée. Tu es définitivement complètement déchiré. Une chance qu’il n’y a pas de drogues, en fait. « Je crois que ce soir, vous êtes gagnant. Quoique je n’ai pas tenu le compte de nos consommations. » Un petit soupir de défaite, malgré le sourire qui n’a rien d’attristé. Ce n’est pas une compétition, mais tu as une réputation à tenir, toi ainsi que l’ensemble de ton duché. Quoique parfois, il faut s’avouer raisonnable, bien que cette pensée soit peut-être un peu illusoire, au stade où vous en êtes ; l’Opulent saura bien se contenter de tes excès, ce soir, sans que tu en rajoutes. « Pourriez-vous me reconduire à ma chambre ? Je crains de me perdre, sinon, et si je tombe à nouveau sur cette charmante Garance, elle ne risque pas de m’être d’un grand secours. » Tu veux encore blaguer, dire que peut-être qu’en chemin, tu réussiras à le faire changer d’avis à propos de quelques pratiques moins orthodoxes au sein de son duché, mais tu retiens ta langue.

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Message Sujet: Re: Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]   Mar 13 Déc - 3:20

A Alméïde revenait la tâche ardue d’en parler à son frère. Cela n’était pas surprenant et il valait mieux les mots de la princesse que ceux de Castiel qui n’était certainement pas apprécié par le duc Anthim. Elle serait en mesure d’arrondir les angles, de ça Denys en était persuadé. Pour autant, imaginer le souverain d’Erebor accepter facilement… pourquoi pas remarquez. Cela annonçait peut être un prélude aux changements. Il ne pensait pas néanmoins qu’exprimer son avis avec la même sincérité que son homologue allait susciter chez lui cette reconnaissance dans son regard. Comme si avoir son approbation et son encouragement était important, alors qu’il n’était en réalité qu’un ami donnant un point de vue sur une personne qu’il connaissait d’ores et déjà bien. Pourtant, la tape amicale sur l’épaule, le contact franc et les paroles sincères de Castiel ne sont pas sans effet. Oh pourtant il n’est pas du genre à s’attacher Denys, il aime à se faire des amis, mais la plupart ne sont rien de plus. Alméïde, Mayeul, ceux là sont différents. Et force était de constater que son homologue du duché de l’esprit l’était aussi, car les mots sont touchants, faisant naitre un sourire vrai sur les lèvres du lagran. Il n’a pas de réponse à donner hormis ce petit geste discret, presque gêné, mais il y a finalement de la reconnaissance entre eux deux, sur un fond de boissons fortes et d’alcoolémie terrible.

D’ailleurs, il a déjà fini sa coupe, Denys. L’espace d’une seconde, il se tâte à reprendre une lampée, voyant la bouteille encore un peu remplie, mais il ne serait certainement pas raisonnable d’abuser plus, alors qu’il fatiguait terriblement à chaque minutes passantes. Au moins dormirait-il plus longtemps cette nuit, même s’il y avait à craindre un réveil douloureux. Heureusement, tous deux n’avaient pas prévu de reprendre les affaires dès le lendemain. Ils n’en étaient pas à leur premier coup d’essai. Sur ces réflexions, la voix de Castiel perce le voile, l’annonçant comme champion de cette soirée. Il rit un instant, se relevant définitivement de son fauteuil non sans difficultés.

« Je n’ai pas compté non plus, mais déclarons que je suis gagnant ce soir oui. Je n’aurais sans doute pas l’occasion de prétendre une nouvelle fois à ce titre la prochaine fois, pas face à vous. »

Ce n’était pas difficile d’admettre qu’en général, et malgré l’endurance qu’avaient les deux pour tenir l’alcool, le duc de Sombreciel était meilleur à ce petit jeu. Ses origines jouaient pour lui, mais il n’était pas peu fier de pouvoir tenir presque aussi longtemps que son homologue, et capable en plus d’avoir une discussion cohérente, comme c’était le cas ce soir ! De là à avoir la capacité de s’en rappeler le lendemain, c’était une autre affaire…

« Oh elle fuirait certainement. »

Il marmonne, au souvenir déjà flou de Garance, entrée par inadvertance dans la pièce, et la blague de Castiel qui lui laissait encore un souvenir… déroutant. Et périssable, car il ne s’en souviendrait surement pas le lendemain. Il avance vers la porte, le duc de Lagrance, l’ouvrant d’un geste encore assez précis – lui semble-t-il – invitant son ami à passer le premier.

« Après vous. »

Qu’il déclare, avant de s’enfoncer à sa suite dans les couloirs du manoir de Lierre-Réal, jusqu’à la chambre attribuée à Castiel. Et non, son homologue ne fut pas en mesure de trainer Denys jusqu’à son lit pour quelques activités qui le dégoutait. Il le laissa devant la porte en lui souhaitant la bonne nuit, avant de retrouver sa propre chambre et s’écrouler de fatigue sur son lit.

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Le secret d'une diplomatie réussie [Castiel & Denys]
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