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 Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée

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Le Destin
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Message Sujet: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptySam 1 Avr - 1:45




Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
#15 ♦ Astrid & Aubrée

Le prix d'une vie

Intrigue 2.3 ♦ Trame temporelle alternée




L’appel fut clair. Dans un murmure sépulcral, la Sombre Mère s’en est venue chuchoter à l’oreille de l’Oracle que la duchesse Astrid de Valkyrion appelait un contrat ; et c’est l’Écorcheuse en personne que l’Écoutant de la Lame a missionnée. C’est ainsi qu’Aubrée se présente à la tombée de la nuit dans les salons privés de la duchesse, prête à présenter les termes du contrat et à en accepter le paiement. C’est avec une joie sombre qu’elle s’incline devant la souveraine : ce contrat la ravit profondément. Ce n’est pas tous les jours que l’opportunité d’écorcher vif un duc couronné se présente !
C’est en effet sur la tête de Hjalden que pèsent les noirs desseins d’Astrid qui ne rêve que d’abattre son époux pour mettre son amant à sa place.
Tremble, seigneur duc : la cruauté de ces deux femmes si froides n’a aucune limite, car elles ont perdu le souvenir de leur vie passée…




Consignes

Le Destin vous passe la main



• Ce topic est votre participation à l'intrigue 2.3 La Roue Brisée et n'est ouvert qu'à vous.  

• Vous devez y poster au moins une fois par semaine chacun.  

• Ce sujet devra être clôturé avant le dimanche 28 mai !  

• Vos personnages doivent arriver à Lorgol en fin de sujet, pour rejoindre l'Académie, ils ont le pressentiment qu'on les y attend. De fait, un campement de romanichels rescapés commence à se former dans la forêt de sapins à proximité. Vous serez sûrement au complet vers la fin du mois de mai.

• C'est le Destin qui décide si votre personnage a conscience d'avoir vécu une autre vie auparavant, ou pas ! Respectez bien votre contexte, et soyez attentifs : il peut vous faire retrouver la mémoire en cours de sujet...  

• Le premier message posté sera obligatoirement le formulaire d'ouverture des RP ! Pensez à le dater et à insérer le lien de votre sujet à l'endroit prévu pour permettre son recensement dans la chronologie.

• Le Destin passera peut-être vous taquiner de temps en temps...

• Pas de limite de mots, vous êtes des dragonnets libres, liiiiiiibres !

Bonne chance à tous !  



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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyMer 5 Avr - 11:08


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Astrid & Aubrée

Le prix d'une vie

Intrigue 2.3 ♦️ Trame temporelle alternée



• Date : 26 avril 1002
• Météo : A la tombée de la nuit, il fait froid :geu:
• Statut du RP : Privé ~ Intrigue
• Résumé :
L’appel fut clair. Dans un murmure sépulcral, la Sombre Mère s’en est venue chuchoter à l’oreille de l’Oracle que la duchesse Astrid de Valkyrion appelait un contrat ; et c’est l’Écorcheuse en personne que l’Écoutant de la Lame a missionnée. C’est ainsi qu’Aubrée se présente à la tombée de la nuit dans les salons privés de la duchesse, prête à présenter les termes du contrat et à en accepter le paiement. C’est avec une joie sombre qu’elle s’incline devant la souveraine : ce contrat la ravit profondément. Ce n’est pas tous les jours que l’opportunité d’écorcher vif un duc couronné se présente !
C’est en effet sur la tête de Hjalden que pèsent les noirs desseins d’Astrid qui ne rêve que d’abattre son époux pour mettre son amant à sa place.
Tremble, seigneur duc : la cruauté de ces deux femmes si froides n’a aucune limite, car elles ont perdu le souvenir de leur vie passée…
• Recensement :
Code:
• [b]26 avril 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1958-le-prix-d-une-vie-intrigue-2-3-la-roue-brisee]Le prix d'une vie ♦️ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée[/url] - [i]Astrid d'Evalkyr & Aubrée Martel[/i]
L’appel fut clair. Dans un murmure sépulcral, la Sombre Mère s’en est venue chuchoter à l’oreille de l’Oracle que la duchesse Astrid de Valkyrion appelait un contrat ; et c’est l’Écorcheuse en personne que l’Écoutant de la Lame a missionnée. C’est ainsi qu’Aubrée se présente à la tombée de la nuit dans les salons privés de la duchesse, prête à présenter les termes du contrat et à en accepter le paiement. C’est avec une joie sombre qu’elle s’incline devant la souveraine : ce contrat la ravit profondément. Ce n’est pas tous les jours que l’opportunité d’écorcher vif un duc couronné se présente !
C’est en effet sur la tête de Hjalden que pèsent les noirs desseins d’Astrid qui ne rêve que d’abattre son époux pour mettre son amant à sa place.
Tremble, seigneur duc : la cruauté de ces deux femmes si froides n’a aucune limite, car elles ont perdu le souvenir de leur vie passée…



Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée YLnnprHf_o













Dernière édition par Aubrée Martel le Lun 10 Avr - 10:44, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyMer 5 Avr - 11:47

Un Contrat de la duchesse de Valkyrion.

En arrivant au palais, c’est tout ce qu’Aubrée a en tête. Un contrat, qui va lui rapporter gros, très gros. Et ce n’est pas tant le prix du contrat qui intéresse la jeune Adepte, mais c’est surtout la cible. Hjalden d’Evalkyr, duc de Valkyrion. Elle se moque bien de savoir ce qui anime Astrid pour qu’elle veuille tuer son mari : Aubrée le sait, tous les clients de la Confrérie ont chacun leurs mobiles, leurs désirs, louables ou non. Les assassins n’ont pas à s’en mêler ; ils se contentent d’exécuter. La Sombre Mère a entendu sa supplique et l’a acceptée, ce qui est déjà assez. Et l’Ecorcheuse éprouve une joie morbide à l’idée d’avoir été choisie pour exécuter cette mission. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut envoyer à Sithis une tête couronnée, et pouvoir se laisser aller à ses sombres pulsions.

Dissimulée derrière son masque de cuir et sous son large manteau, la jeune femme se faufile, dans les couloirs du palais. Elle a bien choisi son moment ; la tombée de la nuit, alors que les couloirs se vident et que l’ombre se fait reine. C’est le moment le plus propice pour discuter de telles choses, d’après la blondine. Et malgré la température glaciale de Valkyrion à laquelle elle n’est pas habituée, elle n’a pas froid. Alors elle avance, se fond dans l’ombre, s’assure de ne croiser personne, jusqu’aux appartements privés de la duchesse. C’est presque un jeu, pour elle ; et malgré son jeune âge, elle est bien plus talentueuse que beaucoup d’assassins, plus vieux qu’elle. Entrée à la Confrérie à ses douze ans, animée par une soif de vengeance et de sang, elle a progressé très rapidement. Sa formation n’a duré que deux ans ; et seulement quatre ans plus tard, on lui proposait de devenir Adepte de la Lame. Et maintenant, sous le poétique surnom de l’Ecorcheuse, elle s’en va s’occuper d’un contrat qui met en jeu la vie de Hjalden d’Evalkyr. Et ce n’est pas pour lui déplaire, au contraire. Sous le masque de cuir, elle sourit. Elle va bien s’amuser.

Elle parvient enfin aux appartements recherchés. Elle frappe trois coups discrets, plus pour prévenir de son arrivée que par politesse. Elle entrouvre sans bruit la porte et se glisse dans la pièce. Astrid est là, seule, à attendre. Elle est au courant de sa venue : la veille, l’Adepte s’est glissée dans sa chambre, et sous son oreiller a déposé le parchemin, marqué d’une main noire et de deux mots simples : « Nous savons. » Et maintenant, la voilà.

