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 Le guerrier et le chenapan

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Les Guerriers
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Message Sujet: Le guerrier et le chenapan   Mer 8 Juin - 10:51


Livre I, Chapitre 4 • L'Ordalie de Diamant
Arsène Albe et Serenus Dardalion

Le Guerrier et le Chenapan

Séance d'entraînement au vol



• Date : 15 juin 1001
• Statut du RP : privé
• Résumé : Serenus se balade dans la ville basse et tente d'oublier sa récente rupture. Pendant ce temps là Arsène decide de le prendre pour cible pour s'entraîner au vol

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Mer 8 Juin - 11:24

Comment pouvait il oublier ? 4 ans de mariage, cela ne s'oublie pas aussi facilement... Comment pouvait il oublier que tout était de sa faute ? Comment pouvait il oublier ce que sa femme a tenté de lui faire avant de disparaitre dans la nuit, comme une ombre..?

Serenus traînait des pieds dans les rues de la ville basse. Il venait tout juste de passer à la Guilde pour recuperer les primes que la Guilde lui devait puis, au lieu d'aller fêter son retour avec ses amis, il s'était éclipsé. Il n'avait pas le coeur a la fête. Le simple fait d'entendre ses compagnons rire lui rappelait des souvenirs maintenant douloureux : la ceremonie et la fête pour son mariage par exemple. La plaie était encore trop vive. Il fallait qu'il s'éloigne et qu'il reste seul s'il ne voulait pas fondre en larme devant ses compagnons d'armes.

Il n'arrêtait pas de se dire qu'il devait se ressaisir, qu'il etait maintenant libre comme l'air, qu'il pouvait A present faire ce qu'il voulait sans craindre les représailles. Mais cela ne changeait rien. Il avait perdu l'amour de sa vie, il avait perdu une de ses raisons de vivre. Il avait cherché du réconfort auprès de son antenne et de sa famille mais ceux ci n'avaient fait que lui dire qu'il devait s'en prendre qu'à lui même. Quand A sa mère... c'est limite si elle ne l'a pas chassé de la maison A coups de balais tout en hurlant qu'elle lui faisait honte et que si elle le revoyait, elle irait chercher Elena qui lui réglerait définitivement son compte. Serenus ne croyait pas qu'elle serait capable de faire ca, mais il avait préféré disparaitre pendant un moment, histoire de se faire oublier. Il savait que sa mere allait bientôt s'inquiéter, qu'elle allait regretter ces paroles, qu'elle avait dit ca sous le coup de La colère. Il était son fils après tout et le destin de la famille reposait sur ses épaules.

Quand A Elena... Qui aurait cru qu'en vérité, elle était un assassin de la Confrérie Noire ? Elle qui est de nature si douce, si gentille profitait de ses absences pour remplir des contrats et pour égorger des personnes sans defense. Serenus avait encore du mal à y croire.
Lorsqu'il lui avait avoué avoir couché avec une autre femme, elle était restée d'abord calme, puis avait dégainé une dague tout en se débarrassant de son bracelet qu'elle aimait tant. Serenus avait alors vu le tatouage et avait compris.
Il avait eu de la chance. Elle lui avait laissé la vie... Mais à quel prix...

Serenus, apres plusieurs jours où il avait tenté en vain de se remettre de cette affreuse journée, avait pris la route pour Lorgol en compagnie d'une caravane de marchands et de quelques collegues. Il avait accepté ce voyage car cela lui permettrait de se changer les idées et puis surtout, il se rapprocherait de la Confrérie Noire et donc d'Elena par la même occasion. Il fallait qu'il la voie, qu'il lui parle mais qui dit qu'elle ne l'égorgerait pas comme un cochon avant qu'il ne puisse prononcer un mot ?
Ils étaient encore mariés mais séparés, Serenus était certes libre mais le lien qui l'unissait à Elena lui rappelait cruellement chaque jour son erreur.

Le Guerrier, perdu dans ses pensées, s'approcha d'une taverne, il avait besoin de s'asseoir, la journée était loin d'être finie mais il se sentait épuisé, vidé. Il avait l'impression qu'il nageait dans son armure, que celle ci pesait bien plus lourde que d'habitude. Il avait certes perdu du poids depuis sa rupture mais Pas au point que son armure devienne trop grande pour lui.
Serenus franchit la porte de la taverne, commanda un verre d'hydromel et prit une table. Il posa son arme et sa nouvelle cape puis mît la tete dans ses bras, luttant contre une envie soudaine de vomir, l'odeur qui régnait dans la taverne le rendait malade mais il savait, par expérience, que cela n'était du que par son gros chagrin.
La serveuse lui apporta son verre, Serenus La paya et lui donna même un pourboire pour la rapidité du service puis se plongea dans la contemplation de son verre et des tables autour de lui. Il fallait qu'il oublie, il fallait qu'il passe à autre chose.

Mais comment pouvait il oublier ?

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Jeu 9 Juin - 15:11

Arsène se promenait dans les rues et les ruelles de la Ville Basse, comme souvent. Parfois, il lui arrivait de s’attacher à quelqu’un qu’il suivait à la trace, d’autres à écouter ceux qui étaient disposé à s’occuper de lui partager anecdotes et conseils, mais il avait appris que pour être un bon voleur, un voleur habile et doué et, surtout, invisible, mieux valait exercer et s’exercer encore. Il était jeune encore, et disposait d’autant de temps libre qu’il le souhaitait, personne ne s’occupant vraiment de ce qu’il faisait de ses journées. Parfois, dans ces moments de mélancolie où Cassandre lui manquait, il se demandait si quelqu’un s’inquièterait réellement de ne plus le voir, un beau jour, s’il venait à disparaître. Et sa nature optimiste reprenait le dessus : bien sûr, qu’il manquerait! Il manquerait à la jolie fille de cuisine aux cheveux de feu qui lui conservait toujours une part de son dessert préféré, il manquerait à Lena, à Lou-Ann, à Melusine dont il se faufilait sur les genoux pour quémander des câlins sans gène aucune, espiègle et malicieux. Il manquerait aux voleurs, qui s’étaient habitués à le voir dans leurs pieds, les yeux et les oreilles grandes ouvertes, avides d’apprentissage et de découvertes. Il manquerait à ses copains, aussi. Oh oui, il avait beau n’être pas grand chose, il faisait partie de la grande famille de la Cour des Miracles, et ce n’était assurément pas rien!
Ragaillardi par cette pensée, l’enfant croqua à nouveau dans sa pomme, qu’il avait chipé sur un étal du marché un peu plus tôt. Elle était bien mûre, et il essuya le jus qui lui coulait du menton, se fichant bien des bonnes manières. Il était libre comme l’air, les rues de Lorgol étaient son terrain de jeu tout entier, et il se sentait bien. Avisant un porche qui, il le savait pour avoir déjà grimpé dessus, ferait un bon perchoir, Arsène escalada rapidement le mur jusqu’à son point de vue en hauteur, la pomme dans la bouche pour ne pas qu’elle gène ses mains. De là, il avait une vue imprenable sur la rue, et il était presque invisible : il était encore petit, pas bien musclé, et se faisait facilement oublier.

C’est de là-haut qu’il repéra sa future victime : un homme en armure qui marchait dans la rue sans vraiment sembler faire attention aux alentours, tête basse et épaules avachies. Triste, peut-être. Proie facile, assurément : même s’il devait être un véritable challenge en pleine forme, là, il avait juste l’air bien trop plongé dans ses problèmes pour être alerté par quoi que ce soit. Sa pomme était finie, et Arsène se releva doucement, descendant de son perchoir à une allure modérée, sans perdre de vue le guerrier qui venait de le dépasser. Ombre parmi les ombres, l’enfant suivit sa future victime sans se faire remarquer. C’était une attitude contre laquelle Cassandre l’avait mis en garde : il n’était pas apprenti, pas encore, et se faire prendre en train de voler lui attirerait assurément des problèmes. Il avait beau n’être qu’un enfant, ses potentielles victimes, et les gens alentours, ne se montreraient pas tendres avec lui. Mais... Qu’importe. Arsène était téméraire, trop téméraire peut-être, et le guerrier lui semblait être une proie à sa mesure.
Il suivit donc l’homme sans se faire repérer, jusqu’à ce que celui-ci s’engouffre dans une taverne. L’enfant eut une moue pensive : cela n’arrangeait pas ses affaires. Il n’aimait pas l’idée de se retrouver enfermé entre quatre murs, préférait voler à l’air libre et se faufiler ensuite dans les rues de Lorgol, s’assurant de ne pas être poursuivi par sa connaissance des lieux. Mais là, il faudrait d’abord qu’il sorte, et rien ne lui disait qu’une bonne âme pleine d’intentions positive ne lui bloquerait pas le chemin de la liberté. Pensif, il réfléchit quelques instants, avant de hausser les épaules et de prendre sa décision. Il attendit quelques instants qu’un homme entre à son tour dans la taverne, s’engouffrant à sa suite . Un enfant qui rentre seul dans un tel endroit attirait l’attention, alors qu’un gamin qui rentre à la suite de son père était déjà beaucoup moins suspicieux. Il devait agir vite, de toute façon, et ne comptait pas s’éterniser. Prenant son élan, mobilisant toute la force de ses onze ans, il bouscula l’homme qui venait d’entrer, le déséquilibrant pour le faire tomber sur le guerrier assis à une table. Il avait bien calculé son coup : profitant de la confusion, il se glissa près du guerrier, ne tâtonnant pas longtemps avant de trouver ce qu’il cherchait. Coupant les cordons d’une bourse bien rebondie, c’est seulement avec son butin en main qu’il releva les yeux, ses prunelles claires plongeant droit dans celle de Serenus. Vu, Arsène!

Le coeur de l’enfant sembla s’arrêter, tandis qu’un éclair de peur passait dans ses yeux bleus. Il pouvait encore s’enfuir. Personne n’avait vu leur échange, il avait peut-être encore le temps de fuir, de le pousser de toutes ses forces et de courir. Peut-être.

