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 Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ?

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Message Sujet: Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ?   Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ? EmptyDim 25 Déc - 15:42


Livre II, Chapitre 1 • Les Sables du Temps
Antonin de Faërie & Quitterie Aubenacre

       
Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ?

       
et un sourire charmant.


• Date :16 Décembre 1001
• Météo : Nuageux
• Statut du RP :Privé
• Résumé :Antonin se dirige vers ses appartements pour retourner à ses cours après avoir présenter Agonie à un Chevaucheurs qui lui rend service à l'entrainer à sa place pour qu'elle ne perde pas à ne rien faire au palais. C'est là qu'il entend un sacré boucan et c'est en se dirigeant vers celui-ci qu'il y rencontre une Quitterie les fesses par terre.
• Recensement :
       
Code:
• [b]Date :[/b]16 Décembre 1001 [url=http://arven.forumactif.org/t1608-il-n-y-a-jamais-assez-de-temps-mais-peut-etre-en-reste-il-pour-les-yeux-dune-belle#48045]Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ?[/url] -Antonin de Faërie & Quitterie Aubenacre[/i]
     Antonin se dirige vers ses appartements pour retourner à ses cours après avoir présenter Agonie à un Chevaucheurs qui lui rend service à l'entrainer à sa place pour qu'elle ne perde pas à ne rien faire au palais. C'est là qu'il entend un sacré boucan et c'est en se dirigeant vers celui-ci qu'il y rencontre une Quitterie les fesses par terre. 
       

       


Dernière édition par Antonin de Faërie le Lun 6 Fév - 11:38, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ?   Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ? EmptyDim 25 Déc - 15:47

Le claquement des pas du jeune prince se réverbère tristement contre les parois du palais. Même les cieux, couverts de nuages avaient l’air de se gausser de lui, mais il garde la tête haute, Antonin, et se dirige d’un pas décidé vers ses appartements.

La mort dans l’âme, il avait dû se résoudre à demander de l’aide à ses pairs Chevaucheurs pour qu’Agonie puisse voler et continuer de s’entrainer….mais…sans lui. La dragonne mesquine s’en donnait à cœur joie, roucoulant avec le nouveau venu et partageant la moindre de ses pensées à Antonin. Vengeance personnelle ou leçon de vie ? Le jeune homme ne saurait le dire, c’était peut-être un peu des deux. Il était partagé et très agacé par cette situation. Jamais, il n’aurait pensé se sentir si jaloux lorsqu’il avait amené son confrère auprès de la dragonne, lorsqu’il avait vu son collègue toucher et discuter avec elle. Un autre et pas lui. La dragonne s’était faite de miel, lui ayant coulé un dernier regard lourd de sous-entendu avant que le devoir ne l’oblige à repartir dans ses appartements, auprès de ses leçons.

« Si tu veux quelque chose, alors prend le. »

Une phrase si simple, claquant sans appel dans l’esprit du jeune homme. Agonie avait toujours eu cette vision des choses, dure et équitable. Cependant, Antonin n’était pas prêt à l’entendre, pas encore, peut-être plus tard ? Seul le temps pourrait le dire. Agonie était d’un soutien inébranlable, elle comprenait les idéaux et les efforts de son Chevaucheurs, mais ce n’était pas pour autant qu’elle cautionnait sa façon de faire. Elle ne se privait pas pour le lui faire remarquer. Agonie avait toujours été intransigeante, même au travers de son soutien.

Apprendre n’avait jamais été un fardeau pour Antonin, au contraire il avait toujours aimé ça. Devoir continuer de s’instruire sur de nouveaux sujets ne le dérangeait pas, mais ne pouvoir achever sa formation de Chevaucheur, ou encore d’être obligé d’avoir recours à d’autres pour s’occuper de sa partenaire était un poids qui se rajoutait à tous les autres et qui s’évertuait à le ralentir. Il était incapable, pour le moment, de trouver un compromis satisfaisant et cela le rongeait de frustration.

Une cacophonie bien inhabituelle le tire de ses pensées et attire son attention. Il regarde de toute part, puis avise un couloir adjacent et s’y engouffre. C’est à peine s’il ne trébuche pas sur une jolie demoiselle. La pauvre était à terre avec un nombre incalculable d’objets autour d’elle, un carton éventré gisant sur le sol non loin. Il hésite, Antonin, avait-il vraiment le temps ? Cette simple pensée fait éclater une bulle de colère dans sa poitrine. S’il n’avait même plus le temps pour aider quelqu’un, alors à quoi était-il bon ?

