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 Jeux de mains, jeux de vilains

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La Noblesse
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Castiel de Sombreflamme
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Message Sujet: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptySam 1 Oct - 18:56


Livre I, Chapitre 6 • La Danse des Trépassés
Castiel de Sombreflamme & Denys du Lierre-Réal & Liselotte Passefil

Jeux de mains, jeux de vilains

ou une charmante rencontre



• Date : Le 9 octobre 1001
• Météo : L'air est froid et la nuit tombe bien rapidement sur Euphoria, laissant uniquement voir dans sa brume les lueurs des bordels et des salons.
• Statut du RP : Privé (on essaie :sisi: )
• Résumé : La coupure des liens diplomatiques entre Ibélène et Faërie ne semble pas freiner Castiel et Denys dans leurs rencontres bi-mensuelles. Celle-ci prend place au Château des Charmes, domaine de Castiel, et à leur petite soirée est invitée une chère amie du duc de Sombreciel.
• Recensement :
Code:
• [b]9 octobre 1001 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1310-jeux-de-mains-jeux-de-vilains]Jeux de mains, jeux de vilains[/url] - [i]Castiel de Sombreflamme & Denys du Lierre-Réal & Liselotte Passefil[/i]
La coupure des liens diplomatiques entre Ibélène et Faërie ne semble pas freiner Castiel et Denys dans leurs rencontres habituelles. Celle-ci prend place au Château des Charmes, domaine de Castiel, et à leur petite soirée est invitée une chère amie du duc de Sombreciel.



Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo




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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptySam 1 Oct - 19:31

Froid diplomatique ?

Allons donc !

Bien décidé, à ton habitude, à faire fi des ordres de ton empereur, tu as maintenu la rencontre diplomatique prévue avec Denys. On ne pourra pas t’accuser de ne pas tout mettre en œuvre pour préserver des liens positifs avec ton voisin faë ! Puis, considérant que tes relations avec les autres duchés ibéens sont pour le moment majoritairement mauvaises… autant profiter de ce qui est plaisant.

Puis, il n’y a pas que Denys, d’impliqué dans cette charmante rencontre. Ce serait bien dommage de le décevoir lui autant que de décevoir ta deuxième invitée, vaguement mentionnée à ton homologue lagran lors de vos échanges. La décevoir elle et vos plans.

Le Château des Charmes s’élève sur sa douce colline, à la bordure nord d’Euphoria, tout en tours ouvragées et délicates. Lorsque vous y arrivez, Césaire et toi, vous êtes accueillis par un bataillon de domestiques ravis. Et vêtus. Puisqu’ils sont les seuls à être autorisés à se vêtir, justement, au sein de ce domaine que d’aucuns pourraient qualifier de bordel privé sans être dans le tort. « Votre Grâce, il est si rare de vous voir ici !, plaide l’intendante d’une voix joyeuse tout en s’inclinant devant toi, suivie dans ce geste par les autres domestiques. C’est pourtant toujours un plaisir, que tu répliques sans quitter ton sourire, t’aventurant dans ta demeure, toujours propre, aérée et prête à t’accueillir. Ma chambre est-elle prête, comme demandé ? Bien sûr, Votre Grâce, ainsi que le salon adjacent. Nous serons heureux de répondre à vos moindres désirs, les domestiques ainsi que nos résidentes et résidents des Charmes. Résidentes et résidents. Ce serait presque drôle. Tu secoues doucement la tête. Oh… malheureusement, je me dois de les décevoir. Sa Grâce Denys du Lierre-Réal passera la nuit avec nous, ainsi que la dame Liselotte Passefil. Nous avons quelques affaires importantes à discuter. »
Le sourire de l’intendante se fâne quelque peu, rapidement remplacé par de la curiosité. Déjà qu’il est bien rare que tu t’aventures du Château des Charmes, c’est la première fois que tu y convies d’autres personnes ! Puis, surtout, un autre duc ! Les domestiques chuchotent, discrètement, alors que leur patronne reprend la parole, d’une voix obligeante : « Dois-je leur faire préparer des chambres, mon seigneur ? Non. »

Et cette fois, oui, tu ne peux t’empêcher de rire.

Les heures passent, jusqu’à ce que la nuit tombe, jusqu’au moment où il est prévu que Denys et Liselotte enfin arrivent au château. Tu as profité de l’après-midi pour lire et préparer toi-même les alcools qui seront consommés, ainsi que te laisser aller à un massage des plus délicieux auprès d’une des résidentes. Qu’y a-t-il de plus important que la détente ? Lorsqu’enfin, on t’annonce l’arrivée d’un premier invité, tu vas toi-même l’accueillir, tout sourire, l’air de rien. Comme si, dans ce château, ne se promenaient pas des femmes et des hommes nus, ou si peu vêtus.


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Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Ven 28 Juil - 22:06, édité 1 fois
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Liselotte Passefil
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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptySam 1 Oct - 20:34

Quelle charmante perspective que celle de visiter enfin le fameux Château des Charmes ! Il n'y a pas à dire, Liselotte frétille d'impatience depuis quelques jours, à la fois curieuse, intriguée et surtout excitée à l'idée d'y parvenir enfin. Voilà qui devrait être bien différent du domaine des Murmures, si calme, si paisible, si loin de cette effervescence que la couturière aime tant et dans laquelle elle évolue comme un poisson dans l'eau. Et puis, une autre surprise l'attend, dans ce domaine plein de promesses. Une surprise qui n'en est pas tout à fait une, puisqu'elle a été soigneusement planifiée avec son duc lors de leur dernière entrevue, entre quelques prises de mesures et autres visites approfondies de son manoir.

Alors elle a quitté l'agitation d'Ibelin, où les conséquences du Tournoi des Trois Opales se fait encore ressentir, pour retrouver Euphoria la belle, la décadente. Uniquement quelques jours, avant de retourner au sein de la cour impériale où tous semblent encore se remettre de leurs émotions. De nombreuses missives changent de mains, des murmures en parcourent les couloirs, les domestiques sont en émoi. Liselotte sait bien qu'elle risque de manquer quelques informations durant sa courte absence mais... elle ne peut décemment pas laisser échapper une telle occasion de se divertir.

Le château est en vue et la nuit voile déjà le ciel de son manteau de velours. Les lueurs brillant aux fenêtres percent la fine brume qui enveloppe l'air frais de la nuit et Liselotte s'approche, parée d'un manteau d'un rouge sombre et d'un voile assorti. Très rapidement, elle est escortée à l'intérieur dans un hall chalereux, décoré avec goût et toute l'indécence qu'elle apprécie. C'est à peine si elle s'étonne de voir une femme dévêtue la saluer avec déférence, continuant son chemin avec le plus grand naturel. La couturière admire sans se cacher les formes délicates de la demoiselle à la peau si pâle quand la silhouette de Castiel apparaît sous ses yeux.

« Votre Grâce, c'est un réel plaisir de vous revoir. » Et elle se fend d'un sourire sincère. Ses rencontres avec son duc sont toujours si plaisantes, après tout. Liselotte s'avance, retirant son voile pour révéler des joues rosies par le froid mordant d'octobre, puis s'incline allègrement devant son duc. « Sa Grâce du Lierre-Réal est-elle arrivée ? Il me tarde de faire enfin sa connaissance. » déclare-t-elle avec malice. Si elle en croit Castiel, la compagnie du duc de Lagrance est délicieuse. Comme elle est impatiente de le vérifier par elle-même.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Denys du Lierre-Réal
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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptySam 1 Oct - 21:23

On pourrait presque croire que les ententes entre les duchés du Savoir et de la Magie sont au plus mal. Et pourtant, force était de constater que rien ne semblait perturber les alliances sympathiques qui liaient Lagrance à Sombreciel, comme si tout ce qui était arrivé dernièrement à Hacheclair n’avait en rien entaché les amitiés nées de nombreuses rencontres pour le moins… particulières. Et non content de déplaire à ses homologues Faës, Denys était plus que satisfait de continuer à voir Castiel en qui il voyait un agréable compagnon de beuverie. Et ça avait le mérite de lui changer les idées. Avec les problèmes qui prenaient place en Faërie, quelques jours au fief de la décadence et de l’excès ne lui ferait pas grand mal. Denys aimait Sombreciel. Moins que Lagrance, c’était certain, mais il se sentait particulièrement bien dans le duché de l’esprit et de la folie, prêt à s’enivrer comme eux le faisaient tant. Une enfance passée non loin de la frontière n’avait fait que le prédisposer à s’entendre avec eux.