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Jeu 9 Juin - 15:48

Il voulait du calme... Juste un peu de calme. Mais même ça, il ne pouvait l'avoir. Il venait de tremper ses levres dans son verre quand un homme lui tomba dessus. L'homme en question avait une panse bien rebondie et deux verres pleins dans les mains. Les verres en questions déversèrent leur contenu sur la table et sur l'armure du guerrier. Serenus attrapa l'homme par le cou et le releva quand il sentit soudain un mouvement sur sa droite. Il tourna la tête et croisa le regard d'un gamin aux yeux bleus qui s'était figé sur place. Serenus baissa la tête et vit qu'il avait sa bourse entre les mains et un petit couteau. Il avait tranché les fils de La bourse pour pouvoir La voler.. " Malin.. Mais il a encore beaucoup à apprendre".

Il soupira et secoua la tête. Soudain le Tavernier s'avança et pointa l'enfant du doigt :

- Cet enfant vient de voler votre bourse monsieur ! Je l'ai vu ! Laissez moi lui regler son compte à ce morveux !

Serenus regarda l'enfant et se dit qu'il ferait bien de laisser ce gamin entre les mains de l'aubergiste. Il mérite une bonne leçon pour avoir volé sa bourse. Il surprit le regard terrifié du gamin puis répondit au Tavernier :

- Ce morveux, comme vous dites, est mon fils. Alors fichez lui la paix.

- Mais il vient de chiper votre bourse !

- Effectivement, il s'entraîne voyez vous. Il dit qu'il veut etre voleur plus tard et pour lui prouver que c'est un métier difficile il s'entraîne sur moi. Et il est loin d'être bon.

Le Tavernier regarda le gamin puis haussa les épaules avant de retourner servir des clients. Serenus se rassit et invita Arsène a s'asseoir en lui disant :

- Je t'ai sauvé la vie petit. La prochaine fois sois plus discret.

Il regarda La bourse que le gamin tenait toujours entre ses mains puis soupira. Il avait un petit air d'Elena derrière son regard farouche et espiègle. Il se tenait droit malgré son jeune âge et le regardait droit dans les yeux. Serenus se dit que s'il avait eu un fils, il ressemblerait surement à ce pauvre garçon. Serenus regarda son verre puis dit :

- Garde la.. Tu en auras sans doute plus besoin que moi. J'ai assez d'argent pour me débrouiller et cette bourse ne me manquera pas..

Apres tout, il l'aurait sûrement depensé dans la boisson. Vu qu'il n'avait plus son épouse et qu'il n'avait plus que sa mere, il pouvait se permettre de réduire les dépenses. Ils n'avaient pas besoin d'autant d'argent.
Serenus savait qu'il lui restait quelques pieces dans un des sacs qu'il conservait dans la Guilde et qu'il aurait assez pour revenir chez lui. Il étira ses jambes. Ce gamin avait réussi a lui faire oublier ses problemes. Du moins temporairement. Il se demanda ou etaient ses parents, s'il était orphelin. Il le regarda de haut en bas. Était il un apprenti de la Cour des Miracles ? Cela ne l'etonnerait pas vraiment, il avait deja croisé d'autres jeunes enfants comme lui qui s'entraînaient à courir sur les toits. Il repensa à la course poursuite qu'il avait eu avec Neve contre une voleuse et sourit. Meme s'il une trace plutot hideuse sur la main, cela fut une bonne journée. Serenus sortit de ses pensées et il lui dit en souriant :

- Ou sont tes parents ?

Il but une gorgée de hydromel et croisa le regard du Tavernier qui les observait. Serenus lui rendit son regard et l'homme baissa la tête. Serenus soupira et reporta son attention sur l'enfant, curieux de voir sa reaction. Allait il se montrer docile ou allait il se rebeller comme ces gamins qui se débrouillent sans l'aide de personne ? Vu son regard, Serenus penchait déjà pour la seconde solution.

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Sam 11 Juin - 20:47

Il avait encore le temps de fuir, sans doute. Il l’avait des dizaines - bon, peut-être pas, peut-être deux. Ou une, en fait- de fois, il se faufilait jusqu’à la porte et disparaissait dans les ruelles. Arsène n’aimait pas les tavernes et tous ces endroits trop exigu, qui ne laissait qu’une seule porte de sortie. Il fit un pas en arrière, arrêté par la voix de l’aubergiste qui l’accusait de vol. Oubliant quelque peu le guerrier, l’enfant ouvrit la bouche pour protester, se défendre, faire quelque chose, mais il n’en eut pas le temps que l’homme qu’il avait tenté de voler pris sa parole... Et sa défense. Pour le coup, Arsène se retrouva sans voix, ses yeux clairs dévisageant l’homme avec curiosité. A peine lui lança-t-il un regard outré alors qu’il le traitait de mauvais voleur, ce qu’il n’était absolument pas, que l’homme avait fait taire l’aubergiste et l’invita à s’asseoir. Hésitant, Arsène resta immobile, ses yeux ne quittant pas l’homme. Pourquoi? Il pouvait fuir, encore, bien que le tavernier finirait probablement par lui tomber dessus. Mais s’asseoir, ici, en compagnie de cet inconnu... Arsène finit par hausser les épaules et se laisser tomber sur une chaise face à son sauveur improvisé, sans jamais cesser de le regarder. Visiblement, il ne lui faisait aucune confiance, mais avait décidé que c’était sa meilleure chance jusqu’à présent.
Il aimait bien les gens tristes. Étrangement, il avait remarqué que les gens tristes étaient ceux qui étaient le plus à même de se montrer sympathique avec lui, comme si ses grands yeux les rendaient un peu plus heureux, dans le fond. Parce qu’il leur rappelait un bon souvenir, un enfant décédé, un frère disparu, ceux que le destin accablaient semblaient toujours se montrer attentionnés à son égard. Il en jouait consciemment, évidemment, tout était bon pour gagner quelques faveurs ou quelques pièces, mais souvent, il se demander ce qu’il leur rappelait pour qu’ils se comportent comme ça. Et il ne pouvait s’empêcher, par association d’idées, de se demander comment sa mère se comporterait avec lui. Sa vraie mère. Il avait toujours eu tendance à s’imaginer de belles retrouvailles, des pleurs - pas de son côté, évidemment, il était grand - des câlins, une tendresse infinie. Un peu comme si elle voudrait rattraper le temps perdu. Etait-ce pour ça que ces gens, les tristes, se montraient gentils avec lui? Pour essayer de rattraper le temps perdu avec celui qu’il leur rappelait? C’était un bien grand raisonnement pour un enfant de onze ans, et il l’oublia d’un nouveau haussement d’épaules, se contentant d’observer le guerrier avec suspicion tout en profitant de sa chance momentanée. Isil veillait sur lui, en vérité, puisque non content de le sauver d’un châtiment qui lui donnait des frissons, l’inconnu lui laissa aussi l’argent. Tout l’argent.

Pas qu’Arsène ait eu l’intention de le laisser lui reprendre de force, d’ailleurs : il avait gardé la bourse dans ses mains, tandis que son regard ne quittait pas celui de Serenus, réservé et plein de défi. Et curieux, aussi. Très curieux. Mais puisque l’homme ne semblait pas décider à s’expliquer pour l’instant, Arsène décida de laisser tomber le sujet, jugeant inutile de pousser son sauveur à bout. Croisant les bras, il indiqua pourtant avec un air qui se voulait supérieur, si on oublait le fait qu’il était beaucoup plus petit que l’homme qui lui faisait face et bien moins impressionnant. «Il ne m’aurait pas fait grand mal.» affirma-t-il avec une assurance qu’il était loin de ressentir pourtant. «Et si moi je suis un mauvais voleur, vous, vous êtes un mauvais menteur. On ne se ressemble même pas.»
Arsène décida de ne pas pousser sa chance plus loin, cependant. L’homme avait l’air amical, mais on ne savait jamais, et il ne parvenait pas à déterminer pourquoi il avait fait ça. Même s’il avait l’air triste, c’était rare qu’on lui sauve la mise et qu’on le laisse garder l’argent. Parce qu’il y avait beaucoup d’argent, tout de même, et il ne l’avait pas vraiment mérité. Son honneur lui interdisait d’en prendre possession, même si le rendre le dérangeait fortement. Choisissant de botter en toucher, il préleva quelques fleurons dans la bourse, avant de la pousser vers son sauveur. «Je n’ai pas besoin de votre charité, Monsieur». S’il avait pu rendre la phrase plus méprisante encore, il l’aurait fait, assurément. «Vous m’avez aidé, alors je vous rends votre bien.» Indiqua-t-il, glissant les quelques pièces dans sa poche avec un sourire ravi, qu’il tenta tant bien que mal de dissimuler. Il était fier de lui, même s’il s’était fait attraper. La journée ne serait pas si mauvaise, et l’homme semblant décider à l’interroger, peut-être qu’il pouvait encore profiter de ses largesses. Quelques minutes, du moins, avant de s’enfuir : mieux valait rester calme, il apercevait le tavernier le regarder d’un oeil suspicieux de temps en temps.
Le guerrier lui offrit un sourire avant de lui demander où se trouvait ses parents, et Arsène hésita une fraction de secondes avant de le lui rendre, un sourire désarmant et innocent comme il savait si bien les faire. L’homme le croyait-il réellement assez stupide pour arracher sa confession en se montrant aimable? « Ils sont en voyages d’affaire à Alfaë, c’est mon grand frère qui me garde, mais il ne fait que me disputer. Vous n’allez me ramener à lui, hein, Monsieur? Il va me battre s’il sait ce que j’ai fait!» Mentit Arsène, ses yeux fixant le guerrier avec une pointe d’effroi. « Il ne faut pas d’accord, c’était juste un jeu. Je le ferais plus, je vous promets!» Une promesse comme il en faisait des dizaines par jour, et dont il ne tenait aucun compte, évidemment. Qui était assez stupide pour promettre des choses et s’y tenir? Les serments, c’était différent : un jour, il prêterait serment à Isil, comme tous les voleurs, comptait bien honorer chaque jour ce serment. Mais un vague «promis» ne pouvait décidément pas être valable. «J’peux avoir quelque chose à manger?» demanda-t-il au tavernier qui le regardait encore, bien qu’ayant baissé les yeux tout à l’heure devant le regard autoritaire de Serenus. Il faudrait qu’il apprenne à faire ça, un jour : le regard qui réduit les autres au silence, il était sûr que cela pouvait s’avérer utile. Quand à réclamer à manger... Le guerrier lui avait dit de conserver la bourse, non? Alors, il ne râlerait probablement pas si Arsène en dépendait une petite partie.

