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 Jalousie sans fondement

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La Noblesse
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La Noblesse
Message Sujet: Jalousie sans fondement   Lun 20 Juin - 18:53


Livre I, Chapitre 4 • L'Ordalie de Diamant
Castiel de Sombreflamme & Mayeul de Vifesprit

Jalousie sans fondement

Ou quand les gens ne nous appartiennent pas



• Date : Le 20 juin 1001
• Statut du RP : Privé
• Résumé : La princesse d'Erebor est en visite à Euphoria et son ami Mayeul de Vifesprit a manifesté le désir de la voir. Cela dit, pour la quérir, il se doit d'aller au palais ducal, où Castiel ne manquera pas de s'interposer.


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Message Sujet: Re: Jalousie sans fondement   Lun 20 Juin - 19:27

Tu flottes sur un nuage, depuis l’arrivée d’Alméïde d’Erebor, il y a déjà deux jours. Disparu, ton caractère embêté et grognon ! Bienvenus à nouveau, ton sourire et tes farces ! Tu as planifié un séjour plus que bien rempli, pour la princesse, tout en prenant soin de ménager quelques instants de repos à la belle. Qu’elle puisse se remettre de l’étourdissement si caractéristique des nouveaux venus à Euphoria, explorer ce palais surprenant où elle est l’invitée d’honneur et même prendre le temps de se balader par elle-même dans les rues de la ville.

Une bonne humeur qui aurait pu continuer encore et encore, si ce n’était de ce que Césaire a rapporté à tes oreilles. Un homme demande à voir Alméïde. Il a demandé, au palais, à ce qu’elle le rejoigne. Elle. Ton invitée. À toi. Et c’est ainsi que tu as seulement pu demander à ce que le visiteur soit isolé, prétendument pour attendre la dame. En vérité pour que tu puisses aller le voir.

C’est que tu te demandes ce qu’elles trouvent toutes à Mayeul de Vifesprit, que tu connais vaguement de ses fréquentations adolescentes avec Mélusine, période où tu classais systématiquement tous ses prétendants dans la catégorie « imbéciles patentés indignes d'elle », et de quelques réceptions officielles depuis. Ça et le souvenir d’une lettre, récente, à laquelle tu as très généreusement répondu.

Tu pénètres le petit salon, où le Voltigeur attend patiemment que la dame demandée vienne le rejoindre (bien que ce ne sera pas le cas, pas avant que tu te sois entretenu avec lui). Pour quoi faire ? Prendre le thé ? Aller se balader dans tes jardins ? Jouer sous ses jupons ? Dans tes jardins en prenant le thé ? Le Voltigeur se retourne et tu le dévisages sans pudeur. Bel homme, certes, doté d'un corps certainement pas moins beau. Ce peut être un indice, mais vous êtes ici au duché de l'Esprit. Qui te dit que cette tête joliment faite n'est pas en vérité vide comme une noix pourrie, mh ? « Seigneur de Vifesprit ! C’est une surprise de vous trouver ici. » Le ton n’est pas innocent, encore moins naïf. Tu sais tout à fait ce qui amène le Voltigeur entre les murs de ton palais, ce futur baron qui s’éloigne autant que possible de ses futures responsabilités, cet homme qui foule les planchers de ton palais uniquement sous la contrainte, ou parfois attiré par les gorges déployées des dames qui y courent. C’est justement ça qui le fait venir ici, aujourd’hui, et ta réplique faussement enjouée ne cache pas que cela te déplaît. Tes yeux noirs s’abaissent de son visage pour se fixer sur la chemise qu’il porte et il t’est impossible de retenir un grand sourire. Voilà au moins une chose qui te met en joie, chez cet homme. « Très belle chemise. »

Mais qu’est-ce qu’elles lui trouvent toutes, par Mirta ?

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Message Sujet: Re: Jalousie sans fondement   Mar 21 Juin - 21:51

Alméïde lui avait indiqué se rendre à Euphoria pendant quelques jours, et Mayeul lui avait assuré qu’il ne manquerait pas de la voir. Sa charmante présence et son doux sourire lui avait quelque peu manqué, il l’avouait. Elle avait, étrangement, un rôle apaisant sur le voltigeur, et il ne se l’expliquait pas vraiment. Il n’était pas amoureux - il avait abandonné cette idée imbécile depuis longtemps -, il ne lui devait rien, il appréciait juste sa présence douce et calme. La soirée partagée avait été bien agréable, même si elle avait bien mal commencée, et autant ne pas le nier, il aspirait à voir à quoi pouvait bien ressembler une soirée normale en compagnie de la jeune femme. C’est bien dans cette optique qu’il s’était présenté au Palais, demandant à voir la jolie Alméïde qui était arrivée il y avait quelques jours à peine. Visiblement, une Erébienne à Euphoria ne passait pas inaperçue, puisqu’il ne fallut pas longtemps à l’intendant pour le conduire dans une pièce et le laisser patienter dans l’attente de la dame.