Aubrée s’incline légèrement devant la souveraine. « Dame. Je viens à vous, comme vous vous en doutez, pour parler affaires et contrat - si vous le voulez bien. » Pas de présentations, pas de protocole ; fidèle à elle-même, Aubrée est toujours aussi directe, dans cette vie comme dans une autre. Elle n’y met même pas les formes ; à vrai dire, elle est pressée de terminer cet entretien alors qu’il n’a même pas commencé, même si cette étape est obligatoire. Elle a un duc à assassiner, après tout, et elle se réjouit d’avance du sang ducal qui coulera bientôt sur sa lame.


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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyDim 9 Avr - 17:46

J’ai suffisamment tergiversé. Voilà de nombreuses années que j’endure la présence de Hjalden alors que mon cœur bat pour quelqu’un d’autre. Maintenant les dés sont jetés. La Sombre Mère a entendu mon appel et m’envoie l’un de ses enfants dont j’attends la visite, attendant patiemment en observant le jour décliné à ma fenêtre. Une fois la place vacante, je compte bien faire de Hiémain le nouveau Duc de Valkyrion, ainsi je n’aurai plus à me cacher. Je lisse d’un geste distrait la robe bordeaux que j’ai revêtue en ce jour décisif, une teinte en écho avec mes sombres plans.

Des légers coups sur la porte attirent mon attention, mais j’ai à peine le temps de me retourner que mon visiteur entre dans mes appartements. Une moue passagère traverse mon visage tandis qu’il s’incline légèrement devant moi. Entendre une voix féminine m’étonne un peu car je la trouve jeune, mais je ne remets pas le choix de la Sombre Mère en cause. Le danger et la mort peuvent se tapir derrière le plus joli des minois, et l’expérience n’attend pas le nombre des années.

- Très bien, parlons contrat. Je souris devant l’assurance et la détermination de mon interlocutrice, qui ne s’embarrasse pas des formalités et ronds de jambes. Appréciable. Vous savez déjà qui est votre cible. Nous devons définir les modalités de ce contrat. Je souhaite connaitre ce que l’agent de la Confrérie allait me demander pour ce contrat. Comment allez-vous opérer ?

Je ne suis pas certaine de vouloir en savoir plus sur le mode opératoire, mais je n’en demeure pas moins curieuse, surtout compte-tenu des enjeux de cet assassinat.
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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyLun 10 Avr - 11:15

Aubrée a bien noté la courte surprise qui est apparue sur le visage de la duchesse. Elle ne s’attendait sans doute pas à ce que l’assassin de son mari soit une femme – et jeune, qui plus est. Elle sourit. L’Adepte aime surprendre, autant ses cibles que ses clients. Ce qu’elle préfère, c’est quand elle enlève son masque, juste avant de mettre fin aux jours de ses victimes, pour que le dernier visage qu’elles aient en tête soit le sien. Leur expression d’effarement quand elles découvrent les traits angéliques de leur tortionnaire la ravit à chaque fois.

Quand Astrid lui répond, l’assassin opine, une fois à chaque phrase. La brune aussi est directe. Elle ne joue pas avec les mots, va droit au but, et ne semble aucunement mal à l’aise à l’idée de discuter avec le futur assassin de son mari – et c’est tant mieux. La jeune femme ne supporte pas ceux qui prennent conscience seulement au moment de l’entretien de la gravité de ce qu’ils ont demandé, et qui hésitent, avant de finalement rompre le contrat. Un contrat de moins, c’est une victime de moins. Et c’est bien dommage. Aubrée a déjà hésité à exécuter un contrat quand même, pour son plaisir personnel ; mais elle sait les conséquences que cela pourrait engendrer, alors elle s’en est toujours abstenue. Aussi, voir Astrid aussi sereine et calme, et même souriante, plaît à la jeune Adepte. Elle a dû réfléchir assez ce projet pour être certaine de son choix – et assurer à Aubrée un assassinat digne de ce nom.

A la question de la duchesse, un petit rire franchit les lèvres de la blondine. Cette question, elle y a droit souvent ; elle y répond rarement de façon claire, et cette fois ne fait pas exception. « Je ne sais pas, j'hésite encore. » Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura du sang et de la torture au programme. Un rictus vient tordre ses lèvres. « Mais ce que je sais, c’est que le contrat sera exécuté demain soir, au plus tard. » Et par elle-même. Elle prendra grand soin à cette exécution, la Sombre Mère en soit témoin. « Enfin, cela ne pourra avoir lieu d’être que si la totalité de l’argent m’est versée ce soir. » Pour ce point, Aubrée ne se fait pas trop de souci. Sa cliente est duchesse, et une duchesse, ça a de l’argent. Néanmoins, cela reste le point central de l’entretien – et même si l’Adepte ne veut pas s’y éterniser, elle le sait essentiel. Il faut qu’elle ramène quelque chose à la Confrérie à son retour à Lorgol, et si possible une somme conséquente. L’assassin reporte son attention sur la brune. « Auparavant, j’aimerais savoir si vous avez des questions, des remarques ou des consignes à me communiquer. » Des fois que la cliente voudrait faire passer l’assassinat pour un suicide, ou autre chose du genre. Mais ça, Aubrée ne l’exprimera pas à voix haute. L’Ecorcheuse ne pourrait pas s’en donner à cœur joie si Astrid voulait un suicide; le client est roi.


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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyDim 16 Avr - 14:58

Je croise mes mains derrière mon dos tandis que j’écoute les réponses de ma visiteuse. En tout cas ma question la fait rire, à croire qu’elle ne se décide qu’une fois devant sa proie. Je ne sais si cela me réjouit ou m’effraie. Demain soir… Je hoche la tête, au moins je n’aurai pas à attendre encore longtemps pour faire monter Hiémain sur le trône ducal. Bien entendu, je laisserai passer le temps nécessaire pour ne pas passer pour une arriviste, une période de deuil adéquate, cela me permettra de faire adhérer les sénéchaux à mon idée. La mention du paiement me ramène à la discussion présente. Avec un sourire, je me dirige vers une boite posée sur un guéridon, je soulève le couvercle pour en sortir une bourse bien remplie. Mais avant de la donner à l’assassin, j’entreprends de répondre à sa dernière demande.

- Des consignes ? Oui… Je souhaite que Hjalden sache qui a commandité son meurtre, par contre je ne veux pas que la piste remonte jusqu’à moi pour le reste du monde. Si cela pouvait passer pour un accident, ce serait l’idéal, mais est-ce que cela entre dans votre…. mode opératoire ?

Oui, un accident suscitera certainement moins de questions dérangeantes, voire aucunes. Ni vue, ni connue. Le poids de la bourse que je tiens en main se rappelle à moi et je m’avance vers l’assassin.

- J’espère que cela conviendra, dis-je en tendant le dû vers elle. D’autres points à aborder ?

Il me semble que nous avons fait le tour de la question. Je venais de la payer et j’ai exposé mes doléances. Maintenant, j’attends le résultat. Pour l’instant, le remord et les regrets se tiennent loin de moi. Peut-être ne viendront-ils jamais me tourmenter… Mais cela reste tout de même le premier assassinat que je demande.

- Quand saurai-je que cela est terminé ?
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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyLun 17 Avr - 10:01

La cliente a l’air en pleine réflexion. Mais une réflexion sereine, sûrement quant aux suites de l’assassinat. Malgré elle, Aubrée se demande quels motifs l’ont encouragée à commanditer le meurtre de son duc et époux. Peut-être une histoire de cœur. Il l’a trompée, et elle se venge… Non, c’est sûrement plus que ça, elle a l’air bien trop froide pour ce genre d’histoire. Aubrée les connaît, les femmes jalouses et trompées. Elles pleurent des torrents de larmes, en général, pour leur amoureux qu’elles aiment profondément, mais qu’elles veulent tuer. Pathétique.

