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 Raphaël Adrian Vilvandre

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Message Sujet: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyLun 13 Fév - 21:57



Blue' présente

Raphaël Adrian
Vilvandre

Colin O'Donoghue

« L'homme sans caractère est comme un édifice bâti sur le sable. »

Ingénieux * Vénal * Curieux * Obstiné *  Ouvert d'esprit * Maniaque * Attentionné * Insouciant * Franc * Lunatique.
Raphaël se sait quelqu'un de réfléchit. Il est de ceux qui agissent par fourberies pour parvenir à leurs fins, quelles soient bonnes ou mauvaises. A ce sujet, le jeune homme ne saurait s'attribuer un bord : ses actes suivent le gré de ses lubies et sont tantôt louables, tantôt exécrables. Préférant la compagnie animale plutôt qu'humaine, il est difficile pour lui de s'intégrer en société, ses tendances au monologue délibératif n'aidant guère.



© Love
" En voilà un qui gigote, qui insupporte ". Avec Raphaël, les précepteurs n'ont jamais été très patients, peu de gens le sont vraiment. Il faut dire que la concentration n'est pas innée ; difficile alors pour autrui de persister. Aujourd'hui encore, le jeune homme dénote dans une salle de classe. Il sait désormais la valeur des études et tend à se contenir, mais les absences persistent, hélas. On ne saurait dire ce qui empêchent les Académiciens d'évincer ce dégénéré. " Plus qu'une année, le Destin en soit loué ".



© Love
Âge : 29 ans.
Date et lieu de naissance : Février de l'an 973, quelque part en Sombreciel (contrées du nord ouest)
Statut/profession : Etudiant en médecine (homéopathique)
Allégeance : Aucune spécifiquement
Dieux tutélaires : Syned et Le Destin
Groupe principal : Les pourparlers
Groupes secondaires : Peuple / Savants



LIVRE I
Il est difficile de se remémorer la petite enfance. On a tendance à ne retenir qu’une idée globale de ce temps passé. Une image, un lieu peut persister ; parfois un son, une mélodie reste encrée. En ce qui concerne Raphaël, c’est une odeur qu’il reconnaitrait entre milles qui le ramène en ces années oubliées. La liqueur de Poire.. Ou comme on l’appelait : « la sublime du ménestrel ».
Né dans un village entouré de charmants vergers, le Cielsombrois baigna très tôt dans le domaine végétal. Fils cadet d’une famille de distillateurs, il grandit au milieu du cuivre des alambics et des caissons de fruits.


Le soleil filtrait entre les branchages ce jour-là. Pour une journée de fin d’été, le temps était particulièrement doux, et une légère brise venait caresser les feuilles du verger. Les rayons dorés accompagnaient alors une scène commune qui, bercée par ce bruissement discret du feuillage, se découvrait une nouvelle dimension. Les Vilvandre s’étaient mis tôt au travail. Comme chaque année, les enfants étaient à la récolte tandis que les parents s’occupaient de la macération : broyant en purée le fruit dorée fraichement cueillit, c’était là le début du labeur familial.
De sa fratrie, Raphaël demeurait encore le plus dissipé. Profitant de l’absence de cadre quelconque, l’enfant s’était peu à peu écarté de sa tâche et, attiré par les plantes dans les fourrées plus qu’aux fruits dans les arbres, il s’attelait à les reconnaitre.

A 12 ans, le garçon n’avait pas un corps très robuste et ses parents s’en inquiétaient quelque peu. Juché sur des jambes menues, il était en effet l’opposé de son frère ainé. Introverti, timide et bien qu’illettré, il demeurait constamment plongé dans sa bible personnelle : un dictionnaire ancien décrivant la flore en Arven.

Concentré sur un buisson de plantes dont les feuilles ovales et lancéolées laissaient place à un bouquet de fleur doré, Raphaël ne s’était pas rendu compte qu’il était observé. Non loin de là, son absence de concentration avait effectivement gagné sa jeune soeur Elisa, qui s’était à son tour mise à observer les plantes dans un mimétisme parfait. Attendri par la petite fille, son frère lui fit signe de le rejoindre et, laissant définitivement de coté leur début de récolte, la fit entrer dans la confidence de son embryon de savoir. A l’autre bout du verger, hors du champ de vision de ses frères et soeurs, l’ainé Maximilien ramenait deux gros paniers de poires à l’atelier.
Au loin plus encore, la maison familiale s’était mise à dégager une vapeur inquiétante. Ayant pour habitude de boire de leur produit tout en le travaillant, les parents ne s’en inquiétèrent aucunement.

On ne saura jamais d’où vint la fuite.
Bien qu’usés, les ustensiles des Vilvandre étaient entretenus avec soin annuellement. Certains en arrivèrent à évoquer le sabotage : la Sublime du Ménestrel s’élevait l’époque comme l’étoile montante du moment. Mais les accidents demeuraient fréquents dans ce corps de métier.
Le cas ne préoccupa l’intérêt public qu’une dizaine de jours, tout au plus.