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Dim 12 Juin - 18:05

Décidément, cet enfant avait de la ressource, il n'avait pas peur de parler aux inconnus. Et il n'était pas du genre à baisser le regard. Serenus et Arsène se toisèrent pendant un moment avant que Serenus prenne la parole en lui disant qu'il lui avait sauvé la vie. Le petit lui répondit avec une pointe de défi que le Tavernier ne lui aurait pas fait beaucoup de mal puis que s'il était un mauvais voleur, Serenus etait alors un mauvais menteur. Le guerrier se contenta d'hausser les épaules avant de repondre :

- N'empêche, il n'y a vu que du feu. Et j'ai dit ca pour te sortir de cette mauvaise passe. A ta place j'aurais été plus reconnaissant.  

Serenus but une gorgée d'hydromel et soupira. Il finit au bout d'un moment par donner l'argent dans sa totalité à l'enfant. Il l'avait volé Apres tout, et il ne voudrait sans doute pas lui rendre. Il s'attendait à ce que l'enfant prenne tout l'argent sans un regard et sans un remerciement. Il sut très surpris quand Arsène, après avoir prelevé quelques fleurons lui tendit sa bourse tout en rangeant les pieces dans sa poche. Il lui dit qu'il ne voulait pas de sa charité et qu'il lui rendait pour le remercier (en quelque sorte) de son aide. Cet enfant etait décidément plein de surprise : délinquant mais bien élevé. Cela renforçait ses suspicions. Qui etaient ses parents ? Serenus aurait peut être deux mots à leur dire à propos de l'acte de leur enfant mais il n'en avait pas envie. Il ne voulait que papoter avec Arsène, histoire d'oublier ses propres problèmes.

Il en profita d'ailleurs pour demander où etaient les parents d'Arsene. L'enfant lui fit un sourire qui le déconcerta quelque peu avant de lui dire qu'ils étaient en Alfaë et que son frère le gardait pendant leur absence. Et surtout que celui ci le battrait s'il apprenait qu'Arsène avait tenté de voler une bourse a un guerrier trois fois plus imposant que lui. Serenus pencha la tête et le regarda dans les yeux, en quête d'un éventuel mensonge. Aussi improbable que cela puisse paraître' Serenus avait été un enfant lui aussi, et il n'hésitait pas à mentir à ses parents pour se tirer d'un mauvais pas. Il fixa Arsène dans les yeux pendant que celui ci quémanda un repas au Tavernier qui lanca un regard interrogateur a Serenus. Celui-ci hocha la tête tout en lui renvoyant un regard autoritaire puis il se tourna vers Arsène. Il lui répondit en souriant et en étirant les bras pour les croiser ensuite sur son plastron :

- Ne t'inquiète pas pour ca. Je ne dirais rien, avec moi ton secret est bien gardé. il fut interrompu par le Tavernier qui posa une assiette rempli de viande et de légumes chauds devant Arsène. L'homme demanda à Serenus s'il désirait quelque chose. Le guerrier secoua la tête puis, quand l'homme s'éloigna, il reprit : C'est bizarre, j'aurais juré que tu faisais partie de La Cour des Miracles. Un tel doigté à ton âge... il haussa les épaules puis avoua :Comme quoi même un guerrier peut se tromper.

Il laissa échapper un petit rire et but le fond de son verre. Il regarda Arsène manger en silence. Il se demanda si le garçon lui mentait ou non, il avait l'air tellement sincère. Serenus n'ayant pas d'enfant, ne savait pas tellement comment s'y prendre avec l'enfant de quelqu'un d'autre. Il décida finalement de faire comme si ne rien n'était. Il n'avait pas envie de se prendre la tête, il avait d'autre soucis pour le moment. Ses pensées dérivèrent vers sa femme. Il la vit en train de sourire, Serenus secoua la tête pour chasser ces pensées. Il n'allait pas se mettre à pleurer devant un enfant.
Puis il se dit qu'il avait oublié de se présenter. Il attendit que le Tavernier ait le dos tourné pour tendre la main vers l'enfant. Il lui dit en souriant :

- Je m'appelle Serenus Dardalion. Je suis guerrier à la Volte.
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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Mer 15 Juin - 9:53

Arsène se contenta de le regarder avec défi lorsque Serenus lui indiqua qu’il aurait pû se montrer plus reconnaissant. Sans doute, il avait raison. Mais le petit n’était pas du genre à se répandre en de grandes effusions envers les inconnus et, pour autant qu’il le sache, le guerrier restait une énigme. Un merci, oui, cela ne l’aurait peut-être pas tué, mais il n’en avait tout simplement pas envie, car cela aurait été reconnaître qu’il avait eu besoin d’aide, et il n’y était pas encore tout à fait prêt. Cassandre aurait sans doute poussé de hauts cris devant son manque de politesse, elle qui s’était ingénié à en faire un petit garçon bien élevé, voleur certes, mais poli, au minimum. Depuis qu’elle était partie, Arsène le reconnaissait volontiers, ses manières laissaient un peu à désirer.
Si l’homme eut l’air surpris quand il lui rendit l’argent, il ne fit aucun commentaire, et Arsène ne comptait pas lui fournir d’explications : cela lui paraissait juste, en quelque sorte, de rendre cet argent qu’il n’avait pas gagné, moyennant quelques fleurons pour la peine. On aurait pu argué qu’en volant, il ne le gagnait pas vraiment de toute façon, mais l’enfant voyait les choses autrement. Voler, cela demandait de la dextérité, de la concentration, un effort qui se devait d’être justement récompensé, et peu importe que la plupart des gens ne soient pas de son avis. Ils n’avaient qu’à voler, eux aussi, et verrait le travail que cela représentait! Et comme cette fois il n’avait pas été au bout de son larçin, rendre l’argent était donc tout à fait logique, peu importe l’air surpris du guerrier qui lui faisait face.

Arsène représentait probablement une énigme aux yeux de l’homme, il le sentait inconsciemment, tandis que les yeux du guerrier le fixait d’un air inquisiteur, cherchant sans doute à démêler la vérité du mensonge. Il y avait peu de chance : l’enfant était vraiment doué à ce petit jeu, et c’était presque devenu un art de vivre pour lui. Il mentait pour à peu près tout, que ce soit pour se sortir d’un mauvais pas ou obtenir quelque chose, et ses grands yeux innocents parlaient souvent en sa faveur. Visiblement, Asma savait inspiré ses paroles, et le guerrier ne se doutait de rien, puisqu’il acquiesça en lui assurant que son secret était sauf. Arsène lui adressa un sourire de connivence, soulagé au fond que l’homme ne cherche pas plus loin. Il le savait, pour s’y être exercé, que les mensonges les plus courts avaient de meilleurs chances de passer inaperçu : quand il devait s’expliquer, au bout d’un moment, il s’emmêlait et perdait le fil, exposant ainsi la supercherie.
L’arrivée de son repas l’empêcha d’ailleurs de parler plus longtemps, et il se jeta dessus avec un air affamé. Il avait mangé, pourtant, mais comme tous les pré-adolescent, il était toujours en quête de nourriture. C’était chaud, pas trop mauvais, et il n’en demanda pas plus, relevant seulement les yeux quand Serenus enchaîna en parlant de la Cour des Miracles. Il avala ce qu’il avait dans sa bouche avant de répondre, d’un air qui se voulait suprêmement indifférent. «La Cour des Miracles? Vous voulez dire un voleur? Je suis trop p’tit moi M’sieur, et puis plus tard, je veux devenir pirate!» Comme Lou-Ann, parfaitement. C’était sa deuxième option, celle qu’il avait caché à Lena, à ses amis, mais dont Cassandre n’avait jamais été dupe. S’il ne réussissait pas les épreuves pour devenir apprenti - il en doutait fortement mais après tout, un plan de secours ne faisait jamais de mal - , il deviendrait sûrement pirate, s’engagerait sur un bateau et écumerait les mers. Ca avait l’air bien : il lui arrivait souvent d’espionner les bateaux qui accostaient, et de s’imaginer faire partie de leur équipage. Il songea, un peu tard, que pirate n’était probablement pas un futur choix de carrière respectable, comme voleur, sans doute, alors il ajouta hâtivement. « Ou Guerrier. Sauf que moi, je ne me tromperais jamais.» Affirma-t-il avec effronterie, avant de se replonger dans son repas de peur qu’il ne refroidisse.

L’homme finit par se présenter, après être resté silencieux, visiblement plongé dans ses pensées. «Je sais que vous êtes de la Guilde» L’informa l’enfant, avant de prendre la main que l’homme lui tendait. «Moi, c’est Arsène.» De Lorgol, supposa-t-il, sans pour autant l’ajouter. «C’est comment, La Volte?» Demanda-t-il, curieux. Il savait où c’était, Cassandre lui ayant déjà montré des cartes et des livres, à peu près, mais il ne savait pas comment c’était. Etait-ce beau? Grand? Plus chaud qu’ici? Moins? Il savait, le petit, être plus éduqué que ce que l’on pouvait attendre d’un simple enfant des rues, mais Cassandre était une maman intelligente, et instruite, et elle avait eu à coeur de lui donner quelques connaissances. Est-ce qu’elle avait été à La Volte, elle? Il ne savait même pas ce qu’elle avait fait avant sa naissance, en réalité. Voyager, peut-être. S’occuper de sa maman, sa vraie maman, avant de s’occuper de lui. Mais peu importe, c’était le passé et à cet instant, devant lui, il avait quelqu’un sans doute prêt à lui expliquer comment était La Volte, alors, il n’allait pas se perdre en conjoncture. «Si vous en commandez un autre, j’peux en avoir?» Demanda-t-il soudain en pointant le doigt vers le verre vide du guerrier. Quelque chose lui disait que ce n’était pas une boisson pour les enfants, et il était d’une insatiable curiosité.

