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 Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales

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Mélusine de Sylvamir
Mélusine de Sylvamir

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyDim 11 Sep - 12:18

J’ai bien fait de ne pas assister à cette épreuve. Les images que Fantasme m’a transmises sont suffisamment équivoques : c’était terrifiant, et j’ai tremblé pour Mayeul. Je suis en tout cas bien satisfaite que mon Hiémain n’y ait pas pris part : la blonde princesse de Valkyrion l’a remplacé au pied levé, et moi je suis restée lovée contre mon fiancé. A le regarder dormir – repose-toi, mon aimé, reconstruis tes forces – à l’écouter respirer – est-ce qu’il respire bien, là ? – et à vouer aux gémonies les affreux lâches qui s’en sont pris à lui – je vais tous les égorger, un par un. Mais bon, question de priorités : pour le moment, je couve mon futur époux avec vigilance, et presque plus de larmes. La terreur se mue lentement en quelque chose de bien plus sévère : en une rage froide, implacable, qui brûle au fond de moi. Pour l’instant, je reste à veiller Hiémain dans son combat pour la vie, tentant de lui offrir la chaleur de ma présence et mon soutien ; mais lorsqu’il ira mieux, lorsqu’il sera sauvé – je les traquerai tous, et je les tuerai.

La voix de Mayeul à l’extérieur du couloir me tire de la torpeur dans laquelle j’avais sombré à la fin de la retransmission de l’épreuve par Fantasme – sa manucure auprès d’Arsène et son amie Lena ne m’a pas particulièrement passionnée et j’ai préféré m’endormir. Un instant, j’hésite à me lever et sortir pour aller hurler sur mon meilleur ami qui a vraisemblablement abusé des substances dont il est coutumier. Avec mille précautions, je m’extrais du lit, vérifie que Hiémain respire bien, et vais passer le nez par la porte. Lui, il s’acharne sur celle de la championne d’Erebor. « Mayeul, fais moins de bruit, s’il te plaît. T’es pas tout seul. » Mon regard noir lui passe sûrement loin au-dessus de la tête. J’aimerais aller vers lui, le prendre dans mes bras et le serrer contre moi, mais… il est drogué, et je n’aime pas interagir avec les personnes qui ne sont pas en pleine possession de leurs facultés. D’un pas décidé, je me dirige vers lui, l’attrape aux épaules et le secoue comme un prunier. Désireuse de ne pas réveiller Hiémain, je… chuchote, très fortement, à deux doigts du nez de mon meilleur ami que j’ai presque envie de frapper. « Mais qu’est-ce que tu fais, Mayeul – qu’est-ce que tu as encore pris ? Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi ? » Réprimant l’envie forcenée de le gifler à la volée, je le serre contre moi, juste un instant, avant de plaquer un baiser rapide sur sa joue. « Arrête d’embêter Grâce, et va te reposer ! En tout cas, ne fais plus de bruit, je compte sur toi. »

Retournant sur mes pas, je me faufile à nouveau dans la loge de Valkyrion, referme soigneusement le battant, et regrimpe sur le lit auprès de Hiémain dont je vérifie la respiration. Repose-toi, mon aimé, reprends des forces…

Spoiler:
 










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La Noblesse • Admin
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Alméïde de Sombreflamme
Alméïde de Sombreflamme

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyDim 11 Sep - 14:30

Longtemps, Alméïde est restée discrète, gardienne silencieuse du baron dont l'état n'était qu'un point de suspension. De puis la veille et même lors de la deuxième épreuve, elle a veillé à ce qu'il se remette de cette agression ignoble dont il a été la victime. Mélusine à ses côtés, probablement aussi épuisée, a fini par se rendormir et la princesse est restée seule avec ses pensées, se questionnant sur les horreurs qui pouvaient attendre les champions au cœur de l'arène. Puis doucement, le silence a laissé place aux rumeurs de la foule, au passage de personnes dans le couloir. Un son ténu qui lui fait comprendre que le tournoi est fini, qu'il ne reste plus qu'à attendre la remise de Opales et la cérémonie de clôture. Le soulagement l'étreint doucement ; ils n'ont plus que quelques jours à patienter et tout sera terminé.

Une voix retentit alors dans le couloir, plus forte que les autres, réveillant la marquise qui se précipite à l'extérieur. Alméïde la suit du regard et se lève de son fauteuil, intriguée. Puis ses yeux se posent sur Hiémain qui dort encore mais dont le visage retrouve peu à peu de ses couleurs. Il s'en sortira, elle le sait. Il y arrivera. Un mince sourire se dessine sur ses lèvres et elle se retourne au retour de Mélusine. Elle dépose un baiser rassurant sur son front puis se retire ; elle aussi devrait se reposer un peu, après avoir passé la nuit à veiller sur Hiémain. Désormais, il semble hors de danger et les gardes sont encore nombreux à la porte de sa loge. Il sera en sécurité. Pour cette fois.

Alméïde quitte la pièce, les yeux brillants de fatigue, bien décidée à dormir un peu avant la remise des Opales puis de rejoindre son frère et Sitara. Néanmoins, elle aperçoit Mayeul et reconnaît rapidement les signes qui ne trompent pas. Ses yeux vitreux, son air béat. Elle retient son air renfrogné et s'approche plutôt pour s'adresser à lui avec douceur. « Mayeul, je suis heureuse de vous voir en un seul morceau après cette deuxième épreuve. » Un sourire sincère fend ses lèvres. « Je m'apprêtais à me préparer un thé, voudriez-vous vous joindre à moi ? » Demande qui est loin d'être sans arrière-pensée ; peut-être que la boisson chaude le remettra quelque peu d'aplomb car son esprit semble loin, très loin. Sans ajouter un mot, elle prend sa main dans la sienne, comme elle l'a fait le soir de leur rencontre à Lorgol. Le repos peut bien attendre quelques minutes supplémentaires.


Spoiler:
 


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I'd give anything to hear you say it one more time, that the universe was made just to be seen by my eyes.
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyDim 11 Sep - 17:57

Je vais tuer des mages.
Deux, ou trois.
P’têt quatre.

Je suis furieuse. Hors de moi. Bien en colère. Autant la première épreuve, ça m’a plutôt plu, de voir mes copines tabasser cette grosse horreur de métal – autant là, les voir en difficulté face à elles-mêmes, j’ai pas trop apprécié.
Et m’retrouver en danger de finir égorgée, j’ai pas aimé, du tout.
Sur mon propre pont, en plus.

Vivement que ce Tournoi débile soit terminé. J’ai eu toutes les peines du monde à calmer mon Philippe, le Louis et tout le reste de l’équipage. J’ai rien, je vais bien ; mais le sang de Marianne m’a éclaboussée et j’en ai encore le cœur tout retourné. Ma Marianne, ma Douce Marianne, ma copine à moi, ma meilleure amie quasiment vu qu’elle a mis au monde tous mes enfants – ma Marianne, sacrifiée comme du gibier.

Je vais exterminer du Faë.

Pour le moment, je remonte le couloir des loges – j’ai trouvé Ilse et Marianne à l’infirmerie, je les ai câlinées bien comme il faut, mais il en manque une et c’pour celle-là que je m’inquiète. Elle est où, ma Grâce ? On l’a vue s’escamoter dans sa loge, que me disent les mignonnes qui font l’service – bien bien. Je toque, une fois. Deux fois. J’entends comme un bruit d’eau, elle est forcément là – alors, l’troisième coup, c’est du talon d’ma botte que j’le mets, et la porte s’ouvre. Elle a l’air un peu ahuri, la Grâce, de m’voir débarquer en r'fermant tranquillement sa porte comme si j’avais pas complètement massacré l’verrou, et pas vraiment consciente qu’elle est présentement toute nue. Croisant les bras, j’lui désigne le peignoir accroché à une patère. « Tu vas t’habiller, p’tite, pis après tu vas v’nir par là et m’laisser te câliner. M’est avis que t’en as bien b’soin. »

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Marianne d'Orsang
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyDim 11 Sep - 19:09

La fin de l'épreuve.
Enfin.
Plus que la satisfaction d'avoir surmonté les défis de la Reine de Sang, Marianne ressent un immense soulagement. Ils ont vaincu chaque tableau, malgré le sabotage survenu à la dernière minute. Mais la victoire est douce-amère. Aucun champion ne pousse de cri de triomphe, ils sont encore trop secoués par ce qu'ils ont traversé. Plus tard, ils se rendront compte qu'ils se sont dépassés eux-mêmes. Pour le moment, ils sont plutôt silencieux, se dirigeant vers l'infirmerie ou les loges.
Fierté. Chaleur. Apaisement.
L'esprit de Iode est resté attentif tout le long du troisième tableau, Marianne l'a bien senti. Elle sait pourquoi ; au dernier moment, elle a perdu le contrôle. La lame, le sang. Mais elle refuse de se souvenir. Pas maintenant. Elle a besoin de temps.
Le griffon comprend. Il n'est pas pressé, il abordera le sujet à un moment plus propice. De toute manière, il a toujours sa surprise ! Le meilleur moyen de changer les idées à sa Voltigeuse !
Non ?
Pardonne-moi, tu me laisse un peu de temps, jusqu'à la remise des Opales ? Je veux vérifier que Neve et Louison vont bien, et l'attitude refermée de Grâce m'inquiète aussi.
Vendu ! Dans quelques heures, il se perchera en haut du Colisée, comme ça tout le monde pourra le voir et sa Voltigeuse sera aux premières loges !
Merci, Iode, de comprendre. Tendresse. Jeu, les nuages.

La médecin n'a pas besoin de s'attarder à l'infirmerie ; Ilse veille au grain, le sabre à portée de main. Quiconque approcherait de Louison ou Neve se ferait découper en rondelles sans sommation. Marianne est sûre d'avoir vu Mayeul porter la Chevaucheuse sur un bout de chemin, mais le Voltigeur semble avoir disparu. Elle n'est même pas surprise en fait, elle commence à connaître ses réactions. Il doit se sentir tellement coupable... Puis zut. S'il veut pas m'entendre dire que je ne lui en veut pas, j'ai pas l'énergie de lui courir après. Elle dépose un baiser léger sur le front de la canonnière, réconfort muet, puis elle se dirige vers sa loge.

La dame d'Orsang qui la fixe dans le miroir a une tête à faire peur. Si elle n'a pas oublié ses vêtements trempés par le dernier tableau, la tâche écarlate diluée autour de son cou la choque. Elle se change rapidement, appréciant le contact d'une nouvelle tenue propre et sèche. Elle passe de l'eau sur son visage, donne quelques coups de brosse dans ses cheveux. Prendre soin d'elle lui permet d'éloigner les mauvais souvenirs de l'illusion, et quand elle repasse devant le miroir, elle a plus fière allure, Douce Marianne. Elle a vaincu ses peurs, et par Valda, elle en est ressortie vivante ! Elle voit une petite lueur de fierté dans le regard de son reflet, et elle s'autorise enfin à sourire. Oui, elle s'est dépassée, elle est vivante, et là tout de suite elle veut retrouver Freyja, vivante aussi, et la serrer fort dans ses bras.
Elle ressort de sa loge plus légère : il est temps de partir à la chasse à la championne d'Erebor avec son amie !

« - On l’a vue s’escamoter dans sa loge.
Un instant plus tard, une pirate et une médecin se dressent devant la porte de la championne. Freyja toque, une fois. Deux fois. Grand sourire de Marianne qui devine la suite.
- A toi l'honneur. »
La porte cède devant toute la délicatesse d'une botte de cuir. Tandis que la seconde de l'Audacia file jusqu'à la salle de bain, la Voltigeuse referme tranquillement la porte derrière elle, comme si de rien n'était. Puis elle ira aussi enlacer Grâce, lui changer les idées, dire que la vie est belle, voire même la masser. Elles ne ressortiront qu'à l'heure de la cérémonie.

Spoiler:
 







J'ai pour moi les vents, les astres et la mer.


