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 Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales

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La Rose Écarlate
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMar 23 Aoû - 5:42


Le Roi

La Rose Noire





La voix d’une femme lui fait tourner la tête et il rate le spectacle d’Ordalie tranchant bien nettement dans le premier ennemi, avec une précision qui aurait eu de quoi le rendre fier. Sous le voile noir, un grand sourire. « Titania ! Quel plaisir de vous voir ici ! » Une pièce pour l’attaque, une pièce pour la défense ! Une intervention plus qu’utile, qui met encore plus en déroute les étranges personnages masqués interrompus dans leur macabre dessein. Le Roi Noir s’incline, révérence expédiée, devant la royale silhouette, avant de reprendre le combat. Il ne sait pas si d’autres viendront à leurs côtés, mais ils n’ont pas le temps de les attendre plus longtemps. S’ils ratent tout le plaisir, ce ne sera certainement pas faute d’avoir pensé leur laisser quelques mécréants à occire !

Alors Ordalie fend, pare, tranche, coupe, découpe, et le parfum cuivré du sang se mêle à celle parfumée du vin. Le combat est rude, épuisant pour cet écrin non roué à l’art de la guerre et encore moins de la bataille, mais il est victorieux. Dans l’air rôde l’odeur de la poudre à canon et celle écoeurante de cochon grillé qu’il reconnaît comme celle d’un homme léché par les flammes, et sous la tente de l’infirmerie, s’admire le spectacle de cinq morts et de trois vivants. Il tremble, le Roi Noir, la claymore dans ses mains. Ils doivent partir et vite. Ils doivent quitter, dès que possible. Déjà, la foule explose dans mille vivas et les blessés viendront ici s’aligner, et ils ne peuvent rester plus longtemps. Une foule déferlante, l’Homme Vapeur abattu, des corps étendus sur le sable. C’est terminé. Tout est terminé. Son arme est rangée dans son dos et il ne peut s’empêcher, curieux, de ramasser les armes de leurs ennemis, les calant sous son bras. Le Roi Noir entraîne ensuite la Reine Blanche hors de la tente, sans plus attendre, y laissant seule la championne de la Ville Basse, désormais en sécurité. Vif-Argent piaffe déjà à la sortie, il le sent, et il doit se rendre à lui le plus rapidement possible. « Gardons l’œil ouvert, ma Blanche Reine. Je crains qu’ils ne soient pas seuls. Il murmure presque, puis de sa main libre, mime un baisemain pour Titania, voile noir contre main gantée de blanc. Le rire se devine, sans être vu. Le bonjour à Obéron. » C’est ensuite seulement qu’il fuit, dans la direction opposée à celle de la souveraine blanche, montant avec une maladresse épuisée sur le griffon cendré, qui le reconduit aussi discrètement que possible jusqu’à la forteresse.


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Les Guerriers
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Octavius Fer-Vaillant
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMar 23 Aoû - 6:34

C’est un miracle qu’il ne tombe pas au sol. Il ne sait même pas ce qui le garde debout. L’incrédulité, peut-être. La souffrance, sans doute. Les coups pleuvent, le soufflent, mais Octavius ne faiblit pas. Il frappe, par Kern, il frappe, inspiré de la rage guerrière du dieu sous lequel il est né, jusqu’à ce que le silence se fasse, encore plus assourdissant que tout.

Ils sont quatre encore debout.

Les regards s’échangent, hésitants, vagues, entre Serenus, Maelys, Mayeul et lui. Ils ne comprennent pas, tous autant qu’ils sont, tous autant qu’ils restent des dix champions. Puis ses oreilles déjà blessées vibrent sous les milliers de cris qui explosent de toutes parts de l’arène. Ils ont réussi. Octavius réussit à détacher son regard des restes de la carcasse de l’Homme Vapeur et de ses coéquipiers, et le pose sur la foule en liesse, sans trop savoir comment réagir. Finalement, il lève sa hache, puis la jette parmi les morceaux de sylvacier et d’orsang.

Une nuée de personnes se regroupe autour des champions encore éveillés et de ceux à terre, à une vitesse qui l’étourdit. C’est lui qui s’occupe de relever Marianne d’Orsang, plus assommée que réellement blessée, il lui semble. Au moins une pour laquelle il a effectué sa tâche convenablement. Au moins une. Une grâce à laquelle ils sont encore là. Grâce à laquelle ils ont vaincu. « Joli travail, docteure », expire-t-il dans un râle rauque près de l’oreille de la championne de Bellifère avant de la confier aux mains des médecins et des soigneurs. Sa conscience des événements est de plus en plus floue, mais il sait seulement qu’il désire partir. Sa peau est glissante de sang, de sable, de sueur, de saleté, de cendres, d’huile, elle glisse sous les mains qui tentent de le retenir. « Non, non, non, non », qu’il marmonne à chaque personne qui tente de l’approcher pour le soigner, parlant de le transporter à l’infirmerie, ou qu’importe où. Il ne veut pas aller à l’infirmerie, non, il ne veut pas voir les autres, il veut seulement… il veut seulement dormir. On dépose quelque chose sur ses épaules, cachant son corps pratiquement nu aux regards des curieux (qui ont déjà eu un regard assez complet sur son anatomie, disons-le, pour ce qu’il en à foutre), et il n’a pas la force de repousser l’attention. Son corps est un tel amas de douleur que même l’idée d’effectuer un geste aussi superflu est douloureuse. Le champion réussit à se débarrasser des attentions de tous, fuyant par le couloir qui mène aux loges qui leur ont été attribuées. Il titube, en vérité. Il entend le son de sa jambe blessée, traînant derrière lui plus que jamais, résonner contre les murs du couloir vide. Frrch, frrch, frrch. Il s’appuie, un instant, contre la paroi fraîche, et quand il rouvre les yeux, ceux-ci aperçoivent, ou imaginent, un serpent des sables sur le sol.

Un cri strident lui perce les oreilles, mais il n’a même pas conscience qu’il sort de sa propre bouche, lui arrachant presque ses dernières forces. Le serpent, encore plus effrayé que lui, glisse jusqu’au bout du couloir, se faufilant par un trou entre les pierres. Son souffle est court, brûlant, au goût de sang, de sueur et de fumée. Il en a assez pour entrer dans sa loge et se coucher directement sur le sol froid. L’éclat de l’Opale de feu accroche son œil, soulevant sa poitrine dans un sanglot sans larmes, sans son, sans souffle. L’espace d’un instant, l’espace d’un… d’un éclat doré…

Il a mal. Il est vivant.

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PERSONNAGE EN HIATUS JUSQU'AU REBOOT
Il va changer de nom, d'avatar, et de sexe, en fait, donc ne vous faites pas trop d'attentes :miguel:


Dernière édition par Octavius le Rouge le Mar 23 Aoû - 18:22, édité 2 fois
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Le Pavillon Noir
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Louis de Brunante
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMar 23 Aoû - 6:48

« MAIS BIEN SÛR QUE J’SUIS D’SA FAMILLE ! Monsieur- J’AI PAS D’L’AIR ASSEZ D’UN PIRATE POUR VOUS, P’T’ÊTRE ? Je vous en prie- VOUS VOULEZ QU’J’PRENNE LES CANONS ET QUE J’VIENNE VOUS FAIRE LE SORT D’VOT’ VIVENEF SANS TÊTE, HEIN ? »

Les vociférations du pirate résonnent d’un bout à l’autre du couloir, jumelées à celles de la marquise de Sinsarelle. Il n’est pas le seul à vouloir entrer et à qui on refuse l’entrée de l’infirmerie, sous prétexte qu’ils ne sont pas de la famille. Mais bien sûr qu’ils sont de la même famille ! Ils sont de l’Audacia, ils sont tous des putains de pirate sur la même vivenef, par Atal ! Aucune oreille n’est portée aux excuses ridicules qui lui sont servies pour justifier qu’il reste à l’extérieur des lieux et donc loin d’Ilse, sortie la première de l’arène sous les nombreuses huées des pirates. Il a réussi à se retenir pendant tout le reste du combat de se précipiter hors des estrades pour courir à son chevet, histoire de savoir si elle allait s’en sortir 1) tout court 2) avec tous ses morceaux, mais maintenant, il a passé le point où son très peu de patience peut être utile.

Le garde à l’entrée, pas même intimidé par la férocité du bandit devant lui, s’apprête à l’écarter de l’épée et lui à répliquer du sabre, quand une petite voix monte à leurs oreilles. Leur disant quelque chose qu’il ne comprend pas, mais qui fait se baisser l’arme de son vis-à-vis et son visage d’orner d’une moue mécontente. « La championne de la Ville Basse dit que vous- Pousse. Toi. » Il en a compris assez pour savoir que maintenant, il peut entrer.
Louis bouscule l’homme et entre d’autorité dans l’infirmerie, où il repère rapidement Ilse, couchée dans son lit, dans un état lamentable. Pas bien loin de Marianne et de Grâce, d’ailleurs. Il repère, aussi, son sourire un peu piteux. « Oh bon sang, Ilse. » Il l’embrasse, une fois, deux fois, ses lèvres, son front, prend son visage entre ses mains pour le regarder avec attention, tentant d’y déceler des signes de mort imminente. Elle n’a pas l’air si mal, quand même, la bougresse ! Il l’étreint, retenant un peu sa force quand il l’entend couiner, avant de lui laisser un peu d’air pour respirer. Juste un peu. « Tu vas bien ? Mieux ? Mais qu’est-ce qui s’est passé ici ? C’est tout ton sang, ça ? », s’exclame le pirate en indiquant les flaques de sang même pas séchées qui maculent le plancher, et les draps, et sa blonde personne, et un peu tout la pièce au passage. Il faut qu’il se calme, ce n’est pas comme si lui sortait de cette arène. Alors, le Faë reprend son souffle, qu’il a un peu court, avant de commenter, souriant, tournant le dos aux homes et aux femmes qui vont et viennent dans la tête : « Ça a été une sacré victoire. » Ça oui. Et elle y a participé, première tombée ou pas.

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Grâce de Séverac
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMar 23 Aoû - 7:18

Grâce frappe. Fort. Sans retenue. Sans relâche. Elle harcèle le monstre de carreaux, autant que possible. Elle aura sa peau. Elle aura leur peau, à tous, avec leurs idées à la con. Elle va le détruire. Pièce. Par. Pièce. Il n’en restera que des bouts impossibles à associer à ce truc qu’ils ont battu. Oui, c’est sûr : elle le démantèlera, peu importe le temps que ça prendra. Et elle en démordra pas. Elle s’en approche, d’ailleurs, bien décidée à le faire, alors qu’il donne l’impression de tomber, de capituler. Faible. Pleutre. Tas de ferraille de pacotille. Elle tient pas vraiment bien sur ses jambes, titube peut-être un peu, mais elle s’approche, ET ELLE VA LE DÉTRUIRE. Pour tous ceux qui sont tombés – même si, à part Ilse, c’est pas trop grave. Marianne est pas trop touchée, après tout, elle est encore là. Même si ces enfoirés leur ont volé leur soigneur. LEUR SOIGNEUR. Imbéciles. Crétins. Mal. Embouchés. Résidus de belliférien. Aors oui, elle s’approche, prête à en découdre encore. Ça ne lui suffit pas, d’avoir achevé la bête. Pas du tout, même. Elle avance un peu prudemment, ne voulant pas mourir de manière stupide : « ici repose Grâce Martel, née de Brumecor, morte écrasée par un colosse géant, après l’avoir vaincu ». Non merci.

Elle avance, donc et ne comprend rien, alors qu’elle est soufflée par l’explosion. Elle voit Marianne, à terre, avant de sombrer dans l’inconscience elle-même. La dernière chose qu’elle perçoit est un cri. Est-ce le sien ? Celui de ses compagnons champions ? Provient-il des gradins ? Elle n’en sait rien, mais elle se laisse aller à cette inconscience bienheureuse… Pour se réveiller, un peu plus tard, sans vraiment savoir combien de temps. Elle essaye de se lever, mais elle est fermement maintenue sur le lit. Il est hors de question qu’elle reste ici un instant de plus. Hors de question. Elle se débat, elle vocifère, elle enrage.