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Jeu 16 Juin - 17:35

Le repas fut vite pret et le tavernier déposa l'assiette devant Arsène qui se jeta sur la nourriture, il engloutissait la viande et les légumes avec avidité comme s'il n'avait rien mangé depuis plusieurs semaines. Serenus pencha la tête en le regardant manger puis il lui demanda distraitement s'il ne faisait pas, par hasard, partie de La Cour des Miracles. Le gamin eu l'air offensé et répondit après avoir avalé une grosse bouchée de viande qu'il n'était pas un voleur. Il voulait au contraire devenir pirate voire même un guerrier de la Guilde. Serenus se demanda si Arsène etait sincère  ou s'il disait ca pour le flatter. Il croisa les jambes et posa les mains sur la table. Il regarda Arsène dans les yeux et dit avec un petit sourire :

- Les pirates ne sont pas des gens tendres. Mais je suis mal placé pour savoir comment ils recrutent et comment ils fonctionnent. Le seul pirate que j'ai rencontré etait ivre mort et voulait bruler des vivenefs. Je suppose cependant qu'il doit être un homme bon puisqu'il a un medecin pour compagne. Comme quoi, même les pirates peuvent cacher des surprises sous leur cache oeil.

Il garda le silence un moment et se demanda comment aborder la question de la Guilde devant un garçon qui rêvait surement de Chevaliers et de batailles a l'épée... La realité n'était certe guère differente, mais les rêves peuvent vite se transformer en cauchemar lorsque la bataille se transforme en massacre. Serenus pencha donc la tête en avant et expliqua A Arsène :

- J'ignore si tu dit que tu veux devenir un Guerrier pour me flatter ou si tu es sincère mais il faut que tu saches que ce n'est pas rose tout les jours. Etre guerrier c'est pouvoir se battre à l'épée comme les chevaliers et servir le royaume... Mais... Enfin... Je vois pas comment t'expliquer cela... il hésita, passa sa main dans ses cheveux et reprit : un guerrier peut être confronté à des choix déchirants.. Et c'est cela le plus difficile dans notre metier.

Il resta un moment plongé dans ses pensées. Il imaginait le visage souriant de sa femme mais avant de se mettre à chialer comme les délicieux gâteaux de son enfance, il secoua la tête et se présenta. Le gamin prit sa main et ils firent une solide poignée de main. L'enfant se presenta à son tour puis lui demanda comment était La Volte. Serenus haussa les épaules et répondit en souriant :

- La Volte est une ville plutôt tranquille. On alterne entre des hivers froids et des étés insupportables et la magie est presente partout ! Que ce soit dans la vie quotidienne ou professionnelle on peut croiser quelque chose de magique. Je ne suis pas un adepte mais j'ai appris à vivre avec. On y voit de temps en temps quelques dragons avec leur chevaucheurs... Si jamais tu passes à la Volte, n'oublie pas de t'arrêter prendre une tisane à l'auberge ! Tu ne le regretteras pas crois moi...

Serenus soupira en pensant à sa ville natale, il la chérissait et ne voulait en aucun cas la quitter de manière définitive. Il s'était attaché aux petites rues étroites, aux boucan matinal et surtout il aimait les habitants. Il avait appris à connaitre chaque coin et recoin de la ville et s'était même aventuré dans les souterrains, en quête d'aventure. Il ne vit pas Arsène qui lorgnait sur son verre et ne réagit que quand celui ci lui demanda avec un petit sourire s'il pouvait en avoir un peu si Serenus décidait d'en commander une nouvelle. Serenus tenta de faire un regard severe avant de rire de bon coeur, il dit en souriant :

- C'est pas une boisson pour les enfants, que vas dire ton frere si je te ramène et que tu vomis sur ses chaussures ? Je n'ai pas envie de te voir ivre.  , il vit qu'Arsene le regardait dans les yeux, inflexible et reprit en soupirant : Tu as quel âge ? 9-10 ans ? L'Hydromel risque d'être un alcool trop fort pour commencer. Mais bon, si tu veux devenir pirate, je suppose que tu dois savoir tenir l'alcool avant même de savoir tenir une épée..  

Serenus commanda donc un autre hydromel et un jus de pomme par La même occasion pour Arsène. Une fois que les verres furent amenés à leur table Serenus regarda autour de lui et dit en chuchotant :

- Une toute petite gorgée pas plus, sinon je risque d'avoir des ennuis. Deja que le Tavernier ne nous a pas a la bonne, je ne voudrais pas que tu te mettes a brailler la chanson Ragnard le Rouge debout sur la table. il jeta un regard vers le verre et reprit en chuchotant : - Et que cela reste entre nous.
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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Ven 17 Juin - 22:49

Tout en mangeant, Arsène écoutait distraitement les explications du grand guerrier, se contentant de hocher la tête de temps à autre. Lui savait comment être recruté par les pirates, il avait demandé à Lou-Ann, et espionné assez de conversation un peu partout pour en avoir une vague idée. Il le savait, oui, que les pirates n’étaient pas des gens tendres, et n’était pas vraiment sûr que cette vie lui correspondait, mais à 11 ans, il était bien plus amusant de s’imaginer pirate que maréchal-ferrant, en vérité. Ou que Guerrier. Serenus avait vu juste, il avait dit ça pour le flatter plus qu’autre chose, et ça avait l’air de marcher. Arsène ne se voyait pas devenir Guerrier : voleur, cela lui convenait tout à fait. Il adorait la Cour des Miracles, il adorait observer ses enfants à l’oeuvre ou à l’entraînement, tapi dans un coin pour que l’on ne le déloge pas.
Serenus avait gardé le silence, un silence qu’Arsène se garda bien de rompre, dégustant avec enthousiasme les dernières miettes de son repas englouti en un temps record. Et puis le guerrier reprit la parole, lui exposant la difficulté de son métier, les choix difficiles à faire, et son visage semblait triste et pensif. «Vous n’avez pas d’enfants, en vrai?» demanda Arsène, curieux. Il était sûr que non. Qui parlait à un enfants de choix et de complications, alors que sa principale activité était de rire et de s’amuser. Les soucis, Arsène en avait bien assez dans son monde pour vouloir se projeter dans un autre qui en avait tout autant. Lui ce qu’il voyait dans la Guilde, c’était ces héros qui défendaient des caravanes aux périls de leurs vies, des amis qui allaient à cheval sur les chemins, voyageant à travers tout Arven. Il avait bien le temps pour les considérations plus terres à terres. « Ou bien alors, devenir Chevaucheur. C’est bien les dragons. Ou les griffons. Ou je sais pas.» Affirma-t-il, pensif, traquant quelques gouttes de sauce dans son assiette. En vérité, il était presque sûr de devenir voleur, mais les dragons, c’était bien aussi. Ferveur l’avait sauvé pendant le Carnaval, et Arsène lui vouait une passion démesurée, admirant le dragon de toute la force de son être. Et son Chevaucheur était plutôt sympa, aussi.

Il haussa les épaules, avant de poser d’autres questions. Il savait, pour le faire souvent, que les adultes adoraient répondre aux questions les concernant, jusqu’à une certaine limite évidemment. Il posait beaucoup de questions, Arsène, cherchant toujours à tout voir, tout comprendre, et sa curiosité insatiable ne semblait jamais en sommeil. La Volte, donc. Il savait le situer sur une carte d’Arven, vaguement, mais c’était le témoignage de Serenus qui l’intéressait. Le climat, la Magie, les Chevaucheurs. «Et c’est joli?» demanda Arsène avec curiosité. Les Chevaucheurs, il en connaissait, des mages aussi donc. Et le temps, c’était un sujet bien peu passionnant pour lui, alors il se demandait à quoi ressemblait La Volte, pour de vrai. Des collines, des fleurs, des oiseaux? Un désert plein de cailloux et de roches? La mer?
Mais maintenant qu’il venait de dévorer son repas, l’enfant avait bien soif, et quand il demanda à Serenus de goûter son verre, la réponse du guerrier le surprit. Oui? On ne le laissait jamais goûter, Cassandre se contentant de hocher la tête négativement à chacune de ses demande. Il avait même tenté auprès de certains voleurs ou apprentis plus âgés, mais Cassandre avait vite fait savoir que ce n’était pas la peine. «Oh, j’lui dirais pas!» assura Arsène quand Serenus évoqua son frère, et son retour potentiel. Pas inquiétude : il fausserait compagnie au guerrier bien avant. «J’ai 11 ans, presque 12» Fit remarquer Arsène, un brin vexé. Il faisait donc si petit que ça? «Et je sais tenir une épée.»Assura-t-il, ne mentant qu’à moitié.

Mais il ne resta pas vexé très longtemps, car le guerrier lui offrit une gorgée de son verre, que l’enfant but avec délectation. Malgré les dires de Serenus, cela ne ressemblait pas à de l’alcool, seulement à du miel liquide, qui venait chatouiller le palais et réchauffer son ventre. C’était... Bon, décida-t-il. Très bon même. A regret presque, il rendit son verre à l’homme qui lui faisait face, s’emparant du jus de pomme à la place. «Personne ne saura» Assura-t-il à Serenus, buvant une gorgée de son jus de fruit, avant de regarder Serenus avec curiosité. «C’est quoi la chanson de Ragnard le Rouge?» Une chanson de pirates?

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Dim 19 Juin - 16:36

Apres le silence où il était resté plongé dans ses pensées, il lui expliqua son metier et les difficultés qu'il pouvait rencontrer. Arsène sembla l'écouter qu'à moitié, perdu dans son repas puis lui demanda s'il avait des enfants, en soulignant le fait qu'il ne devait surement Pas en avoir. Serenus secoua la tête et répondit :

- Non en effet, j'ai tenté mais j'en aurais surement jamais. Sauf si j'en adopte.