L’explosion fut pourtant d’une violence fulgurante. Propulsant certains débris à une centaine de mètres, arrachant des souches entières, elle détonna jusqu’aux frontières forestières du village. L’alambic s’éparpilla selon un cercle parfait et la maison en elle même implosa comme bulle, dans une simplicité presque burlesque que beaucoup relatèrent sans même y avoir assisté. Du verger, on ne sentit qu’un souffle. Mais le son était pareil à des dizaines de dragons rugissant simultanément, aussi effroyable que cette image puisse être.


Le vent chaud qui parvint aux joues des deux polissons leur glaça le sang. Figé dans les herbes hautes, ils restèrent sans bouger quelques secondes, tétanisés par le choc de l’explosion. Elisa se mit à pleurer dans la minute, sans vraiment savoir pourquoi. Raphaël lui, ne l’entendait pas. Il n’entendait guère quoi que ce soit : le bourdonnement assourdissant de la conflagration raisonnait encore dans ses oreilles. Rapidement cependant, il balaya vainement du regard la centaine d’arbres qui l’entourait en quête d’un réconfort fraternel. Le champ était vide.

Lorsqu’ils arrivèrent au plus près des lieux, les flammes firent l’effet d’un tsunami dans l’esprit des deux rescapés. Elles étaient hautes et denses, pareilles à des démons, ces flammes. Dévorant la bâtisse et les quelques arbres qui l’entouraient, le feu ne laissait aucune optique de sauvetage. Raphaël accusa le coup un instant puis, doucement, dans une lenteur quasi mortelle, se laissa tomber à genou et finit par se recroqueviller au sol. La terre l’ensevelit d’elle même. Se mouvant comme un océan déchainé elle le recouvrit et le laissa couler lourdement telle une pierre dans un abysse sans fond. Expulsé de la réalité, l’enfant ne réalisa que tardivement ce à quoi il venait d’assister. Pour l’instant il demeurait sous l’eau dans un calme résonnant noyé dans l’émotion, le choc, cherchant désespérément le filet, synonyme d’espoir, qui le sortirait de cette noyade.

Ce furent finalement les pleurs, de plus en plus stridents et désespérés de sa soeur qui rappelèrent Raphaël à la réalité. Consolant la petite fille du mieux qu’il le pouvait, il occulta sa propre tristesse pour s’occuper d’elle. Il avait désormais déduis que Maximilien avait probablement subit le même sort que leurs parents. Elle demeurait donc sa seule famille. Tout ce qui lui restait et tout ce qui comptait.

LIVRE II :

« J’ai froid ». La petite voix fluette s’élève au clair de lune et se risque à briser le silence. A la sortie du village de Pommedor, une vieille bâtisse semble posée là, inébranlablement. Les pierres recouvertes de mousse empilées les unes sur les autres font office d’abri passager aux infortunés, mais ce soir là, ce sont des occupants réguliers qui se sont assoupis dans la poussière.

Cela fait près de deux ans que Raphaël et sa soeur ont élu domicile dans cette maisonnette en ruine à l’écart du reste du village. Depuis la mort soudaine de leur deux parents, les enfants s’évertuaient à survivre par eux-mêmes.

Se tournant vers sa jeune soeur, Raphaël resta pensif un instant. L’hiver approchait, en effet ; Il s’annonçait rude, qui plus est ; Plus encore que le précédent, c’était un fait. Le souvenir de ces quelques mois passés blotti contre sa soeur, à conserver un maximum de chaleur pour prévenir toute engelure, lui réveilla un frisson incontrôlable. *On l’a déjà fait* se rassura-t-il. *On le refera* renchérit-il mentalement, peu convaincu.
Se rapprochant machinalement du frêle corps de la petite fille, l’adolescent lui céda sa couverture avant de l’entourer de ses bras.

Dehors, un ciel sans nuage laissait aux astres nocturnes toute leur expression. Les rayons argentés venaient caresser les terres Cielsombroises et en ce mois d’octobre 987, des bourrasques de vent déchainaient les arbres sur l’horizon. Dans le berceau nocturne, certaines créatures s’éveillaient vigoureuses, tandis que d’autres s’endormaient paisiblement.

Raphaël avait quatorze ans, sa soeur Elisa, neuf.

Poussés par le vent, d’épais nuages couvraient le village au petit matin. Le jour s’assombri et se rafraîchit, annonçant la rudesse des mois à venir. Cependant, malgré ce temps peu clément, les enfants cachèrent leurs objets les plus précieux et partirent en direction du coeur de village. C’était un jour différent. Aujourd’hui, c’était le bazar annuel. Aujourd’hui, des artisans et commerçants se réunissaient pour un marché exceptionnel : c’était l’occasion à ne pas manquer. En deux ans, les deux orphelins avaient développés plusieurs stratagèmes pour subvenir à leurs besoins, le vol demeurant de loin l’alternative la plus efficace. C’était donc dans cette optique que le duo se dirigea vers l’ouest du village. Derrière eux, ils laissaient alors deux couvertures, un jouet en bois, un couteau émoussé et un vieux livre endommagé par les années.

