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 Spontanément

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Message Sujet: Spontanément   Spontanément EmptyLun 1 Aoû - 12:26


Livre I, Chapitre 5 • Le Tournoi des Trois Opales
Armandiel Barl & Raphaël de Virevent

Spontanément

Ou peinture lurons.



Date : 2 Septembre 1001
Statut du RP : Privé
Résumé : Alors que Firmin organise l'une de ses expositions picturales à Lorgol, Armandiel, homme de main d'un noble bien nantis, fait la rencontre fortuite de Raphaël, très sensible aux charmes de son employeur.

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Message Sujet: Re: Spontanément   Spontanément EmptyLun 1 Aoû - 12:27

Lorsque tu poursuis les voies invisibles de Lorgol, labyrinthiques, malicieuses, tu t’exauces. Cette ville, elle te semble être une femme que les poètes saluent et que les hommes désirent ; alors tu es à même de t’y perdre. Tu aimes son effervescence, de nuit comme de jour, les routines pleines de grâce des badauds, les masures si hautes qu’elles en délient l’horizon. Mais tu ne paresses pas dans les rues de la capitale des peuples libres par ennui, c’est bien Firmin qui t’attends au point du jour dans l’une des rues mondaines de la Ville-Haute, pour un vernissage inopiné. Tu ne saisis pas les vertus sociales d’une telle rencontre, les critiques agglutinés qui espionnent d’un œil faussement expert les toiles, les peintres orgueilleux qui s’évertuent à disputer comme des avant-gardistes, et la chaleur de l’argent toujours cinglant les bourses. Firmin tente de te raisonner, de te faire appréhender les bienfaits de la renommée et l’impact des critiques sur l’histoire de l’art. Pourtant jusqu’à présent, tu n’as jamais exposé autre part que dans le salon de Castiel de Sombreflamme.

Avec les premières lueurs du crépuscule, tu t’en retournes vers la Ville-Haute, déambulant sur les pavés comme un petit pantin. Tu gardes les mains grandes ouvertes, comme pour saisir à la volée un détail impromptu. Lorsqu’enfin tu rejoins l’exposition, tu pénètres dans une vieille bâtisse pittoresque, qui probablement jurait beaucoup à l’époque dans le style épuré de cette rue. Tu es en retard, sans aucun doute, et tu entres comme un enfant ahuri. Dans l’un des angles de l’exposition, Firmin a insisté pour déposer tes toiles, notamment tes nus de prostituées. Il a du culot, ton frère aîné, sans que tu t’en aperçoives réellement. Machinalement, tu installes ton chevalet, tires ta palette de te besace, et commence à détailler cette assemblée difforme et bigarrée. Tu ne peux t’empêcher d’accoster une vieille dame pour lui demander la couleur de son châle, que tu considères d’un œil curieux ; vexée, elle se détourne, et tu demeures.

Certains visages te parlent vaguement, assidus des vernissages de Firmin, académiciens et étudiants en art ou nobliaux nantis venant satisfaire leurs extravagances picturales. Il y a notamment cet homme boursouflé, dont tout l’être respire l’alcool à chaque exposition, forçant souvent avec béatitude sur la liqueur de myrte que Firmin fait venir de Sombreciel à chaque occasion. L’énergumène n’est jamais seul, sans cesse accompagné d’un homme ou d’une femme que ton frère voit d’un mauvais œil au sein de son exposition, et qui semblent des hommes de main, variant au gré des caprices de cet étonnant monsieur. Et puis sans plus t’attarder sur cette foule singulière, tu te plonges dans un croquis rapide au fusain, et tu mélanges tes pigments pour approcher de la couleur juste, tandis que la nuit tombe silencieusement sur Lorgol.

La plupart des visiteurs se pressent autour des toiles de deux frères lorgoliens, peignant des natures mortes aussi plates et uniformes que la pluie. Après tout, ils… ta pensée ne parvint pas à aboutir. L’homme boursouflé vient tout juste de basculer à la renverse, écrasant dans son sillon ta palette, ton chevalet et les maigres croquis qui chassaient ton ennui. La liqueur de myrte ? Joliment absorbée par ton veston, et c’est dans un rire gras et bonhomme que le fauteur de trouble attire l’attention de tout le vernissage. Firmin se précipite, vient en aide au gros monsieur en s’assurant que tout est en ordre, avant de te jeter un regard bien équivoque. Ne dis rien. Il est tout naturel que tu lui obéisses :

Tu ferais un nu bien étonnant, toi monsieur, le gros monsieur, tu lâches avec cette candeur déplacée qui jette un voile de trouble dans les yeux de ton vis-à-vis.