Serenus le regarda manger et soupira, il s'était vu père dés qu'il avait passé la bague au doigt de sa femme. Leurs tentatives ont été multiples mais vaines, et impossible de savoir d'où venait le probleme. Les dieux et le Destin n'avaient pas voulu leur donner d'enfant et Serenus avait vécu cela comme une injustice alors que tous ses collegues devenaient père et parfois grand père. Il revint à la realité quand Arsène lui parla vite fait des chevaucheurs et des voltigeurs qui pourraient être pour lui une alternative intéressante même si pirate restait son premier choix. Serenus haussa les épaules et ils parlèrent de La Volte, ville natale de Serenus. Arsène voulu en savoir plus sur l'environnement et sa beauté. Serenus sourit et répondit :

- C'est à croire que les habitants veulent toucher le ciel, les tours et les demeures sont grandes et tres hautes, on est encore très loin de chatouiller les nuages mais il y a de quoi avoir le vertige dans la plus haute des tours. En plus, la ville est sur une colline, cela renforce encore plus son aspect.. Extravagant. Côté nature on a surtout des bois, des collines et des plaines qui grouillent d'animaux... Une fois j'ai vu un cerf blanc, il était magnifique.... Cela n'a pas duré longtemps car un dragon l'a happé.

Serenus commanda un autre hydromel et Arsène demanda à y goûter. Il lui dit qu'il avait presque 12 ans et qu'il savait tenir une epee pour montrer qu'il était assez grand pour pouvoir goûter un peu d'alcool. Serenus n'était pas enchanté mais il supposait qu'une gorgée ne lui ferait pas de mal. Serenus sourit quand il lui dit qu'il savait tenir une epee. Il dit alors en souriant :

- J'aimerais bien voir ça.

Il l'autorisa a goûter une gorgée avant de reprendre son verre et de lui offrir un verre de jus de pomme frais. L'enfant l'attrapa et lui demanda par La même occasion ce qu'était la chanson de Ragnard le Rouge. Serenus se demanda si il devait parler de cette chanson devant un enfant puis il haussa les épaules. Il avait bu sa premiere gorgée d'alcool, c'était presque un homme A présent, d'ici 3 a 4 ans, il sera capable de dévaliser des maisons entières ou diriger un navire. Serenus répondit alors :

- C'est une chanson de taverne, que l'on chante entre guerriers, elle raconte la malheureuse histoire d'un type qui se moquait d'une femme. Il se vantait et etait orgueilleux. La femme prit un couteau et... M'enfin ce type la ne se vantera plus jamais. C'est une chanson qu'on chante quand même sur un ton joyeux car elle reste pleine d'humour. Je ne la connais pas suffisamment mais un de mes collegues a eu un barde pour pere' il l'a connait par coeur.


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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Mar 21 Juin - 17:05

Arsène traquait avec applications les dernières miettes de son assiette, et écoutait Serenus en balançant ses jambes sous la table. Le guerrier lui avoua ne pas avoir d’enfant, et qu’il n’en aurait probablement jamais. Le petit tergiversa quelques secondes, choississant au final de ne pas lui dire le fonde de sa pensée. Serenus serait probablement un très mauvais père, s’il ne savait pas dire non à un sourire et de grands yeux bleus. Il était trop gentil pour son propre bien. Mais Arsène reconnaissait volontiers que son discours manquait de tact, aussi opta-t-il pour une réponse plus diplomatique. «Vous n’avez pas trouvé de femme?» D’accord, peut-être qu’il avait des progrès à faire sur son sens de la diplomatie.
Arsène parlait à tort et à travers, ne laissant pourtant pas filtrer la moindre vérité à son égard. Il appréciait l’exercice comme un entraînement grandeur nature, se demandant si serenus le croyait vraiment, ou s’il se contentait de jouer le jeu. L’homme était vraiment gentil, un guerrier bourré de principes et d’honneur comme dans les histoires que Cassandre lui racontait quand i était petit. Arsène aussi avait des principes, mais à son âge, ils étaient plutôt flexibles, sauf s’il en décidait autrement. Si manipuler le guerrier lui causait le moindre problème de conscience? Absolument pas.

Serenus décrivit ensuite sa ville, laissant Arsène en dessinait les principaux traits dans sa tête. Lui qui n’avait eu que Lorgol pour tout horizon se demandait si habiter au milieu des bois lui aurait plût. Sans doute pas. Est-ce qu’il venait de là? Etait-il un enfant de La Volte, fils d’une duchesse ou d’une baronne qui ne pouvait pas faire grand chose pour l’élever comme il se devait. Avait-il, de ses yeux de bébé nouveau-né, contemplé la ville qui voulait s’élever vers le ciel? «Les Tours de Lorgol sont bien mieux» affirma-t-il avec cette ferveur de celui qui défend sa terre natale. Mais plein d’animaux, cela l’aurait sans doute intéressé. Il aimait les animaux, mais non. Il aimait trop la cité aux Mille Tours pour s’aventurer ailleurs, pour le moment. Et puis, il avait encore tellement à explorer ici qu’explorer ailleurs ne réveillait pas forcément son esprit d’aventures.
Serenus douta soudain de son manque de connaissance du maniement de l’épée et arsène, outrée, fixa sur lui ses grands yeux furibonds. «J’apprends, pour l’instant.» On disait que les guerriers de la Guilde étaient des fines lames, et l’enfant n’était guère disposé à faire montre de ses bien maigres talents pour l’instant. «Mais je sais lancer un couteau à 10 pas, en touchant ma cible à chaque fois.» se vanta-t-il fièrement, oubliant déjà que l’homme avait douté de ses capacités. Et puis, Serenus lui avait laissé goûté son hydromel, alors, il ne pouvait décemment pas lui en vouloir, n’est-ce pas?

Il savait que Cassandre aurait poussé de haut cris, et n’était pas sûr que quiconque approuve, en réalité, ce qu’il venait de faire, c’est bien pour ça qu’il ne protesta pas en s’emparant de son verre de jus de pomme, vaguement coupable, mais exalté par son franchissement d’une limite certainement interdite. Et quand il réclama la chanson de pirates à Serenus, il ne put s’empêcher de lui sourire d’un air complice, faisait fi de la soudaine coloration de ses joues. Ce n’était certainement pas une chanson de son âge, et s’il en avait entendu d’autres, il ne pouvait s’empêcher d’être légèrement gêné. Il était bien petit, encore, à cet âge où les filles étaient encore des compagnons de jeux plutôt que des créatures pleines de mystère, vaguement différentes, mais pas totalement. «Pourquoi vous n’avez rien dit?» Demanda-t-il soudain, levant ses yeux interrogateurs vers le guerrier. Parce qu’il était un enfant? Parce que l’homme était triste et donc plus enclin à la compassion? Arsène ne savait pas, mais il était curieux de le découvrir. Qui sait, cela pourrait toujours lui servir, une autre fois.

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Sam 25 Juin - 22:23

Apres lui avoir dit qu'il n'aurait probablement jamais d'enfants, Serenus but une gorgée d'hydromel, lui qui pensait etre venu ici pour oublier ses pénibles problèmes, il les exposait au contraire a un enfant de onze ans qui avait tenté de le voler quelques minutes plus tot. Mais bizarrement, parler lui faisait du bien. Arsène lui demanda ensuite s'il n'avait pas trouvé de femme. Serenus laissa échapper un ricanement avant de s'assombrir de nouveau, Voila maintenant que les souvenirs de sa femme refaisaient surface. Le guerrier tourna la tête pour ne pas subir le regard de l'enfant puis dit en soupirant :

- J'ai une femme. Mais j'ai fait une grosse bêtise, tres grosse bêtise... Elle est partie.

Il ravala ses larmes avant même qu'elles viennent perler au coin de ses yeux, il était hors de question qu'il chiale dans cette taverne, devant un enfant. Il etait un guerrier après tout, il devait faire preuve de plus de force, de plus de sang froid en toute circonstances. Il devait montrer l'exemple aux générations futures.. Meme si celles ci voulaient garnir les rangs des pirates ou de la Cour des Miracles ce qui etait pour Serenus un destin peu enviable. Il voyait les pirates et les voleurs comme des criminels qu'il se devait de chasser et de traquer comme du gibier et il aurait pu, La maintenant, conduire ce gamin devant la milice... Mais bizarrement ce soir la... Il n'en avait pas envie... Cet enfant filerait dans la nuit une fois son repas fini.. Et ils ne se recroiseraient peut être plus jamais.

Ils en vinrent à parler de La Volte, de son architecture et des paysages alentours. Arsène écouta Serenus faire des louanges de sa patrie avec attention puis il haussa les épaules en répondant que les tours de Lorgol etaient bien plus impressionnantes. Serenus se contenta d'hocher la tête, il n'avait pas tort là dessus. Meme si les tours de La Volte étaient magnifiques, celles de Lorgol avaient le don de laisser le spectateur bouche bée. Puis leur conversation dérivèrent sur les capacités d'Arsene au combat a l'épée. Serenus lui répondit en riant qu'il aimerait bien voir ca et l'enfant ouvrit grand ses yeux, visiblement vexé puis ip rétorqua qu'il apprenait à combattre et qu'il savait déjà lancer un couteau à dix pas sans rater sa cible. Le guerrier se demanda d'abord s'il ne disait pas ca pour se donner plus de prestige puis il sourit, Apres tout cela ne lui couterait rien de faire plaisir à ce pauvre gosse en suivant ses mensonges. Il dit alors :

- Il n'y a pas de mal à être encore en apprentissage. Si tu veux apprendre quelques petits tours, passe à la guilde, les guerriers se feront une joie de te montrer leur talent. Surtout que d'après ce que tu dis tu es deja plein de talent. A ton age, j'apprenais à faire du pain.

Il le laissa boire une gorgée d'hydromel puis il réclama la chanson qu'il avait malencontreusement évoqué pour dissuader l'enfant de boire plus d'une gorgée de son verre. Comme c'était une chanson peu recommandée pour les enfants, Serenus en évoqua qu'une partie, il avait volontairement omis de raconter que La tete du pauvre type vantard roulait sous la table a la fin de la chanson afin de ne pas choquer l'enfant qui semblait encore vivre dans un monde de jeux et de rêves, loin des problemes des adultes.. Cela n'empêcha pas celui ci de demander pourquoi il n'avait rien dit. Le guerrier se contenta de faire une petite grimace avant de repondre :

- C'est pas tellement une chanson pour les enfants tu sais... Je t'ai déjà laissé boire un e gorgée d'hydromel, ne brûlons pas les etapes dans le chemin qui te mènera à ta vie d'homme mon garçon. J'ai deja l'impression que si tu avais ete véritablement mon fils, j'aurai été vu comme un très mauvais père à cause de ça. Et autant te dire que cela me perturbe pas mal.  