Marianne • #006666
Iode • #663300


Dernière édition par Marianne d'Orsang le Lun 12 Sep - 23:13, édité 2 fois
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Le Destin
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyLun 12 Sep - 0:09




Chroniques d'Arven

Intrigue 1.5

Du 14 au 30 septembre 1001



Intrigue animée par Aura·


Le Tournoi des Trois Opales




 
 
 


Que cette épreuve a mis les nerfs sous tension : ceux des champions, bien évidemment, rudement malmenés par la Reine de Sang ; mais également ceux de l’assistance, obligée d’assister impuissante à ce qui pourrait presque s’apparenter à de la torture raffinée. Ils ont su vaincre avec panache, pourtant, les vaillants guerriers, les braves soldats, les guérisseurs dévoués : vaincre, et triompher. Dans le sang, dans les larmes, et avec aux oreilles l’écho de leur cœur brisé, mais avec prestance tout de même. Oh, qu’ils sont beaux, debout au centre de l’arène ! Pâles comme la mort, durement ébranlés, rudement éprouvés, mais fiers et droits, une flamme terrible au fond des yeux. Le champion d’Ansemer n’a toujours pas repris conscience, mais les guérisseurs ne semblent pas inquiets – c’est donc sa remplaçante que l’on accompagne au milieu des autres, guidant ses pas d’aveugle sur le sable.

Enguerrand Fer-de-Lance s’avance, suivi des trois Opales exposées chacune sur son coussin de velours. Il harangue la foule un instant, saluant la prestation des mages de l’Automne et condamnant l’action dissidente des terroristes qui ont tenté de ruiner la sacralité du Tournoi. Puis, solennel, il exécute un mouvement du bras, déclenchant l’avancement du porteur de l’Opale Blanche – et l’on sent une extrême raideur, à la fois dans ses gestes et dans la sécheresse de son ton. « Il est bon et noble de dévouer toutes forces à la protection, et d’affronter dignement l’adversité pour sauf-conduire autrui, mais le don de soi est un présent bien plus inestimable de que belles intentions. En récompense de son sens du sacrifice, de son altruisme et de générosité sans limite, clairement manifestés au cours du second tableau, l’Opale de Lumière est remise ce jour à Marianne, dame d’Orsang et Voltigeuse d’Iode pour Sombreciel, championne désignée de Bellifère. Louanges sur son nom et sur sa maison ! » Il grince presque des dents en remettant le joyau sans prix – heureux de récompenser son duché, oui, mais pétri de honte qu’une femme l’ait accompli. La foule applaudit avec tiédeur, fortement compensée par la chaleur qui émane des tribunes des Voltigeurs et des bancs des pirates où s’alignent des mines patibulaires armées jusqu’aux dents.

Il se détourne de la médecin au fier regard et, d’un geste sec tout aussi désapprobateur, fait avancer à ses côtés l’Opale Noire. « Affronter un ennemi impitoyable requiert un courage et une détermination sans faille, mais il faut une force d’âme sans pareille pour oser affronter l’adversaire le plus terrible qui soit et qui se niche en chacun de nous. Parce qu’il s’est distingué en défiant sa propre peur, parce qu’il fut brave d’admettre sa faiblesse la plus honteuse, parce qu’il s’est montré fragile et vulnérable mais tout autant droit et honnête, l’Opale d’Obscurité est remise ce jour à Mayeul, baron de Vifesprit et Voltigeur de Nuage pour Sombreciel. Louanges sur son nom et sur sa maison ! » Le public belliférien est choqué ; mais les Faës éclatent en une tempête de vivats et d’applaudissements, tout comme une bonne partie des femmes de l'assemblée – il est en chemise, pourtant, ce fringant champion pris de court qui reçoit le joyau précieux. Courageux chagrin, admirable détresse qui s’obstine à rester loyale…

De quelques pas, Enguerrand s’est avancé vers le dernier champion primé. L’Opale Flamboyante étincelle sur son coussin, et il projette sa voix de stentor une nouvelle fois. « Il est simple d’abdiquer et de refuser ce qui est inique, mais il est ardu de franchir ses ultimes limites pour abattre ses propres démons. Parce qu’elle a su exécuter tout autant un allié appelé au sacrifice, que l’image vivante d’un être cher perdu depuis des années, pour la force d’âme et l’acharnement requis pour arriver jusqu’au bout de ce châtiment de sang et de larmes et accomplir ce qui devait être fait, l’Opale de Flamme est remise ce jour à Sa Grâce Ljöta, skjaldmö et princesse de Valkyrion. Louanges sur son nom et sur sa maison ! * » Les applaudissements sont plus tièdes, pour cette blondeur imbibée de sang il y a encore quelques heures, et Enguerrand quitte le sable de l’arène.

La cérémonie de clôture aura lieu dans deux jours – temps pour tous de se reposer.

Hélas.
Hélas !
A l’aube du lendemain de la remise, le 28 septembre, les forces de l’ordre sont sur le pied de guerre : l’impératrice Chimène a inexplicablement disparu de ses appartements pendant la nuit, et c’est un poignard belliférien ensanglanté qui a été trouvé dans les buissons sous ses fenêtres…

* [Note du Destin : l'assemblée des dragonnets d'élite a parlé. Merci ! :cute:]







Sixième Tour

Consignes



IRL : du lundi 12/09 au dimanche 18/09 (12h)
IRP : du 27/09 au soir lors de la remise des Opales, au 29/09 au soir, veille de la cérémonie de clôture.
DATEZ IMPÉRATIVEMENT TOUS VOS RP.

• Ce topic concerne les personnages qui participent à l'intrigue « Le Tournoi des Trois Opales ». Les personnages dont la participation à l'intrigue ne serait pas cohérente peuvent rejoindre l'animation de ce chapitre « Contes et Légendes : Le Tournoi des Trois Opales ». La participation à chaque tour de l'animation donne droit à la carte d'Omen d'assiduité, en lieu et place de l'intrigue. (Il est possible de participer aux deux, mais vous n'aurez qu'une seule carte à la fin.)

• Les personnes non-mentionnées dans cette introduction peuvent MP le Destin si vous ne savez pas pour quel motif vous pourriez être là !

• Ce sixième tour couvre deux jours, aussi, datez impérativement tous vos RP.

• Le tour prend fin la nuit du 29 au 30 septembre, la cérémonie ayant lieu le 30 à midi.

• Le Destin va délivrer des indices aux enquêteurs prêts à s'investir, contactez-le par MP et il vous donnera une mission... un peu orientée. :geu:

• Pensez à indiquer votre nombre de mots (700 maximum) et le résumé de vos actions sous balises spoiler. DATEZ CHAQUE RP.

Bonne chance à tous !  :poele:



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La Confrérie Noire • Admin
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Ljöta de Hvergelmir
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Mes autres visages: Mélusine ♦ Quitterie ♦ Chasteté ♦ Rejwaïde ♦ Faustine ♦ Pénélope ♦ Shéhérazade
Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyLun 12 Sep - 20:57

♦️ 27 SEPTEMBRE (après-midi) • Juste après l'épreuve ♦️

Elle se laisse guider, comme une poupée de chiffon, la malheureuse petite princesse de Valkyrion. Elle ne pense pas, son esprit délibérément vide pour fuir l’horreur de ces dix Ljära massacrées, le regard de Marianne lorsque qu’elle a joué du poignard sur sa gorge offerte. Elle est vidée, la skaljmö pourtant si vaillante : complètement abattue par l’horreur qu’on lui a infligée. Affronter l’ennemi, ça elle sait faire, oui ; et prendre des vies, elle sait faire, aussi. Vierge guerrière de Svaljärd – plus vraiment vierge depuis des années, mais guerrière encore, jusqu’aux tréfonds de son âme, apte à se glisser sans ciller dans la fureur des chants de guerre, sur les champs de bataille. Assassin de la Lame, Écoutante de la Confrérie, habituée à voir le sang couler, coutumière du meurtre et de familière de la mort, oui.

Mais tout cela ne compte pas.
Rien de cela ne compte vraiment.
Elle est brisée à présent.

Rien ne l’avait préparée : elle a cru à un ennemi puissant qu’il faudrait massacrer, avait foi en la force de son épée et la résistance de son bouclier. Elle ne doutait pas de la portée de son bras. Comment aurait-elle pu imaginer les traits si doux de Ljära, en ennemie devant elle, dressée sur son chemin, lui barrant la voie de la victoire ? La Reine de Sang peut donc faire lever les morts, pour les forcer à périr de nouveau sous les coups de ceux qui les aiment et jamais n’ont pu les oublier ? Cruauté. Oh, cruauté si violente, égoïste, insensible et barbare ! Les larmes ont creusé des sillons sur le sang qui a maculé son visage, et Ljöta a plié bagage. La princesse endeuillée s’est repliée au fin fond de ses pensées, lovée autour de son cœur en ruines, pleurant sa sœur disparue – et seule Lia demeure.

Et Lia se laisse guider par ce bras autour d’elle, par la sensation de chaleur, par cet homme en lequel elle a confiance. Par cet autre qui, lui aussi, a dû affronter un vestige de son passé. Elle la connaît, la princesse, l’histoire du Voltigeur tombé du ciel, et son cœur saigne pour Octavius. Ils entrent dans sa loge, qu’il referme derrière eux ; plus de foule, plus de regards, plus de jugement. Lia respire. Elle se sent mieux, et son sourire lui fait du bien. Un peu gêné. Un peu timide. Clairement hésitant. Cette douceur si peu habituelle chez un guerrier portant les cicatrices qu’il arbore ne cesse de l’émerveiller, et sa présence la réconforte. Elle pleure, Lia – les larmes coulent sans qu’elle ne cherche à les arrêter, dans un flot silencieux qui déborde et cascade dans un torrent de chagrin, ruisselant sur ses joues comme une litanie de prières dédaignées. Sans mot dire, elle l’enlace, se serrant contre lui et collant les lèvres contre la peau rugueuse de son cou.

Est-ce qu’elle veut retourner avec les autres ?
Non.
Est-ce qu’elle veut rester là, à l’abri des regards, avec lui ?
Certainement.
Ce qu’elle veut, c’est oublier. Juste une heure, penser à autre chose – s’occuper l’esprit, ou ne penser à rien ; en tout cas, pas à ces dix Ljära massacrées. Elle le lui dit. Elle lui demande. Comme une supplique, comme une prière, pitoyable et fragile, si fragile sous sa blondeur imbibée d’écarlate. « Je veux pas y penser. Aide-moi à oublier. Jusqu’à ce soir – s’il te plaît ? » Hésitante, autant que lui – leur relation a changé, il la sait noble et princesse ; mais il sait aussi qu’elle porte la Main de la Nuit tatouée sur le cœur, là où parfois, il déposait un baiser lors de leurs étreintes. « S’il te plaît, s’il te plaît, je t’en prie – ici et maintenant, je ne suis que Lia. Oublie le reste, si tu as de la pitié pour moi. Mon monde est étouffant, je suis plus heureuse en étant fille de rien – et j’ai besoin de toi pour aller mieux, après… Après tout ça. Je t’en supplie – Octavius. Ne te détourne pas de moi. »

Elle se brisera, sinon, la princesse ensanglantée.
Oublier – juste oublier, juste un instant, pour que son cœur se répare et que son âme guérisse…

Spoiler:
 




« Sweet Mother, sweet Mother, send your child unto me,
for the sins of the unworthy must be baptized in blood and fear. »
© acidbrain



Dernière édition par Ljöta d'Evalkyr le Lun 12 Sep - 23:48, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyLun 12 Sep - 23:46

27 Septembre, au soir

Je suis à des lieux de cette cérémonie de remise des Opales. J'entends bien Enguerrand Fer-de-Lance qui s'exprime, et s'avance vers chacun des trois Champions, sous les applaudissements tièdes, mitigés ou franc et conquis... Mais je suis étrangement hermétique à toute cette effervescence. Je les applaudis, pourtant, tous les trois. Le second tableau a été déterminant, et c'est bien sur celui-ci qu'ils se sont illustrés pour remporter ce prix. Marianne, en blanche colombe, pour son sacrifice. Mayeul, pour ce discernement qui a conduit à son aveu. Ljöta, pour sa bravoure teintée d'écarlate. Tous, ils le méritent. Mais je ne ferais pas partie de ceux qui viendront les saluer à l'issue de la cérémonie.