Sur la place du marché, les commerçants s’affairaient avec hâte pour mettre en place les derniers préparatifs. Telle une ruche en ébullition, le lieux bourdonnait d’activité. Des saltimbanques s’étaient installés près d’une troupe de ménestrels et s’occupaient de l’animation, promouvant au passage leur troupe itinérante. Plus loin, c’était aux agriculteurs de vendre le fruit de leur travail : bestiaux et produits locaux se vendaient à la criée. Le concert de sonorités produisait un tintamarre charmant par endroit, assourdissant à d’autres. Plus en retrait, les marchands de tissus et autres artisans de biens précieux s’étaient réunis en un dédale d’étoffes, pierres et décorations de choix : chaque produit brillant plus ceux des stands adjacents.
Pour les enfants, c’était là une véritable mine d’or qui s’étendait à leurs pieds. Evitant soigneusement les quelques gardes postés çà et là, le duo se faufila à travers la foule pour se placer en position stratégique, prêt à s’emparer du moindre fleuron à portée.

A l’opposée de leur position, un oeil réprobateur observait les deux vauriens. Persuadés d’être suffisamment insignifiants pour passer inaperçus, les orphelins ne prêtèrent aucune attention à ce regard aiguisé qui les surveillait. Aussi, leur surprise fut grande lorsqu’au moment de commettre leur premier larcin, une main s’abattit sur eux et les souleva tout deux d’une traite, sans possibilité d’en réchapper.

C’était là leur premier contact avec Arthur, un souffleur de verre d’une cinquantaine d’année assez réputé et déjà bien fatigué par les années. Sur le moment, les deux enfants restèrent muets aux questionnement de cet inconnu. Bien portant, l’homme à la barbe blanche et foisonnante impressionnait les deux orphelins. Cependant le célibataire ne se laissa pas abattre et, finalement, gagna le coeur de la « petite demoiselle », comme il l’appelait, en lui offrant un cheval de verre aux couleurs étincelantes. Obligé de se plier aux caprices de sa jeune soeur, Raphaël accepta l’accord tacite d’adoption. Le Destin en soit témoin, la confiance du jeune homme fut difficile à gagner. Meurtri par les années, il était pour lui compliqué de se défaire de ses défenses mentales. Néanmoins, il est certain qu’une fois l’homme accepté, l’enfant développa pour lui une reconnaissance et un amour infini.
A seize ans, il vouait un respect et une loyauté sans faille à l’artiste, l’accompagnant dans maintes de ses taches quotidiennes.


LIVRE III :

Dans sa nouvelle demeure, il arrivait à Raphaël de se percher sur le toit et de contempler le ciel nocturne. Il s’élevait alors des problématiques quotidiennes et demeurait là, dans un espace comme figé dans le temps. Observant l’immense obscurité, il se surprenait à rêver d’une autre vie, d’autres péripéties. Il somnolait alors bêtement, bercé par le bruit incessant de l’atelier de son parent adoptif.
Bien que reconnaissant du Destin de l’avoir guidé jusqu’à Arthur, l’optique d’une vie plus simple, dénuée de tragédie, attisait parfois sa curiosité.
Néanmoins, l’accalmie des deux dernières années lui avait donné l’occasion de grandir en tant qu’homme. Auprès de l’artisan célibataire, il avait débuté un apprentissage de la lecture, de l’écriture et avait retrouvé un rythme de vie normal. Assistant de son mieux le souffleur de verre dans son travail, il avait gagné en dextérité et en rigueur, même si son art s’arrêtât pour l’instant à la simple sculpture sur bois.
Parfois il lui arrivait même de parvenir à mettre le passé entre parenthèses, dans une bulle qui lui permettait d’avancer. Dans ces moments là, il s’en allait chasser ou passait des heures à sculpter, sans s’arrêter. Cependant, cette carapace inconstante ne résistait pas toujours aux aléas journaliers.

« Eh. Oh. Eh oh, Raph’ »
Un son à peine audible bat la mesure depuis quelques secondes maintenant.
« Eh. Tu devrais te coucher, tu travailles demain matin » La voix de l’artisan semble lointaine, tant l’adolescent reste concentré.

Penché sur sa dernière sculpture, Raphaël s’était fixé comme objectif de terminer le jouet avant de se mettre au lit. Les heures s’égrainant comme des secondes, il avait rapidement perdu toute notion du temps, accordant autant d’attention à la course des astres célestes qu‘à son environnement proche.

« Eh, petit »

Arthur avait pour habitude de ne jamais appeler les deux enfants par leur prénom. Il était de ceux qui donnent des surnoms à tous leurs interlocuteurs. Bon vivant, il était particulièrement tactile et ce soir, c’est en posant sa main sur l’épaule de l’artiste en herbe qu’il le sorti de sa torpeur créative.

« Hein, que.. Max ? »

Comme se dégageant d’un coma, Raphaël ne réalisa pas immédiatement qui se trouvait à coté de lui. Ramené quelques années en arrière par son obstination, il s’attendait en effet à voir son frère ainé, demeurant jadis celui chargé de le remettre au travail. En un instant, les six derniers années le retraversèrent de part en part. L’herbe fraiche sur son visage le renvoya dans les champs de son enfance et la vue de la fumée au loin lui voila le regard un court instant. Contraint de reprendre ses esprits à la vue de son tuteur, il eu un mouvement de recul incertain qui trahit sa surprise.