Songeur, Mayeul effleura distraitement le pendentif qu’il portait au cou, tandis que son regard se promenait autour de lui. Il avait revêtu pour l’occasion une chemise un rien loufoque, d’un verf vif agrémenté de quelques points jaunes représentant sûrement des étoiles. Elle aurait pu être tout à fait commune si ce n’était la couture étrangement disposée, l’oeuvre assurément d’un couturier qui avait du mal à se passer de la boisson. Rien n’était droit sur cette chemise, et la couture, jaune elle aussi, tranchait allègrement avec le vert. Hideuse? Peut-être pas, mais étrange, assurément. Mayeul avait longuement hésité, mais sachant qu’il devait se présenter au palais pour s’enquérir d’Alméïde, il n’avait guère eu le choix. Sans oublier que ses vêtements normaux avaient une fâcheuse tendance à disparaître, comme le reste de ses affaires. Il avait fouillé deux fois sa chambre à la Caserne dans l’espoir de remettre la main sur sa dague préférée, mais cela n’avait été que du temps perdu. Il était étourdi, il le reconnaissait volontiers, et égarait régulièrement quelques objets mais là, cela devenait juste improbable. Mais qui aurait pu s’amuser à lui jouer ce genre de tour pendable?
Un bruit de pas - assurément pas celui d’Alméïde - le fit se retourna, et il cacha à grand peine sa surprise devant cette arrivée inattendu. Le Duc de Sombreciel? Ici? Évidemment, il en avait parfaitement le droit, ils étaient dans son palais, après tout, mais... C’était Alméïde qu’il attendait. Pas lui. Pas qu’il ne chercha particulièrement à l’éviter, quoique peut-être un peu, mais sa présence dans cette pièce était étrangement perturbante. Surtout qu’il n’avait pas l’air de très bonne humeur. La lettre? Ou autre chose?

«La surprise est partagée, Votre Grâce» Affirma Mayeul, quelque peu perplexe sous le regard inquisiteur dont il faisait l’objet. Sans vraiment s’en rendre compte, sa position s’était faite plus droite, plus protocolaire, à l’instar de celle qu’un cadet adopte sous le regard inquisiteur du Maréchal venu inspecter les nouveaux arrivants. Le voltigeur se secoua mentalement : quoique puisse lui vouloir Castiel de Sombreflamme, il n’avait rien à se reprocher, non? Et si son jour de repos avait sauté, le Major lui en aurait fait part. Donc, on en revenait à sa question première... Pourquoi lui? La vue de sa chemise semble le mettre en joie, et Mayeul réprima de justesse une grimace. «Il s’agit de l’un de vos présents, votre Grâce. J’imagine que vous les avez choisi avec soin.» L’ironie était sans doute bien mal dissimulée, mais qu’importe. Il attendit encore quelques instants, quelques secondes, que le Duc lui explique ce qu’il voulait, avant d’abandonner et de se jeter à l’eau. Jouer aux devinettes n’était pas son jeu préférée, de toute façon.
«En quoi puis-je vous aider, Votre Grâce?» Demanda-t-il, sans chercher à cacher sa perplexité. Il se savait désirable, mais pas au point que l’homme ne se déplace en personne pour venir l’admirer sous toutes les coutures, tout de même. Et si Mélusine avait plaisir à lui arracher ses chemises, il doutait que ce soit la raison de cette rencontre étrange entre le Duc de Sombreciel et lui-même. Qu’est-ce qu’il lui voulait? «Je suis en repos, mais s’il s’agit d’une affaire urgente, je peux sans doute avertir mes camarades que vous requérez leurs services.» Botter en touche, il ignorait si c’était la meilleure solution, mais pour le moment, il n’en voyait pas d’autre. Parce qu’il était bien incapable de deviner pourquoi le Duc était là, en vérité.

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Message Sujet: Re: Jalousie sans fondement   Lun 1 Aoû - 6:45

Oh, comme tu aimes qu’il se redresse, ainsi ! Sa surprise, ce besoin de bien paraître ! Tu te fais l’effet d’un major, d’un chef, alors que sous ton regard inquisiteur, Mayeul de Vifesprit se fait plus raide. « Il s’agit de l’un de vos présents, votre Grâce. J’imagine que vous les avez choisi avec soin. » Ah, oui ! Tu te souviens de cette originale création probablement achevée par un couturier en boisson, représentant un curieux ciel curieusement vert. Tu as demandé à ce que les poubelles de tous les couturiers d’Euphoria soient fouillées, afin de trouver ces chemises originales, et tu es bien satisfait de voir que le seigneur de Vifesprit les porte. Comme tu le lui as ordonné. Le contraire aurait été un affront à la couronne, voyez-vous, et au vu de l’instabilité du tenant de la couronne en Sombreciel, c’est le genre de chose que l’on préfère éviter. « Le vert est vraiment votre couleur », commentes-tu. Oui, ce vert atroce et piquant est définitivement la pire couleur qu’il pourrait porter. Même le jaune serait plus seyant. Tu lui en feras porter de nouvelles, de cette teinte, que tu puisses apprécier la vue encore un peu plus longtemps. Ce loisir-ci, ou un autre… qu’est-ce qui change ?

« En quoi puis-je vous aider, Votre Grâce ? » Oh, plaît-il ? Il ignore vraiment ce qui l’amène ici ? Tes yeux se plissent un brin et cessent de détailler les étoiles de la chemise verte, pour remonter au visage perplexe du Chevaucheur. Vraiment perplexe, ou faussement ? Tu devines déjà qu’il peut être un fieffé menteur, ah ! Qu’il ne joue pas à l’innocent avec toi ! Ton sourire précédent enfin se fane, te faisant arborer une expression d'un sérieux qu'on te voit bien peu. « Je suis en repos, mais s’il s’agit d’une affaire urgente, je peux sans doute avertir mes camarades que vous requérez leurs services. Asseyez-vous. » Qu’il fasse ça, déjà, et ça t’aidera beaucoup.