Non, quand elle s'achève, mes pas me mènent directement à ma loge, blason vert sur un fond calciné. Je goûte à cette ironie, du bout des doigts, avant de me laisser retomber dans ce lit immense qui pourrait en compter quatre comme moi. J'enserre un coussin contre ma poitrine et me replie sur moi-même. Je me sens seule, si seule, dans cette immensité.

Je veux rentrer. Ces mots me percutent, avec une violence inouïe, tellement ils sont criant de vérité. Je veux mon dragon... Mon ami, mon père, mon âme. Mirage. Je veux qu'il soit à nouveau à mes côtés, comme il aurait toujours dû l'être, comme on m'en a privé, pour me jeter dans ces abysses, de souffrance et de mort. Je n'aurais jamais dû avoir à l'affronter sans lui. Je ferme les yeux, ce qui induit mes larmes à couler enfin. Les barrières s'abaissent et un sanglot m'agite, s'amplifie. Je ne cherche pas à le retenir, ni ce hurlement qui déchire le silence qui m'enveloppe, à peine contenu par le renfort de l'oreiller. Je veux revoir Cassiopée, et Thomas. Tous les autres, même. Rentrer, chez moi... Lagrance, oui. C'est mon foyer, finalement. Je me suis battue pour le conserver, ici même. J'ai tout sacrifié pour, à céder à mes peurs les plus intimes, à sacrifier sur ce bûcher de Vivenefs les quelques amitiés que j'aurais pu tisser. Qu'importe, finalement. J'ai pourtant toujours cru que le problème venait des autres, mais tout tend à me confirmer que j'en suis bien la cause. Oui, ce qui m'effraie... Je le détruis.

Ma petite...
Non, Mirage.
Je n'aime pas quand tu pleures.


Je rouvre doucement les yeux, comme si ces écailles émeraudes allaient apparaître devant moi, tel un mirage. Il est touchant d'attentions, lui, si détaché et insaisissable. Il n'en a certainement pas conscience, ce qui renforce encore davantage ce sentiment, unique et rare.

Tu es forte. Tu l'as toujours été.
Je ne réponds pas. Je noie mon visage dans l'humidité du tissu, comme pour effacer le monde qui m'entoure. C'est faux. Je suis seulement capable de faire semblant, à faire croire que je suis sans peur et sans reproche. Impitoyable. Ce n'est qu'un masque, un rempart pour s'empêcher de vaciller, et de montrer une quelconque faiblesse dont ils pourraient se servir contre moi, comme par le passé.
Tu l'aurais tué.
Je me crispe, et ne réalise que tardivement ce qu'il est en train de dire. Le tuer... Neve ?
Parce qu'il est ta plus grande faiblesse, ma petite. Une faiblesse que tu chéris tellement, mais dont tu meurs d'envie de l'annihiler. Tu l'aurais fait, crois-moi, simplement pour te prouver qu'il n'a pas d'emprise sur toi.
Ca n'a pas d'importance, mon beau Mirage. Ca n'en a plus, c'est terminé.


Je me redresse lentement, à essuyer le sillage de mes larmes d'un revers de manche. Je fixe le miroir qui me fait face, à observer cette image que je renvoie, déconfite et abattue. Une étrangère, voilà tout. Je me lève, et dans un excès de fureur, abat mon poing dessus de toutes mes forces. Le verre se brise et me blesse. J'ouvre la main, pour voir cette brûlure fantôme, où perle un peu de sang maintenant. Je viens de signer pour sept ans.

Je souris, lentement. Je réajuste ma tenue d'apparat, de ce même vert émeraude, comme s'il s'agissait d'un étendard. J'ai encore quelque chose à faire, avant de partir d'ici. Je leur refuse. Je ne me briserais pas.

Mirage ?
Oui, ma petite ?
Merci.


Spoiler:
 
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Les Guerriers
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Octavius Fer-Vaillant
Octavius Fer-Vaillant

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyMar 13 Sep - 8:03

Le 27 septembre 1001 (suite à l’épreuve)

La réponse vient de ses larmes, vient de son étreinte, des lèvres mouillées de larmes et de sang contre son cou, puis de ses mots – de cette supplique qui lui fait mal au cœur. Alors il la serre plus fort contre lui, caressant ses tresses imbibées de sang avec maladresse, un chh chh paisible passant à peine ses lèvres, jusqu’à ce qu’il l’embrasse. Il n’aime pas qu’elle pleure et c’est tout ce qu’il peut faire pour calmer la tristesse, pour qu’un instant, elle oublie. Qui serait-il, pour la repousser ? Alors Octavius la rassure, l’apaise, et avec patience, délace les cuirs et les vêtements, retire cet habit d’écarlate qu’il a uniquement envie de brûler. « Ce soir et cette nuit encore, si tu le veux. »

:piou:

Octavius a toujours été un solitaire. Seul garçon de la couvée Fer-Vaillant, Voltigeur des moins éduqués, guerrier ne désirant pas s’attacher. Pourtant, à cet instant, il est fier d’être aux côtés des neuf autres champions du Tournoi des Trois Opales, tous alignés, vêtus d’habits d’apparats qui ne cachent pourtant rien de la fureur qui couve dans leurs regards. Dans leurs cœurs, dans leurs âmes. Parce que des dix champions originaux, il en reste huit ; parce que l’un est encore aux portes de la mort et le deuxième n’a toujours pas repris conscience ; parce qu’après leur corps, c’est leur esprit qu’on a allègrement brisé. Oui, il est fier d’être aux côtés de ces personnes qu’il n’aime pas nécessairement, qu’il méprise même pour certaines, mais avec qui il a combattu. Pour le meilleur et pour le pire, n’est-ce pas ? Il y a de quoi rire, oh oui, lorsqu’on se souvient de sa réaction lorsqu’il a vu ses camarades de combat, au premier jour !

Alors c’est fier, farouche, rugissant, qu’il applaudit Marianne d’Orsang – qu’il acclame Mayeul de Vifesprit – qu’il félicite Ljöta d’Evalkyr. Que les spectateurs huent, qu’ils s’insurgent : ils ne savent rien de ce tout ce qui s’est passé dans cette arène. Il irait bien les taper un à un, tous autant qu’ils sont, si ce n’était pas une immense perte de temps : autant essayer de raisonner du crottin. Alors Octavius joint sa voix aux vivas, se promettant d’enterrer les voix de tous les autres.

À sa sortie de l’arène, il est arrêté par une main sur son épaule. Main qui se retrouve à être celle, ridée et abîmée, de sa mère, qui lui adresse un des plus doux sourires du monde, réchauffant aussitôt son cœur encore meurtri. « Mon petit, murmure Aimée Fer-Vaillant en le prenant dans ses bras, le gratifiant d’une solide étreinte, sans se soucier que le petit en question est tout de même bien plus grand qu’elle. Tu m’as fait peur. Ils t’ont pas fait mal ?, s’inquiète le guerrier, replaçant d’invisibles mèches folles du chignon toujours impeccable de sa mère. Non, enfin, tu sais comment je me sens, face à tous ces… mages, complète la femme, les lèvres serrées. Sa Grâce Hjalden n’a pas pris une décision facile, mais… Sa tête se secoue, approuvant de cette phrase incomplète les actions de son duc. J'savais pas que tu venais. Il ne lui a pas dit qu'il participait. Il y a longtemps qu’il ne lui a pas parlé. C’est peut-être mon dernier tournoi, Octavius. Je n’allais pas rater cette occasion », dit-elle avec un rire, mais il n’a pas envie de rire. Sa mère vieillit et il sait autant qu’elle que c’est peut-être vraiment son dernier tournoi. Alors il baisse la tête et regarde ses pieds, gêné. Écoutant le bavardage joyeux d’Aimée, accrochant à quelques nouvelles à propos de ses sœurs, à quelques commentaires, mais restant globalement silencieux. Comme toujours.

« Par contre, je t’ai trouvé très proche de notre princesse, Sa Grâce Ljöta », qu’elle le gourmande d’un ton qui se veut réprobateur qui lui fait relever la tête, surpris, pour être confronté à son œil rieur. Un peu amusé. Sa mère n’a jamais eu la grâce d’avoir une bru, parmi tous ses gendres, et Octavius n’a même jamais parlé d’une donzelle quelconque à enlever. « Oh, maman… Je saaaaais. » Elle rit, encore, de son fils qui rougit jusqu’aux oreilles. Elle lui avait manqué.

Spoiler:
 



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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyMar 13 Sep - 14:21

27 septembre, soir


Elle s'est finalement endormie. Durant sa veille, affalée sur sa chaise, l'intense fatigue due à la dernière épreuve l'a rattrapée et elle a sombré dans une semi-inconscience, les rêves emplis d'images perturbantes. C'est du rouge intense qui s'étale sous ses yeux alors et qui la réveille en sursaut au cœur de l'infirmerie. Neve et Quitterie sont toujours là et si la chevaucheuse semble aller mieux, ce n'est certainement pas le cas du guérisseur qui est avec eux depuis le début de cette (més)aventure. Le sort s'acharne décidément sur l'Ansemarien et la pirate se demande bien s'il va s'en sortir.

La boule au ventre, elle se retire une petite heure avant la cérémonie des Opales pour faire une brève toilette et se changer. Elle enfile cette fichue tenue d'apparat sans vraiment y accorder d'importance et son esprit se brouille encore des images générées par les illusions qui leur ont été imposées. Puis elle retourne dans l'arène qu'elle maudit intérieurement. Elle ne peut plus voir ces tribunes, ni ce sable, ni tout ce qui les entoure. Son visage est fermé, impassible. Le sourire qu'elle adresse à ses compagnons est forcé. Mais elle garde la tête haute et le regard déterminé.

Comme ses camarades, elle félicite chaleureusement les gagnants des Opales et particulièrement Marianne. Qu'ils prennent ça dans leur tronche, ces sales crétins de Bellifère ! Leur championne remporte le foutu Tournoi haut la main et c'est plus que mérité ! Ilse applaudit même Mayeul qui semble ne pas réaliser ce qui lui arrive. Puis Ljöta, qu'elle n'ose regarder qu'un court instant tant elle éveille des images encore fraîches de son acte sur le pont de l'Audacia. Aurait-elle été capable de mettre fin à la vie de son amie s'il l'avait vraiment fallu ? Bien entendu. Mais la décision ne lui appartenait pas et elle s'est contentée d'être le témoin impuissant d'une mise en scène macabre. Tout ça n'a plus d'importance, c'est terminé.

À la fin de la cérémonie, Ilse ne retourne pas dans sa loge. Elle ne reste pas auprès des champions. Elle ne s'attarde pas dans l'arène. Ses pas la mènent droit vers la tribune des pirates qu'elle rejoint, désireuse de retrouver des visages rassurants et familiers. L'Audacia les attend, toujours aussi splendide. Sur le pont, son regard est rapidement attiré par une tache de couleur qui la paralyse, mais elle réalise bien vite que ce n'est que du... rose ? Dans l'obscurité, elle a vraiment cru que... Ca ressemble à s'y méprendre à... Arrête, tu t'fais du mal. Le mal est déjà fait. Elle détourne les yeux bien rapidement et force sur ses traits un air détendu qui dissimule la tempête qui fait rage sous son crâne. L'horizon, éclairé par les lunes jumelles, semble les appeler et déjà, elle aimerait être sur les flots. Tout plutôt que de rester ici ! Et qui sait, peut-être faire un petit cadeau d'adieu à leurs hôtes de Bellifère ? Elle envisage de suivre l'exemple du gamin et de décapiter une ou deux vivenefs au passage ; l'idée fait naître un sourire mauvais sur ses lèvres mais elle devra attendre le jour de leur départ. Il faudrait qu'elle en touche un mot à Philippe et Freyja. Oui, ce serait un beau feu d'artifices de fin.


