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 [Concours] • La Plume d'Aion

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La Fatalité
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Message Sujet: [Concours] • La Plume d'Aion   [Concours] • La Plume d'Aion EmptySam 30 Juil - 3:46


Chroniques d'Arven

La Plume d’Aïon

Remise des prix




Bienvenue, chers dragonnets, à cette remise des prix de la première édition de la Plume d’Aïon :bounce:

Avant toute chose, le jury du concours et le Staff tiennent à s’excuser de tout cœur pour cette longue et maladroite attente :cute: Il s’agissait du premier concours en Arven, et désormais nous avons suffisamment conscience des difficultés pour tâcher de ne pas les reconduire la prochaine fois :oui: Bref, un grand pardon !

En outre, le jury tient à féliciter les quatre vaillants participants, dont les textes nous ont tous charmés et émus à leur manière, et qui furent somme toute difficiles à départager. Le thème proposé étant très vaste (pour rappel : « AU-DEVANT DE LA MORT »), et les réponses apportées toutes plus singulières les unes que les autres, nous avons décidé de ne pas vous proposer de classement strict, mais seulement un grand gagnant qui, selon nous, s’est distingué des autres dans ce concours :yipi:  

Nous demandons ainsi un tonnerre d’applaudissement pour notre brave Castiel de Sombreflamme, remportant brillamment ce concours avec son texte « Le roi est mort, vive le roi », qui a fait fondre en larmes le jury au complet :puppy: Félicitations à toi, tu remportes 1 carte rare, 2 cartes communes et 100 points dans ta cagnotte, ainsi qu’une plume dont les mots semblent à même d’influencer ses lecteurs et de les plier à tes desseins :hihi:  
Le jury tient à féliciter l’originalité du regard enfantin que tu développes tout au long de ton rp, sa justesse quant au thème imposé, et les sentiments d’incompréhension et de candeur qui nous ont fait chavirer :*_*: Un grand bravo à toi !

Grâce, Mayeul et Mélisende, nous avons parcouru vos textes avec un grand plaisir, et les perspectives que vous avez conduites pour répondre au sujet étaient toutes à propos, toujours dans un style impeccable et personnel :**: Les retours ci-dessous n’ont rien d’un classement, car tous méritez que l’on souligne votre effort :
♦️ Le jury salue le parti-pris ambitieux de Grâce d’aborder une mort spirituelle dans son texte, et non pas physique ; perspective très bien trouvée et tournée :bave:
♦️ Mayeul, si la lettre était d’une part très à propos, tu as d’autre part été le plus en profondeur dans les sentiments du personnage, ses tourments et ses doutes, dans un rp très développé, et pour cela chapeau bas :siwi:
♦️ Enfin Mélisende, la seule d’entre tous à avoir simulé la véritable mort de ton personnage, le jury tient à souligner ton dévouement envers Lida ta mise en scène et ta mise en perspective :ange:
Vous remportez tous les trois 2 cartes communes et 50 points dans votre cagnotte :fox1:

Une carte spéciale du jeu d’Omen a été attribuée aux quatre participants et aux trois jurés, spécialement conçue pour le concours :rock:



Tous les textes sont à présents accessibles à la lecture ci-dessous ; régalez vos pupilles et n’hésitez pas à donner vos avis :oui:

Encore un grand bravo à tous les participants, et merci infiniment à Alméïde et Héloïse, pour leur aide précieuse en tant que jurées :**: Elles peuvent toutes deux aller tirer une carte commune :cute:

À bientôt je l’espère pour une nouvelle édition de la Plume d’Aïon ♪





Dernière édition par La Fatalité le Sam 30 Juil - 4:01, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: [Concours] • La Plume d'Aion   [Concours] • La Plume d'Aion EmptySam 30 Juil - 3:50

Castiel de Sombreflamme


« Le roi est mort, vive le roi »

Il est si jeune.