« LÂCHEZ-MOI, ESPÈCE D’IMBÉCILES. ME SOIGNER ? SOIGNEZ PLUTÔT CELUI QUI ÉTAIT SUPPOSÉ NOUS SOIGNER, QUE VOUS AVEZ PAS ÉPARGNÉ, ALORS QU’IL ÉTAIT TOUT FRÊLE. LÂCHEZ-MOI, OU JE VOUS FRAPPE. J’HÉSITERAI PAS. JE VEUX SORTIR. JE. VEUX. SORTIR. JE. VEUX. ARRACHER. CHAQUE. PIÈCE. DE. CE. MONSTRE. CHAQUE. ORTEIL. CHAQUE. MAIN. CHAQUE DOIGT. CHAQUE COMPOSANT. »

Elle se calme, un instant, au bout de sa vie, à bout de ses forces. Ça serait aussi ridicule, de mourir comme ça. « Ici repose Grâce Martel, succombant à ses blessures et à sa rage de n’avoir pu porter un coup final en détruisant son adversaire mort. » Non, définitivement, elle ne voulait pas finir comme ça. Ça n’est qu’une accalmie temporaire, pourtant. Lui ont-ils donné de quoi se tranquilliser ? Elle retombe dans une ignorance bienvenue, pour se réveiller encore un peu plus tard. Elle ne leur laisse le temps de rien, se lève, s’attrape à la première chose qu’elle voit, Louis. Enfin non, le pirate, Eric. Pas Louis. Il faudrait pas qu’elle dise n’importe quoi, à moitié consciente de ses actions.

« Eric, tu m’aides ? Je veux aller péter la gueule à tous ceux qui ont ri, se sont divertis. Tu comprends, toi, non ? J’aurai pas pu dire non, j’aurai pas pu fuir, mais eux, là, à s’rire de nous. À juste nous regarder, et s’amuser. Je les déteste. Tous. Et ils m’ont volé ma victoire. MA. Victoire. Je veux MON Opale. J’aurai pas du sortir je ne sais comment. J’aurai du sortir debout. Fière. Victorieuse. Arrogante – oui, arrogante. À tous leur crier des menaces, et leur lancer des carreaux dessus, pour leur faire peur. Ils m’ont volé ma victoire. La mienne. Ils vont en glousser de satisfaction, ces imbéciles de guerriers. Les… amis, de mon époux. Glousser, de la déchéance de la belliférienne honteuse, décadente, qui a pas su tenir jusqu’au bout. Je vais tous les frapper, je veux tous les frapper. Je vais tous les provoquer en duel, maintenant. Aide moi, amène moi jusqu’à eux. Jusqu’à ces teignes de Martel, jusqu’à mon père, même. Je vais leur montrer, moi, qu’j’me serai enlevée toute seule, sans leur aide. Que je m’enlève toute seule. J’suis qu’à moi, pas à eux, et j’ai pas gagné. Pas debout. Non. »

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Mayeul de Vifesprit
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMar 23 Aoû - 8:11

Les fusées s’étaient dirigées droit sur lui. A nouveau. Et la douleur avait explosée, à nouveau, elle aussi. Il n’était plus que vaguement conscient de ce qu’il faisait, Mayeul : ce que Marianne lui avait donné était fort, suffisamment pour lui permettre de rester debout, mais il n’était pas sur d’être capable d’appréhender réellement ce qu’il se passait, son esprit tout entier concentré sur abattre cette saleté.
Et puis les vivats avaient explosé, et il avait relevé les yeux, hagard, contemplant avec incompréhension ses camarades debout. Maelys, Octavius, et Serenus. Et personne d’autre. Le bruit, la fumée, tout ça lui donnait mal au crâne et l’empêchait de se concentrer, et c’est plus par instinct d’obéissance que par réelle volonté propre que Mayeul se mit en marche vers l’infirmerie, soutenant Maelys qui titubait comme si elle avait bu. Ce qui n’était probablement pas le cas, elle n’avait pas eu le temps... Il lui semblait.

Ils titubaient tous vers l’infirmerie - sauf Octavius déterminé à s’isoler, idiot ! - des brancards amenant les blessés, et Mayeul puisa dans ses dernières forces pour avancer, ignorer la douleur et avancer. Ilse. Juste... Juste s’assurer qu’elle allait bien. Il regarda la poitrine de la pirate - en tout bien tout honneur - se soulever puis s’abaisser, une fois, deux, et le soulagement le fit presque s’effondrer au sol. Elle respirait, et c’est tout ce qui lui importait. Ils respiraient, tous : Marianne, Grâce, Hiémain. La culpabilité l’assaillit quand à ce dernier, en se rappelant qu’il les avaient couvert, Marianne et lui. Stupide imbécile.
Le brouillard dans la tête de Mayeul sembla se dissiper quelque peu, tandis qu’il se laissait docilement nettoyer par une infirmière à qui il accorda à peine un regard, aux côtés de Maelys qui semblait plus durement touchée encore. Lui disposait toujours des effets des drogues de Marianne, et si tout son corps n’était qu’une plaie douloureuse, au moins, il était sur ses deux pieds. Plus ou moins.

Ce sont des cris à l’entrée de l’infirmerie qui attirèrent son attention, des vociférations qu’il reconnut sans peine. Mélusine. Et... Et le pirate, Eric. Avant pourtant que son esprit un peu embrumé décida d’une quelconque réaction, c’est la jeune femme qui se précipita vers lui, s’assurant qu’il était entier avant de lui asséner une gifle monumentale. Mayeul la regarda, interdit, ajoutant la chaleur sur sa joue à l’infinité de sensations douloureuses qui engourdissaient son corps. Elle était mérité, cette claque. Elle, et une dizaine d’autres.
« Je... » c’est tout ce qu’il eut le temps de dire avant que Mélusine ne se jette dans ses bras, l’obligeant à serrer les dents contre un nouvel afflux de douleur. Il ne savait pas trop quoi lui dire, ou quoi faire, et goûta juste l’étreinte, un long moment, la laissant se calmer dans ses bras pour ensuite l’entraîner près de son fiancé. « Viens. Regarde par toi-même, il respire. Il a besoin de repos. » N’est-ce pas, Callia, qu’il n’avait rien de grave ? Que lui répondre, de toute façon ? Qu’une nouvelle épreuve les attendait ? Peut-être qu’il pourrait en être dispensé, lui. Laisser Mélusine, marcher droit vers les loges de Sombreciel, et coller son poing dans la figure du duc de Sombreflamme avant de tomber d’épuisement. Oui, cela semblait être une juste vengeance.

Triturant le bracelet qu’il avait enlevé au sabre de Ilse,  qui devait se trouver en petits morceaux quelques part dans l’arène maintenant, Mayeul décida de délaisser son plan quelques temps. Grâce venait à nouveau de se réveiller et, s’il ne suivit pas tout son discours, il en saisit l’essentiel. « Si tu mets un pied hors de cette infirmerie, c’est moi qui t’assomme. » Lui assura Mayeul. Dans leur états respectifs, la joute serait sans doute divertissante, mais il était on ne peut plus sérieux. Hors de question qu’elle ne se blesse davantage pour ces crétins de Bellifériens !

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Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 TitreMayeul1
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Serenus Dardalion
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMar 23 Aoû - 12:42

Un dernier coup d'épée, une explosion qui le frappa de plein fouet, puis plus rien. Quand la poussière retomba, ils n'étaient plus que quatre à être debout : Octavius, Maëlys, Mayeul et lui même. Serenus lança des regards hésitants à ses compagnons. Le silence était pesant, la foule était encore sous le choc. Puis les premiers applaudissements se firent entendre. Le public se mit à hurler sa joie. Les champions survivants étaient acclamés. Ses frères d'armes de la Volte hurlaient son nom et tapaient des pieds. Mais ça, Serenus l'entendait à peine. Il avait le regard fixé sur la carcasse de l'Homme Vapeur. D'un pas lourd, il tituba vers elle et se pencha au niveau de la tête (enfin ce qu'il en restait). Il attrapa un objet qui pouvait ressembler à un œil et l'arracha à la carcasse. Il avait fait la promesse qu'il ramènerait un œil de l'Homme Vapeur à Neve, et il la tiendrait. Les secours commencèrent à affluer dans l'arène pour aider les champions tombés au combat. Serenus sentit à peine la cape qu'on déposa sur ses épaules pour le couvrir et pour cacher son corps dénudé et abîmé. Il se rendit compte maintenant qu'il avait terriblement froid. La cape était douce et chaude mais elle ne parvint pas à chasser ses tremblements. Il n'avait qu'une hâte : s'allonger et dormir.

Il leva la tête vers Chimène, assise dans sa loge. Il s'était battu pour elle, il s'était battu pour son duché et pour Faërie. Mais cela en valait la peine. Une main attrapa son bras et le tira doucement vers la sortie. Serenus suivit la personne qui le guidait mais il se sentait de plus en plus mal. Sa blessure lui faisait atrocement mal et lorsqu'il baissait la tête pour la regarder, il ne voyait qu'une masse boursouflée de sang et de pus. Lorsqu'il franchit les portes de l'arène, son estomac se révulsa. Il vomit un mélange composé de bile et de sang avant de tourner de l'oeil. Il s'effondra sur le sol froid et sec puis sombra dans l'inconscience. La dernière chose qu'il entend avant de sombrer, c'est le cri strident d'Octavius qui avait sûrement vu un serpent rescapé de la tuerie.

Il se réveilla quelques heures plus tard, allongé sur un des nombreux lits de l'infirmerie. Sa main tenait encore l'œil de l'Homme vapeur et gardait ses doigts serrés autour comme si sa vie en dépendait. Le guerrier leva la tête. On avait lavé son corps et soigné ses plaies. Un médecin était occupé à faire je-ne-sais-pas-quoi sur sa plaie infectée. Serenus voulut parler mais le seul son qui sortit de sa bouche fut un pitoyable gémissement. Le médecin releva la tête, fit ce qu'on pourrait appeler une moitié de sourire puis se repencha sur sa tâche. Serenus reposa sa tête contre l'oreiller et regarda autour de lui. Il vit certains champions qui étaient encore inconscient et d'autres qui se débattaient en hurlant. Serenus reconnu parmi eux Grâce qui, visiblement, n'avait pas envie de rester là plus longtemps. Un éclair de douleur le fit gémir et il foudroya du regard le médecin qui avait plongé un morceau de tissu imbibé d'alcool dans sa plaie. Le médecin l'ignora superbement et continua son travail.

Après une série de siestes bénéfiques pour son organisme, Serenus put enfin se lever. Il ne portait que ses sous vêtements et son corps était recouverts de bandages ensanglantés pour la plupart. Il devrait rester couché mais il voulait s'assurer que Neve allait bien. Il savait qu'il avait peu de temps avant qu'on le force à se rallonger. Les infirmières rodaient comme des loups autour d'une carcasse. Serenus trouva vite le lit de Neve. Il s'assit sur une chaise à côté et glissa l'œil dans la main de son ami. Il lui sourit et, quand il reprit connaissance, attendit un petit moment avant de dire :

« - Neve... Comment te sens tu ? Tu nous as fait une belle frayeur.. »

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Ilse Tonnevent
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMar 23 Aoû - 14:26

Dans les brumes d'une semi conscience, Ilse voit les silhouettes s'approcher inexorablement. Sombres, floues. Elle ressent alors une panique comme jamais elle n'en a ressenti. Et le peu d'attention qu'il lui reste est portée sur ceux qui semblent vouloir terminer le travail de l'Homme-Vapeur.

Une voix résonne soudain à l'entrée de la tente. Elle ne parvient pas à deviner qui est ce nouvel arrivant, sa vision est trouble. Puis, l'éclat d'une lame, un cri et enfin le bruit sourd d'un corps qui s'effondre. Il en reste d'autres pourtant, dont deux désormais à son chevet. Ilse remue légèrement mais elle n'est pas assez rapide ; ses mouvements sont rendus lents et engourdis par la douleur. Ses yeux se ferment alors, elle attend que le coup parte mais rien ne se passe. Quand elle se décide à les rouvrir, une nouvelle silhouette est apparue, immaculée, et elle comprend enfin. Elle reconnaît ces masques aperçus sur l'Île des Vents. Ce sont les Pièces de la Rose.

L'instinct de survie reprend le dessus ; elle ne compte pas crever dans une vulgaire infirmerie de Bellifère sans rien faire ! Elle n'attend pas que les assaillants trouvent une nouvelle ouverture ; elle puise dans ses dernières forces et roule sur le côté pour retomber à terre lourdement, dans un grognement sourd. Elle s'éloigne ensuite du combat, elle se traîne loin des silhouettes et s'appuie contre une façade après s'être emparée du premier objet qui lui est tombé sous la main ; sa dernière arme pour sa survie sera donc un pot de chambre. Très bien.