Cela dit, il lui avait bien caché les choses, ce petit malin de Castiel, Denys doit bien le reconnaître. Il est surprit, en arrivant à Euphoria, de rencontrer un serviteur dépêché par le duc de Sombreciel pour le mener ailleurs. Ainsi, la fête n’aurait pas lieu dans le palais ducal devait-il en conclure ? Son collègue ne lui avait révélé que peu de chose sur cette rencontre, si ce n’était qu’il réservait une belle surprise, laquelle avait eu le don d’attiser la curiosité du duc de Lagrance. Mais plus que l’étonnement qui marque ses traits, c’est abasourdi que Denys esquisse ses premiers pas dans le Château des Charmes, le regard aussi attiré que révulsé par les courbes féminines et masculines qui se dessinent sous ses prunelles pour l’accueillir.

« Il a osé. »

Les mots se murmurent entre les lèvres du duc de Lagrance, mais c’est surtout l’amusement qui caractérise le ton de sa voix. Si seulement Denys se rappelait de cette soirée en la compagnie de Castiel où les choses n’avaient pas manqué de trop dégénérer à son goût, sans nul doute que sa réaction aurait été différente. Mais en l’instant, il ne peut que s’amuser de cet accueil qui lui est réservé, acceptant les attentions portées par les serviteurs attentifs, flatté des regards qui se posent sur lui. Il fait froid, en ce début d’octobre, et si en Lagrance, les températures sont encore clémentes, en Sombreciel, les choses sont bien différentes. La brume se lève avec le soleil tombant, et bien rapidement Denys s’aventura dans le domaine du duc de Sombreciel. Il est le dernier arrivé, semble-t-il, quand un serviteur aussi dénudé qu’un nouveau né s’avance pour le guider jusqu’aux appartements réservés pour cette soirée, annonçant qu’on attendait plus que lui. Le regard détourné, comme terriblement intrigué par l’architecture évite habilement les corps masculins dénudés. Il en est certes un peu crispé, mais se détend quand l’on ouvre la porte, l’annonçant. Il ne peut s’empêcher d’avoir un large sourire sur la scène qui se découvre devant lui : une bien charmante demoiselle assise sur les genoux du duc de Sombreciel. Moqueur et taquin, il entame les hostilités :

« Oh je vous dérange peut-être ? »

Il a un rire léger – cela semble si improbable, toute cette situation, compte tenu des tensions qui règnent partout ailleurs – et s’approche des deux compagnons, laissant son manteau aux bons soins d’un serviteur, affichant une tenue raffinée digne des lagrans.

« Castiel, c’est toujours un plaisir de vous revoir ! Et surtout après ce qui est arrivé il n'y a pas si longtemps ! Je présume que vous allez bien ? Et... me présenteriez-vous votre charmante compagne ? » Il s’approche de la demoiselle, saisissant sa main légèrement tendue en y déposant un baisemain accompagné de son doux sourire, rictus charmeur voire un peu coquin.


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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptyDim 2 Oct - 4:39

Liselotte est la première arrivée, toute vêtue de rouge et joliment voilée. « Votre Grâce, c'est un réel plaisir de vous revoir. Moi de même, Liselotte », le tout en des circonstances bien plus heureuses que celles qui l’ont amené aux Murmures en août, sans parler de ce désastreux Tournoi des Trois Opales. Il prendra bien, à ces Bellifériens, à ravoir des idées… « Sa Grâce du Lierre-Réal est-elle arrivée ? Il me tarde de faire enfin sa connaissance. Tu captes bien la malice dans sa voix et tu te penches pour réchauffer ses joues froides de deux baisers. Point encore. Je te propose que nous buvions notre patience. »

Et vous buvez, proches et rieurs, complices dans votre bêtise planifiée pour la nuit, jusqu’à ce qu’on introduise Sa Grâce Denys du Lierre-Réal au salon et qu’il vous surprenne dans une position qui pourrait être compromettante, même gênante, si ce n’était point vous. Liselotte assise sur tes genoux, pour tout dire, vos bouches s’éloignant à peine l’une de l’autre, suite à un baiser, comme pour sceller un accord. « Oh je vous dérange peut-être ? » Tu ris, accompagnant ton homologue dans l’amusement, et laisses Liselotte se lever avant de faire de même pour aller gratifier Denys d’une poignée de main, les révérences étant passées entre vous lorsqu’il est question de ces rencontres qui n’ont de diplomatiques que l’excuse. « Bienvenue au Château des Charmes, mon cher ! J’espère que l’accueil vous a plû. » La malice est revenue de ton côté. Tu as expressément demandé à ce que ce soient les résidents du château qui le conduisent jusqu’au salon, bien exprès pour titiller ce que tu soupçonnes être un zeste d’homophobie. Bien que ce zeste, tu ne le crois pas insurmontable, mais ça… c’est une autre chose.
« Castiel, c’est toujours un plaisir de vous revoir ! Et surtout après ce qui est arrivé il n'y a pas si longtemps ! Je présume que vous allez bien ? Et... me présenteriez-vous votre charmante compagne ? » Déjà ce serpent lagran gratifie la dame d’un baisemain : tu n’en attendais pas moins. Impassible, obligeant, voyant dans tout cela un bon présage de la soirée à venir, tu te fends donc des présentations, hôte exemplaire malgré ta manie de surprendre les invités : Le plaisir est partagé, Denys, et je me porte comme un charme. Je vous présente Liselotte Passefil, propriétaire de l’Aiguille d’Or et couturière de Son Altesse Catarine, ainsi que de plusieurs membres de la haute noblesse ibéenne. Ses talents sont chantés en tout Ibélène. »

Aucun sous-entendu.
Vraiment.
Ou si peu.

À vos coupes déjà remplies, déjà entamées, tu joins une troisième coupe pour Denys, que tu remplis d’un capiteux nectar cielsombrois. Ce soir, tu as sorti les armes lourdes, pour que rapidement vos esprits s’enflamment, tout en s’assurant qu’ils restent bien affinés. Un art, ma foi, que celui des distilleurs cielsombrois ! Tu tends leurs verres au Lagran, puis à la couturière, avant de reprendre le tien en main. « C’est une amie proche et puisque vous êtes un homme de goût, je me suis dit que vous seriez tous deux ravis de vous rencontrer. J’ai bien envie de vous offrir un… cadeau. » Une tenue, bien évidemment. Ou autre chose, qui sait ? Vos coupes tintent, les unes contre les autres, et d’un geste de la main, tu laisses à Liselotte le soin de porter le toast approprié pour cette soirée.


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Liselotte Passefil
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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptyMar 4 Oct - 21:24

« Point encore. Je te propose que nous buvions notre patience. » Oh, quelle bonne idée. Elle acquiesce vivement, un grand sourire fendant ses lèvres, espérant néanmoins qu'ils n'auront pas à attendre trop longtemps. Juste le temps, peut-être, de profiter d'un instant en tête à tête. Rien qu'un hors d'oeuvre qui annoncera le plat principal à venir. Alors elle s'accroche au bras offert, elle le suit avec entrain à travers le château qui porte si bien son nom, le regard tantôt attiré par les courbes délicates d'une femme ou la musculature soignée d'un homme. Quelle charmante attention que de les avoir invité dans cet endroit particulier.

Et elle rit, Liselotte, seule en compagnie de son duc. Installée confortablement sur ses genoux, elle répond à sa malice, elle joue, elle goûte le vin, elle provoque et elle manigance, complice. Quelques baisers viennent agrémenter cette délicieuse conversation quand, enfin, on annonce l'arrivée du duc de Lagrance.

« Oh je vous dérange peut-être ? » La couturière affiche un sourire espiègle et se lève de son fauteuil, laissant à Castiel le soin d'accueillir son invité comme il se doit. Son regard détaille sans se gêner le nouvel arrivant qu'elle a déjà vu à de nombreuses reprises, de loin, sans jamais lui avoir été officiellement présentée. Simple suivante de l'impératrice d'Ibélène, elle voit plus qu'elle n'est vue et, souvent, ça lui convient très bien. Cette fois, pourtant, elle désire être remarquée. Mieux, elle compte bien laisser un souvenir impérissable au duc de Lagrance dont les manières lui sont déjà très agréables.