Il n'a pas plus de cinq ans, à cet instant. Vous le voyez bien, n'est-ce pas ? Le cheveu noir quelque peu rebelle, le teint pâle et pulpeux des nobles, l'expression déjà grave, les yeux noirs et doux. Ce n'est que plus tard, qu'ils se durciront jusqu'à se faire meurtriers. Si jeune, la main serrée dans celle de Maximilien, qui le porte devant les corps exposés au sein même de la salle du trône. Là, tous les habitants du duché pourront venir leur rendre un dernier hommage, avant leur crémation jumelle au domaine des Murmures.

Sur une multitude de voiles violets sont étendus les corps d'Hélène et Eudes de Sombreflamme.

Castiel s'avance timidement jusqu'à voir distinctement le visage de sa mère, si paisible dans la mort. Même celle-ci n'a su défaire ce visage lisse comme une perle, doré comme les sables d'Erebor, entouré d'une rivière de boucles noires. Elle est belle, ne peut s'empêcher de penser le bambin. Pourtant, Hélène de Sombreflamme n'ouvre pas les yeux – ces yeux qu'elle a noirs comme les siens, mais faits de velours. Ses lèvres, roses et pleines, n'esquissent pas même un sourire, comme elle le fait quand elle sait que son enfant est à ses côtés et qu'il attend uniquement un signe de sa part pour l'embrasser. Elle ressemble plus que jamais à la statue de marbre qui porte ses traits, ou aux mille tableaux peints pour honorer sa beauté et qui, pourtant, ne peuvent capturer le feu intérieur d'Hélène. Elle leur ressemble, désormais, car le feu s'est éteint. Il est si jeune et il comprend à peine. « Maman ? », couine l'enfant d'une voix incertaine. Aucune réponse. Pas un cillement, pas un son. Dort-elle ? Il ne veut pas la déranger, si c'est le cas. Quelques pas et il observe ensuite le visage de son père. Il lui ressemble, sans aucun doute, et la ressemblance se fera uniquement plus accusatrice au fil des années, si ce n'est de ces yeux sombres. Du côté de Eudes, pourtant, il n'y a également aucun signe de vie. Tous ceux de la mort. « Maximilien... c'est pas papa », murmure un Castiel désespéré. Ce n'est pas son père. Son père aime rire ! Il rit toujours, les yeux soulignés de rides d'amusement, la bouche large et étirée en ces sourires éternels. Son père aime parler ! Il parle fort, parfois doucement, mais tout le temps – il couvre sa mère de compliments, ses rivaux d'injures, et peut citer cent poèmes et pièces par la seule force de sa mémoire. Son père aime s'amuser ! Il organise toujours de grandes fêtes où tous boivent, chantent et dansent, où les ménestrels jouent de leurs instruments debout sur les tables, entre le vin et le dessert, où tous s'embrassent et s'aiment jusqu'à la prochaine fête. Non, son père n'est pas cet homme froid et pâle, désespérément immobile, irrémédiablement silencieux.

Les larmes montent aux yeux de Castiel, qui se jette sur le corps de son père, le secouant de la maigre force de ses bras d'enfant. « Bouge-toi... papa va revenir... », implore le gamin, avant d'administrer le même traitement au corps de sa mère. Ils ne se réveillent pas et dans la salle du trône, personne n'entre. Aucun homme au rire chantant ne vient détromper Castiel, lui annoncer cette mauvaise blague. Aucune femme au sourire ensorceleur pour venir l'embrasser et le réconforter, dans un si rare accès d'amour maternel. « Pourquoi ils... ils ne... pourquoi ils ne reviennent pas ? » Pourquoi ses parents ne viennent-ils pas chasser ces pantins ? Est-ce donc cela, la mort ? Est-ce que cela dont Maximilien lui parlait, plus tôt ? Il lui a dit que ses parents étaient partis. Il n'a pas compris, non – ses parents partent souvent, un peu partout dans le duché et ailleurs, et parfois, on lui dit qu'ils sont partis alors qu'ils sont uniquement dans un des salons du palais.

La main de Maximilien se pose sur son épaule, forte et chaude. Il fait reculer le petit duc héritier de quelques pas, puis le soulève dans ses bras. « Viens, Castiel. »

Il jette un dernier regard aux corps immobiles, horrifié.