Un long silence suivit. Les mots sont inutiles quand le regard communique. Dans l’atelier de verre, un oeil doux et bienveillant se confronta alors au regard blessé d’un orphelin déboussolé.
Depuis sa première décennie, chaque couple d’années avait été difficile pour Raphaël, et aujourd’hui face à son mentor, après deux ans de tranquillité, il redoutait l’avenir.


LIVRE IV

« Que nos chemins puissent se croiser à nouveau »


Quelques Cielsombrois vinrent à l’enterrement et portèrent leurs hommages à l’artiste dans une infinie tristesse. L’homme était apprécié au village. Visiblement plus que les Vilvandre quelques années plus tôt, à en déduire du nombre de présents à la crémation. Une certaine amertume rongeait Raphaël vis à vis de ce simple détail. On couvrit le mort d’un linceul et un à un, les personnes s’épanchèrent longuement sur le disparu. Le stoïcisme des proches du défunt surprit profondément l’opinion public, appuyant le décalage social qui pesait déjà sur les épaules du jeune homme. Les rumeurs s’épanchèrent dans le village et un temps, on le soupçonna des pires atrocités.

Imperméable à ce qui pouvait se dire Raphaël poursuivit sa routine sans trop de convictions. Délaissant la sculpture et tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à de l’art, il se mit à travailler nonchalamment, se contentant de gagner de quoi subvenir aux besoins de sa jeune soeur. Cette dernière dira plus tard qu’il n’était plus que l’ombre de lui-même ce qui, compte tenu de son mutisme quasi constant, s’observait facilement.
Car ses besoins à lui se résumèrent très vite à l’alcool et à la drogue qu’il se mit à consommer en très grande quantité. Ces substances parfaitement licites en Sombreciel lui offraient quotidiennement une parenthèse de soulagement et d’allégresse dont la nécessité se faisait grandissante. S’enfonçant peu à peu dans son enfer personnel, il entra dans sa dix-huitième année sans travail constant. Ses démons intérieurs s’emparèrent très vite de son âme qu’il vendit sans remords aucun, pour quelques grammes de légèreté.


Particulièrement saoul ce soir là, l’homme titubait difficilement dans le village Cielsombrois. L’absence d’activité contrastait grandement au dynamisme habituel et laissait au jeune homme tout l’espace nécessaire à sa débauche. Les lunes, seules témoins de ce manque de parcimonie, illuminaient faiblement les environs, affligées par cette piteuse scène. Les rues pavées se préparaient quant à elles à une chute imminente de la créature qui avançait de manière incertaine. Le village tout entier, balayé par un vent intrusif, restait dans un mutisme gêné vis à vis de ce spectacle lamentable. Telle une ombre instable courant le long des murs, la silhouette se traina ainsi pendant de longues minutes, jusqu’à finalement, atteindre son objectif.
La bâtisse n’avait reçu aucun entretien depuis le décès de la figure paternelle et très rapidement, l’atelier avait perdu de son charme. A l’extérieur, humidité et intempéries s’étaient attelées à dégrader les fondations mêmes tandis qu’à l’intérieur, de nombreux nuisibles proliféraient. Ignorant la dégradation des lieux, le jeune homme poursuivit son effort jusqu’à se déplacer en haut des escaliers, vers un lit qui l’attendait. Ayant passé les derniers jours enfermé entre taverne, droguerie et maison close les plus proches, l’homme n’avait pour souhait que le repos le plus simple. Pourtant, sur le pas de la porte, son mouvement se stoppa net. Ni l’alcool, ni les drogues, ni le parfum encore omniprésent de la femme qu’il venait de quitter ne pouvait tromper la vision qu’on lui imposait. Etendu sur le lit commun, un corps quasi squelettique semblait bercé par la mort elle-même. Recouverte d’une fine couverture, la petite fille respirait difficilement. Sa peau, aussi pale que les rayons lunaires, présentait de nombreuses blessures et autres plaques colorées qui signalaient l’état avancé de la maladie.

La vision de sa petite soeur amaigri et affaiblie par la maladie s’imprima définitivement sur la rétine de Raphaël. Réalisant soudainement de la négligence dont il avait fait preuve, il se contenta de revendre les drogues qui lui restait le lendemain même. Avec le peu de fleurons qu’il en récupéra, il demanda à faire venir une doctoresse et s’enquit auprès d’elle d’un remède pour Elisa, en vain.
C’est ainsi que débuta son premier apprentissage de la médecine. De manière aucunement officielle, le jeune homme se mit à assister la vieille femme dans son travail quotidien, profitant de l’expérience du terrain comme d’un apprentissage à part entière. Désireux de trouver un cas similaire à celui de sa soeur, le médecin en herbe développa ainsi un intérêt particulier pour la patientelle de son mentor. C’est cette dernière qui, quelques années plus tard incita le Cielsombrois à se présenter à l’Académie pour y recevoir une éducation complète de la médecine.