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Mar 28 Juin - 18:56

Arsène voyait bien que Serenus cherchait à fuir son regard, sa main autour de son verre, très certainement plongé dans ses pensées par très gaies. Sur sa femme, leur manque d’enfant, son mariage. Il avoua qu’elle était partie, d’un air accablé, et l’enfant hocha gravement la tête. «Elle ne devait pas beaucoup t’aimer.» Affirma-t-il, passant au tutoiement maintenant qu’était venu le temps des confidences. Ses pieds se balançant toujours sous la table, il explicita. «Si tu as fait une bêtise et que tu as demandé pardon, elle devrait te pardonner. On pardonne aux gens qu’on aime, c’est comme ça.» Affirma-t-il à nouveau, de ce ton condescendant qu’il employait pour prouver à ses interlocuteurs qu’il savait probablement plus qu’eux sur le sujet. Après tout, c’était vrai non? Les gens qui s’aiment se pardonne. «T’as fait quoi comme bêtise?» Demanda-t-il tout de même, un peu curieux. Mais quelque soit la réponse, il ne pensait qu’aucune bêtise ne méritait un départ aussi définitif.
Lui, par exemple, avait pardonné à sa mère. Sa vraie mère, qui l’avait abandonné parce qu’elle n’avait pas d’autres choix. Il n’éprouvait aucune rancoeur à son égard, et Cassandre le lui avait expliqué : parfois, dans la vie, on doit faire des choix. Certains sont difficile, mais il faut suivre son coeur, son instinct, et les faire. Ne pas les regretter. Est-ce qu’elle regrettait, sa maman? Il n’espérait pas.
Arsène aimait bien sa vie. Bien sûr, il préférait quand Cassandre était vivante, mais il n’avait pas eu le choix de faire avec. Elle lui manquait, mais il ne la pleurait pas, parce qu’elle n’aurait pas voulu le savoir triste. Elle n’aimait pas le voir pleurer. Il redressa le nez et observa le guerrier. Il n’allait pas pleurer, non?

Visiblement, non, pas tout de suite. La conversation dériva, et l’enfant se plût à discuter avec le guerrier qui, malgré son talent certain - tout le monde ne rentrait pas dans la prestigieuse Guilde, après tout - ne le prenait pas de haut, comme il aurait pu le craindre. Serenus lui proposa d’ailleurs de venir observer les guerriers à l’entraînement, et Arsène hocha la tête, pas réellement convaincu de la possibilité de se rendre à la Guilde pour les observer, mais pourquoi pas, après tout? Il n’aimait pas particulièrement épées et objets tranchants, même s’il observait Lou-Ann manier son sabre avec ravissement, mais peut-être que ça pourrait être intéressant! Mais le guerrier venait de lui avouer quelque chose, et l’enfant ne le laissa pas passer. «Du pain? Tu es boulanger?» C’était super d’être boulanger! Pâtisseries à volonté, pain, douceurs, et encore pain à tous les repas! «Pourquoi tu as voulu être un guerrier alors?» Demanda-t-il, curieux de ce flagrant changement de plan de carrière.
Arsène, visiblement, ne portait pas la moindre attention aux limites et à la vie privée. Après tout, si Serenus ne voulait pas répondre, il n’y était pas obligé; Arsène avait l’habitude qu’on le rejette où que l’on souffle sous ses avalanches de questions, mais cela ne le dérangeait pas, surtout que c’était une technique éprouvée pour finir par obtenir quelque chose.

Comme un verre d’hydromel, que Serenus lui avait finalement offert. Et une chanson qui, visiblement, n’était pas pour les enfants. Le guerrier lui avoua d’ailleurs que lui enseigner de telles choses le perturbait, et Arsène éclata de rire, son regard complice attrapant celui du guerrier. «Je ne suis plus un bébé tu sais, je sais garder un secret. Et puis, mon frère m’a montré plein de trucs déjà.» Oui, son frère inventé, partie visible de l’iceberg constitué des enfants des Miracles qu’il suivait, de ce que Cassandre lui avait montré, des gens qu’il surprenait ou volait. Oui, il savait plus de choses que ses onze ans lui donnait le droit de connaître, le petit Arsène. Mais dans ses éclats de rire, ses pieds se balançant sous la tête où ses grands yeux clairs, on pouvait encore lire l’innocence enfantine et la naïveté, toute relative, d’un petit garçon.

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Ven 1 Juil - 19:50

Ah l'innocence des enfants... Serenus les enviait, ils ne se rendaient pas compte de la realité du monde qui les entouraient. Arsène, lorsque le guerrier lui avoua que sa femme etait partie, avait répondu qu'elle ne devait pas beaucoup l'aimer mais qu'elle finirait par le pardonner. "On pardonne aux gens qu'on aime"..Serenus nota a peine que l'enfant était passé au tutoiement, il s'en fichait pour tout dire. Lorsqu'il lui demanda qu elle bêtise il avait faite Serenus rougit comme un enfant pris la main dans le sac. Il but une gorgée d'hydromel et répondit :

- J'ai trahi sa confiance..

Le guerrier fit une grimace, désireux de changer de sujet, il n'allait quand même pas dire à un gamin qu'il avait couché avec une autre femme ! Ne brûlons pas les étapes ! Ce gamin en avait assez vu et entendu pour aujourd'hui. Heureusement ils en vinrent à parler de choses plus legeres comme le paysage de Cibella puis d'hydromel. Lorsque Serenus se moqua légèrement des compétences à l'épée de l'enfant, celui ci se défendit d'une maniere plutôt honorable en avouant qu'il apprenait mais qu'il savait lancer un couteau sur au moins dix pas. Serenus le félicita en lui répondant qu'à son age il apprenait à faire du pain. Cela rendit l'enfant visiblement plus émerveillé, le metier de boulanger rendait heureux beaucoup d'enfants en effet. Les pâtisseries, le pain frais, la croûte qui craque sous la main, la mie qui fond dans la bouche.. Tout ça a volonté quand on etait boulanger... Encore fallait il un certain talent pour maitriser La pâte.. Serenus, ayant appris le metier, était capable de faire du pain ainsi que quelques pâtisseries cibellanes, quand il arrivait à se procurer les ingrédients bien sur. Arsène lui demanda alors pourquoi avait il choisit de devenir guerrier. Serenus lui répondit alors :

- Les Dardalion étaient boulangers de père en fils. J'ai donc appris à maitriser l'art de faire du bon pain tout comme mon pere avant moi... Mais je rêvais d'aventure, de capes et d'épée. Je ne me voyais pas boulanger.. C'est pour cela que je suis devenu un guerrier.

Serenus sourit en repensant à son enfance, A ses longues heures passées en compagnie de son père dans l'atelier de cuisine, à regarder le pain se lever sous la chaleur du four. Des moments bien trop peu savourés sur l'instant, et bien trop regrettés a présent. Il soupira et se laissa porter par les conversations aux alentours jusqu'au moment où ils parlèrent de la fameuse chanson de Ragnard le Rouge. Serenus se sentit mal à l'aise de devoir parler de ce pauvre type décapité par une femme parce qu'il était trop vantard mais Arsène le rassura en éclatant de rire et en lui disant que son frere lui avait déjà montré pas mal de choses. Serenus put lire cependant l'innocence dans les yeux du garçon et cela le fit hésiter. Il lui répondit alors :

- Que t'as t'il montré alors ? Je doute que tu ais pu voir ce que peut voir un guerrier en pleine mission.. Tu reste trop jeune pour cela. Tu es encore un enfant que je sache.. Reste encore dans le monde de l'enfance autant que tu le peux... Une fois que tu en seras sorti, tu passeras le restant de tes jours a la regretter crois moi. Le monde des adultes est certes plus excitant, mais il est beaucoup plus dur, sans pitié, je ne cherche pas à te faire peur, loin de la, je veux te faire voir La réalité Arsène.

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Jeu 7 Juil - 23:35

C’était une conversation assez étrange, en réalité. Arsène était le premier à se vanter de tout savoir et de tout connaître avec ses copains, sachant que les adultes auraient vite fait - avec raison d’ailleurs - de lui rappeler qu’il avait encore beaucoup à apprendre. Mais Serenus ne semblait pas intéressait pour le faire, et lui parlait d’égal à égal, comme s’il était l’un de ses amis et non un gamin des rues à peine rencontré. L’enfant plissa d’ailleurs les yeux d’un air soupçonneux : combien de verres Serenus avait-il eu le temps d’avaler avant qu’il ne vienne tenter de le voler? Ou alors, à quel point était-il profondément ancré dans son chagrin pour oublier à qui il pouvait bien parler?
Il regarda le guerrier d’un air songeur. Trahi sa confiance? Assurément, c’était quelque chose de mal, mais vu l’air pitoyable de l’homme, il se sentait profondément coupable. «On fait tous des erreurs.» Souligna Arsène, son air supérieur indiquant pourtant qu’il ne se considérait pas vraiment inclus dans le lot. Ce n’était pas comme si il avait réellement fait une erreur en s’attaquant au guerrier, après tout : il s’en sortait avec un bon repas, une histoire intéressante, quelques pièces et une gorgée d’hydromel. L’un dans l’autre, c’était une très bonne journée. Visiblement, en tout cas, le guerrier ne lui en voulait pas, et l’enfant se demanda s’il était risqué de pousser sa chance jusqu’à savoir comment Serenus avait bien pu trahir la confiance de sa femme. A son ton fermé, le guerrier ne voulais pas en parler, mais Arsène restait sur sa faim. Il tergiversa un bref instant, puis haussa les épaules. Tant pis. Il y reviendrait après peut-être, quand il serait moins sur ses gardes, ou qu’il aurait bu un peu plus.