Il comprend qu'ils ne reviendront jamais.
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Message Sujet: Re: [Concours] • La Plume d'Aion   [Concours] • La Plume d'Aion EmptySam 30 Juil - 3:52

Grâce Martel


Grâce s’abimait les yeux, à déchiffrer dans la pénombre et avec une simple bougie presque entièrement consumée comme unique source de lumière, la lettre qui lui était parvenue quelques jours plus tôt. Celle-ci était froissée, comme si elle avait été amenée à divers endroits, malmenée, chiffonnée… ce qui était le cas depuis que la jeune mère l’avait reçue. Grâce avait immédiatement reconnu la provenance de cette dernière, et l’avait dissimulée dans son corset afin de ne pas la laisser à la vue de Charles, où elle l’avait conservée depuis, prenant garde à ne pas la faire tomber ou à ce qu’il ne la découvre pas alors qu’il la dévêtait pour la besogner comme chaque soir. Lida seule savait quel châtiment lui réservait son mari, s’il surprenait Grâce à échanger une correspondance avec une femme qu’il aurait sûrement qualifiée de peu recommandable. Se frottant les yeux, épuisée par une longue journée à s’occuper des enfants, qui dormaient maintenant après leur repas, la bellifèrienne réprima un bâillement, tentant de se concentrer sur les lettres qui s’entremêlaient. Elle connaissait l’enchevêtrement de mots par cœur, pourtant. Freyja, qui rejoignait un bâtiment pirate. Qui prenait sa vie en main, et ne se limitait pas à ce que l’on attendait d’elle. Elle avait ressassé ces nouvelles, distraite au fil de la journée, et des suivantes.

Elle savait, pourtant, que sa décision était prise. Sinon, pourquoi aurait-elle préparé ce baluchon léger, après avoir lu une première fois la missive de son amie ? Pourquoi aurait-elle mis de côté quelques sous, dérobés dans la bourse de son mari ? Pourquoi s’être assurée de garder une miche de pain, quelques gâteaux à la noisette qu’elle affectionnait tant, quelques fruits ? Pourquoi s’être assurée que Charles irait à la taverne, et ne la rechercherait pas pour quelques heures, la laissant bénéficier de cette avancée ? Pourtant, elle doutait. Elle hésitait. Pouvait-elle réellement laisser ses enfants, ne plus jamais les revoir ? Les abandonner une nuit durant, alors qu’il pourrait leur arriver malheur ? Les abandonner pour toujours, renoncer à eux ? Serrant les lèvres, soupirant, Grâce remit dans son corset la lettre, comme garante du courage dont elle allait devoir faire preuve.

Se levant et éteignant la flamme, elle tâtonna pour saisir une cape qui la protègerait du froid et des regards, saisissant ce qu’elle avait préparé. Inutile de laisser un message, ses enfants n’étaient pas en âge de comprendre, et quant à Charles… Il l’utiliserait pour s’assurer de la traquer. Lui, et les hommes de leurs deux familles. Grimaçant, Grâce franchit la porte, non sans se retourner en entendant une plainte provenant de la chambre des enfants. Et si elle les amenait, malgré tout ? Elle pourrait… Elle pourrait les garder auprès d’elle, peut-être. Les confier à quelqu’un, quand elle ne serait pas en mesure de s’en occuper, quand elle travaillerait pour mettre de la nourriture dans leurs assiettes à tous les cinq. Au moins… Au moins sa fille, pour lui épargner de vivre ce qu’elle a vécu ? Là, sur le pas de la porte de leur chambre, elle est prête à renoncer, prête à rester. Prête à les amener avec elle. Prête à tout, sauf à l’abandon déchirant qu’elle s’apprête à faire. Et pourtant… Pourtant, elle tourne les talons, alors qu’elle sent le froissement de la lettre, en serrant ses bras autour d’elle, pour se donner de la force.

