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Une éternité dans la montagne
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A la recherche du sommeil éternel
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C'était moi
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Funeste destin
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Le Destin
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J'ai : un âge au dessus de toute raison.
Message Sujet: Prompt #4 ♦ Votes   Prompt #4 ♦ Votes EmptyJeu 3 Nov - 18:45



Livre I, Chapitre 6

Concours Littéraire

Octobre 2016



Samhain s'avance au fil de ta plume






♦  Je ne peux plus bouger, respirer, parler ni entendre, et il fait perpétuellement noir. Si j’avais su que la solitude serait si absolue… j’aurais choisi la crémation à la cielsombroise. ♦




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Dernière édition par Le Destin le Jeu 3 Nov - 22:48, édité 1 fois
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Le Destin
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J'ai : un âge au dessus de toute raison.
Message Sujet: Re: Prompt #4 ♦ Votes   Prompt #4 ♦ Votes EmptyJeu 3 Nov - 22:46





Une éternité dans la montagne

Castiel


J’entends les souffles de celles à mes côtés. Elles ne respirent pas, non, elles ne parlent pas, non, mais je sais qu’elles sont là et qu’elles regrettent autant que moi. Elles ne sont plus que des os, pour la plupart, des cadavres en décomposition, pour d’autre, et à chaque année, de nouvelles viennent nous rejoindre. Je ne peux pas les entendre, mais je le sais : j’en ai tant vu, en mon temps, rejoindre les hautes montagnes pour un repos éternel. J’aimerais leur dire, les avertir, leur dire de rebrousser chemin, mais ma voix ne peut plus porter et mon esprit est ici enfermé. Mon âme, jamais, n’a pu s’échapper. N’enfermez pas mes sœurs, ni même mes rivales, toutes autant qu’elles sont désormais. Je ne peux pas dire combien d’entre elles ont porté ma couronne et porté les enfants de mes enfants. Il y a longtemps, depuis ma mort.
Qui aurait pu dire, pu croire, que les Cielsombrois avaient raison depuis la nuit des temps ?
Certainement pas un Erebien. Ni une Erebienne.
C’est ici que nous sommes toutes.
Seules et enfermées par milliers dans la nécropole ducale d’Erebor.



A la recherche du sommeil éternel

Melinda


Trois-mille deux-cent quatre-vingt-sept griffons, trois-mille deux-cent…

Tu comptes. Tu ne sais même pas pourquoi. Tu l’as oublié. Mais tu comptes les griffons, des griffons imaginaires bien entendu, même si tu ne sais plus exactement ce qu’est un griffon. Ça aussi, tu l’as oublié. De même, parfois, il t’arrive de ne plus savoir où tu en es dans ton comptage, alors tu recommences. Depuis le début. Au moins, ça t’occupe. Et tu peux difficilement faire quoi que ce soit d’autre.

Trois mille deux cent quatre-vingt-neuf griffons…

Ton esprit se délite. Tu as de plus en plus de mal à penser. Si seulement tu avais quelqu’un à qui parler ! Enfin, tu ne pourrais pas lui parler de grand-chose d’autres que de griffons et de nombres… Au fait… qu’était-ce « quelqu’un » ? Qu’est-ce que cela représentait ? Tu ne sais plus.

Trois-mille deux-cent quatr…

Tu t’arrêtes. Un bruit. Tu as cru entendre quelque chose.

Non, ce n’est rien. Un produit de ton imagination. Tu fronces les sourcils. Où en étais-tu encore dans ce comptage ? Tu as oublié. Alors tu recommences.

Un griffon, deux griffons,…



C’était moi

Alméïde


J'ai encore l'impression de percevoir ce grattement, quelque part près de moi. Un son douloureux, désagréable. Et pourtant, je sais qu'il n'y a rien d'autre que le silence, un silence aussi lourd que du plomb, un silence de mort qui pèse sur ma poitrine et m'empêche de respirer.

Encore une fois, j'ouvre les yeux sur les ténèbres. Encore une fois, mon cri reste coincé dans ma gorge et mes larmes sous mes paupières.

J'étouffe, je suffoque. Je panique, je désespère. La détresse laisse place à la colère. J'ai mal. J'ai froid. Je suis seul. Et encore ce grattement. Est-ce une illusion ? Est-ce la dernière étincelle d'espoir qui me force à croire en des chimères ?

Encore une fois, je me débats en vain. Encore une fois, je crois en l'impossible.

Des années plus tard, l'on a retrouvé mon corps, coincé entre les lourdes planches de bois. Je n'ai jamais su d'où venait ce grattement incessant qui me rendait fou. Ils ont remarqué les marques d'ongles à l'intérieur, les traces écarlates sur le bois. Ce n'était pas une illusion. C'était moi.



Funeste destin

Tristan


L'immobilité infinie, sans que le temps ne s'écoule pour toi. Tu te sens marionnette désuète, reléguée au placard par ton maître, trop usée. Cette sensation d'être figé t'oppresse. Tu voudrais que l'on saisisse ces fils t'attachant à ce tombeau qui est le tien, pour te libérer de cette prison. Tu n'es qu'un pantin entre les mains de la tradition, qui veut que vous soyez à l'image de ces alcôves servant de nécropoles qui accueillent les morts érébiens : figés dans la pierre, souvenirs immuables de l'être décédé. Le temps passe, et tu ne sais pas, plus. Ta mémoire fuit, mais ton corps reste là. Est-ce ton esprit, pas libéré du monde des mortels, qui ressent cette souffrance ténue mais existant bel et bien ? Est-ce que tu n'es pas réellement mort ? Tu ne sais pas, mais tu pries Sithis d'accueillir ton âme. Tu implores les Dieux d'entendre ta demande, plus faible alors que les années passent, de te libérer. Tu te maudis, aussi, de n'avoir voulu par orgueil respecter les souhaits de ta femme cielsombroise, et partir en fumée, flotter à jamais au-dessus d'Arven.



Ô, seigneur

Mélusine


Je ne voulais pas !
Ô seigneur, crois-moi, je te jure que je parle vrai : je ne voulais pas !
Je ne mérite pas ça !

Cesse, je t’en supplie, ô souverain seigneur ; j’ai compris mon erreur, je suis prêt à expier ma faute, mais te faut-il absolument boire ma terreur ?
Ô puissant seigneur, aie pitié de moi, interromps mes tourments !
Je suis prêt à payer pour mes crimes, j’en fais serment !

Je me sens si seul – ah, si impuissant, ô ultime seigneur !
Tu m’as pris ma substance et mon essence, il ne me reste rien, je suis nu devant toi – je ne puis plus me mouvoir, ni respirer, ni même te parler, je n’ai plus que mes pensées affolées qui hurlent en silence.

Tu lis tout en moi.

Ô seigneur des morts, détourne ton sombre regard !
Je ne supporterai pas une éternité à ne rien voir d’autre que ton visage, nul jamais ne devrait y poser les yeux !
Ô seigneur sans merci, je te suis déjà entièrement soumis, sois miséricordieux, je ne suis plus rien et tu es un dieu, comment pourrais-je conserver la raison ?

Ô Sithis, je suis mort déjà – laisse-moi reposer…






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