Alors, le temps, il le prend. Il s’accroupit pour se mettre à la hauteur de la jeune femme, appréciant au passage son visage délicat. Cela faisait longtemps aussi qu’il n’avait pu profiter d’une compagnie féminine, à l’instar d’Agonie.

-Est-ce que vous allez bien ? Vous ne vous êtes pas blessée, j’espère ?

Lui souriant avec douceur pour ne pas effaroucher la belle, Antonin lui propose sa main pour l’aider à se relever.  Il jette tout de même un œil à tout l’attirail qui est par terre, il y en avait beaucoup, trop pour une si fragile jeune femme. D’ailleurs, n’était-ce pas ses affaires ? Son nez se fronce imperceptiblement sous cette soudaine question qui lui titille la gorge et réveillant toutes les autres qui étaient impatientes de sortir. Mais il les retenait, ce n’était guère poli que de noyer une inconnue sous une curiosité outrancière.

-Avez-vous besoin d’aide ?


Et dans sa tête, il semble entendre, au loin, le ricanement impitoyable de sa dragonne. Les mots reviennent, moqueurs et légers.
« Si tu veux quelque chose, alors prend le. »
Il chasse l’hallucination auditive d’un petit hochement de tête et reporte son regard sur l’inconnu.
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Message Sujet: Re: Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ?   Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ? EmptyJeu 29 Déc - 16:51

« Demoiselle Aubenacre, un message pour vous. »

La surprise me fait lever la tête de l’épais grimoire sur lequel je peine, avec le concours des yeux de Sayam qui se dévisse le cou pour me permettre de déchiffrer les minuscules caractères. Il a les muscles noués, mon pauvre Familier contraint à l’immobilité, et c’est d’un geste décidé que je referme le volumineux bouquin. Nous continuerons plus tard ; il a mérité le repos, et je songe déjà au massage que je pourrai appliquer à son pauvre corps tout endolori. Un peu de magie apaisante ne sera pas de trop ; peut-être même une de ces huiles enchantées distillées par les guérisseurs spécialisés dans le traitement des douleurs ? Toute à mes préoccupations quant au bien-être de Sayam, j’en ai oublié la femme qui s’en est venue me quérir dans la bibliothèque de la Vie Hivernale. Plus jeune, je trouvais son marbre veiné d’argent et les saphirs disséminés partout sublimes ; et j’aimais à contempler les alentours depuis les hautes fenêtres en ogive. Mais ce temps est révolu à présent – ces belles images me parviennent par l’entremise de Sayam désormais…

Avec un sourire d’excuse, je reporte mon attention sur la jeune fille revêtue de la livrée soignée des messagers de l’Académie. Elle me remet un pli scellé du cachet de la Caserne de Flamme, je le sens sous mes doigts, et ma curiosité se fait intense. Rompant le sceau de cire, je me résous à solliciter de nouveau l’aide du pauvre Sayam, qui s’exécute de bonne grâce. La missive est brève, et contient une requête au lieu d’un ordre de mission : puisque je rentre ce soir passer le reste de la semaine à Port-Liberté, les officiers de la Caserne souhaitent savoir si je consens à effectuer un léger détour par Alfaë, pour porter à l’élève Chevaucheur devenu prince une partie de ses affaires qu’il a réclamées. Je ne vois aucune raison de refuser : j’ai prévu de voyager en portail, et ce sera rapide. Par ailleurs, je ne le connais pas encore, cet Antonin dont l’on parle beaucoup : j’avais déjà rejoint Port-Liberté pour mon apprentissage pratique quand il est arrivé à la Caserne, et je suis curieuse de le rencontrer. Serment est resté en Ansemer avec Obsession, pour passer un peu de temps avec sa sœur de couvée à la langue si acérée, c’est donc accompagnée seulement de mon Familier que je me présente à la Caserne, où l’on me remet un carton d’une taille respectable, avant de me présenter un Chevaucheur qui voyagera avec moi. Antonin a apparemment demandé à ce que quelqu’un vienne s’occuper de sa dragonne tandis qu’il apprend à gouverner…