Elle lutte pour ne pas retomber dans l'inconscience, elle ne comprend pas très bien ce qui arrive, mais elle réalise bientôt que cinq silhouettes gisent sur le sol, dans une mare écarlate et poisseuse, et qu'on la laisse seule à nouveau. Il faut bien plusieurs minutes pour que les médecins reviennent, sidérés par ce qu'ils ont sous les yeux. Pendant que certains évacuent les corps et épongent le sang, Ilse est remise sur pieds et entraînée sur son lit, assaillie de questions auxquelles elle ne répond pas. Muette, tremblante, elle assiste enfin à l'arrivée des autres champions, dont la majorité arrive sur des brancards. Grim ? Je suis là. Que s'est-il passé là-haut ? Et il décrit ; les bestioles, les flammes, les explosions. La colère gronde en elle de ne pas avoir pu être encore sur place pour assister ses compagnons.

Les médecins l'incitent à rester allongée mais elle leur jette un regard noir et proteste contre ce Tournoi stupide, contre ces Bellifériens incapables d'assurer leur sécurité hors du combat, contre toute personne l'approchant de près ou de loin. Elle finit par se lever tout de même afin d'approcher du lit de Grâce, pour mieux être ramenée dans le sien au moment où elle s'effondre presque à son chevet.

Elle ne veut pas rester immobile. Le respiration sifflante, elle repense à ce qu'elle vient de vivre et un frisson parcourt son échine quand elle réalise qu'elle a failli y passer. Puis des hurlements hystériques lui parviennent. Une noble crie à s'en déchirer la voix et Eric n'a rien à lui envier. Les quelques paroles qu'elle entend parviennent même à la faire sourire. « Laissez-le entrer. S'il vous plaît. » Bien sûr qu'il est sa famille. Et quand il s'approche, elle retient un geignement de douleur, retrouvant un peu d'aplomb à le voir auprès d'elle. Ses paroles effacent pourtant le sourire qu'elle arborait à son entrée. « C'est pas mon sang, non. » Et elle ne dit rien de plus, son regard parlant pour elle ; je te raconterai plus tard. Pas maintenant. Au lieu de ça, elle se concentre sur Grâce qui entonne une litanie avec une hargne qu'elle lui a rarement vue. Nouveau sourire de la pirate qui se redresse tant bien que mal dans son lit.

« Ménage tes forces. T'auras l'air fine si tu t'évanouis sur ces crétins. » Puis un regard à Mayeul qui tient encore sur ses jambes alors qu'elle arrive à peine à se tenir assise. « On a encore réussi à retirer sa chemise à ce que je vois. » fait-elle remarquer, faussement moqueuse. Au moins, il s'en est sorti lui aussi.


Spoiler:
 


Oh won't you come with me, where the moon is made of gold. And in the morning sun we'll be sailing. Oh won't you come with me, where the ocean meets the sky. And as the clouds roll by, we'll sing the song of the sea.


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Alméïde de Sombreflamme
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMar 23 Aoû - 15:28

Sitara l'a suivie hors des tribunes et Alméïde en est soulagée. Elle entend encore les cris d'allégresse de la foule alors que les champions jouent leur vie dans l'arène qui était encore enflammée quand elle l'a quittée. Mais tout ça, la princesse l'écarte de ses pensées. Elle a sous les yeux une Mélusine très pâle et deux adolescents au visage tout aussi dépourvu de couleur.

« Elle a dit que Ilse irait bien, aussi. Et elle est pas là. »  Le cœur serré devant les inquiétudes enfantines, Alméïde se tourne vers lui et se met à sa hauteur, posant une main sur son épaule. « Mélusine a eu beaucoup d'émotions aujourd'hui et il a fait très chaud. Et puis elle se fatigue vite à cause du bébé, mais avec beaucoup de repos, elle ira mieux. Je te le promets. » Et ce ne sont pas des paroles en l'air, prononcées par le médecin qui compte bien faire ce qu'il faut pour que la marquise se remette sur pieds. Quitte à l'enchaîner à son lit le temps qu'elle prenne le repos nécessaire.

Le garde revient alors avec l'eau demandée et elle le tend à Arsène. « Bois un peu, ça ira mieux, tu verras. » Mais c'est sans compter sur le brouhaha de la foule annonçant la fin du combat et le passage soudain des brancards au moment même où Mélusine se réveille.

« Non, reste allon... » Mais c'est peine perdue, la voilà qui s'éloigne avec les gosses accrochés à chaque main. La princesse pousse un soupir et jette un regard à Sitara avant de les suivre dans les couloirs bondés. Mélusine avance d'un pas trop rapide et bientôt, elle la perd à travers la foule qui s'amasse près de l'infirmerie dans l'espoir d'apercevoir l'un des champions. Il ne manquerait plus qu'elle tourne de l’œil au milieu de tout ce monde ! Elle n'arrive pas à la retrouver d'ailleurs, dans cette cohue. Seule la douce mélodie de ses hurlements la guident et elle repère soudain Agathe et Arsène, restés en arrière. Il faudra qu'elle dise quelques mots à son amie quand elle sera sortie de là. Elle laisse ces gosses sans surveillance et elle s'inflige un stress indéniable alors qu'elle devrait aller s'allonger afin de se remettre de ses émotions ! Alméïde garde ses remarques pour elle, au moins pour le moment, et avise les deux jeunes gens à ses côtés.

« Venez, ne restons pas ici. Je vous ramène au palais et je laisserai un mot à Mélusine pour qu'elle vienne vous chercher quand elle sera de retour. » Elle ne peut rien promettre de plus. Elle entend un garde parler de la championne de la Ville Basse qui est apparemment éveillée, quelques commentaires sur les derniers assauts de l'Homme-Vapeur, des gloussements frénétiques de la part d'un petit groupe de femmes venues voir leurs idoles. Mais tout cela, elle l'écarte quelques temps de ses pensées. Tout comme elle s'écarte de l'infirmerie avec les adolescents. Là, elle se tourne vers Sitara. « Je retourne au palais avec eux. Tu veux veux m'accompagner ou préfères-tu aller retrouver Anthim ? » Il finira bien pas retourner au palais lui aussi, de toute manière. Mais la princesse n'en peut plus de cette atmosphère étouffante d'une allégresse malsaine face à la souffrance d'autrui. Elle n'a qu'une envie, c'est s'éloigner promptement.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMar 23 Aoû - 16:51

Augustus s'ennuie ferme.
A qui veut  l'entendre, il expliquera que le Tournoi des Trois Opales est un événement important, voir capital de la culture Ibéenne et, par extension Belliférienne. Il vous expliquera que, de son temps, il a lui-même récupéré son petit lot d'opales, lorsqu'il était encore prince. Il vous dira aussi que, même aujourd'hui, il donnerait bien des ennuis à ces petits jeunes. Réflexion qui s'accompagnera sûrement d'un rire d'auto-dérision, une qualité que Catarine lui répète toujours de mettre en valeur.
Mais voilà, au fond, Augustus s'ennuie souvent devant le Tournoi. Oui oui, c'est important, c'est grand, c'est beau, mais des combats épiques, il en a déjà vu un certain nombre. Et rester assis pendant que d'autres se battent devant des menaces fictives, ça l'ennuie rapidement. Malheureusement, lorsqu'on est empereur, on ne peut pas véritablement se lever et quitter la pièce pour aller pisser. Alors il reste là, l'air attentif, applaudissant chaque prouesse, commentant parfois avec sa délicieuse chère et tendre qui, dans ses bons jours, lui répond avec un regard noir.

On peut voir comment, parfois, son regard sévère dérive sur ses divers enfants, Octave, Sixtine, Castiel... non, non, Castiel, malgré ses capacités à être insupportable et à mettre en péril son autorité avec ses idioties, ne fait pas partie de sa progéniture. Cela ne l'empêche pas de recevoir parfois des regards impitoyables de l'empereur (qui n'avouerait jamais ô grand jamais que l'individu puisse le faire rire).
Il sonde aussi sa cour, ses ducs, dont cette satané vieille bique d'Ermengade qui a failli lui faire avoir un arrêt cardiaque à l'annonce de son champion, enfin de sa championne. Augustus n'est pas contre toutes ces histoires de puissance de la femme, etc, etc. Par Mirta, est-ce qu'ils ont déjà rencontré sa femme, ceux qui prétendent que la force est une denrée masculine ? Bref, tout ça, ok, si on veut, chez soi, pourquoi pas. Mais en public ? Dans son duché de naissance ? En Bellifère ? Cette vieille guenon n'a que ça à faire, de rajouter des problèmes sur le dos d'Augustus ? Ce n'est pas parce qu'on est un dirigeant qu'on peut juste imposer sa vision du monde et bouleverser toutes les traditions sans assurer ses arrières. Il repense parfois aux multiples agressions de mauvais goût de la semaine et il a envie d'aller décapiter lui-même cet Homme-Vapeur rien que pour expulser sa rage un bon coup.

Après ce qui lui semble une éternité, les champions sortent enfin vainqueurs de l'épreuve et Augustus se lève avec tout le monde pour applaudir (aussi chaudement qu'il en est capable) les survivants. Une belle hécatombe quand même, tout cela. Il est un peu déçu, surtout pour les Ibéens, surtout les nobles, surtout Hiémain en fait. Mais bon, heureusement, il n'a aucun champion véritablement à lui dans le tas, donc il peut s'en tirer à féliciter puis consoler tout le monde sans trop paraître hypocrite.
Et en parlant d'hypocrisie, après la minute d'applaudissement minimale, le voilà, l'empereur, qui se sépare (enfin) de la compagnie de sa délicieuse et divine épouse pour rejoindre le Duc de Lagrance. Fier et impérial, il arrive à arracher un sourire à son visage de marbre, pour lâcher avec relativement d'émotion le peu de flatterie qu'il sait produire : « Votre Grâce, permettez-moi de vous féliciter personnellement pour votre championne, elle fait honneur à votre duché. »

Voilà. Il a été poli. Maintenant il peut faire subtilement comprendre au Duc de s'éloigner un peu des gens pour parler au moins un tout petit peu tranquillement. Les gradins commencent à se vider et il arrive en quelques pas à le garder à distance de la majorité des oreilles. Pas qu'il lui dise quoi que ce soit de secret. Juste qu'il n'aime pas quand il y a trop de gens en même temps. Surtout des gens proches de sa femme, pour ne citer qu'une personne. Enfin, là, il peut parler comme il veut. « J'ai appris que l'ensemble de la haute noblesse ainsi que les champions de Faërie ont reçu des lettres de menace aujourd'hui. » La déclaration est simple, directe, franche, digne de l'Empereur. Et il est difficile de savoir si cela l’indiffère, l'énerve ou le réjouit, tant son visage est emmuré dans une expression sévère. « Je voulais vous assurer, avant toute chose, que la couronne d'Ibélène n'a aucun lien avec ces actes barbares. » Ah, ah si, on peut commencer à lire un peu de colère dans le grondement au fond de sa voix, quelque chose de bien rauque, et de bien retenu. « Je parlerai à la Duchesse de Bellifère de tout cela, je ne doute pas qu'elle ne soit déjà en train de tout faire pour défaire cet ignoble complot. » Et puisque c'est quand même grandement de sa faute si on est autant dans la m-... dans les ennuis, elle a intérêt à se bouger le c-... à se mobiliser pour régler tout cela. « En attendant, je voudrais mettre à la disposition de l'ensemble de la haute royauté Faë la garde impériale d'Ibélène, afin d'amplifier votre protection, si cela vous semble nécessaire. » Il n'arrive pas à dire ça de la manière la plus aimable du monde, mais au moins, il a l'air sincère. « Je peux comprendre que vous soyez méfiant à cette idée, mais vous serait-il possible de transmettre cette offre à l'ensemble de votre délégation ? » Il s'éclaircit légèrement la gorge avant d'ajouter. « L'offre comprend aussi, bien entendu, votre Impératrice. »
Et c'est là qu'on peut commencer à comprendre pourquoi c'est à Denys qu'il a parlé. Parce qu'alors qu'il prononce ce nom, il a le regard qui remonte discrètement dans les gradins, juste pour vérifier que sa céleste et délicate épouse soit hors de portée d'oreilles. Il sait qu'elle finira par apprendre ce qu'il trafique. Mais si cela pouvait juste être demain plutôt qu'aujourd'hui...