Le Voltigeur s’exécute, bien, et tu restes donc à le toiser. Debout. Il n’est pas ton invité, tu n’as pas envie de le voir, tu ne prendras pas place dans un fauteuil pour l’accompagner. Ta voix est sévère, lorsque la question est enfin crachée : « Comment êtes-vous entré en contact avec une médecin erebienne, dites-moi ? Les traités entre nos duchés sont clairs, en ce qui a trait au passage de la frontière par tout citoyen cielsombrois ou erebien, ainsi qu’à la collaboration de nos corps armés, à savoir que toute demande doit transiger directement par Sa Grâce Anthim d’Erebor et moi-même. Et je n’y pas le souvenir d’avoir autorisé quoi que ce soit en ce sens. » Tu as même appelé Anthim Sa Grâce, chose que tu ne fais jamais, ô grand jamais : tu préfères nettement cracher, siffler, marmonner son prénom sans l’accompagner d’aucun titre ou formule de politesse. Là, seulement, tu tables sur le décorum, sur les lois, et pour bien marquer leur importance capitale, autant jouer le jeu jusqu’au bout. Pour savoir ce qu’il en est.

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Message Sujet: Re: Jalousie sans fondement   Lun 1 Aoû - 17:17

Sans se douter une seule seconde des pensées du duc quand à sa magnifique chemise - heureusement, en un sens - Mayeul se contente d’acquiescer, un peu plus perdu encore. Il doutait d’être venu ici pour une surveillance de sa garde-robe, même si celle-ci semblait mettre son interlocuteur en joie. Évidemment, il n’allait pas contrevenir à un tel ordre, il accordait encore quelque valeur à sa propre vie, tant bien que mal. Mais plus l’entretien se déroulait, plus le Voltigeur était perplexe, sans vraiment le cacher. Il ne comprenait pas ce qu’il venait faire ici, et le duc ne semblait guère décidé à le lui expliquer, ses yeux indéchiffrables fixés sur les siens.

Il obéit sans rechigner à son invitation à s’asseoir, la mine renfrognée, pas forcément heureux à l’idée d’être soumis à un interrogatoire dont il ignorait jusqu’à la raison. Certes, il n’était pas le plus fiable Voltigeur du duché, loin de là même, mais ce n’était probablement pas pour cela qu’il était ici. Il le savait pour l’avoir expérimenté plus d’une fois, c’était le Capitaine qui se chargeait des remontrances, et cela n’était pas censé remonter plus haut. Pas aussi haut, certainement pas. Alors quoi ? Mais quand Castiel reprit la parole, la voix sévère et la mine sombre, Mayeul ne put se retenir : il laissa échapper un éclat de rire, rapidement maîtrisé pourtant, de peur que le Duc ne croit qu’il se moque de lui. «Alméïde ? Ce n’est pas en Erebor que je l’ai rencontré.» S’il avait sut la verité, sans doute n’aurait-il pas fait montre d’une telle familiarité. Mais pour lui, la jeune femme n’était guère plus qu’une médecin, douée, douce et chaleureuse, adorable même, mais absolument pas quelqu’un dont le duc Castiel aurait pû se soucier.

«Nous nous sommes croisés à Lorgol. Elle se faisait ennuyer par quelques balourds sans cervelle, et je l’ai raccompagné jusqu’à sa chambre, voilà tout.» Sa voix était amusée à ce souvenir, même s’il n’avait pas jugé utile de dire l’entière vérité. A quoi bon, après tout ? Il avait peut-être abusé de quelques substances dans cette soirée, mais le divulguer ne semblait pas nécessaire. «Je vous l’assure, je n’ai violé aucun traité, ni franchi aucune frontière. Je connais l’instabilité de la paix entre nos deux Duchés, Votre Grâce, et je ne me risquerais pas à la mettre en danger.» Et si le ton était sincère et respectueux, son attitude elle, démontrait clairement qu’il était impatient d’en finir. Mayeul n’était guère friand des rencontres protocolaires, et il avait souvent un tas de bonnes raisons de ne pas s’y attarder. Celle-ci ne dérogeait pas à la règle : il s’était promis de faire une surprise à Alméïde, et désormais que le Duc ne le soupçonnait plus de violer les traités de paix en vigueur, ils en avaient fini, non ? «Et croyez-moi, je ne trouve guère d’intérêt envers les Erebiens. Les Erebiennes en revanche...» Plaisanta-t-il avec légèreté, s’agitant sur son siège dans l’impatience de fuir enfin cette discussion étrange.

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Message Sujet: Re: Jalousie sans fondement   Lun 22 Aoû - 18:30

Alméïde.
Il la nomme par son prénom, alors que tu oses à peine enlever le nom de son duché de son titre de princesse.

Raccompagnée à sa chambre.
Pas en Erebor.

Ton esprit, rapidement enflammé, tourne à toute allure, alors que tu restes interdit sous les mots du Voltigeur. Tu te doutes bien que ses agissements étaient uniquement de nature chevaleresque –la sauver de quelques imbéciles incapables d’aborder une femme est un acte plus que convenable et très civil– et qu’il n’y a aucune raison pour toi de penser qu’il puisse exister autre chose que de la reconnaissance, entre la princesse au cœur si bon et le Voltigeur cielsombrois, mais tu es incapable de ne pas aller plus loin. De ne pas imaginer l’homme la sauver, puis celle-ci lui manifester sa reconnaissance d’une façon qui est assez coutumière, sur les terres du duché de l’Esprit. Certes, Alméïde est Erebienne et sa timidité l’empêche probablement de se prêter à de telles festivités avec autant d’aisance, mais… non, tu ne peux empêcher le rouge de te monter aux joues, sous le coup d’une furieuse jalousie. « Je vous l’assure, je n’ai violé aucun traité, ni franchi aucune frontière. Je connais l’instabilité de la paix entre nos deux Duchés, Votre Grâce, et je ne me risquerais pas à la mettre en danger. Encore heureux », répliques-tu, acide. Même, amer, de ne pas pouvoir faire visiter les cachots du palais d’Euphoria à Mayeul de Vifesprit, sous ce prétexte presque pas fallacieux.