Une fois au palais, mon camarade cibellan s’en va directement auprès de la dragonne qui l’attend, et un garde poli mais visiblement très pressé m’indique à la volée le chemin à parcourir pour me présenter à l’intendant du prince. Je laisse Sayam à l’extérieur – il a du mal avec les couloirs dallés – et tente de me diriger tant bien que mal, dans cet océan flou de formes indistinctes et ternes qu’est devenu mon champ de vision. J’erre dans le palais pendant un petit moment, trimballant péniblement mon carton – qu’y a-t-il donc là-dedans, des briques ? – et demandant mon chemin ici et là. Bien rares sont les courtisans qui s’arrêtent pour me répondre… Il semblerait que le palais impérial soit encore agité, un mois et demi après l’arrivée au pouvoir du seigneur de la Rive et de sa famille, et une pensée pleine de sympathie va à la petite reine décédée, tombée dans un combat trop grand pour elle. Pauvre petite Chimène, si peu taillée pour gouverner ! Elle aurait été une duchesse adorable, j’en suis persuadée ; mais les loups l’ont déchirée… Un soupir triste m’échappe, mais je n’ai pas le temps de m’appesantir sur le sujet : à l’angle d’un couloir, un inconnu me percute de plein fouet, m’envoyant valser dans le décor. Un flot d’insultes s’ensuit, et l’indélicat passe son chemin, non sans décrocher un coup de pied rageur dans mon carton qui achève de répandre son contenu.

Allons bon.
Je fais comment, moi, maintenant ?
Maladroitement, je tâtonne autour de moi, pour tâcher de rassembler les objets éparpillés, quand une nouvelle voix s’enquiert de ma santé. Sans voir la main tendue, j’accroche sur mes lèvres un petit sourire courageux, pour dissimuler à quel point l’humiliation ressentie me met les larmes aux yeux. Cramoisie, j’incline la tête respectueusement. « Je vais bien, messire, je vous remercie. Je.. Je n’y vois pas très bien, et je crains d’avoir encombré le chemin du monsieur que vous avez peut-être entendu. Votre aide me serait la bienvenue : pouvez-vous m’indiquer le chemin vers le bureau de l’intendance, pour la maison du prince ? Je suis Louison Aubenacre, des Chevaucheurs d’Ansemer : l’on m’a chargée de porter quelques affaires à Son Altesse Antonin, qui les avait laissées à la Caserne de Flamme. »

Sa voix semble fort gentille, à cet inconnu poli : peut-être aura-t-il un instant pour m’orienter dans la bonne direction… ?
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Message Sujet: Re: Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ?   Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ? EmptyVen 30 Déc - 14:22

Il la referme sa main, le jeune prince, et la rapatrie près de son corps. Déçue la petite qu’elle était de n’avoir pu rencontrer sa consœur au teint si délicieusement clair. Qu’importe, il n’en prend pas ombrage Antonin. Heureux, tout de même, que personne n’ait eu à voir cet échec quelque peu embarrassant. Mais les propos de la belle l’interpellent et chassent les nuages qui sont venu piquer son cœur. Il l’observe, l’amusement accroché indéniablement sur le visage. Si elle ne voyait pas bien, elle ne remarquerait pas la malice qui faisait briller ses yeux et étirait ses lèvres. Il aurait presque envie de la tromper la demoiselle Louison Aubenacre. Pour profiter de sa présence et de son ignorance, pour ne pas qu’elle se pare d’une étiquette parfois bien ennuyante. Mais, il ne peut se le permettre, il s’autorise néanmoins à laisser échapper un petit rire lorsqu’elle finit sa tirade en lui indiquant sa destination.
Il s’installe un peu mieux, réparti ses appuis dans cette position fort peu élégante et encore moins confortable.

-Je vous en prie, relevez-vous, je m’occupe de ramasser ces affaires. Je ne vais pas vous laisser tâtonner de la sorte, surtout si vous n’avez pas une bonne vue. Laissez-moi donc vous être utile. Et puis, entre vous et moi, cela me donnera une bonne excuse pour souffler quelques minutes avant de devoir retourner à mes occupations. Personne ne me tiendra rigueur d’être venu à l’aide d’une si jolie demoiselle en détresse.


« Personne ?  Vraiment ? » Le ton est moqueur, mais il sait qu’elle a raison sa dragonne. Comme toujours. Deux lui en voudront, lui-même et sans doute Agonie, peut-être que voler et faire jouer de ses muscles rendra la reine moins tranchante ?

Il ne compte pas la tourner en bourrique la jolie Louison, mais il prenait le temps de faire durer le plaisir. Grappillant de précieuses secondes, de belles minutes en cette compagnie que le Destin avait mise sur son chemin. Une inconnue qui par sa malchance avait réussi à chasser quelque un des nuages qui avait assombri son humeur.