Elle franchit la porte de la maison, la refermant doucement, sans plus un regard. Combien de lieues va-t-elle devoir parcourir, pour rejoindre Lorgol, pour rejoindre la Taverne dont Freyja lui a parlé ? Elle n’en a aucune idée. Elle passe devant le domaine de ses parents, accélère le pas tout en hésitant à dérober un cheval qu’elle y voit. Elle irait plus vite, et pourrait les semer plus facilement, s’ils se trouvent sur ses traces. Mais elle risque de se blesser, et de mettre fin à sa fuite. Ses frères, son mari et sa famille seront forcément sur ses traces, et elle ne sait pas monter. De nombreuses lieues la séparent de Hacheclair. Sans répit pour elle, sans répit pour ses jambes, elle court, sans faire la moindre pause. Elle accélère encore, quand elle entend ses frères, les voient non loin d’elle. La peur l’étreint, les douleurs de la course et les sueurs froides à l’idée d’être capturée l’arrêtent un instant. Elle se retourne, ils sont encore loin. Elle n’est pas loin d’Hacheclair, du portail. Pourra-t-elle seulement payer le passage ? Elle a dérobé plusieurs pièces, progressivement, au fil des années. Elle tourne dans une ruelle, entre par une porte dérobée. Elle les entend. Elle déchante, là, dans l’obscurité de la maison pas fermée qui l’a accueillie. Elle se laisse glisser au sol, la tête entre les mains. Qu’a-t-elle fait ? Que va-t-elle faire, si Freyja ne se trouve pas à la Taverne ? Si elle ne trouve pas la Taverne ? Elle ne repère pas de suite le visage dans la pénombre, sursaute et se relève brusquement en le discernant. Elle balbutie des mots peu clairs, des phrases incomplètes, mais la personne doit comprendre, parce qu’elle lui dit qu’elle va la guider. Doit-elle y croire ? Elle n’a pas le choix. Dans un regain d’espoir, elle court, elle suit son guide. Elle l’étreint dans un geste audacieux qui la surprend, et paye pour la traversée, donne deux de ses bijoux, en plus des pièces qu’elle a. Elle voit sa famille, avant de prendre le portail. Elle la voit, mais elle ne peut que fuir. Adieu, Bellifère, adieu, Grâce Martel, femme mariée. Elle n’est plus, Grâce enterre cette partie de sa vie, l’abandonne sans regret. Elle sera cette liberté dont elle a toujours rêvée, et non plus une épouse et mère de Bellifère.


Dernière édition par La Fatalité le Sam 30 Juil - 3:53, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: [Concours] • La Plume d'Aion   [Concours] • La Plume d'Aion EmptySam 30 Juil - 3:52

Mayeul de Vifesprit


Je voudrais être mort.
Depuis que tu es partie, chaque minute, chaque seconde, je souhaites pouvoir te suivre. Partir, loin, plus loin qu’aucunes ailes ne pourraient m’emporter, plus loin qu’aucun esprit ne pourra un jour me conduire. Fermer les yeux, pour ne plus jamais avoir à les rouvrir. Fuir la douleur de ton absence qui m’empêche de respirer, de penser, d’être moi. D’être nous. Y’a-t-il seulement une différence?
Je pensais savoir ce qu’était la mort, tu sais. Les yeux qui se ferment, le souffle qui s’arrête, le néant. Mais jamais je n’aurais pensé à ceux qui restent. A moi. J’ai connu aussi le néant. Le vide. L’absence. La douleur, la peur, les larmes sont venues après tout le reste. D’abord, ce rien, ce froid, et je crois que c’est là que j’ai compris : rien ne sera comme avant, rien ne pourra guérir l’absence de toi.

Je t’ai promis. De rester, d’être brave, d’être fort aussi. Je ne suis rien de tout ça sans toi. Je suis juste moi, et ce n’est pas assez.

Je ne peux pas vivre sans toi. Je ne peux pas continuer, quand chaque minute de ma vie est une souffrance. Chaque inspiration me rappelle que tu n’es plus là. Tu m’avais dit que ça irait, qu’un jour, cela passerait. Tu m’as menti. Et en même temps... Je ne veux pas que ça aille mieux, je crois. Ce serait te trahir un peu, non? Tout s’embrouille, parfois, et je voudrais que tu sois là. Je vis, parce que j’ai promis. Je meurs, parce que tu n’es plus là. Je survis, je crois. Aies-je seulement le choix?
Sans but, sans bruit, je continues à avancer. Un pas après l’autre. Mais sans ta main pour me guider, comment ne pas me perdre?