Quand Astrid se dirige vers son guéridon, et tire d’une boîte une lourde bourse, elle sourit. Elle l’avait prédit, que ce contrat rapporterait gros. Elle s’apprête à tendre la main et à réceptionner le dû, quand la duchesse reprend la parole. L’Ecorcheuse écoute, patiemment. Elle ne peut retenir un léger sourire, quand elle évoque l’accident. Elle laisse quelques secondes de silence, avant de répondre. « Bien. Hjalden sera donc mis au courant. Par contre, je crains que l’accident ne fasse pas partie de mes cordes. » Encore une cliente qui a mal formulé sa demande, ou qui y a réfléchi un peu tard sans doute. Si elle avait su, l’Oracle aurait plutôt envoyé un assassin du Hasard à sa place. Et même si la blondine veut bien se prêter au jeu, cela reste difficile à mettre en place. Un accident, avec un poignard ? « Oups, je me suis embroché tout seul, zut, c’était un accident » ? Non. C’est parfaitement idiot. Mais il reste une solution, celle qu’elle veut absolument contourner. Cependant, elle fait la moue. « Je peux, à la limite, le maquiller en suicide. Si vous le désirez. » Le ton employé, légèrement sec, fait bien comprendre qu’elle n’aime pas du tout cette éventualité. Enfin, même si Astrid le demande, l’Adepte torturera. Plus discrètement, seulement. Elle s’imagine déjà lui cisailler le dos, écorcher sa peau de duc, peut-être y graver une inscription. Ou dessiner, tiens. Quelque chose de rouge, d’abstrait, de précis, mais de discret. Oui, cela pourrait se faire.

C’est Astrid qui ramène l’assassin à l’instant présent, en faisant tinter les pièces de la bourse qu’elle tend vers elle. Alors, elle s’en saisit, et la soupèse, pour juger de sa valeur. Satisfaite, elle la glisse sous sa longue cape, dévoilant au passage les nombreux couteaux accrochés à sa ceinture au regard de la Duchesse. « La Confrérie vous remercie. » Et elle aussi, pour lui offrir l’assassinat d’une tête couronnée. « Je pense que l’on a fait le tour. Oh, peut-être. Pourriez-vous me confirmer que sa chambre à coucher est bien la pièce d’au-dessus ? » Elle a déjà fait un repérage des lieux, mais elle préfère s'en assurer. Qu’elle ne fasse pas une boulette, en assassinant la mauvaise personne. Ce serait dommage, pour la victime, pour Astrid, et pour l’assassin.

Quant à la fin... « Vous le saurez dès que j’en aurai terminé avec lui. Je viendrai vous en informer personnellement demain soir, dans cette même pièce. » C’est elle qui pose les conditions. Mais Astrid les acceptera, sans aucun doute.


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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyJeu 20 Avr - 15:41


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
#15 ♦️ Astrid & Aubrée

Le Destin intervient

Un assassin à contrarier ? J'arrive. :superman:




Oh, par Alder, mais qu'a-t-elle fait... ? Stupéfaite, incrédule, Astrid écoute la jeune femme vêtue de noir qui lui fait face parler de... de meurtre. La Confrérie la remercie ? Mais... de quoi ? La chambre au-dessus, c'est, c'est... C'est... ! Pourquoi l'assassin veut-elle en avoir terminé avec quelqu'un qui est vraisemblablement Hjalden... ? La panique commence à poindre chez la duchesse, qui ne comprend absolument rien à ce qu'il est en train de se passer.

Est-il seulement possible, d'annuler un contrat placé auprès de Lida et de Sithis ?

Le Destin en doute quelque peu... :eheh:



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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyDim 23 Avr - 20:30

Je cille, incapable de comprendre ce qu’il se passe. Que fais-je en présence…d’un assassin ? Mon regard incrédule passe sur la pièce et je vacille légèrement, comme étourdie par ce que j’entends. Je porte ma main à mon visage, fermant les yeux, espérant que ce n’est qu’un cauchemar. Pourquoi vouloir tuer Hjalden ? Car je ne vois que lui à cette mention de la pièce au-dessus de nos têtes, notre chambre.

Par Omen, je ne comprends pas du tout ce qu’il se passe. Les lieux me sont familiers, quoique légèrement différents dans la disposition de l’ameublement. Il semblerait que je sois toujours duchesse, mais que vient faire la Confrérie dans l’histoire ?

- Demain soir ?.... Ma voix est faible. Je cherche dans ma mémoire une échappatoire, mais peut-on revenir sur un contrat passée avec la Sombre Mère ? Je me tourne vers la fenêtre comme pour prendre conscience de l’imminence de cet assassinat. Mes mains tremblent, en diapason avec mon désarroi. Je me rends compte que je n’ai guère de temps devant moi. Qu’ai-je bien pu dire à cette sombre visiteuse au début de cette entrevue ? Une bourse a changé de main, donc j’ai payé une partie ou la totalité du contrat. Ô Alder, viens-moi en aide, éclaire-moi… Je prends une inspiration avant de me retourner vers l’assassin. Je dois me ressaisir. Vous êtes affiliée à quelle branche ? Peut-être que cela m’éclairera sur cet imbroglio. Pour l’instant je ne confirme pas que ma chambre se situe bien à l’étage supérieur, je cherche à gagner du temps. J’attends sa réponse avant de poursuivre, tentant une feinte. Je ne me souviens pas exactement des termes de mon appel à la Sombre Mère, il est possible que je me sois fourvoyée dans ma requête.

Mon interlocutrice allait certainement trouver la situation étrange, voire mon revirement suspect. En soit, j’aimerai éviter de m’attirer la colère de la Sombre Mère ou de son consort, je considère avoir frayé avec la mort un peu trop à mon goût. Le souvenir d’Outrevent et de la vallée funéraire me fait frissonner et je ne doute pas avoir pali depuis mon éveil ici bas. Peut-être que je pourrai plaider ma cause en m’adressant directement à l’Oracle. Me déplacer à Lorgol pour sauver la vie de Hjalden, un moindre mal. A cet instant, j’ai eu envie de me confier à Hjalmar, ou bien Hiémain, mais sont-ils les hommes que je connais ou bien de parfaits inconnus ? Raconter toute la vérité à cette visiteuse ne me semble pas la meilleure option, car je ne sais comment elle réagirait.
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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyLun 24 Avr - 19:45

Derrière le masque, l’assassin arque un sourcil. Jusque là sereine et sûre d’elle, la duchesse semble comme… Perdue, étourdie, égarée. Comme si elle se réveillait subitement, et qu’elle prenait soudain conscience de ce qui l’entourait. Aubrée ne sait pas ce que cela signifie, ni à quoi elle joue, et ce changement soudain d’humeur l’intrigue. Enfin, tant que l’assassin peut exécuter son contrat tranquillement, et que ce contrat est payé, elle se moque bien des états d’âme de sa cliente.

Le ton faible et quelque peu étonné qu’Aubrée entend dans la voix de son interlocutrice lui fait froncer les sourcils. Cette déclaration l’étonne-t-elle ? Vient-elle seulement de réaliser sa demande, et de son imminence ? « Oui, demain soir. A moins que ce délai ne vous semble trop long ? » Aubrée a perdu son ton sec et froid, pour le teinter d’un léger sarcasme.  A quoi s’attendait-elle ?

La question suivante la surprend aussi. Peut-être souhaite-elle éclaircir le point sur l’accident impossible, ce qui se comprend. « Je suis assassin de la Lame, Astrid. C’est bien pour cette raison que je ne peux exécuter votre demande de maquiller mon travail en accident, ce serait bien peu réaliste, sans vouloir vous contrarier. » Et c’est une autre question, qui tombe, indirecte cette fois. Perplexe, Aubrée scrute la duchesse. Elle a oublié ? Comment peut-on oublier un acte si important ? Ce n’est pas anodin, comme geste, Aubrée le sait, même en étant de l’autre côté du Contrat. Non, il y a quelque chose. Quelque chose, qu’Astrid lui cache. Elle semble bien essayer de gagner du temps, du temps que l’assassin aimerait bien passer en compagnie du duc, plutôt que de sa femme… Une idée insidieuse se glisse dans son esprit. Cherche-t-elle à lui tendre un piège ? Essaie-t-elle d’atteindre, par elle, l’Ecorcheuse, la Confrérie Noire et son pouvoir ? Ce n’est pas impossible. Elle ne doit pas perdre cette éventualité de vue.

Sans rien laisser paraître de ses réflexions, l’Adepte lui répond. « De ce que l’on m’a communiqué, je sais que vous avez demandé à la Confrérie quelqu’un pour se charger du meurtre de votre mari, pour des raisons qui vous sont propres. Vous n’avez pas mentionné de moyen spécifique, ni parlé d’accident, sinon la Sombre Mère aurait envoyé un assassin du Hasard pour satisfaire votre demande. » Son ton est sec, à nouveau, marqueur de son agacement face à cet entretien qui se rallonge et de son impatience qui commence à poindre. « D’autres… points à aborder ? »


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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptySam 29 Avr - 10:42

Oh non, le délai ne me semble pas loin mais bien trop près. Et je m’interroge toujours sur les circonstances qui ont conduit à cette terrible décision de ma part, ou plutôt de la part de la duchesse de ce monde, car plus je réfléchis et plus j’ai l’impression de ne pas être en phase. A moins d’avoir été victime d’une manipulation machiavélique… Je pose un regard pensif sur ma visiteuse suite aux précisions qu’elle m’accorde, sachant qu’elle aurait pu ne pas me répondre. Je me redresse, tâchant de mettre de côté la peur que je ressens ainsi que l’incompréhension. Je ne dois pas me laisser abattre et surtout, je ne dois pas perdre la maîtrise de la conversation.

Une Lame, cela m’éclaire sur son incapacité à faire passer son meurtre pour un accident. Par contre, le résumé qu’elle me fait de mon appel à la Sombre Mère me glace le sang. Il semblait motiver par la volonté de voir disparaître mon mari, qu’importe le moyen. Et pour quelles raisons ? Je ne parviens pas à éclaircir ce point. Je reste sur l’idée d’invalider le contrat passé, mais j’allai devoir me rendre à la Confrérie pour plaider ma cause, auprès de l’Oracle si nécessaire. A son évocation, je me demande si un nouveau représentant a été nommé suite à l’assassinat du précédent par l’ancienne Impératrice. A moins que dans ce monde où j’ai demandé le meurtre de Hjalden, tout mes repères soient faussés, que l’histoire soit différente…. A quelle version se vouer ? Qu’est-il advenu de mes enfants ? Sont-ils toujours vivants ? Et la Rose Ecarlate ?

Je reste perdue. A cet instant, je remarque que ma magie me parait plus présente, alors que d’ordinaire, je l’enfouis au plus profond de moi pour ne pas être démasquée. Cela ajoute à mon trouble néanmoins, je fais face à l’assassin, drapée dans mon rôle de duchesse. Qu’importe ce que pense l’envoyée de Lida suite à mes questions, je viens de prendre ma décision.

- Vous allez surseoir à votre contrat, ma voix est ferme et sans appel. Gardez l’avance, ce n’est pas un souci, quitte à la considérer comme un dédommagement, mais je dois me rendre à Lorgol et m’entretenir avec l’Oracle ou son représentant. Je dois éclaircir certains points.

Je ne vois pas d’autres moyens. Eliminer l’envoyée de la Sombre Mère serait une bien mauvaise idée alors, je préfère d’abord m’évertuer à défendre mon cas devant la Confrérie. J’adresse une prière muette à mes dieux protecteurs, protection et compréhension me seront d’un grand secours dans mon entreprise. Lorgol n’a jamais fait partie de mes destinations prisées.

En soit, je ne sollicite pas l’avis de mon interlocutrice, je lui expose juste les faits auxquels elle devra se conformer. Et si par malheur, le contrat est exécuté sans mon aval, je ne sais ce que cela engendrerait, mais quelqu’un devra payer. Sur ces mots, je considère l’entrevue terminée, un voyage m’attend. Pendant un instant, j’envisage d’ordonner à l’assassin de me suivre, gardant ainsi un œil sur lui, mais est-ce judicieux ?

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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyLun 1 Mai - 13:16

Si, en apparence, Aubrée est stoïque derrière son masque, elle est en réalité inquiète de la tournure de la discussion. L’assassin a l’impression que la duchesse qui se tient à présent devant elle n’est plus la même que la femme froide et déterminée qui l’a accueillie. Elle a la désagréable impression que sa cliente essaie de retarder, voire de rompre le contrat, alors qu’il n’en était aucunement question il y a quelques minutes. C’est comme si, l’instant d’un battement de cil, elle s’était métamorphosée. Ou réveillée soudainement. Peut-être était-ce le cas ? Peut-être qu’Astrid était victime d’une hallucination, d’un piège, ou d’une manipulation ? Aubrée aurait alors pu essayer de l’aider. Seulement, elle n’en avait aucune envie. L’occasion de s’amuser avec une tête couronnée ne reviendra peut-être plus, et de toute manière, abandonner une cible ne fait pas partie de ses habitudes. Alors, autant tenir son rôle d'assassin jusqu'au bout. 

Enfin, Astrid semble avoir retrouvé son assurance de duchesse. Elle a pris une décision, cela se lit dans son regard. Et bien évidemment, celle-ci ne ravit pas l’assassin, et c’est un euphémisme. Elle se pince les lèvres, pour s’empêcher de lâcher des mots qui froisseraient Astrid, et qui la conforteraient dans sa décision. Seulement, elle rit, face à l’absurdité de sa dernière phrase. Un rire glacial, dénué de tout charme. Simplement le rire d’un assassin certain d’avoir le dessus dans la discussion. Comme si Astrid espérait pouvoir négocier avec l'Oracle... « Astrid, Astrid… Navrée de contrarier vos projets de voyage, mais je crois que vous n’avez pas bien saisi la situation. Je suis la représentante de l’Oracle et de la Confrérie. Si vous avez des choses à aborder, c’est maintenant. Et je doute que l’Oracle ait du temps à vous accorder, et accepte de vous recevoir. » Pour Aubrée, c’est hors de question. Faire un aller-retour à Lorgol, pour peu de choses, et retarder l’exécution de Hjalden, c’est non. Et puis, Joséphine est bien assez occupée comme ça, avec ces menaces de rébellion qui grondent à Lorgol ; d’après les espions des Miracles, la mission qu’Aubrée a mené avec Thomas, il y a deux semaines, serait à répéter, encore et encore. Si ça ne tenait qu’à Aubrée, elle aurait déjà fait en sorte de nettoyer Lorgol de tous ces parasites, voire de tous ses habitants. Mais c’est une autre histoire. « Puis-je savoir ce qui vous gêne dans tout ce que nous venons de décider ? Que je puisse au moins vous apporter des réponses à ce qui vous tracasse. » Le ton employé est de nouveau froid, marquant l’impatience de plus en plus forte d’Aubrée. La petite duchesse l’agace, à contrarier ainsi ses plans.


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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyVen 5 Mai - 21:36

M’entendre refuser le fait d’aller à Lorgol ne me plait guère, mais il est vrai qu’elle est une représentante de l’Oracle. Cependant, puis-je lui faire part de mes doutes et du fait que je n’ai jamais passé de contrat pour demander l’assassinat de Hjalden ? La voir rire de ma décision me crispe et je pince mes lèvres. Mon regard s’assombrit tandis que je rassemble mes esprits pour répondre à ses remarques.

- Ce qui me gêne, c’est la situation en générale. Ce qui me gêne, c’est que je n’ai pas sollicité la Sombre Mère pour éliminer mon mari. Ce qui me gêne,  c’est que je n’ai pas de grief à l’encontre de Hjalden. Ce qui me gêne, c’est que je ne comprends pas ce qu’il se passe.

Alors que j’énumère mes problèmes, je ponctue chaque énoncé d’un pas en direction de ma visiteuse. Je ne sais si mes paroles auront un effet sur l’assassin, mais qu’importe, cela me donne l’impression de me libérer un peu de la peur que je ressens depuis que je suis arrivée ici. Etrangement, j’ai la sensation que me rendre à Lorgol est une décision qui pourrait me conduire à des explications.

- Aussi, ce que je souhaite, c’est l’annulation de ce contrat et savoir ce qui m’a conduite à me retrouver à discuter avec une envoyée de la Confrérie. Et si je dois aller à Lorgol pour cela, j’irai à Lorgol.

Saisira-t-elle ma situation ? Je doute qu’elle se range à mes arguments. Par contre me prendre pour une folle, peut-être.
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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyLun 8 Mai - 19:45

Elle est crispée, la duchesse, à cause du ton qu’a employé Aubrée. C’est compréhensible : elle ne doit pas avoir l’habitude que l’on conteste ses décisions. Dommage pour elle, Aubrée a l’habitude de ne pas les respecter – sauf celles émanant de la Confrérie, bien sûr. Les seuls ordres qu’elle reçoit sont ceux de ses supérieurs. Et elle n’obéira certainement pas à une duchesse qui a sûrement moins de pouvoir que son Oracle.
 
Les raisons qu’elle lui énonce ne lui plaisent guère. L’impression qu’Astrid va vouloir annuler son contrat grandit de plus en plus. Elle a avancé, au fur et à mesure de ses paroles ; Aubrée, elle, reste immobile. Elle réfléchit. Ainsi, Astrid n’a aucun souvenir de son appel à Lida ? Elle ne comprend pas ? L’hypothèse de la manipulation est tentante. Mais c’est peu probable. La Sombre Mère ne se serait pas trompée. Si elle a accepté de transmettre une demande, c’est qu’elle a jugé la volonté de la duchesse suffisante à ce moment précis, et voulue de son plein gré. Et ce n’est pas un changement d’avis ; Astrid revendique son ignorance. Alors, pourquoi ne réagir qu’une fois la transaction terminée, et leur entretien presque achevé ?
 
Finalement, la sentence tombe. Astrid annule le contrat. Ou plutôt, veut l’annuler. Aubrée ne répond pas de suite. Elle pourrait se montrer coopérative, et rentrer à Lorgol sans avoir rien fait. Mais elle ne veut pas. Tout ce qu’elle veut, c’est pouvoir s’amuser avec Hjalden, et ce n’est pas cette annulation qui va l’en empêcher.
 
D'ailleurs... Si on y réfléchit, tout est de son côté. Le Contrat est payé. Elle n’a pas le droit de revenir à Lorgol sans avoir exécuté sa mission, donnée par la Sombre Mère elle-même. C’est ça, contre la parole d’Astrid. Oh, si elle avait explicité son annulation dès le début de l’entretien, avant de lui donner la bourse, et si la cible à abattre n’était pas Hjalden, l’issue de la discussion pourrait être différente. Mais c’est trop tard. Et Aubrée ne démords pas. Alors, se rapprochant doucement de la fenêtre, sans jamais tourner le dos à la duchesse, elle répond, un brin de folie dans la voix. « C’est trop tard, Astrid. C’est bien trop tard. Vous auriez dû changer d’avis avant. Le Contrat est payé ; je n’ai qu’à l’exécuter. Mais allez à Lorgol, si vous le désirez. Courez-y ; si jamais vous y parvenez vivante, essayez de parler à l’Oracle, et de revenir avant que je ne l’ai tué. Alors, seulement, je voudrais bien revoir ma décision. » Ce qu’elle lui dit est impossible à réaliser, pour la duchesse, Aubrée le sait ; elle a prévu de l'exécuter dans la journée. Mais l'Adepte joue un jeu dangereux : dans sa jubilation, Aubrée a oublié qu’elle n’avait pas le dessus ici, qu’elle n’est pas à Lorgol, qu’Astrid est encore chez elle, et qu’elle ne vit pas seule dans son château… Mais elle est si contente de pouvoir jouer qu’elle oublie les fondements de la prudence.


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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyVen 12 Mai - 19:43

Je ne suis pas certaine que mes paroles convainquent mon interlocutrice et son attitude le prouve. Arrogante assassin… Elle confirme l’existence d’un Oracle ce qui me conforte dans l’idée que le monde a changé. Je pense que j’aurai été informé de la survenue d’une telle nouvelle. Rien ne va. Je la suis du regard tandis qu’elle s’approche de la fenêtre. Etrangement, je sens ma magie s’agiter en moi, comme en réponse à mon état d’esprit, comme si elle voulait s’exprimer face à cette demoiselle si sûre d’elle. Certes, elle est l’envoyée de Lida, mais qu’importe à cet instant. Je regrette presque de ne pas savoir utiliser mes pouvoirs pour l’empêcher d’agir. J’ai presque l’impression de sentir l’’atmosphère changer, se teintant de cette couleur hivernale familière. A moins de la geler sur place, ce que je ne sais pas faire de surcroît, je n’ai pas d’options immédiates. Mais, j’ai d’autres moyens à ma disposition. Sourire désabusé face aux paroles de ma visiteuse.

- Si j’avais su avant, vous ne seriez pas là. C’est une certitude. Vous semblez bien assurée de réussir votre entreprise mais ne croyez pas que je vais vous laisser la voie libre jusqu’à mon mari.

J’ai presque envie de l’assommer pour ensuite l’enfermer dans nos geôles, mais je doute que se mesurer à une Lame soit judicieux, à moins de vouloir en finir avec la vie et je ne suis pas une combattante. Je ne sais si des gardes se trouvent à proximité puisque l’entrevue devait rester à priori secrète, néanmoins une fois alertés ils seront un rempart protecteur pour Hjalden. Du moins je l’espère vu ce monde étrange dans lequel j’évolue. Peut-être qu’en criant… Je jette un coup d’œil vers la porte pour évaluer la distance, j’ai des chances mais l’assassin aura tôt fait de s’envoler par la fenêtre. Je me rends compte que, même si je parviens à neutraliser cet Assassin, la Confrérie en enverra d’autres, surtout si la Sombre Mère a validé cet appel.

- Ne surestimez pas vos compétences.

J’hésite à détourner mon attention de ma visiteuse alors je recule petit à petit vers la porte pour alerter la garde.
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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyLun 15 Mai - 21:18

Astrid semble irritée de son attitude. Aubrée peut presque entendre ses pensées vis-à-vis d’elle : elle doit la trouver arrogante et agaçante. Cependant, et à sa déception, elle ne semble pas avoir peur. En réalité, l’Adepte aurait aimé qu’elle écarquille les yeux, qu’elle la supplie, n’importe quoi, mais pas qu’elle se mette à sourire bêtement. Et ce qu’elle lui répond ramène la blondine sur terre. Elle plisse les yeux, tout en scrutant la duchesse. Au moins, elle peut lui reconnaître une qualité : elle est si généreuse qu’elle lui permet de se rappeler qu’Astrid peut, à tout moment, appeler des gardes. Et même si Aubrée est un assassin doué, elle ne sait pas si se battre seule contre des dizaines de soldats armés et entraînés serait une bonne idée. Mais elle ne peut s’empêcher de sourire derrière son masque. « C’est parfait. J’aime les défis. » Orgueilleuse, la petite Aubrée ? Certainement pas.
                                                                     
Cependant, la blondine se rend compte qu’Astrid se rapproche peu à peu de la porte, en même temps qu’elle-même se trouve de plus en plus près de la fenêtre, à l’opposé de la pièce. Elles ne se quittent toutefois pas du regard, à aucun moment, chacune prête à réagir si l’autre tente quelque chose. Finalement, ce qu’ajoute Astrid agrandit le sourire d’Aubrée. Une menace ? Parfait. « Et vous, ne les sous-estimez pas. » Elle se tait, tout en continuant de fixer la duchesse. Une seconde ou dix minutes, le résultat est le même : aucune ne bouge. Jusqu’à ce que d’un seul coup, d’un mouvement vif, l’assassin se retourne vers la fenêtre, l’ouvre en grand, et sans un seul regard pour Astrid, passe au travers. Elle est sûrement déjà dans le couloir, en train d’alerter les gardes. Mais le temps que ceux-ci ne comprennent ce qui se passe, Aubrée a largement le temps d’assassiner Hjalden. En équilibre sur la corniche, elle se hisse à la force des bras sur celles de la pièce d’au-dessus. Celle de la chambre d’Hjalden. Rapidement, la Fille de la Nuit tire un petit poignard de son fourreau, le glisse dans la fente de la fenêtre et l’ouvre, sans grandes difficultés. Elle n’est pas Voleuse, mais a déjà eu l’occasion d’apprendre quelques rudiments en compagnie des Enfants des Miracles, lors de sa formation.
 
Rapidement, elle écarte les rideaux et se faufile dans la pièce. Le Duc est là, dans son lit, en train de dormir. Il n’a même pas été réveillé par l’ouverture de la fenêtre. Elle vérifie que la porte est bien verrouillée de l’intérieur, avant de s’approcher doucement de Hjalden. Son sourire s’agrandit, quand la blondine voit qu’il ne bouge pas. Alors, lestement, elle saute sur le lit et son occupant avant de s’asseoir carrément sur lui, de manière à bloquer simplement avec ses jambes les membres de sa victime. Et même si elle n’a pas une force démesurée, elle sait où appuyer pour immobiliser quelqu’un. Réveillé, surpris, Hjalden se débat et tente de crier, mais Aubrée lui fourre son oreiller dans la bouche et lui colle le poignard sous la gorge. « Tout doux, tout doux… Arrête de bouger comme ça, nous n’avons pas beaucoup de temps. » Les paroles sont susurrées, traduisant la folie meurtrière de la jeune femme. Hjalden a compris que son interlocutrice ne plaisante pas. Mais il continue de bouger, de tenter de la renverser, de sortir de son emprise. En représailles, l’assassin entaille le cou du noble, d’abord légèrement, puis plus profondément, arrachant à l’homme un grognement rauque. « Je t’ai dit d’arrêter de bouger, enfin. Laisse-moi faire mon travail correctement. Je ne voudrais pas qu’Astrid soit déçue par le résultat. » Sa promesse est tenue : Hjalden sait désormais qui a commandité son meurtre. Et sans plus se préoccuper de ses cris étouffés par l’oreiller et de ses gesticulations, elle dégaine un deuxième petit couteau et déchire de haut en bas sa tunique. Elle sourit plus largement encore en écartant les pans, dévoilant la chair ducale tant convoitée. A sa merci. Le poignard en suspens, elle hésite. Va-t-elle écrire, dessiner ? Ou bien laisser libre cours à ses coups ? Elle se décide finalement pour écrire son surnom, afin qu’Astrid, et tous les autres, soient au courant que tenter de contrarier l’Adepte ne sert à rien ; qu’elle arrivera toujours à toucher sa cible.
 
E. Aubrée se repaît de ses cris, de la vision du sang qui perle. L’entaille est légère. Elle s’approfondira un peu plus à chaque lettre, faisant grimper la tension, la douleur et le plaisir.
C. Hjalden a projeté ses jambes de toutes ses forces, pour tenter de frapper l’assassin dans le dos et la déstabiliser. Mais la jeune femme riposte en lui enfonçant son couteau dans la cuisse.
O. Il a réussi à se libérer de son oreiller, et à crier fort, obligeant l’assassin à laisser son travail pour lui remettre son bâillon improvisé. A cet instant, elle aurait aimé avoir les facultés de Thomas à déboîter la mâchoire de ses adversaires d’un seul coup de poing. Mais quelqu’un a toqué à la porte, puis cogné. Sûrement le garde en faction dans le couloir. « Tout va bien ? » Malgré le danger pour elle, Aubrée n’en tient pas compte, et continue son œuvre, en gravant dans la chair du Duc un R écarlate. Il hurle à nouveau. Il sait qu'il a un espoir, que le garde peut l'entendre malgré le bâillon, et qu'il peut l'aider. Elle entend la poignée tourner dans la porte, sans qu’elle ne s’ouvre, puis des voix et des pas précipités dans le couloir. Sûrement tous les gardes alertés par Astrid. Zut. Aubrée ne les attendait pas de sitôt. La porte se met à trembler, signe qu’ils tentent de l’enfoncer. Mais qu’importe. Elle veut finir son œuvre.
Elle a tout juste le temps de tracer le C et le H que la porte s’ouvre en grand. L’assassin tourne la tête en direction des gardes. « Trop tard. » Et elle plante son couteau dans le cœur du Duc. C’est bien dommage. Elle aurait aimé que son jeu dure plus longtemps. Mais elle se sera amusée, au moins quelques instants trop courts.


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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyMar 16 Mai - 19:21

Apparemment, la perspective de se frotter à la garde ducale ne décourage pas l’assassin, voire cela semble l’amuser. Ma visiteuse répond à ma menace avec une pointe de défi. Mes paroles n’ont pu la convaincre d’abandonner son projet et je sens que nous nous engageons sur une voie sans retour. Nous nous observons pendant un temps qui me semble interminable jusqu’à ce qu’elle se précipite par la fenêtre pour s’atteler à sa tâche. Je me précipite vers la porte et l’ouvre la volée.

- A la garde ! Mon cri s’élève dans les couloirs, alertant les gardes et personnels de la maisonnée. Protéger le Duc ! Il y a un assassin dans le palais.

Ils n’ont guère besoin de plus d’informations et je m’élance dans les escaliers pour atteindre l’étage supérieur. Je réitère mon alerte en atteignant le palier. Je cours vers la chambre ducale pour constater qu’un garde tambourine contre la porte. Non ! La peur m’étreint alors que je joins mes efforts à celui du garde. Une cavalcade dans les couloirs m’informe que d’autres gardes vont nous rejoindre, mais j’ordonne au garde à mes côtés d’enfoncer la porte. Nous sommes plusieurs à pénétrer dans la pièce. J’embrasse la scène d’un regard, l’assassin au dessus de Hjalden armé de son couteau, mon mari couvert de sang avec un oreiller sur la tête… Le cri s’échappe de ma gorge alors qu’elle plonge son arme pour achever Hjalden, un cri porteur de douleur, d’impuissance et de haine. La chaleur semble quitter mon corps et mon cœur tandis qu’une boule se forme au creux de mon ventre, un maelstrom d’émotions se cristallisant dans ma magie sur laquelle je n’exerce plus aucun contrôle. Je ne perçois pas la tempête qui s’abat sur Svaljärd à l’extérieur. Je ne pensais pas pouvoir ressentir autant de colère au point de vouloir la mort de l’assassin, mais aussi la mienne, du moins de celle qui a passé ce contrat. Je sors de ma torpeur quand les gardes s’élancent vers l’intruse pour l’arrêter ou la neutraliser. A cet instant je la veux morte, ainsi que la Confrérie. Ou bien capturée et à ma merci… Je ne sais plus que penser. Je suis perdue, mais animée d’une douleur lancinante.

J’espère simplement que l’assassin ne va pas de nouveau s’échapper par la fenêtre. Et quand bien même, je la pourchasserai jusqu’à Lorgol si nécessaire pour lui faire payer, voire à travers Arven. Mais dans la confusion qui s’ensuit, je perds de vue l’assassin et me retrouve écartée par mes gardes souhaitant me mettre hors d’atteinte des lames mortelles. J’en perds la notion du temps et je me sens faiblir, appuyée contre le mur dans le couloir.
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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyJeu 18 Mai - 20:56

Astrid crie. Et Aubrée rit de sa douleur, s’amuse de sa souffrance. Mais cette joie est de bien courte durée. Les gardes envahissent la chambre pour tenter de la neutraliser. De la tuer, même. La tueuse tuée, ce serait bien ironique. Et ce n’est pas totalement ce qu’a prévu la jeune Adepte. Alors, elle saute au sol vivement, un poignard dans chaque main. Elle essaie de battre en retraite vers la fenêtre, histoire de pouvoir rentrer à Lorgol entière et sans trop de dommages ; elle sait qu’elle ne fait pas le poids face à une horde de militaires, et qu’elle ne pourra malheureusement pas les tuer tous. Mais les gardes ne l’entendent pas de cette oreille, et déjà Aubrée est obligée de parer leurs attaques violentes. Seulement, deux petits poignards ne sont pas vraiment efficaces pour se défendre contre des haches et des épées. La sienne est à Lorgol, dans sa chambre. Elle ne pensait pas en avoir besoin… Erreur. Consciente de sa situation critique, prête à tout pour déstabiliser ses ennemis, elle se met à crier. « Ne vous opposez pas à la Confrérie Noire ! Ne contrariez pas la volonté de la Sombre Mère, ou vous le regretterez ! » Elle sent que certains de ses adversaires flanchent et hésitent. Ils connaissent l’étendue des pouvoirs de la Confrérie, sur Lorgol et sur Arven tout entier, et savent qu’ils peuvent mourir du jour au lendemain sans l’avoir vu venir, simplement pour avoir causé du tort à une des Filles de la Nuit. Mais ce n’est pas le cas de tous : alors qu’Aubrée veut profiter de ce court instant de répit pour s’enfuir, elle esquive de justesse la longue épée d’un garde fidèle à sa couronne, qui aurait pu la trancher en deux si elle n’avait pas fait attention. Et avant que son propriétaire ne puisse repartir à l’attaque, elle lance son bras en avant, poignard au bout, droit vers son visage. En réponse à son geste lui parviennent un cri de douleur et une giclée de sang. Mais elle ne se préoccupe plus de l’homme, et déjà ses poignards sont à la recherche d’autres cibles à toucher, d’autres chairs à trancher, d’autres sangs à faire couler. La Danse Mortelle est entamée, et le message est clair : quiconque se trouvera à la portée de la Lame risque de ne pas faire long feu.

Petit à petit, l’assassin recule, vers la fenêtre encore entrouverte. Il va falloir qu’elle se retourne pour pouvoir passer au travers. Et qu’elle saute. Aucune de ces deux étapes ne l’enchante vraiment ; la première parce que, pendant quelques secondes, elle ne verra plus l’ennemi, et la seconde parce qu’elle a le vertige. C’est bien peu pratique pour son métier, mais elle a une peur bleue du vide depuis qu’une fois, alors qu’elle était enfant, elle a failli tomber du dixième étage d’une Tour délabrée de la Ville Basse, à cause d’un camarade de jeu idiot qui l’a fait sursauter alors qu’elle se tenait en équilibre au-dessus du vide. Il l’a rattrapé au dernier moment. Elle ne s’est plus jamais approchée de lui, et s’arrange désormais pour ne plus se retrouver à moins d’un mètre du bord d’un toit. Sauf en mission ; concentrée sur son objectif, elle parvient le plus souvent à faire abstraction de sa phobie, comme par exemple lors de son escalade du salon privé d’Astrid à la chambre de Hjalden. Là, c’est un peu différent. Son but est de sauter depuis la fenêtre, pas de grimper. Et elle n’a pas le choix. C’est mourir sous les lames, ou risquer de se rompre le cou. Et même si la première solution est la plus honorable, elle préfère encore tenter de sauver sa peau. Elle ne sait simplement pas ce qu’elle trouvera sous les fenêtres. Peut-être des soldats l’attendent-ils déjà, et qu’elle est piégée ? Dans ce cas, elle s’échappera par le haut.

Elle y est. Les gardes ont redoublé de violence, et elle peine à les maintenir en retrait. Elle hésite à lâcher un de ses poignards pour écarter la fenêtre d’une main, mais elle craint de ne pas réussir à s’en sortir avec une seule arme. Alors, elle tente le tout pour le tout, se retourne sans crier gare et grimpe sur le rebord. Elle reste en équilibre une demi-seconde. Une demi-seconde de trop. A l’instant où elle veut se laisser tomber, elle sent le fer mordre son épaule. Dans un cri de surprise mêlée à la douleur et à la rage, elle perd l’équilibre et chute au sol, se réceptionnant – se ramassant – sur les pavés des rues de Svaljärd de manière plus brutale que gracieuse, ce qui lui arrache un grognement. Elle a mal, l’assassin. Elle serre les dents, et encore plus fort quand elle sent sa cheville droite la lancer, prête à rendre l’âme. Mais elle ne peut pas rester ici ; elle a déjà de la chance qu’aucun garde ne se trouve encore dans les parages. Ils n’ont pas encore réagi, mais cela ne saurait tarder. Aubrée s’attend presque à voir surgir de la fenêtre du deuxième étage des gardes, prêts à l’imiter et à la suivre dans sa chute risquée. Alors, elle se relève et détale aussi vite que sa cheville et son épaule ensanglantée, loin du château, en direction de la demeure du mage des Portails le plus proche. Elle ne prête qu’une attention toute relative à la neige qui tombe de plus en plus fort, la trouvant même bienvenue : elle masquera ses traces de pas et la traînée de sang qu’elle laisse dans son sillage, et pourra sans doute plus facilement semer ses nouveaux amis.


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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyJeu 25 Mai - 13:44

L’Adepte grimace. C’est pas bon. Vraiment pas bon.

Il fait de plus en plus froid, la neige tombe de plus en plus fort et s’infiltre peu à peu dans ses vêtements, jusqu’à brûler sa peau. Et elle a de plus en plus mal à l’épaule et à la jambe. D’autant plus qu’elle se sait poursuivie, et qu’il lui reste encore plusieurs mètres à parcourir avant d’arriver chez le Mage des portails qui la fera voyager jusqu’à Lorgol. Elle traîne de plus en plus ; si au départ la douleur était supportable, elle semble augmenter de seconde en seconde. Elle n’a jamais connu une résistance pareille à un assassinat. Les clients reviennent bien peu souvent sur leurs décisions, et ce ne sont généralement pas des duchesses qui possèdent du monde sous leurs ordres.

Enfin, Aubrée arrive à la porte de la maison tant recherchée. Sans crier gare, elle l’ouvre en grand, entre à l’intérieur et claque la porte derrière elle. Le mage est là, en tunique de nuit, en train de raviver les flammes de sa cheminée. En l’entendant arriver, il se retourne d’un coup, et hausse les sourcils. « Vous avez eu des ennuis ? » Il a repéré le sang qui macule sa cape et sa tenue. « Dépêche-toi. » La réponse est sèche, sifflée entre les dents serrées de l’assassin. Elle jette un œil par-dessus son épaule. Ils ne sont pas encore là. « Ah, mais il va falloir payer alors. Je ne travaille pas de nuit, normalement. » Cet idiot va lui faire perdre un temps précieux, pour des broutilles. Alors, elle dégaine son poignard et le lui colle à la gorge. L’homme blêmit. « Dépêche-toi de m’ouvrir ce portail, ou c’est toi qui vas payer de ton sang pour avoir osé ralentir une Fille de la Nuit en pleine mission. » Le mage acquiesce. Il sait que l’Adepte ne plaisante pas. Et ajouter une victime à son tableau de chasse de la soirée ne la dérange pas, bien au contraire. Seulement, elle ne compte pas tuer la seule porte de sortie qui s’offre à elle. Alors, elle se contente d’adopter une attitude menaçante et d’observer le mage faire son travail. A l’instant même où la faille se crée, la porte s’ouvre à nouveau et plein de soldats armés entrent dans la pièce. « Elle est là ! » L’assassin serre davantage les dents. Elle n’a même pas le temps de crier au mage de refermer le portail derrière elle. Alors elle passe au travers, et se met à courir, autant que sa jambe blessée ne le permet. Elle connaît les rues par cœur, tous ses croisements, et sait parfaitement comment rejoindre la Tour Noire, de n’importe où dans Lorgol.

Et soudainement, elle ne sait plus.

La course effrénée ralentit peu à peu, jusqu’à s’arrêter totalement. Aubrée ne sait plus. L’Ecorcheuse n’est plus. A sa place se tient l’apprentie assassin, totalement perdue. Pourquoi court-elle ?  Pourquoi est-elle en tenue d’assassin ? Pourquoi ne se souvient-elle de rien ? Et… pourquoi tout ce sang sur les mains ? Pas que sur les mains, d’ailleurs. En baissant les yeux, elle se rend compte que c’est sa tenue tout entière qui en est imbibée. Elle a tué, et elle ne se souvient pas. A-t-elle trop bu ? Ce n’est pas impossible. Mais Lia ne l’aurait jamais laissé boire avant une mission… Et de qui provient tout ce sang ? Et cette douleur… Elle pose les yeux sur son épaule meurtrie, avant de comprendre avec effroi que ce sang pourrait bien être le sien. Mais que s’est-il passé ? Elle doit retrouver Lia. Elle lui expliquera. « Elle est partie par là ! » Des voix qui se rapprochent. Des pas. Aubrée ne sait pas ce qui se passe, mais elle a l’intime conviction que ces hommes sont là pour elle. Ils la cherchent. Alors, elle veut se remettre à courir, avant de se rendre compte que sa jambe aussi la fait souffrir. Mais qu’à-t-elle fait ? Tant pis, il faut y aller. Au moins essayer. Péniblement, elle recommence à marcher dans une direction au hasard. Elle ne reconnaît pas sa Lorgol. Elle semble totalement changée, différente. Plus inquiétante. Mais ce n’est peut-être que l’impression que l’on a, quand on se sent traqué.

Les pas se rapprochent. Aubrée accélère le sien, ou du moins essaie, et bifurque dans ce qu’elle pense être une ruelle, mais qui se révèle être finalement une impasse. Elle grogne et fait demi-tour, mais c’est trop tard. Ils sont là. « On la tient ! » Acculée, terrifiée, Aubrée recule, prise au piège. Ils s’approchent, épée en main, prêts à se battre. Mais la jeune femme ne sait plus les affronter. Va-t-elle mourir, ici, sans avoir pu se défendre ? Sans Lia, sans Agathe, sans Grâce ? Elle ne pourra même pas leur dire adieu ? Non, ce n’est pas possible, c’est totalement contraire à tous ses projets. En essayant de ne pas paniquer, elle se positionne comme elle a appris, d’une posture bien moins assurée, prête au moins à essayer de parer leurs attaques.  Quitte à mourir, autant le faire en combattant. Et puis, elle croise son regard, qu’elle reconnaît pour l’avoir déjà vue auparavant. Elle ne la connaît pas en tant qu’assassin, mais bel et bien en tant que demoiselle de compagnie de sa belle-sœur. Elle est son dernier espoir. Alors, Aubrée s’époumone, se met à crier, la voix cassée par la peur de mourir, quitte à trahir sa couverture. « Astrid ! Astrid, c’est moi ! C’est Aubrée ! Je… la demoiselle de compagnie de Ljöta d’Evalk… » L’épée qui s’enfonce dans son ventre la fait taire. Le garde n’a pas hésité. La trace est nette, précise. Lia aurait dit qu’il connaissait son travail parfaitement, et qu’elle aurait dû prendre exemple sur lui. Mais c’est trop tard.

La jeune femme s’effondre au sol. La tête cogne contre les pavés. Son masque se dénoue et glisse à ses côtés, dévoilant le visage d’ange et les cheveux clairs. Et dans une mare de sang, la jeune femme s’endort retrouver Sithis, en pensant qu’elle n’aura pas pleuré le jour de sa propre mort.


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Message Sujet: Re: Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le prix d'une vie ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyJeu 25 Mai - 19:44

Certains gardes se précipitent à la fenêtre par laquelle s’est échappée l’assassin, tandis que d’autres s’élancent à travers les couloirs. Je me sens faible, le mur me soutient, les émotions me submergent et j’ai l’impression d’être coupée du monde dont les sons me semblent comme étouffés. Pourtant, je revins rapidement à la réalité lorsqu’un de nos gardes me saisit par le bras dans l’intention de me conduire ailleurs. Sauf que je secoue la tête et refuse de le suivre. Je lui ordonne d’une voix que je souhaite ferme, mais dont les tremblements trahissent mon état d’esprit, que je veux les suivre dans leur poursuite de l’assassin. Je me renfrogne devant son regard et son attitude sceptiques et me redresse avant d’emboiter le pas de poursuivants, ne lui laissant pas l’opportunité de discuter ma décision.

Je m’aventure dans les rues de Svaljärd, indifférente au climat mais soigneusement protégée par plusieurs gardes. L’agitation, les cris s’élevant dans la cité nous conduisent vers le domicile d’un mage des portails. Encore une incohérence de cette réalité semble noter mon esprit sans que je m’y attarde. Lorsque je pénètre dans la masure, mes gardes tiennent en respect le mage.

- Il a aidé l’assassin à fuir, mais une équipe a franchi le portail.

J’écoute le rapport des soldats, posant un regard sur l’ouverture magique encore active. Je hoche la tête avant de faire un signe de la main, signifiant que je veux suivre sa trace. Mes gardes essayent de m’en dissuader en m’expliquant que Lorgol est dangereuse, mais je n’écoute guère leurs arguments. Coquille vide en dérive. Etrange comme le Destin se joue de nous. Moi qui ne veux pas mettre un pied à Lorgol, me voilà lancée à la poursuite d’une Fille de la Nuit animée par une envie de vengeance. Pourtant je ne suis pas encline à la violence mais les circonstances nous poussent parfois dans nos retranchements. Un frisson me parcourt alors que je franchis le portail sous bonne escorte.

Je lève les yeux pour observer le ciel lorsque j’émerge de l’autre côté. La nuit est sombre comme mon humeur. Je ne prête guère attention au trajet me laissant guider par mes soldats et nous arrivons dans une impasse. La meurtrière est coincée, ce qui me fait plaisir. Mais sa réaction est des plus inattendues. Je ne comprends pas sur le coup.

- Aubrée ?...

Le murmure étonné s’échappe de mes lèvres et ma respiration s’arrête lorsqu’elle mentionne Ljöta. Impossible, c’est impossible. Mais je n’ai pas le temps de réagir qu’un des gardes saisit l’occasion de l’occire comme il se doit. Mon univers se brise encore un peu plus quand je me précipite vers la demoiselle. Le masque est tombé et je peux constater de visu son identité. Je reste planté devant le corps, partagée entre la satisfaction d’avoir vengé Hjalden, la tristesse de la mort d’Aubrée, le désarroi et la colère liés à la situation qui m’échappe totalement, ainsi que l’incompréhension. Qui a modifié l’histoire ?

- Ma dame, nous ne pouvons rester ici, nous devons rejoindre un lieu sûr.

Sonnée, je suis ma garde jusqu’à une résidence rattachée à la couronne kyréenne, dans la Ville Haute. Je ne connais pas les lieux et, après quelques questions, je m’isole pour repenser à tout ce qui vient de se passer. Si j’y parviens car, une fois assisse, les larmes coulent le long de mes joues sans que je parvienne à les retenir.
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