LIVRE V

Le trajet pour atteindre Lorgol sembla interminable. Détenant peu de moyen, le jeune homme profita d’une caravane de passage pour faire son chemin jusqu’à l’Académie. Au rythme des chevaux, le voyage dura six mois. Se faisant passer pour un Kyréen, Raphaël proposa ses services d’apprenti médecin et de chasseur.

La lumière pénétrait à travers la cime des arbres et venait colorer quelques parcelles de terres d’un doré chaleureux. Les couleurs soulignées par ce jeu de clair-obscur offrait un spectacle délicieux. La chaleur du printemps présentait alors un cadre idéal aux activités de plein air, étreignant les créatures de son manteau bienveillant. Muni d’arcs et de flèches, deux hommes se faufilaient à travers la végétation, se mouvant entre arbres et buissons sans bruits. Raphaël se sentait enfin dans son élément depuis que le convoi avait quitté Erebor. Bien qu’ouvert d’esprit et étranger à la politique, ses origines semblaient le conditionner à exécrer le duché du sable. De plus, les forêts luxuriantes des Terres du Nord permettaient nettement plus de possibilités de sorties que les déserts arides du duché voisin. Se frayant un chemin, il survolait le sol et retrouvait les sensations passées où, curieux, il fouillait les forêts de son village à la recherche de nouvelles plantes à observer. Mais aujourd’hui, son attention était focalisée pour débusquer le moindre gibier, si bien que lorsqu’il sortit du couvert des arbres, il ne remarqua pas immédiatement la vue qui s’offrait à lui. A ses pieds, s’étendait Lorgol, splendide dans le soleil de midi. La ville aux milles tours brillait sous l’astre solaire, et les innombrables tours lui donnaient un aspect sans pareille.

* * *

Devant l’Académie, Raphaël marqua une pause. Admirant l’édifice, le jeune homme douta un instant du bien fondé de sa venue. Réduit à l’insignifiant rang qui était le sien, il réalisa soudain l’impudence dont il faisait preuve en venant se présenter aux portes d’un tel établissement. Soucieux, il jeta un coup d’oeil à la tenue qu’il portait. C’était un habit typiquement Cielsombrois, certes. Mais les années l’ayant grandement détériorée, la guenille bien trop usée renvoyait son propriétaire à ses modestes origines.

« Quelque part, ça parait naturel que j’me présente. J’ai c’qu’il faut, et j’n’ai pas vraiment le choix.. » Planté devant le bâtiment, le jeune homme se lança un moment dans un débat avec lui-même. « Mais d’un autre côté, pourquoi me prendre moi alors qu’ils doivent recevoir des nuées de nobliaux ? » Dubitatif vis à vis de ses idées préconçues, il laissait courir son regard le long des vitres, hypnotisé par la lumière qu’elles renvoyaient. « J’pourrai rester là, refaire ma vie, sans mettre les pieds dans cette école de vendus. La ville est assez sympa de c’que j’ai pu voir. » Parlant à voix relativement haute, il ne réalisait pas qu’on lui jetait quelques regards méfiants et inquisiteurs tant son attention demeurait fixée sur les hauteurs.

Au dessus de sa tête quelques dragons s’élevaient puissamment dans les airs jusqu’à disparaitre au travers de nuages nacrés tandis que des griffons, plus joueurs, voltigeait à basse altitude. Du sol, Raphaël observait ces redoutables souverains célestes et se tut immédiatement. Respectueux d’animaux si fabuleux, il se sentit obligé d’observer une minute de silence.
Il profitait donc d’un certain calme passager lorsque des cris le ramenèrent à la réalité. La scène lui sembla familière lorsqu’en se retournant, il posa son regard sur un groupe d’enfants. En effet, parmi la joyeuse troupe, une petite fille aux nattes blondes essayait vainement de jouer avec les autres. Plus chétive et maladroite, la petite semblait incapable de suivre les espiègleries du reste de la bande, se retrouvant à l’écart, penaude. La ressemblance était frappante et rappela promptement l’égaré à ses devoirs.

L’instant suivant, lui et ses vêtements déchirés passaient le pas de la porte de l’Académie de Magie et du Savoir, feignant une assurance inexistante. Sur le moment, Raphaël se laissa guider par ses pas et se présenta aux entretiens instinctivement. Inhabitué à un milieu aussi affété, le jeune homme demeura déboussolé tout le long de la procédure de base. Comme absent, il ne reprit ses esprits qu’au moment de rencontrer les éminences chargées de le recevoir, dans le bureau prévu à cet effet. Les lieux n’étaient pas aussi luxueux qu’il se les était représenté. Au contraire, la pièce où on le reçu alliait sobriété et ingéniosité, le tout dans une simplicité déconcertant de par son élégance et qui surprit grandement l’étranger. Il apprit plus tard qu’il s’agissait là de l’alliance parfaite entre Magie et Savoir.