Antonin entreprend de récupérer le carton et d’y remettre toutes ses affaires. Il avait presque honte qu’une jeune femme ait ainsi dû s’occuper de la besogne de lui ramener ce si lourd carton qui lui appartenait. Presque, mais pas totalement, son cœur était trop lourd pour qu’il puisse encore laisser une autre émotion négative s’y encrer. Alors, il la refuse avec lâcheté, se sachant incapable de pouvoir la supporter. Il ne pouvait même pas s’en enquérir auprès d’Agonie, elle ne lui dirait seulement que s’il avait du temps pour s’occuper de telle tâche ingrate, qu’il pouvait bien m’occuper de la monter lui-même. Et cette remarque, la conscience vigilante de la créature ailée, il la sentait voleter dans son crâne.

-Je pense que vous n’aurez pas à aller plus loin ma dame. Il semblerait, que … hé bien, que je sois celui que vous cherchez, je me présente, Antonin de Faërie. Merci d’avoir ramené mes affaires depuis la caserne de flammes. Je vous en suis reconnaissant. Dit-il en se relevant une fois avoir rempli le carton et libéré le passage. Je suis vraiment navré pour ce qui vous est arrivé. C’est inadmissible, j’espère que vous accepterez mes excuses à la place de l’inconnu qui est à l’origine de votre chute.

Et il le pense sincèrement Antonin. D’ailleurs, sa mine se renfrogne légèrement, regardant aux alentours s’il n’aperçoit pas le manant. Mais que ferait-il s’il le voyait ? Lui courir après pour exiger qu’il s’excuse auprès de la demoiselle ? Ce n’était pas là une attitude qui lui convenait réellement… Pourtant, il faudrait bien qu’il apprenne à faire montre d’autorité. Alors, c’est entre le soulagement et la frustration qu’il doit se rendre à l’évidence, ce badaud mal élevé avait fui bien loin de là où ils étaient.

-Je ne vous forcerai pas à aller jusqu'à mes appartements, je m’occuperais de ce carton moi-même. En attendant, que puis-je faire pour que vous oubliiez cette fâcheuse mésaventure ? C’est la moindre des choses et je dois bien vous remercier d’avoir fait tout ce chemin avec cet encombrant colis.
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Message Sujet: Re: Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ?   Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ? EmptyMer 4 Jan - 16:59

J’ai tellement honte de ce qui se passe. Je n’aime pas attirer l’attention sur mon handicap – j’ai peine à admettre que je le suis. Handicapée. Dépendante et inutile, dangereuse même : qu’il faille me surveiller, pour s’assurer que je ne provoque aucune catastrophe. Quelle humiliation, de me donner ainsi en spectacle aux yeux d’un étranger… S’il y a bien quelque chose que je déteste, c’est inspirer la pitié. Je déteste que l’on s’apitoie sur mon sort, que l’on me plaigne ; comme si, aux yeux du monde, je n’étais déjà plus qu’une femme aveugle, sans identité propre ni compétences utiles. Je suis tellement plus que ça ! Je suis une Chevaucheuse d’Ansemer, cavalière d’un majestueux seigneur de l’Améthyste, mage de Sayam, guérisseuse compétente en cours de perfectionnement. Je suis une fille de Bellifère qui existe par elle-même ; et je refuse d’être inféodée à nouveau au bon vouloir d’autrui. Mais bien sûr, il n’en sait rien, ce gentil seigneur qui s’est arrêté pour me porter assistance, c’est donc la mort dans l’âme que je ravale ma détresse, accrochant un sourire gêné sur mes joues cramoisies tandis qu’il rassemble le bric-à-brac personnel de notre nouveau prince.

Sourire qui se fige, puis qui s’évapore, lorsque le bien aimable gentilhomme m’informe de sa princière identité. Oh, par Valda, quelle bourde ! J’ai la sensation de me liquéfier sur le marbre du sol, la panique paralysant mes sens. Les ondes de réconfort émises par Sayam et l’amusement paternel de Serment ne m’aident pas vraiment à retrouver mes esprits, et je reste là, bouche bée telle un poisson surpris hors de l’eau, à tenter désespérément de comprendre comment j’en suis arrivée là. Rien ne m’avait préparée à ça : il était juste question que je transporte un carton jusqu’aux bureaux de l’intendance, pas de voir le prince lui-même au beau milieu d’un couloir, affalée parmi ses possessions, nom d’un p’tit dragon en tutu !