« Castiel, c’est toujours un plaisir de vous revoir ! Et surtout après ce qui est arrivé il n'y a pas si longtemps ! Je présume que vous allez bien ? Et... me présenteriez-vous votre charmante compagne ? » Elle tend la main pour qu'il puisse y déposer un baiser et elle répond à son sourire charmeur par une œillade entendue, un sourire en coin ornant ses lèvres. « Le plaisir est partagé, Denys, et je me porte comme un charme. Je vous présente Liselotte Passefil, propriétaire de l’Aiguille d’Or et couturière de Son Altesse Catarine, ainsi que de plusieurs membres de la haute noblesse ibéenne. Ses talents sont chantés en tout Ibélène. » Liselotte laisse échapper un rire léger, presque chantant. « Vous me flattez Votre Grâce. » Et son ego s'en trouve ravi. L'orgueil caressé dans le sens du poil, elle saisit la coupe qui lui est tendue. « C’est une amie proche et puisque vous êtes un homme de goût, je me suis dit que vous seriez tous deux ravis de vous rencontrer. J’ai bien envie de vous offrir un… cadeau. » Son regard croise celui de Castiel, brillant de malice. Puis elle se tourne vers le duc de Lagrance.

« À Lagrance. À Sombreciel. Et à cette soirée qui s'annonce... délicieuse. » Mutine, elle lève son verre avant d'en boire une nouvelle gorgée. Lorsque Castiel les invite à prendre place, la couturière le laisse retrouver son fauteuil et va s'installer sur le canapé, auprès de Denys, gardant une distance respectable – pour une Cielsombroise. « Je suis heureuse de vous rencontrer enfin, Altesse. On m'a tant parlé de vous. » Dans ses paroles glisse à peine le sous-entendu et elle continue sur le même ton. « Avez-vous fait bon voyage ? Les température d'ici doivent vous paraître bien peu clémentes après celles d'Edenia mais je suis certaine que nous saurons compenser ce léger désagrément. » L'air faussement innocent, elle se tourne vers Castiel en reprenant une gorgée de vin avant de poser son verre sur la table basse. Elle s'amuse déjà beaucoup.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptyMar 11 Oct - 3:48

La poignée de main est solide. Elles sont loin, ces courbettes et révérences que l’on attendrait d’eux vu leurs rangs respectifs, mais elles sont depuis longtemps abandonnées à force de ces rencontres moins diplomatiques qu’amicales. C’est un sourire marqué qui fend les lèvres du duc de Lagrance, devant la malice dont avait fait preuve son homologue, au fait de ce qui n’était certainement pas une homophobie cachée. Il fallait s’appeler Castiel et connaître ses taquineries pour ne pas mal prendre la chose, et heureusement, Denys était moins susceptible que certaines autres personnes de leur connaissance.

« Adorable attention de votre part Castiel. »

Moqueur et ironique, bien évidemment, mais le ton n’est ni un reproche ni une attaque. C’est plus amusant qu’autre chose. Et s’il ne s’attend pas à voir débarqué les résidents du Château des Charmes (par tous les dieux il ne l’espère surtout pas !) au moins est-il au fait que la surprise tant soulignée par Castiel sera d’un genre tout à fait appréciable. Autant que la charmante Liselotte Passefil qui lui est présenté et qui est bien agréable à regarder. Si elle l’a détaillée sans se cacher, lui non plus ne se prive pas d’observer avec attention. Ses talents ? Le rictus se dessine fort amusé, il est certain d’y voir un sous entendu dans la voix du duc de Sombreciel.

« Ne soyez pas modeste ma chère. Même en Faërie, votre nom commence à se faire entendre, et vos créations sont enviées. »

Le sourire est charmeur, mais les mots vrais, bien qu’enrobés de ce timbre suave. Après tout, ce n’est pas la première fois qu’il entend ce nom, sans jamais avoir rencontré celle qui le portait. Il en remercierait Castiel plus tard de lui avoir présenté pareille perle, qui doit posséder bien des ressources, sans nuls doutes. Un cadeau d’ailleurs ? Ca surprend un peu Denys. Il ne s’attendrait certainement pas à ça. Mais doit-il y lire un second degré ? Un sous entendu presque pas caché ? La pensée lui reste à l’esprit tendit qu’il prend le verre qu’on lui propose.

« A cette soirée délicieuse. » Répète-t-il après la belle Liselotte, ne manquant pas cette fois de percevoir l’arrêt dans sa voix, le timbre malicieux et joueur dans chacun de ses mots. Il n’est pas dupe, Denys, et son regard ainsi que son sourire ne manquent pas de le faire remarquer. Il lance une œillade vers Castiel. Devra-t-il vraiment le remercier ? Ou doit-il y flairer quelques pièges mutin dont son homologue avait le secret ? Pour l’instant, le doute plane, sans que cela ne gâche en rien le plaisir qu’il ressent de cette soirée à venir. Le vin est gouteux, des plus appréciables lorsqu’il glisse sur son palais. Fort, cela se sent à la première gorgée, mais pas assez encore pour brouiller les esprits.

Il s’assoit sur le canapé, accompagné de la belle Liselotte qui reste à distance raisonnable. Un coup d’œil aux motifs du meuble lui arrache un léger rire. Il se souvenait bien que Castiel lui en avait parlé de ces canapés aux dessins très explicites… Cela annonçait le ton de la soirée. Bien vite, il retourne son attention sur ses hôtes, à plus forte raison Liselotte qui est la première à reprendre la parole. Quelle erreur d’avoir prit une gorgée à cet instant là, car les mots de la jeune femme sont prompts à le faire presque s’étouffer. A quel moment avaient-ils décidés de placer des sous entendus de moins en moins discret ? Amusant. Mais il opte pour continuer un peu ce jeu, Denys, l’air de rien.

« Ah vraiment ? Et que dit-on de moi ? » Il est intrigué, autant par les énigmatiques paroles que par la charmante femme qui les prononce. « Mais le plaisir est tout partagé mademoiselle Passefil. Ou puis-je vous appeler Liselotte ? » Ah il est charmeur, dans la voix comme dans le regard, chaque coup d’œil comme une caresse. « J’ai fait un excellent voyage, mais je ne cache pas que les différences de température sont agressives. Mais j’ai toute confiance en notre hôte et en vous ma chère. » Puis plus vivement, il se tourne vers son homologue, le seul à pouvoir peut être éclaircir tous ces sous entendus qu’il ne se prive pas de dispenser. « D’ailleurs Castiel, je suis curieux ! Vous me parliez d’une surprise et j’ai l’impression d’en voir plusieurs. Allons, révélez moi au moins une partie du programme de cette soirée. » Ah comme il n’est pas suppliant, juste feint-il de l’être malicieusement. De cette demande qu’il espère, il a curieusement quelques idées. Vrai ou faux, ça hélas, il l’ignore encore.


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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptySam 22 Oct - 10:01

« À Lagrance. À Sombreciel. Et à cette soirée qui s'annonce... délicieuse », déclare la mutine couturière à l’orgueil bien gonflé de tes compliments bien mérités. « A cette soirée délicieuse », répète Denys, qui semble aussi surpris que charmé. Et toi, silencieux, tu te contentes de sourire et de lever ta coupe à ces mots et à leur écho.

Ce toast te convient tout à fait.

Tu bois une gorgée de ton verre, appréciant les riches saveurs de ces alcools dont ton duché est expert et que tu consommes si rarement. Tu t’enflammes vite, parfois, et tu dois tenter autant que possible d’éviter les écarts de conduite. Cela dit, cette nuit… c’est une autre histoire. Tu espères bien plus que des écarts de conduite. Tu reprends place dans ton fauteuil, seul, et observes avec amusement le manège de Liselotte, qui conserve une distance fort respectable avec ton homologue lagran. Leur anodine discussion sur la pluie et le beau temps n’a rien d’anodin, en vérité, et tu sens la curiosité de Denys devenir de plus en plus piquée au vif par les sous-entendus de moins en moins cachés de la Passefil. Les regards de tes deux invités convergent vers toi, aussi amusés l’un que l’autre. Autant que le tien. « D’ailleurs Castiel, je suis curieux ! Vous me parliez d’une surprise et j’ai l’impression d’en voir plusieurs. Allons, révélez moi au moins une partie du programme de cette soirée. » Tu esquisses un petit geste de la main, comme si ça n’avait aucune importance, d’expliquer le but de la soirée, mais il te fait plaisir d’expliquer la réelle (vraiment ?) raison de sa venue au Château des Charmes, d’une voix posée : « Vous le savez, je suis un homme d’une grande générosité, mais surtout, j’ai raté votre anniversaire. Au début de septembre, tu étais une telle loque que tu aurais raté ton propre anniversaire. Tu caches cette pensée fugace dans une gorgée d’alcool, ne faisant même pas mine d’être troublé. C’est du passé. Proche, mais néanmoins révolu. Alors, pour me faire pardonner d’être un si mauvais ami, je vous offre une tenue confectionnée par Liselotte. Cadeau de la couronne. »
Un code pour dire qu’importe le prix de l’habit, que tu offres complet, donc des bas à la lavallière, tu n’y accordes aucune importance. Ce n’est pas comme si tu lui offrais une tour dans la Ville Haute de Lorgol ! Tu peux lui offrir la couturière de l’impératrice, par contre. Enfin… ses talents. Entendons-nous. N’est-ce pas ?