Serenus lui confia que dans sa famille, ils étaient boulangers de père en fils, mais qu’il avait eu envie d’autres choses. Arsène comprenait, en un sens : être boulanger, c’était peut-être bien, mais ce n’était pas très palpitant. Le coeur qui bat la chamade, le danger, l’excitation, tout ça n’était pas le quotidien d’un quelconque faiseur de pain. Il avait eu envie d’aventure, et ça se comprenait. «Ton père ne devait pas être très content, si?» Demanda Arsène, curieux. Il imaginait que s’il connaissait son père, ce dernier aurait été déçu de le voir se détourner des affaires familiales. S’il avait décidé de devenir Guerrier, Cassandre aurait sans doute était déçue. Ou peut-être pas. Elle lui disait souvent qu’il devait être en accord avec ses propres choix, et ne pas écouter forcément les avis des autres. Peut-être aurait-elle était fière, tout de même?
Enfin, la question ne se posait pas. Il était ravi d’être un voleur, de fouler les pavés enchantés de la Cour, d’être un enfant libre et indépendant. Il y avait ses amis, ces gens qui veillaient sur lui, ces inconnus rencontrés au hasard des rues. Ceux qui le prenaient sous leur aile, avides de partager leur savoir. Arsène aimait ce qu’il était, sincèrement, et ne se posait pas de questions sur son avenir. Ses pieds se balançaient toujours sous la table, dans cette insouciance juvénile, tandis qu’il regardait le guerrier avec curiosité. Ce dernier lui expliqua de ne pas grandir trop vite, un discours entendu des centaines de fois, sans doute. Arsène avait envie de lui dire la vérité : qu’il était un enfant des rues, que sa mère adoptive venait de mourir, et que devenir un voleur renommé était son objectif de vie - quand il daignait y penser. Qu’il foulait les pavés de la cour des Miracles depuis son plus jeune âge, et qu’il avait probablement vu, ou entendu, bien des choses qu’un enfant n’aurait jamais dû surprendre. Qu’il n’était pas aussi innocent que ses grands yeux le laissaient penser. Mais non. Jamais il ne dirait ces choses là, le petit Arsène. Dire la vérité? Allons donc, il était un enfant d’Isil, cacher des choses était une seconde nature. « Faut pas t’inquiéter pour moi.» Affirma-t-il avec un sourire et un air assuré. « J’aime bien être un enfant, je crois. C’est amusant. Mais ça ne m’empêche pas de voir plein de choses.» Il marqua une pause, ses jambes se balançant toujours, avant d’enchaîner avec curiosité. «T’as déjà tué quelqu’un?»
Il était doué, Arsène. Doué pour faire parler les gens, doué pour se montrer curieux et enthousiaste, curieux pour faire oublier qu’en vérité, il ne répondait jamais aux questions posés. Il avait été à bonne école, à la Cour.

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Mar 12 Juil - 19:17

Le petit se contenta de hausser les épaules après l'avoir longuement regardé avec un air absent, songeur. Serenus remarqua à son air soudain supérieur et renfrogné qu 'il estimait ne pas faire partie de ces gens qui faisaient tous des erreurs. Le guerrier soupira doucement avant de tourner la tête pour montrer qu'il préférait clore définitivement ce sujet pour le moins fâcheux. Il ne voulait pas que ce gamin qu'il connaissait à peine en sache plus sur ses problèmes de couple, après tout, ce même gamin avait tenté de voler sa bourse quelques instants plus tôt... Il avait, l'espace d'un moment, complètement oublié à qui il s'adressait, perdu dans son désir de parler à quelqu'un. Il était quand même temps que tout cela cesse mais si Serenus était conscient de l'absurdité de la situation, il n'avait cependant aucune envie d'y mettre fin. Parler a cet enfant l'occupait et l'amusait à la fois. Son innocence et son insolence lui rappelait son enfance, quand il jouait avec les enfants du voisinage.

En parlant d'enfance, ils en vinrent à discuter des origines de Serenus, de sa famille et de son parcours dans la vie. Serenus lui raconta qu'il avait choisit de devenir guerrier plutôt que de reprendre la boulangerie de son père. L'enfant lui demanda alors quelle avait été la réaction de son père. Serenus plissa les yeux et fit une petite moue de la bouche en se remémorant ce souvenir douloureux. Il revoyait encore le visage rouge de fureur de son père avant qu'il claque la porte pour s'élancer sur les routes menant à Lorgol. Il reporta son attention sur Arsène qui le regardait toujours avec son petit air curieux puis il répondit avec un soupir :

- Effectivement, il était furieux, cela ne m'a pas empêché de partir...

Il préféra ne pas en dire plus, il s'était déjà permis de raconter cette histoire a un voltigeur drogué aux fleurs de pavots, il ne voulait pas qu'Arsène soit également au courant. De plus la fin de cette histoire était beaucoup trop triste pour être racontée à un enfant qui respirait l'innocence. Il se contenta donc de rester silencieux après cette courte phrase et de boire une autre petite gorgée de son verre. Il laissa le liquide tourner dans sa bouche un moment avant de l'avaler. Il regarda son verre et se dit qu'il ferait mieux de moins boire désormais, il était habitué aux soirées alcoolisées mais depuis l'épisode sur l'île des Amoureux du Vent, il valait mieux qu'il se calme. L'alcool de papaye avait réussi à lui faire commettre un acte horrible qui lui avait coûté très cher.
Son esprit dériva et il se mit soudain à penser à cette jeune fille avec qui il avait passé une nuit sur cette île. Comment allait elle ? Qu'était elle devenue ? Serenus soupira et secoua la tête, c'était en partie de la faute de cette fille s'il en était arrivé là, il ne devait plus se permettre de penser à elle...

Il sortit de ses pensées et expliqua à l'enfant qu'il devait profiter au maximum de son enfance, de son innocence car une fois adulte, il serait trop tard pour lui. Arsène lui répondit qu'il ne fallait pas s'inquiéter pour lui et qu'il aimait bien être un enfant, donc il comptait bien en profiter. Il préféra insister cependant sur le fait qu'être un enfant ne lui empêchait pas de voir pleins de choses comme il le disait. Il marqua une rapide pause avant d’enchaîner en demandant s'il avait déjà tué quelqu'un. Ça c'était la question préférée des enfants lorsqu'ils croisaient un guerrier en armure et avec l'épée à la ceinture. Serenus roula des yeux avant de sourire. Beaucoup d'hommes étaient effectivement passés au fil de son épée et peu d'entre eux avaient survécu. Il se souvenait encore du premier homme qu'il avait tué. Il lui avait plongé sa lame dans le ventre sous le coup du stress et de la peur. Leurs regards s'étaient alors croisés puis l'homme avait fini par succomber. Serenus avait mis du temps pour s'en remettre mais ses collègues l'avaient vite réconfortés en lui disant qu'il avait fait son baptême de sang. Serenus regarda l'enfant, posa machinalement la main sur son épée et dit d'un air pensif :

- Hum oui, comme tous les guerriers...

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Sam 16 Juil - 11:07

Arsène avait bien remarqué, à son air soudain fermé, que Serenus ne désirait guère s’étendre sur le sujet. Ne désirait plus guère parler, en réalité, lui qui se montrait si volubile l’instant d’avant. Peut-être avait-il atteint ce point où son interlocuteur commençait à se montrer méfiant, se rappelant qu’il n’était qu’un enfant et n’avait pas à savoir tout ça? N’avait pas à demander de savoir tout ça, d’ailleurs, ce qui faisait en général augmenter la suspicion à son égard d’un cran. Peut-être qu’il se destinait à être un voleur mais assurément, Arsène était un charmeur, récoltant des informations sans se donner un bien grand mal. Pour l’instant, ses informations ne servaient pas à grand chose, il le savait : sans cesser de balancer ses jambes, il songea quelle fierté ce serait de se présenter devant le Fils des Ombres pour lui raconter tout ce qu’il avait appris. Il caressa l’idée un moment, avant de la rejeter, bien conscient de l’inutilité de ce qu’il avait appris. Pour l’instant. Mais quelle fierté ce serait, quand même, de se présenter ainsi, tel un voleur ou un espion chevronné!
La tête pleine de rêve de gloire et d’opportunité de briller - Arsène ne recherchait pas spécialement les louanges, mais parfois, quel plaisir d’être porté aux nues! - l’enfant s’efforça de dévier la conversation sur un sujet bien moins glissant. La question lui échappa presque, concernant l’état de fureur du père de Serenus quand son fils avait fui ses responsabilités. Évidemment, qu’il devait être furieux. Car Arsène, bien que jeune, avait conscience de l’énorme liberté dont il jouissait. Bien peu étaient les enfants de son âge pouvaient vagabonder à leur guise. Évidemment, la plupart de ses copains le pouvait mais parfois, l’espace de rares moments, il était jaloux lorsque leurs mères les rappelaient pour dîner, pour dormir, pour toutes ces choses dont il ne bénéficiait plus vraiment depuis la mort de sa mère adoptive. Une maison, une vraie maison, un toit sur la tête et des câlins assurés. Oh, il n’était pas triste, ni même jaloux plus de quelques minutes mais parfois, et bien, cela faisait mal, quand même.

A nouveau, le guerrier répondit à demi-mots, et l’enfant comprit que la conversation lui échappait petit à petit. Il avait échoué à faire briller ses talents de voleur en exerçante sur Serenus, mais sa langue et son cerveau, eux, étaient toujours affuté. Et il savait que s’il s’attardait trop, il finirait par se trouver confronter à des questions pressantes, voir à une situation qu’il préférait éviter. Avalant le reste de son jus de pomme d’une traite, Arsène laissa le guerrier se plonger dans ses pensées avant d’enchaîner, ses grands yeux innocents braqués sur le guerrier dérivant parfois jusqu’à son épée. Il savait se faire passer pour un enfant curieux, respirant l’innocence et l’ingénuité, et en profita pour rester encore un peu. L’homme lui sourit, répondant avant de se reperdre dans ses pensées. «T’en a tué combien? Beaucoup?» Il lutta contre sa curiosité pourtant, de toutes ses forces, mais toute sa volonté n’aurait pu contenir le reste de la phrase, une curiosité bien malsaine, il le savait. «Des voleurs, aussi? Des bandits?»
Avec un peu de chance, Serenus mettrait sa question sur le fait qu’il avait essayé de lui voler sa bourse et avait peur des conséquences. Mais pour Arsène, la question était bien différente : Serenus aurait-il pu passer sa mère adoptive au fil de l’épée. Il savait que c’était un garde qui l’avait tué lorsqu’elle s’était introduite dans une maison, il le savait, mais il ne pouvait s’empêcher de se demander si l’homme en aurait été capable. Il semblait si... Il ne savait trop quoi. Guerrier. Comme dans les histoires, ceux qui protègent les faibles et les enfants. Après tout, il l’avait bien protégé non? Quelqu’un plein de principes et de convictions. Et même si jeune, Arsène savait que ce n’était pas forcément une qualité, parce que la vie n’était pas très juste, en général. Et si les histoires pour enfants regorgeaient de héros et de preux, Arsène avait appris, sur les pavés de la cour, que se montrer rigide et plein de principes n’aidait guère à survivre.