Je me suis égaré dans ce monde où je n’ai plus ma place. Nous étions deux, je ne peux être un. Alors je me suis perdu, à la recherche de cette partie de moi qui me manque. J’ai tout essayé pour la retrouver, mais rien n’y fait. Quelques heures de sursis, quelques minutes auprès de toi, c’est tout ce que je demande. C’est tout ce que je ne pourrais jamais avoir. J’essaye, pourtant. J’essaye de vivre, et je ne sais que en donner l’illusion. Parce que vivre, ce n’est pas ça, je le sais. Ce n’est pas souffrir, à chaque instant, jusqu’à ce que la mort vienne vous délivrer.
Parfois, je me dis que tout est ma faute. Cette promesse. Ton départ. Ma vie qui n’est plus qu’une longue attente. C’est peut-être ma punition, pour ne pas avoir su être à la hauteur de ce que tu étais, pour ne pas être mort à ta place.

Ca aurait été mieux, tu sais. Moi, je le sais. J’aurais préféré mourir.
Tu as toujours été la plus forte. Sans toi, je ne suis rien. J’ai besoin de toi, je ne peux respirer sans toi. Et pourtant, je ne peux me résoudre à te rejoindre, parce que j’ai promis. Je ne trahirais pas ma parole, et tu le sais. Tu m’as piégé, piégé dans cette vie dont je ne veux pas. Je t’en veux, parfois, de ce mensonge. De ta trahison. C’était nous, ça a toujours été nous. Pourquoi m’avoir condamné à n’être que moi?
Je ne veux pas de cette vie. Mais j’ai promis. Si tu savais comme je le regrette.

Je suis à toi, à tout jamais. Et promesse ou pas, jamais il n’en sera autrement.  

Ton frère.


Dernière édition par La Fatalité le Sam 30 Juil - 3:54, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: [Concours] • La Plume d'Aion   [Concours] • La Plume d'Aion EmptySam 30 Juil - 3:53

Mélisende de Séverac


C’était la fin. Il était venu pour moi. Son souffle sur ma nuque. Ses pas s’approchant vers moi. Bientôt une lame tranchant ma gorge. Je restais figer, pétrifier. J’embrassais le destin. J’étreignais les ténèbres qui m’envahissaient peu à peu. Je fermais les yeux. Je n’avais pas peur de la mort. Je l’attendais. Je la connaissais. Elle partageait mes secrets. Mes plus noirs desseins. Elle avait été mon amie tout au long de ma vie. Je la caressais du bout de mes doigts à chaque fois que je préparais subtilement mes poisons, à chaque fois que je mettais en place toutes les pièces de l’échiquier pour remporter la partie. Accomplir le contrat. Venger l’âme qui devait être vengée. Répondre à l’appel de la puissance occulte. Nous étions tous des instruments du destin, destin qui avait décidé de se retourner contre moi.

Douce agonie. Lida, la Sombre Mère m’avait-elle oubliée ? M’avait-elle tourné le dos ? Moi, fille de la nuit. Âme vengeresse. Mains maculées de sang.  Douce étreinte, un voile noir m’entourait et j’acceptais. Je ne fuyais pas ce destin que Lida, déesse de l’Agonie avait choisi pour moi. Si telle était mon heure, je me laissais mourir.  Aucune résistance, aucune appréhension, je goûtais à la mort, enfin. Cette mort tant attendue. Cette mort que je connaissais si bien. Cette mort que je chérissais. Je rejoignais les ténèbres, mon âme deviendrait sienne. Je pensais à ma soeur, ma chère soeur, qui perdrait une part d’elle-même. Je pensais à mes frères, à mes parents, à cette famille que je chérissais tant.  Je songeais à cet enfant qui n’aura jamais su que j’étais sa mère. Je mourais sereine, car il était entre de bonnes mains, futur maître voleur de la Cour des Miracles. J’étais fière de lui.