L’alcool danse, au cœur du verre finement ciselé, se reflète dans tes yeux noirs et rieurs. Ils semblent luire, voraces, affamés. Tu ne saurais même pas dire quelle apparence aurait ton Familier, à quelque part entre le félin apprivoisé et celui indompté. « Je vous fais aussi cadeau de cette soirée. Nous parlerons des choses importantes demain. Ce soir, mon cher Denys, que je ne vous entende pas parler de diplomatie. Bouteilles, drogues, résidentes, château… Liselotte, moi-même… tout est à votre disposition, selon votre désir. » Qu’Erelf bénisse cette soirée de ses excès, que Mirta l’embrasse de sa passion, ce soir, le Château des Charmes vit plus que jamais, offert à un homme qui, tu l’espères, saura prendre ce qu’on lui tend sur un plateau d’argent.


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Liselotte Passefil
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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptyJeu 27 Oct - 17:53

Liselotte ne peut nier être en tout à fait charmante compagnie ce soir. La présence de Castiel, qu'elle connaît depuis plusieurs années, est toujours délicieuse. Mais elle est certainement ravie de faire enfin la rencontre du duc de Lagrance qu'elle n'a aperçu qu'à de rares occasions, de loin, d'un regard à la dérobée. Elle a toujours su apprécier son élégance et ses manières raffinées, elle n'en est donc que plus ravie d'avoir l'occasion d'en savoir un peu plus à son sujet. Oh, son duc lui a fait bien d'éloges sur d'autres... qualités de son homologue, ce qui n'a que titillé un peu plus sa curiosité. Alors bien entendu, elle n'aurait pu refuser une telle invitation. L'occasion, après tout, est bien trop belle.

« Ah vraiment ? Et que dit-on de moi ? » Elle sourit, énigmatique, faussement ingénue. « Beaucoup de bien. » répond-elle sans s'étendre, reprenant une gorgée de vin d'un air totalement détaché. « Mais le plaisir est tout partagé mademoiselle Passefil. Ou puis-je vous appeler Liselotte ? » Elle acquiesce, un sourire ravi ornant ses lèvres. Qu'il utilise son prénom, qu'il le laisse glisser sur sa langue, qu'il le prononce autant qu'il le désire, elle en sera certainement enchantée.

« J’ai fait un excellent voyage, mais je ne cache pas que les différences de température sont agressives. Mais j’ai toute confiance en notre hôte et en vous ma chère. D’ailleurs Castiel, je suis curieux ! Vous me parliez d’une surprise et j’ai l’impression d’en voir plusieurs. Allons, révélez moi au moins une partie du programme de cette soirée. » Amusée, elle tourne le regard vers Castiel, totalement détendue sur ce canapé aux motifs particulièrement intéressants. Ses doigts en caressent les contours, machinalement, et son verre se porte encore à ses lèvres. « Vous le savez, je suis un homme d’une grande générosité, mais surtout, j’ai raté votre anniversaire. Alors, pour me faire pardonner d’être un si mauvais ami, je vous offre une tenue confectionnée par Liselotte. Cadeau de la couronne. » Cadeau d'une extrême générosité, sans nul doute. On ne mandate pas la couturière de l'impératrice d'Ibélène sans payer le prix fort et Liselotte en a pleinement conscience, ce qui n'est pas pour lui déplaire. Ses yeux se tournent vers le duc de Lagrance pour l'observer d'un œil expert. « Il vous suffira de prendre contact avec moi lorsque vous aurez besoin de mes services votre Grâce. Je serai heureuse d’œuvrer pour votre bon plaisir. » Oh oui, elle prendra beaucoup de plaisir à habiller cet homme dont le bon goût ne fait aucun doute. Le déshabiller aussi, cela va de soi.

« Je vous fais aussi cadeau de cette soirée. Nous parlerons des choses importantes demain. Ce soir, mon cher Denys, que je ne vous entende pas parler de diplomatie. Bouteilles, drogues, résidentes, château… Liselotte, moi-même… tout est à votre disposition, selon votre désir. » À ces mots, Liselotte repose son verre et s'approche un peu plus du duc de Lagrance. Elle veille à ne pas l'effaroucher mais connaissant sa réputation, elle doute qu'il prenne ombrage à ce qu'une femme se fasse charmeuse, tentatrice. Elle est rayonnante, Liselotte, et son regard luit de malice. « Que désirez-vous Altesse ? Y a-t-il quelque chose qui saurait ravir votre palais ? » Elle est joueuse, la couturière. Se redressant légèrement, tournée vers lui, elle déboutonne d'un cran le devant de sa robe, exposant un peu plus sa gorge, son buste. « Encore un peu de vin ? » Un autre bouton. « Ou quelques douceurs ? » Cessant son petit manège, elle se relève et rejoint Castiel jusqu'à son fauteuil, s'installant négligemment sur l'accoudoir, l'air innocent ayant quitté ses traits.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Denys du Lierre-Réal
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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptyLun 26 Déc - 3:15

A quoi pouvait-il bien s’attendre pour cette soirée ? Oh bien des choses, à n’en pas douter. Connaissant Castiel, il ne s’effrayait pas trop à l’idée de faire face à quelque chose qui lui déplairait. Peut être à tort, mais il n’avait pas le plaisir de se souvenir d’une certaine soirée qui avait donnée bien des idées à son homologue Cielsombrois. La coupe au bord des lèvres, il attend avec une certaine impatience le fin mot de l’histoire, non sans s’étonner l’espace d’une seconde de l’entrée en matière ? Son anniversaire ? Oh vrai, il n’y avait pas songé. Et en vérité ne s’était pas tellement offusqué de l’absence de cadeau de la part de son ami. Il savait aussi que Castiel était du genre à se faire attendre et la preuve en était ce soir, n’est-ce pas ? Il à un large sourire à la mention dudit cadeau d’ailleurs, rivant tour à tour son regard sur son homologue et la très charmante couturière.

« Et moi j’aurais grand plaisir à vous contacter au plus tôt, chère Liselotte. » Il lève un instant son verre dans sa direction, léger salut taquin, voire coquin aux vues du regard qu’il lance, avant de rejoindre celui de Castiel. « Vous savez fort bien vous faire pardonner comme ami. C’est là un très beau présent, merci. » Et de la même manière adresse-t-il un regard à celui-ci, sans le côté charmeur, bien entendu.

La suite est plus… surprenante. Tout selon son désir ? Oh comme il est bon de flatter l’égo de Denys, qui n’est certes point des plus imposants ni des plus susceptibles – difficile de vaincre le duc d’Erebor à ce petit jeu. Le cadeau lui plait énormément. La perspective l’enchante et il n’y voit pas forcément la malice ici. Comment le pourrait-il après tout ? Cela ne semble être qu’une soirée de plaisir, sous les regards complices d’Erelf et Mirta. Ô belle Mirta qui doit se réjouir du cœur infidèle du duc de Lagrance ce soir. Mais il n’a pas le temps d’ouvrir la bouche, de répondre à la proposition sans attendre que la charmante Liselotte entre en scène, tentatrice et séductrice. Il est bien loin de s’en offusquer, de s’effaroucher de cette avancée. Au contraire, il a le regard qui balance, entre ce visage taquin, cette moue adorable, et cette gorge fine qui se dévoile à chaque bouton qui se détache.

Et le jeu s’arrête brusquement, au déplaisir du duc de Lagrance dont les yeux suivent avec un soupçon d’avidité la couturière qui s’en va s’asseoir bien gentiment à côté de son propre duc, le regard dénué de cette innocence qu’il ne lui avait de toute façon jamais concédé. Sur ses lèvres passe sa langue, une petite seconde il réfléchit, déposant à son tour sa coupe sur le guéridon à côté du canapé.