Spoiler:
 


Oh won't you come with me, where the moon is made of gold. And in the morning sun we'll be sailing. Oh won't you come with me, where the ocean meets the sky. And as the clouds roll by, we'll sing the song of the sea.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyMar 13 Sep - 14:56

28 septembre, tôt le matin


Ce tournoi est passionnant. Pas tant par ses combat barbares, ses épreuves tordues (quoique divertissantes) ou les clameurs d'un public avide de sang. Oh non, ça, ce n'est que la partie visible de la fête ! Liselotte adore ces événements qui réunissent tout le continent, c'est toujours l'instant idéal pour fourrer son nez un peu partout, pour faire de nouvelles rencontres et s'acoquiner avec ses voisins. Et parfois, elle peut lier l'utile à l'agréable et elle a tout à y gagner. Toutes ces histoires d'agressions et de menaces ne lui ont pas échappé, pas plus que l'inquiétude de la famille impériale d'Ibélène qui lui semble aussi dépassée que les autres, malgré l'air assuré qu'ils affichent en toutes circonstances. Les dames de parage de Catarine bavardent beaucoup et elle-même s'est approchée de son impératrice pour quelque prétexte fallacieux afin de recueillir son avis sur la question. Tous ces attentats ne risquent pas de s'arrêter mais Liselotte ne peut rien n'y faire. Elle n'en a de toute manière par l'intention. Elle n'est que l'oreille attentive et non la main qui agit.

Durant ces derniers jours, elle a dansé, ri, fouiné et fêté encore. Les soirées arrosées et l'intimité d'une chambre sont autant d'éléments qui favorisent la récolte d'informations. Le soir de la dernière épreuve n'a pas échappé à la règle et, dans ce tourbillon effréné, dans cette liesse folle, elle s'est retrouvée dans des quartiers plus mal famés que jamais parmi des hommes et des femmes de l'ombre qui remarquent plus qu'ils ne se font remarquer. On lui avait conseillé une auberge un peu lugubre pour dégoter quelques substances récréatives et elle y a attiré un quelconque baron ansemarien sans le sou qui ne demandait qu'à oublier l'argent qu'il a perdu dans divers paris douteux. Elle n'était alors plus Liselotte la couturière, rien que Sophie, douce chambrière du palais de Hacheclair, selon ses dires. Peu lui importait de toute manière, il ne prêtait guère l'oreille à cette comédie qu'elle s'est pourtant plus à jouer avec adresse.

Mais au petit matin, elle s'est éclipsée, la jeune Liselotte. Vêtements froissés et cheveux emmêlés, seuls vestiges de la soirée de la veille puisque ses traits ne portent que peu les marques de la soirée ; l'habitude de la Cielsombroise à ce sujet étant un atout certain. Elle parcourt alors les rues encore bien silencieuses et prend par une ruelle dans laquelle elle fait halte, soudain figée devant un spectacle déroutant. Sur le sol, une mare écarlate s'étend et, au milieu, semble flotter un homme plus pâle que la mort. Liselotte s'avance à pas prudents et laisse son regard couler sur le sang par encore tout à fait coagulé. Elle n'a certainement pas encore évacué toute drogue de son organisme car le sang lui apparaît d'un rouge vif, presque luisant. Elle prend le temps d'observer chaque détail pourtant, gardant en mémoire tout ce qu'elle voit avant de contourner le corps, mal à l'aise, et de quitter la ruelle à la recherche d'une patrouille, d'un garde, d'un quelconque voltigeur ou peu importe. Elle met plusieurs minutes à dégoter ce qu'elle cherche ; deux hommes en uniforme qui lui tournent le dos, discutant d'une voix précipitée. Avant de signaler sa présence, Liselotte tend l'oreille. Disparition. Enlèvement. Patrouilles redoublées. Il se passe quelque chose de grave.

Elle se précipite alors vers eux pour leur expliquer ce qu'elle vient de voir. Leur montre le chemin à leur demande et répond aux questions d'usage sous leur regard suspicieux. Ce n'est pourtant que lorsqu'elle peut retourner à la forteresse de Hacheclair qu'elle saisit pleinement l'ampleur du problème ; l'impératrice de Faërie est portée disparue. Bien, voilà qui risque de causer bien des soucis. Elle presse le pas jusqu'à sa chambre pour se préparer. Elle va avoir du pain sur la planche aujourd'hui.


Spoiler:
 




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyMar 13 Sep - 18:29

28 septembre, milieu de matinée


C'est la panique depuis ce matin. La forteresse de Hacheclair est en pleine effervescence et la tension est palpable parmi les hôtes, les invités, la garde. Hommes et femmes ont été mobilisés afin de retrouver l'Impératrice disparue et de comprendre comment une telle chose a pu se produire. Personne ne semble à l'abri des soupçons, les regards accusateurs se portent sur beaucoup, Faës comme Ibéens. Le sang retrouvé sous la fenêtre de sa Grâce Chimène inquiète les uns, ravit les autres. À deux jours de la cérémonie de clôture de ce tournoi sans précédent, d'aucuns y voient là un dernier signe pour affirmer que cet événement n'aurait jamais dû avoir lieu et que ce sera probablement le dernier en son genre.

Alméïde est inquiète, elle aussi. Elle a passé le début de matinée auprès de Sitara et de Qasim tandis que son frère était appelé à ses devoirs. Elle n'a su que plus tard ce qu'il se passait et désormais, les questions assaillent son esprit troublé. La tension entre les divers duchés et empires était déjà bien élevée mais elle semble atteindre des dimensions sans précédent depuis quelques temps. Entre couronnement raté, menaces et attentats divers, la paix paraît de plus en plus fragile. Et en l'absence d'un réel coupable, soupçons et rumeurs vont bon train. Elle aimerait bien pouvoir faire quelque chose, se rendre utile, apporter son aide dans ces histoires inextricables. Et l'occasion se présente en milieu de matinée, alors que de nouvelles informations leur parviennent ; un corps a été retrouvé dans les ruelles de la capitale.

La princesse prend congé de sa belle-sœur un instant, lui assurant qu'elle reviendra dès que possible. Peut-être est-il présomptueux de sa part de penser qu'elle peut apporter quelque chose de plus de par son expertise ; après tout, Bellifère aussi a son lot de médecins, et très bons de surcroît. Elle s'engage néanmoins dans les couloirs à la recherche de l'endroit où l'on dit avoir emmené le corps. Il lui est impossible de rester les bras croisés plus longtemps et elle ne désire rien d'autre que préserver les derniers morceaux de cette paix qui se désagrège sous leurs yeux. Si l'Impératrice ne reparaît pas, qui sait ce qu'il adviendra du trône de Faërie ? La disparition étrange de Gustave de la Rive a déjà bien mis la population en émois sans que leur souveraine nouvellement couronnée ne se volatilise également.

Après quelques minutes à tourner en rond dans la forteresse animée d'une agitation fébrile, elle parvient enfin à l'endroit indiqué. Devant la porte, de nombreux hommes aux couleurs de Bellifère gardent jalousement l'entrée et la voient s'approcher d'un air suspicieux. Alméïde rassemble son courage et s'adresse à eux d'une voix qu'elle s'efforce de garder égale et assurée. « L'on m'a dit que le corps du pauvre hère retrouvé ce matin se trouve ici et j'aimerais l'examiner. Je suis médecin et la sœur de sa Grâce Anthim et... » « Vous n'êtes pas habilitée à entrer. » La voix du garde est sèche mais elle y décèle également le ton moqueur derrière un sourire condescendant. Il la dévisage sans aucune gêne et elle croit voir derrière ce regard les pensées de cet homme du duché de la guerre ; comment une femme pourrait-elle bien être utile dans cette situation ? Alméïde ne se laisse pas démonter. Elle garde la tête haute malgré les regards hautains qui se posent sur elle. « Ca ne prendra qu'un instant. Mon expertise... » « ...ne nous intéresse pas. Vous n'avez pas le droit d'entrer. » Le ton est toujours plus moqueur ; il prend plaisir à lui refuser le passage. Très bien. Elle fait de son mieux pour ne pas afficher son mécontentement et s'apprête à faire demi-tour quand une voix l'interpelle du bout du couloir.


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I'd give anything to hear you say it one more time, that the universe was made just to be seen by my eyes.
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyMar 13 Sep - 23:47

27 Septembre

Il ne savait pas vraiment si c’était juste le thé, ou un ingrédient secret qu’Alméïde avait glissé dedans - elle était docteur, après tout, et sa visite dans la cabine de Marianne avait été instructive sur un tas de choses, dont les drogues qu’elle possédait - mais il se sentait légèrement mieux, le Voltigeur. La tête toujours dans les nuages, les yeux toujours un peu perdus, mais mieux, un peu. Et quand la princesse d’Erebor lui rappelle qu’il est l’heure de la cérémonie des Opales, il ne se fait pas prier pour retourner à sa loge, enfiler ses habits de cérémonie aux couleurs de Sombreciel.

Ils ont l’air bien pâles, les dix Champions, sur le sable de l’arène. Une arène bien trop remplie de mauvais souvenirs et de sombres terreurs pour qu’ils puissent s’y sentir à l’aise. Mais chacun connaît son rôle, et ils se dressent, droits et fiers. Mayeul pourtant ne peut s’empêcher de rire doucement devant l’air coincé d’Enguerrand, obligé, le pauvre, de remettre une Opale à Marianne. Pensez donc, une femme, fierté de Bellifère ! Si l’instant n’avait pas été aussi solennel - et si les drogues courraient encore dans son organisme - le Voltigeur aurait sans peine éclaté de rire. Il en gardera un souvenir vivace, le pauvre héraut, de ces Champions représentants Arven !
Nouvelle mine désapprobatrice, et Mayeul ricana sous cape : tiens donc, qui s’attirerait les foudres du brave homme, cette fois ? « Mayeul, baron de Vifesprit et Voltigeur de Nuage pour Sombreciel.» L’information peina quelque peu à passer les brumes de son esprit, en vérité, et il ne sût pas vraiment si c’était la réalité, ou quelque chose que son esprit venait d’inventer à cause de ce qu’il avait pris. A peine saisit-il les applaudissements à son égard, agissant comme un automate, pas vraiment en état de réfléchir aux tenants et aboutissants de cette récompense à laquelle il ne s’attendait pas. Plus tard, peut-être : pour l’instant, clairement, il ne savait pas vraiment quoi faire, si ce n’était ce que l’on attendait de lui. Il applaudit Ljöta comme il avait applaudi Marianne, avec un enthousiasme presque rêveur.

Il était retourné jusqu’à sa loge sans jamais savoir comment mais honnêtement, il commençait à avoir la tête qui tournait et une furieuse envie de se coucher dans son lit pour ne plus jamais se relever. Peut-être que au matin, il irait s’excuser auprès de Mélusine et Grâce, parce qu’il se souvenait vaguement que la première l’avait disputé, et que la seconde... La seconde avait fait quelque chose, mais il ne savait plus trop quoi. Demain, il s’en occuperait demain.

***
28 Septembre, matin

Il s’était endormi tout habillé, prenant à peine le temps d’ôter sa chemise et ses bottes avant de plonger dans un sommeil sans rêves. L’avantage de ce qu’il avait pris, au moins, parce qu’il n’était pas du tout sûr qu’il aurait pu dormir sinon, avec ce qu’il s’était passé la veille. Mais le boucan à sa porte le réveilla en sursaut, et il se força à se lever, peinant quelque peu à se remémorer la soirée d’hier. L’Opale. Son Opale. Peut-être devrait-il prendre un moment pour aller voir son Duc, histoire d’obtenir quelques louanges dûment mérités, mais qui ne serait absolument pas sincère ? Plus tard, peut-être, d’abord, aller voir Ilse. Quoique... non, répondre à la porte.

Il n’était guère en état, le Voltigeur, pour comprendre rapidement ce qu’on lui voulait. Disparition. Sang. Branle-bas de combat. Oh oui, c’était confus, et puis, il n’était pas censé être en permission ou quelque chose ? « J’arrive. Quelques minutes. » Promit-il, avant de refermer la porte. Quelques minutes, un grand pichet d’eau glacé sur le crâne, et un message à Ilse. Et après... Boulot.