Mortifiée, je me relève tant bien que mal, le plus vite possible. Hors de question d’être assise en la présence de la royauté ! Malhabile dans ma grande hâte à respecter les convenances, je le percute donc de plein fouet, envoyant valser une nouvelle fois le carton qui retombe au sol dans un joyeux tintamarre, augmentant encore mon désarroi déjà fort considérable. « Oh, non – Votre Altesse, je-je-je suis désolée ! » Je me penche vivement, ne réussis qu’à cogner ma tête contre la sienne, et retombe en arrière contre le mur dans une envolée de jupons. Morte de honte, je me statufie contre la paroi, résolue à ne plus bouger pour ne pas déclencher de nouvelle catastrophe. « V-Vo-Votre Altesse, p-pardonnez-moi, je vous en supplie – on m’avait b-b-bien dit de ne surtout p-pas vous rencontrer, pour ne pas vous d-d-déranger ! » Ni détruire ses possessions personnelles, par ailleurs. Je ne sais plus où me mettre. Peut-être que, si je me presse suffisamment contre le mur, je vais réussir à m’y fondre et disparaître… ?

J’envisage très sérieusement cette piste de sortie, lorsque la bosse en formation sur mon front me remet les pieds sur terre. Timidement, je me mets à genoux, sans oser quitter mon mur, me tordant les mains dans ma confusion. « V-Votre Altesse, est-ce que je vous ai… blessé ? J-je suis guérisseuse, je p-peux peut-être… »

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Message Sujet: Re: Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ?   Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ? EmptyVen 6 Jan - 10:43

Peut-être n’aurait-il pas dû lui révéler son identité, mais…cela aurait voulu dire rater ce splendide festival de maladresse. Même si son menton lui faisait mal d’avoir subi une telle attaque, cela ne réussit pas à le départir de son sourire, qui se fit même bien plus franc. Son pouce alla s’égarer sur son arcade en des allers-retours mécaniques, pendant qu’il regardait l’étendue des dégâts. Une véritable petite tornade avait l’air d’être passée par là, d’une efficacité redoutable de par sa précision chirurgicale. C’était comme s’il n’avait rien fait, ni rien récupéré.
Et c’était maintenant une mage mortifiée, rouge pivoine qui lui faisait face. Il craignait un instant qu’elle ne fonde tant la température de ses joues irradiait et lui réchauffait les os.  

Ses mains se lèvent en signe d’apaisement, il n’a pas le temps de rassurer la belle, de calmer son soudain inconfort naissant de l’ignorance qu’il avait entretenue. Après tout, n’était-ce pas un peu de sa faute à lui, à Antonin, retournant un instant en enfance pour laisser l’espièglerie régler son attitude le temps de quelques échanges. Mais, alors qu’il ouvre la bouche, la dame se penche, le percute et retombe à terre.

Antonin se frotte le menton, un petit rire de gorge agitant avec douceur sa poitrine. Pourtant, ses sourcils se froncent, signe de l’agacement qui le gagne au travers de son amusement. Qui, Sithis, avait-il pu laisser telle directive ? Ne surtout pas le rencontrer, c’était un peu fort, ce n’était pas comme si ses appartements étaient laissés libre d’accès.
Il avait encore du mal le prince, à se rendre compte de son statut et de ce qu’il impliquait, non pas pour lui, mais bien vis-à-vis des autres. Lui, il avait déjà endossé les responsabilités qui étaient les siennes, même celles qui seront dans un futur lointain. Ce n’était pas pour autant qu’il avait complètement assimilé la crainte, le respect ou encore la soumission qu’il inspirait aux autres de par son simple titre.  

Il se rapproche de la douce Louison, presque en larme, craignant que son cœur, au bord des lèvres, ne cesse de battre à cause de la honte qui s’affichait sur son visage. Comme un moineau affolé, refusant de voir que les mains qui le saisissaient n’étaient là que pour l’aider et non lui infliger plus de douleur. Il s’accroupit, n’osant toucher la belle de peur de la voir s’évanouir, recouvrant sa voix d’un velours doucereux.

-Ne me suppliez pas, sinon je devrais faire de même pour vous demander d’arrêter d’agir de la sorte et vous ne voulez pas que votre prince vous supplie n’est-ce pas ? Il taquine, il tâte avec patience et bienveillance les cordes tendues qui entravent la belle. Il ose un peu la moquerie en espérant la détendre et ne pas la voire défaillir dans l’instant. Je crois bien vous l’avoir dit, mais loin de me déranger, vous me permettez d’avoir une pause des plus…rafraichissante. J’ai beaucoup à faire, inutile de le nier, mais il est bon de savoir s’arrêter de temps à autres…ce que, je ne sais pas faire, alors je devrais plutôt vous remercier ne croyez-vous pas ?