Sombre mélancolie. Je mourais sous la complice lueur des étoiles, je mourais dans la pénombre. Dans l’ombre d’une pleine lune qui illumine le ciel, la nuit était mon amie et il n’y avait pas de plus belles morts que mourir en compagnie de mes sœurs.  Je rejoignais les étoiles au firmament.  Je devenais cette lune qui surplombait les montagnes. Je resterai à jamais le reflet de Mélusine dans un miroir. Je me laissais aller dans le calme de cette nuit sans bruit, juste le silence infini de la mort venant me chercher. L’obscurité me rassurait, je me fondais en elle, je m’abandonnais à ce destin qui m’appelait, qui m’attirait.  Je mourais sereine, car c’était là la finalité que j’attendais, que j’avais toujours attendue. Je n'étais pas effrayée. Je me laissais aller. Je rejoignais mon frère, calme et posée comme je l'avais toujours été. La mort était ma raison, ma sublime désillusion, ma parfaite désolation.
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Message Sujet: Re: [Concours] • La Plume d'Aion   [Concours] • La Plume d'Aion EmptySam 30 Juil - 5:04

Vos textes sont magnifiques, je me sens totalement déplacée à côté :*_*:

Bravo à vous trois :coeur: Vous m'avez très émue :cute:










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Message Sujet: Re: [Concours] • La Plume d'Aion   [Concours] • La Plume d'Aion EmptySam 30 Juil - 5:17

Félicitations à vous :keur: :coeur: :cutie:


dialogues • mediumvioletred




I'd give anything to hear you say it one more time, that the universe was made just to be seen by my eyes.
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Message Sujet: Re: [Concours] • La Plume d'Aion   [Concours] • La Plume d'Aion EmptySam 30 Juil - 5:28

Ohlalala, merci à vous :*_*: J'espérais vraiment que le texte vous plaise !

(et oh, ces cadeaux, CE CADEAU :siffle: )(j'en ferai usage précieusement)

Vos textes à vous aussi ils sont trop beaux et j'ai vraiment adoré les lire. C'est fun de voir qu'on a tous fait des trucs super différents ! Mélisende, IL NE FAUT PAS MOURIR :rale: Tu es interdite de mort.


Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo




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Message Sujet: Re: [Concours] • La Plume d'Aion   [Concours] • La Plume d'Aion EmptySam 30 Juil - 9:05

Bravo à nos Plumes pour ces très beaux textes, et les émotions qu'ils véhiculent.
Encore félicitations
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Message Sujet: Re: [Concours] • La Plume d'Aion   [Concours] • La Plume d'Aion EmptySam 30 Juil - 9:34

:pleure:
Ils sont magnifiques vos textes, et si tristes.
**fait un câlin à bébé Castiel**

Félicitations à vous.
Et oui, c'est rigolo de voir qu'on a tous une approche différente ^^




[Concours] • La Plume d'Aion TitreMayeul1
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Message Sujet: Re: [Concours] • La Plume d'Aion   [Concours] • La Plume d'Aion EmptySam 30 Juil - 9:54

Bravo à tous !

Tous les textes sont très bien écrits, mais ça ne m'étonne même pas. Vous êtes géniaux ♥️

Mayeul, ça va pas de me faire pleurer comme ça ? :sad:

Et Grâce, ça rentrait dans le sujet aussi, si j'avais participé j'aurais aussi eu cette approche (mais en beaucoup moins bien) alors j'aime beaucoup :keur:



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Message Sujet: Re: [Concours] • La Plume d'Aion   [Concours] • La Plume d'Aion EmptySam 30 Juil - 13:09

Castiel, on a beaucoup hésité à te léguer cette plume, à toi :red:
Bravo à tous, petits écrivains en herbe :langue:
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Message Sujet: Re: [Concours] • La Plume d'Aion   [Concours] • La Plume d'Aion EmptySam 30 Juil - 13:46

Castiel de Sombreflamme a écrit:
Mélisende, IL NE FAUT PAS MOURIR :rale: Tu es interdite de mort.
Non, t'en fais pas :hihi: Quelqu'un doit surveiller toute la petite famille de fous que nous sommes :nana:

Merci pour les récompenses :*_*: J'ai beaucoup aimé le thème du concours en tout cas, j'ai hâte d'en voir d'autres :cute:
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Message Sujet: Re: [Concours] • La Plume d'Aion   [Concours] • La Plume d'Aion Empty

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