Spoiler:
 


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyMer 14 Sep - 9:57

27 septembre après-midi

Je suis soulagée de voir l'épreuve se terminer, même si ce soulagement se teinte de questions quant aux manigances qui entourent l'état de santé d'un des Champions faë, Neve l'Embrun. Un remplacement  au pied levé n'est guère facile et je comprends les difficultés de la chevaucheuse. Je quitte ma loge, laissant le temps aux Champions de se reposer mais j'adresse tout de même mon soutien à Ljöta, même si je ne peux pas entièrement comprendre son tourment n'ayant pas encore été confrontée à la perte d'un proche.  

Mettant à profit les quelques heures avant la remise des Opales, je me rends auprès de Hiémain. Je m'interroge sur les raisons de son agression. Pourquoi s'en être pris à lui? Des traces magiques ont été détectées et j'en viens à croire qu'il a été victime de représailles à l'encontre de la politique de mon mari. Pendant ce tournoi, il représente Valkyrion aussi sûrement que moi et de fait, devient une cible plus atteignable que ma personne. Je n'aime guère constater les impacts négatifs des décisions de Hjalden et c'est avec une mine soucieuse que je toque à la porte de mon baron, les gardes m'ayant laissé passer.

- Bonjour Mélusine, Alméïde. Je salue les dames avec courtoisie bien que je n'use pas de leur titre. Comment se porte-t-il ? Je viens prendre des nouvelles sachant qu'il est entre de bonnes mains. Ma voix est douce et basse pour ne pas déranger le dormeur. De toute manière, je ne compte pas m'attarder outre mesure et je sais recevoir la désapprobation de Mélusine, tôt ou tard.


27 septembre soir

Je suis fière de mes Champions, chacun ayant reçu une Opale, de Feu pour Ljöta et de Lumière pour Hiémain. Valkyrion s'illustre avec brio dans ce Tournoi et s'est avec un enthousiasme certain que je vais féliciter les gagnants. Des femmes sont à l'honneur et cela me fait plaisir. Une très bonne manière de montrer aux bellifériens et à l'ensemble d'Arven qu'il n'y a pas que les hommes à prendre en compte dans un affrontement.

Une soirée de fête allait de nouveau animer les rues de la capitale, pourtant je garde en mémoire les menaces qui planent sur nos têtes. Mais oublier pendant quelques temps cette inquiétude me ferait du bien. Fort heureusement, mes enfants ne m'ont pas accompagné car ils aurait pu être des victimes de choix des personnes perpétrant ces attaques.

28 septembre, matin.

Je suis déjà levée lorsque l'agitation saisit Hacheclair. La nouvelle circule vite et Hjalmar et ses voltigeurs sont réquisitionnés. L'impératrice Chimène a disparu et une preuve accuse Bellifère. Voilà qui n'allait guère apaiser les tensions. Pour une fois, mes pensées s'orientent vers les mages et leurs capacités. N'y a-t-il point des outrevoyeurs et outreparleurs présents qui pourraient mettre à profit leur magie pour retrouver Chimène ?

Doit-on se fier à ce poignard ? Je trouve presque l'accusation trop facile. Ermengarde jouant double jeu ? Ou ces mystérieux saboteurs souhaitant saper la paix entre les deux Empires, voire briser les liens internes entre duchés ? Cette dernière option me semble plus en adéquation avec les heurts actuels. Je suis bien décidée à creuser la question d'autant que cela peut me mener sur les traces des attaquants de Hiémain. Je fais savoir à mon empereur que je reste à sa disposition, une décision peut-être différente de celle qu'aurait prise Hjalden s'il avait été présent. Mais tel n'est pas le cas.  

Spoiler:
 
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyJeu 15 Sep - 18:34

Le 28 septembre 1001

Chimène, assassinée ?

Les rumeurs ont couru dans tout Hacheclair et depuis le matin, toute la ville est sur le pied de guerre, Voltigeurs, Chevaucheurs et guerriers de Bellifère inclus. Disons que pour le réveil calme que tous espéraient… c’est raté. Monumentalement raté.

Puis, c’est difficile de savoir ce qui se passe vraiment, difficile d’avoir de vraies informations – alors Octavius s’est présenté directement à la forteresse ducale, intimidé par les lieux, pour savoir ce qu’il en était, et au contraire d’autres gentes dames désireuses de participer à l’enquête, on s’est fait un plaisir de lui répondre avec enthousiasme, de féliciter ses exploits (« Pas même récompensés d’une Opale, c’est pas possible, toutes remportées par ces garces, hein », qu’ils ont dit, espérant tirer un assentiment de sa part) et même de le conduire à la pièce où un corps retrouvé a été identifié par nul autre que le duc de Lagrance lui-même. Un mage des portails, apparemment, « Ces mages, ils sont tellement dingos qu’ils veulent tuer leur propre impératrice », qu’on lui a encore dit, alors que de la porte, il jetait un coup d’œil à l’homme étendu.

Il l’a déjà vu.

Il ne sait pas qui est ce type, non, mais il l’a vu. Ah oui, il l’a vu, mais surtout, il a vu une dame lui parler, à cet homme. Il l’a vue quelque fois, la jolie plante, se promener non loin des loges des champions et tenter d’alpaguer le chaland de quelques regards chauds et de courbes affriolantes dénudées. Ce n’est pas une fille de la Caravane, il l’aurait reconnue, et jamais une Compagne ne s’afficherait ainsi. Ce que l’homme prenait uniquement pour une donzelle en désir de se taper du victorieux pourrait être une clef de l’énigme, donc.
Octavius quitte le palais, embêté de ses conclusions (réfléchir n’est pas son fort et là, il est beaucoup sollicité dans ce domaine). Qui pourrait avoir une idée de l’identité de cette femme, ou même avoir cédé à ses œillades enflammées ? Le guerrier procède par élimination, alors qu’il part en recherche des autres champions – pas lui (forcément), pas Lionel (toujours seul dans sa loge, pis il vient d'Outrevent), pas Hiémain (fiancé), pas Grâce (c’est une femme), pas Marianne (c’est une femme), pas Ilse (c’est une pirate, donc ça aurait été possible considérant la décadence de ces bandits des flots, mais vu tout le boucan pas possible qu’elle a fait avec son pirate, elle n’a clairement pas eu le temps de s’attarder à une dame), pas Maelys (c’est une femme). Il reste donc à évaluer la possibilité que Mayeul, Neve ou Serenus en sache plus. Puis, ces deux premiers étant vraisemblablement en train de ratisser la ville à la recherche de l’impératrice, ou d’indices… autant se concentrer sur le Cibellan. Qu’il aperçoit, fort heureusement, aux abords du Colisée. « Hé, Serenus, qu’il appelle, le faisant s’arrêter, juste le temps qu’il arrive à sa hauteur. Tu t’souviens, d’la greluche des loges ? Silence, incompréhension. Vrai que c'est peut-être vague. Celle avec les voiles, qui se baladait quasiment toute nue dans l’couloir des loges, là. Le type qu’est mort, p’t’être bien tué par l’impératrice, je l’ai vu lui parler. Tu sais pas où elle pourrait être ? »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyJeu 15 Sep - 21:54

Le 28 Septembre, au matin


Je suis hors d'haleine, quand je parviens aux appartements de l'Impératrice Chimène de Faërie. Il m'aurait fallu bien moins de temps pour arriver sur la scène du crime, si je ne m'étais pas levée aux aurores pour arpenter Hacheclair. Je suis revenue assez vite, dès qu'un Chevaucheur lagran est venu me chercher, certainement soucieux de ne me trouver nulle part. Ces instants de solitude, aux premières lueurs, m'ont permis de me remettre les idées en place. Je suis d'attaque, pour tout ce qui risquait d'arriver... Et l'enlèvement de Chimène de Faërie ? Je n'en suis pas vraiment étonnée, même si parfaitement en alerte.

- Mon Capitaine.

Je le salue, d'un signe de tête, avant de pénétrer dans les appartements où d'autres Chevaucheurs s'affairent, mais pas seulement... On dirait bien que tout le monde est sur le coup, et que je suis arrivée sur le tard. J'essaie de comprendre ce qui a pu se tramer en ces lieux, la mâchoire crispée.

- Je pensais que certains chercheraient à provoquer une guerre, mais de toute évidence, ils ont visé bien plus haut qu'on ne l'espérait. Vous pensez qu'il s'agirait des mages de Sang qui feraient encore des siennes ? Ce ne serait pas le premier incident qu'ils provoqueraient pour se faire connaître, et les traces de magie que nous avions retrouvé sur les poutres, en plus de ce mage de l'Automne qui a été arrêté, tendraient à étayer cette hypothèse.

Je sais très bien ce que pensent mon Capitaine des mages du Sang, même si je ne l'ai jamais perçu comme étant affilié à ces derniers. J'espère qu'il ne va pas chercher à me démentir devant les quelques Chevaucheurs rassemblés là, pour ne pas empirer sa réputation. Ce serait même une chance pour lui de lui redorer le blason en me répondant par l'affirmative... Mais mon Capitaine est trop posé, trop intègre et pétri de bonté, n'est-ce pas ? Ca le perdra.

Je me penche pour détailler des traces de lutte au sol, passant une main légère sur quelques tâches de sang encore fraiches. Je le laisse vérifier s'il ressent la moindre empreinte magique pour me prouver que mon hypothèse est la bonne, même si je l'entends déjà me dire de ne pas sauter aux conclusions. Alors je me concentre sur tous les détails visuels, et me surprends à visualiser la scène, comme si elle se déroulait devant mes yeux. Je souffle, avec un ton songeur :

- Ce n'est pas l'œuvre d'un seul homme... Ils devaient être trois, voir quatre, pour mener à bien cette action.

Plus même. Je me ferme un instant, puis relève le regard sur mon Capitaine. Je reste calme, focalisée sur ma mission... Mais une légère incertitude plane dans mon regard qui se fait interrogateur.

- Que comptez-vous faire, mon Capitaine ? Ce n'est pas ici que nous la trouverons, elle doit déjà être bien loin à l'heure actuelle...

Si ce n'est morte, d'ailleurs.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyJeu 15 Sep - 22:25

27 Septembre 1001 au soir :

La cérémonie de remise des Opales venait de débuter, et Serenus avait déjà envie de repartir chez lui. Il était fringant dans sa belle armure de cérémonie, mais son visage pâle témoignait de la confusion et du mal être qui émanait de lui. Les Opales furent distribués à Marianne qui, selon lui, était celle qui la méritait le plus. Venait ensuite Ljöta et plus étonnant : Mayeul. Serenus applaudit en souriant les heureux gagnants même s'il se sentait honteux de ne rien ramener à son duché. Bon l'important, c'est qu'il était encore en vie, et qu'il avait réussi à survivre ! Peu de gens auraient pu faire ça ! Surtout face à un homme de métal qui n'hésitait pas à envoyer des explosifs de partout !Serenus leva la tête vers ses frères d'armes de la Volte qui applaudissaient. Le guerrier leur sourit même si celui ci était forcé puis il quitta l'arène. Il garda cependant la tête haute, signe qu'il ne montrerait sa honte à personne. Une fois rentré dans sa chambre, il retira son armure et rangea ses affaires. Il ne voulait pas rester une journée de plus dans cet endroit de malheur. Il désirait se faire oublier et reprendre une vie normale, dans son antenne, avec ses amis, sa jument et sa f... Et sa mère. Une fois que cela fut fait, Serenus s'allongea, et soupira. Il avait quand même passé des bons moments pendant ce tournoi, il ne pouvait pas le nier. Mais il allait repartir avec la boule au ventre, et la sensation d'avoir magnifiquement tout foiré.

On toqua à sa porte. Serenus se leva. Ses collègues entrèrent, verres à la main et, sans aucune délicatesse, entrainèrent leur ami vers la taverne la plus proche, où ils purent fêter dignement la fin de ce Tournoi. Serenus, heureux de pouvoir se changer les idées, s'amusa comme un enfant.