« Et croyez-moi, je ne trouve guère d’intérêt envers les Erebiens. Les Erebiennes en revanche... » C’est presque un aveu. Tu le tiens, c’est sûr. C’est donc à cela que tout revient ! Je n’ai violé aucun traité, par la barbe de Levor, c’est qu’il te ment en plein visage, de surcroît. C’est bien pire que toute violation de traité ! Tu entreprends de faire les cent pas devant Mayeul, à l’image de l’imposant félin à la robe noire qui gronde dans ta suite personnelle. « Vous n’êtes pas le premier à avouer un penchant envers nos voisines. Je serais bien mal placé de vous gourmander à ce sujet. » Père cielsombrois, mère erebienne, père adoptif cielsombrois, mère adoptive erebienne, ce serait se moquer du monde. Puis, cette invitation pour la princesse n’est pas entièrement dépourvue de toute arrière-pensée, bien que tu n’aies encore rien fait en ce sens pour le moment. Suite à ta remarque presque malicieuse, même entendue, tu cesses enfin ton manège, arrêté à nouveau devant le Voltigeur. Tu ne veux pas t’emporter, non, tu ne le dois pas, pas si tu veux avoir le fin mot de toute cette histoire, qui génère en ton esprit des scénarios tous plus catastrophiques les uns que les autres. Pas tant au niveau diplomatique, comme tu le prétends, que personnel. « Ce ne serait également pas la première fois qu’une noble erebienne se retrouve aux prises avec une fâcheuse grossesse suite à une aventure avec un de mes sujets. Cela m’indifférerait profondément, si la noble en question n’était pas la sœur de Sa Grâce Anthim. Vous êtes sage de lui proposer certaines alternatives, bien plus accessibles en Sombreciel que partout ailleurs, mais j’aurais nettement préféré que vos affaires ne se déroulent pas au sein de mon palais, Sieur. »
Tu n’as même pas peur de ce que tu sous-entends, incisif et soupçonneux.
Vaut mieux ne pas tourner autour du pot plus longtemps.

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Message Sujet: Re: Jalousie sans fondement   Mer 24 Aoû - 0:58

Visiblement, l’entretien n’était pas terminé, au grand désarroi de Mayeul qui s’agita à nouveau, à peine apaisé par les images de son griffon qui sentait son impatience. Le Duc semblait savoir quelque chose qu’il ignorait, attendant sa confession, sauf qu’il avait beau réfléchir, il ne voyait pas où se situait le problème. Mais il y en avait un, forcément, puisque plus les minutes s’égrenaient, plus le Duc paraissait furieux. Contre lui. Pour un motif dont il ignorait tout. Et Mayeul savait que cela n’augurait rien de bon.
C’était des racontars, pour la plupart. Les feux, les morts, les sacrifices humains. Les gens parlaient, souvent, sur tout, et le Duc de Sombreflamme était un personnage bien trop en vue pour échapper aux ragots et aux rumeurs de toutes sortes. Mayeul n’en croyait pas un seul mot, évidemment - enfin, il s’y efforçait - mais tout de même, il savait que sa position était précaire. Et si sa déclaration sincère sur la violation des traités récolta un accueil grinçant, il devina qu’il ferait mieux de ne pas trop en dire avant d’avoir compris le fin mot de l’histoire. Sauf que. Sauf que Mayeul n’avait pas pour habitude de réfléchir longtemps avant de parler, et cette fois ne faisait sans doute pas exception.

Et quand le Duc se mit à faire les cent pas devant lui, assis, vissé sur cette fichue chaise par le poids d’un ordre auquel il ne pouvait désobéir, le Voltigeur commença à s’inquiéter un peu plus. Il ne voyait vraiment pas où tout cela allait les mener, et clairement, cette discussion ne semblait pas sur le points de se terminer. Il avait beau réfléchir, autant qu’il le pouvait, il ne voyait pas ce qu’il avait fait de mal. Cela avait un rapport avec Alméïde, certes. Mais lequel ? Comme lui exposa le Duc, ce n’était pas un crime de fricoter avec les Erebiens - oh oui, il était bien mal placé pour le dire. Mais quoi, alors?
Et Castiel décida de lever son supplice, répondant à ses interrogations muette. Oh. OH. Il croyait que... Mais si nier avoir couché avec Alméïde semblait être la plus intelligente des choses à faire, ce n’est pas cela que l’esprit du voltigeur enregistra. Alméïde.  Soeur d’Anthim. Princesse d’Erebor. C’était... une erreur, surement ? Une blague ?