977 mots:
 
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMar 23 Aoû - 22:08

La carcasse mécanique s'effondre, sous les assauts multiples des champions. Le souffle me manque, et mon cri de rage s'estompe pour laisser place à ce silence... Lourd, chacun restant dans l'expectative, encore incapable de se réjouir. Le souffle de l'explosion nous atteint tous par surprise. Je n'ai pas le temps de réaliser, alors que je suis projetée contre le mur de l'arène comme un vulgaire pantin désarticulé. Mes poumons se vident subitement, et la souffrance causée aurait certainement eu raison de moi si les drogues administrées par Marianne ne l'estompait pas.

La poussière retombe sur le Colysée, pour ne me révéler plus que trois autres silhouettes encore debout : Serenus, Octavius et Mayeul... Nos deux plus solides gaillards, et le Voltigeur qui a eu la chance d'être protégé de l'assaut précédent par le sacrifice de son ami. Je lance un regard hagard autour de moi. Je les aperçois, corps immobiles...

- Marianne...? Lionel...

Ma voix n'est qu'un fin murmure, alors que je tente de les appeler. Plus loin, Hiemain et Grâce sont aussi inconscients. Sur les dix, nous ne sommes plus que quatre. C'est fini. Et le Destin soit loué...

Je suis encore debout.
J'ai triomphé.

J'ai réussi, et me hisse à cette place des meilleurs combattants de cette décennie. J'entends les acclamations de la foule, qui soudain emplissent l'air, et m'extirpe de ma torpeur. Je lève un regard hébété vers les gradins, alors que je l'entends aussi loin... L'hurlement de mon dragon, dans mon esprit. Je gronde, avec fierté, et lâche à la face de Bellifère avec la rage qui m'anime encore :

- Pour Lagrance ! Et pour tous ces bâtards qui ont douté des faës et de nos combattantes ! Qu'ils osent me défier !

Chaque cri est une souffrance, autant qu'une libération. Je lance ce regard plein d'audace vers les tribunes, l'oriente ensuite vers celle de Lagrance où se trouvent le Duc et mon Capitaine. Je veux qu'ils sachent, tous, que je me suis battue pour eux, pour Lagrance... Et qu'aujourd'hui non plus, je n'ai pas plié.

Il me coûte de rester debout, et encore plus de tenter de marcher. Quand j'aperçois Octavius qui se rapproche, l'envie me prend subitement de lui coller mon poing dans la figure en me remémorant les derniers événements.

- Toi...

J'avance vers lui, de quelques pas. Je serre les poings, mais manque de me rétamer en jaugeant mal les distances. J'aurais peut-être gâché mon précédent effet si Mayeul ne m'avait pas rattrapé.

- Lâche-moi !

Je le repousse, avec les maigres forces qu'il me reste... Et titube un peu avant de me raccrocher fermement à son bras.

- D'accord, d'accord... Oublie ce que je viens de dire.

Je laisse passer Octavius, qui soutient Marianne, subitement refroidie. Je fronce le nez, mauvaise, mais ne me fend d'aucun commentaire avec la blessée qu'il a sous le bras... Et qui m'a certainement sauvé la vie, cette fois. L'idée a quelque chose de saugrenue. De quoi doucher mes ardeurs.

Je me laisse raccompagner par le Voltigeur jusqu'à l'infirmerie, où je m'écroule sur une chaise dès qu'il ne daigne plus me servir d'appui. Je ne sens que la douleur, en fond, mais le sang qui coule et s'égoutte est bien réel. L'effet de la drogue est effrayant sur mon organisme, et je crains subitement les effets secondaires quand elle s'estompera.

Je sens déjà un mal de crâne poindre quand Grâce commence à hurler, et que Mayeul se croit assez fou pour la raisonner, et Mélusine par la même occasion. Je ne fais pas de commentaires, et m'assombris quelque peu devant la détresse de cete dernière. Il me faut la force de me lever encore, et me rendre auprès de Neve.

Je le surplombe, l'expression fermée. J'attends que les soignants se retirent pour me rapprocher. Ma main gagne sa chevelure d'ébène, pendant que la deuxième enserre la sienne, avec une poigne qui fait trembler mon bras endolori. Je souffle entre mes dents, en reposant mon front contre son épaule :

- Imbécile...

Je me reprends, bien vite, en avisant Serenus qui se rapproche. Je le lâche pour remettre de la distance, à attendre plus loin que le sol et le plafond arrêtent de vouloir se confondre.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMar 23 Aoû - 22:36

Tristan était né faë, mais il avait admiré les prouesses de l’homme de fer. Réellement. Intrigué, curieux de savoir comment un tel objet pouvait être construit. Peut-être était-il davantage influencé qu’il ne le pensait, par ses origines erebiennes, bien qu’il ait fini par cesser de s’en inquiéter. Ces derniers temps avaient été bien trop mouvementés, pour qu’il puisse réellement se soucier d’autre chose. Toujours est-il que sa présence à ce tournoi, et le fait que Maelys y concoure, en faisaient partie. Si rien ne leur était arrivé, leur vie serait assez… commune. Mais cela importait peu, en l’instant. Pas du tout, même, à vrai dire. Il avait été, tout le temps du combat, concentré sur Neve et Maelys. S’il l’avait voulu, il n’aurait pas réussi à prêter attention aux autres, tant il s’inquiétait pour eux. Il les savait coriaces, prêts à se battre jusqu’au bout, ou à soigner et soutenir les autres dans le cas de son ami, mais leur adversaire devait être davantage résistant, et il avait été conçu pour ça. S’ils étaient, eux, faits pour se battre, en tant que chevaucheurs, cela n’avait rien à voir avec ce à quoi ils s’opposaient. Et pourtant… Tristan avait retenu sa respiration, à chaque coup, à chaque riposte, à chaque action inconsidéré ou pas suffisamment réfléchie. Il avait vu, à chaque instant, le danger encouru.

Mais il avait surtout vu la bravoure, la ténacité. L’esprit d’équipe, même si tous les combattants, tous les champions, n’étaient pas soudés. Il avait vu cette association forcée, cette association qui pouvait sembler inadaptée, causer des miracles. Ils auraient pu échouer, ne pas se coordonner, mais ils y étaient parvenus. Tous ensemble, pas uniquement Maelys et Neve. La prouesse qu’ils avaient accomplie valait bien plus que la construction – magnifique, terrifiante et terriblement inspirante, au demeurant – qu’on leur opposait. Avec suffisamment de travail, de matériaux, de persévérance, chacun pourrait parvenir à reconstituer une telle invention. Revivre la symbiose qui semblait se dégager de ces champions que tout oppose, que des tensions animent – ne serait-ce qu’entre la voltigeuse qui avait été piégée dans les flammes aux côtés de sa protégée et cette dernière ? Rien n’était moins sur.

Comme tous les autres, il se perdit en acclamation de la liesse qui les prenait, en voyant le monstre trembler. Et tressaillit, alors qu’il explosait. S’il n’avait pas accouru aux côtés de Neve, dès qu’il avait été sorti de l’arène, c’était simplement pour ne pas faire défaut à Maelys. Pour ne pas l’abandonner, alors qu’elle se trouvait face à un tel danger. Elle ne le regardait surement pas, dans les gradins, mais il se devait d’être là. Il s’excusa cependant auprès de son duc, alors que tous quittaient l’arène, pour se rendre à l’infirmerie. S’il refusait de le laisser passer, il finit par se glisser dans leur dos, alors que divers cris attiraient davantage leur attention, et se rapprocha de sa Championne, sa Chevaucheuse, et de son ami. Ils étaient mal en point, mais victorieux. C’était tout ce qui devait compter pour eux, n’est-ce pas ? Souriant, il prit place à leurs côtés.

« Je vous ferai bien vous lever, mais je crains que vous ne vous prosterniez face à moi. Vous vous en êtes sortis magistralement. Je ne saurai décrire le mélange de crainte, d’excitation, d’exaltation, que vous fédériez, dans les gradins, mais vous avez mérité cette victoire – aussi difficile ait-elle été. Cela n’a guère d’importance, mais vous avez ma fierté. Et mon admiration. »

Oui, c’était aussi simple que ça.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMar 23 Aoû - 23:44

Neve ouvrit les yeux avec peine. Il n’avait pas rêvé, il n’avait pas dormi ; seule une insondable torpeur n’avait cessé de l’étreindre. Il lui sembla qu’une année entière s’était écoulée, les minutes étaient comme des pierres. Il redressa maladroitement la tête pour aviser son corps meurtri, zébré de bandages, une épaule orientée de façon tout à fait incongrue ; il eut la nausée. Le bonheur – ou plutôt la satisfaction, d’être en vie fut de bien courte durée, laissant bientôt place à une colère qui lui était si peu familière. Les minutes s’écoulaient mollement, entrecoupées de brefs instants d’inconscience, rythmées par quelques vaines tentatives pour se redresser. Neve se sentait immensément seul, dans cette pièce exiguë respirant les pommades et les baumes. Il écoutait son sang battre irrégulièrement à ses tempes, sans savoir s’il devait se réjouir de ce son de vie, ou regretter le silence de sa longue torpeur. Bientôt, il perdit connaissance à nouveau, abasourdi par la douleur qui élançait chacun de ses membres.

Im-bé-cile. Les syllabes s’alignèrent dans son esprit avec force de maladresses. Sous la chaleur si singulière des paumes de Maelys, Neve revint à lui. Durant une poignée de secondes, il se refusa à ouvrir les yeux, jusqu’à ce que son amie se retire et qu’une présence nouvelle n’emplisse l’espace ; il s’agissait de Serenus. Le jeune ansemarien ne trouva pas la force de retenir son amie, bien que sa main un instant chercha la sienne ; il se sentait aussi faible qu’un nouveau-né. Lorsqu’il rouvrit les yeux, Serenus se trouvait à son chevet, le corps aussi parcouru de bandages qu’une poupée funéraire et, élément étonnant s’il en était un, en sous-vêtements. Neve s’empressa de détourner le regard, non pas à cause desdits sous-vêtements, mais véritablement honteux que son ami le découvre dans une position si lamentable – ne serait-ce qu’incapable de tenir sur ses jambes. Toutefois, cette présence chaleureuse était un immense réconfort. À la question de Serenus concernant son état, Neve hésita entre : exaspéré, nauséeux, meurtri, irrité, seul, irascible, outré, piteux, idiot, vivant, rageur, faible, malhabile, biliaire, fatigué, désabusé et lunatique. Il répondit finalement, dans un souffle :

Bien, et toi ?

Tristan les avait rejoints, et Neve se fit tout petit. Ses paroles étaient comme un baume au cœur, qui comme tout un chacun n’était pas demeuré imperméable à cet amoncellement de maux. Malgré tout, le fiel toujours suintait dans les veines du jeune ansemarien. Tout lui semblait source de colère : ce tournoi, où l’apologie était aux corps démolis, Bartholomé d’Ansemer, dénigrant jusqu’à l’honneur de son duché pour satisfaire quelque vengeance personnelle en expédiant Neve se faire massacrer dans l’arène, l’Homme-Vapeur, qui avait tant détruit autour de lui, les mœurs sauvages des bellifériens, et enfin lui-même. C’est ainsi qu’il prononça ces mots à l’attention de Tristan, la voix faible :

Il n’y a rien d’admirable à risquer sa vie pour épater…, les mots lui coûtaient, sa phrase demeura en suspens, mais une conclusion opportune aurait été : des bourgeois.

Il n’avait aucune envie de poursuivre ce tournoi, sa place était loin d’ici – si tant est qu’un tel évènement put accueillir quiconque de sensé. Il avait envie de sentir la mer, de retrouver Inespéré, d’avoir foi en l’homme de nouveau, dans toute la simplicité qu’un tel sentiment implique. Les visages défaits, exténués de chacun des champions – et de Mélusine de Séverac, qui avait pénétré en trombe dans l’infirmerie, n’avaient rien d’admirables. Leur solidarité face à l’adversité était le résultat d’un instinct de survie prononcé, et bien que chacun veillât sur son coéquipier, voir des hommes et des femmes se faire matraquer en public par le bras mécanique d’un géant de fer n’avait rien d’admirable. Tout ce tournoi était décidemment à des lustres de la philosophie de vie de Neve.