Tant bien que mal, Raphaël passa l’heure qui suivit à expliquer la raison de sa venue en ces lieux. Sans détailler les nombreuses tragédies de sa vie, il se contenta de se concentrer sur l’important : l’état de santé critique de sa soeur. Cependant, cette nouvelle ne provoqua aucune réaction chez ses trois interlocuteurs ce qui offusqua quelque peu le jeune homme. Obstiné dans son but, il élargit ses objectifs en accentuant son besoin sur celui d’aider non seulement sa soeur, mais autrui également. Il prit alors pour exemple les nombreux cas qu’il avait été amené à étudier, et l’expérience humanisante qu’il en avait retiré. A ces mots, des sourcils se levèrent et un intérêt lui fut finalement porté. Cependant, l’attention demeura de courte durée puisque quelques minutes plus tard, on l’incita à sortir sans réel espoir de continuation.
Inquiété par le manque de sollicitude de ses examinateurs, le Cielsombrois, s’activa dans les dernières minutes pour décrocher sa place en ces lieux renommés.

« Vous ne comprenez pas, c’est important ! Je.. Je.. J’ai déjà quelques connaissances, j’me suis instruit seul ! Et j’connais les plantes, j’en connais plein ! » Hâtivement, le jeune homme analysa la salle du regard à la recherche d’un soutien quelconque. « Tenez, prenez ce Millepertuis, là ! » Pointant du doigt un bouquet de fleurs jaunes, il se précipita dessus pour étayer sa présentation. « On en avait chez moi ! Vous pouvez en faire un cataplasme en cas d’brulures.. Ou.. Ou une infusion pour les maux de l'esprit. Il y a aussi la Mandragore qui a des propriétés intéressantes » Marquant une pause, il quitta le réconfort des plantes qu’il chérissait pour se tourner vers ses interlocuteurs qui n’avaient pas bougé d’un millimètre. « J’connais certaines choses messieurs, mais j’manque de connaissances et d’pratique. J’serai un élève sérieux, j’vous demande juste de me donner une chance. » S’enfermant dans quelques secondes de silence, le jeune homme décréta qu’il avait correctement défendu sa cause.

« Merci d’m’avoir accordé de votre temps, j’attendrai votre verdict.».

L’étudiant tourna les talons et sortit de la pièce calmement, laissant derrière lui un espoir d’avenir. Dans son sillage, les trois académiciens ne demeuraient pas unanimes quant à cette candidature incongrue. Cependant, sa démonstration eu le mérite de surprendre et c’est sans doute ce qui lui valut sa place. Il avait alors vingt-deux ans.

Les années qui suivirent s’écoulèrent sans réels événements perturbateurs. Calme et discret, Raphaël suivit son cursus jusqu’au diplôme de médecine qu’il obtint sans trop de difficulté. Naturellement, il poursuivit cet apprentissage par une spécialisation en herboristerie.
A 29 ans, il est dans sa dernière année à l’Académie et languit la fin de son cursus afin de pouvoir retourner en Sombreciel où il espère retrouver sa soeur qu’il cherche toujours à soigner.



La guerre est déclarée en Arven, les troupes de Faërie ont lancé la première attaque et pour l'instant, l'Empire de la Magie a le dessus. Que penses-tu de cette situation ? Penses-tu que la guerre est légitime ou au contraire qu'elle n'a pas lieu d'être ?
• S'il n'y voit rien de bénéfique pour sa personne ou l'un de ses nombreux dessins, la politique n'intéresse que très peu le jeune trentenaire. Néanmoins, les conflits se doivent de demeurer légitimes, d'avoir une raison d'être. Se permettre le droit de vie ou de mort sur un peuple entier nécessite un fondement solide. Mais les livres content les mêmes histoires, elles se répètent c'est un fait. Les guerres et vies qui y sont gâchées ne sont dues qu'à l'Homme, à son orgueil, à sa fierté.
" Ainsi c'est encore de la chaire à canon qui se précipite pour défendre des idéaux superficiels. Toujours ces braves bêtes qui sans réfléchir, écument le ciel. Encore du sang qui coule sans raison, la quantité est de taille. Encore de la noblesse qui se chamaille " - Raphaël à Elisa.

Les pirates écument les mers d'Arven depuis des siècles, épris de liberté. Ils pillent les côtes et volent les bonnes gens du continent. Quel est ton avis sur ces femmes et hommes des flots ?
• Ils vont à leur gré et se servent là où les vents les mènent ces pillards du Pavillon Noir. La loi du plus fort est synonyme de sélection naturelle, c'est un idéal que connait le jeune homme. Ce dernier n'a que faire de ceux qui pillent.
" Voler c'est vivre, piller c'est avancer. C'est une vie que certains préfèrent adopter, que le Destin les guide en ces eaux mouvementées. Gare cependant à ceux qui dans leur sillon, sèment cadavres à foison. La vie se doit d'être respectée, un innocent, protégé. " - Raphaël à Elisa.