«Je vais devoir partir.» Ajouta-t-il en repoussant sa chaise. «Mon frère va s’inquièter.» Oh oui, ce frère imaginaire qui n’avait que peu d’interêt à ses yeux allait sûrement s’inquiéter de son absence.

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Jeu 28 Juil - 19:09

Leur conversation commençait à perdre en intensité et Serenus commençait à se dire qu'il devait cesser de se confier aux personnes qu'il venait à peine de rencontrer. En plus, Arsène n'était qu'un enfant, il ne comprendrait sûrement pas ce que le guerrier lui racontait et n'était pas en mesure d'imaginer l'envergure de ses soucis. Serenus regarda attentivement les yeux de l'enfant. Il n'y voyait qu'une curiosité à toute épreuve et une joie de vivre inébranlable. Il secoua la tête, se disant qu'il était tombé bien bas. Il faisait la conversation avec une petite graine de voleur qui avait tenté de dérober sa bourse et en plus de ça , il avait voulu la lui laisser. Serenus avait envie de se donner des baffes. Cet enfant profitait de son désespoir et de la situation ! Il avait joué avec la gentillesse du guerrier et avait bu de l'alcool ! Quel père aurait fait ça ? Aucun ! Un bon père aurait attendu que son rejeton ait du poil au menton pour commencer à l'initier aux boissons alcoolisées. Serenus soupira et se dit qu'il ferait un très mauvais père s'il avait la possibilité d'avoir un jour un héritier.

Lorsque la conversation se déporta sur les victimes de Serenus et de sa fine lame, celui ci se dit qu'il continuait de creuser alors qu'il avait déjà touché le fond. On ne parle pas de la Mort devant un enfant voyons ! Mais Arsène avait l'air si.... Curieux. Comment ne pas répondre aux questions d'un enfant ? Le guerrier fit une petite moue quand Arsène lui demanda s'il avait tué beaucoup de personnes et si parmi elles, il y avaient des voleurs et des bandits. Le guerrier fixa l'enfant, sourit et mit cela sur le fait que le gamin avait peur des conséquences de ses actes. Il ne voyait pas d'autres raisons pour que cette question soit posée. Serenus se dit qu'il pourrait se rattraper en remettant Arsène dans le droit chemin en l'effrayant un peu sur ce qu'il risquait s'il continuait ses activités frauduleuses. Il répondit alors en détachant son épée, en la tirant et en la posant sur la table :

Tu vois petit, avec cette épée, on peut dire que j'ai fait pas mal de victimes. Et parmi elles, je parle bien entendu de personnes qui tentaient de nous voler ou de nous attaquer. Cette épée est passée à travers plus de poitrines et de gorges que tu ne l'imagines. Il caressa la lame du bout des doigts, la rangea et reprit : Un guerrier doit avant tout penser à la réussite de la mission. Lorsque quelque chose se dresse devant lui, il fonce et brise l'obstacle. La Guilde est renommée pour son prestige uniquement parce qu'on agit avant de poser les questions. Et parce que ses guerriers savent comment agir. Alors oui, on tue des voleurs et des bandits, mais c'est à la fois pour le bien de la mission mais aussi pour le bien de la communauté.

Serenus rattacha l'arme a sa ceinture, il espérait avoir fait comprendre à l'enfant qu'il risquait gros s'il devenait un voleur. Il se dit qu'il aurait pu lui dire que, s'ils se croisaient à nouveau quand Arsène serait devenu un voleur professionnel, il n'hésiterait pas à le tuer mais il ne voulait pas gâcher la bonne entente qui venait de naître entre eux. Serenus lui dit juste :

Alors un conseil, laisse tomber les pirates et les voleurs. Trouve toi une femme qui te donnera de beaux enfants, trouve toi un travail digne de ce nom. Et tu auras de bonnes raisons d'être fier de toi.

Arsène se leva et annonça qu 'il devait partir a présent, que son frère allait s'inquiéter. Serenus regarda l'horloge de l'auberge et siffla. Ils étaient restés un long moment à papoter. Serenus se leva à son tour et dit :

Je ne te retiens pas alors. Réfléchis bien à ce que t'ai dit. Il tendit la main et reprit : Sois prudent sur le chemin du retour et n'hésite pas à passer à la Guilde. Si tu dis aux autres que tu me connais, ils te traiteront comme un ami. Ah et au fait, ne dit pas à ton frère que tu as bu de l'hydromel.

Serenus sourit et pencha la tête vers le garçon. Il espérait le recroiser un jour pour voir ce qu'il était devenu. Il se dit cependant que, vu son air buté et têtu, il ne prendrait pas compte du tout des paroles du guerrier.

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Message Sujet: Re: Le guerrier et le chenapan   Jeu 28 Juil - 23:40

La conversation lui échappait, et il devrait bientôt répondre à des questions qui, il le savait, ne lui plairait guère. Et pourtant, il ne pouvait s’empêcher de se montrer curieux, Arsène, même s’il savait que la réponse pourrait ne pas lui plaire. Mais Serenus avait l’air d’un homme gentil, même si quelque peu éméché, et l’enfant se dit qu’il ne risquait rien à poser une ou deux questions supplémentaires. Téméraire ? Sans doute un peu trop. Le guerrier répondit , mais pas avant d’avoir sorti son épée du fourreau et de l’avoir déposée sur la table, l’éclat métallique attirant la lumière et les yeux de l’enfant sans qu’il ne puisse s’en détourner, dans une menace claire. Arsène retint de justesse un sourire : oh, il le savait, il le connaissait par coeur, le discours qui allait suivre. Serenus ignorait à qui il parlait, et ne se serait sans doute pas autant fatigué s’il avait sû la vérité.
Arsène était un Enfant des Miracles, pas officiellement peut-être, mais toujours élevé comme tel. Il en avait vu, des enfants se faire secouer par des adultes, des choses qu’un gamin de son âge ne devrait pas voir, ou entendre. Il traînait dans les ruelles, supposées mal-famés, avec l’innocence de son âge et les yeux grands ouverts. Il n’était pas si innocent que chacun semblait le croire, le petit Arsène : lui l’enfant des rues, crasseux et déguenillé parfois, avait vu sans doute plus au cours de sa jeune vie que bien d’autres enfants plus âgés. Alors oui, il savait le discours que lui tiendrait Serenus : ne deviens pas voleur p’tit, y’a tellement de choses meilleures à faire. Tu te feras emprisonner ou pire, tuer. Et blablabla.

Faisant la grimace devant les images évoquées par le guerrier - il n’avait que onze ans après tout - , Arsène songea qu’il ne s’était guère tromper. Le bien de tous, venir à bout des voleurs et des mécréants. Oh oui, devenir un Voleur était méprisable, pour bien des gens. Pas pour Arsène. Il ignorait, le guerrier, à quel point les enfants de la Cour veillaient les uns sur les autres. A quel point certains étaient nobles et dignes, plus sans doute que tous ces nobles de la Ville Haute. A quel point il y avait de l’honneur, ici, et des règles qu’on ne devait enfreindre sous aucun prétextes. Il était fier, Arsène, de faire parti de la cour. Fier d’avoir juré son allégeance au Fils des Ombres, même si vu son jeune âge, ce n’était pas un serment comme celui des adultes. Et pourtant, dans son coeur, ce serment était une promesse qu’il ne briserait jamais, sous aucun prétexte.
Hochant la tête avec gravité, comme s’il acquiesçait aux paroles de Serenus, Arsène ne pouvait s’empêcher pourtant de regarder la lame briller. Ce fut les dernières paroles de l’homme qui le firent sortir de sa transe, et il lui adressa un sourire éclatant de sincérité. « Tu sais, moi, je veux parcourir le monde d’abord. Les filles, c’est un peu embêtant : regardes-toi, la tienne de femme, elle était bien nulle.» Un peu trop franc, peut-être. «Et puis elle t’a pas donné d’enfant. Le prends pas mal, mais t’es pas très fort pour appliquer tes propres conseils.» Et sur cette remarque pleine de sincérité qui, il le savait, ne serait peut-être pas très bien accueilli, l’enfant se leva d’un bond, prêt à s’enfuir. Les dernières paroles de Serenus le firent sourire, cependant, et il répondit avec une sincérité dont il n’avait pas beaucoup fait preuves ces derniers temps. «Merci pour l’invitation. Tu sais, vraiment, je suis désolé que ta femme ait été si nulle. Je crois... Peut-être que tu mérite mieux. Je sais pas. On se reverra à la Guilde !» Lança-t-il avec enthousiaste, bien que cette dernière phrase soit un mensonge éhonté. Lui, à la Guilde des Guerriers ? Peut-être qu’il pourrait leur voler quelque chose, mais l’entreprise serait assez risquée, et cela l’embêtait de salir le nom de Serenus qui s’était montré aimable avec lui. Il y réfléchirait. Peut-être en parlerait-il à Vital, tiens, il était souvent de bon conseil. Meilleur que ses copains, en tout cas.

Arsène avait franchit les portes de la tavernes d’un pas rapide, ignorant le regard du tavernier, ne se retournant que pour saluer Serenus de la main une dernière fois. La journée avait été plus que fructueuse, même s’il s’était fait prendre. Tant pis : il ne raconterait pas cette partie à ses copains. Dressant dans sa tête un vibrant tableau de comment il avait acquis avec de grandes difficultés et des trésors d’habileté les deux fleurons récupérés dans la bourse du guerrier, l’enfant avançait d’un pas léger vers la Cour des Miracles, refuge des Voleurs et des Mendiants, de ceux qui étaient sa véritable famille, la seule qu’il n’ait jamais voulu avoir.


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