Bartholomé n’est qu’un sale con, lâcha-t-il finalement entre ses dents.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMer 24 Aoû - 1:19

Il y a cette furieuse et dernière explosion qui frappe l’arène. Même s’il n’a été jusque là que peu intéressé, Denys ne peut s’empêcher de retenir son souffle et soupire longuement de soulagement apercevant Maelys encore debout. Et ce n’était pas tant parce qu’elle était sa championne et qu’elle faisait partie des rares candidats encore debout, mais bien parce qu’elle était vivante et sensiblement moins amochés que les autres. Il s’apprête à sortir de sa loge, le duc de Lagrance, quand une garde fournie se place à l’entrée de celle-ci et laisse apparaître l’Empereur d’Ibélène. Rien que ça. Légèrement surpris, mais gardant malgré tout son habituel sourire ourlant ses lèvres, Denys répondit avec la même politesse au salut d’Augustus d’Ibélène. « Merci de cette attention votre Altesse, je suis touché par l’intérêt que vous portez à la victoire de notre championne. » Mais il n’était pas dupe, loin de là. Dès le premier instant il savait que l’Empereur n’était pas venu le voir pour le féliciter simplement, et d’un coup d’œil à sa femme et à Tristan qui l’accompagnait, il les laissa partir sans besoin de l’attendre, et marcha quelques pas à l’écart avec Augustus. Enfin, quand ils furent à l’abri des oreilles indiscrètes, c’est sans emphase et sans détour que l’Empereur explicita les raisons de sa venue. L’air neutre mais attentif aux paroles de son interlocuteur, curieux de savoir s’il n’y avait pas anguille sous roche. Toutefois, il écouta jusqu’au bout et eu un léger sourire quand il proposa également de faire l’offre à l’Impératrice Chimène. Il n’eut pas besoin de suivre le regard d’Augustus pour savoir qui il cherchait du regard, Catarine, réputée pour être aussi intelligente que sournoise.

« Je vous remercie pour votre sollicitude, Altesse. Vos mises en œuvre pour retrouver les auteurs de ces menaces et votre proposition sont tout à fait appréciables, et soyez assuré que j’en parlerais à mes confrères Faës, ainsi qu’à l’Impératrice Chimène dans les plus bref délais. Pour ma part, je serais enclin à accepter sans tarder votre offre. Mais permettez moi de revenir vous voir une fois que j’aurais la réponse de son Altesse. » Il n’eut pas besoin de préciser, vu les manœuvres que mettait en place Augustus pour échapper à son épouse, qu’il valait mieux que lui ou un homme à son service lui transmette le message plutôt qu’un suivant de l’Impératrice.

Après avoir salué de nouveau l’Empereur Ibéen et prit congé de lui, le duc de Lagrance se dirigea vers l’infirmerie, où curieusement, on ne lui refusa pas longtemps l’entrée malgré les protestations. Il ne fut pas surprit cela dit de voir que d’autres avaient réussi à forcer le passage, légalement ou non, et se trouvaient au chevet des champions, pour certains encore dans le coma. C’est vers la sa championne que se dirigea le duc, où un attroupement conséquent semblait s’être formé avec notamment le marquis d’Amar qui l’avait quitté un peu plus tôt. A peine arrive-t-il que le duc capte le commentaire du pauvre champion d’Ansemer, fort peu reconnaissant du choix de son propre duc. C’est prompt à faire sourire Denys, même s’il espère que sa championne ne pense pas la même chose de lui. C’est d’ailleurs elle qu’il capte bien vite, de son regard limpide où se lit, peut être, une pointe de regret. D’abord, il s’adresse aux trois champions Faës qui sont présents :

« Je vous félicite, champions, vous avez admirablement bien combattu, même si l’on espère d’un bon combattant qu’il sache se servir d’autre chose que sa force. Que Callia veille sur vous et vos blessures. » Personne n’ignorait vraiment que le duc de Lagrance exécrait cette violence incompréhensible et qu’il n’avait guère prit de plaisir à ce petit spectacle. Enfin il se tourna vers Maelys, s’approcha d’elle de quelques pas, même si les mots qu’il dirait seraient sans doute entendus par les quelques personnes autour. « Vous plus que les autres avez mon respect Maelys, et croyez bien que je regrette de vous avoir envoyé sur ce terrain de violence. Vos talents méritent de prendre part à de plus belles batailles. Que vous gagniez ou non une opale, sachez que vous faite la fierté de Lagrance. »

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Hiémain de Sylvamir

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMer 24 Aoû - 12:02

C’est à peine s’il se souvient du choc final. Il a frappé l’Homme Vapeur une dernière fois, joignant ses forces à celles de Mayeul et tous les autres et finalement, un souffle dévastateur suivi d’une explosion  fait perdre connaissance à Hiémain. Il a juste le temps de voir l’immense créature de fer s’effondrer et emporter dans sa chute d’autres champions.

Et ne reste qu’un immense vide noir, presque apaisant. Et au moins ici, nulles douleurs.

Il ne sait pas combien de temps s’est écoulé depuis qu’il a perdu connaissance, ni ce qui a bien pu se passer ou l’état dans lequel il se trouvait. Il avait juste conscience qu’il avait mal, que chacun de ses membres étaient lourds, que l’idée même de faire un mouvement était douloureux et qu’un poids pesait doucement contre lui, délicat. Et pour un peu il entendrait presque des reniflements typiques d’un sanglot s’il n’avait pas encore les oreilles légèrement sifflantes. Lorsqu’il ouvre les yeux, il cligne plusieurs fois comme si la lumière l’agressait, et mobilisant toutes ses forces, il tourne la tête vers ce qui prend un peu de place contre lui et en fait, une part à l’intérieur ne s’étonne même pas de ce qu’il voit. Un maigre sourire étire ses lèvres, même s’il sait que tôt ou tard, il aura droit d’entendre un long sermon, le punissant d’avoir agit inconsidérément et d’avoir risqué sa vie, là où il avait promit de faire attention. Avec ce qui semble être une éternité, il déplace son bras et caresse du bout des doigts le visage de sa Mélusine, blotti contre lui sur ce lit terriblement étroit.

« Hé toi. »

Sa voix est peut être un peu éraillée, la poussière inspirée n’est sans doute pas étrangère. Curieusement, il a l’impression d’avoir moins mal avec sa chère et tendre à ses côtés, et il constate que la douleur est surtout due aux coups reçus qu’à de quelconques plaies sur sa peau. Lentement mais surement, il se tourne vers sa petite fée, la prenant dans ses bras et la serrant contre lui, murmurant à son attention quelques mots.

« Pardon de t’avoir inquiété. » Oui, il avait dit qu’il ferait attention, oui il était blessé, oui il n’avait pas géré. Mais il n’était pas dans son caractère de laisser les autres se faire démonter sans rien faire. Cependant, il s’en voulait un peu d’avoir obligé Mélusine à assister à ce spectacle stupide et l’avoir inquiétée pour presque rien. La tirant encore un peu plus contre lui, son front contre le sien, il ne dit rien pendant une poignée de seconde avant de rouvrir les yeux : « C’est quoi cette histoire de couver les œufs de sa femelle ? » Et il a un fin sourire, moqueur, accentué d'un soupir de la part d'Obéron et d'un gloussement de Stellaire.

Spoiler:
 



Cette âme est pleine d'ombre, le péché s'y commet. Le coupable n'est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l'ombre — Victor Hugo.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMer 24 Aoû - 12:47

Les p’tites sont pas là et c’est ma foi ben mieux. Choquée, je regarde ce qui se passe dans l’arène – mon Ilse ratatinée sous les coups d’cette horreur affreuse, et je serre la main de mon capitaine. Maudits chiens savants. C’pas sur les flots qu’on aurait de telles affreusetés, pour sûr : et j’ai peur pour ma Marianne, pour ma Grâce, qui luttent encore sur le sable gorgé de leur sang. Autour de moi, ça hurle et ça braille, les pirates donnent de la voix pour encourager nos gueuses – parce que c’est comme ça l’Audacia, on est une grande famille et on se serre les coudes.

Un cri étranglé nous échappe collectivement, d’ailleurs, lorsque la mêlée s’achève et que nos donzelles s’écroulent comme des vierges effarouchées, couchées dans l’arène au milieu d’un monceau de débris. Qu’elles se sont bien battues ! Je suis fière d’elles, et à mes yeux elles ne sont pas vaincues. Je laisse le Louis s’encourir après la Ilse, et je dégringole les gradins pour rejoindre Marianne, évacuée dans les bras de ce Voltigeur musclé donc certaines des filles à bord feraient bien leur quatre heures. D’un regard noir, je force l’entrée de l’infirmerie et reste auprès de Marianne jusqu’à ce que Grâce s’éveille – et tempête un monceau d’infamies. Un rire étranglé m’échappe, et sans mot dire je la rejoins pour la prendre dans mes bras et la serrer contre moi.

Tu t’es bien battue, petite. Repose-toi, maintenant.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMer 24 Aoû - 12:52

Sentant leur fin arriver, les champions et l'Homme-Vapeur s'affrontent dans un dernier assaut terrifiant. Marianne voit Mayeul frappé de plein fouet par les missiles, mais il tient encore debout, anesthésié par ses potions. Puis Octavius se prend un nouveau coup, terrible, et elle croit entendre ses os craquer sous le choc.
Enfin, dans un grincement sinistre, la Machine s'effondre sur le sol.
Des cliquetis de rouages s'enclenchent, avant même que Marianne comprenne ce qui se passe, et ils sont tous soufflés par l'explosion. Encore accrochée à Maelys, la Voltigeuse percute elle aussi le mur de l'arène et s'effondre au sol. Un morceau de métal s'écrase près d'elle, sa main se referme dessus avant de sombrer dans l'inconscience.

Elle croit se réveiller peu de temps après... incapable de réfléchir, engourdie par la douleur... elle sent qu'on la porte. Un torse poisseux de sueur et de sang, une odeur de chair brûlée. « Joli travail, docteure. »
A nouveau le vide, puis elle ouvre les yeux. On la porte encore, dans un poste de secours qu'elle connaît bien. Mais... « Qui c'est le chirurgien... qui a salopé tout le sol comme ça ? Amateurs... laissez faire mon père. » Ah non, pas la bonne époque. Pas le bon Tournoi.
Quelqu'un la dépose sur un lit. Elle prend le temps d'émerger, que les trente-six griffons au-dessus de sa tête disparaissent. En parlant de griffon...
La canonnière amenée en brancard. Cinq individus qui entrent dans l'infirmerie. La Rose. Ah, d'accord Iode.

Ah.

Ah ! Ilse !
Marianne se relève en gémissant. Elle est restée allongée combien de temps ? Assez pour que Freyja se soit matérialisée à son chevet. Oh, Freyja ! Rien que la vue de son amie de toujours lui fait un bien fou. Sur le lit voisin, Ilse est bien vivante, avec Louis penchée sur elle. « C'est pas mon sang, non. » Ah oui, le sang. La Rose Écarlate porte bien son nom, c'est fou.
Rassurée, la médecin observe le reste de l'infirmerie. Grâce est en piteux état, mais elle trouve encore l'énergie de râler, ce qui la fait sourire. Un Mayeul amoché tente de la calmer. Hiémain semble avoir une garde-malade bien attentive à ses côtés, elle le remerciera plus tard de l'avoir protégée. Enfin elle aperçoit Neve, entouré de Serenus et Maelys. Maelys, bon sang ! Qu'elle a tenu en vie en oubliant momentanément sa rancœur ! Mais Marianne a de la peine pour le jeune soigneur. Elle a fait tout son possible pour le maintenir en vie, mais la Machine s'était tellement acharnée sur lui...
O Callia, merci, ils sont tous vivants...