Sans pouvoir se retenir, le Voltigeur éclata de rire. Tout de même, il avait failli y croire ! Bien sur que non, la charmante Alméîde ne pouvait être une noble Erebienne. Haut placée peut-être, dûe à ses compétences de médecin, à sa douceur et à sa bienveillance, mais noble ? A Lorgol, près des quais, sans escorte, en plein milieu de la nuit ? Allons bon ! Si ce n’était pas manqué de respect à sa Grâce, Mayeul l’aurait accusé d’avoir trop profité d’Erelf et de ses bienfaits. Il finit par arrêter de rire, même si un sourire joyeux éclairait son visage. «Alméïde n’est pas une princesse d’Erebor. Elle me l’aurait dit.» Et pourquoi ? Comment ? Lui avait avoué être acrobate, après tout, avant de se déclarer Voltigeur. Il ne lui avait dévoilé que son prénom, et non pas son ascendance noble. Pourquoi n’aurait-elle pas fait la même chose ?
Mais non. La soeur d’Anthim devait être surprotégée, adulée par son peuple et les siens, et ne pas se promener seule dans les rues. Elle n’était pas médecin, prête à soigner n’importe quel gueux bourré qui tombait à genoux devant elle. Non. Non...

Et si, pourtant ? Le doute se peignit sur les traits du voltigeur, et il releva les yeux vers son duc, perplexe. «Vous blaguez, n’est-ce pas ?» Oh oui, il blaguait. Forcément. Oubliant complètement les sous-entendus précédents de Castiel - et ne les niant absolument pas, du coup - Mayeul se mordit la lèvre. « Admettons que cela soit vrai.» Il en doutait encore, fortement. « Je n’ai rien fait qui puisse porter atteinte à son statut. Je crois.» Il en doutait légèrement, repassant le fil de la soirée dans sa tête, oublieux même de la présence de Duc. Ohlala. C’était une blague, forcément. Parce que sinon, il comprenait un peu mieux dans quel guêpier il venait de tomber.

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Message Sujet: Re: Jalousie sans fondement   Mer 24 Aoû - 4:10

Il y a quelque chose d’immensément ridicule, à regarder le Voltigeur éclater d’un franc rire, alors que tu restes impassible. C’est probablement ainsi qu’Anthim doit se sentir, en permanence, avec son manque affligeant d’humour. Tu aimerais même partager l’amusement, ah oui ! Partager cette contagieuse hilarité, ce rire chaud et ouvert, qui étire le plus glacial des sourires sur ton visage, frère des grimaces des gargouilles. « Alméïde n’est pas une princesse d’Erebor. Elle me l’aurait dit. » C’est à toi de rire, d’un bref aboiement de mépris. Oh, quelle aveugle confiance envers cette femme qui ne lui a même pas confié la vérité sur sa naissance ! Elle me l’aurait dit, que sont-ils, par Mirta, mariés ? Amants ? Ou simples amis, comme il tente de le prétendre ? Assez bons pour qu’il ait connaissance de sa présence en Sombreciel, à ton palais (cela aurait dû lui mettre la puce à l’oreille, à ce saltimbanque sans cervelle), alors que tu n’as pas l’habitude d’inviter des manants et des pouilleux à y séjourner. Assez bons amis pour qu’il ne lui accorde même pas le bénéfice du doute, à la princesse à la couronne de sable et de roc.

« Vous blaguez, n’est-ce pas ? » Miracle ! Il existe une parcelle de lumière, dans cet esprit assombri par la stupidité. Quelque chose qui remette en question les convictions de Mayeul de Vifesprit, qui semble réaliser que pour une blague aussi excellente, tu es bien sérieux. Et pourtant, tu n’es pas avare d’humour douteux, que tous t’en soient témoins. Tu peux presque entendre les rouages de son esprit tourner et conclure, l’inquiétude se pointant dans ses yeux. « Admettons que cela soit vrai. Admettons, oui, semble dire ton léger signe de tête. Admettons que tu dises la vérité. Admettons que tu aies raison. Je n’ai rien fait qui puisse porter atteinte à son statut. Je crois. » Il croit. Tiens donc. Il croit ne rien avoir fait qui puisse porter atteinte à son statut. « Vous croyez. » Le mot est répété, faiblement.
Ça aussi, c’est immensément ridicule.
Tu te penches sur son fauteuil et tes mains se posent sur les siennes, tes ongles se plantant dans sa chair. Ton regard noir brûle, Castiel, tes mains également, et de ta poitrine semble même s’échapper un grondement sourd. Ta voix est un chuchotement menaçant, alors que tu t’assures que le regard de l’homme devant toi ne dévie pas du tien : « Je vous conseille de savoir bien rapidement, de Vifesprit. Parce que croyez-moi, je me ferai un plaisir de vous faire écarteler et castrer pour conserver la paix entre Erebor et Sombreciel, si on me l’exige, tout ceci parce que vous avez été incapable de garder votre pantalon. La visite de la princesse Alméïde d’Erebor n’a pas à se fendre d’un événement aussi trivial, bien qu’il serait sans aucun doute divertissant, alors quand je vous poserai à nouveau la question, vous aurez une réponse. »

Tu te recules, tu le lâches enfin, sans regarder les marques laissées sur sa peau, croissants violacés. Tu as récupéré ta superbe, ta distance, et c’est presque comme si rien ne s’était passé. Comme si, pendant quelques secondes, une autre part de toi n’avait pas pris le dessus. Il y a quelque chose, néanmoins, qui ne peut disparaître. Cette odeur ténue de fumée, peut-être, venant d’une autre pièce où déjà on s’affole et on éteint les rideaux. « Dois-je m’inquiéter de la paix entre Erebor et Sombreciel suite à votre visite à la princesse Alméïde, sieur de Vifesprit ? » Tu oses même peindre sur tes lèvres pâles un sourire des plus naturels, mais pas des plus rassurants. Comme si de rien était.