Une guérisseuse, rien que ça. Antonin l’observe avec un nouvel intérêt dans le regard. La magie l’avait toujours passionné, il s’y était jeté corps et âme et l’aurait étudié encore longtemps si son chemin n’avait pas croisé le chemin de la noble Agonie.

« Tu vas nous sortir les violons aussi ? »

« Et si tu te concentrais sur ton entraînement, plutôt ? »
« Une dragonne peut faire plusieurs choses à la fois, je ne l’aime pas, je te préfère petit prince, ce n’est pas pareil avec lui et… »

Antonin hésite à lui demander plus de détails à la reine, quand elle employait ce ton profondément mutin, il était certain qu’il n’aimerait pas ce qui allait suivre. Mais elle le lui dirait de toutes les façons, autant abréger la conversation pour qu’elle puisse en revenir à son entraînement.

« Et ? »
« Et, c’est un humain particulièrement moche, il ne me donne pas envie de m’intéresser à lui … en plus il s’avère qu’il est bien plus lourd que toi. »

Antonin lève les yeux au ciel, alors qu’il sent la conscience de sa partenaire s’évaporer tranquillement dans un rire stupide. Il l’avait vexé en ne prenant le temps de s’en occuper, il le savait. Elle était une reine, elle méritait plus qu’un compagnon de remplacement ! Elle le lui faisait payer par cette attitude grotesque et enfantine. Une vengeance puérile, mais tellement légère par apport à ce qu’elle aurait pu lui faire subir. Il le savait, le prince, que malgré tout, elle comprenait, qu’elle le soutenait, mais elle se devait de le lui faire payer. Alors, elle rentrait les griffes pour ne donner que des coups de pattes joueurs et n’attiser qu’un simple agacement.

-Dame Louison, calmez-vous. Je n’ai rien, tout au plus une bosse. Je vous propose un compromis, parce que je suis tout de même curieux de voir l’étendue de votre magie. Venez donc manger un morceau en ma compagnie quand vos obligations vous le permettront, ainsi, si j’ai toujours mal, vous vous acquitterais de soigner ces maux qui m’accableront. En attendant, je doute que ce soit nécessaire.

Il ne fera pas deux fois l’erreur de lui tendre une main qu’elle ne prendra pas. Alors, il demande le petit prince.

- En attendant, me permettez-vous de vous aider à vous relever ?
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Message Sujet: Re: Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ?   Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ? EmptyDim 5 Fév - 3:26

Il est… amical, pour un prince.
Je crois que je ne m’attendais pas à ça.

Je dois… Je dois me calmer. Je me trouve tant déstabilisée, dans cet environnement étranger ! Je me sens balourde et empruntée, gauche et malhabile, alors que je parviens à me repérer sans trop de difficultés à la caserne d’Ansemer. La panique ne m’aidera pas à me tirer de cette situation pour le moins inconfortable, alors je respire – à fond, une fois, deux fois, trois fois. Crispant une main tremblante sur l’étoffe de mon corsage, comme pour calmer les battements angoissés de mon cœur qui s’emballe, je perds l’autre dans les replis de mes jupes, malmenant le tissu pour décrisper mes nerfs. Ces situations tendent à se produire de plus en plus souvent ces temps-ci, il va falloir que je trouve une parade pour m’en sortir quand Sayam est loin de moi – mais comment ? En attendant, je dois faire bonne figure et tâcher de ne pas couvrir de honte le Vol d’Ansemer, particulièrement la caserne de Port-Liberté : le Capitaine ne me le pardonnerait jamais et je n’ai pas spécialement envie de me faire gronder.