Est-ce qu’il me compare à ces prostituées de bas-étage ? gronde entre ses dents l’intéressé, en foudroyant du regard Firmin et en pointant un gros doigt boursouflé sur tes toiles.

Attends voir, que je regarde…, tu marmonnes en reportant ton attention sur tes nus.

Tu empoignes celui d’une prostituée d’Euphoria que tu connais bien. Un tableau moyennement obscène, si tant est que cette nuance soit concevable, plein de langueur et de miaulerie corporelle. Tu ne tergiverses qu’un instant, et avant même que Firmin n’est pu intervenir, tu assènes la toile sur le crâne de l’énergumène, avec une violence dont tu ne te serais pas douté. La tête pitoyablement encadrée entre les cuisses de la prostituée, tu échappes un sourire d’enfant.

Du grand art, tu lâches.
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Message Sujet: Re: Spontanément   Spontanément EmptyLun 1 Aoû - 13:22

Sieur Barbon, premier du nom. Dieux que je pouvais pas sacquer ce type. De la bidoche pour 4, l'haleine a enflammer une torche vu qu'il avait le coude leste et une foutue affection pour les miquettes bien dodues. Le pire dans l'histoire? Cet ignoble tas de graisse me connaissait depuis que j'avais dix piges. Et ouais. Il fréquentait le portillon de la génitrice a l'époque, déjà plutôt gras. Et quand elle avait pris d'affection son barbouilleur, il était forcement devenu le plus grand mécène de l'empaffé. A tout vous dire, j'pense bien qu'il sait qu'j'ai un truc a voir avec la mort du croquant mais il fait mine de rien.

Pourquoi j'vous jacte de la tirelire de notre porte-monnaie libidineux? Parce qu'avec un humour a faire rire des merlans, le grand escogriffe avait décidé que ce soir, je serais son protecteur, son faire-valoir et son conseiller peinture pour une exposition de la haute. Autant vous dire que si sa bourse n'était pas aussi pansue qu'lui, il aurait pris un horion pour une idée aussi conne. Sérieusement, peinture... Dieux que je hais les empaffés dans son genre.

Toujours est il que l'argent n'ayant pas d'odeur, j'avais dit oui et que je me trimballais maintenant attifé comme un foutu feuillu, histoire de faire contraste. Le pansu ayant choisi des habits d'une jaune poussin qui ne faisait que le rendre plus massif, il avait décidé que je porterais du vert. Une nuance soutenu et sombre, afin de rappeler le procédé artistique du cangiante, étalant son savoir, car l'homme de main, c'est l'ombre du puissant...

M'enfin bref. J'étais donc la, planton de service a suivre les pas du grand couillu qui faisait le tour de toute la bonne société des mécènes de Lorgol,  montrant tout l'étendue corruptrice du clientélisme dans cette ville qui respirait l'oiselle. Vas y que je te claque une bise sur la joue, une grosse poignée de main, une œillade coquine a une ribaude défraichie qui portait diamants et saphirs comme si il s'agissait de bon gout... Ah, les riches. M'enfin, faut bien dire, si j'aime guère les mondanités, le gros pansu avait eu raison sur un point. Tant que je me contentais de le coller comme une ombre, personne faisait attention au barbu pas commode qui le suivait. Du moins, tant que monsieur ne se prenait pas de me presenter comme son conseiller et de me susurrer, pour impressionner la donzelle aux joues rosies par le plaisir d'être une reine pour la soirée, qu'il avait besoin de l'avis d'un expert en peinture. La, c'était une autre paire de manches.

C'est que j'étais occupé moi! J'avais des choses a faire, des faces a éviter de croiser a tout prix, des sourires complices a échanger avec les serviteurs du... bah, j'pourrais dire qui était le pédant qui organisait de toute façon. Et puis... y'avais ce type aussi. Un barbouilleur du dimanche, qui avait eu le culot de poser son chevalet, comme ca, limite a vous croquer la foule en mouvement, entouré par une série de portrait de putes. Hey, au moins, si c'était de lui, y'avais du gout là. Rien de telle que le cru réaliste d'une travailleuse nocturne dévoilant ses charmes pour faire rougir toute cette basse-cour aux cols trop rigides. Nan, mon souci actuel avec l'hurluberlu, c'est qu'il avait le regard foutrement rivé sur mon Sieur Barbon et que ca, c'était plutôt un souci. Faudrait pas qu'une esquisse de mon gros ventru bien beurré vu que la liqueur préféré de monsieur coule a flots ce soir se retrouve d'ici quelques jours a le faire tempêter.