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Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Mer 24 Aoû - 21:07, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Jalousie sans fondement   Mer 24 Aoû - 11:02

Il avait commencé à réaliser, lentement, très lentement, que ce n’était pas une blague. Ce qui n’était qu’une banale rencontre dans les rues de Lorgol venait de prendre une toute autre tournure, et il peinait quelque peu à y croire. Mais après tout, quelle raison aurait eu Alméïde de lui révéler qui elle était ? Aucune, véritablement. Ils avaient discuté, plaisanté, rit aussi, mais rien de plus. Rien qui ne justifia qu’elle lui révèle quel était son statut. Castiel en tout cas, ne semblait guère partager son hilarité. Ni excuser son ignorance.
Le mouvement soudain du duc le fit sursauter, laissant transparaître un bref instant l’éclat de frayeur dans ses yeux. Le Voltigeur avala sa salive, immobile, ses yeux ne quittant pas ceux de Castiel, face à lui. Une grimace vite disparue, c’est tout ce qu’il s’autorisa pour trahir son trouble quand les ongles de celui qui lui faisait face s’enfoncèrent dans sa peau. Ce n’était pas tant la douleur, non : plus d’une fois, les serres de Nuage avaient transpercé ses protections quand ils tentaient des manœuvres particulièrement périlleuses, l’attitude désinvolte du Voltigeur face au vide ne rendant guère la tâche facile pour son griffon. Non, c’était la chaleur, brusque et inattendue, qui s’en dégageait. Et si jusqu’à présent Mayeul ne comprenait pas vraiment ce qu’il faisait là, cette fois, la menace était limpide, et le ton de Castiel ne laissait aucune place au doute : il l’exécuterait, s’il le devait. Ou s’il le pouvait, ce qui était autrement effrayant. Alors il se contenta de hocher la tête, tentant de garder sous clé la brusque inquiétude, l’éclat de colère qui menaçait de s’échapper. Sans grand succès. Parce que son ton était bien plus indigné que repenti quand il finit par répondre.

«Non, bien sûr que non ! M'accusez-vous de mentir ? Votre Grâce», se rappela-t-il d’ajouter à la fin. Il était désagréablement conscient de sa position : lui assis, le Duc le dominant de toute sa hauteur. De toute son autorité. Il brûlait de se lever, le Voltigeur, de s’expliquer, non pas comme un subordonné en position de faiblesse mais comme un homme sûr de son bon droit. Et que cela lui soit refusé ne calmait rien de sa colère soudaine, à se voir ainsi faussement, injustement accusé de n’avoir aucune considération pour la fragile paix entre les deux duchés ennemis.
Alors oui, c’était de la colère qu’il dissimulait bien mal dans sa voix, cette colère soudaine et entière qui ne durait guère plus de quelques minutes, le temps pour Mayeul de reprendre le contrôle. De la colère, mais de la peur aussi, cette appréhension de savoir que l’homme en face de lui disposait d’un pouvoir hautement supérieur au sien, et amplement en mesure de l’utiliser. « Je n’ai pas couché avec Alméïde.» La princesse Alméïde, aurait-il sans doute été bon de préciser. «Et quand bien même, je n’aurais pas mis en péril la stabilité du royaume. C’est une femme capable de prendre ses propres décisions, intelligente et décidée, je ne l’aurais forcé à rien.» Il brûlait d’envie de se lever mais n’osait pas contrevenir aux ordres précédent, aussi choisit-il de se pencher sur son siège, ses yeux plantés dans ceux du Duc. «Levor en soit témoin, je suis Voltigeur, rien d’autre. Je protège Sombreciel, je ne chercherais pas à lui nuire. Jamais. Pas même pour les doux yeux d’une princesse, aussi désirable soit-elle.»

Il marqua une pause avant d’insister, la colère se retirant déjà. «Nous avons échangé quelques mots, quelques lettres. Quelques poèmes peut-être, et je lui ai offert des fleurs pour la remercier de sa sollicitude. C’est tout. Demandez-lui, si vous n’avez pas confiance, elle ne vous dira rien d’autre.» Et maintenant que sa colère était retombée, disparue aussi vite qu’elle avait grandi, il se renfrogna sur son siège comme un enfant boudeur. «Je ne savais pas que c’était un crime, que de louer la beauté et la gentillesse d’une Dame. Votre soeur n’a jamais eu l’air de m’en vouloir.»

C’était bas, c’était puéril et surtout, c’était complètement stupide. Il n’apprendrait donc jamais à réfléchir ? Son Capitaine de Vol s’en lamentait assez, pourtant, son Major aussi. Peut-être Castiel serait-il assez focalisé sur Alméïde pour oublier ses paroles. Il l’espérait. Parce que sincèrement, il regrettait déjà ses mots avant même qu’il n’ait terminé de parler.

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Message Sujet: Re: Jalousie sans fondement   Mer 19 Oct - 5:43

« Non, bien sûr que non ! M'accusez-vous de mentir ? Votre Grâce. Peut-être. » Tu es duc. Que tu penses qu’il mente, ou dise la vérité, ne le concerne en rien, ou presque. Tu cherches dans ses yeux la moindre trace de mensonge, mais tu n’y trouves que la colère. Une colère que tu es content de générer, content de dominer, content d’entendre trembler dans sa voix et devoir être refoulée, tout au contraire de la tienne. Une colère qu’il se doit de maîtriser, pour ne pas que la tienne se déchaîne et l’engouffre. Oh, c’est si satisfaisant.