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• [strike]Raphaël cultive un coté anthropologue difficilement compréhensible pour autrui. Lorgol est donc pour lui un terrain d'étude infini qu'il aime à arpenter depuis qu'il y a commencé ses études. Bien que convaincu que mages et savants s'accordent aussi bien qu'huile et eau, il retrouve en Lorgol une terre de paix qu'il affectionne particulièrement.
La division entre villes haute et basse est un concept qui le chagrine nettement plus.
*Les Tours nous surplombent, nous, le petit peuple. Que de distance entre nobles et plèbe. C'est une dichotomie désolante.*









Dans la vie, je m'appelle pas et j'ai 21 ans. J'ai découvert le forum via Root-top et voici ce que j'en pense : J'ai de suite accroché au contexte et à l'idée.. Il y a quelques mois déjà. A l'époque j'avais essayé de m'inscrire en tant que personnage prédéfinis. Les études m'ayant pris de court, je tiens à m'excuser de vous avoir fait faux bon. En espérant que vous m'accepterez quand même.. Sans rancune ?.
Pour les inventés : Je vous autorise à faire de mon personnage un scénario si mon compte était supprimé.  



Dernière édition par Raphaël Vilvandre le Mer 15 Mar - 22:49, édité 18 fois
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyLun 13 Fév - 22:02

Rebienvenue donc, et bon courage pour ta fiche :coeur:
Tu jouais qui avant ? :cours:
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Mélusine de Sylvamir
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyLun 13 Fév - 22:02

Bienvenue à nouveau, si j'ai bien compris ! :keur:

Bon courage pour ta fiche, n'hésite pas à poster en section Demandes et Questions en cas de besoin. :siwi:
Il faudra que tu changes de nom pour ton personnage, par contre, il ne répond pas aux critères exigés, tu trouveras tout ça dans le règlement du forum. :cute:










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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyLun 13 Fév - 22:05

Bienvenue :cute:


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I'd give anything to hear you say it one more time, that the universe was made just to be seen by my eyes.
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyLun 13 Fév - 22:06

J'ai jamais joué avec ledit perso, vu que je me suis arrêté en cours ! C'était Melsant (heureux qu'il soit joué d'ailleurs)

Mélusine --> Ah ? Pourtant j'ai fait gaffe, j'pensais que ça passait ! Juste le nom ou le deuxième prénom aussi ?

Merci de l'accueil, j'espère ne pas tarder à finir tout ça, j'ai hate.. Mais j'ai du mal à me retrouver dans tout ça.. !
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyLun 13 Fév - 22:10

Pas de deuxième prénom dans le pseudonyme, pour commencer ; et concernant le nom, comme indiqué :
Règlement a écrit:
Petite précision concernant les prénoms et noms ! Pour la noblesse, ils sont obligatoirement de consonance francophone et historiquement avérés, on évite impérativement tous les anglicismes dans la prononciation comme l'orthographe. [...] Pour la roture, il y a plus de liberté dans les prénoms ; mais les noms de famille obéissent aux mêmes règles que pour la noblesse.

Je pense que c'est assez clair ? :geu:










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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyLun 13 Fév - 22:22

Ca marche, j'avais lu le passage j'ai juste pas fait gaffe, mea culpa. J'espère que le nouveau convient mieux (R. Vilvandre) ? Je me rend pas compte honnêtement !
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyLun 13 Fév - 22:47

J'ai fait la modification. :sisi:










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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyLun 13 Fév - 22:51

Merci beaucoup :ange:
Je vais bosser un peu les différents textes du contexte avant de continuer tout ça, je me rends compte que j'en ai oublié pas mal du coup, j'vais essayer d'éviter d'autres gaffes hein ! :blanc:
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyLun 13 Fév - 23:58

:love1: Bienvenue!
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyMar 14 Fév - 0:01

Bienvenue parmi nous Raphaël :)
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyMar 14 Fév - 0:26

Bienvenue Raphaël ! Bon courage pour ta fiche. :eheh:


Raphaël Adrian Vilvandre 446197TitreLiam1Raphaël Adrian Vilvandre 1480783555-liam
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyMar 14 Fév - 0:47

Bienvenue Raphaël ! :haww: Bon courage pour ta fiche et amuse toi bien parmi nous :mimi:


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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyMar 14 Fév - 12:48

Bienvenue :leche:
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyMar 14 Fév - 13:58

Bienvenue et bon courage pour ta fiche ^^
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyMar 14 Fév - 16:13

Bienvenue :hey:


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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyMar 14 Fév - 16:17

Bienvenue !! :hey:
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyMar 14 Fév - 16:40

Bienvenue et amuse toi bien ici, bon courage pour ta fiche :love:
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyVen 17 Fév - 16:21

Bienvenue à toi!
Bon courage pour la rédaction de ta fiche et amuse-toi bien parmi nous <3








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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyDim 19 Fév - 19:03

Coucou Raphaël !
Je viens voir comment tu avances, as-tu besoin d'aide ? :keur:










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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyDim 19 Fév - 22:56

Hey !
J'ai quelques congés qui se profilent à l'horizon, je pense que ça devrait m'aider..
Néanmoins, tu tombes parfaitement puisqu'en effet, j'ai une touuuute petite question...  :foufou:

- Chronologie :J'ai toujours eu du mal avec ces détails là.. Excusez si je parais perdu mais je ne sais pas trop comment m'y retrouver.  :fou:  
Les intrigues s'enchainent et j'ai l'impression qu'il me faudrait des semaines pour tout décortiquer.. J'ai bien compris qu'on était en 1002 (donc un jeune de 29 ans sera né en 973, exact ? // Vive les maths), et que la guerre était déclarée.. J'ai bien suivie le coté Chimène décédée mais en fait surprise surprise..  :vv:  Mais dans ma lecture transversale je ne saurai trouver la raison de cet affront entre les deux empires..?  
C'est un peu compliqué de prendre parti du coup.. Si tu (ou qqn d'autre, je suis pas raciste) pouvais m'indiquer le texte à lire pour éclairer tout ça, ce serait franchement sympa :panic:

Merci bien, et belle soirée !

EDIT : Merci à tous pour cet accueil .. Quel goujat. Je ressemble plus à mon petit Raph' que je le souhaiterai on dirait :facepalm:
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyDim 19 Fév - 23:06

Alors, pour les intrigues, et ce qui a causé la guerre, je ne peux que t'encourager à aller lire les résumés des intrigues disponibles ici, et de regarder la chronologie pour te faire une idée ^^ N'hésite pas à redemander, si tu as du mal après avoir regardé ça :coeur:

Il a 29 ans s'il est né en janvier, février ou mars 973. Sinon, ça n'est pas le cas, pas encore. :sisi: (À moins d'être né entre avril et décembre 972 !)
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyDim 19 Fév - 23:10

Justement, j'en viens de ces résumés d'intrigues... D'où la lecture transversale et les quelques bribes que j'en ai compris. Tellement d'informations et si peu de matière grise à offrir, j'ai du mal.. D'où ma question ! :poele:

Merci bien pour l'age, je préférai vérifier.. Par manque d'assurance certain ! :sisi:
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyDim 19 Fév - 23:26

Ouki, alors je te redirige vers ton sujet en Demandes et Questions, auquel on répondra rapidement (moi demain, au pire, mais là je vais pas tarder à partir) :coeur:
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Message Sujet: Re: Raphaël Adrian Vilvandre   Raphaël Adrian Vilvandre EmptyLun 20 Fév - 11:10

Me voilà donc pour ta question !

Dans l'intrigue 1.3, les joueurs ont découvert l'Île des Amoureux du Vent : ce sont des mages qui maîtrisent une magie bannie, qui ont été exilés il y a 1000 ans de ça (une clause de la Trêve pour faire cesser la guerre entre les deux Empires). Ils sont donc revenus en Arven, ont demandé asile à l'Académie, pour négocier le retour de leur magie, la magie du Sang.

Dans la 1.4, l'empereur faë actuel, Gustave, qui ne l'était pas à ce moment-là, interrompt le couronnement de sa soeur, Chimène, clamant le trône pour lui, et sa légitimité. Il est soutenu par l'Ordre des Magies libérées, qui veut la guerre, pour réhabiliter ces magies bridées (comme la magie du Sang). (Tu as plus d'informations sur l'Ordre ici !)

Dans la 1.5, l'Ordre "sabote" le tournoi avec différentes attaques, attisant ainsi les tensions entre Empires et duchés, s'en prenant à plusieurs nobles, ducs, duchesses... :sisi:

Dans la 1.6, avec l'aide de l'Ordre, Gustave fait un putsch et prend la place de Chimène, dont il prétexte la mort. Il veut rétablir les Magies et Savoirs perdus, et est en désaccord sur ça avec Augustus d'Ibélène, donc.

Et donc, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase :

Citation :
Rien de tout cela n’aurait dû arriver.
Ce n’est rien de plus qu’un affreux malentendu, qui a terriblement mal tourné ; une succession de quiproquos et de réactions spontanées, de déclarations irréfléchies et d’égos égratignés. Oui, cela n’était pas censé se produire ! Ils ont fait de leur mieux, pourtant, les deux empereurs souverains, ils se sont déplacés à Lorgol à la mi-janvier, invités par l’Académie pour trouver un terrain d’entente et entériner le renouvellement de la Trêve pour mille ans de plus. Ils ont discuté, pendant une dizaine de jours ; puis finalement, c’est de leurs Maréchaux que la première étincelle est partie. Ils en sont venus aux mains, Richard le Harnois et Diane de la Fère, au matin du 25 janvier, sur une simple remarque du premier à la seconde lui demandant si elle se sentait mieux à présent qu’un véritable chef avait coiffé la couronne de son empire…

[...]

Bien sûr, les portails magiques des Faës leur ont permis de prendre une longueur d’avance. Le conseil ibéen attendait encore l’arrivée d’Ermengarde de Bellifère, âgée et dont le voyage est malaisé, lorsqu’au matin du 26 janvier la déclaration de guerre de Faërie est parvenue à Ibélène.
Sous la forme d’un assaut de Chevaucheurs, pénétrant en Erebor pour atteindre Ibelin…

C'est plus clair ? ^^
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