Très gênée, j’accepte sa proposition d’un signe de tête timide, tendant une main pour qu’il s’en saisisse et m’aide à me relever, époussetant au jugé mes jupes qui ont sûrement traîné dans la poussière du passage. J’esquisse une révérence à l’aveuglette, n’osant pas trop bouger de peur de marcher sur quelque chose de fragile et de le casser ; ou de glisser encore et m’affaler en petit tas un peu plus loin. Ah, que je comprends la détresse de Rackham quand il devait ramasser une Chevaucheuse assommée en bas des escaliers tous les matins… Nerveuse, je m’accroche au poignet du petit prince de Faërie, prise d’une peur irrationnelle de me retrouver toute seule, abandonnée en plein passage, s’il venait à s’écarter de moi. « Je suis bien indigne de vos attentions, Votre Altesse, mais si c’est votre volonté j’y consens avec gratitude et joie, c’est un immense honneur de me trouver en votre compagnie. »

Je souris, timide encore, mais heureuse en effet, de découvrir un prince bien peu princier en vérité : il n’a pas la hauteur, la prétention ni la morgue écrasante que l’on prête habituellement aux membres de la royauté. Je suis flattée, quelque part, d’avoir retenu l’attention d’un si haut personnage, et maintenant que la panique s’estompe un peu, à présent que l’effet de surprise se dissipe, je me sens… à l’aise, avec cet homme qui est après tout un Chevaucheur – tout comme moi. L’idée de le revoir me plaît : je me sens cruellement seule, ces temps-ci. Depuis la Samhain, les autres Chevaucheurs sont fort occupés à cause des tensions que l’avènement de Gustave fait peser sur Faërie, et mon état me tient isolée de tout cela. A quoi peut bien servir une Chevaucheuse aveugle ? A rien, bien sûr. Un peu amère, je chasse ces pensées sinistres et saute du dragon au griffon, resserrant les doigts sur le poignet du prince pour appuyer ma prière. A l’extérieur, je perçois la curiosité de Sayam, parti observer de plus près la splendide dragonne à laquelle Son Altesse Antonin s’est lié, et il me transmet quelques images brouillées par ma confusion.

« Oserais-je vous demander, Votre Altesse… ? Rumeur est parvenue à la caserne de la grande noblesse de la dragonne Agonie, reine parmi les reines. Pensez-vous qu’il me serait possible… de la rencontrer ? Pour la saluer, et lui présenter mes respects… »

Et le faire sortir du palais, lui le petit prince enfermé derrière les barreaux de la royauté. Depuis combien de temps n’a-t-il pas sauté sur le dos de sa dragonne ? Je sais ce que c’est, de ne plus avoir d’ailes pour voler. Je me sens si seule, depuis que je n’ai plus celles de Serment pour m’élever au-dessus des tracas du quotidien…

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Message Sujet: Re: Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ?   Il n'y a jamais assez de temps, mais peut-être en reste-t-il pour les yeux d’une belle ? EmptySam 11 Fév - 14:01

Indigne, rien que ça. Antonin fronce un peu les sourcils, n’arrivant décidément pas à ce faire à ce statut qui faisait courber l’échine à ses confrères, allant presque jusqu'à les briser, les fissurer, les engluant dans des illusions presque malsaines. Il n’était qu’un homme, pas si différent d’eux, ni du lui d’il y avait quelque temps, lorsqu’il n’était encore qu’un cadet à la Caserne de flamme. Le rang semblait donner à son image un statut quasi divin qu’il avait bien du mal à assimiler, lui qui avait toujours travaillé pour obtenir ce qu’il voulait, lui qui n’avait jamais hésité à se salir les mains pour sa sœur et son futur. Il n’était pas digne de ce respect prudent qui marquait chacun des mots de la belle Louison.
Son père lui, c’était une toute autre chose, il émanait de sa stature, de ses blessures, une force qui irradiait et étouffait presque les personnes de son entourage, elle était palpable et Antonin ne pensait pas qu’il pourrait un jour avoir cette prestance. Il se contentait de faire semblant, de tenter de coller à ce qu’il devait être, jouant les usurpateurs, personne n’avait rien trouvé à y redire, certainement de par la présence de Gustave de Faërie, peut-être même à cause de l’Ordre qui les avait toujours protégés comme une mère ses petits.
Mais Antonin, lui, savait, qu’il n’était qu’un imitateur, un faux, et il redoutait le jour ou qui que ce soit se rendrait compte de la supercherie pour lui arracher ce qu’il avait.
Le sourire qui suis l’approbation de la dame ne parvint pas à illuminer son visage tant il est rigide. Lui aurait-il forcé la main sans vraiment s’en rendre compte ? Son rang était-il tel que le refus n’était pas permis ? Le prince ne savait pas, mais il n’osait pas non plus demander. L’ignorance était une faiblesse, la peur également, l’indécision et la souplesse certainement plus encore, et il ne pouvait pas l’être. Alors en imitateur, il carre les épaules et incline son buste de quelque centimètre pour signifier qu’il s’en remettait à sa décision. D’une main douce, il l’aide à se relever, à se tenir droite et fière devant lui. C’était une mage bon sang, pourquoi s’entêtait-elle à baisser la tête plutôt que de porter fièrement son regard sur le monde ?