« C’est là vraiment quelque chose de très généreux Castiel. J’aurais peut-être le plaisir ce soir de dévaliser votre château de tous vos vins les plus raffinés. Vous savez combien je les adore. »

Difficile de l’oublier, au souvenir de toutes ces soirées passées en la compagnie du duc de Sombreciel et de ces cadavres de bouteilles échouées ça et là aux quatre coins de la pièce. Bien sur, c’était une taquinerie, considérant leur dernière réelle entrevue où Denys pouvait se targuer d’avoir gagné leur petit concours de boisson, tout aussi implicite soit-il. Puis finalement, il se lève, faisant mine de réfléchir à la suite du programme, en ayant déjà en tête bien des idées, dont certaines font encore échos à cette soirée de mai avec Castiel.

« Et peut être ensuite pourrions-nous… oh je ne sais pas, honorer tous deux cette très charmante dame de nos… talents ? » Il croise la belle Liselotte toujours sur son accoudoir, laissant sa main effleurer cette épaule d’un geste léger, avant de s’arrêter tout à fait derrière Castiel en s’appuyant sur le dossier, susurrant à son oreille. « J’ai pour souvenir que vous me parliez d’un plan à trois il y a quelques mois. » Autant avec sa femme, cela le dérangeait… qu’il était peut être moins embêté sur ce coup là. Et pour autant, il n’avait guère changé d’avis sur le fait d’être… en compagnie d’un autre homme. Mais soit, il n’était peut être pas aussi fermé qu’il l’avait laissé sous entendre la première fois. En tout cas, pour un plan à trois. Et certainement pas pour autre chose.


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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptyLun 10 Avr - 4:08

L’expression de Denys se fait surprise, mais pas déplûe, et tu es soulagé qu’il apprécie le cadeau. Tu n’en doutais pas vraiment, mais ta confiance en tes capacités souvent vacille et tu as été pris de doutes, avant cette rencontre pourtant depuis longtemps planifiée. « Vous savez fort bien vous faire pardonner comme ami. C’est là un très beau présent, merci. » D’une main, sans te lever, tu mimes une révérence silencieuse, sans te départir de ce sourire qui donne à ton visage des airs de prédateur. Il n’y a pas que toi, qui joue, puisque Liselotte joint sa parole à la tienne, quelques gestes équivoques, quelques regards à l’innocence tout à fait disparue. « C’est là vraiment quelque chose de très généreux Castiel. J’aurais peut-être le plaisir ce soir de dévaliser votre château de tous vos vins les plus raffinés. Vous savez combien je les adore. Et ils sont tous à vous. » Surtout que toi-même, tu dois te retenir d’en boire des quantités astronomiques comme tu le faisais jadis. Ce soir est une exception et tu te promets d’en profiter à la hauteur de ton désir pour ces délices. Pour tout ton désir, pour tous les délices.

Tu guettes les gestes du duc, alors qu’il se lève et semble réfléchir à… à tu ne sais quoi, mais à la suite de la soirée, tu l’espères. « Et peut être ensuite pourrions-nous… oh je ne sais pas, honorer tous deux cette très charmante dame de nos… talents ? » Mirta les garde. Tu retiens ton souffle. Comme si respirer, bouger, ciller, pouvait modifier le sens des paroles de Denys, modifier le cours de sa marche et de ses caresses furtives, modifier le sens du murmure qui se glisse à ton oreille et qui te fait frissonner : « J’ai pour souvenir que vous me parliez d’un plan à trois il y a quelques mois. » Tu t’entends distinctement ronronner, à cette proposition, comme le ferait ton Familier, son sourd et appréciateur venant de ta gorge, de ta poitrine. La clé était donc bien d’exclure Marjolaine de l’équation. Doux dieux, si tu l’avais su plus tôt.. ! « Vous me voyez ravi que vous saisissez l’opportunité, Denys », réponds-tu à l’homme sur le même ton, le même murmure. Oui, ravi, qu’il ne se défile pas, qu’il ose, qu’il ne soit pas rebuté à l’idée de partager une dame avec toi. Tu seras prudent, tu te le promets. Rien qui puisse l’effaroucher, le diriger loin de votre trio, rien de déplacé qui pourrait chasser définitivement le duc de Lagrance de ces plaisirs merveilleux.
Ta main libre remonte la robe de Liselotte, caresse son genou, dévoile déjà ces dentelles délicates dont tu la sais toujours parée sous ses superbes robes. Ton visage, lui, se tourne vers celui de Denys. Si proche, ils se frôlent, s’effleurent, tu sens son souffle sur le tien, sur tes lèvres, et tu te retiens de l’embrasser. Avec une sauvagerie moindre, peut-être, que ce premier baiser volé, vorace, mais tu te retiens tout de même. Ne pas effaroucher, ne pas chasser. Apprivoiser. « Liselotte semble avoir un peu trop chaud, sous tous ces atours, mon cher. Vous devriez l’aider à être plus à l’aise et je suis certaine qu’elle pourra vous aider, si vous partagez ce problème », souffle ta voix joueuse, alors que les jupons remontent, encore, encore, et que la chaleur monte, encore, encore.


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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptyJeu 13 Avr - 22:42

Le jeu démarre pour de bon et, il n'y a pas lieu d'en douter, la petite couturière se sait très douée pour cela. Elle s'amuse, elle se fait tentatrice puis soudain hors de portée, juste de quoi éveiller le désir sans jamais véritablement le combler. Elle se sait douée et elle connaît également les talents de son duc qui n'est certainement pas en reste. Ses propositions sont des plus alléchantes ; seul un fou les refuserait en bloc. Ne lui a-t-il pas dit que son homologue lagran avait refusé ses avances, il y a quelques mois ? Folie, hérésie ! Absurdité sans nom ! Mais les enjeux de ce soir sont bien plus délicieux, n'est-ce pas ? Le château des Charmes n'est là que pour satisfaire ses invités et il serait fort peu judicieux de refuser une telle occasion, après tout.

Le regard de Liselotte suit les mouvement du duc alors qu'il se lève à son tour, visiblement en pleine réflexion. « Et peut être ensuite pourrions-nous… oh je ne sais pas, honorer tous deux cette très charmante dame de nos… talents ? » Un mince sourire orne les lèvres de la couturière et quand Denys du Lierre-Réal pose sa main sur sa peau, elle ne peut retenir un frisson d'anticipation. Ô Mirta, que tu es généreuse avec ton enfant ce soir.

Ses yeux se posent sur les deux ducs et c'est la satisfaction qui luit dans son regard lorsqu'il s'exprime à nouveau. « J’ai pour souvenir que vous me parliez d’un plan à trois il y a quelques mois. » « Vous me voyez ravi que vous saisissiez l’opportunité, Denys. » Et quelle opportunité. Liselotte ne regrette pas une seule seconde la proposition faite à son duc, lorsqu'il lui a conté les événements survenus en Lagrance, ravie d'être celle qui pourra ainsi profiter des talents de ces hommes dont on dit beaucoup de bien. Et si elle a déjà pu s'en rendre compte pour l'un, il lui tarde déjà de goûter au second.

La main de Castiel sur son genou remonte, entraînant le tissu de sa robe. La petite couturière se mord la lèvre et son regard se porte sur leur invité lagran. « Liselotte semble avoir un peu trop chaud, sous tous ces atours, mon cher. Vous devriez l’aider à être plus à l’aise et je suis certain qu’elle pourra vous aider, si vous partagez ce problème » Et la robe remonte un peu plus, sans qu'elle n'émette la moindre plainte à ce sujet. Au contraire, elle joue le jeu, ouvrant un nouveau bouton sur le devant de sa robe, révélant légèrement le corset qui s'y dissimule. « Il est vrai qu'il fait très chaud ici. » La voix est douce et ses doigts se posent sur le menton de Castiel pour l'inciter à la regarder un instant. Alors, elle cueille un baiser avide sur ses lèvres, elle prend son temps, mordille la lèvre et caresse la nuque, laissant ses ongles tracer quelques fins sillons sur la peau si pâle. Puis elle s'éloigne de son visage, remontant les yeux vers le duc de Lagrance, avant de sauter de l'accoudoir duquel elle était perchée pour avancer jusqu'à lui. « Pouvez-vous m'aider, Altesse ? J'ai toujours beaucoup de mal à la retirer moi-même. » Elle fait la moue, pauvre petit oisillon innocent et innoffensif. D'un geste délicat, elle repousse ses cheveux sur le côté, libérant sa nuque, avant de pivoter, tournant le dos au Lagran afin de lui laisser le champ libre. On le dit habile de ses doigts et il lui tarde de savoir si c'est vrai.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptyJeu 15 Juin - 15:21