Alors doucement, méthodiquement, je le cornac le gros lard, je le pousse aux grés des rencontres vers le barbouilleur, histoire qu'il se rende compte qu'on le rend pour la postérité. Histoire qu'il tape un scandale et que l'idée passe. C'est connu, ce genre de gars, faut que l'idée vienne d'eux-mêmes. Sinon, il n'aurait surement même pas vu le barbouilleur. Le défaut de mon plan vous dites? J'avais pas prévu que cette liqueur la serait aussi forte. Surement plus pure.

Le résultat est édifiant. Alors que je suis en train de le tourner d'une pétasse a rubis vers notre ami au chevalet, le navire tangue et le roulis l'emporte, pour s'écraser telle une déferlante sur le pauvre gus. Et moi d'en rester comme deux ronds de flancs, a soupirer. D'autant plus que ma barrique du jour ne trouve pas mieux que de se fendre la poire, qu'il a bien grasse, de l'aventure alors qu'un endimanché se jette au secours du patron. C'est que j'aurais pu le faire vous savez? Genre, j'suis payé pour ca. Et la... c'est le drame.

Même moi, je bloque, alors que j'entend le barbouilleur se foutre de la gueule de mon patron. Et cinglante en plus qu'elle est la pique. Un nu bien étonnant. De la, on comprend bien que Sieur Barbon, il le prend mal. Il éructe, il pointe du doigt, il rougi comme un fer bien chaud. Et si l'endimanché s'apprête a la réponse servile, au calfeutrage du navire, a la tentative d'apaisement, le barbouilleur, qui doit avoir les couilles de la taille d'un putain de melon decide de lui éclater une toile sur la gueule. Une pute, maintenant collier de ma barrique trop ventru, qui s'étouffe et se fige sous le choc, l'arrière-train a heurter le carrelage une fois de plus. Faut dire que ca surprend un poil, alors que la foule commence a se retourner, le bruit de la toile qui craque et du bonhomme qui choit attirant l'attention.

Vous avez déjà eu cette impression que le temps s'arrête? Ce flottement quand l'inconcevable se produit. Alors que la réplique du peintre s'étiole, personne ne bouge pendant une trop longue seconde. Avant l'explosion...

"Aaaarmandiel!" C'est qu'il hurle comme un goret le ventru, la face assez rouge pour se demander si il va pas exploser. Un ignoble petit peintre a putes a osé le défier et le ridiculiser. Devant tout le monde. J'ai même pas besoin de voir le doigt tremblotant qu'il pointe sur l'empaffé, j'ai déjà bondi au premier A. Franchi la distance, pour assener un méchant taquet au croquant. Objectivement parlant, c'est une foutrerie de belle droite que je lui décoche. Tout le poids du corps derriere, visant cette jolie petite gueule de coloriste a deux ronds pour l'envoyer faire la culbute dans le décor.

Sauf que l'éclat de violence, le cri de goret, ca agite. D'un coup, y'a tout qui bruisse, les gens qui s'agite. J'ai même pas le temps de poursuivre sur ma lancée que y'a deux trois bourges qui hurlent a l'attentat, que l'endimanché se jette sur ma route pour me freiner et que toute la sarabande part en couillonnade. J'pourrais même pas vous dire ce qu'il advient du peintre, la de-suite, parce que je me retrouve avec un quartet de porteurs de plateau qui viennent jouer les boucliers et m'empêcher de refaire le portrait de l'ignoble, façon Ville-Basse. Je rue, je grogne, je pousse alors que pendant ce temps l'endimanché, un certain Firmin à ce que j'entend du patron, tente de calmer les choses. A titre professionnel, je reconnais, il a du doigté le gus. Alors que deux peigne-culs viennent libérer mon patron, il le submerge de paroles pendant que les laquais nous éjectent manu-militari, le barbouilleur et moi. Plus ou moins, parce que le temps est a l'orage, on nous envoie dans la premiere piece qui leur tombe sous la main, sorte de grand salon qui dégoise assez de trèfle pour me retourner l'estomac.

Crac-boum, deux temps, trois mouvements, nous voila derriere une porte fermée, laissé a notre petit different parce que faut réparer les dégâts d'abord. Vous imaginez bien, je me tourne, je fixe, je vocifère sur le barbouilleur, le chicot qui se dévoile comme le méchant croc du prédateur. Dans un petit pas, il va déguster le bougre.