D'un coup, elle se rend compte que sa main est fermée sur quelque chose... elle ouvre les doigts, découvrant une pièce de métal. Toute cabossée, encore maculée de sang, sylvacier et orsang ont fondu sous l'explosion pour s'entremêler. Une fois nettoyé, l'objet serait presque joli.
Marianne quitte son lit pour rejoindre celui de Grâce. « C'est bon ! J'suis pas mourante et c'est moi la médecin ! Quelques brûlures, je saigne même pas ! Écartez-vous ! »
Enfin on la laisse passer. Rejoignant Mayeul et Freyja, elle dépose le morceau de l'Homme-Vapeur entre les mains de son amie Voltigeuse. « Tiens, ma belle. Ce trophée ne vaut pas une Opale, mais ça te fera un beau souvenir. Tu l'as réduit en bouillie ce tas de ferraille. Tu peux être fière, on a gagné. TU as gagné. »
Elle avise le Cielsombrois à côté d'eux. Encore et toujours debout. Elle a eu la main lourde avec ses remèdes. « Toi, ne pense pas que ce sera une habitude. Je t'ai donné des sacrés doses, gare à la descente. »

Elle sent l'adrénaline du combat retomber. Il est temps pour elle de vraiment se reposer ; mieux vaut le calme de sa loge que toute l'agitation de l'infirmerie.
En partant, elle s'adresse à toute les championnes, en écho aux paroles d'Ilse il y a cinq jours de ça – une éternité !
« Ce soir. Dans ma loge. Soirée entre filles au chaud. Et pas question de refuser. »
Cinq minutes après, elle dort à poings fermés dans sa loge, un petit Noiraud ronronnant lové dans ses bras.

résumé provisoire:
 







J'ai pour moi les vents, les astres et la mer.


Marianne • #006666
Iode • #663300


Dernière édition par Marianne d'Orsang le Mer 24 Aoû - 15:15, édité 2 fois
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Anthim d'Erebor
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMer 24 Aoû - 12:54

Finalement, ce n’est pas si plaisant que ça a regardé, et bien vite, les traits moqueurs d’Anthim s’étirent dans une moue presque dégouté. Il faut avouer que l’Homme Vapeur fait des dégâts pour le moins monstrueux, et il ne se fend pas d’un énorme sourire, le duc d’Erebor, en voyant le champion de Sombreciel se fait malmener durement. Il n’est même pas spécialement vexé de le voir encore debout une fois l’explosion passée et les autres champions tombés à terre. Ils ne sont que quatre à s’être relevé, et la championne d’Erebor n’en fait pas parti. Il pourrait se vexer, Anthim, mais il est plus porté d’une forme d’inquiétude à son égard, et il regarde, attentif, les médecins emmener les corps vers l’infirmerie.

Quelques minutes plus tôt, il avait vu Alméïde et Sitara quitter un peu prestement la loge d’Erebor, trouvant ce spectacle trop affligeant et violent pour elle, ce qu’il pouvait aisément comprendre. Un garde lui avait rapporté qu’elles se trouvaient toutes deux en compagnie de la marquise de Sinsarelle qui avait fait un malaise et s’étaient dirigées vers l’infirmerie une fois les combats finis. Aussi Anthim songea-t-il à les rejoindre, aussi bien pour retrouver son épouse et sa sœur que pour féliciter Grâce malgré cette perte de conscience au dernier moment. Hélas, si on ne lui refusa pas l’entrée, il constata que l’infirmerie était par trop remplie et s’il entendait les cris de Grâce, il pouvait la voir déjà occupée et avec de la compagnie.

« Vous confierez à la Championne d’Erebor toute ma gratitude et mes félicitations pour son combat. Qu’elle se repose en compagnie de ses amis. »

Qu’il souffla à l’un de ses gardes, chargé de fait de rester sur place jusqu’à ce qu’il soit autorisé à passer ou que Grâce sorte de l’infirmerie. Anthim qui ne vit pas immédiatement sa femme et sa sœur se dirigea donc vers la sortie pour rentrer au palais ducal de Bellifère en attendant que vienne la cérémonie de récompense qui aurait lieu le soir même, si tout se passait bien. En chemin pourtant, là où la foule se décantait doucement, il eut loisir de retrouver son épouse, sans Alméïde visiblement.

« Hé bien, tu es toute seule ? Je te croyais en compagnie d’Alméïde. Où est-elle partie ? »

Proposant son bras à son épouse pour reprendre le chemin, il afficha un regard curieux, s’interrogeant sur ce qu’elles avaient bien pu faire et pourquoi elles n’étaient plus ensemble. A dire vrai, le duc s’était attendu à le retrouver toutes les deux au palais.

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Dernière édition par Anthim d'Erebor le Mer 24 Aoû - 15:04, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMer 24 Aoû - 13:27

Je n’ai rien vu du combat, et c’est tant mieux. Parfois, cette cécité est une bénédiction, vraiment ! Maintenant que le combat est achevé, je donne les premiers soins à la championne rescapée de Lagrance, ma collègue Chevaucheuse Maelys : elle n’a pas de fracture, d’après mon examen préliminaire, je la remets donc entre les mains compétente d’une infirmière, avant de m’intéresser à l’autre rescapé, un Voltigeur cette fois, et que je connais pour l’avoir rencontré à Arc-en-Fleur. « Ça risque de piquer un peu. Tu as des côtes abîmées, je vais m’en occuper. » Doucement, je palpe les chairs malmenées, sollicitant ma magie pour rafistoler le tout. « Tu devras te reposer quelques jours pour que l’enchantement agisse vraiment, et je viendrai le renouveler chaque jour, d’accord ? » J’ai parlé bas : la magie n’est pas en odeur de sainteté ici en Bellifère, et je n’ai pu venir que par mon statut de guérisseuse. Je suis censée prendre soin de Neve, qui ne peut se soigner lui-même ; aussi, je laisse là un Mayeul un peu en meilleur état pour me faufiler dans l’infirmerie. Maelys est avec lui, je reconnais l’odeur de ses cheveux malgré le sang et les substances qui la recouvrent. Je m’assure rapidement qu’il n’a rien de cassé, jusqu’à ce que des médecins soient demandés pour aller débusquer le champion rescapé de la Ville Haute parti s’enfermer dans sa loge.

Hésitante, je me propose : je n’ai rien de spécifique à faire ici, j’ai redressé les os endommagés que j’ai croisés, peut-être puis-je me rendre utile ? Les médecins sont occupés et acceptent mon aide, c’est avec une prudence hésitante que j’emboîte le pas à deux aides-soignantes méfiantes. On nous ouvre la porte d’Octavius – je ne le vois pas, mais les hoquets choqués des deux femmes me renseignent amplement sur le spectacle qu’il doit offrir. « Mesdames, pourriez-vous le nettoyer autant que possible, s’il vous plaît ? » Je pose deux doigts prudents sur son poignet, déploie ma magie. « Attention avec son genou, celui-là ; et il a l’épaule démise, ne bougez pas son bras. Cinq côtes fracturées… une entorse de la cheville… la peau roussie un peu partout… ah, un traumatisme crânien… mmm… » Doctement, j’énumère les lésions identifiées par ma magie, et bénis l’inconscience dans laquelle il a sombré.

Quelques minutes plus tard, les aides-soignantes ont terminé de le nettoyer, et il est temps pour moi de me mettre au travail. Je n’ai pas la science médicale des savants de Bellifère, toutefois. « Envoyez-moi un médecin, pour son épaule. Je peux soigner les fractures et les entorses, mais les luxations ne sont pas ma spécialité, et je ne veux pas risquer de le pénaliser pour la prochaine épreuve. » Le médecin ne reste que quelques instants avant de retourner auprès des champions, et me voilà seule avec Sayam pour m’occuper de ce grand gaillard inconscient.

Les heures passent, et lorsqu’il finit par émerger, j’ai son genou entre les mains et j’y concentre ma magie guérisseuse. « Tout doux, champion. Vous êtes dans un sale état. J’ai consolidé vos côtes, atténué l'hématome sur votre tête, pansé votre cheville et un médecin a remis votre épaule en place, mais ce genou m’inquiète. Il y a d’anciennes blessures mal guéries, j’essaie d’arranger ça, alors tenez-vous tranquille encore un moment. » En bon ibéen, il méprise sûrement la magie ; mais s’il veut sortir entier du prochain combat, il va devoir me laisser faire. « Je suis Louison Aubenacre, de la Landes aux Perles en Bellifère, guérisseuse de combat du Vol des Chevaucheurs d'Ansemer. » Cela le rassurera peut-être, de me savoir née en Ibélène ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMer 24 Aoû - 13:51

La douleur diffuse commence à s’imposer à mon esprit avec beaucoup plus d’insistance. Les effets de la drogue doivent lentement s’estomper, à mon plus grand regret. Je commence à comprendre que l’on puisse à ce point prendre goût à ces substances, si elles vous tiennent si aisément éloigné des limites du corps. Je suis repartie m’assoir, les bras croisés sur le haut du dossier de ma chaise. J’ai encore ce regard hébété, à peine consciente de ce qui m’entoure. Je suis en vie. Chaque plaie ouverte ne cesse de me le rappeler… Les seules victimes ont été ces mécaniciens, qui n’ont pas hésité à faire exploser cette machine maudite pour nous entraîner à leur suite. Pourquoi ? J’ai l’impression d’avoir participé à une véritable boucherie, un massacre grandiose, seulement pour le plaisir de quelques nobles. Et à les entendre tous nous acclamer, galvanisés par cet affrontement acharné, la culpabilité devrait m’accabler. Mais, non. Rien de tout cela. J’ai ce soulagement non feint, de savoir que nous en avons réchappés, et cette satisfaction d’avoir réussi, d’avoir prouvé ma valeur aux yeux de tous. Je me suis rachetée de mes fautes. Les autres Chevaucheurs ? Qu’ils me regardent avec respect, maintenant. Ceux de Bellifère ? Qu’ils me craignent, et essaient un peu de mettre leurs menaces à exécution…

Je me sens prise d’une fièvre, sans savoir si elle est due à mes blessures, à ces instants irréels, ou aux drogues que j’ai ingurgitées. Neve s’est réveillée, et c’est un nouveau soulagement qui m’étreint. Les premières paroles qui s’échappent de ses lèvres, pourtant, me rappellent à quel point nous sommes différents. Lui s’en offusque, s’accable. J’ai un sourire désabusé, avant que sa remarque sur Bartholomé ne me tire un grognement amusé. J’aurais ri ouvertement, si mes côtes fracassées ne m’avaient pas rappelées à l’ordre. C’est rare de le voir exprimer sa rage avec si peu d’emphase, et j’apprécie de voir cette influence néfaste que je peux parfois distiller.

- Tu n’as plus rien à lui prouver, Neve. Tu peux déclarer forfait pour la deuxième épreuve, si tu ne veux plus prendre part à cette mascarade.  

Je serais aussi déçue que soulagée, s’il décidait d’arrêter les frais maintenant, pour ne pas mettre à nouveau sa vie en danger. J’ai eu bien des difficultés à rester concentrée, durant l’affrontement, quand j’apercevais l’Homme-Vapeur s’acharner sur lui. Il m’a agréablement surprise, par sa ténacité, mais j’ai détesté devoir m’inquiéter pour quelqu’un d’autres que moi-même.

La tête me tourne, et le souffle me manque, et je ne pense pas que ce soit à cause de Tristan qui fait irruption pour nous féliciter… Même si ses paroles me réchauffent le cœur. Je ne retiens pas ce sourire, emplie d’une joie insolente, qui me vient aux lèvres. Heureusement que je ne suis pas bien en forme, finalement, sinon j’aurais pu me fendre d’un élan d’affection malvenue. Mais sa fierté, son admiration… Après les événements qui se sont déroulées à l’Ordalie, je n’aurais pas espéré entendre ces mots sortir de sa bouche, et quand le Duc de Lagrance se rapproche de moi, pour me témoigner son respect, ses regrets de m’avoir jeté dans cette arène… La fierté de Lagrance !

- Ne regrettez rien, mon Duc. Je suis heureuse que vous m’ayez permis de me racheter, sur un terrain qui m’est familier, en défendant les couleurs de Lagrance. J’espère tout de même pouvoir vous ramener une Opale, pour le graver dans le marbre. Et si ce n’est pas trop vous demander, même si je vous apprécie, j’aimerais bien éviter de devoir paraître davantage à la Cour après ça…

Je lui rends un maigre sourire, avant d’apercevoir Marianne qui quitte prestement l’infirmerie. Ces dernières paroles me laissent perplexe, à me demander si je suis concernée… Je fais mine aussi de me lever, après les premiers soins reçus, pour regagner ma loge. Mauvaise idée. Je ne parviens même pas à faire deux pas.

- Denys…

Ma voix est un fin murmure, qui étonne par sa familiarité. Mes pensées sont confuses, et ma vision se brouille soudainement. Je m’écroule en avant, comme si les drogues de Marianne venaient de me couper les pattes en s’estompant, subitement sans plus une once d’énergie à revendre.