Le regard que lui renvoie Castiel pourrait presque le faire… frissonner. Mais ce n’est pas tant par plaisir qu’une appréhension gênante qui pourrait, s’il n’avait pas un peu de retenue, le faire reculer loin de ce visage qui se tourne vers lui. Il ne doutait pas que ses paroles avaient ravi son homologue, de là à éveiller pour lui quelques palpables désirs… il n’avait hélas pas souvenir, le duc de Lagrance, de cette nuit à Lierre-Réal, où Castiel l’avait embrassé presque sauvagement et qu’il lui avait répondu d’une claque bien sentie. L’alcool avait eu raison de sa mémoire, ainsi que la fatigue. Mais s’il avait eu souvenir de cet instant, sans nuls doutes aurait-il finalement refusé toute approche de son ami. La perspective d’une activité de ce genre à plusieurs ne le dérangeait pas tant, du moment que les dames se mêlaient à ce petit jeu de luxure. Pour ce qui était des hommes… hé bien… Denys n’était pas si égoïste, il pouvait partager, mais certainement pas de son corps. Le frisson se fait si présent, quand leurs souffles se frôlent au point qu’ils se fracassent presque douloureusement sur leurs lèvres. Mais le regard du Lagran est attiré finalement par tout autre chose que les yeux noirs et prédateurs de Castiel. C’est sa main, agile et joueuse, glissée sous les jupons de Liselotte, qui attire son attention. Très clairement, il perçoit les paroles du Cielsombrois. Il en accepte bien sûr les conditions et le jeu avec un certain plaisir et beaucoup… d’impatience. Les paroles de la jeune femme ne se font pas attendre, prévisibles, mutines. Il n’a nul embarras, le duc de Lagrance, quand la jeune femme vient dérober un baiser à son souverain. Bien au contraire, il en serait presque jaloux.

« Je ne vous le fais pas dire. »

Diantre, qu’il est long ce baiser. Joueur. Avide. Empressé et profond. Oui définitivement, il en serait bien un peu jaloux. Mais rien qui ne reste, le sentiment s’éclipse quand la petite couturière abandonne sa victime pour s’approcher de lui, de ce pas sautant et léger, affichant un sourire éclatant sur des lèvres qu’il a bien envie d’embrasser. La petite moue qui suit n’est rien d’autre que le masque d’un jeu. Un jeu que Denys n’a aucun mal à percevoir, à comprendre, à suivre.

« Laissez moi faire. » Qu’il murmure à son oreille d’une voix charmante et suave. Et les mains suivent, à leur tour elles se font baladeuses et taquines, glissant sur les hanches, caressant vers la poitrine dans un effleurement léger, pour se retrouver dans le dos, chatouillant cette peau blanche qui apparaît légèrement. Habile et délicat, il détache ce premier point qui retient la robe, faisant tomber des épaules le tissu de celle-ci. « Permettez. » Ses lèvres trouvent instinctivement le chemin de cette peau si clair et douce. Bien vite, les baisers viennent effleurer celle-ci, alors que ses mains continuent de l’aider à retirer cette robe définitivement trop encombrante. Il pourrait oublier son homologue, Denys. Pendant un instant d’ailleurs, il était sorti de son esprit. Mais en rouvrant les yeux, il croise sans peine son regard, capte la noirceur de ses pupilles.

« Et vous Castiel, ne l’aiderez-vous pas aussi à se mettre à l’aise ? »

Non qu’il ne puisse se débrouiller seul, loin de là. Mais il était, en cet instant, d’une humeur vraiment généreuse.


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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptySam 24 Juin - 7:09

Liselotte se mêle si bien de ce jeu sans subtilité qu’ils ont entamé dès le moment où le duc de Lagrance a franchi les portes du château. Avant même qu’il y entre, en vérité, victime de leur complicité. Oh, quelle douce victime, d’un si délicieux crime ! Tu refuses de te sentir coupable et tu crois bien qu’il ne t’en tiendra pas rigueur, oh que non. Pas de ce genre de surprise.

Le baiser que tu partages avec la couturière se fait avide, nouveau prélude à ce qui te fait tant hâte. Dernier adieu, avant qu’elle quitte ton fauteuil et se dévoue à votre invité. Tu sais qu’elle prendra la tâche très à coeur, comme tu le lui as indiqué précédemment. La chaleur cielsombroise, ce sens de l’accueil, est très important, n’est-ce pas ? Tu te replaces dans le fauteuil, de façon à mieux pouvoir observer le duo. Tu dévores chaque geste du regard et ta peau se parcourt de frissons alors qu’elle n’est ni touchée, ni effleurée. Plaisir par anticipation. Un bouton de la robe de Liselotte se détache, un bouton de ton pantalon suit le même chemin. À chaque baiser déposé sur une épaule ronde et blanche, tu défais ta chemise, sans trop de gêne. Voire, aucune. Tu t’es déjà résolu, à quelque part, à ne pas participer autrement qu’en simple observateur. Position loin d’être désagréable, si c’est la seule que tu peux occuper, au bon désir de ton ami et de sa façon de profiter de son cadeau.
Liselotte est dos à toi et tu vois si bien chaque geste de Denys, ses doigts habiles qui dégrafent et détachent sans même avoir besoin d’apercevoir, laissant le noble tissu retomber le long des courbes de la dame, jusqu’à tomber tout à fait à leurs pieds. Un regard bleu et pénétrant capte le tien, le soutient sans faiblir. « Et vous Castiel, ne l’aiderez-vous pas aussi à se mettre à l’aise ? »

Comment refuser ?
On ne doit pas te le dire deux fois.

Tu te lèves lentement du fauteuil, te rapproches d’eux d’une seule enjambée. Si petite Liselotte, entre vous deux, au sourire si gourmand et si comblé. Et encore ! Tout ceci n’est que le début. Vous le savez tous les trois. « Je tenais à vous laisser le plaisir. Quel mauvais hôte aurais-je été, sinon… » Ta voix si basse qu’elle approche le ronronnement et tu ne te fais pas prier pour joindre tes efforts à ceux de ton homologue. Il est si proche, par Mirta. Le désir te tenaille, te percute, à chaque salve du souffle de Denys qui parvient à effleurer ton visage à l’expression doucement sérieuse. Tu as envie de Liselotte, mais plus encore, c’est de lui dont tu as envie. De ces lèvres que tu as découvert tendres, de ces mains dont on vante les talents, de ce corps svelte dont tu devines déjà les courbes charnues du postérieur, le dessin discret des muscles élancés de ceux qui habitent leur corps pleinement, de cette peau dont tu veux goûter le sel et le grain. Amoureux des hommes comme tu l’es des femmes, amoureux du plaisir et de l’amour, c’est de Denys, dont tu as si envie.
Tu connais la complexité merveilleuse de ces sous-vêtements de dentelle arachnéenne, retenus par tant de rubans et de baleines, affinant les tailles déjà délicates des Cielsombroises, habillant si joliment cet épiderme pâle et parfumé, transformant Liselotte en surprise à déballer avec le plus grand des soins. Il serait criminel de briser serait-ce une maille de ce complexe assemblage, mais tu sais y faire, et Denys tout autant. Vos mains se croisent, sur les hanches de la dame, auprès de sa poitrine, aux abords de son cou gracile que tu embrasses doucement. Tu dégrafes patiemment ses bas et lorsque tu remontes tes doigts, ils s’accrochent à ceux de Liselotte, au niveau de la chemise de Denys. D’un bouton qui, dans le geste conjoint et non prémédité, saute de ses fils et se perd sur le tapis épais, dans un bruit étouffé. Toi, ton déshabillage a déjà été entamé par tes propres soins, mais le Lagran est encore scandaleusement vêtu. Tu l’interroges du regard, sans savoir que faire. Immobile. Sa peau palpite au bout de tes doigts. « Dites-moi… n’avez-vous pas chaud, vous aussi, Denys ? »


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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptySam 1 Juil - 19:50

N'est-elle pas, à cet instant, la femme la plus chanceuse du continent ? Le regard que lui renvoie le Lagran est sans équivoque et ses paroles, des plus suaves, parviennent à la faire frissonner alors même qu'il n'a pas encore posé ses mains sur elle. L'anticipation est douce, tout comme le souffle qu'elle sent se poser sur son cou, tout comme les doigts qui effleurent, qui explorent, qui défont les attaches avec habileté. Liselotte ferme alors les yeux, se concentre sur ces gestes experts, sur ces lèvres contre sa peau qui font naître mille frissons dans ce corps déjà impatient. Ô Mirta, aurait-elle pu rêver plus beau moment, entourée de deux ducs dont la réputation n'est plus à refaire ?

