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 On n'est jamais trop prudent ❅ Raygnar & Elanin

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Message Sujet: On n'est jamais trop prudent ❅ Raygnar & Elanin   On n'est jamais trop prudent ❅ Raygnar & Elanin EmptyMar 21 Mar - 19:17


Livre II, Chapitre 2 • La Fortune des Flots
Raygnar d'Ysgramor & Elanin d'Ysgramor

On n'est jamais trop prudent



• Date : 24 mars 1002
• Météo : Aube. Couvert et quelques coups de vents glacials.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Alors que la guerre suit son cours et que l'armée d'Ibélène est en mauvaise posture, à Valkyrion, sur les terres d'Ysgramor, Elanin surprend son père qui prépare la défense de son domaine au cas où les ennemis arriveraient.
• Recensement :
Code:
• [b]24 mars 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1903-on-n-est-jamais-trop-prudent-raygnar-elanin]On n'est jamais trop prudent[/url] - [i]Raygnar d'Ysgramor & Elanin d'Ysgramor[/i]
Alors que la guerre suit son cours et que l'armée d'Ibélène est en mauvaise posture, à Valkyrion, sur les terres d'Ysgramor, Elanin surprend son père qui prépare la défense de son domaine au cas où les ennemis arriveraient.



Dernière édition par Elanin d'Ysgramor le Ven 24 Mar - 8:20, édité 3 fois
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Message Sujet: Re: On n'est jamais trop prudent ❅ Raygnar & Elanin   On n'est jamais trop prudent ❅ Raygnar & Elanin EmptyMar 21 Mar - 19:49

A
dossée au bord de la fenêtre de sa chambre, Elanin observait la vue enneigée. Les violentes tempêtes de neige d’hiver avaient cessé depuis quelques semaines, mais le vent et le climat était toujours des plus glacials. Rien d’anormal pour les kyréens. Elanin était même plutôt contente que le temps soit si clément. Merci Valda, dame des tempêtes. Néanmoins, Elanin n’avait nullement l’intention de sortir alors que l’aube se levait tout juste, malgré qu’elle soit réveillée depuis déjà un certain laps de temps. Vêtue d’une robe,  à manches longues, blanche comme neige, elle enfila un gilet en laine et quitta ses appartements, décidant qu’elle avait suffisamment observé les environs pour l’heure.

Boucles d’or pris la direction de la bibliothèque familiale, son lieu préféré depuis des lustres. Elanin devait trouver le nouveau conte de fée à conter pour les enfants kyréens d’Ysgramor avec qui elle avait rendez-vous le lendemain, comme toutes les semaines dans la mesure du possible. Il arrivait qu’Elanin ne soit pas disponible, après tout elle avait également des obligations. Alors qu’elle bifurquait vers le long corridor menant audit lieu, Elanin s’arrêta, interpellée par une lueur provenant du couloir opposé. En s’approchant de quelques pas, elle remarqua que les bougeoirs n’étaient pas allumés, mais que la lumière provenait d’une des pièces. Celle du bureau de son père. Il était déjà réveillé ? Pas que cela soit surprenant, mais Elanin ne s’attendait pas à qu’il travaille de si bon matin. L’aube s’élevait à peine. Curieuse et se demandant s’il y avait un problème, Elanin mit en suspens sa quête de conte de fée pour s’attarder ici.

Sans bruit, Elanin ouvrit la porte du bureau et jeta un coup d’œil. Elle reconnu immédiatement la silhouette de son père penchée vers l’avant sur une table qui était recouverte de grands papiers qu’elle ne réussit pas à identifier à cette distance. Des cartes peut-être ? Une chose était sûre, c’est que Raygnar semblait très concentré. Travaillait-il sur son projet de livre ou sur un tout autre sujet concernant leurs terres ? Elle ne voyait pas Rolf dans les parages, son père était seul. Elanin hésita quelques secondes avant de se dire qu’elle ne pouvait pas rester éternellement au bas de la porte.

« Père ? » lança-t-elle faiblement, ne voulant pas le prendre par surprise. Avec son calme habituel, Elanin entra et referma la porte derrière elle pour ne pas laisser la chaleur de la pièce se perdre dans les couloirs du manoir. « Vous êtes bien matinal… Tout va bien ? »
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Message Sujet: Re: On n'est jamais trop prudent ❅ Raygnar & Elanin   On n'est jamais trop prudent ❅ Raygnar & Elanin EmptyJeu 23 Mar - 20:39

La Guerre. Depuis que les armées Ibéennes avaient été mises en déroute, je la sentais qui se rapprochait de moi, tel un serpent rampant vers sa proie. Je savais que, si cela continuait comme ça, Ibelène pouvait tomber à tout moment, et l’ennemi envahiraient nos terres. L’éloignement et la neige protégeait certes mon domaine des bandits, mais je doute que cela soit efficace face à une armée de dragons. Il y avait encore une petite chance pour que mes possessions, si petites soient elles, ne les intéressent pas, et qu’ils nous laissent tranquille. Mais il valait mieux jouer la prudence, je ne tenais pas à voir mon manoir réduit en cendre et mon peuple asservi. J’avais donc décidé de préparer la défense d’Ysgramor, et je veillerais à ce que tout soit prêt le moment venu, histoire que nous ne soyons pas pris par surprise.

Je n’avais guère de connaissances en stratégie militaire, si ce n’est les récits de vieilles batailles que j’avais appris à connaître par cœur, mais les choses avaient évolué en mille ans, je n’avais donc pas droit à l’erreur. Je commençais donc par demander conseil, par lettre, à des amis haut placés qui en savaient long sur l’art de la guerre. Certains m’avaient répondu, d’autre non. Ceux-là étaient sans doute sur le champ de bataille, et n’avaient pas le temps de répondre à un petit seigneur angoissé.
Je passais ensuite plusieurs nuits à étudier, bien au chaud dans mon bureau, tandis que la journée, je faisais le tour du domaine à cheval, repérant les points stratégiques et ceux qu’il faudrait à tout prix défendre. C’étaient des journées bien remplies mais je ne laissais pas pour autant la gestion d’Ysgramor de côté. La guerre ne devait pas nous empêcher d’avancer. J’en profitais donc pour mettre Rolf à l’épreuve, pour voir s’il était capable de gérer tel ou telle situation, et il s’en sortit brillamment. Quant à Elanin, et bien, elle vaquait à ses occupations, remplissant ses devoirs et, visiblement, elle n’avait aucune connaissance de ce que je faisais. Tant mieux, je ne voulais pas l’inquiéter. Il y avait déjà bien assez de tensions avec les derniers évènements.

Cette nuit-là, j’avais demandé au majordome de faire descendre du grenier une certaine malle et un vieux paquet appartenant à mon père. Ces objets trônaient à présent dans mon bureau, encore recouvert de poussière, mais je n’y avais pas encore touché, peur être par crainte du passé. Je m’étais donc plongé dans la contemplation de mes cartes, cherchant à établir l’endroit d’où viendrait l’ennemi. Je n’avais même pas pris la peine d’enfiler ma chemise de nuit, sachant que je risquais de faire une nuit blanche, et m’étais mis au travail.
Les heures passaient, et mes idées commençaient à se mélanger. J’avais établi nombre d’hypothèses, chacune tout aussi probable que les autres, mes feuilles se noircirent au fil de mes notes et de mes observations, et je commençais sérieusement à m’y perdre. Je m’étais donc assis, avais fermé les yeux pour faire le ménage dans mon esprit… Pour me réveiller une heure plus tard, confus, et furieux de mettre assoupi.

Je n’avais plus conscience du temps qui passait, seulement de mon travail. J’étais en train de choisir l’endroit propice où nous pourrions placer des canons quand j’entendis la voix de ma fille, qui m’appelais. Je me tournais vers elle, la regarda entrer, puis regardais dehors pour constater que le jour se levait. L’aube, déjà, et j’étais loin d’avoir fini. Je soupirais doucement et me redressais. Mon dos m’envoya une vive décharge de protestation qui me fit grimacer mais je tâchais de l’ignorer au mieux, reportant mon attention sur Elanin.

C’est fou ce qu’elle me faisait penser à sa mère, maintenant qu’elle était devenue une jeune femme. Je retrouvais les traits délicats de mon épouse dans les siens, et m’estimais heureux d’avoir une fille aussi belle. Je repensais alors au jour où j’avais regardé mon épouse disparaitre dans la fumée et les flammes du bûcher funéraire. J’étais resté fidèle à moi-même, c’est-à-dire complètement stoïque, même si n’importe qui pouvait voir que je souffrais. Lorsque le feu fut allumé, je m’étais avancé vers le bûcher, avait tranché mes cheveux longs avec un couteau, et les avaient jetés dans les flammes, laissant une partie de moi bruler avec elle, puis j’avais moi-même poussé le radeau. Je me souvenais encore du regard étonné de Rolf, mais je n’y avais fait guère attention.
Ma tignasse quasiment indomptable avait repoussé depuis, mais les souvenirs restent. Et voir ma fille devenir une femme aussi respectable que sa mère m’emplissait de fierté. Je me demandais soudain pourquoi je pensais à cela, pourquoi les souvenirs des funérailles de ma femme revenaient.
« Parce que, si les dragons viennent, tu la rejoindras très vite » me souffla une petite voix dans mon esprit. Je soufflais par le nez et, regarda ma fille qui s’avançait vers moi. Je lui répondis, quand elle me demanda si tout allait bien :

« - Tout va bien Elanin. Que fais-tu debout à cette heure ? »

Je voulais me montrer rassurant, et essayait de ne pas montrer que j’étais resté debout pratiquement toute la nuit. La voir réveillée aussi tôt ne m’étonnais pas, sachant qu’elle tenait de moi, mais je ne m’étais pas attendu à la voir entrer. Je regardais le coffre ainsi que le long paquet posé dessus, soupirais, puis m’avançais vers une théière encore pleine. Je sentis l’odeur de son contenu et demandais :

« - Je n’ai que du thé froid à te proposer. Veux-tu que je nous fasse apporter quelque chose de plus chaud ? »
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Message Sujet: Re: On n'est jamais trop prudent ❅ Raygnar & Elanin   On n'est jamais trop prudent ❅ Raygnar & Elanin EmptyMer 29 Mar - 14:41

M
aintenant qu’elle se trouvait plus proche de la grande table, Elanin put confirmer sa première impression sur les papiers étalés dessus. Il s’agissait bien de cartes, mais elle fut surprise de reconnaître les lieux en question. Il s’agissait de leur demeure et d’Ysgramor. Elle crut qu'il s'agirait d'autres villes, voir d'autres régions pour confirmer des hypothèses au sujet de son projet de livre. Elle s'était vraisemblablement trompée. Elanin ne comprit donc pas la raison de la présence de ses cartes ici et à une heure si matinale qui ne fit que renforcer son étrange sentiment d’un besoin d’urgence. Elle n’y songea pas d’avantage puisque son père lui répondit.

« Comme je ne trouvais plus le sommeil, j’avais décidé d’aller à la bibliothèque pour chercher un nouveau livre pour la lecture de demain, mais la lumière du bureau a attiré mon attention. »

Elanin suivit du regard son père qui se dirigea vers la théière, mais c’est son coup d’oeil et le soupir qui s’ensuivit vers un empilement d’objets non loin qui attira son attention.

« C’est très bien ainsi. Merci. »

Délicatement, Elanin prit la tasse de thé que lui tendit son père entre ses mains à moitié couvertes par les longues manches en laine de son gilet. Tout en buvant une gorgée, son regard se posa à nouveau là où son père avait regardé tantôt : sur une imposante malle où un long paquet reposait dessus. Que contenaient-ils et de quoi s’agissait-il ? Aucun d’eux ne lui disait quoique ce soit et au vu de la poussière encore présente, ils n’avaient pas été utilisé depuis longtemps.

« Puis-je me permettre d’être indiscrète et de vous demander ce que vous faites ? On ne dirait pas de la recherche pour votre livre au vue des cartes sur la table et de… »

Elanin s’interrompit, posa sa tasse de thé près de la théière et s’avança jusqu’à la malle et de le curieux paquet au-dessus. Elle avait bien envie de regarder à l’intérieur de ces deux objets, mais elle n’en ferrait rien sans l’accord de Raygnar. Elanin le regarda alors, intriguée.

« De quoi s’agit-il ? C’est encore tout poussiéreux » termina-t-elle avant de souffler légèrement sur le paquet au-dessus de la malle pour retirer le plus gros de la poussière, provoquant au passage quelques toussotements.  
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Message Sujet: Re: On n'est jamais trop prudent ❅ Raygnar & Elanin   On n'est jamais trop prudent ❅ Raygnar & Elanin EmptySam 1 Avr - 15:27

Elanin me rejoignit, et s’avança vers les cartes. Je vis sur son visage qu’elle était intriguée. Elle devait sûrement se demander pourquoi j’avais ressorti les cartes de mon domaine dans le but de les étudier en pleine nuit. Mais je savais que la solution n’allait pas tarder à s’imposer dans son esprit. Elle savait tout aussi bien que moi que la guerre suivait son cours et que personne n’était à l’abri.
Ou peut-être était-elle trop enfermée dans son monde pour s’en rendre compte ? Ma petite Elanin était si réservée, si calme, que j’avais parfois l’impression de revoir ma jeunesse se refléter dans la sienne. J’avais tenté plusieurs fois de l’amener avec moi, afin de la confronter au vaste monde, mais son attachement à ses origines et sa volonté de rester en Valkyrion persistaient. J’avais donc décidé de ne plus essayer de la changer, mais de voir ce qu’elle pourrait apporter à mon domaine. Les prétendants ne manquaient pas en Valkyrion. Je devais juste trouver lequel irait le mieux à la fois pour Elanin et pour Ysgramor. Mais, pour le moment, il y avait plus urgent.

Je versais donc une tasse de thé que je tendis ensuite à ma fille, qui la prit entre ses mains couvertes d’un pull en laine. Cela me fit penser que je devais attiser le feu, l’air s’était rafraîchit pendant que je travaillais et je n’y avais guère prêté attention. Elanin me remercia et, pendant qu’elle observait les cartes, je me dirigeais vers la cheminée pour remuer les braises et ajouter une nouvelle bûche. Comme moi, le sommeil l’avait fui, et elle cherchait une occupation. Combien de fois ce manoir m’avait-il vu déambuler la nuit dans ses froids couloirs ? Et combien de fois avait-il assisté à la même scène pour ma fille ? Elle et moi nous ressemblions plus que nous ne l’imaginions Une fois le feu reparti, je me tournais vers ma fille qui me demanda la raison de la présence de ces cartes et de la malle. Tandis qu’elle marchait vers le coffre recouvert de poussière, je lui répondis :

« - Ce n’est effectivement pas de la recherche."

Je n’aimais pas tellement la tournure que prenait les choses. Mais je ne pouvais y déroger. Elanin finirait bien par apprendre, un jour ou l’autre, que la sécurité en Ysgramor était toute relative. Quand elle verrait les vieux canons dont j’avais demandé la rénovation, elle se serait surement posé des questions. Rolf était au courant, et je lui avais fait promettre de ne rien dire à Elanin. Je constatais donc qu’il avait tenu sa promesse. Alors, autant qu’elle sache. Elle pourrait même se montrer utile. Je la rejoignis tandis qu’elle soufflait sur le coffre pour en chasser la poussière. Elle leva les yeux vers moi et me demanda ce que tout ça pouvait bien renfermer. Je restais silencieux et pris tout d’abord le paquet. Cela faisait si longtemps que je ne l’avais pas tenu entre mes mains. Je me rappelais encore le jour où mon père, débordant de fierté de voir son fils devenir un homme, me l’avait offert pour souligner ce fait, et aussi, je pense, pour m’encourager à reprendre les cours de combat. Je déballais le paquet pour dévoiler une épée, légère et fine, toujours parfaitement adaptée à ma main et à mon bras malgré les années qui étaient passées. J’attrapais la poignée et la souleva pour l’amener à hauteur de mon visage. Le tissu l’avait protégé de la rouille, mais je savais qu’il lui faudrait un bon nettoyage avant d’être opérationnelle. Je passais le doigt sur le blason d’Ysgramor, ornant la poignée et sur mon nom, gravé à même la lame. Cet épée représentait l’espoir de mon père de faire de moi un vrai combattant, capable de protéger son domaine, et il avait été amèrement déçu. L’épée avait rejoint les autres vieilleries au grenier, et jamais je ne l’avais utilisé. Pourquoi l’avais-je ressorti ? Parce que je savais que, si l’ennemi venait à franchir les frontières de mon domaine, il allait falloir que je le défende. Et ce ne serait pas avec une plume et de l’encre que j’allais y arriver. Par Alder, tout cela me faisait froid dans le dos ! Je frissonnais et reposa l’épée comme si elle venait de me brûler la main. Conscient soudain que je n’étais plus seul, je baissais les yeux vers Elanin. Je lui dis :

« - Nous autres, à Ysgramor, vivons depuis trop longtemps dans la paix. L’éloignement et la neige nous ont toujours protégé des ennuis venant de l’extérieur. Mais ce temps est révolu. Nos ennemis ont des ailes, et la magie. Ils prennent le dessus et nous menacent. »

Je comprenais maintenant que, pendant tout ce temps, j’avais été bien naïf. Cette existence jusque-là paisible m’avait rendu inconscient du danger. Maintenant, je sentais que, même si j’arrivais à armer mon peuple et à préparer la défense d’Ysgramor, il serait déjà trop tard. Tout cela prenait du temps, et la population risquerait de s’inquiéter à son tour. Un peuple nerveux, c’est le pire que je puisse imaginer pour ma seigneurie. Je m’avançais vers le coffre et caressais le bois. Je savais parfaitement ce qu’il contenait. A quoi servait une arme sans une armure. L’amure du seigneur d’Ysgramor, forgée pour mon grand-père. C’était un homme qui craignait sans cesse qu’on l’attaque de dos. Il avait tendance à voir le complot partout, même après de ses propres domestiques. Il avait donc exigé qu’on lui fabrique cet attirail. Mais, moi-même, je ne l’avais vue qu’une ou deux fois, mais cela ne m’avait jamais marqué, car je voyais dans cette armure le reflet de la violence et de la paranoïa de mon aïeul. J’invitais Elanin à l’ouvrir, pour que nous partagions ensemble cet instant de découverte. L’intérieur du coffre sentais le renfermé à plein nez.

Moi qui m’attendais à une armure rutilante, digne de celle des guerriers de la Guilde, je fus amèrement déçu. Je me retrouvais face à une armure qui aurait plus servi à parader qu’à protéger. Mon père avait sûrement exagéré quand il parlait de la paranoïa de son père à lui. Je fronçais les sourcils et tirais du coffre une imposante cape noire ainsi qu’un plastron blanc magnifiquement décoré. Un pantalon en cuir et une paire de botte. C’était tout. Il n’y avait d’armure que le plastron. Et encore je doutais de son efficacité. Je regardais ma fille et lui dit :

« - A ton avis, qu’arrivera-t-il si les dragons nous attaquent ? »
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