Spoiler:
 


Dernière édition par Maelys Aigrépine le Mer 24 Aoû - 22:50, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMer 24 Aoû - 16:59

J’hausse les sourcils face à la réponse de Lucille. Une erreur ? Un malencontreux accident qui priva la vie du domestique. Une étourderie qui faisait soupçonner la Confrérie Noire d’en être responsable. Je soupire,  jaugeant ma toute jeune interlocutrice. Les erreurs chez les Séverac se terminaient bien souvent en explosion, me rappelant mes jeunes années et quand moi aussi je me trompais d’ingrédients à mettre. Les deux fioles qu’elle me mettra étaient, en effet, en tous points identiques. Quelle idée ma petite fille de mettre du poison dans le même flacon qu’un autre breuvage. Mes traits s’adoucissent à mesure des paroles de Lucille, je la regarde attentive à ses explications. Je jette un bref regard à ses notes, curieuse ça m’intrigue tout de même de voir une jeune savante s’essayait à l’art de l’empoisonnement.

« Commencez par acheter des fioles de différentes tailles, formes pour les différencier, cela vous évitera des situations de ce genre, jeune fille ! »

Je n’avais guère le temps de m’attarder sur ses notes, elle me semblait quand même désespérer cette pauvre enfant.  Pourquoi chercher un remède à un poison ? Un poison était là pour tuer, non pas pour sauver.

«  Vous voulez trouver un remède, un antidote pour... Les prochaines fois ? Je suis herboriste, je peux peut-être vous venir en aide...  »

Mon regard se plongea dans celui de Lucille, voyant en elle une apprentie, une future recrue de la Confrérie Noire ?


¤¤¤

Je me lève en même temps que Castiel et je m’avance à côté de lui ! Là, nous sommes d’accord. J’applaudis à m’en faire mal aux mains.« Il nous en faut un mon frère ! » J’étais en admiration face à cette Homme-Vapeur et aux génies des savants. «  Même deux ! » La tête haute, fière d’être aux côtés de ton Duc, ton frère pour une fois - ça allait, j’étais contente de lui. «   Ca ferait de l’action ! Espérons que cela ne soit pas Hiémain... » Je me doutais que Castiel ne le portait pas vraiment dans son coeur - un homme qui lui vole sa soeur préférée, mais tout de même ! Il allait rentrer dans la famille... Peut-être que mourir face à l’Homme-Vapeur serait une mort plus douce qu’un mariage avec une fille Séverac... «   En parlant de morts... Écoute-moi un instant Castiel, il est important de renouer les liens que nous avons avec les Faës, invitons-les à nos célébrations pour la fête des morts ! Je peux m’occuper de tout si tu le désires, mais faisons un geste, c’est important en ces temps obscurs. Nous devons garder des rapports cordiaux avec eux surtout après les menaces que les ducs faës ont reçues. » Je lui pris tendrement la main et la serra doucement pour bien lui montrer qu’il devait m’écouter pour ça.

Les champions commençaient à prendre des coups, à être blessés - Hiémain notamment. Je lançais un regard inquiet en direction de ma sœur, je la vis avec Arsène, je détournais bien vite mon regard ailleurs avant d’être complètement déstabilisé par ce petit homme.  Castiel était là pour faire le spectacle dans la loge, omnibulait par le combat devant nous, je soupirais à certaines de ses remarques.  
Puis, je le laissais s’en aller en hochant la tête - me pensait-il idiote ? - j’étais, malgré tout,  perplexe où était-il allé ? Lui qui aimait tant le combat ? Par Idril, pas dans la loge des Erebiens... Pas dans les bras d’Alméïde !  

Évitant de regarder la loge de ma sœur, je n’avais pas vu qu’elle était tombée dans les pommes.  Plus tard, Joséphine vint me raconter les évènements et ma soeur qui s’était éclipsée en douce des bons soins d’Alméïde. Il n’y a pas eu de morts - Castiel allait être déçu. Hièmain était toujours vivant et c’était le plus important. Beaucoup de sang et de blessés face à une telle machine, je n’en suis pas étonnée. Ils se sont bien battus. Très joli spectacle ! Bellifère ne faisait pas les choses à moitié et les Faës devaient s’en être prit plein la vue avec cet Homme-Vapeur, j’en étais plus que ravie.
Spoiler:
 


Dernière édition par Mélisende de Séverac le Mer 24 Aoû - 21:36, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMer 24 Aoû - 19:16

La peur de voir mon statut de mage dévoilé au grand jour se mêle au soulagement de ne pas avoir été dénoncée. Néanmoins, une pointe d’appréhension persiste et j’espère que ma magie ne se manifestera pas de nouveau au cours de mon séjour. Ces émotions se mélangent à l’exaltation et inquiétude qui imprègnent le Colisée. La première épreuve du Tournoi voit la victoire de nos Champions, pourtant je grimace lorsque l’Homme-Vapeur s’autodétruit, augmentant les blessures des combattants.  Ces derniers sont suffisamment esquintés par la confrontation, je jugeai inutile d’en ajouter une couche.

Je décide de me rendre à l’infirmerie pour m’enquérir de l’état de santé de Hiémain qui a été évacué. Je constate que je ne suis pas la seule à visiter les blessés. Je repère Mélusine de Séverac et je m’attends à devoir affronter ses reproches quant au fait d’avoir nommé le baron de Sylvamir, champion de Valkyrion. Je me tiens prête à essuyer la tempête. Depuis que je suis devenue duchesse je suis confrontée à toute sorte de critiques, des plus sympathiques aux plus véhémentes, des plus sincères au x plus maquillées. Je m’approche du couple.

- Vous avez vaillamment combattu, baron. Toutes mes félicitations, vous faites honneur à Valkyrion.  Il n’est pas au mieux de sa forme alors je lui conseille de prendre le repos nécessaire pour se remettre d’aplomb.

J’adresse un sourire à Hiémain et Mélusine avant de quitter les lieux, considérant ne pas avoir besoin de m’éterniser plus longtemps.  

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMer 24 Aoû - 20:02




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.5

Du 14 au 30 septembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Tournoi des Trois Opales




 
 
 


Le combat a été rude.
Impitoyable.
Sanglant, même – toutefois, aucun champion n’est mort.
Ils sont bien amochés, quand même : sur les dix silhouettes présentes sur l’estrade, l’on aperçoit moult bandages, pansements, écharpes, béquilles et mercurochrome. Les ducs solennels ont pris place dans les tribunes officielles, et la foule s’est pressée dans les gradins pour découvrir qui va remporter une Opale.
Ils font bonne figure, de leur mieux, ces champions aux plaies douloureuses, fringants dans leur tenue d’apparat, vacillant juste légèrement ; et se redressent fièrement lorsque les trompettes sonnent.

Enguerrand Fer-de-Lance s’avance sous les vivats de la foule, et le silence retombe lorsque deux officiers couturés de médailles dévoilent devant tous un plateau de dimensions considérables, contenant trois coussins de soie. Sur le tissu luxueux reposent les trois Opales qui ont donné au tournoi son nom. Solennellement, le coussin blanc est porté jusqu’à Enguerrand, qui prend dans ses mains gantées l’Opale Blanche. « Vaillance et puissance sont des vertus, mais le dévouement et le sens du devoir sont des qualités essentielles chez un combattant. En récompense de l’esprit de corps, de la camaraderie et de la volonté d’entraide, de secours et de protection qu’il a manifestées pendant ce combat, l’Opale de Lumière est remise ce jour au seigneur Hiémain, baron de Sylvamir, champion désigné de Valkyrion. Louanges sur son nom et sur sa maison ! » Solennellement, il remet le bijou au noble passablement amoché, sous les hurlements enthousiastes de la foule. Voilà qui est bon, de récompenser un camarade ibéen !

Le coussin noir est porté à Enguerrand, qui soulève entre ses mains l’Opale Noire. « L’art de vaincre un ennemi est délicat et nécessite des années d’exercice. Il est bon de connaître plusieurs manières de défaire son adversaire. En récompense du talent déployé, des différentes méthodes employées, de la ressource utilisée et de l’adaptation suivie tout au long du combat, l’Opale d’Obscurité est remise ce jour à la dame Grâce, Voltigeuse de Corail, championne désignée d’Erebor. Louanges sur son nom et sur sa maison ! » Un brin de désapprobation suinte de la voix d’Enguerrand, qui a soigneusement omis de prononcer ledit nom. L’Opale est cependant remise à la blonde championne du désert, dans un silence assez incrédule, mais brisé rapidement par une salve de hourras en provenance, pêle-mêle, des Voltigeurs, des pirates, des Erebiens, et d’un nombre considérable de femmes.

Le coussin rouge est apporté à son tour, et Enguerrand soulève entre ses mains l’Opale Flamboyante. « Il est aisé de se décourager et de laisser d’autres décider pour soi. Bien plus difficile est de rester déterminé dans l’adversité pour se détacher du découragement. Pour avoir incarné une soif de victoire à toute épreuve, et avoir sublimé le désespoir pour devenir un véritable meneur dans la guerre sans pitié qui s’est tenue sur la lice, l’Opale de Flamme est remise ce jour à la dame Maelys, Chevaucheuse Aigrépine de Mirage, championne désignée de Lagrance. Louanges sur son nom et sur sa maison ! » Cette fois, le désaccord est nettement perceptible dans la voix du geste de cérémonie, qui s’incline toutefois pour remettre l’Opale à sa nouvelle détentrice.  Les applaudissements sont timides – une femme, par Kern, et une Faë de surcroît !

Mais la fête bat son plein toute la nuit.

La semaine qui suit, du 20 au 26 septembre, est l’occasion pour les champions de se reposer aux bons soins des médecins et des mages guérisseurs, et de s’entraîner un peu, également, dans la tranquillité des loges et de l’arène qui leur est réservée. Cette semaine, ce sont les gens ordinaires qui tiennent le devant de la scène : les nobles négocient traités et alliances, ventes et contrats ; la Confrérie Noire tient une permanence chaque nuit dans une auberge mal-famée ; la Cour des Miracles chaparde et espionne. Ce ne sont pas les seuls actifs : de nouvelles menaces sont émises contre les ducs faës à qui des missives sont adressées, leur intimant sévèrement l’ordre de plier bagage pour rentrer dans leur empire. Les ducs ibéens sont également menacés : on les accuse de tolérer l’inacceptable, on les targue de faiblesse, de corruption !

L’ambiance tendue culmine au matin du 25. La seconde épreuve doit avoir lieu le surlendemain, mais rien ne dit qu’elle aura bien lieu : ce matin, à la sortie des bains où elles s’étaient rendues ensemble, la duchesse Astrid de Valkyrion, la duchesse Sitara d’Erebor, la duchesse Marjolaine de Lagrance et la duchesse Jehanne d’Ansemer ont été violemment agressées par des silhouettes masquées qui ont tenté de les noyer. Le salut est venu de la magie qui a subitement rejeté au loin dans une gerbe d’eau les assaillants, les mettant en déroute et permettant à la garde d’intervenir pour protéger les souveraines. Plus de peur que de mal, les jeunes femmes sont indemnes, mais la frayeur a été profonde. L’incident diplomatique menace, et la gestion des Bellifériens est pointée du doigt par le reste du continent. L’empereur va-t-il prendre les choses en main ?

D’autres attentats sont perpétrés toute la semaine. Des accidents étranges ont lieu dans les loges des champions : insectes redoutables, dalles de plafond qui chutent opportunément, incendies criminels, cuisine douteuse… Grâce Martel manque de justesse d’être piétinée par un cheval rendu fou pour une raison obscure le 22 septembre, Maelys Aigrépine se trouve prise dans l’éboulement d’une aile des gradins et s’en sort par miracle au soir du 24. Jusqu’aux petites heures du matin, le 26, veille de l’épreuve, où des hurlements paniqués de femme éveillent tout le Colisée : le champion primé de Valkyrion baigne dans une mare de son propre sang, et reste inconscient une bonne part de la journée. Il se réveille fort affaibli, et personne ne saurait dire s’il survivra à la perte de tant de sang.

Le combat aura-t-il lieu le lendemain ?
A neuf au lieu de dix ?

La paix résistera-t-elle ?