« Et vous Castiel, ne l’aiderez-vous pas aussi à se mettre à l’aise ? » La petite couturière rouvre les yeux pour les poser sur le duc de Sombreciel qui ne tarde pas à les rejoindre. Elle se mord la lèvre, lui jetant un regard entendu, avant de se laisser porter par ces deux paires de main qui ne se concentrent que sur sa petite personne. Et bientôt, robe et jupons ne sont plus qu'un souvenir, tout comme son voile et les bas qui se détachent à leur tour. Les nombreux lacets de son corset se défont un à un et Liselotte se mêle désormais à ce doux ballet pour aider leur invité à se mettre à l'aise. Idée qui effleure également l'esprit de son duc, puisqu'à eux deux, ils font sauter un bouton de la chemise raffinée. Un léger rire quitte les lèvres de la couturière à cet instant. « Dites-moi… n’avez-vous pas chaud, vous aussi, Denys ? » Un air mutin se dessine sur les traits de la Cielsombroise qui se détache un instant des mains de son duc pour laisser ses doigts courir le long du torse du Lagran, de bouton en bouton, ne cherchant pas encore à l'en débarrasser, pour le moment. Elle joue, comme c'est le cas depuis le début de la soirée. Et c'est avec une lueur espiègle dans le regard qu'elle laisse ses mains s'engouffrer sous les pans de la chemise, là où le bouton délogé a laissé une ouverture.

« Il semblerait que si. » murmure-t-elle, taquine, caressant la peau de ses hanches, puis le bas de son dos où elle laisse les ongles glisser pour lui soutirer quelques frissons. Ses doigts descendent à la barrière de son pantalon, en suivent les contours puis s’arrêtent sur la boucle de ceinture qu'elle défait sans lâcher le Lagran du regard. Alors elle se redresse sur la pointe des pieds pour poser ses lèvres sur les siennes, sans se presser, sans appuyer. Elle savoure cet instant délicieux qui précède le baiser, le moment d'anticipation qui fait naître l'envie. Elle sent le souffle chaud contre ses lèvres, l'odeur du vin qu'ils ont bu tout à l'heure. Puis elle y goûte enfin, avec une gourmandise qu'elle serait bien en peine de dissimuler tandis que ses mains finissent de déboutonner le pantalon et s'attaquent désormais à la chemise encore trop fermée à son goût.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptyLun 17 Juil - 23:36

Il n’a pas besoin de répéter ou de reformuler sa proposition, Castiel saisit sa chance en une fraction de seconde, comme l’attendant avec une certaine fébrilité. Pourtant, le regard que lui renvoie son homologue n’est pas tant pour le rassurer. Il perçoit sans peine l’envie et la chaleur se dégager de tout son corps, l’attraction de celui-ci pour le sien. Il pouvait reconnaître sans mal ce regard, celui du désir, et rien de moins que pour lui. Si Liselotte titillait les instincts de Castiel, il était certain que ce dernier avait envie de son corps. Et pas dupe de cet fait, Denys ne comptait pas laisser à son ami le droit de le toucher et de profiter de sa chair. Partager la charmante dame entre eux n’était point un souci, autre chose de plus intime, c’était impensable et parfaitement dégoûtant.

Bien heureusement, leurs mains ne font que se croiser sur le corps de la belle Liselotte, les souffles s’effleurer. Chaque caresse est un tendre aperçu, une douce anticipation à tout ce qui va suivre, et il ne nie pas, Denys, que plus les secondes passent, plus elle se fait dévorante. Presque envoûté par l’instant, il ne s’aperçoit pas immédiatement des mains posées sur sa chemise et tirant dessus un peu trop, quitte à en arracher un malheureux bouton. Le rire de Liselotte et les mots de Castiel le ramènent peu à peu, faisant naître un sourire taquin sur ses lèvres. Ce n’est pas la première fois qu’il lui pose la question. Une question à laquelle il n’avait pas répondu. Une question à laquelle il ne répond pas. C’est la petite couturière qui s’en charge. Joueuse, elle glisse sans patience ses mains sous la chemise légèrement délogée, caressant sa peau encore bien trop habillée au goût des cielsombrois. Ils sont nombreux et forts, les frissons qui le traversent, offrant plus qu’une anticipation. « Oui. » Répond enfin le murmure au travers de sa voix chaude. Oui, il a chaud.

Elle ose la petite Liselotte, usant avec adresse de ses mains sur sa peau, affrontant son regard sans le baisser une seule seconde. Et c’est lui, le premier à le lâcher, quand les lèvres viennent frôler les siennes. D’abord le doux souffle qui vient avant le plaisir du goût. Et puis elles se pressent contre lui et avidement, il n’en perd pas une miette du plaisir, laissant la jeune femme le déshabiller. La boucle de sa ceinture. Les boutons de sa chemise. Un à un ils sont défaits, jusqu’à ce qu’à la moitié, une part de sa raison ne le rappelle à l’ordre. Sans mouvements brusques, il saisit la main de la petite couturière, déposant dans sa paume un long baiser, perçant de son regard le sien. Il ne pouvait pas les laisser voir ce qui marquait sa peau horriblement. Le symbole de Sithis qui rougeoyait presque sur sa chair pâle…

« Avant de poursuivre cette charmante activité, j’aurais une proposition à vous faire… »

Quelle était-elle ? Les pensées se firent nombreuses, songeant à mille possibilités qui pourraient intéresser et amuser ses deux… partenaires. Puis son regard tomba sur les rubans au sol, retirés des vêtements de la belle Liselotte. Il en ramasse un. Deux. Et trois. Puis les soulèves et les tends aux deux cielsombrois.

« Que diriez-vous de pimenter un peu les choses… en jouant à l’aveugle ? »

Un regard à la belle Liselotte, taquin. Un regard à Castiel, joueur. Même si c’est une manière de détourner un problème, l’idée n’est guère déplaisante. Au contraire, il n’était pas contre un peu de jeu dans ce genre… d’activité.


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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptyVen 28 Juil - 22:58

Quelque chose semble vibrer entre vous trois. Quelque chose qui n’est pas uniquement le désir, exacerbé par cet élément de nouveauté qu’est Denys. Quelque chose qui se comble de l’attente, de l’anticipation, qui t’excite tout autant que ce qui suivra, et qui te fait te remercier de ton propre génie, rien de moins, pour avoir mis en place ce piège aux délices. De la présence de Liselotte, également, ainsi que de l’ouverture insoupçonnée - et même sous-estimée - du duc de Lagrance. Ah, si tu avais su ! Tu aurais tenté l’expérience bien avant ! En voilà une, façon bien agréable de réchauffer les liens entre les deux empires ! Pensée incongrue qui étire ton sourire, encore. Autant que le « Oui » murmuré. Le mot a des allures de départ donné à une course, mais patients, prudents, ni Liselotte ni toi vous emportez.

Ou, à peine.

« Avant de poursuivre cette charmante activité, j’aurais une proposition à vous faire… » Hésite-t-il ? Tes attentions, portées au corps de la couturière, s’interrompent, et tu regardes Denys comme si tu tentais de lire dans son esprit, de deviner ce qu’il va vous dire. Une deuxième pensée à propos de ce que vous faites ? Ce serait bien possible. Tu ne lui en voudrais pas et tu ne le forcerais pas non plus. Ce n’est pas dans votre nature. Le Lagran ne semble pourtant pas chercher à partir, ni à s’esquiver, et ta curiosité s’attise alors qu’il cueille trois rubans au sol. Rhabiller Liselotte ? Tes yeux se plissent, sensiblement, teintés d’une méfiance bien mal venue qui enlève de la chaleur à tes prunelles sombres, leur redonne l’éclat du métal. Heureusement bien vite dissipée, par la fameuse proposition : « Que diriez-vous de pimenter un peu les choses… en jouant à l’aveugle ? » Tu échanges une oeillade brève avec Liselotte, que pour ensuite tendre la main et attraper l’un des rubans. Son contact doux dans ta main, contre la cicatrice de ta paume. L’idée te plaît, bien que l’épine de la méfiance te rende incertain. Tu n’as rien contre ces jeux, mais tu préfères connaître mieux ton partenaire avant de t’abandonner en toute confiance, y laissant un de tes sens. Tu connais Liselotte, sous bien des coutures, mais Denys… qui sait ce qu’un être mal intentionné pourrait tenter, profitant de ta faiblesse ?