28 septembre 1001 :

Des bruits de pas précipités, des voix inquiètes retentirent dans les couloirs du Colisée. Serenus leva la tête, encore drogué par l'effet du sommeil et il traina sa carcasse hors du lit. En ouvrant la porte, il demanda à un domestique paniqué quel était la raison de cette agitation. On lui répondit que Chimène avait disparu, et qu'un homme avait été retrouvé mort près du palais ducal. Serenus, choqué et maintenant bien réveillé, s'habilla en vitesse. Il n'était plus temps de repartir à présent. Il fallait retrouver l'impératrice ! Lorsqu'il fut prêt, il sortit de sa loge et marcha vers la sortie du Colisée. Puis, il la croisa elle. Cette femme. Celle qui avait su réchauffer ses nuits depuis son arrivée. Celle qui, par ses formes généreuses et son regard langoureux, avait su le détendre avant les épreuves, et le consoler après celles ci. Serenus sourit en la voyant. Celle ci le lui rendit et, en l'attrapant doucement par le bras, lui promit de l'attendre dans sa loge. Le guerrier hocha la tête et s'en alla après un rapide baiser. Il devait faire vite. Lorsqu'il arriva vers la sortie du Colisée, Octavius lui tomba dessus. Serenus, d'abord énervé par cette perte de temps, se dit que son frère d'armes en saurait un peu plus sur cette histoire. Il s'arrêta donc et écouta ce qu'il avait à dire. Son collègue lui parla d'une certaine greluche qui trainait vers les loges des champions. Devant l'incompréhension de Serenus, il renchérit en parlant de ses voiles et de ses formes. Serenus dit alors :

« - Fallait le dire plus tôt ! Bien sûr que je la connais. »

Il n'en dit pas plus, sachant très bien que Octavius ferait rapidement le lien entre eux. Celui ci demanda alors où est ce qu'elle pourrait se trouver, vu qu'il l'avait vu parler à l'homme retrouvé mort dans la matinée. Serenus mit les mains dans son dos et rougit légèrement. Il ne pouvait pas mentir à un frère d'armes ! Il répondit alors avec une grimace :

« - Elle est dans ma loge.... Elle m'attend... Tu sais pourquoi. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyVen 16 Sep - 0:10

Le 28 seotembre 1001

Il la connaît. Bien. Mais pourquoi cette attitude de gêne, soudainement ? « Elle est dans ma loge.... Elle m'attend... Tu sais pourquoi. » … oh. Bien ? Octavius pousse un petit soupir. « Ben ça attendra, hein. »

Dans sa loge, donc. C’est là qu’il se dirige, le pas rapide malgré sa claudication, ne voulant pas que Serenus l’empêche d’interroger la femme, ou s’interpose d’une quelconque façon. Ils n’ont pas de temps à perdre, pas avec l’impératrice disparue, et il n’est pas question qu’il doive remettre ses questions à plus tard sous prétexte de baise. Il y a des limites à servir Mirta, que celle-ci n’en prenne pas ombrage pour cette fois. « T’en mêle pas pis rentre pas », qu’il ordonne à son confrère, alors qu’ils arrivent enfin à destination. Il ne s’embarrasse d’aucune politesse et entre directement dans la loge du Cibellan, y trouvant la donzelle étendue sur le lit, poitrail dénudé et sourire suggestif aux lèvres.

La femme se redresse, comme si la couche était en feu, et cache sa poitrine du drap avec la même précipitation, surprise de trouver dans l’embrasure de la porte un tout autre guerrier que celui habituel, et pas le plus aimable de la bande. Puis, du même souffle de la surprise, il engage directement les hostilités, préférant ne pas tourner autour du pot : « Je t’ai vu parler avec le mage qu’est mort, celui qu’a peut-être enlevé l’impératrice. Fait que j’te conseille de dire où y’a d’autres copains à vous qui pourraient s’être cachés, parce que si tu l’dis pas maintenant, ça va être la milice d’Hacheclair qui va te l’demander, et j’te garantis qu’ils sont pas très patients. »

La réponse est immédiate et prends la forme d’un crachat, expédié (avec beaucoup de précision) sur sa joue, assorti d’un hurlement enragé, clamant qu’elle ne jamais rien. Lentement, il essuie la salive de son visage et de deux longues enjambées, s’avance jusqu’à la femme, l’agrippant par les cheveux et générant un nouveau cri, cette fois de douleur alors qu’il la tire des couvertures sans même s’attarder une seule seconde à son corps nu jusqu’à la taille, ou au fait que ce soit une femme. « J’aime pas répéter. » Le coup part, automatique, venant la cueillir au ventre sans qu’elle puisse se pencher pour reprendre le souffle perdu. Puis, un autre, au même endroit, avant qu’il la prenne par la gorge pour la lever du sol. La laissant suffoquer dans sa main. « L’est toujours pas trop tard pour changer d’avis. » Les lèvres fardées articulent un jamais silencieux, avant que ses yeux s’écarquillent bien grands, avisant quelque chose derrière son épaule. Octavius se retourne pour constater que Ljöta vient d’entrer dans la loge de Serenus, royale dans sa robe de cour d’un écarlate profond. Euh… ce n’est pas ce qu’elle croit ? Ou, est-ce tout à fait ce qu’elle croit ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyVen 16 Sep - 0:40

28 SEPTEMBRE


Assise en tailleur dans la loge d’Octavius, dans ma robe de cour de princesse, je relève la tête. J’attends mon grand ami couturé de cicatrices depuis quelques minutes, et un tapage sourd de l’autre côté du mur attire mon attention. Jepose la main contre la paroi, et je la sens trembler. Il se passe visiblement quelque chose dans la loge voisine, et ma mémoire m’indique qu’il s’agit sûrement de celle de Serenus Dardalion, le champion de Cibella. Cela fait plusieurs fois que je l’aperçois en… scandaleuse compagnie, mais je ne savais pas que la violence faisait partie de ses goûts…

« Je ne dirai jamais rien ! »
Des coups sourds. Plusieurs. Contre le mur, dirait-on.
« RIEN ! »
La voix suraigüe grimpe, et dérape, et se casse. Un autre coup porte.
Mmm. Une voix de femme, en danger semble-t-il.

Curieuse, je passe le nez dans le couloir. Ledit Serenus est là, et je soupire mentalement en songeant aux potins qui vont courir quand il se vantera auprès de ses bons copains de beuverie d’avoir vu la princesse de Valkyrion attendre Octavius le Rouge dans sa loge. Tant pis. Nous avons combattu ensemble sur le sable de l’arène : j’ai des circonstances atténuantes. D’un sourire ferme, je salue le guerrier cibellan, entre dans sa loge comme si c’était la mienne, et referme soigneusement la porte derrière moi. Il est là, Octavius – et au bout de son bras, une… catin… gigote. A moitié nue, et avec à fleur de peau une vulgarité qui n’est ni de la Caravane, ni des prestigieuses Compagnes. « Elle t’ennuie, la gueuse ? »

Les vêtements de Ljöta. Le parler de Lia. Octavius doit être un peu dérouté, mais tant pis. Il y a bien plus de l’assassin que de la princesse, en moi, et il a dû le comprendre à présent. Lentement, avec la démarche souple des enfants de la Confrérie, je le rejoins, étudiant sa proie sous toutes les coutures. Curieuse. « Qu’est-ce qu’elle t’a fait ? » A lui, rien… Et il raconte, en quelques mots. Ainsi, la gourgandine aurait partie liée avec les misérables qui ont enlevé l’impératrice faë ? Intéressant. Son visage m’est familier : je l’ai vue rôder autour des champions. Curieusement, surtout les jours où… Les jours des sabotages. Hmm.

Intéressant.

« Je la fais parler, si tu veux… »

J’ai chuchoté. Presque un soupir. Tout entier tissé de plaisir anticipé. D’un ton rêveur, je propose la torture : parce que j’aime à voir couler le sang, et qu’il ne sert à rien de prétendre devant Octavius. Il acquiesce, le guerrier taciturne ; et lorsque je lui demande son aide, il s’exécute. « Tiens-la. Tiens-la bien, qu’elle ne bouge pas. » Il y a peut-être un brin sous-jacent d’excitation dans ma voix, un léger tremblement d’anticipation ; mais je ne m’y attarde pas, tirant de mon corsage la lame effilée qui ne me quitte jamais. Elle est déjà à moitié dénudée – parfait.

Et je joue du poignard.

Avec la science terrible des Assassins de la Lame, je laisse courir le fil aiguisé de mon arme sur elle, comme autant de caresses fatales, écorchant sa peau, tranchant ici, soulevant là, comme le sculpteur face à son œuvre. Méthodiquement, j’use de mon savoir pour la réduire implacablement au simple rang primitif de chair en souffrance, lui tirant d’abord un chapelet de défis, puis d’injures, puis de suppliques. Et je continue, incapable presque de m’arrêter tant l’appel du sang est fort, cillant à peine lorsque mon visage se trouve aspergé.

Elle doit parler.
Elle saignera, tant qu'elle n'aura pas avoué.

Et c’est à l’instant où elle nous révèle l’emplacement d’une auberge mal famée qu’entre le champion de Sombreciel, qui se trouve soudain confronté à ce bien étrange tableau : un guerrier sombre, à l’air si sévère que tout son visage est hermétiquement fermé, maintenant au sol une femme dont la vie s’échappe d’une multitude de blessures ; et penchée sur elle, une princesse couronnée, les avant-bras aussi rouges que la lame dont elle se sert en artiste, léchant avec ce qui ressemble à de la gourmandise ses lèvres maculées d’écarlate.

Oups.
La fin justifie les moyens… ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyVen 16 Sep - 13:03

27 septembre - Remise des Opales

Les champions se tiennent au centre du Colisée, droits et fiers, des ombres passant dans leurs regards. Il s'en est passé des choses, sur le sable de cette arène. Marianne est curieuse de savoir qui a mérité les Opales lorsque Enguerrand apparaît, suivi des porteurs des pierres précieuses.
Rose, Corail, joie, bleu, Lena, fierté, violet, Nuage, rose.
Elle reçoit un mélange d'images saugrenues de la part de Iode, teinté d'humour et de bonne humeur. Il lui offre sa surprise, sans aucun doute ; mais le message est trop confus pour la championne. Elle cherche son ami plumeux des yeux, perché avec tous les siens au dessus des gradins.

Il étend alors les ailes pour qu'elle le repère.

Incroyable ! Mais comment a-t-elle fait pour ne pas le voir aussitôt ? Marianne sent sa mâchoire se décrocher. Tu es... bleu ? Hilarité. Attends, ton bec et tes pattes, ne me dis pas que c'est duRose, rose ! Corail.
Il replie les ailes, dévoilant la jolie harfang qui semble bien contente elle aussi.
Toute rose.
Oh, elle est belle ! Mais Iode, sérieusement... Son griffon. Bleu.
Fierté.
D'accord.
Mais avec du rose sur le bec, par Valda !
Elle se retient de pouffer devant Enguerrand qui va annoncer les gagnants des Opales, déjà en train de féliciter les mages de l'Automne.
Bon, comment dire. Corail est magnifique, et le bleu te va bien, mais... Fierté, rose. Misère, il en a aussi sur la queue. La Voltigeuse fait tout son possible pour rester impassible, à la fois dépitée et prête à éclater de rire. Lena s'est surpassée et Iode est au comble de la joie.
Tu sais, le rose - Joie - c'est joli sur Corail, mais pas vraiment sur toi. Doute ? C'est un peu, hum, ridicule.
Le ton sec et l'air contrarié d'Enguerrand la ramènent à la réalité de l'arène. Pourquoi il la fixe comme ça ?
« ...l’Opale de Lumière est remise ce jour à Marianne, dame d’Orsang et Voltigeuse d’Iode pour Sombreciel, championne désignée de Bellifère. Louanges sur son nom et sur sa maison ! »
Deuxième surprise de la journée ! Cette fois, Marianne cache vite son étonnement, heureuse de recevoir une des trois Pierres du Tournoi. Elle a fait honneur à son duché, elle a remporté une Opale, sans armes. L'air grincheux de l'Ordonnateur est incapable d'atteindre la satisfaction et la fierté de la Belliferienne, qui brandit bien haut son trophée sous les acclamations des Voltigeurs et des pirates.
C'est ensuite Mayeul qui est récompensé de l'Opale Noire, et même si elle applaudit avec enthousiasme le Cielsombrois, Marianne voit bien que son ami est ailleurs, le regard vague. Elle pousse un soupir de déception. Il ne changera donc jamais, à préférer fuir les conséquences de ses choix. Alors que pour elle, il n'y a rien à pardonner. La seule responsable du tableau et de son issue, c'est la Reine de Sang.
C'est Ljöta qui reçoit ensuite celle de Feu. Encore une fois, la médecin applaudit chaleureusement, mais la vision de la princesse portant les couleurs de Valkyrion se superpose à celle de la guerrière couverte de sang . Elle ne sait toujours pas que penser de cette femme farouche au regard de glace ; elle la met mal à l'aise. Pourtant il faudra bien qu'elle aille la voir avant la cérémonie de clôture, si elle veut comprendre les paroles murmurées à son oreille.