Le Destin, lui-même, ne saurait le dire…








Quatrième Tour

Consignes



IRL : du jeudi 25/08 au mercredi 31/08 (12h)
IRP : la semaine du 20 septembre, lendemain de la première épreuve, au 26 septembre, veille de la seconde épreuve.
DATEZ IMPÉRATIVEMENT TOUS VOS RP.

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « Le Tournoi des Trois Opales ». Les personnages dont la participation à l'intrigue ne serait pas cohérente peuvent rejoindre l'animation de ce chapitre « Contes et Légendes : Le Tournoi des Trois Opales ». La participation à chaque tour de l'animation donne droit à la carte d'Omen d'assiduité, en lieu et place de l'intrigue. (Il est possible de participer aux deux, mais vous n'aurez qu'une seule carte à la fin.)

• Les personnes non-mentionnées dans cette introduction peuvent MP le Destin si vous ne savez pas pour quel motif vous pourriez être là !

• Ce quatrième tour couvre une semaine, aussi, datez impérativement tous vos RP.

• Le tour prend fin la nuit du 26 au 27 septembre, l'épreuve ayant lieu le 27 au matin.

• Pensez à indiquer votre nombre de mots (700 maximum) et le résumé de vos actions sous balises spoiler. DATEZ CHAQUE RP.

Bonne chance à tous !  :poele:



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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMer 24 Aoû - 22:20

19 septembre, soir

Par un quelconque miracles, ils étaient encore tous en un seul morceau. Plus ou moins. Les soins prodigués par les divers mages et médecins les ont remis sur pied et chacun est retourné dans sa loge se préparer pour la cérémonie. Ilse a dû répéter une bonne centaines de fois à Eric qu'elle saurait se débrouiller seule et qu'elle le retrouverait plus tard pour qu'il la laisse enfin tranquille. Sa tenue d'apparat l'attend dans sa loge et elle l'enfile à grands renforts de grognements après avoir pris un bain rapide ; de l'eau chaude l'attendait déjà. Tous ses muscles semblent se plaindre et son sens de l'équilibre a l'air d'être quelque peu secoué. Elle met plus de temps à se parer des couleurs de la Ville Basse – à laquelle elle n'a certes pas fait honneur aujourd'hui – et à nouer ses cheveux encore humides. Finalement, elle s'empare de son tricorne et d'une dague qu'elle garde à sa ceinture – pas question de sortir d'ici désarmée – puis se rend à la cérémonie des Opales.

Ils sont tout cabossés les champions, mais ils ont fière allure malgré tout, gardant la tête haute face à la foule qui s'amasse, curieux de connaître ceux qui feront honneur à leur duché. Ilse fait signe aux gradins remplis de pirates mais son sourire manque de conviction à l'instant ; comme elle a dû les décevoir. La canonnière lève distraitement les yeux au ciel et aperçoit les silhouettes habiles des griffons qui veillent sur les alentours. Ils ont dû faire passer le message sur ce qu'il s'est passé à l'infirmerie et sur les détails qu'elle leur a finalement révélés ensuite, après avoir été soignée en bonne et due forme. Elle songe à ces silhouettes qui s'approchaient, à sa vulnérabilité et à la Rose à qui elle doit sa vie. Et elle est brusquement tirée de sa rêverie par le son des trompettes.

Ilse se redresse et observe attentivement la suite. Et si elle est déçue de ne pas avoir fait honneur à la Ville Basse, elle est sincèrement heureuse pour ses camarades et applaudit aussi fort que le reste des spectateurs. Grim lui a détaillé longuement tout ce qu'elle a raté une fois à l'infirmerie et ils s'en sont admirablement sortis. Au moins, ils pourront rentrer chez eux la tête haute ! Adressant un sourire entendu à Grâce au moment de sortir de l'arène, elle fait un détour dans sa loge pour récupérer une bouteille de vin qu'elle amène jusqu'à celle de Marianne. Elle frappe quelques coups et entre, s'installant directement sur le fauteuil le plus proche, qui semble incroyablement moelleux après la journée de fou qu'ils ont passée. Elles sont rapidement rejoint par les deux autres championnes qui referment la porte derrière elles. Enfin un moment tranquille ! Et elle ouvre la bouteille pour remplir les verres de chacune. Le lendemain sera difficile, mais elles ont toute la semaine pour s'en remettre et puis... elles l'ont bien mérité !


Spoiler:
 


Oh won't you come with me, where the moon is made of gold. And in the morning sun we'll be sailing. Oh won't you come with me, where the ocean meets the sky. And as the clouds roll by, we'll sing the song of the sea.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMer 24 Aoû - 22:41

20 SEPTEMBRE - MILIEU DE MATINEE

Ils avaient fière allure, les Champions, aux couleurs des Huit Duchés et de Lorgol. Cabossés, bandés de partout, à peine lucides... Mais présent, néanmoins. Comme Marianne l’avait prévenu, la descente avait été rude, et Mayeul s’était écroulé dans son lit, réveillé seulement par un serviteur une demi-heure avant la cérémonie. Il était toujours dans le brouillard, le Voltigeur, le regard dans le vide et le corps douloureux, applaudissant quand il le fallait, exprimant son approbations quand à ceux qui avaient reçus les Opales. Il était ravi pour eu, réellement. Elles étaient amplement méritées.

¤¤¤

Le réveil avait été rude, après la soirée passée. Très rude. Ils avaient fêté les Opales de Hiémain, Grâce et Maelys, buvant à la santé des Championnes. Eric et lui avaient fait le tour des tavernes que Mayeul connaissait, le statut de Champion du dernier leur assurant consommations gratuites et toasts en pagaille, à ne plus savoir combien ils en avaient ingurgité. Et puis ils avaient terminé la soirée avec les filles, et tout était un peu flou, au final.

Mayeul s’était levé avec un mal de crâne monumental, chaque partie de son corps étant plus douloureuse que la précédente. Mais après les soins de Louison, et la visite d’une charmante infirmière, le Voltigeur avait fini par se lever. Il avait quémandé un plateau aux cuisines, l’avait rempli de victuailles intéressantes, et chargé de son petit déjeuner tardif, il était venu frapper à la porte de la loge de Grâce. Il n’avait pas vraiment fière allure, il le savait : un bleu immense s’étendait sur sa pommette, son poignet bandé était toujours douloureux - il avait bien compris que Marianne ne voudrait plus lui redonner ce qu’il y avait dans ses merveilleuses petites fioles - et ses côtes lui faisaient toujours mal, les bandages frottant désagréablement sur ses plaies et ses brûlures dissimulées sous sa chemise. Mais il était à peu près en forme. Pas assez pour s’entraîner, mais bien assez pour passer du temps avec la Voltigeuse.

Il l’appréciait, Grâce, il l’avait toujours fait. Il l’admirait, aussi, même s’il se gardait bien de le lui dire. Elle était assez agaçante comme ça ! Mais il était sincèrement ravie qu’elle obtienne cette Opale, qu’elle pourrait jeter à la tête de tous ces crétins misogynes qui la méprisaient parce qu’elle était femme. Et puis, il avait plein de questions à lui poser. Pourquoi Erebor ? Comptait-elle vraiment changer de Vol ? Ils n’avaient guère eu un moment pour discuter tous les deux, avec tout ce qui s’était passé dernièrement, et Mayeul avait prévu de tenter le destin et de s’imposer. Qui dirait non à un tel repas?
Et puis, il voulait la féliciter. En privé. Elle méritait cette gloire, ce pied de nez à ses collègues Voltigeurs qui n’avaient jamais su l’apprécier à sa juste valeur. Il regrettait, parfois, de ne pas avoir pu la soutenir plus ouvertement quand il avait été nommé dans le vol de Bellifère, mais sa jeunesse, son inexpérience et son envie de s’intégrer avaient été les plus forts. Elle ne lui en voulait pas, il le savait : son acharnement à le sauver de ces drogues qu’il ingurgitait régulièrement le démontrait assez. Mais après cette première épreuve, il avait juste envie de retrouver la parole aisée qu’il partageait avec la Voltigeuse. Quelques instants loin de cette stupidité de Tournoi, et de leurs vies qu’ils devraient encore risquer. Quelques instants d'oubli, c'est tout ce qu'il demandait.

Spoiler:
 


Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 TitreMayeul1


Dernière édition par Mayeul de Vifesprit le Jeu 25 Aoû - 8:06, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 10 EmptyMer 24 Aoû - 23:09

Le 19 septembre 1001

Il ne sait pas combien de temps il est resté inconscient. Il a vaguement perçu des voix de femmes, autour de lui, ses membres être manipulés, son corps mieux couvert, mais à aucun moment, il n’est pleinement revenu à lui-même. Pas avant plusieurs heures, si peu de temps avant la cérémonie de remise des Opales. Il n’en veut même pas, d’opale. Pas cette fois. Pas comme ça. Lorsqu’Octavius émerge, il est pour le moins surpris de trouver une (jolie) jeune femme à ses côtés, les mains sur son genou blessé. Il rue, un instant, veut se dégager, avant de se calmer. La douleur s’est réveillée, brûlante, dans tout son corps.

Il l’écoute parler, sans oser bouger, immobile sous son regard et sous celui de son Familier. Ses yeux passent de la Chevaucheuse à la cigogne, et vice-versa. Il tente de se calmer, de respirer. Ce n’est rien. Juste de la magie. Neve l’a fait, plus tôt. Il ne l’a pas… touché… ou, il ne se souvient plus ?, mais il l’a fait. Tout a bien été. S’il s’en est sorti, c’est grâce à lui. Et c’est de sa faute s’il est tombé. De la magie. Une cigogne. S’il ferme les yeux, un peu, elle… elle pourrait presque… ça lui fait penser à… Son esprit épuisé saute d’une information à l’autre, se retenant aux quelques bribes qui réussissent à être assimilées malgré le traumatisme vécu. La Lande aux Perles. Oui. Il sait où c’est situé. Il n’a jamais vu, mais il sait. Ibéenne. Magique. Ça arrive, parfois. « Val… Glacé. Une pause. Est-ce encore le nom de son village ? Brûlant. » Val-Brûlant. Val-Glacé.
Il a tellement mal, encore.
Sa diction est laborieuse, empâtée : « Ils ont fait… ce qu’ils… tout ce qu’ils… pouvaient. » Octavius frissonne, il tremble, et sous les mains de la Chevaucheuse ses muscles se contractent, luttent pour ne pas la repousser. Il n’aime pas qu’on le touche, qu’on le touche . Ils ont fait tout ce qu’ils pouvaient, les médecins ibéens, les chirurgiens, avec ce genou en bouillie, avec cette hanche démise, avec ce corps transpercé et lacéré. Prudemment, il avance sa main, jusqu’à la poser sur les siennes. « Arrêtez. Pour… pour aujourd’hui. S’il… s’il vous… plaît. »
(c’est tout ce qu’il lui reste de Cobalt)

:piou:

Son audition n’est pas encore entièrement revenue. Il a toujours mal à la tête, mais outre du repos, il ne peut rien y faire. Il est également persuadé que bien qu’il se soit généreusement lavé, l’odeur persistante de fumée refuse de quitter sa peau. Il ne comprend toujours pas comment il peut faire pour être debout, par lui-même. Déjà, la jolie Chevaucheuse (… L… Luce ?) a dû l’aider, avec une autre, à se lever, se vêtir et se rendre jusqu’à l’arène. Il se sent vaciller, sur place, et se concentre sur Enguerrand Fer-de-Lance. (… Lise ?) Ses habits d’apparat ne suffisent pas à cacher toutes ses blessures. Il applaudit ceux qui remportent leurs Opales, toutes bien méritées, le tout sans amertume. Il n’en méritait pas une. Il a échoué, au contraire des réels vainqueurs. Le champion de Valkyrion, brave et noble dans le combat. La championne d’Erebor, ingénieuse et déterminée. La championne de Lagrance, acharnée et obstinée. Octavius regarde franchement l’Opale de feu, mouvante, flamboyante, et dès qu’ils sont libérés, il se rend encore une fois directement à sa loge. Pour dormir. Au moins… au moins deux jours, oui.
(Louison)

Spoiler:
 



PERSONNAGE EN HIATUS JUSQU'AU REBOOT
Il va changer de nom, d'avatar, et de sexe, en fait, donc ne vous faites pas trop d'attentes :miguel:


Dernière édition par Octavius le Rouge le Jeu 25 Aoû - 1:11, édité 1 fois
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