La réponse claire vient enfin et elle retire un net poids de tes épaules, de ses quelques simples mots : « Je n’ai pas couché avec Alméïde. Il n’a pas couché avec elle. Pas couché avec la princesse d’Erebor. Avec Alméïde. Et quand bien même, je n’aurais pas mis en péril la stabilité du royaume. C’est une femme capable de prendre ses propres décisions, intelligente et décidée, je ne l’aurais forcé à rien. » Comme si forcer une femme était la seule chose pour qui pouvait mettre en péril la stabilité du duché. Faut-il vraiment préciser que des guerres sombrebiennes se sont basées sur du sable ayant dépassé la frontière, dans le passé ? Mayeul se penche vers toi, un peu plus. « Levor en soit témoin, je suis Voltigeur, rien d’autre. Je protège Sombreciel, je ne chercherais pas à lui nuire. Jamais. Pas même pour les doux yeux d’une princesse, aussi désirable soit-elle. »
Non, en fait. Il ne fait rien pour te calmer.
Tu te retiens de lui foutre des claques à la volée et gardes ton calme, ton souffle, alors que le Voltigeur poursuit ses pitoyables explications : « Nous avons échangé quelques mots, quelques lettres. Quelques poèmes peut-être, et je lui ai offert des fleurs pour la remercier de sa sollicitude. C’est tout. Demandez-lui, si vous n’avez pas confiance, elle ne vous dira rien d’autre. » Le feras-tu ? Sa proposition te fait hésiter. Non. Tu ne vas pas demander à Alméïde ce qu’il en est, n’est-ce pas ? Ce n’est pas comme si… comme si tu avais un quelconque droit sur elle et sur ses fréquentations, qu’importe ceux que tu t’arroges à ce moment bien précis.
L’idée est tentante, néanmoins.

« Je ne savais pas que c’était un crime, que de louer la beauté et la gentillesse d’une Dame. Votre soeur n’a jamais eu l’air de m’en vouloir. Oh. C’est donc ainsi qu’il veut jouer. Les goûts de ma sœur en matière d’hommes ont toujours laissé à désirer. Il en est la preuve indéniable. Vous êtes probablement le plus stupide de tous et par Mirta, combien sont passés sous ses jupons », achèves-tu avec un petit rire affectueux. Tu ne juges aucunement les mœurs de ta sœur, elle est une digne fille de Mirta !, mais il faut reconnaître qu’elle pourrait au moins choisir ses prétendants sur autre chose que leur torse ciselé. Quoiqu’au moins, ça empêche de trop réfléchir sur lequel épouser. Aucune surprise que Mayeul n’ait même pas été considéré par Mélusine pour devenir autre chose qu’un loisir.
Tu te recules du fauteuil et ouvres la porte de la pièce, un air nouvellement resplendissant sur ton visage. Qui n’a rien de bon. « Bien, alors. Néanmoins, je crois que vous feriez mieux de vous absenter du palais immédiatement et de ne pas y revenir avant le départ de la princesse d’Erebor, à la fin de juin. Vous verrez aussi à lui envoyer un de vos poèmes, d’excuse cela dit, pour ne pas avoir pris le temps de la visiter alors qu’elle était à Euphoria. Il y a tant de travail à faire, après tout, quand on est Voltigeur et que l’on veille à la stabilité du duché avec tant d’application. N’êtes-vous pas d’accord ? » Qu’il disparaisse et que tu ne le revois pas. Pas avant longtemps.

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Message Sujet: Re: Jalousie sans fondement   Sam 22 Oct - 18:41

Il s’enfonçait, il le savait, et le sang qui battait à ses tempes ne l’aidait guère à garder des pensées cohérentes et précises. Il savait parler, pourtant, argumenter et se faire aimer, mais visiblement, le Duc de Sombreflamme avait décrété ne pas l’aimer le jour où il lui avait envoyé cette fichue lettre. Et désormais qu’il s’agissait de la Princesse Alméïde, il ne lui faisait pas de cadeau. Parce qu’elle était Erebienne ? Ou autre chose ? Mais il n’avait pas réellement le temps de se pencher sur cette question, le Voltigeur, tandis que Nuage lui envoyait des vagues d’images apaisantes et que dans le secret de son esprit, on l’enjoignait de s’essayer à une autre stratégie. Limite s’il s’entendait encore penser ! La drogue avait toujours contribué à embrouiller ses pensées, on aurait pu pensé qu'il s'y serait habitué, avec le temps !

La réponse de Castiel souleva une nouvelle vague de colère, que Mayeul s’employa tant bien que mal à étouffer. Il le savait, c’était ce qu’il attendait, qu’il perde son sang-froid et.... et quoi, au juste ? Il n’avait guère envie de visiter les geôles d’Euphoria, voir pire, pour avoir manqué de respect à son Altesse le Duc de Sombreflamme. Non, il devait garder sa colère sous clé, laisser la tempête s’éloigner. Il savait le faire, il l’avait déjà fait, et ce n’était qu’une engueulade de plus. Il en avait l’habitude. Bien assez pour ne pas perdre tous ses moyens. La seule différence, c’est qu’il savait ce qu’on lui reprochait. Là... Il n’en était pas très sur, et ses réponses, par conséquent, étaient difficiles à calquer sur ce que désirait entendre son interlocuteur.