Tu chasses la pensée et tu hoches la tête, rendant enfin son regard et son sourire à Denys. « Laissez-moi alors vous reconduire à la chambre », que tu proposes toujours en parfait hôte, leur ouvrant le bras vers la porte qui mène jusqu’à la chambre, préparée, doucement parfumée, tout juste tiède et prête à accueillir leurs ébats. Scénario préparé dans le moindre détail, guet-apens qui, pourtant, semble se retourner contre toi. Inattendu qui, étrangement, te trouble bien trop. Tu déposes un dernier baiser sur la nuque de Liselotte, avant que tu la laisses pour précéder tes invités jusqu’au lieu dit des crimes à venir.

***

Tu dors habituellement bien, suite à l’union de la chair, mais pas cette nuit. Tu as bien somnolé un peu, avant de retrouver toute ton énergie et de te lever du lit où vos trois corps enlacés se sont échoués, exténués, baignés dans la chaleur et la sueur. Seul éveillé. Tu as été surpris, quelques instants, de voir que Denys porte une chemise en dormant. Celle que vous lui avez retiré, les yeux bandés - tu reconnais le bouton qui en a sauté. Tu t’en souviens parfaitement, il n’y a pas lieu de se tromper. Tu n’as rien vu de ce torse, mais tu l’as senti sous tes doigts, goûté sous ta langue, et tu t’avoues curieux de savoir ce qu’il peut bien cacher, au point de prendre la précaution de se vêtir avant de s’endormir. Quelconque horrible cicatrice, ou tache de naissance ? Déformation que ton habile toucher n’aurait pas décelé ? Tu as bien envie de lui demander, mais ce serait rudement impoli, et après cette nuit… doux dieux, tu souhaites tout sauf froisser ton homologue. Les souvenirs sont agréables, alors que déjà se dissipent les sensations, mais le malaise qui a précédé vos ébats persiste. Inconnu. Latent.

Dans le Château des Charmes, tu déambules comme une ombre jusqu’à un jardin paisible, protégé du froid déjà bien présent en ce début d’automne. Enveloppé de ton peignoir, tu contemples les lys baignés de lune, la tête étrangement vide. Ton esprit fabuleux jamais ne s’arrête, mais à cet instant, il a cessé de penser. Une des lunes est ce soir voilée et il n’y en a qu’une pour te regarder, alors que quelques larmes roulent sur tes joues. Quelques larmes, qui précèdent à peine des sanglots discrets, que tu étouffes en mordant ton poing. Les minutes passent, silencieuses, et lorsque tu reviens à l’intérieur, tout semble n’être que du passé. Que tes yeux rougis, pour témoigner de ce qui n’a rien à voir avec les marques qui ornent tes flancs. À un des résidents, tu glisses : « Si mes invités demandent où je suis, je serai dans le bureau de la tourelle ouest. Je compte sur vous pour répondre à tous leurs besoins. Bien, mon seigneur. » On ne te questionne pas plus, on te laisse cheminer jusqu’au bureau en question, où tu t’affales dans un canapé. Il faut une heure, deux même, avant que Niobé t’effleure de ses doigts et te fasse sombrer dans un sommeil lourd et agité. Sans Liselotte, sans Denys. Seul avec tes démons.
C’est tout ce que tu mérites.


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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptyDim 30 Juil - 14:58

« Que diriez-vous de pimenter un peu les choses… en jouant à l’aveugle ? » Le regard échangé avec Castiel est sans équivoque. Les lèvres de la couturière se retroussent pour former un sourire gourmand et elle s'empare du ruban sans plus de cérémonie. Sur sa peau courent des frissons d'envie et d'anticipation. Le jeu qui les attend la rend fébrile ; elle remercie silencieusement Mirta pour son incroyable générosité ce soir.

Dire que la soirée est à la hauteur de ses attentes serait un doux euphémisme. Les draps se froissent sous leur danse endiablée et les rires se mêlent aux soupirs alors que les doigts tâtonnent sans savoir où elles atterrissent. Cible des attentions des deux ducs, Liselotte est plus que comblée au coeur de cette nuit qui n'en finit pas. Elle ne regrette réellement pas d'être venue et elle constate enfin la véracité des rumeurs sur le duc de Lagrance. Ses pensées voguent sur ce qu'il serait capable de faire sans ruban sur les yeux, et dévoué à elle seule sans personne d'autre pour les accompagner, et voilà que l'envie s'éveille encore. Peut-être pourra-t-elle lui glisser l'idée à l'oreille.

L'épuisement a raison d'eux et le sommeil la gagne, envahit son corps fatigué et son esprit embrumé. À son réveil néanmoins, elle réalise que leur hôte s'est volatilisé et qu'elle est seule avec son homologue lagran. Celui-ci, vêtu de sa chemise, semble encore endormi et elle s'approche paresseusement, nichant ses lèvres contre son cou tandis que sa main s'aventure sous le drap pour un réveil tout en douceur. Ce n'est que lorsqu'il semble sortir des brumes du sommeil qu'elle s'interrompt, lui adressant un sourire des plus innocents et un regard des plus gourmands. « Bien dormi, votre Grâce ? » La question n'attend pas réellement de réponse. Liselotte se redresse, découvrant son corps dévêtu avec naturel, sortant du lit pour fouiller le tiroir de la table de nuit. Ah, c'est bien ce qu'il lui semblait ! Aucune chambre des résidences de Castiel ne serait complète sans un exemplaire du Petit Mirta à portée de main. Elle le feuillette, songeuse, faisant le tour du lit pour se retrouver du côté de Denys. « Quelque chose vous ferait envie en attendant le retour de notre hôte ? Il en a peut-être pour quelques minutes. Ou quelques heures... » déclare-t-elle, malicieuse.




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Message Sujet: Re: Jeux de mains, jeux de vilains   Jeux de mains, jeux de vilains EmptyDim 30 Juil - 15:21

Ils semblent conquis par l’idée, les deux hôtes de cette étrange mais au combien délicieuse soirée. Comment imaginer le contraire après tout, pour deux cielsombrois qui attendaient avec fébrilité que les choses intéressantes commencent. Oh il n’est pas particulièrement en reste cela dit, Denys, puisqu’il sent lui même l’envie titiller le moindre de ses sens. Et la nuit est à la hauteur des promesses faites, sans aucun doute. Son corps fatigué se souvient sans peine des milles et une sensations goutées, des gestes et effleurements, des caresses appuyées, des coups de langue données à l’aveugle, de ce petit jeu pour le moins divin. Quand le sommeil le cueille, c’est sans résister qu’il se laisse tomber dans les bras de Trelor, bien qu’il ait trouvé la force de se revêtir d’une chemise pour la nuit. Il n’était pas question de laisser le secret s’éventer. Mais une fois habillé, c’est paisiblement, sans véritables inquiétudes qu’il sent son corps sombrer tranquillement.

Lui d’habitude si aux aguets ne perçoit même pas les mouvements de Castiel qui est le premier à quitter le lit. Ce sont les seules caresses au combien délicieuses de Liselotte, joueuse et taquine, qui le font quitter le monde des rêves. Comme il regrette d’ailleurs qu’elle cesse ce petit jeu à l’instant même où il ouvre les yeux pour l’observer. Dommage, les mains étaient si habiles… A la question posée, un simple sourire répond. Il n’y avait pas vraiment besoin de mots. Elle n’en attend pas d’ailleurs, la petite couturière qui s’échappe bien vite des draps. En profitant pour s’étirer, il ne quitte cependant pas du regard le corps fort charmant et dénudé qui s’offre à sa vue.

Oh comme elle est bien taquine, la belle Liselotte, et sa proposition n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Difficile de ne pas reconnaître l’ouvrage qui trône dans ses mains, les dessins des pages, les illustrations pertinentes… Et même les petites annotations faites de la main même de Castiel, reconnaît-il en observant avec plus d’attention. Trop aimable de la part de leur hôte de laisser ce petit présent, mais pas vraiment étonnant cela dit. Se tirant un peu des draps, Denys attrapa la jeune femme venue de son côté, l’attirant avec lui sur le lit pour mieux la sentir contre lui. S’il regarde certes par dessus son épaule les différentes pages du Petit Mirta, ses mains, elles, glissent sans la moindre gêne sur cette peau si douce, chatouillant du bout des doigts la poitrine avant de redescendre plus bas, toujours plus bas.

« Je ne manque pas d’idées. »

Murmure-t-il à son oreille, gouttant des lèvres le lobe et mordillant celui-ci. Et il en vient à espérer que Castiel ne revienne pas avant plusieurs heures, en effet.


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