La remise des Opales est terminée et les champions se dispersent. Marianne rejoint l'équipage de l'Audacia, contente de leur avoir rapporté une Opale, mais elle ne les accompagne pas jusqu'au port. La seconde épreuve est encore trop vivace pour avoir le cœur à la fête. Et puis elle va devoir convaincre Iode que non, le rose sur le bec et la queue, ça ne le rend pas encore plus beau, juste bien ridicule. Un coup d'éponge ne ne serait pas de trop avant d'envisager une virée dans les nuages.

A peine a-t-elle quitté l'arène qu'elle aperçoit dans le ciel deux dragons d'Or. L'un la barbiche toute rose, l'autre les griffes parfaitement manucurées.
Je connais un équipage qui va découvrir une artiste hors pair à bord, entourée de plumes et d'écailles.

Spoiler:
 







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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyVen 16 Sep - 15:56

28 septembre

On leur avait accordé quelques minutes de pause pour se restaurer. Ils étaient sur le pied de guerre depuis l’aube, tous, à sillonner le ciel et la ville. Mais jusqu’à présent, les résultats n’étaient guère probants : les rumeurs avaient courues sur le corps retrouvé au petit matin, mais toujours aucun signe de Chimène.
Serenus se trouvait devant la porte de sa propre loge et si l’on en croyait les bruits qui s’échappaient, il s’y passait quelque chose d’amusant. « Ils ne t’ont pas invité à participer ? » Plaisanta Mayeul en claquant avec familiarité l’épaule du Guerrier. Lui, pour sa part, était curieux de ce qui pouvait bien tenir Serenus à l’écart de sa propre loge. Il ne tergiversa pas longtemps, le Voltigeur, entre s’amuser un peu et manger un morceau... Après tout, ce ne serait pas la première fois qu’il faisait l’impasse sur un repas pour satisfaire sa curiosité ! Mais quand il ouvrit la porte, ce n’était absolument pas le spectacle auquel il s’attendait qui l’accueillit.

Octavius et la princesse de Valkyrion se tenaient à l’intérieur, l’ancien Voltigeur tenant fermement une jeune femme à terre, tandis que Ljöta s’amusait - il n’y avait pas d’autres mots - à la taillader avec assiduité. Et efficacité, vu les plaies et les insultes de leur victime. Ses cris, ses suppliques et ses infos parvinrent jusqu’à Mayeul, le renvoyant à une scène d’il y avait quelques jours à peine. Une éternité, lui semblait-il. Il avait sympathisé avec une serveuse de l’auberge du fer-Chantant, qui lui avait mentionné, au cours d’une soirée quelque peu arrosée, l’ouverture de portails magiques, choquant dans la si savante Hacheclair. Il ne l’avait pas prise au sérieux. Absolument pas. Mais maintenant...

L’attitude de Ljöta, le sang sur ses bras, l’avait figé sur le seuil de la porte qu’il avait refermée derrière lui. Peu de sang, mais trop de souvenirs. Le sang de la fille, le sang de Marianne, et Ljöta, figure immuable de ce tableau macabre. Nuage saisit la brusque détresse de son Voltigeur, sans la comprendre, inondant son esprit de ciel bleu, de soleil et de couleurs jusqu’à ce qu’il puisse reprendre contenance. Presque. Avalant sa salive devant la scène sous ses yeux, le Voltigeur avait pâli devant ce souvenir bien trop vivace. Il prit néanmoins la parole d’une voix étranglée. « L’auberge... Le Fer-Chantant... Une serveuse dit y avoir vu des portails s’ouvrir récemment. De nombreux portails. Je pensais qu’elle était saoule mais... Je ... Vais prévenir les autorités. » Denys du Lierre-Réal, aussi, semblait désireux de retrouver son impératrice.
Mayeul marqua un instant de pause, hésitant, les dévisageant. Il était Voltigeur, pas meurtrier. Pouvait-il simplement se détourner parce que la jeune femme torturée était une suspecte de l’enlèvement de l’Impératrice ? « Nettoyez tout ça. » Ordonna-t-il, sa voix bien moins assurée qu’il ne l’aurait cru. « Je ne dirais rien, mais si jamais il y a encore un seul meurtre suspect dans Hacheclair, j’irai voir mes supérieurs. L’empereur, s’il le faut, pour vous faire arrêter. »

Il en était malade, Mayeul, d’être complice de cette boucherie. Surtout après le meurtre de Marianne, et cette cérémonie étrange perpétrée par Ljöta. Ce sang qu’il essayait désespérément de chasser dès qu’il fermait les yeux, dès qu’il regardait ses propres mains. Il avait tué Marianne. Et il venait de tuer cette fille. Pas de lui-même, mais... Il était responsable.
Il sortit sans un mot, le Voltigeur, pâle et hésitant. Sa voix sonnait bien faux quand il s’adressa à Serenus. « Je sais où ils ont emmené Chimène. L’auberge du Fer-Chantant. » Il ne fournit aucune autre explication en entraînant le Guerrier à sa suite, se dirigeant vers son Major et le Capitaine qui les attendait.

Chimène avait été enlevée par des Mages. Des portails magiques s’ouvraient à l’auberge du Fer-Chantant. Et pour l’instant, c’était bien la seule chose à laquelle Mayeul voulait réfléchir. Pas à Ljöta, et au sang sur les mains de la princesse. Au sang sur les siennes. Surtout pas.

Spoiler:
 


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyVen 16 Sep - 16:16

Octavius n'attendit pas une seconde de plus et prit la direction de la loge de Serenus tout en lui intimant de ne pas s'interposer. Serenus n'en avait pas l'intention. Si cette fille était impliquée dans la disparition de Chimène, elle devait payer. Même s'il avait éprouvé une certaine affection pour elle, celle ci s'était envolée à l'instant même où Octavius avait posé sa fameuse question. Le guerrier suivit son confrère et lui ouvrit la porte de sa loge. Son collègue lui ordonna de ne pas entrer. Serenus, étonné, allait protester mais le visage furieux de son frère d'armes le força à accepter. Il put juste voir sa compagne de lit, dénudée, se lever en voyant Octavius lorsque la porte se ferma.
Serenus, inquiet et nerveux, tournait en rond devant la porte de sa loge. Il pouvait entendre les cris de la femme ainsi que ceux d'Octavius. Il hésitait à s'en mêler, à venir voir ce qu'il se passait, mais sa conscience lui ordonna de rester tranquille. Il se tenait donc là, devant la porte, tel un chien qui attendait son maitre quand Ljötà sortit de la loge voisine. Serenus comprit vite que son frère d'armes et elle avaient du passer la nuit ensemble mais il n'en souffla pas mot. Il s'en fichait et n'aimait pas répandre des rumeurs. La jeune femme le salua avec un sourire ferme et froid ce à quoi Serenus répondit par un hochement de tête, puis elle entra dans sa chambre.

Quelques longues minutes passèrent durant lesquelles Serenus s'efforçait de ne pas entendre les hurlements de la femme qui avait partagé son lit pendant ce tournoi. Il luttait contre son envie d'intervenir. Ljöta était surement en train de la torturer ! C'est sûr ! Serenus ne pouvait permettre ce genre de barbarie. Heureusement, à ce moment là, Mayeul arriva, interpelé par les hurlements. Serenus profita de cette occasion pour le suivre. Il entra à son tour et découvrit la jeune femme allongée sur le sol. Elle se vidait lentement de son sang qui sortait de multiples blessures. Agenouillés à ses côtés se tenaient Ljöta, le visage et les bras couverts de sang, le couteau à la main et Octavius qui tenait fermement leur victime. Serenus soupira et baissa la tête. Ils n'avaient décidément aucune pitié. Mais pour retrouver l'impératrice il fallait être prêt à tout. Et si Serenus avait été là, il ne se serait pas interposé. Il fallait qu'elle parle. La vie de Chimène comptait plus que tout le reste. Il avait envie de leur hurler qu'ils n'étaient que des barbares, que des sauvages, mais il décida finalement de ne rien faire car la femme se mit à parler. Il entendit la gueuse qui murmurait l'adresse d'une auberge mal famée qui ne lui était pas inconnue. Serenus dit alors, tout aussi pâle que Mayeul:

« - Je sais où se trouve cette auberge. Allons y. »

Il se dirigea cependant vers la blessée et s'agenouilla à son tour. Tous ces baisers, tous ces regards enflammés, ce n'était que de la manipulation, que de la sournoiserie. La jeune femme, en le voyant, leva faiblement son bras ensanglanté. Serenus fronça les sourcils, se leva et recula. Il ne savait pas quoi faire avec elle. Son instinct de guerrier lui conseillait de la laisser là, que de toute façon, elle méritait ce qui lui arrivait. Son cœur d'homme quand à lui, lui soufflait de la secourir avant de la conduire auprès des autorités, où elle serait interrogée de manière plus équitable, car le traitement infligé par Ljöta était tout sauf humain. Son cœur d'homme l'emporta. Mayeul ordonna à ce qu'on nettoie tout et qu'on prévienne les autorités. Serenus regarda Mayeul et dit :

« - Il faut la livrer aux autorités Faës. Ils sauront quoi faire... Surtout si elle est coupable»

En sortant, Serenus prévint rapidement le Capitaine de l'antenne locale. C'était le mieux qu'il puisse faire même s'il ne supportait pas de ne pas agir directement et de lui même.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyVen 16 Sep - 19:17

Le 28 septembre 1001

Un autre mal de crâne pour toi, mais ce matin, tu n’as pas à te lever, au contraire de tous les autres. La chose a apparemment été prévue, que tout le monde fêterait dignement l’issue de cette seconde épreuve du Tournoi des Trois Opales, et pas une seule rencontre n’a été mise à ton horaire par ta charmante sœur. La veille, lors que Mayeul de Vifesprit a remporté l’Opale d’Obscurité, tu as jubilé. À défaut de voir le Voltigeur mourir (quel dommage), ou être gravement défiguré (ça t’aurait bien arrangé), tu as pu fêter l’honneur qu’il a apporté sur ton duché malgré lui, ainsi que sur tous ceux ibéens. Après tout, sur six opales, cinq ont été remportées par l’empire du Savoir, assoyant votre emprise sur ce tournoi dont cette édition entrera dans la légende. Tant de verres et de coupes ont été levées à la gloire de Sombreciel, à celle d’ibélène, tant de bouteilles ont été débouchées à la seule vue du duc qui a choisi ce champion victorieux.

