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Berceuse macabre
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Bruit grinçant
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Le Destin
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J'ai : un âge au dessus de toute raison.
Message Sujet: Prompt #7 ♦ Votes   Prompt #7 ♦ Votes EmptyJeu 3 Nov - 18:44



Livre I, Chapitre 6

Concours Littéraire

Octobre 2016



Samhain s'avance au fil de ta plume






♦ Mon enfant n’arrête pas de pleurer la nuit. Je visite sa tombe et je lui demande d’arrêter ; mais ça ne sert à rien : chaque nuit, il recommence… ♦




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Dernière édition par Le Destin le Jeu 3 Nov - 23:08, édité 1 fois
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Le Destin
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J'ai : un âge au dessus de toute raison.
Message Sujet: Re: Prompt #7 ♦ Votes   Prompt #7 ♦ Votes EmptyJeu 3 Nov - 23:06





Berceuse macabre

Alméïde


Ô mon doux enfant, mon tendre petit
Ferme les yeux, aie confiance, embrasse la nuit
Sithis t'emmène au sein de son royaume, là-bas tu trouveras le repos
N'aie crainte mon enfant, laisse la nuit te recouvrir de son lourd manteau.

Cesse tes pleurs, mon tout petit
Laisse les rêves t'emporter au loin
Ainsi peut-être qu'au matin
Tu auras enfin rejoint le monde des esprits

Non, ne m'en veux pas, c'est ainsi que cela doit se passer
Tu n'étais même pas encore un enfant, à peine un nouveau né
Je n'avais pas le coeur à te dire adieu
Et pourtant le voile de la mort a recouvert tes yeux.

Cesse tes pleurs, cesse tes cris, je t'en supplie
Laisse-moi rejoindre Niobé et ses bras protecteurs
Laisse-moi partir, n'aie pas peur
Les âmes s'apaisent à la faveur de la nuit.

Dors mon doux enfant, dors mon tout petit
Un jour nous nous retrouverons, un jour nous serons réunis
Ecoute mon chant, écoute la voix de ta mère
Qui, fort de tout son amour, traverse la roche, traverse la terre

Dors mon doux enfant, dors mon tout petit.



Bruit grinçant

Tristan


La soupe de potiron et le ragoût de lapin me pesaient sur l'estomac. C'est tout ce sur quoi je parvenais à me concentrer, alors que les pleurs lancinants et exaspérants revenaient, une nuit de plus. Depuis combien de temps cela durait-il ? Un an ? Deux ? Plus encore ? Je perdais le compte des jours, à mesure que le sommeil me fuyait, davantage encore chaque soir. La douleur avait vite disparu, au profit de la colère. J'avais honte de ne pas pleurer cet enfant, dont la perte attristait mon époux, qui se mettait dans tous ses états à chaque fois que les pleurs recommençaient. Mais il m'avait dérobé mon corps pendant neuf mois, pour ne survivre que quelques mois. Quelques horribles mois, pendant lesquels je n'avais fait que le nourrir, écouter ses jérémiades, et veiller à ce qu'il ne se réveille pas. Combien de fois l'aie-je imploré, de cesser de pleurer ? Même dans ma mort, il ne cesse de hanter mes nuits de ses sanglots horribles. Déchirants, dirait mon époux... Combien de fois suis-je allée sur sa tombe pour implorer son silence ? Aujourd'hui, je vais brûler ses restes, pour qu'il disparaisse.



Ouvre-moi

Mélusine


Tu ne comprends pas.  

Chaque nuit je gémis sous tes fenêtres, Mère, je viens supplier à ta porte, grattant le battant de mes ongles, mais tu ne m’ouvres pas. Tu ne comprends pas.
J’ai froid, Mère, j’ai si froid loin de toi et la chaleur de tes bras – ah, Mère, ne comprends-tu pas ?
Je suis si seule ici. Si seule, Mère, dans ce caveau solitaire et isolé, sans personne pour me voir, sans personne pour me parler… enterrée jeune, et déjà oubliée.
Est-ce que tu entends encore mon rire d’enfant à tes oreilles, parmi mes plaintes et mes sanglots ? Gardes-tu mémoire de mon allégresse joyeuse, entre mon chagrin et ma détresse ?

Mère, je reviens te voir, comme chaque soir.
Mère, oh mère,  comprends-tu que je viens pour toi ?
Chaque visite que je te rends sous la lune m’est rendue par ta venue sous le soleil, dans mon caveau désolé.

Ainsi, on ne m'oubliera pas.
Je reviendrai pleurer dans le couloir devant ta chambre, et tu entendras à chaque crépuscule mes ongles sur le bois.

Mère.
Je suis là.
Rappelle-toi de moi.

Et un jour, je le sais...
Tu m'ouvriras.



Par-delà le trépas

Castiel


Je creuse et creuse encore, jusqu’à ce que mes phalanges frappent le bois. Un bruit sourd qui me fait redoubler d’ardeur et je creuse jusqu’à pouvoir extirper de la terre le si petit cercueil blanc dans lequel, un jour, on a enterré mon enfant. C’était il y a peu, bien peu, et je l’entends encore pleurer, chaque nuit, et qu’importe mes comptines et mes chansons, mes demandes et mes supplications, le sommeil est devenu ma punition. Il est lourd, si ridiculement lourd, ce cercueil, pour le si petit être qu’il contient, et lorsque je l’ouvre, c’est pour y trouver le corps à peine abîmé de mon fils, dans sa chemise de jute. Il semble mort, il est mort, mais je connais la vérité, et mes mains enserrent son cou délicat, pour mieux le secouer et l’étrangler férocement. Comme je l’ai fait une première fois, une deuxième fois, puis souvent jusqu’au trépas.
« Tais-toi, tais-toi, tais-toi, TAIS-TOI, TAIS-TOI, TAIS-TOI. »
Je n’étais plus capable de l’entendre pleurer, chaque nuit de son vivant.
Dire que je pensais que sa mort m’apporterait la paix.



Chut, bébé

Mayeul


Chut bébé, chut, par pitié. J’ai crié, pleuré, supplié. Et puis quand ça a été trop dur, j’ai hurlé. Je m’excuse, mon si beau bébé, d’avoir hurlé. Je t’ai laissé. A peiné né que tu es mort, et je les ai laissé t’emmener. J'étais fatiguée, si fatiguée. J'aurais dû te garder près de moi. Réchauffer tes doigts froids, couvrir de baisers ton visage si pâle.
Je t’entends, mon bébé, mon tout-petit. Je t’entends m’appeler. J’entends tes pleurs, j’entends tes cris, ils font écho aux miens. Chut, chut, mon petit chéri, il faut dormir maintenant. Il faut me laisser.

C’est moi que tu veux, bébé. Dans le froid de la mort, tu as peur, et tu as besoin de moi. J’arrive, mon si beau bébé. Attends moi. Tu me vois, dis ? Penchée sur ta tombe, les ongles cassés, les doigts plein de terre. Je te serre contre moi, bébé, là, tu vois ? Tu n’es plus seul. Je viens te rejoindre, mon chéri. Mon sang goutte, ma vie s’écoule, mais chut, chut, mon beau bébé. J’arrive. Bientôt, nous serons réunis pour l’éternité.




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