C’est certainement la raison qui fait qu’il ne peut décemment pas refuser la demande de la belle. Antonin sent l’amusement mêlé d’agacement de la dragonne. Il savait que si c’était pour faire des aller-retour, pour l’exhiber comme un trophée, il pouvait bien monter sur son dos pour embrasser les étoiles avec elle. Mais l’orgueil étant ce qu’il est, la fierté qui donnait cette allure impressionnante à la dragonne, était flatté de la demande qui avait été faite et qu’elle avait entendu à demi-mot au travers de l’esprit de l’homme. La jeune femme savait parler, caresser dans le sens des écailles et il savait qu’elle consentait à une telle demande. Mais pas tout de suite, une reine avait des obligations, lui aussi. Qu’elle le lui rappel lui faisait presque grincer des dents, le ramenant dans une réalité devenue trop dure pour qu’il réussisse à la supporter toute entière.

-Agonie y consent, mais elle est actuellement en train de s’entrainer. Et je dois malheureusement retourner à mes occupations. Deux solutions s’offrent à vous, soit vous m’accompagnez encore quelque temps, à me tenir compagnie pendant que je finis mes travaux. Soit le temps vous manque et vous devrez attendre votre prochaine visite en ces lieux pour nous y voir.
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Il est décidément bien civil, ce prince tombé du ciel pour fouler la terre, et ses mans sont douces tandis qu’il me relève. Il émane de lui une dignité que j’ai appris à associer à Outrevent, une politesse extrême, et une farouche détermination. L’on raconte moult légendes sur les compétences de perception des aveugles, et je dois reconnaître que je parviens à décrypter les non-dits et les silences tout aussi bien qu’une fausseté dans la voix me révèle un mensonge. Il n’y en a pas, dans la sienne, lorsqu’il me propose de demeurer à ses côtés quelques heures pour aller ensuite rendre hommage à sa dragonne. C’est cependant sa deuxième proposition qui me tente : le train-train monotone qui s’est installé entre ma vie à la caserne et mes cours à l’Académie me lasse par la frustration qu’il engendre. Rackham est retenu par ses obligations de Capitaine, et je n’ai pas vraiment le droit de voler seule ; aussi Serment s’entraîne-t-il sans moi, et mes ailes restent ligotées tandis que je foule aux pieds la poussière du continent. Les airs me manquent. Cette sensation de liberté, d’absolu, d’infini… Quelle tristesse, de devoir arpenter la terre comme le commun des mortels.

« Monseigneur, je suis attendue à Port-Liberté, mais j’aurai plaisir à vous revoir quand vous serez moins chargé des devoirs qui vous incombent. Je serai également très honorée de présenter mes respects à la reine Agonie. » Je ne peux me défendre d’une certaine sympathie pour cet apprenti Chevaucheur coincé au sol, tout comme moi, et mon sourire véhicule sûrement cette chaleur dont j’ai chargé ma voix. Nous avons ce point commun, après tout, d’avoir l’un et l’autre dû tourner le dos à notre vocation pour en embrasser une autre... « Je réside à Lorgol les trois premiers jours de chaque semaine, pour poursuivre mes études de guérison, mais vous pourrez me joindre à ma caserne par courrier ou outreparleur, lorsque vous souhaiterez me mander auprès de vous, monseigneur, et m’indiquer un jour où je pourrai venir vous rendre visite sans déranger vos occupations. » Poliment, je plie le genou et courbe l’échine, pour prendre congé et le saluer avec la profondeur que son rang exige, le sourire toujours aux lèvres. Heureuse rencontre – nombre de seigneurs couronnés auraient pris ombrage de mes manquements, de ma chute, de ma maladresse, de mon absence scandaleuse de bonnes manières et de raffinement ; mais ce petit prince si sérieux me plaît par sa simplicité. « Puisse Valda éclairer votre chemin, Altesse. »

Il me faut à présent reprendre le chemin de l'antenne locale de la Guilde des Mages, pour reprendre un portail vers la caserne. Je verrai bien s’il me tend à nouveau la main, n’est-ce pas ? Une part de moi en doute un peu, une autre le redoute, une autre encore espère qu’il le fasse. Pour cette fois, en tout cas, sa rencontre a enjolivé ma journée, et je lui en sais gré.

Nous verrons bien de quoi l’avenir sera tissé...

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