Alors, tu as peu dormi, peut-être une heure, même pas, avant d’être réveillé par toute une cavalcade à l’extérieur de ta chambre. Enfoncer ta tête sous les oreillers n’a servi à rien et finalement, tu as fini par appeler Césaire, d’un cri surpassant ceux du couloir. Ton majordome, poli, entre dans ta suite, ne portant pas égard au fait que tu sois encore couché, ton Familier ronronnant sur ton torse. Tu te relèves sur tes coudes pour voir Césaire, toujours affecté de cette expression neutre et attentive. Cet homme a une impressionnante maîtrise de soi. « Votre Grâce. Qu’est-ce que tout ce tapage ?, demandes-tu d’une voix éraillée par le sommeil et le tabac. Le monde n’a pas idée, d’ainsi troubler ton sommeil ? Tu en manques cruellement, qu’on te laisse au moins soigner ta gueule de bois ! Son Altesse Chimène de Faërie a été enlevée, Sire. Tout Hacheclair la recherche. Oh. » C’est fâcheux, en effet. Tu restes quelques secondes en silence, réfléchissant à tout ce que cela implique, avant de te recoucher, les yeux fermés. « Bien. Tu viendras me réveiller lorsqu’on en nommera une autre. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyVen 16 Sep - 21:01

28 septembre, matinée

Il fallait certainement s’attendre à ce que les choses aillent de mal en pis, même avec la fin du Tournoi approchant. Courte nuit pour le duc de Lagrance, qui n’avait guère eu l’envie de s’abandonner au sommeil et qui avait été dérangé dès les premières lueurs du jour. Chimène disparue. Chimène enlevée. Comme si Faërie ou même Arven avait besoin de ça. C’était à se demander ce que faisait sérieusement la garde de Bellifère et même les soldats impériaux d’Ibélène. Nuls doutes que si les tensions n’avaient pas encore explosées jusque là, ce triste événement allait finir d’achever la paix fébrile qui restait. Et non qu’on puisse accuser qui que ce soit pour l’instant de l’enlèvement de l’Impératrice, l’on pouvait reprocher aux hôtes ce qui était arrivé. Quand bien même une telle action impliquait sans nuls doutes un plan murement réfléchit et des mages à la clé. On ne s’en prenait pas à l’Impératrice de Faërie, dûment et étroitement surveillée aussi facilement.

« Votre Grâce, un corps a été retrouvé dans les rues de Hacheclair. On suspecte un lien avec l’enlèvement de son Altesse. »

La matinée était déjà bien entamée quand un serviteur était venu annoncer la nouvelle à Denys, resté sur le pied de guerre depuis plusieurs heures, n’ayant guère plus d’indices et de moyen pour régler ce problème de taille qui ne cessait de faire grandir l’inquiétude. Difficile de mettre le duc dans un tel état, mais il devait reconnaître que ce Tournoi réussi à le dépasser, un peu trop à son goût. Il avait envoyé ses hommes chercher aussi, quelque chose, n’importe quoi pour retrouver l’Impératrice, mais il n’était qu’invité ici bas, il ne pouvait guère faire grand chose sinon attendre que les nouvelles ne viennent jusqu’à lui. Il n’était pas encore allé à la rencontre de ses homologues ni auprès du conseiller de Chimène, préférant ne pas sortir de ses appartements si de funestes événements devaient à nouveau se reproduire. Pourtant, cette nouvelle, ce corps retrouvé incite le duc à sortir, accompagné d’une garde, curieux de savoir ce qu’allait pouvoir révéler ce mort.

Il est au bout du couloir quand la silhouette d’Alméïde se dessine à son regard, visiblement refoulée par ces imbéciles de Belliférien. Il le temps d’entendre la réplique du garde, et levant les yeux au ciel, la voix du duc s’éleva, autoritaire et passablement irritée.

« Et moi l’expertise de la dame Alméïde d’Erebor m’intéresse. Vous allez la laisser passer, c’est un ordre. » Oh il pourrait répliquer, le soldat de la Guerre, mais il ne s’avance pas dans quelques paroles outrageuses quand il voit le regard perçant et légèrement agressif du duc de Lagrance, qui s’arrête au côté de la princesse du désert, lui offrant son bras pour continuer. « Permettez ma dame. » Puis sans un regard en plus aux deux gardes, il passa la porte, ses propres hommes sur ses talons. « Toujours l’esprit aussi étriqué… ils ne vous ont pas offensé plus que ça j’espère ? »

Il pourrait la questionner un peu plus, la noble Alméïde, refoulée comme une malpropre par des hommes à l’esprit bas et bien misérable – il se félicite d’être arrivé au bon moment – mais la vue du corps ensanglanté et pâle l’arrête. Et ce n’est pas tant parce qu’il n’apprécie guère ce genre de vision macabre que parce qu’il reconnaît ce visage blanc et inanimé… médusé, froissé, inquiet, plusieurs sentiments marquent un instant le visage de Denys tandis qu’il observe le cadavre.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyVen 16 Sep - 21:44

28 septembre, matin

Quelle grossièreté de la part de ces gardes au regard hautain. D'ordinaire, elle s'en moque bien Alméïde, accordant peu d'importance au titre qu'on lui donne. Mais cette fois, l'affaire est urgente et elle se sent insultée par un tel manque de respect alors qu'ils ne peuvent se permettre de refuser toute aide qui leur est apportée. Elle n'y peut rien de plus néanmoins et elle commence à faire demi-tour quand le voix de Denys retentit.

« Et moi l’expertise de la dame Alméïde d’Erebor m’intéresse. Vous allez la laisser passer, c’est un ordre. » Un vague sourire naît sur ses lèvres, rassurée de le voir ainsi apparaître à ses côtés, bien que son regard laisse apparaître les signes d'une franche urgence. Faërie, plus que tous les autres, est touché par cette disparition et nul doute que son ami en mesure pleinement les conséquences.

« Permettez ma dame. » Elle s'accroche au bras qui lui est offert et passe devant les gardes sans leur jeter un regard, préférant ne pas s'attarder sur cet incident. « Toujours l’esprit aussi étriqué… ils ne vous ont pas offensé plus que ça j’espère ? » Elle secoue la tête, doucement. « Ils ne font que leur travail... » De manière tout à fait scandaleuse, mais elle évite bien de le préciser.

Le silence se fait alors, lorsqu'ils parviennent devant le cadavre de l'homme retrouvé dans la rue. Alméïde reste un instant immobile au bras du duc puis, lentement, elle se détache de lui et s'avance. L'homme est pâle, le corps marqué de contusions diverses en plus des coups de poignards évidents qui ont fait sa perte. Ses vêtements lui ont déjà été retiré mais on ne l'a pas encore lavé du sang qui souille sa peau exsangue. La princesse contourne la table sur laquelle il est allongé, le regard empli d'un sérieux qui tranche avec sa douceur habituelle. Il n'y a plus de princesse timide ou naïve ; elle est étrangement dans un milieu qui lui est familier et dans lequel elle évolue avec aisance et efficacité.

Ses gestes font montre d'une assurance dont elle fait rarement preuve dans d'autres circonstances et l'examen du corps est consciencieux. Elle ne sent même plus la présence de Denys à ses côtés, tant la concentration guide ses gestes. De nombreuses minutes passent avant qu'elle ne relève les yeux, l'esprit bouillonnant. Alméïde se dirige soudain vers la porte et s'adresse aux gardes avec une autorité qu'on lui connaît peu. « Je crois savoir qu'un poignard a été retrouvé sous les fenêtre de l'impératrice. Serait-il possible de me l'apporter je vous prie ? » Le garde semble hésiter, mais un regard derrière elle en direction du duc de Lagrance semble le dissuader de faire le moindre commentaire et il s'éloigne après avoir acquiescé, non sans laisser apparaître un air renfrogné. Puis elle revient auprès de son ami. « La personne qui a fait ça ne devait pas être entraînée au combat. Les coups sont maladroits, regarde. Il a de nombreuses marques de griffures en plus des coups de couteau. » Tout en parlant, elle désigne plusieurs marques. Des marques de défense, sans nul doute. Des marques faites par une personne désespérée. « Il a mis du temps avant de se vider de son sang, il a pu être blessé très loin de l'endroit où on l'a retrouvé. » Aucune grosse artère de touchée, de nombreuses blessures un peu partout sur le corps, particulièrement à l'abdomen, mais certainement pas mortelles sur le coup.

Le garde revient alors, apportant le poignard dont elle se saisit avec précaution, le remerciant d'un signe de tête sans s'attarder plus longtemps, examinant déjà ce qu'elle a sous les yeux. Sans un mot, elle prend à nouveau le temps de la réflexion mais la réponse lui semble flagrante. « C'est bien le poignard qui l'a tué. Et il est fort possible qu'une femme soit l'auteure de telles blessures. » Elle relève les yeux vers Denys. « Je pense qu'il s'agit de l'un des hommes qui a enlevé l'impératrice. »


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales   Intrigue 1.5 • Le Tournoi des Trois Opales - Page 17 EmptyVen 16 Sep - 21:58

Le 28 septembre 1001

Les nouvelles qui éveillent la vivenef pirate ne sont pas très joyeuses, et pour cause. Les rumeurs veulent que l’impératrice de Faërie ait été enlevée (ou même assassinée) – ce qui ne dérange pas vraiment qui que ce soit à bord du bateau, mais qui risque bien de déranger tout un continent si les choses tournent encore plus mal. Y’a pas à dire, si les Faës ont eu le don pour organiser des fêtes qui ont fini en queue de poisson, les Ibéens ont décidé de montrer qu’ils pouvaient les surpasser à ce petit jeu qui n’a rien de très amusant.

Leur sauf-conduit expire très bientôt et il est déjà l’heure de préparer l’Audacia à reprendre la mer, d’ici trois jours. Hommes et femmes sont levés et en plein chargement de vivres et de matériel, ainsi qu’en nettoyage de la teinture rose et bleue répandue un peu partout, gracieuseté d’une des filles du capitaine et de ce garnement d’Arsène, le décapiteur de vivenef. Louis efface une dernière tache de rose sur le pont lorsqu’il remarque un messager, les mains pleines et l’air mal à l’aise, à quai. « Qu’est-ce qu’tu veux ?, l’apostrophe l’Ansemarien, avant de descendre la passerelle pour le rejoindre. Un cadeau pour Ilse Tonnevent, championne de la Ville Basse. Ça va, j’vais lui donner. » Le messager, méfiant, ne bronche pas, et il s’en suit plusieurs minutes de négociations avant que le pirate ne puisse s’emparer de la boîte, étonnamment lourde et carrelée, et de la missive jointe.

Puisque le rôle de messager lui échoue, il met un instant la corvée de nettoyage en pause pour aller réveiller ladite championne, encore bien endormie dans sa loge du bord. Ils ont (encore et toujours) festoyé, la veille, et si lui est debout tôt, c’est bien parce qu’il n’en a pas le choix. « Câdeauuu pour Ilse Tonnevent, championne de la Ville Bââââsse », annonce Louis en imitant grossièrement l’accent du messager d’une voix tonitruante, entrant sans frapper dans la case de la canonnière dans le but de la réveiller. Il dépose la boîte sur ses genoux, puis la lettre, mais ça dure peu, puisqu’il chipe cette dernière sans même demander la permission. « C’est quoi ça ? » Il ne lui laisse même pas le temps d’en lire un traître mot, avant de la déchiffrer lui-même, se mettant hors de portée de l’ire de sa compagne pirate. « Mayeul ? » Ils sont amis, ceux-là ? Il avait plutôt l’impression qu’ils se supportaient, sans plus, hein, mais bon, si ça leur fait plaisir… et pourquoi il parle d’échecs, ce Cielsombrois ? Il comprend mieux alors que la pirate ouvre la boîte, ses cases se révélant être celles d’un jeu d’échecs, assorti de pièces magnifiques. Vivenefs miniatures, ouvragées, représentant chaque pièce du jeu. Louis laisse échapper un sifflement admiratif et redonne la lettre à Ilse, comprenant mieux l’allusion à la visite dans sa cabine. « Il te veut. »

Merci, Louis.

Son ton entendu laisse place à quelque chose d’un peu plus sérieux : « Paraît que l’impératrice Chimène a disparu. Si tu préfères pas qu’on la retrouve, ce sera toujours le temps de décapiter le Parangon, comme t’as proposé hier. » Le petit Arsène lui a donné des idées, hein, et ils ont longuement discuté de quelles vivenefs bellifériennes mettre à mal. Il n’a pas approuvé son idée de carrément tirer sur le Parangon, malgré tout l’enthousiasme de Charles à cette idée, mais si ça peut lui faire plaisir, après tout ce qu’il s’est passé… ils peuvent au moins essayer.

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