Oh oui, qu’il aille parler à Alméïde. Qu’il comprenne qu’entre eux, il n’y avait rien, sinon une amitié bien simple, née d’une rencontre bien hasardeuse. Mais Castiel ne semblait guère désireux de le faire. Dans ce cas, qu’il se contente de sa parole et cesse de l’importuner !
Mais sa dernière phrase, celle qu’il aurait tant voulu rattraper, ne passa pas inaperçue, malheureusement. Et c’était bien une insulte, si peu dissimulée sous un rire affectueux et moqueur concernant les choix de la jolie Marquise qu’il considère comme sa sœur, dont Castiel le gratifia. Les yeux du Voltigeur ne quittèrent pas ceux de son supérieur tandis qu’il serrait les poings sur le fauteuil, la rengaine dans sa tête lui enjoignant de ne pas répondre. D’être plus malin, cette fois. De se taire. Il le faisait bien, face aux critiques et aux menaces de son major, puis de son Capitaine. Alors, quelle différence ? Parce qu’il s’agissait de Mélusine ? D’Alméïde ? Parce que cette fois, il était totalement innocent alors que d’habitude, on avait toutes les raisons du monde de l’accuser ? Il l’ignorait, Mayeul, et la colère soudaine qui n’attendait qu’un souffle pour flamber à nouveau le força à crisper les doigts sur ce maudit fauteuil, tandis que Castiel se redressait et s’éloignait.

L’air trop souriant de l’homme indiquait bien que la suite du discours ne lui plairait pas, et sans surprise, ce fut le cas. On le chassait ? C’était aussi simple que cela ? On le mettait à la porte, l’éloignant comme un moucheron importun, alors qu’il n’avait rien fait de mal ? Juste parce qu’il gênait ? Fais profil bas. Oublie ta fierté. Ce n’était pas si important, mais... Il avait toujours eu la langue bien pendue, Mayeul. Surtout quand, comme c’était le cas ici, il était certain d’avoir raison. « Il en sera fait selon votre souhait, Vôtre Grâce. » Le ton était grinçant, la mine furieuse, mais que pouvait-il bien y faire ? « Puis-je disposer ? J’ai une lettre d’excuse à écrire et vous l’aurez constaté, je suis un bien piètre menteur. Faire rimer princesse et visite au palais n’est pas chose aisée, après tout. »

Il ne dirait pas la vérité à Alméïde. Non, bien sûr que non. Mayeul savait pertinemment bien ce qu’il était autorisé à faire ou non, et révéler cette discussion à la princesse d’Erebor outrepassait largement ses droits. Mais qu’il évoque le fait d’en avoir le pouvoir lui permettait de disposer encore d’une ultime raison de garder la tête haute et de montrer qu’il ne plierait pas. Orgueil Cielsombrois. Clama une voix amusée dans son esprit. Sans doute, oui : d’un côté, il plaignait Castiel : Sombreciel n’était sans doute pas le Duché le plus évident à diriger d’Arven, avec le caractère de ses habitants.

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Message Sujet: Re: Jalousie sans fondement   Mer 2 Nov - 17:16

Tout le déplaisir que tu peux lire et deviner sur le visage du Cielsombrois te ravit au plus haut point et tu n’as aucunement honte de chasser comme un pouilleux le baron de ton palais. « Il en sera fait selon votre souhait, Vôtre Grâce. » À la bonne heure. Tu n’attends rien de moins de la part de ton sujet. « Puis-je disposer ? J’ai une lettre d’excuse à écrire et vous l’aurez constaté, je suis un bien piètre menteur. Faire rimer princesse et visite au palais n’est pas chose aisée, après tout. » Fanfaronnade, fierté mal placée, provocation gratuite. Vous êtes tous les deux hommes à ne pas accepter d’être dominés, dirigés, contrôlés, et tu ne peux qu’apprécier cette incapacité à se taire, y compris devant un indéniable supérieur. Même si c’est à ton encontre. Tu ne le détestes pas moins, mais tu es étrangement… content ?, que Mayeul de Vifesprit soit ton sujet. Tu n’aimerais pas voir un homme aussi impertinent devant d’autres ducs et duchesses que tu sais d’une patience bien moindre que la tienne (et tu es loin d’être un modèle de ladite patience).

Tu t’écartes de la porte et d’un geste du bras, invite le Voltigeur à la passer pour être convenablement escorté jusqu’à la sortie, par un Césaire qui attend patiemment juste au pas de ladite porte. À croire qu’il écoutait votre conversation, ce vieux briscard. « Bien sûr, vous êtes tout à fait autorisé à partir, sire de Vifesprit. Même, encouragé, ne nous le cachons pas ! Qu’Aïon vous inspire dans votre tâche prochaine, que Valda vous garde. »
Tu fixes le dos de l’homme, alors qu’il est mené hors de ta demeure, sous la protection des dieux invoqués sur un ton presque fleuri. Ton regard n’a plus la dureté arborée précédemment, cette haine brûlante que tu n’as pas pu entièrement contenir, mais ce serait mentir que de prétendre qu’il est apaisé. De ce genre d’indésirable, on ne se débarrasse de quelques temps. Comme la mauvaise herbe, il poussera ailleurs. Tu seras prêt, toutefois. Tu n’es pas en manque d’idées et de moyens pour éliminer les nuisibles, qu’importe leur nature.

Puis, maintenant, tu as autre chose à penser.
Autre chose qui change ton visage, ta posture, qui adoucit ton être alors que tu t’enquières de ton invitée, de ses désirs, de sa présence, de son bien-être. La princesse Alméïde est toujours dans la bibliothèque, te confirme-t-on, et tu es pris d’une étrange émotion à la pensée de son doux visage plongé dans un livre de la bibliothèque du palais d’Euphoria. Tu lui fais préparer du thé, puis tu la rejoins, comme si de rien était, sans mentionner tout cet entretien avec Mayeul de Vifesprit. Enterrant un énième mensonge dans ton cœur.

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