"Toi bonhomme, J'vais te rendre aussi froid qu'une nature morte!"
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Message Sujet: Re: Spontanément   Spontanément EmptyDim 7 Aoû - 13:09

La suite des évènements, tu ne la saisis que trop peu. Un cri strident retentit : un nom maladroitement débité dans un trémolo vrombissant qui en aurait brisé une coupe de cristal. Tu demeures immobile quelques instants, détaillant le gros monsieur ahuri, rouge de colère et de honte, le faciès monstrueusement déformé par le cri. La foule s’est toute entière retournée vers toi et ton méfait, ma foi, fort divertissant. Ta main tremble un peu tandis que tu ne quittes pas des yeux cet horrible bourgeois, si bien que tu n’avises que trop tard le direct qui te cueille sans préavis à la mâchoire. Ledit Armandiel n’est visiblement pas demeuré de marbre, et la douleur lancinante te fait perdre pied ; tu rencontres le décor derrière toi avec toute la rage que le coup portait en lui. Ta tête tourne infiniment, les formes se confondent, le goût du sang suinte dans ta bouche pâteuse. Et puis soudain, le vide, béant, inexorable. Tu perds connaissance.

Lorsque tu reviens à toi, comme émergeant d’une longue torpeur, Firmin est intervenu. Il s’agite devant toi, bredouillant un nombre extravagant d’excuses. Tu t’appuies contre le mur, lentement, pour tâcher de te redresser. La douleur se rappelle à toi à intervalles réguliers, et dans un geste plein de candeur, tu portes ta main à ton visage. Tu effleures tes lèvres, ton menton, où le sang a déjà commencé à sécher. Tu observes ce rouge improbable sur le bout de tes doigts, cette couleur que tu ne connaissais pas jusqu’à présent et qui parcourt indolemment tout ton corps. Firmin t’avise ; une colère silencieuse brûle dans ses yeux. Il te saisit par les épaules et te secoues vivement, vociférant des paroles obscures qui te parviennent avec difficulté, comme si elles provenaient d’une autre dimension. Sa voix siffle dans son esprit, tu demeures hagard. Une poignée de bourgeois sont venus se saisir du fameux Armandiel, qui se débat comme un beau diable. Malgré toute la volonté dont tu es capable, cette violence, tu ne la comprends. Tu as conscience de sa cause, et pourtant la voici qui s’exalte sans que tu ne parviennes à la saisir.

Une fraction de seconde s’écoule, et bientôt les invités, soudain bien volontaires et attentifs, vous enferment le fou furieux et toi dans l’une des petites pièces attenantes à la réception. Une petite lucarne donne sur la rue, où la vie suit son cours comme si rien ne s’était produit. La Ville-Haute soudain te répugne. Ils ne t’ont pas laissé ton chevalet, mais de toute façon, le gros bourgeois l’a sans aucun doute meurtri au point qu’il soit définitivement hors d’usage. Tu n’as pas le loisir de spéculer davantage sur tes peintures : Armandiel se tient debout devant toi, les poings serrés et l’allure vraisemblablement irascible. Les bras le long du corps, tu ignores quoi faire, et sa voix grondante te cueille au summum de l’ire. Au-dehors, la voix de Firmin parlemente, donne des explications maladroites, des raisons surfaites, mais tu as bien conscience que, jusqu’à nouvel ordre, tu demeures piégé ici. Armandiel fait un pas vers toi, menaçant, mais dans toute ton innocence, tu ne songes pas à reculer. Il doit sans doute se demander quel genre d’imbécile tu peux être.

Dans ce cas, réponds-tu avec ce détachement propre à ta condition, tu ne vaudras guère mieux, monsieur, que les semblants, tu demeures songeur un instant, d’artistes, qui exposent chez mon frère.

Tu l’observes sans travers, et la colère luit toujours dans ses yeux.

Les natures mortes, c’est très surfait, tu lâches soudainement.

Ledit Armandiel ne semble pas convaincu par ton petit numéro, qui n’a en vérité rien d’une mise en scène. Il esquisse un geste, comme pour décocher un nouveau direct dans ton visage tout barbouillé de sang, et tu interviens instinctivement. Tu ne lui assènes aucun coup, tu ne protestes aucunement, tu ne recules pas, tu n’appelles pas à l’aide ; non, tu fais seulement glisser de tes manches une multitude de pinceaux, des grands, des filiformes, des ébouriffés, des bigarrés. Tu en tires des poches de ton veston et de ton pantalon, tu saisis celui demeuré sur ton oreille, et tout ce joli tas d’instruments improbable – qui aura eu le mérite d’arrêter le bougre dans son geste, ne saisissant pas où tu veux en venir –, tu le déposes dans les mains d’Armandiel.

Tiens, tu affirmes, pour me faire pardonner.
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