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 Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée

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Le Destin
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J'ai : un âge au dessus de toute raison.
Message Sujet: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptySam 1 Avr - 1:47




Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
#16 ♦ Eugénie & Maelys

Le fils du père

Intrigue 2.3 ♦ Trame temporelle alternée




Oh, elle ose.
Outrecuidante catin des champs.
La rage au ventre, elle fait les cent pas, Maelys, dans la demeure paternelle : les informations relayées par la rumeur populaire sont parvenues à ses oreilles en mentionnant un petit Brutus, fils bâtard d’une certaine génisse belliférienne plate et insipide… et de son époux à elle, Octavius, Maréchal de Serre !
L’enfant en lui-même ne serait pas tant un problème, si la vile catin n’avait décidé d’évincer l’épouse légitime par tous les moyens nécessaires pour se faire marier à la place et devenir une des premières dames de l’empire.
Inacceptable ! L’affection est depuis longtemps anéantie entre les époux Fer-Vaillant, mais la digne fille du Maître de la Guilde des Marchands ne renoncera pas à son statut privilégié sans se battre.
C’est donc l’arme à la main qu’elle s’introduit dans la maison occupée par Eugénie – une Eugénie un peu perdue, car elle se souvient de sa vie d’avant, elle, et n’a aucune idée de comment elle est arrivée là…




Consignes

Le Destin vous passe la main



• Ce topic est votre participation à l'intrigue 2.3 La Roue Brisée et n'est ouvert qu'à vous.  

• Vous devez y poster au moins une fois par semaine chacun.  

• Ce sujet devra être clôturé avant le dimanche 28 mai !  

• Vos personnages doivent arriver à Lorgol en fin de sujet, pour rejoindre l'Académie, ils ont le pressentiment qu'on les y attend. De fait, un campement de romanichels rescapés commence à se former dans la forêt de sapins à proximité. Vous serez sûrement au complet vers la fin du mois de mai.
• C'est le Destin qui décide si votre personnage a conscience d'avoir vécu une autre vie auparavant, ou pas ! Respectez bien votre contexte, et soyez attentifs : il peut vous faire retrouver la mémoire en cours de sujet...  

• Le premier message posté sera obligatoirement le formulaire d'ouverture des RP ! Pensez à le dater et à insérer le lien de votre sujet à l'endroit prévu pour permettre son recensement dans la chronologie.

• Le Destin passera peut-être vous taquiner de temps en temps...

• Pas de limite de mots, vous êtes des dragonnets libres, liiiiiiibres !

Bonne chance à tous !  



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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyDim 2 Avr - 0:02


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Maelys & Eugénie

Le fils du père

Intrigue 2.3 ♦ Trame temporelle alternée



• Date : 10 avril 1002
• Météo : Le temps est orageux et une fine pluie commence à tomber
• Statut du RP : privé
• Résumé : Eugénie a la tête embrumée. Elle n’arrive pas à comprendre comment elle est arrivée en Ibélène. Elle vit une vie qui n’est pas tout à fait la sienne tout en étant la sienne. Elle était en train de broder lorsque Maelys débarque chez elle, arme à la main.
• Recensement :
Code:
• [b]10 avrol 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1959-le-fils-du-pere-intrigue-2-3-la-roue-brisee#58100]Le fils du père[/url] - [i]Maelys & Eugénie[/i]
: Eugénie a la tête embrumée. Elle n’arrive pas à comprendre comment elle est arrivée en Ibélène. Elle vit une vie qui n’est pas tout à fait la sienne tout en étant la sienne. Elle était en train de broder lorsque Maelys débarque chez elle, arme à la main.
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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyDim 2 Avr - 0:03

Le réveille fut difficile et surtout incompréhensible. La belle Eugénie n’était pas tout à fait à l’endroit où elle devrait être. C’était étrange. Elle avait l’impression qu’une vie entière s’était passée. Qu’elle n’en avait été que spectatrice. Elle avait bien un fils. Son fils qui plus est, mais ce n’était pas Jasmin. Il s’appelait Brutus. Elle l’avait regardé d’un drôle d’air et le garçon n’avait pas compris. Elle avait le sentiment qu’un grand destin l’attendait. Cet enfant chéri, qu’elle aimait plus que tout. On lui avait dit qu’il était le fils du Maréchal de Serre d’Ibélène. Elle avait haussé un sourcil et une femme était venue la rassurer. Une petite chute sur la tête et voilà qu’elle semblait avoir perdue la mémoire. Mais malgré tout ceci, Eugénie avait le terrible sentiment qu’elle n’était pas tout à fait dans sa vie. Mais qu’à cela ne tienne, elle se battrait ici, pour ce fils, ce nouveau fils. Et qui sait elle finirait peut-être par retrouver sa vie. Eugénie n’était pas une fille de Bellifère pour rien. Avant, elle s’était résignée, assagit, mais aussi parce que dans ses souvenirs, sa rivale était aimable. Alors que là, cette femme, elle la détestait. C'était Brutus qui lui avait dit. Et la vérité sort de la bouche des enfants non. Et elle, elle était bien décidée à donner à Brutus un destin fabuleux, digne de son ascendance. Elle aurait pu vouloir un tel avenir pour Jasmin. Oui Jasmin, elle ne sait pourquoi, mais ce nom raisonne dans sa tête. Un cri de son âme qui la poussait à ne pas accepter cette vie, cette histoire qui n'était pas la sienne. Un appel que lui délivrerait le destin ? Certainement pas. Eugénie avait perdu depuis longtemps foi. Le destin elle s’en méfiait plus que de raison. Combien de fois il s’était joué d’elle. Une pauvre marionnette, voilà ce qu’elle était. Elle était dame de parage de l’impératrice Catarine qu'on lui avait dit. Elle avait tout pour elle. Et elle avait attiré le regard du Maréchal de Serre. Elle lui avait donné un fils. C'était étrange comme toute cette histoire ressemblait à la sienne, à Jasmin. Et malgré tout ceci, malgré les faits qui dansaient devant elle, cela sonnait faux, tellement faux. Une vie qui était la sienne tout en étant celle d’une autre. Une autre Eugénie avec un passé semblable au sien et pourtant différent. Un avenir à construire qu’elle voulait différent de celui qu’elle construisait autrement pour jasmin. Deux passés, deux présents et des avenirs à choisir. Et si par le passé, ou bien son autre présent elle avait choisi la voie d’une certaine sagesse, il en serait bien différent dans ce présent. Parce que ce présent pourrait la ramener dans sa réalité. Elle devrait bien réussir à aller jusqu'à Lorgol. Elle ne connaissait pas Lorgol, il était temps qu'elle la dévouvre.

Eugénie était en pleine réflexion lorsqu’elle entendit du bruit en provenance de l’entrée de sa demeure. Elle quitta sa broderie pour se rendre dans la direction du bruit plus que suspect. Ce fut à cet instant qu’elle se retrouva face à une jeune femme la menaçant d'une arme. Avait-elle l’intention de la tuer ? Eugénie l’ignorait mais elle recula de plusieurs pas par précaution. « Puis-je savoir qui vous êtes ? » demanda Eugénie. Elle recula encore un peu et poursuivit. « Puis-je savoir ce sue voys me voulez ? Ne vous a-t'on jamais appros à ne point venir chez les autres sans y être invitée. » ajouta la blonde un brin sur la défensive.
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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyLun 3 Avr - 23:46

La porte sort de ses gonds, dans un vacarme tonitruant.
On repassera, pour la discrétion... Je lance un regard noir aux deux hommes de main que j’ai engagé, leur indiquant d’un signe du menton le petit salon sur le côté. « Fouillez la maison, de fond en comble. Trouvez-les ! » Est-elle seulement seule, cette catin ? Elle doit bien avoir d’autres personnes à qui elle est au crochet, en attendant de dégoter meilleur parti... Mon parti. Octavius a beau être l’un des pires crétins que Bellifère a dû voir naître - et c’est peu dire - mais il n’en reste pas moins mon mari, et pas moins que le Maréchal de Serre. Ca me sidère encore qu’il soit parvenu à un tel poste avec ses capacités de réflexion si limitées... Comme quoi, c’est à la portée de n’importe qui, mais je ne vais certainement pas m’en plaindre. Les choses ont finalement tourné en ma faveur, ce qui était loin d’être gagné. Je ne risque plus de céder ma place à la première arriviste, attirée par le prestige de ce statut.

Ca valait bien un petit sacrifice, et j’ai payé grassement ces quelques mercenaires de mon père pour qu’ils m’aident à régler cet épineux problème, et ferment les yeux par la suite. C’est toujours moins onéreux que de se procurer les services de la Confrérie Noire. Et puis... Je voulais la voir en face, celle qui a osé me défier, et m’assurer de lui arracher le cœur de mes propres mains, après avoir tué son si précieux bambin juste sous ses yeux. Que toutes celles qui tenteraient de me prendre ce qui m’appartient soient averties...

Je monte immédiatement à l’étage, en leur laissant le loisir de fouiller intégralement les pièces communes. Je les entends distinctement retourner scrupuleusement toute la maison, se faisant un plaisir de la saccager et de prendre ce qui les intéresse, ce qui me convient tout à fait pour couvrir mes traces. Et... Je n’aurais pu espérer mieux, en poussant le battant d’une porte. La voilà, elle, l’insolente. Je la fusille du regard, tandis qu’elle se lève pour me faire face. Mon sourire se fait mauvais, à lui bloquer le passage, la lame au clair. Ce qui ne l’empêche pas de... De jouer la désinvolture, en de pareilles situations. Je lâche un rire surpris. Comme si j’allais attendre une invitation de sa part pour pouvoir lui trancher la gorge ! Ne se doutait-elle vraiment pas de ma venue, assise là à tranquillement faire quelques points sur sa broderie ? Idiote, en plus d’être effrontée. Elle aurait été bien assortie à ce grand benêt, finalement ! « Tu sais très bien qui je suis, petite sotte, mais tu préférerais l’oublier hein ? Tu te doutais bien, que j’allais venir pour toi. Que croyais-tu, que j’allais te laisser faire à ta guise sans intervenir ? »

« Madame. On a trouvé le gosse. » Je lance à peine une œillade sur le côté, alors que les deux gorilles reviennent, l’un d’eux maintenant fermement un enfant d’à peine cinq ans, la main plaquée contre sa bouche pour l’empêcher de crier tandis qu’il se débat. Mon sourire s’étire, à entendre ses piteux gémissements étouffés dans sa grosse main. Je lève ma lame vers son visage si juvénile, à rien d’en percer la peau de sa joue. « C’est lui, ton rejeton ? Je me demande à quel point tu peux y tenir... »
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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyDim 16 Avr - 13:22


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
#16 ♦️ Maelys

Le Destin intervient

Désertion de partenaire ? J'arrive. :superman:




Vengeance.
Vengeance, vengeance, vengeance pour la femme bafouée, pour l’épouse humiliée, pour la conjointe traînée dans la poussière par cet enfant malvenu et sa mère indigne !
L’appel de la justice brûle dans les veines de Maelys, et rapidement les actes parlent pour elle. Elle est armée, elle est redoutable et puissante, résolue et déterminée : la frêle blondinette qui lui fait face n’avait aucune chance dès le premier instant, et rapidement son sang éclabousse les murs.
Elle agonise, Eugénie, sous les coups de cette femme qui est l’épouse de son amant, du père de son enfant… enfant dont elle entend les cris puis les derniers râles lorsque Maelys applique ensuite sur lui aussi la punition qu’elle a choisie.


Note du Destin : En l’absence de réponse d’Eugénie, et sans absence signalée, elle est exclue de l’intrigue.
La semaine écoulée ne compte pas comme tour de jeu pour Maelys, vu qu’elle attend réponse de sa partenaire depuis lundi dernier.




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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyLun 17 Avr - 22:57

Elle ne me répond pas, la catin.
Qu’aurait-elle à dire pour sa défense, après tout ? Son crime est avéré, visible, palpable... Et il saigne, même, quand la lame perce la peau si fine et laiteuse. L’enfant hurle, pleure, tandis que je le défigure avec une lenteur délibérée. Bientôt, ses cris ne font plus la moindre différence avec ceux d’un goret que l’on égorge, inhumain. Petit bâtard.

Je suis fascinée par ces arabesques sanglantes, à le tracer avec une déférence macabre. Il est une toile blanche que je recouvre de rouge, à travailler sa chair comme le ferait un artisan du bois ou de la pierre. Je découvre, et ce tableau sinistre, loin de me répugner, m’attire inexorablement. J’ai franchi une limite, un interdit. J’ai senti la rage pulser, exiger... Et la voilà qui se transforme en froide résolution, en quelque chose de moins... Conventionnel. Je me sens ailleurs, étrangère à mon propre corps, quand la femme hurle à son tour et se précipite vers moi.

Elle le sait déjà. Elle va mourir.
Ce geste n’est que le reflet de ce désespoir, que je peux lire sur ses traits. Un autre tableau, d’une expression si intensément rare... Je tente de la repousser, et c’est l’instinct qui parle, quand ma lame s’enfonce dans son ventre et m’appuie. Elle titube, une tâche carmine se formant bientôt au niveau de son abdomen. Le désespoir a cédé à la surprise, tandis qu’elle cherche des mains, fébrile, cette lame fichée en elle. « Attends ton tour. » Pas encore. Pas maintenant. Je veux revoir ce désespoir à l’état pur marquer ses traits. Je veux encore maculer cette toile de rouge.

Je me saisis de l’enfant, dont les hurlements ont fini par me vriller les tympans, et appuie sur sa gorge. Qu’il se taise... Je ne veux plus l’entendre. J’appuie, encore et encore. C’est long, extrêmement long, d’étrangler quelqu’un... Mais vu ainsi, il ne ressemble plus qu’à une poupée de chair ensanglantée entre mes mains. J’ai son sang, partout sur moi. Je l’entends hoqueter, suffoquer. Il tente de se débattre, mais sa force seule ne suffit pas à me faire faiblir. Pauvre petite chose, qui ne verrait pas un sixième printemps. Pauvre petite chose, qui bientôt s’étouffe dans son propre sang. Ses yeux se révulsent, et je sens l’instant approcher... J’observe, quand la vie s’échappe entre mes mains serrées, et qu’il ne reste plus que ce corps inerte et désarticulé.

Et je ris.

Je ris, sans comprendre pourquoi. Je ris encore, devant cette expression atterrée des mercenaires que j’ai embauché, qui déjà se reculent, devant cette vision d’horreur qui fait tressaillir même les plus enhardis d’entre eux. Je ris, quand elle crie de désespoir, de haine et de peur. Je ris, quand je lui fais subir le même sort, alors que la mère a la tête tournée vers son enfant qu’on lui a retiré trop tôt, à tendre une main tremblante dans sa direction sans pouvoir caresser ce visage mutilé. Elle n’en voudrait même plus. Elle ne le sait simplement pas encore. J’ai l’impression qu’elle abandonne trop tôt, que son corps se laisse dépérir... Il n’a pas cette soif de vivre qu’avait l’enfant, même s’il se fige dans cette même posture, après les mêmes soubresauts. Je récupère ma lame dans son ventre.

De mes mains...
Je l’ai tué de mes propres mains.

Et elles sont couvertes de son sang, quand je les lève à mon visage. Je respire bien trop vite, bien trop difficilement. Je quitte progressivement cet état de transe qui m’a saisi, l’instant précédent. Je ne réalise qu’à moitié. Je vois ce visage, qui a pleuré du sang, et celui-ci, figé dans la terreur et le désespoir. Des chairs meurtries. Du sang, partout. Je reste à terre, assise à genoux. J’ai la tête qui tourne, subitement envie de vomir.

J’entends quelqu’un hurler.
Sa terreur. Sa joie. Sa folie.

Avec encore cette impression diffuse et irréelle, que c’était quelqu’un d’autre.
Je l’ai fait. Je suis une meurtrière, une assassine.
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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyLun 17 Avr - 23:08




Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
#16 ♦ Abigaïl & Maelys

Le fils du père

Intrigue 2.3 ♦ Trame temporelle alternée




Morte. Elle est morte, la catin d'Octavius, cette Eugénie outil de l'adultère ; mort, son fils, pantin ensanglanté fauché par la vengeance d'une âme bafouée. La Sombre Mère l'a vu. La Sombre Mère l'a savouré.
Ce meurtre glacial, cette suffocation délibérée, cette jubilation incandescente tandis que Maelys captait contre son corps les derniers soubresauts des deux assassinés.
Lida l'a approuvée, cette femme meurtrie, cette femme humiliée, qui a prémédité puis exécuté sa vengeance sans reculer, qui s'en est imbibée.

Lida l'a réclamée.
Elle le sent, l'épouse meurtrière est sienne, dans chacune des fibres de son être ; et l'Oracle a écouté.
C'est l'Étrangleuse Suave qui a été envoyée pour la rencontrer, et qui a déposé pendant la nuit le parchemin portant la Main Noire sous l'oreiller de Maelys.

Nous sommes le 11 avril au soir, la nuit vient de tomber ; et l'Adepte Abigaïl se présente à Maelys qui l'attend, pour lui faire une proposition qui pourrait bien changer sa vie.



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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyMar 18 Avr - 12:20


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Abigaïl & Maelys

Le fils du père

ntrigue 2.3 ♦ Trame temporelle alternée



• Date : 11 avril 1002
• Météo : soirée nuageuse et humide, faisant suite à l'averse de la veille
• Statut du RP : privé
• Résumé : Maleys vient de commettre un meurtre. C'est l'Ecoutante Abigaïl qui se présente à elle avec une proposition qui pourrait changer sa vie.
• Recensement :
Code:
• [b]11 avril 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1959-le-fils-du-pere-intrigue-2-3-la-roue-brisee#60773]Le fils du père[/url] - [i]Abigaïl & Maelys [/i]
Maleys vient de commettre un meurtre. C'est l'Ecoutante Abigaïl qui se présente à elle avec une proposition qui pourrait changer sa vie.

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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyMar 18 Avr - 12:24

Elle a entendu l'Appel. Ce murmure soufflé au creux de son oreille, ce frisson d'excitation. Et cette odeur... l'odeur du sang. La silhouette se fond, se confond dans le paysage. Sombre et envoûtante. Ses pas restent imperceptibles. La silhouette, pourvue d'un masque et d'une longue cape se meut avec une habilité déconcertante, foulant des pieds le sol d'une chic demeure. La Sombre Mère a parlé.

**

Le sang a coulé. Un véritable délice, un songe éveillé, les paroles d'une musique enchanteresse. Mes pas volent vers la chambre de celle qui sera, j'espère, mon apprentie. Le message de la Main a été laissé sous son oreiller, signe d'une nouvelle vie pleine de promesses. La Sombre Mère l'a sentie, ce moment fanatique où une vie est ôtée et où celle de l'autre prend enfin le dessus. Je me souviens comme si c'était hier... Ce coquebert... Ils m'ont forcé à l'épouser... Il a voulu souiller mon corps, ma pureté. Alors je l'ai étranglé. Ahh c'était si beau... si, puissant. Un plaisir au-delà de tout. