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 Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !

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Le Destin
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J'ai : un âge au dessus de toute raison.
Message Sujet: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyLun 28 Déc - 0:59




Chroniques d'Arven

Ce soir, on danse

Intrigue 1.1



Intrigue animée par Delrya


Une grande fête

« Oyez, oyez !
L'impératrice Chimène d'Arven annonce par la présente qu'une vaste fête sera donnée au soir du dernier jour du mois de janvier de l'an mil et un.
»

Ainsi, c'est donc vrai... La rumeur enflait depuis quelques semaines maintenant, sans que quiconque ne parvienne à la vérifier jusqu'à l'annonce officielle, déclamée au matin du premier jour de la nouvelle année.
La toute jeune impératrice de Faërie a décidé de convier tout Arven en sa capitale pour célébrer son vingt-cinquième anniversaire. Et pour cette occasion, Chimène a vu les choses en grand : à la noblesse de Faërie et d'Ibélène, mages et savants sont conviés à se joindre, de même que les corps d'élite que représentent Chevaucheurs et Voltigeurs.
Les gens du peuple en mesure de se déplacer pourront profiter de festivités plus modestes dans les rues de la ville et d'un généreux banquet offert à tous. À moins bien sur de trouver une livrée pour se mêler à la foule des domestiques d'un soir, embauchés pour l'événement, parmi lesquels assassins et voleurs comptent bien se dissimuler.

Un mois durant, chacun s'est donc préparé. Déplacements en grande pompe, billet d'entrée pour les plus modestes – et les plus retors – ressentiments et cadeaux : chacun n'a eu de cesse d'être fin prêt pour le grand soir.
Depuis longtemps déjà, les domestiques d'un soir sont sur le pied de guerre. Et enfin, les invités font leur entrée. Tandis que la nuit tombe sur cette fin d'après-midi hivernale, les convives arrivent un à un dans la vaste cour du palais d'Alfaë. Escortés jusqu'à la salle du trône dans un protocole impeccable, leurs noms, annoncés par le héraut impérial, rythment le bruit des premières conversations et des premiers murmures. Regards et chuchotements se portent bien naturellement vers le trône vide, tendu de soie bleue. Tous attendent Chimène.



Les suggestions du Destin

Pour ce premier tour de jeu, dragonnets empressés, une seule petite contrainte... Chacun des messages que vous posterez devra comptabiliser un nombre de mot impair.
À vos plumes !



Ce tour de jeu durera jusqu'au dimanche 03 janvier 2015 inclus.




Dernière édition par Le Destin le Dim 7 Fév - 19:23, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyLun 28 Déc - 12:43


Lorgol, par une nuit sans lune. Une semaine avant les réjouissances.

Ainsi que je l'ai affirmé au patron du « Perroquet Unijambiste », ce bouge minable coincé entre deux entrepôts en ruine, au fond d'une sinistre ruelle embaumant l'étron, le miasme, la vomissure, la sueur de docker, la catin et la crapule, je n'irai point à ces festivités dont tout le monde jacte avec véhémence. Aussi bien les brigands que les érudits. Mais pas question pour moi de côtoyer ces nobles parfumés de santal et d'ambre. Je les méprise autant qu'ils me snobent. Et l'anniversaire de cette Chimène ne me passionne pas davantage que cette mouche bleue qui rôde entre les éclaboussures de bière et d'alcool constellant les lattes vermoulues du comptoir. J'adore faire la nouba, mais pas dans ce monde là. Mon monde, c'est ici, c'est ma bicoque, mes cartes des côtes et des mers, c'est l'Audacia, c'est Lorgol aux Mille Tours, et j'ai d'ailleurs plus d'un tour dans mon sac pour qu'on m'y fiche une paix royale.

- « T'es con ! »... m'a répondu « Cyprien N'a qu'un œil », le tenancier du caboulot, tout en se grattant frénétiquement l'entrejambe, assailli sans doute par une meute de morpions et autres prédateurs aux pattes crochues infestant son pelage le plus intime.

Oui, j'suis con, j'le sais bien, ce n'est pas une révélation sensationnelle, mais je n'apprécie pas trop qu'on me le fasse remarquer de cette manière. Même si c'est Cyprien qui s'y colle. Le regard noir que je lui adresse l'incite à remplir illico mon verre.
- « C'est ma tournée ! » ... ajoute t-il, ce qui remplit mon âme d'un élan de vive sympathie à son égard. Je sirote le rhum blanc en cogitant un peu laborieusement, vu que ce n'est pas mon premier verre. Ni le dernier.

- « Pourquoi tu dis que j'suis con ? C'est mon droit de n'pas aimer tous ces pedzouilles ! » Ma voix est un chouia chamboulée par l'abus de gnôle et de tord-boyaux plus exotiques et raides les uns que les autres, mais j'y suis habitué. C'est ainsi. C'est ma voix. Pas la vôtre.

- « T'es con ! » ... répète t-il ! « Tu aurais pu t'y prendre une joyeuse beurrée aux frais de la princesse ! C'est sûrement pas de la vinasse au goût de purgatif qu'ils vont servir pour l'occasion ! Tu pourras p't'être chaparder quelques bouteilles si tu y vas ! Et puis c'est pas tout ! J'suis certain que cette Siméane dont tu me jaspines sans arrêt f'ra partie des invités de marque ! C'est pas n'importe qui ta belle ténébreuse, même si j'ai pas très bien compris qui elle est au juste ! Et p't'être que cette fois-ci tu pourras porter l'estocade ! Si tu n'es pas trop bourré ! » ... enchérit-il d'un ton persifleur, qui me déplaît souverainement, même si je dois bien admettre qu'il n'a pas entièrement tort.


***


J'ai donc appelé en renfort mes quatre neurones, et ils m'ont incité à suivre les conseils de « « Cyprien N'a qu'un œil ». J'ai fait preuve de bonne volonté, je me suis mis à la diète durant ... rhooo ... au moins trois jours, puis j'ai flanché, j'ai fait la bringue durant trois autres jours avec quelques pignoufs pleins aux as.

J'suis donc encore un brin éméché en arrivant à bon port. Il y a du beau monde autour du palais d'Alfaë. Ça pue l'or et la fortune. Les rivières sont de diamants. Un gentilhomme traverse la foule, vêtu d'une redingote dorée. Pendue à son bras, une rombière exhibe un collier de perlouses aussi volumineuses que l’œil de verre de Cyprien. J'n'ai pas très bien compris si les gueux de mon acabit ont accès aux salles les plus luxueuses, et je me contente donc de me mêler – provisoirement sans doute – à la foule disparate des curieux. Car pour dénicher de quoi s'humecter les cordes vocales, faudra certainement pénétrer dans le palais ... et je ne compte pas piaffer d'impatience durant des heures.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyMar 29 Déc - 20:24


Depuis sa promotion en tant que Chevaucheur à Ansemer, Neve se rendait fréquemment à Port-Liberté, dans la cabane de pêcheurs de ses parents. La mer, il l’aimait d’un amour acidulé depuis qu’il l’avait quittée pour rejoindre l’Académie, mais malgré tout, elle lui manquait vite – Inespéré aussi, par ailleurs. Ce 28 janvier de l’an 1001, assis sur le sable froid, il méditait dans l’attente du fameux bal, trois jours plus tard. La missive lui était parvenue un mois auparavant, et depuis, tout Arven était bousculée par les évènements. Pas un seul habitant du continent ignorait le vingt-cinquième anniversaire de la jeune impératrice de Faërie, Chimène, si controversée. Neve sourit en songeant à toute l’impertinence qu’elle avait implicitement écrite dans cette invitation au bal ; faire du palais impérial d’Alfaë l’épicentre de tout Arven, l’espace d’une soirée, ne pouvait être que provocateur. Neve salua en son âme et conscience l’entreprise, curieux de connaître les motivations de Chimène. Il espéra qu’elle serait à la hauteur d’une telle dissidence.

Inespéré n’était pas loin. À quelques reprises, Neve aperçu sa silhouette svelte entre les nuages ; il survolait parfois la mer des heures durant, et le jeune ansemarien restait là, à le chercher du regard, à le trouver comme à le perdre. Les hivers avaient beau être doux en Ansemer, au vu des bises marines qui atténuaient la chute de température, Neve grelotait lorsque des vagues trop talentueuses venaient lécher ses pieds. Il se releva, enfila ses chaussures et, s’assurant télépathiquement qu’Inespéré allait bien, il finit par retourner à pas lents vers la cabane de pêcheurs, toujours perdu dans ses pensées. Depuis le temps, il connaissait le chemin par cœur entre les rues de Port-Liberté. Lorsqu’il retrouva ses parents, le sujet de discussion était déjà tout trouvé :

« – Tu comptes y assister, à ce bal ? interrogea sa mère.
– Ça ne te ressemble pas, grommela son père. »

Neve sourit, un peu désabusé. Il ne savait pas s’il était en droit de refuser une pareille invitation, et de toute manière, pour rien au monde il ne l’aurait fait. Non pas qu’un bal l’eut émoustillé plus qu’il ne devrait, loin de là, mais ce n’était pas tous les jours que l’on avait l’occasion de voir l’impératrice de Faërie en personne et de pénétrer dans le palais impérial d’Alfaë. Mais plus que tout, Neve était persuadé en son for intérieur que pareille entreprise de la part de la jeune impératrice pouvait faire évoluer beaucoup de choses, et si ce n’était pas matériellement, l’évolution pouvait s’opérer dans les esprits. L’impertinence de cette dirigeante, à peine plus jeune que lui, le faisait sourire. Il était curieux qu’elle dévoile ses intentions.

« – Je n’ai pas le choix. Je pense que, quoiqu’il en ressorte, ce sera enrichissant.
– Une impératrice qui boit encore au sein maternel n’a pas grand-chose à nous apprendre, non, grommela de nouveau son père. »

Neve ne répondit rien. Son père ne comprenait pas les bénéfices qu’une femme si jeune et inexpérimentée pouvait apporter à la Faërie, et le jeune ansemarien ne pouvait que comprendre. Ses parents avaient notamment vécus tous deux sous le règne de Chrysolde de Faërie, la sœur aînée de Chimène, qui avait, selon eux, été une grande impératrice. Neve n’avait pas encore d’avis à ce sujet. D’elle, il ne connaissait que son meurtre, et ses raisons. En songeant à cela, il constata qu’il était triste de résumer une femme à une mort aussi laide.


Seulement trois jours plus tard, il semblait que tout Alfaë cherchait à s’engouffrer dans la cour du palais impérial. Badauds, nobles, courtisans, curieux, paysans, tous se pressaient vers l’imposant château, tout de marbre vêtu, orné de dorures plus baroques les unes que les autres. Neve sentit s’immiscer dans son esprit le rire amusé d’Inespéré, qui survolait la ville sans comprendre pourquoi les hommes étaient attirés par les masses informes et grouillantes. En cet instant, le jeune ansemarien était heureux d’avoir appris d’Inespéré sa grande patience. Il rejoignit en jouant des coudes les autres Chevaucheurs d’Ansemer, sur une aile de la foule, et décida qu’il serait plus prudent de ne pas les perdre. L’après-midi touchait à sa fin dans le ciel de Cibella.

Peu à la peu, la foule s’émonda ; les invités étaient escortés soigneusement jusqu’à la salle du trône, tandis que les badauds s’en retournaient en traînant des pieds ou chapardaient une place dans l’escorte. Neve tâcha de ne pas prêter attention à l’immensité du palais ni à la magnificence de la salle du trône, mais sa concentration vacillait devant tant de gigantisme. Inespéré lui souffla :

« Si jamais, je ne serais pas loin. »

Et Neve commença à maudire toutes les possibilités que ce bal tourne mal.


Dernière édition par Neve l'Embrun le Jeu 31 Déc - 15:52, édité 3 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyMer 30 Déc - 0:01

Sixtine n'était pas du genre à s’exciter pour un rien, mais quand elle avait reçu cette invitation de l’impératrice de Faërie (signée en personne elle n’était pas n’importe qui) son cœur s’était accéléré. Ces festivités c’était l’endroit idéal pour qu’elle exerce ses charmes et qu’elle se fasse des alliées. De plus elle bouillonnait d’impatience de revoir Chimène qu’elle n’avait pas vu depuis maintes années, sa timidité s’était-elle un peu envolée ou était-elle toujours la même créature introvertie, ayant peur de presque tout ? avec un empire sur les épaules Sixtine ne le lui souhaitait pas. En réalité elle ne savait pas trop ce qu’elle lui souhaitait,  parfois elle espérait une réussite extraordinaire pour montrer que les femmes et les cadets n’étaient pas toujours plus mal lotis que leurs aînés mâles et parfois depuis une troublante conversation avec sa mère elle lui souhaitait un échec total.

Pour l’occasion elle avait décidé de s'acheter une nouvelle robe, une belle rouge cela mettait en valeur son teint pâle et sa chevelure brune elle le savait. Elle savait ce qui lui allait et n’écoutait jamais ses suivantes qui faisaient de toute manières tout pour entrer dans ses bonnes grâces, le choix des bijoux lui avait été plus dur, en acheter de nouveau aurait fait trop tape à l’œil, elle ne voulait pas donner l’image d’une petite princesse pourrie gâtée follement dépensière. Tout était question d’équilibre dans le paraître. Elle s’était décidée pour un ensemble en or, la couleur chaude se mariait divinement bien avec le rouge.

Elle était arrivée la veille et avait logé dans le palais frictionnait. C'était à présent l'heure des dernières préparation, elle se frictionna d’une huile senteur violette pour avoir la peau douce  et embaumer l’air agréablement 10 minutes plus tard elle était sur les marches du palais de l’impératrice tenant le bras de son bien galant frère. Il fallait montrer un front uni. Au vu de leur titre ils eurent droit à l’entrée en pompe, trompette et pétales de rose, en réalité tout ça était très désagréable, mais elle était obligée de sourire comme une bécasse tout en secouant d’un geste automatique sa main libre.

A la fin ils durent rester debout devant presque tout le monde vu leur rang. Derrière l’agitation était palpable, tous attendaient de voir l’Impératrice. Sixtine leva les yeux au ciel quand elle entendit des sifflets, elle ne savait pas d’où cela venait, mais elle pariait sur de jeunes petits nobles cherchant à attirer l’attention. Pour passer le temps elle se mit à admirer la décoration, elle était féerique, c’était le cas de le dire, dire que sa mère avait passé son enfance ici, cela avait dû être complètement dépaysant de s’installer en terre d’Ibélène. Elle se servit une coupe de rouge histoire de patienter et de se désaltérer. Son frère lui attendait ardemment que les présentations soient faite pour qu’il puisse vaquer à ses mélodieux désirs.


Dernière édition par Sixtine d'Ibélène le Dim 3 Jan - 20:44, édité 3 fois
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Mélusine de Sylvamir
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyJeu 31 Déc - 2:12


Ce soir on danse
Intrigue 1.1
Mélusine • 31 janvier 1001


Bal ! Il y a bal ce soir, à la cour impériale de Faërie, et j'ai reçu à Sinsarelle l'invitation de me joindre aux festivités organisées par la toute jeune impératrice Chimène pour célébrer ses vingt-cinq ans. Je me souviens de ma surprise en ouvrant le pli cacheté aux armes de la couronne des mages : que pouvait bien vouloir le trône faë à une Ibéenne ? Mais voilà, mon père est le premier conseiller de Castiel, duc de Sombreciel, et mon domaine est un marquisat prospère ; aussi, femme influente dans deux duchés, j'étais conviée à prendre part parmi les prestigieux invités de la cérémonie. Magnifique ! Merveilleux ! Une entrée rêvée dans les hauts lieux de la royauté au royaume de la magie, et sûrement l'occasion de glisser quelques précieux souvenirs dans les poches dissimulées de mes robes éclatantes de splendeur. Je suis cielsombroise, après tout : chez nous, l'élégance se trouve dans la démesure, et je suis fière de resplendir ce soir parmi les autres convives, en bonne place parmi l'assistance qui patiente, le temps que Chimène daigne nous honorer de sa présence.

Dans un son de trompettes clair et tonitruant, j'aperçois ma princesse faire son entrée. Lorsqu'elle passe devant moi au bras de son frère notre futur empereur, je me plie dans une révérence extravagante, et néanmoins sincère, emplie de dévotion et de respect. Je me redresse après son passage, impatiente de pouvoir explorer la magie des lieux. Mon regard s'attarde sur le petit groupe de Chevaucheurs agglutiné sur un côté de la salle : ces hommes et ces femmes m'intriguent. Melsant est leur équivalent chez nous, en Ibélène, et je me demande distraitement quelles sont les différences entre eux. Je croise le regard de l'un d'eux, et lui adresse un sourire poli en soulevant à demi la coupe de vin blanc que l'on m'a remise à mon arrivée, avalant une gorgée du breuvage pétillant incroyablement sucré.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyVen 1 Jan - 17:56

Un bal pour les vint-cinq ans de l'impératrice, en voilà une excellente idée. Et une occasion de la voir de plus près. Les rumeurs et les récits sur cette novice impériale sont insipides et lassantes. Bien sûr qu'elle est jeune. Bien sûr que ce sera difficile pour elle. Les mauvaises langues se délient plus vite que les cordons des vêtements des courtisanes d'Anthim et elles n'ont de cesse de colporter les informations les plus insolites afin de nourrir leur appétit insatiable pour la diffamation. Alméïde voit cet événement comme une opportunité de balayer les paroles des plus médisants et de souhaiter à l'impératrice un règne long et fructueux, bien que les grandes foules ne l'attirent pas. Pourtant, elle décide de suivre son frère et son épouse. Erebor répond présent à l'invitation, il est naturel qu'elle soit du voyage.

Parée de ses plus beaux atours de princesse du désert, tenue aux voiles légers et colorés, elle pose sur le palais impérial des yeux brillants. Mais déjà, elle regrette de ne pas avoir réfléchi plus avant. Sa tenue vestimentaire n'est pas vraiment adaptée au climat Cibellan, même avec une cape pour se protéger des assauts du vent. Comme le désert lui semble doux à cet instant. Des frissons l'assaillent et elle serre les dents jusqu'à atteindre l'intérieur du palais somptueusement apprêté pour l'occasion. Elle pose sur les invités des regards curieux, s'inclinant devant chacun avec déférence, intimidée par toutes ces personnalités aux titres des plus respectables.

La salle du trône est somptueuse. Elle se laisse guider par les serviteurs et déjà, on lui tend une coupe dont elle s'empare, curieuse de savoir ce qu'elle contient. Elle en goûte le liquide sucré avant d'apercevoir un visage familier. S'excusant auprès de son frère, elle s'approche de la silhouette et la salue avec politesse et un sourire sincère sur les lèvres. « Mélusine, quelle joie de te revoir. » Elle s'interrompt un instant, soudain hésitante, les sourcils froncés. « Me serais-je encore trompée ? Es-tu Mélisende ? » Ce ne serait pas la première fois qu'elle ferait l'amalgame. Au moins s'entend-elle bien avec les deux. L'inverse aurait été gênant sinon.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyVen 1 Jan - 23:55

Pavé:
 




Je m’incline en m’écartant sur le passage des héritiers d’Ibélène, Octave et sa soeur, la belle Sixtine, à qui j’adresse un sourire flatteur. Puis, avec un dernier regard sur sa robe, je retourne à mon observation de l’assemblée. Tout n’est que luxe, cristal, or et diamants. Je me saisis d’une coupe de vin moussant sur le plateau que tient un serveur en livrée. Je plonge mes lèvres dans le liquide pétillant, me fige un instant, hésitant, puis en soupirant, avale une gorgée. Un de Séverac ne devrait pas faire de promesses qu’il sait ne pouvoir tenir. Puis ce n’est qu’un verre. Plus tôt j’ai jeté un œil gourmand au somptueux buffet dressé le long de tout un mur, rassuré par l’absence fort à propos de crème vanillée. Je flatte le tissus chaud et velouteux de ma redingote. Je n’ai aucune envie de devoir jeter celle ci aussi.

J’aperçois ma sœur, Mélusine, resplendissante dans une toilette splendide et exubérante. Je m’approche d’elle, l’observant à la dérobée parler avec une belle Erebienne vêtue des voiles légers que son peuple affectionnent. Je pose tendrement ma main sur l’épaule de mon aînée.

Ma sœur tu es magnifique, éblouissante. Comme toujours.

J’admire son visage qui s’épanouit d’un sourire radieux à ma vue et je l’embrasse affectueusement, nous nous voyons trop rarement.
Je me tourne galamment vers l’Erebienne et m’incline en souriant.

Ma dame, je rends hommage à votre beauté, je ne sais que trop combien Erebor recèle de merveilles et je remercie les dieux chaque fois qu’ils me donnent l’occasion de contempler l’une d’elles.

J'ôte mon manteau et d’un pas, me place à ses cotés.

Permettez-moi mais, tout à mon admiration, j’ai pu remarquer que vous trembliez de froid et je ne peux décemment pas vous laisser frissonner ainsi. Je vous en prie, acceptez ce manteau, puisse-t-il vous réchauffer comme votre vue a réchauffé mon cœur.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptySam 2 Jan - 3:12

Voilà une nouvelle qui ne manque pas de surprendre tout Arven. Oh les rumeurs ont longtemps couru, mais jamais proche de la vérité. Celle-ci fait jaser d’ailleurs, ce qui n’étonne pas plus que cela le baron de Sylvamir. Une grande réception organisée à Alfaë en l’honneur de l’anniversaire de la toute jeune Impératrice Chimène. Organisée d’ailleurs par les bons soins de cette dernière. Combien vont décrier cette nouvelle et cette proposition ? Hiémain ne doute pas qu’ils seront nombreux. De son côté, il ne compte pas refuser une telle invitation. A ses yeux, cette enfant n’est pas aussi catastrophique que certains se plaisent à le penser. Et tout connaisseur d’un pouvoir que l’on obtient sans y être préparé, le baron est bien prompt à laisser sa chance à cette jeune femme que tout le monde s’amuse à critiquer. Elle n’a encore rien fait de mal, sa trop grande timidité et jeunesse jouent seulement à sa grande défaveur. Bah, ce n’est pas très important au fond, Hiémain de Sylvamir n’a aucune réelle attache pour l’Impératrice de Faërie puisque toute sa loyauté se tourne en direction des souverains d’Ibélène. La seule chose qu’il ressent envers Chimène serait peut être une légère compassion. Si ainsi on pouvait l’appeler. Le Fils des Ombres en lui est moins catégorique. Cela représente toujours une potentielle cliente. Ou victime, qui sait ? M’enfin là n’est pas le sujet.

L’invitation est envoyée à Sylvamir, c’est un miracle qu’elle trouve le chemin jusqu’à son véritable propriétaire qui n’y retourne presque jamais. Mais il semble que des serviteurs attentions aient encore quelques souvenirs de lui, et c’est assez surpris que Hiémain ouvre la lettre pour y trouver la nouvelle qui surprend le monde de la magie et du savoir. Le voyage est vite préparé, tout décrié est le baron de Sylvamir lui même, il reste néanmoins le possesseur d’un des plus grand domaine de Valkyrion, il semble tout à fait normal qu’il soit convié. L’envie suit-elle pour autant ? Il sent déjà les critiques retomber sur lui quelque soit le choix qu’il entreprend de choisir. Mais Mélusine le convainc dans l’une de ses lettres de se joindre à elle pour ce bal organisé. Curieusement, il ne sait pas lui dire non et accepte bien vite l’invitation.

Et voilà que le grand soir arrive, dans le somptueux palais d’Alfaë se rassemblent toutes sortes de personnes, des nobles et grands noms d’Arven tout entier. En passant, il ne manque pas de croiser des regards méprisants de quelques connaissances déplaisantes. Ah et ce cher Duc de Valkyrion, il ne risque pas de rater son poison. Convié à aller le saluer, il ne peut décemment pas ignorer cet homme et sa femme que Hiémain ne manque pourtant pas d’apprécier. Si la froideur est de mise avec lui, il accorde un regard tout à fait tendre à celle-ci. La seule qui daigne un peu le soutenir dans son duché d’origine… Alors que s’éloigne la foule pour laisser place à la princesse et au prince d’Ibélène, c’est d’une révérence simple mais sincère qu’il salut les deux jeunes gens. Bien vite, il croise du regard la sublime Mélusine, la fée magnifique qui l’a invité à se joindre à lui pour cette soirée. Ah, toujours aussi extravagante. Pour lui l’homme venant du froid, il se retrouve toujours à sourire au contact de cette femme qui bien plus souvent qu’il ne le veut illumine ses pensées. A l’approche de celle-ci, il voit deux nouvelles personnes se joindre à sa suite, une femme qu’il juge facilement comme Erebienne, toute aussi resplendissante, et un jeune homme, qui, s’il s’en réfère aux quelques mots qu’il perçoit, est le frère de Mélusine. Le plus jeune sans doute, dont elle ne manque pas de faire les éloges quand elle en a l’occasion lors de leurs nombreuses discussions. S’approchant du groupe, c’est d’abord à Mélusine qu’il adresse son salut. Prenant sa main, il la gratifie d’un simple baiser qu’elle sait sincère.

« Mélusine, vous êtes toujours aussi resplendissante chaque fois que je croise votre chemin. »

Un sourire non feint, il se tourne alors vers l’autre jeune femme, qu’il n’a pas le plaisir de connaître. Répétant le même geste noble, il reprend, plus sérieusement qu’il ne le fut sans doute avec Mélusine.

« Madame, je partage l’avis de notre jeune ami ici présent, vous êtes sans doute l’un des plus beaux joyaux que cache ce pays aux milles merveilles. Je suis Hiémain, baron de Sylvamir. Et à qui ai-je l’honneur ? »

Ah ces douces pirouettes qu’il a tant l’habitude de mener, ce masque constant qu’il porte, cette noblesse que l’on veut lui voir afficher. Pourtant, il ne manque pas de sincérité. Se tournant enfin vers le jeune homme placé à ses côtés, il lui adresse un simple salut non moins noble.

« Je crois avoir souvent entendu parler de vous grâce à votre sœur, elle ne manque pas de parole à votre sujet. Melbren c’est bien cela ? »

La fratrie Séverac recèle de bien des secrets elle aussi, de bien de folie, si tous sont tels que Mélusine le lui à décrit. Attendant patiemment que les choses continues, il vient se placer aux côtés de la marquise de Sinsarelle, sur laquelle il ne peut s’empêcher de glorifier sa beauté par la pensée.
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptySam 2 Jan - 4:17


Ce soir on danse
Intrigue 1.1
Mélusine • 31 janvier 1001


D'un éclat de rire enjoué et d'une étreinte chaleureuse, j'accueille Alméïde à mes côtés. Celle que je nomme affectueusement « Mémé » dans les missives que nous échangeons me manque, et je suis ravie de la trouver ici dans la suite de son frère. Pendant quelques minutes, nous échangeons les nouvelles ; elle évoque pour moi le sable et le roc d'Erebor, les rires du petit dauphin nouveau-né, la douceur de l'hiver dans les dunes du désert. Moi, je lui parle de Lorgol, de la pluie qui se change en neige depuis un mois déjà, des bals et des fêtes où l'on me convie. Nous n'avons guère le temps de nous appesantir sur le sujet : une voix familière m'interpelle, et j'embrasse avec affection mon jeune frère, ravie de le trouver à mes côtés. Nous nous voyons trop peu. Je cherche Castiel des yeux, mais c'est sur Hiémain que mon regard soudain se porte.

Une bouffée de fierté m'envahit. Cet homme-là, qui attire moult regards féminins sur son passage, c'est pour moi qu'il est venu – parce que j'ai insisté, dans ces missives que nous avons échangées tandis que mes obligations à Automnal puis Sinsarelle me retenaient loin de la Cour des Miracles. Il est venu, et le fantôme d'un rosissement vient colorer mes joues, tandis qu'il s'incline et effleure de ses lèvres le dos de ma main. D'un regard appuyé, je lui fais comprendre combien ma joie est grande de le trouver à mes côtés ce soir, caressant fugitivement ses doigts entre les miens tandis qu'il laisse filer ma main.

Ma bonne éducation se manifeste tandis qu'il s'adresse à nos compagnons, et je fais les présentations en bonne et due forme. Me tournant vers Alméïde, lui donnant la préséance du rang quoi que les mauvaises langues puissent en dire, je lui adresse un sourire et lui désigne mon puîné. « Très chère, souffre que je te présente mon jeune frère, Melbren, baron de Vivessence en Sombreciel, fils de Séverac, dont je t'ai plusieurs fois entretenue. Il nous régale de ses inventions, et compte parmi les compagnons habituels de notre duc, Castiel, qui... ne doit pas être loin... Voici également Hiémain, baron de Sylvamir en Valkyrion, habitant Lorgol comme moi, où je l'ai rencontré dans les bals festifs de la capitale. » Saisissant ensuite la main d'Alméïde dans la paume ouverte de la mienne, la levant légèrement à hauteur d'épaule en signe de supériorité, je me tourne cette fois vers les deux hommes. « Messieurs, rendez grâce à celle qui m'honore de son amitié depuis plusieurs années, Sa Majesté la princesse Alméïde d'Erebor, sœur cadette du duc Anthim, qui est... sûrement dans les parages également. Avec quelque chance, loin de Castiel. » Pitié, oui. Pas de scène ce soir au palais impérial de Faërie !

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Dernière édition par Mélusine de Séverac le Sam 9 Jan - 13:58, édité 1 fois
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Alméïde de Sombreflamme
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptySam 2 Jan - 6:44

Mélusine bien sûr, et non Mélisende. Plus exubérante que sa jumelle, tout aussi belle cependant et d'une conversation fort intéressante. Les missives régulières ne rendent pas tout à fait justice à ce franc parler qui a tout de suite séduit la princesse d'Erebor et c'est avec un plaisir non dissimulé qu'elle laisse sa langue se délier en sa compagnie. Toutes deux en profitent pour échanger des nouvelles de leur coin de pays et déjà, Alméïde se sent plus à l'aise qu'à son arrivée. Les foules n'ont jamais été son péché mignon. Les bals la ravissent ; décors magnifiques, musiques entraînantes, rencontres impromptues. Mais à petites doses. Sa préférence se tourne toujours vers la solitude du désert, la sérénité des dunes de sable, le calme de la bibliothèque de son palais ou de l'Académie, la douceur des jardins au cœur de Vivedune. Elle s'est pourtant habituée aux mondanités au fil des années. En tant que demi-sœur du duc et régisseuse de son harem, nombreuses sont les occasions de se mêler aux personnalités de haut rang. Et pour peu que la compagnie soit agréable, ces instants peuvent se transformer en délicieux souvenirs. Sa tendre amie semble tout à fait correspondre à l'idée qu'elle se fait d'une bonne compagnie et déjà, elle se déride en sa présence.

Une tierce personne fait alors son entrée. Jeune homme courtois qui lui est inconnu. Et si l'on en croit ses paroles, frère de son éblouissante amie. Alméïde se fait soudainement plus discrète, laissant le loisir au frère et à la sœur de se retrouver. Il se tourne pourtant prestement vers elle pour déverser sur elle une pluie de compliments qui ne sauraient la mettre plus mal à l'aise. Ses joues se colorent d'un rose prononcé et elle remercie les dieux pour cette peau hâlée qui en masque l'éclat. Elle incline poliment la tête en guise de salut et ses lèvres se parent d'un sourire des plus timides. Les paroles n'ont pas le temps d'en franchir le seuil que déjà, il retire son manteau pour lui en faire cadeau. À la fois surprise et flattée, elle accepte le geste, parvenant enfin à balbutier quelques mots maladroits. « Je... ma foi oui, merci pour cette délicate attention. » Et tandis qu'il dépose le manteau sur ses épaules, un nouvel arrivant se joint à eux. Elle aurait dû s'en douter. Avec une compagnie telle que celle de Mélusine, il faut s'attendre à bien des rencontres et à maintes surprises.

Respectueux, l'inconnu se saisit de la main de son amie, puis de la sienne, ajoutant à son embarras en appuyant les paroles de son homologue. Est-il encore temps de se cacher sous les jupons de la belle marquise ou pas ? Peut-être que sa disparition passerait inaperçue. Puis il se présente. Baron de Sylvamir ? N'a-t-elle point déjà entendu ce nom de la bouche même de Mélusine ? Ou couché à l'encre sur le papier de ses lettres ? Elle s'incline poliment et adresse un sourire sincère à l'homme qui lui fait face. « Enchantée. Je me nomme Alméïde, demi-sœur du duc d'Erebor que j'accompagne ce soir. » Pas de 'princesse' ici, parmi ceux qui ne la considèrent pas comme une tête couronnée, elle ne fait qu'appartenir à sa suite. Et elle ne s'en offusque guère. Elle n'a aucune prétention sur les terres d'Erebor. Être une oreille attentive pour Anthim lui suffit largement. De toute évidence, Mélusine ne partage pas cet avis, car elle s'occupe des présentations en grandes pompes. Savoir qu'il s'agit de Melbren, l'inventeur de la famille, la ravit, particulièrement après avoir entendu ses exploits contés de la bouche de son aînée. Elle se voit à nouveau prise de court lorsque son amie décide de la présenter comme la princesse d'Erebor. Est-ce le manteau de Melbren qui lui tient chaud à ce point ou la gêne a-t-elle réellement teinté ses joues d'une palette plus écarlate que l'éclat de ses voiles ? Fort heureusement, elle mentionne Anthim et Castiel, lui permettant de ne pas s'attarder sur ce détail. « N'ayez crainte, son épouse veille au grain. » précise-t-elle avec une pointe de malice sous la douceur de ses paroles. Un instant, son regard balaie la salle à la recherche de son frère ou du duc de Sombreciel qu'elle a eu le plaisir de découvrir récemment sous un tout nouveau jour. Aucun d'eux ne semble être à proximité. Avec un peu de chance, la foule les empêchera même de se croiser. Elle se tourne alors vers Melbren.

« Alors comme ça, c'est vous l'inventeur dont Mélusine m'a conté les exploits ? Sur quoi travaillez-vous en ce moment ? » L'embarras estompé, la princesse du désert retrouve sa bienséance et sa chaleur. Sa curiosité est sincère, tout comme l'est son sourire envers les convives. Cette soirée s'annonce plus agréable qu'elle ne le pensait.

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I'd give anything to hear you say it one more time, that the universe was made just to be seen by my eyes.
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptySam 2 Jan - 10:39


C'est une effervescence tempétueuse qui agite la Cour d'Ibelin depuis que l'invitation de l'Impératrice Chimène est arrivée. Nouvelles robes, bagages, domestiques, cadeaux, bref, la liste des préparatifs est si longue qu'elle pourrait nous conduire jusqu'au Palais d'Alfaë, sans que nous ayons besoin d'emprunter le portail magique. En cette fin d'après-midi hivernal, celui-ci a commencé à avaler petit à petit la longue cohorte des invités Ibéens richement apprêtés. La Princesse Sixtine et son frère Octave disparaissent à leur tour. Le mien viendra bientôt avec les dames de compagnie et suivantes.

Je ne suis jamais allée en Faërie et je suis terriblement impatiente de découvrir les merveilles décrites par mes collègues de l'Académie. Si la Magie est présente à Lorgol, elle n'est certainement pas aussi ostentatoire qu'en Faërie, j'imagine, quoique ...
Cependant mon imagination est à mille lieues de la réalité, la ville est si fascinante, que j'en reste bouche bée, ne sachant plus où poser les yeux devant tant de merveilleuse perfection. La liesse s'est emparée des habitants qui ont magnifiquement décoré le moindre bâtiment, la moindre ruelle. Et le Palais n'est que dentelle de pierre et fenêtres aux vitraux qui étincellent tels des joyaux.

Médecin de la Cour d'Ibelin, je suis son cortège jusqu'à la salle du trône, trône qui pour l'instant est vide. Nul doute que la jeune Impératrice fera son apparition un peu plus tard. C'est son anniversaire que tout Arven s'apprête à fêter en grande pompe.
Toute cette agitation, cette foule fastueuse et bavarde finit par oppresser l'âme solitaire que je suis. Insensiblement je m'écarte, reconnaissant au passage Mélusine de Séverac, dont la stupéfiante beauté éclipse nombre des femmes qui gravitent autour d'elle. Je la salue respectueusement lorsqu'elle passe devant moi sans me voir, visage invisible du passé. Je n'ai jamais eu l'honneur de lui être présentée, comme de nombreuses autres femmes du sérail de Vivedune, mais j'ai toujours admirée sa prestance, son intelligence et sa désinvolture.

Et voici un autre visage que, même si je m'attendais à le voir, j'aurais préféré absent des festivités : Alméïde, l'objet de toutes mes rancoeurs, la source de tous mes ennuis, même si, je le reconnais, je suis pleinement responsable de mon exil. Ma respiration s'accélère, une colère sourde m'envahit, comme à chaque fois que j'évoque son nom. Je serre les poings alors qu'elle se pavane au bras d'Anthim, dans une superbe robe d'Erebor, puis elle se dirige droit vers la Marquise de Séverac. Et vers moi en l'occurrence. Aussitôt je me laisse avaler par la foule, afin qu'elle ne me remarque pas. Pas questions d'échanger d'hypocrites civilités, c'est toujours au-dessus de mes forces, je disparais derrière un pilier de marbre artistiquement sculpté, et longe le mur pour pousser au hasard une large porte qui mène aux Jardins.

Quelle folie ! Je savais pourtant qu'elle serait là. Haletante, je tente de reprendre mes esprits, de dompter ce besoin de vengeance qui m'obsède, qui m'empoisonne la vie. Sidérée par la violence de mes sentiments, je déambule au hasard, aveugle et sourde à ce qui m'entoure. Mais le charme féerique des Jardins, leur atmosphère sereine, le mariage suave des parfums floraux agissent, magie apaisante, et atténuent le tourbillon morbide de mon ressentiment. Moi aussi, je vais profiter de cette fête, je veux m'amuser, oublier. C'est impossible dans ce Palais, je vais aller me promener dans les rues d'Alfaë, qui sait peut-être y croiserai-je des connaissances de Lorgol. Ils ont sûrement fait le voyage, eux aussi. Ismaïl, par exemple, ne manquerait jamais pareille occasion de faire bombance. Et une conversation avec lui me ferait le plus grand bien en cet instant ...

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptySam 2 Jan - 13:35

Elle accepte.
C’est avec un sourire ravi aux lèvres que je passe délicatement mon manteau sur ses épaules. J’en profite pour me rapprocher d’elle et d’un murmure, je souffle à son oreille.
Gardez le, je vous en prie. Si un jour prochain le froid m’étreint, je saurai en quelles mains trouver à mon mal un remède surfin.

Je m’éloigne d’un pas glissant, admirant sa silhouette et savourant la vue de cette discrète rougeur qui monte à ses joues. Je lui offre un sourire encourageant et me retourne vers ma sœur pour lui demander qu’on nous présente. Mais aucun son ne sort de mes lèvres. Mélusine s’est tournée, en proie à un émoi que je subodore aussi fort qu’il est discret et, intrigué, je suis son regard. Un homme s’avance vers nous, ou plutôt vers elle, beau, élégant, je laisse mon sourire s’attendrir, je crois bien deviner de qui il s’agit. Il s’approche et embrasse la main de ma sœur, elle rosit, c’est imperceptible mais bien réel, par Mirta, Mélusine rougir ? Mais l’homme, d’une politesse irréprochable, s’est déjà tourné vers l’Erebienne intimidée qu’il complimente avant de se présenter. Hiémain de Sylvamir, bien sûr. Mon sourire s’élargit tandis qu’il se tourne vers moi et me salue, lui aussi a découvert mon identité, ne quêtant plus qu’une simple et courtoise confirmation. Je m’incline et hoche la tête mais avant que je puisse m’exprimer, ma sœur se décide à faire les présentations en grande pompe. Elle évoque Castiel et un court instant, j’observe la foule à sa recherche. Où es-tu mon frère ? Nous ne sommes pas arrivés ensemble, après tout je ne me suis finalement décidé à venir qu’à la dernière minute.

Je secoue la tête et reporte mon attention sur Mélusine qui finit de présenter le baron Kyréen. Elle saisit alors la main de la belle fille du sable, la lève en signe de respect et nous présente la princesse Alméïde d’Erebor. La sœur d’Anthim hein ? J'espère que nos ducs de frères respectifs ne causeront aucun scandale ce soir, désir que partage ma sœur.
La princesse Erebienne nous rassure d’une remarque où je devine la malice. Sitara d’Erebor, oui, si quelqu’un peut éviter que la situation ne dégénère, c’est bien elle.

Alméïde se tourne alors vers moi, elle a retrouvé son assurance et m’offre un sourire sincère et chaleureux, lançant avec finesse la conversation vers un sujet agréable et inoffensif. Je jette un regard discret vers Mélusine et son baron, oui, la princesse d’Erebor est fine. Je lui offre mon bras et l’éloigne de quelques pas, laissant ma sœur en charmante compagnie.
J’attrape deux coupes de ce breuvage sucré et pétillant et en offre une à ma cavalière avec un sourire charmant.

Oui c’est bien moi, j'espère qu’elle ne vous a pas narré tout mes… exploits. Je connais Mélusine, les rosiers de maman sont un sujet qu’elle se plaît à aborder et évoquer avec une espièglerie parfois redondante. En ce moment ? Hé bien, mes recherches prennent de la hauteur. Je ne désespère pas de voler un jour, comme un voltigeur ou un chevaucheur, mais sans d’autre aide que ce que mon cerveau aura imaginé et mes mains construit.

Je ne la quitte pas du regard, bois une gorgée et reprends.

Savez-vous que j’ai moi aussi entendu parler de vous ? La bibliothèque du palais d’Erebor a fait beaucoup d’effet à mon bien aimé frère, il m’en a maintes fois fait l’éloge avec émotion. Il m’a dit, mon sourire se teinte de malice, que vous étiez médecin. Aussi que le corps humain et ses secrets vous, je lève doucement mon verre pour boire une nouvelle gorgée, laissant un instant ma phrase en suspens, fascinaient.
Je comprends votre fascination, étudier en détail un corps, je plonge mon regard dans le sien, et en dévoiler les secrets, ma voix devient un doux murmure, les plus intimes, cela doit être une expérience exaltante.

Je détourne élégamment les yeux un instant, note au passage mon verre vide. Deux. Il faut que je me calme un peu. Je contemple l’immense pièce dans laquelle nous sommes tous rassemblés, m'arrêtant sur le trône impérial, toujours vide. L’impératrice se fait attendre. Je reviens à Alméïde et demande avec prévenance.

Comment vous sentez-vous ? Avez-vous encore froid ? 
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptySam 2 Jan - 22:33

J’avais reçu au harem ce qui ressemblait de loin à une invitation. Quelle fut ma surprise, à l’ouverture de celle-ci, de constater que j’étais personnellement invitée aux côtés d’Anthim par l’impératrice de Faërie, en personne. Cette derrière avait décidé d'organiser en son palais d'Alfaë un événement sans pareil où seraient conviés la noblesse de tout le continent mais également les chevaucheurs, voltigeurs et membres de l'Académie. Mes sourcils s’arquèrent, puis un sourire en coin s’afficha sur mon visage à sa lecture. Ce petit papier avait eu le don d’illuminer ma journée. Cela ne semblait pas grand-chose, de tout point de vue, mais pour moi il y avait là une grande signification. J’étais reconnue officiellement, par les plus grands. J’étais reconnue comme une sultane, une épouse couronnée et non plus comme la simple favorite d’un harem. J’étais celle qui avait surpassé les autres de par ma simplicité et mon manque d’ambition. Et pourtant, aujourd’hui, je savourais ce moment. Intensément. Le temps de l’ombre était révolu. Aujourd’hui, je semblais enfin briller, sublimée par un époux que j’affectionnais. J’avais refermé l’invitation délicatement, prenant soin de ne pas froisser le papier afin de l’apporter à Anthim …

La toute jeune impératrice avait choisi de convier tout Arven en sa capitale pour célébrer son vingt-cinquième anniversaire. Et pour cela, de nombreux domestiques ont été recrutés pour l'occasion, je les voyais aller et venir, traversant de part et d’autre l’immense salle de réception du palais. Et enfin, alors que la nuit tombait, ce fut au tour des invités d’entrer. Escortée par mon époux jusqu'à la salle du trône dans un protocole irréprochable, nos noms étaient annoncés. J’avais pris soin de porter l’une de mes plus belles tenues, ornée de fil d’or et de cristaux anciens. On m’avait toujours inculqué que pour révéler la beauté intérieure et extérieure d’une femme, il fallait utiliser avec bonheur ce que la nature nous avait mis à disposition comme les huiles essentielles ou encore les composants à base de fleurs et de plantes médicinales. J’avais notamment apposé quelques gouttes d’essence parfumée de rose au creux de mon cou. J’avais souligné mon regard avec du kajal, un baume naturel de couleur noir. Je n'avais pas encore eu l'occasion de rencontrer la nouvelle impératrice. Beaucoup critiquait son jeune âge, mais pour ma part, je ne voyais pas pourquoi un âge avancé pouvait être le seul signe de savoir et de compétences. J’estimais que seul le temps nous prouvera si Chimène se révèlera compétente à ses fonctions d'impératrice. Il fallait user de patience et d’observation, voilà tout. Mais tous, préférait se hâter à pronostiquer sur l’avenir de son règne.

On nous dirigea cordialement jusqu’à la salle du trône. Mon regard se dirigea immédiatement vers le haut. La salle était immense, haute et impressionnante de beauté. Ce lieu transpirait la richesse et les privilèges. Avançant tout deux vers la salle principale, mes yeux parcoururent les invités ainsi que l’architecture démesurée. Mon regard s’attarda plus longtemps sur les toilettes des jeunes femmes qui m’entouraient. Au bras d’Anthim, j’observais les diamants à leurs doigts et l’or autour de leur cou. Je ne dénotais pas en matière d’apparat, mais je ne me sentais pas à l’aise de l’afficher purement et simplement. Pour autant, j’étais au bon endroit pour ce genre de démonstration. Parcourant toujours du regard les invités, je recherchais des visages connus. Je sentais quelques regards sur moi. Ou plutôt sur nous. Anthim devait occuper les esprits et les discussions, maintenant que nous avions été officiellement annoncés. Distinguant alors Almeïde, nous nous rapprochèrent d’elle.
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptySam 2 Jan - 23:45

Une grande fête impériale va se tenir dans la capitale de Faërie et il est hors de question pour Jhali de rater cet évènement. Depuis que l'Oracle a été tué, elle s'ennuie, même si elle tâche de s'occuper comme elle peut et une réunion mondaine de la sorte est parfaitement ce dont elle avait besoin pour passer cet ennui mortel, au moins pendant quelques heures. Un mois entier pour se préparer, c'est bien assez, Jhali n'en a pas besoin de temps pour se trouver une place parmi les domestiques temporaires engagés pour l'occasion. Quelle idée aussi de faire une fête aussi grande et d'engager de parfaits inconnus pour faire le service, n'avait-elle retenu aucune leçon de sa sœur cette jeunette ? Laisser autant de terrain, c'est chercher les ennuis...

La femme en rouge est passé sans souci parmi les domestiques quelques heures avant le lancement officiel de la soirée. Pour l'occasion, elle est vêtue bien plus sobrement, nul rouge flamboyant pour sa robe ou son châle, seuls ses cheveux porteront sa couleur préférée, elle ne peut les changer. Des vêtements simples, pour se fondre dans la masse et passer inaperçue, elle aide, comme tous les autres, elle participe aux derniers préparatifs et regarde l'endroit. C'est une place incroyable et il va y avoir des centaines de gens hauts placés, des dignitaires importants, des membres des brigades de Chevaucheurs et Voltigeurs...Elle n'a pris ni arme ni poison, elle n'est pas là pour un quelconque travail. De toute façon, personne n'est là pour leur en donner...

Enfin, les gens arrivent, le palais se remplit peu à peu de nobles et de grands personnages. Jhali serpente au travers de la foule, ses doigts la démange, elle reste une adroite voleuse malgré ses années à la Confrérie et les souvenirs de la petite pickpocket de la Ville-Basse ne sont jamais loin...Si quelques bourses disparaissent, elle y sera peut-être pour quelque chose...Elle reconnaît quelques visages et tâche de ne pas montrer trop le sien, elle ne doit rester qu'une domestique comme une autre et ne pas devenir un visage reconnaissable...
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Tristan d'Amar
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyDim 3 Jan - 1:19

Tristan lisait et relisait les missives posées devant lui. Une adressée à tout l’escadron de chevaucheurs de Lagrance, les conviant à assister aux festivités organisées pour célébrer les vingt cinq ans de la l’Impératrice Chimène, et l’une adressée personnellement au Marquis d’Amar, qui moins d’un mois auparavant était son grand-père. Il y irait, il n’avait pas le choix, mais serait-il introduit officiellement comme marquis d’Amar ? Il ne désirait guère que ce soit le cas, et il souhaitait pourtant, quelque part, humilier son père et ses frères et sœurs, qui seraient très certainement présent. Il ne pouvait croire que ces derniers soient innocents dans les manigances de son père, ce dernier ayant ordonné – selon ses propres mots – à son fils de confier à son frère aîné la régence du domaine, et une place d’importance à ses autres frère et sœurs. Soupirant, il rangea brusquement la missive qui lui était personnellement adressée dans un tiroir, et se leva pour faire les cent pas. Il n’était absolument pas certain de pouvoir assumer cette nouvelle position, et de pouvoir s’occuper convenablement d’Amar sans négliger son escadron, et encore moins de le vouloir. Et personne ne pouvait le conseiller. À qui pouvait-il confier ses tourments ? Les chevaucheurs, peut-être. Mais aucun d’entre eux ne comprendrait. Soit ils le trouveraient, soit ingrat, bien qu’aucune différence n’existe entre eux pour leurs origines. Il était trop tard pour changer quoi que ce soit, de toute façon. Et peut-être pourrait-il trouver une épouse, lors des festivités, qui s’occuperait du domaine et de sa régence, pendant que Tristan chevaucherait Ferveur. Oui, peut-être était-ce le mieux. Un mariage d’amour était de toute façon exclu maintenant, et ce n’était destiné qu’aux rêves des insouciants. Soupirant de frustration causée par l’incertitude qui l’étreignait, Tristan sortit du domaine pour rejoindre son dragon, et s’évader de cette situation oppressante.


Les jours qui le séparaient de l’anniversaire de l’Impératrice passèrent vite, très vite, et Tristan n’eut guère le temps de ressasser ces soucis qui l’étreignaient, trop préoccupé par tout ce qu’il avait à régler à Amar. L’intendance, l’occupation des lieux, et bien d’autres soucis encore. Il ne s’écarta de cela que pour se faire confectionner une tenue digne d’un Capitaine de Vol et d’un Marquis simultanément, qui n’entravait pas trop ses mouvements s’il devait monter Ferveur. Les domestiques avaient pour charge de trouver une parure digne d’une Impératrice, à lui offrir. Il fut cependant fin prêt, et se rendit à Alfaë avec les autres Chevaucheurs de Lagrance, ayant envoyé ses affaires avant lui dans les appartements qu’il s’était choisis. Il les retrouva sans encombre, et put donc ainsi se préparer à la soirée, qu’il appréhendait, et qu’il attendait également. S’il souhaitait passer inaperçu, il désirait aussi voir de ses yeux celle qui représentait les contrées qu’il servait et servirait sa vie durant, si le Destin le lui permettait. Il tressaillit quand on le présenta et chercha à écourter l’instant, avant que tous les yeux ne se tournent vers ce marquis que l’on considèrerait probablement comme parvenu, et tenta de se fondre au mieux dans la foule, avant que l’agitation ne la prenne. Le nom de l’Impératrice parcourait toutes les lèvres, sans pourtant qu’elle n’apparaisse pour ses invités.










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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyDim 3 Jan - 12:40



Et partout ça déambule avec infiniment de grâce et distinction, ça cambre fièrement la taille, ça bécote de-ci delà de blanches menottes, ça dodeline du croupion avec une rare élégance, ça papillote outrageusement des mirettes, ça rectifie le tombé d'un dispendieux satin, ça lisse délicatement trois poils de moustache d'un air inspiré, et moi, pauvre de moi, je me demande vraiment ce que je traficote là. Je suis sur la lune, je m'y suis égaré. Je suis une aberration de la nature errant à travers un monde de courbettes et de salamalecs. J'ai eu tort de chercher à pénétrer à tout prix sous les colonnades de ce palais pour y discuter gentiment avec une bouteille de liqueur ou de grand cru, je n'y suis pas à l'aise. D'ailleurs je suis persuadé que les organisateurs de cette joyeuse sauterie n'ont même pas de rhum, les gosiers de ces godelureaux sont à coup sûr bien trop raffinés et avertis pour se compromettre avec un pichet de cet avilissant alcool qui plaît tant aux boucaniers et aux aigrefins de toutes origines. Je vide donc les lieux, à défaut de vider un verre. Je ne verrai point cette brave Chimène sur son trône impérial, mais je n'en ferai pas une maladie, elle m'indiffère totalement. Elle n'est qu'une sang-bleu de plus, et les nobles, dans leur ensemble, me hérissent le poil.

Tout en regrettant de ne pas avoir repéré ma douce amie Siméane, je m'éloigne donc de la salle de réceptions afin de fuir tout ce gratin qui m'incommode vivement. Je pourrais rentrer illico à Lorgol, mais qu'aurai-je à raconter aux clients du « Perroquet Unijambiste » et à mes loustics de l'Audacia ? Nada ! Nib de nib ! Ils vont se payer ma tête si je leur avoue n'avoir accompli que l'aller-retour sans même avoir avalé un gorgeon sur le compte de la p'tite Impératrice Chimène et de son entourage. Ce n'est pas digne d'un asticot de mon acabit, équipé d'un gosier en pente aussi raide que le flanc le plus vertigineux des montagnes d'Erebor. Bref, ça cogite furieusement sous ma tignasse. Il y a peut-être une entrée de service à l'arrière du palais, que la valetaille utilise pour réceptionner les marchandises avant d'approvisionner le buffet. Faut que j'en aie le cœur net. Hop, je pousse au hasard une grille, qui couine comme un clébard dont on a écrasé la queue, et je m'écarte sans regret du gotha et du somptueux banquet d'anniversaire.

C'est un immense jardin qui m'accueille par delà un rideau d'arbres et quelques murettes fraîchement repeintes. Le pouvoir des fleurs n'est pas une légende, la traversée des parterres s'avère apaisante. La nature est un puissant sédatif, elle calme les natures acariâtres et surexcitées, la mer offrant d'ailleurs la même caractéristique. Je me laisse donc imprégner par son silence et ses parfums, et je marche au hasard dans cet eldorado. Mes pensées dérivent lentement, comme des voiliers portés par un vent paresseux. Soudain une silhouette fragile surgit au bout de l'allée que j'ai empruntée. Je l'identifie aussitôt, bénissant cet heureux concours de circonstances. Il s'agit en l'occurrence de la seule personne que je chéris vraiment, mon malicieux toubib, ma Samy. Je retiens un cri. La belle ne m'a pas remarqué, et je m'approche en douce afin de la surprendre. J'adore la taquiner, l'asticoter, et elle me le rend bien, mais cette fois c'est moi qui tiens le gouvernail.

Je ne distingue que son profil, mais il me déconcerte un brin. Ma tendre amie paraît particulièrement songeuse. J'hésite à l'intercepter de manière tapageuse, comme je l'envisageais deux secondes plus tôt. Mais il m'est difficile de me montrer raisonnable, d'autant plus que je suis d'un tempérament très tactile. Surtout avec ma Samy. Il me tarde d'ailleurs que nous franchissions enfin le pas, c'est-à-dire, comme le déclament les poètes, que nous franchissions cet océan qui mène de l'ami à l'amant. Hop ! Je surgis d'une opportune cachette – l'ombre d'une statue équestre – et j'enlace  ma toute belle en lui bécotant la nuque, dès qu'elle passe à ma portée. Elle sursaute mais elle m'a déjà reconnu à mon rire tumultueux. Je la garde captive un moment, en la serrant sans doute un peu trop fort, mais on ne se refait pas.

- Qu'est-ce que je suis content de te voir, ma mie ! Je craignais que tu ne sois pas venue, puisque nous n'avons pas eu l'occasion de parler de cette fête ! Dis-moi vite, comment vas-tu ? Rassure-moi,  tu me semblais soucieuse en parcourant ce jardin, ou bien n'est-ce qu'un sentiment erroné ? Viens, cherchons un banc pour y papoter à l'aise ... proposé-je en la prenant par cette main si fine que j'aime tant garder dans la mienne, lorsque nous nous promenons à Lorgol, loin de l'agitation du port et des docks.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyDim 3 Jan - 15:14

Perdu dans ses pensées, les étoiles semblaient danser. Suivant une lente mélopée ésotérique, elles se jouaient de l’observateur rationnel pensant pouvoir les identifier – des étoiles Faë, sans doute. Fortune planait paisiblement au-dessus de l’océan aux reflets d’argent. De temps à autre, un puissant coup d’aile tirait Elyo de sa torpeur. Alors il se souvenait s’en être allé sur le dos de Fortune pour prendre de la hauteur, et réfléchir à la missive qu’il reçut quelques jours plus tôt. Elyo sourit ; il aime voler, car il apprécie le vent marin.

N’es-tu donc capable d’aucun sérieux, jeune homme ?

La remarque de son compagnon l’amusa. « Les dragons aussi dissidents se font rares de nos jours. », se dit-il… Néanmoins, dans un coin de son esprit, la missive de l’impératrice Chimène était présente. Après l’avoir reçu, il l’ouvrit sous les yeux attentifs de Nyx, son familier. Les yeux du faucon semblaient percevoir le contenu de cette lettre avant même qu’Elyo ne l’ouvre. Après avoir lu son contenu, le Maréchal de Flammes resta perplexe un long moment. Il était évident qu’il s’agissait d’un acte politique majeur, et les quelques langues jugeant cela comme une facétie de jeune fille appartenaient à des idiots. De même qu’il était évident que Chimène avait conscience des assassins et autres vauriens qui ne tarderont pas à jouer les troubles fêtes. Qu’a-t-elle derrière la tête ? S’agit-il d’une promotion de l’harmonie entre Ibélène et Faërie, ce qui aurait le mérite d’être courageux, ou d’un doigt levé fièrement aux assassins de la Confrérie Noire ? Quoi qu’il en soit, la prudence sera de mise… Elyo comprit aussitôt son rôle à jouer dans ce bal. En tant que Maréchal des Flammes, il jugea qu’il se devait de faire honneur à son impératrice. Elyo préférait faire honneur à Chimène la jeune femme malicieuse plutôt qu’à la femme politique… Quoi qu’il en soit, il suivrait son allégeance à la magie.

Que penses-tu de tout cela, toi ?
« Elle a du cran la p’tite… »

Le garant des Chevaucheurs redoutait leur rencontre avec leurs homologues Voltigeurs. Parmi ceux qui se présentent à la Caserne de flammes, il n’est pas rare de rencontrer des hommes animés par un désir de pouvoir intense, brûlant de savoir comment faire cracher le feu à leur dragon. Au passage, Elyo se faisait souvent la réflexion que ces Chevaucheurs étaient généralement ceux qui avaient le moins de poils au menton. La formation  était effectivement une formation militaire– se le cacher serait irrationnel– mais ce n’était pas une raison aux yeux d’Elyo d’oublier qu’il s’agissait d’abord et avant tout de Magie, ce souffle merveilleux offert par la Faërie. Plus que tout, Elyo espérait la rencontre avec son alter ego –celle de son ego avait été repoussée à plus tard. Ils ne se voyaient pas souvent à l’Académie, et le Maréchal de Flammes voulait s’assurer d’une chose… Aimait-il l’alcool ? Elyo devait tirer ça au clair. Il décida qu’il lui proposerait un verre pour en avoir le cœur net.
Portant une simple chemise blanche ainsi qu’un pantalon de cuir souple, Elyo se présenta devant la porte du palais. Si l’effervescence de Lorgol ne le dérange guère, cette foule surexcitée l’agaçait. Il pénétra donc dans l’enceinte du bâtiment, sur-décoré de guirlandes et de nobles de toutes parts. Elyo en connaissait un certain nombre –de ces nobles– et se balada d’îlot en îlot, serrant des mains et esquissant de grands sourires malicieux, mettant mal-à-l’aise plus d’un convive. Après s’être saisit d’un verre, le Chevaucheur glissa mentalement à son dragon : « Ne t’éloigne pas trop, on pourrait avoir besoin de toi. »

Je ne suis jamais loin, jeune homme…


Jeune homme… Tout de même, il avait déjà 38 ans.


Dernière édition par Elyo Hautmistral le Dim 3 Jan - 17:41, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyDim 3 Jan - 16:59


La salle du trône se remplissait peu à peu de toute la noblesse d’Arven. Les pédants connotaient à l’aide d’habits lourds et somptueux, incrustés de pierreries, tandis que les plus subtiles maniaient l’art des parfums et des couleurs avec légèreté et adresse. Neve ne quittait pas les quelques Chevaucheurs présents ce soir-là, et constata qu’ils étaient peut-être les seuls à ne pas être issus du grand monde. Le jeune ansemarien balaya l’assemblée du regard ; peu de visages lui étaient familiers, si ce n’étaient quelques figures de la noblesse faë que son grade de Chevaucheur lui avait permis de rencontrer ou de servir par le passé. Un constat lui arracha un sourire amer : très distinctement s’opposaient dans la salle les ibelins et les faës, par petits îlots fermés réduits à qui possède le plus grand réseau de personnes influentes. Puis le sourire de Neve devint amusé lorsqu’il aperçut au loin, postée près de l’un des banquets, la fameuse Sixtine d’Ibélène, fille d’Augustus d’Ibélène, que le sort lui avait permis de rencontrer la veille. Leur rencontre s’était vue abrégée par un bataillon de gardes impériaux, mais au-delà de ce désagrément digne d’un roman, l’incongruité de cette entrevue laissait au jeune ansemarien un goût d’aventure dans la bouche.

En détournant les yeux de la princesse d’Ibélène, Neve croisa le regard d’une femme inconnue de lui, appartenant sans aucun doute à la noblesse ibeline, qui leva sa coupe de champagne pour le saluer. Le jeune ansemarien lui adressa un hochement de tête courtois, tandis que dans son esprit, il cherchait en vain qui cette noble pouvait être. Constatant ses innombrables interrogations, un Chevaucheur de l’escadron d’Ansemer, bien plus âgé que Neve, l’informa qu’il s’agissait des rejetons De Séverac, une importante famille cielsombroise. Le jeune ansemarien avait vu juste au sujet d’Ibélène. Enfin, l’ultime personne que Neve reconnut dans l’assemblée fut Elyo Hautmistral, qu’il n’osa pas aborder mais à qui il adressa un signe de tête respectueux. Le Maréchal de Flammes était contraint par ses obligations et son grade d’assister au bal de l’impératrice, et Neve se demandait intérieurement de quelle façon son instructeur le plus imminent parviendrait à rentabiliser cette soirée qui, sans se mentir, ne lui seyait guère.

L’impératrice Chimène se faisait attendre, et tous les murmures commençaient à converger vers l’épicentre de la salle : le trône vide et délicatement orné. Neve s’apprêtait à saisir une coupe d’un liquide mordoré et sucré, lorsqu’un nom attira son attention. Marquis d’Amar. Le jeune ansemarien ne prit pas le temps de conclure son geste que déjà il cherchait le nouveau venu du regard, à travers une foule opaque et médisante. Tristan d’Amar, Capitaine de Vol de Lagrance, il aurait dû se douter qu’il assisterait au bal organisé par Chimène. Neve tentait d’apercevoir ses cheveux de flammes, lorsqu’enfin il le vit, tâchant de se faire oublier, au vu de son titre encore très controversé. Le jeune ansemarien se faufila discrètement jusqu’à lui, et heureux de le retrouver et de le savoir présent, il l’aborda chaleureusement :

Heureux de te voir, Tristan. Comment te portes-tu depuis la dernière fois ?
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyLun 4 Jan - 0:22

Tant d'étoffes soyeuses, d'argenterie inestimable et de pierreries inestimables... Comment résister à pareille tentation ? Tu sais pourtant qu'il n'est guère raisonnable pour toi de sortir de ton trou... Mais l'occasion est trop belle et l'envie dévorante. Alors qu'importe cet avis de recherche apposé sur ton front, tu t'es décidée à sortir de ton trou.

Depuis un mois maintenant, tu rôdais sur les chemins reliant Lorgol à la capitale faë, t'aidant d'un rien de charme pour convaincre marchands et colporteurs de t'avancer le temps d'un village à l'autre jusqu'à ce qu'enfin apparaisse devant tes yeux éblouis la magnificence d'Alfaë. Une seule fois auparavant tu as foulé les pavés de la ville, sans parvenir le moins du monde à en découvrir tous les recoins. Il est grand temps d'y remédier, en commençant par le palais impérial lui-même...
Au fil de tes escales, tu as pris le temps de teindre ta tignasse rousse en une masse sombre, grimant tes joues pâles d'un hâle fort convaincant. Et dans l'ultime vitre où tu vérifies ton reflet, tu te trouves fort satisfaite de cette Erebienne à la peau tannée que tu es devenue. Alior elle-même ne trouverait guère à redire à ce déguisement ! C'est ainsi maquillée, mêlée à la foule des domestiques d'un jour que tu franchis finalement les murs du palais, t'invitant par une petite porte dérobée. Un plateau sur une main, une tenue rapidement enfilée et te voici propulsée dans une salle d'ores et déjà bien peuplée. Luxe et splendeur s'y côtoient dans un raffinement qui aiguise tes sens affûtés. Tes yeux glissent avidement de rivières de diamants en bracelets sertis de pierres précieuses, mais tes mains restent sages. Pour l'instant.

Toute à ton rôle, retrouvant dans cette foule compacte les réflexe de plusieurs années à servir au palais d'Ibelin, portant à ces nobliaux si nantis des coupes d'un vin fruité tout droit venu des pressoirs de Lagrance. D'un groupe à l'autre, tu virevoltes et observes, adressant au passage une œillade appréciatrice aux deux Chevaucheurs que tu régales d'une boisson. Doucement, presque par défi, tes pas te portent à proximité de la marquise de Sinsarelle. Oh Mélusine, toujours aussi belle et hautaine... Et donc les jupons ne semblent guère assagis si tu en juges par le regard appréciateur dont elle couvre celui qui lui fait face. Tu en parierais tes propres dessous qu'il finira dans son lit avant la fin de la soirée ! L'idée de t'approcher du couple est tentante, amusante... La voleuse te reconnaîtrait-elle seulement sous ce déguisement ? Mais avant que tu ne tranches sur l’inconscience d'une telle démarche, les trompettes retentissent et font vibrer la salle de leur annonce en fanfare.

Chimène de Faërie arrive.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyLun 4 Jan - 0:40




Chroniques d'Arven

Ce soir, on danse

Intrigue 1.1



Intrigue animée par Delrya


Une grande fête

Enfin l'appel des trompettes se fait entendre. Chimène s'avance, suivie de son inséparable conseiller. Rumeurs et questionnements s'éteignent dans un souffle tandis que chacun la regarde rejoindre son trône, vêtue d'une robe crème dont la simplicité rehausse le diadème insolent dont elle a orné ses cheveux roux. Ce soir, le doute n'est plus permis : c'est bel et bien en impératrice que la jeune femme se présente ce soir. Debout face à l'assemblée, elle observe les invités réunis en son honneur, un mince sourire aux lèvres. Malgré son apparence fragile et son jeune âge, c'est une souveraine assurée qui lève une main pour demander le silence et remercier ses invités.

Mais avant qu'elle n'ait pu prononcer le moindre mot, un sifflet sonore s'élève du fond de la pièce. Suivi d'un second. Et d'un autre auquel viennent répondre des acclamations indignées. De toute évidence, la jeune impératrice n'a pas que des soutiens en ce lieu...


Les suggestions du Destin

S'étant laissé dire que le décompte des mots du tour précédent pouvait être sujet à question, le Destin décide dans sa grande mansuétude de ne point sévir à l'encontre des dragonnets dissidents. Mais gare à ce nouveau défi...

Pour ce tour, il vous est demandé de glisser dans votre message au moins un nom d'oiseau (à signaler en italique ou en gras, à votre convenance).



Ce tour de jeu durera jusqu'au dimanche 10 janvier 2015 inclus. Pensez à vous regrouper pour ne rien manquer des péripéties.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyLun 4 Jan - 21:25

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Cette servante des cuisines se fondit en excuses avant de retourner à son travail acharné de colibri, parée de joues légèrement rosées comme d’un léger sourire hagard. Le résumé des événements qui s’étaient déjà déroulés avait certes été d’une précision remarquable, la jeune femme semblant fascinée de pouvoir prendre part à ce qui pouvait être le soir d’une vie, mais un constat indéniable se dessinait de ses paroles : il ne s’était rien passé de bien remarquable, ni de très intéressant. La domestique s’était étalée en compliments sur la prodigieuse arrivée de la famille impériale d’Ibélène, notamment sur la grâce de l’impératrice Catarine, fille de Faërie, ou la beauté de la princesse Sixtine, arrivée qui avait balayé avec ferveur les quelques étalages des rares adulateurs de Chimène ; elle avait également mentionné la prestance des Chevaucheurs et des Voltigeurs, la plupart étant bien jeune et regroupée en des groupes distincts ; elle avait enfin conclu sur l’évocation du ballet que semblaient former les membres de la famille Séverac et leurs proches. A ce sujet-là, elle avait à demi-mot reconnu que c’était la seule attraction forte de la soirée, Chimène ne s’étant toujours pas montrée.
L’impératrice se faisait donc désirer. Bonne nouvelle donc, puisque les choses réellement intéressantes n’avaient pas encore débuté.
Citalphe était lui aussi en retard, ce qui n’importait pas et à personne – au contraire du temps certain que la jeune impératrice prenait pour apparaître et qui, à n’en pas douter, alimentait certaines conversations dans la salle du trône. La seule chose qui amenait le professeur en ce lieu était la curiosité, gonflée par cette murmurante intuition qui l’invitait à se presser pour ne pas rater d’évènements essentiels. Peut-être la soirée ne serait-elle bonne qu’à lui fournir du travail basique de rapporteur, cette phrase écrite une date pour alimenter de futurs manuels scolaires, et qu’il perdrait de son temps comme une pie qui voyait briller une breloque – mais peut-être pas. Qui pouvait deviner les évènements avant qu’ils n’aient lieu ? La présence de ce qui pouvait être considéré comme le gratin d’Arven laissait présager du bon.
Ses pas le menèrent dans la salle principale des réjouissances à laquelle Citalphe accéda en virevoltant entre les différents groupes de nobles, discutant par-ci, par-là. La première chose qui le surprit fut la foule présente : pour une impératrice que tous considéraient comme impopulaire, nombre avaient fait le déplacement jusqu’à Alfaë. Les discussions allaient bon train, résonnant dans cette immense pièce dont sol luisait du travail de ses domestiques et le plafond resplendissait de la minutie de ses architectes. Et le moins que l’on pût dire était que le professeur passait complètement inaperçu dans cette mer de tenues colorées, de plumes ébouriffées et de voix aiguisées de paroles destinées à être plus fortes que les précédentes. Pourtant, Citalphe avait fait un effort : sa tenue des grandes occasions était composée d’une chemise blanche, neuve, au jabot tissé dans une dentelle fine qui s’évaporait de ce manteau d’un bleu de nuit, le tout sur un simple pantalon noir et des bottes qu’il avait lui-même cirées. Il s’était néanmoins fait une raison : il devait être l’un des rares roturiers de cette salle. Si on ajoutait à cela le fait qu’il n’était fils de personne et simplement professeur d’histoire à l’Académie, personne ne lui porterait quoi qu’il en fût d’attention, puisqu’il n’apporterait rien.
Citalphe attrapa d’une pirouette ce verre d’alcool posé sur le plateau qu’une domestique apportait aux invités. Cela arracha un sourire sur ce visage tendu par la besogne, auquel il répondit d’un clin d’œil avant de disparaître dans la foule, désirant atteindre l’un des bords de la pièce pour profiter d’une meilleure vue d’ensemble. Etait-il à peine arrivé au point désiré que les trompettes se mirent à retentir d’un chant fort et solennel, et que la jeune Chimène daigna enfin honorer de sa présence les gens qu’elle avait assemblé. Le professeur observa un instant cette jeune femme qui, sans aucun doute, était très belle, mais dont tout le maquillage et tous les atours ne pouvaient la priver de cet air innocent qui était l’origine de nombre de railleries.
L’historien laissa son regard errer vers le premier conseiller de l’impératrice, Hugues Hurlenfer, qui observait la foule comme un épervier épiait le moindre mouvement. Un roturier ayant réussi à gagner les faveurs de la précédente impératrice pour tenir une place des plus intéressantes. Conseiller un trône qui semblait proie aux vacillements était une entreprise périlleuse… Et pourtant Hugues se tenait derrière la tête couronnée, soutien semblant intangible. Son nom alimenterait-il une liste historique de profiteurs et de traîtres, celle de ceux qui renforçaient les familles nobles, ou finalement celle des oubliés sur lesquels on rejetait tous les malheurs du monde ?
Et voilà Chimène qui faisait un mouvement qui attira l’attention de Citalphe. Elle, au moins, semblait convaincue qu’elle était prête à faire ses preuves à ces personnes qu’elle avait invitées. Sa bouche s’ouvrit pour laisser sortir un discours traditionnel quand le seul son qui parvint à ses auditeurs fut celui de sifflets et acclamations indignés. Montant lentement, cette contestation sourde semblait gagner en popularité – et à la vérité, le professeur ne sut quelle réaction avoir, ni surpris ni ravi de la tournure que pouvait prendre les évènements.
S’éloignant légèrement des autres, il observa les évènements d’un sourcil arqué, attendant les réactions des uns et des autres en regrettant que le service se fût interrompu le temps du discours, se faisant aussi discret qu’un moineau en quête de nourriture, en quête de péripéties.
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyMar 5 Jan - 21:09


Les sifflements se firent entendre, d’abord un, puis de nombreux autres. Elyo parcourut l’assemblée du regard ; contrition, indignation, sourires en coin. Un écho lourd, malveillant prit de l’ampleur parmi la foule. Y répondirent au quart de tour les Chevaucheurs, en alerte, et Elyo fut surpris de voir quelques Voltigeurs se joindre à eux. Malgré l’ampleur de l’incident, qui l’agaçait, un sourire désabusé se dessina sur son visage. Fichus nobles, pas foutus de rester à leur place de… nobles. Sans vraiment s’en rendre compte, Elyo brisa la coupe qui se trouvait dans ses mains, et le bruit cristallin fit cesser un court instant toute discussion. On se retourna vers l’auteur, avant de s’apercevoir qu’il s’agissait du Maréchal de Flammes, un colosse à la réputation bien faite. Le sourire d’Elyo ne cessait pas. Dans sa tête, pourtant, il mesurait l’urgence de la situation. Un mouvement de foule pouvait se créer, et à la première arme sortie, l’évènement le plus attendu du mois se métamorphoserait en un bain de sang. Discrètement, il essaya d’identifier les auteurs de ces sifflements. Provenaient-ils d’hommes que l’alcool avait désinhibés, de quelques jeunes provocateurs ? Bien sûr que non. Ils sortaient de la bouche d’opposants politiques, sans aucun doute. Il était vrai que Chimène n’avait pas fait dans la dentelle en invitant tout Arven à son vingt-cinquième anniversaire. Néanmoins, le pire était encore à venir : comment allaient se placer les nobles d’Ibélène, opposants tout désignés ? D’un simple sifflement découlait un enjeu majeur, à savoir la coercition et l’harmonie entre les deux faces du continent. Un simple sifflement… La fragilité de ce monde eut un goût exécrable à cet instant. Le foutu rejeton de Mizajouréfa qui était responsable de tout cela s’était attiré l’agacement croissant d’un des mages de feu les moins sereins de la région.

Elyo, tout en ne quittant à aucun moment l’assemblée des yeux, dans lesquelles il eut été inutile à présent de chercher la moindre trace de pardon, s’avança vers le trône où demeurait Chimène, quelque peu tendue. Sa démarche était lente, presque nonchalante, mais un observateur avertit remarquerait aisément que cette position n’avait rien de détendue, mais évoquait plutôt un protecteur. Il continua sa marche jusqu’à se placer au côté de la jeune impératrice, qui regarda son manège d’un œil interrogateur. Comble de l’incorrection, Elyo s’adossa au mûr derrière le trône. Avec un sourire amusé, mais toujours bienveillant, le Maréchal de Flammes pencha simplement la tête vers la jeune Chimène et déclara d’un ton rassurant :

Ah, la jeunesse… Vous savez ce que c’est.

Chimène et Elyo se soutinrent longuement du regard. Fort heureusement, il ne s’agissait pas d’une pique de la part du vieil homme, ce que l’impératrice perçut, mais plutôt un trait d’humour éhonté. Après cela, les yeux grisés d’Elyo se reposèrent sur la réception, plus froids que jamais. Il espérait que la réaction de Chimène n’empirerait pas les choses, et fut légèrement rassuré. Il était évident que la jeune impératrice avait prédit ce genre d’incidents, et Elyo se demandait même si elle ne les escomptait pas. Après tout, il s’agissait ici de prouver une bonne fois pour toute à la population d’Arven que Faërie comptait à sa tête une femme forte, quel que ce soit son âge. Le tout après le message sanglant de la Confrérie Noire.

Estimant que dissidents politiques, semeurs de zizanie, jeunes éméchés, météo et vent du nord ne l’empêcheraient pas de profiter de l’excellent vin, Elyo fit un geste à un serveur. Ce dernier, penaud, se retrouva le centre des regards de plusieurs centaines de personnes. Il finit par se rétablir de sa crise de sa stupéfaction foudroyante et offrit à Elyo un verre (étrangement, le plus rempli). À ce moment précis, Nyx, le faucon d’Elyo, surgit d’un recoin inconnu, et se posa sur l’épaule de son maître. Il émit un long sifflement, et l’on vit le sourire du Maréchal de Flammes s’élargir encore. Il émit un rire légèrement cynique, et faisant abstraction de toute personne présente s’adressa à son familier :

Apprends-leur à siffler, Nyx.

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Dernière édition par Elyo Hautmistral le Mer 6 Jan - 21:23, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyMer 6 Jan - 20:31


La morsure de la bise hivernale me rappelle soudain que mon élégante robe de soie n'a pas été conçue pour déambuler ainsi dans les Jardins. La Magie ne peut s'opposer complètement à l'hiver, et si elle a paré la nature de ses plus beaux atours en l'honneur de la jeune Impératrice, elle ne peut contrer la rigueur de la saison. Je suis encore bouleversée par la vue de ma demi-soeur, pourtant je dois rentrer au Palais, ne serait-ce que pour me vêtir plus chaudement. Un médecin malade n'est pas concevable ...

Alors que je fais demi-tour pour remonter l'allée, deux bras  m'enlacent brusquement. Je sursaute violemment, prête à me débattre, lorsqu'un rire joyeusement farceur résonne à mes oreilles, ma nuque dévoilée par mes cheveux relevés est assaillie par un baiser fripon. Vivement je fais volte-face, ayant reconnu la seule personne qui ose se permettre cette familiarité : Ismaïl ! Le Destin aurait-il décidé de se montrer clément pour une fois ?

Dans les bras du jeune pirate, je ne boude pas mon plaisir, je me laisse aller contre lui et savoure sans détour son étreinte réconfortante. J'en pleurerais de joie si la bienséance me l'autorisait ou plutôt si je n'étais pas si fière. Que c'est bon de le revoir ! Les mois sont passés si vite, et pourtant c'est comme si nous nous étions quittés hier. Pas de faux-semblants, pas de ronds de jambe. Avec Ismaïl, je peux être moi-même, et nos discussions, nos taquineries m'ont terriblement manqué :

- Oh ! Ismaïl ! Comme je suis heureuse de te voir ! Je n'étais pas sûre que tu viendrais ... Je te croyais en mer ...
Je me laisse entraîner vers un banc de marbre qui nous accueille sous une charmille verdoyante constellée de larmes de givre. Le contraste est saisissant, je n'y avais pas prêté attention, engluée dans mes sombres pensées. Nos mains enlacées se nichent délicatement sur la cuisse du pirate comme deux moineaux frigorifiés. Il a revêtu pour la circonstance, un corsaire et une chemise noirs sous une redingote bordeaux. Je reconnais qu'il est très élégant ainsi, et même fort séduisant. Mon regard troublé erre un instant sur nos doigts entrecroisés, puis cherche les prunelles chocolat étoilées d'éclats de malice, et d'un brin d'inquiétude que sa voix relaie alors qu'il m'interroge. Suis-je aussi transparente ? Ou est-ce parce qu'il me connaît si bien ? Captive de son regard brun, j'hésite à lui confier cette rancoeur qui me ronge, et pourtant me soulager de ce fardeau me ferait le plus grand bien. Je finis par me lancer, guettant avec une certaine appréhension ses réactions, car Ismaïl compte beaucoup pour moi, c'est mon ami, mon meilleur ami :

- Je ... J'ai ... Je viens de voir ma demi-soeur ... Je ne pensais pas la rencontrer ici ... Je ne voulais pas la voir ... Je la déteste, non je la hais ! Elle ... Elle ... J'ai été chassée de la Cour d'Erebor parce que j'ai essayé de lui ...
Soudain les trompettes aux sonorités éclatantes retentissent, annonçant l'arrivée de l'Impératrice, et interrompant mon laïus. Le Destin se mêlerait-il encore de me sauver la mise ?

- Je te raconterai plus tard. C'est peut-être mieux ainsi ... Tu veux bien qu'on aille admirer cette enfant qui dirige Faërie ? On dit qu'elle a la beauté fragile d'un cygne ... Nous resterons en retrait, et je te montrerai la source de mes tourments ... Viens !
Je me lève et me tiens debout devant lui, je lui tends mon autre main pour l'entraîner vers le Palais, d'où s'échappent, à ma plus grande surprise, des sifflets ...

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyMer 6 Jan - 22:25

Les paroles du jeune inventeur sont douces et avenantes. Le délicatesse de ses mots la prennent par surprise et la princesse a bien du mal à savoir comment y répondre sans se confondre en paroles inintelligibles. Il enrobe parfaitement son discours enjôleur d'une courtoisie sans failles et Alméïde ne peut s'empêcher de se sentir flattée d'une telle attention malgré tout. Elle n'a pas l'âme vaniteuse pourtant et a bien du mal à savoir quoi répondre. Ce qui résulte alors d'un simple signe de tête empli de gratitude et d'un sourire timide bien que sincère.

Si la compagnie de Mélusine et de son ami est fort agréable, la princesse songe plutôt à questionner son jeune frère, curieuse d'en savoir plus au sujet de ses inventions. Désireuse également de la laisser en tête à tête avec ce baron dont elle a le plaisir de lire le nom au moins une fois par missive. Et si la princesse n'a pas pour habitude de jouer les entremetteuses, elle n'est pas femme à se mettre en travers du Destin. Heureusement, la perche subtilement tendue est réceptionnée par son jeune compagnon de soirée qui ne tarde pas à lui offrir son bras et à s'éloigner à ses côtés de quelques pas. Alméïde ne manque pas de saluer Mélusine et son ami d'un signe de tête poli avant de se laisser entraîner à travers la foule puis de refuser en douceur le breuvage présenté sous ses yeux. Pas d'alcool pour elle ce soir, pas après la réaction étrange produite la dernière fois qu'elle en a bu. À cet instant, son regard se pose sur une silhouette qui lui semble familière, disparaissant de son champ de vision avant même qu'elle n'ait eu le temps de l'identifier. Serait-ce sa demi-sœur ou ses yeux lui feraient-ils défaut ? Son trouble n'a cependant pas le temps de s'installer que les paroles du baron de Vivessence sur ses exploits la ramènent à la conversation actuelle.

Sur ses lèvres naît un sourire à l'amusement certain. Elle ne relève pas, hausse légèrement les épaules, une lueur espiègle dans les yeux. Son intérêt est alors bien plus éveillé par la mention d'un appareil permettant de voler. Ce sont des yeux brillants qui croisent les siens quand elle demande avec sincérité : « Pourrai-je jeter un œil à une telle merveille si vous parvenez à la mettre sur pied ? » Jamais encore elle n'a entendu parler d'un engin semblable. La passionnée de sciences en elle imagine l'homme pouvoir atteindre les airs, égal aux dragons et aux griffons, tournoyant dans le ciel plus haut que les hirondelles au retour du printemps.

« Savez-vous que j’ai moi aussi entendu parler de vous ? » Vraiment ? Si ces quelques mots la surprennent, la suite de son discours la met dans un embarras terrible. Tout d'abord ravie à l'idée d'avoir des nouvelles du duc de Sombreciel, elle est prise de court par la mention de leur discussion et par les propos qu'ils ont entretenus dans la bibliothèque – quoique légèrement déformés par la malice de son jeune ami. « ...cela doit être une expérience exaltante. » « C'est... En effet je.... Tout à fait exaltante. » bredouille-t-elle. La chaleur s'empare de ses joues et elle détourne les yeux, incapable de décider de l'attitude à adopter, incroyablement gênée que Castiel ait pu tenir un tel discours à son sujet. Où est-il d'ailleurs ? L'esprit de la princesse cherche la distraction tandis que son compagnon de soirée tourne à son tour les yeux, lui permettant de retrouver un peu d'aplomb. Elle aperçoit au loin Sitara qui s'approche d'eux, seule. Anthim n'était-il pas avec elle un instant plus tôt ? Où a-t-il pu bien passer ?

« Comment vous sentez-vous ? Avez-vous encore froid ? » Son regard retrouve le sien avec timidité et elle répond d'un hochement de tête négatif, un sourire hésitant sur les lèvres. « Ca va beaucoup mieux, merci encore. » Le manteau lui fournit une agréable chaleur et il n'a rien d'encombrant. Peut-être cela lui servira-t-il de leçon pour le prochain bal. À sa décharge, elle a passé la matinée dans le jardin sous un soleil particulièrement doux et songer à la température n'a pas été une priorité.

Les trompettes résonnent soudain dans la salle à présent bondée. Les visages se tournent en direction du trône, le silence retombe et les regards suivent la silhouette de la nouvelle impératrice. D'une beauté à la fois simple et lumineuse, à la chevelure flamboyante et à la peau de porcelaine, elle semble prête à assumer ce rôle que tant désirent lui voler. Peut-être est-ce d'ailleurs pour ça que des murmures fusent à travers la salle et que des sifflements s'élèvent. Alméïde tourne la tête de chaque côté, troublée par une telle réaction, le cœur serré pour la jeune impératrice qui ne cherche certainement qu'à pouvoir faire ses preuves. La princesse se tend face à ce spectacle indécent. Confuse, elle porte une main à ses lèvres. « Ces gens devraient avoir honte de se comporter ainsi. » souffle-t-elle, plus pour elle-même que pour un quelconque vis-à-vis. Rassurée, elle voit un homme à la stature respectable et au regard perçant s'installer aux côtés de l'impératrice. Il semble vouloir aider. Peut-être n'est-il pas le seul. La princesse se tourne vers son jeune ami, quelque peu hésitante. « Pensez-vous qu'il soit judicieux d'intervenir ? » Après tout, c'est à la jeune Chimène d'asseoir son autorité sur le peuple d'Arven désormais et elle n'est pas la mieux placée pour faire quoi que ce soit. Mais la situation la met mal à l'aise et elle ne supportera pas bien longtemps une attitude aussi scandaleuse.

Spoiler:
 


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !    Intrigue 1.1 • Ce soir, on danse !  EmptyJeu 7 Jan - 17:50

Sixtine sirota de son vin, c’était un geste conventionnel, elle ne ferait que siroter, elle ne devait surtout pas se montrer ivre, ce n’était point raisonnable. Certain de ses sujets la saluèrent et elle rendit un sourire gracieux à ces derniers. Elle aperçut Melbren et se promit de lui écrire afin de prendre des nouvelles de ses inventions, elle appréciait les gens intelligents, le jeune de Séverac faisait partit des gens qu’elle voudrait proche d’elle si un jour elle devenait impératrice.  Plus d’une fois il lui avait montré la vivacité de son esprit et elle songeait fortement à le marier à Madeleine, sa mère serait on ne peut plus d’accord elle en était certaine et si elles convainquaient son père et que les futurs époux s’appréciaient personne ne pourrait empêcher cette délicieuse union pas même les autres Séverac.
 
Soudain Chimène arriva, elle était ravissante, Sixtine encore une fois faisait pâle figure avec ses cheveux couleur corbeau et ses yeux couleur terre. Ses parents s’approchèrent en premier, puis elle et son frère de par leur importance ils devaient être les premiers à la saluer. Elle posa sa coupe de vin à peine entamé sur le plateau d’une serveuse (Perle) et reprit le bras de son frère. Ils montèrent les marches menant au trône des sièges avaient été préparés pour eux. Elle serait à côté de sa mère qui serait à côté de l’Impératrice. Son père et sa mère saluèrent l’impératrice d’un hochement de tête, son frère lui du se mettre à genoux et elle fut la dernière pile au moment où les sifflets commencèrent à se firent entendre, un genou à terre elle resta figée. Elle ne savait quoi faire, respecter le semblant d’alliance faite avec sa mère, ou rabaisser le claquet de ceux qui insultait son sang, le sang impérial. Elle choisit l’entre deux en se relevant elle se pencha rapidement vers Chimène et lui murmura.
 
- Il faut que vous réagissiez fermement ma tante ou tout le monde vous croira faible, nous vivons dans un monde de rapace, vous ne voulez pas paraître faible croyez-moi… Maréchal des flammes bonjour, fit-elle avant d'incliner sa tête une dernière fois.
 
Elle se redressa et partit s’installer auprès de sa mère et lui murmura.
 
- C’est notre sang, nous devons gagner le trône dignement, sinon nous aurons une image de prédateur, je préfère que nous ayons une image de sauveur.
 

Elle reprit une coupe et observa la foule. Elle repéra Neve et leva la coupe vers lui en son honneur.


Dernière édition par Sixtine d'Ibélène le Jeu 7 Jan - 19:44, édité 2 fois
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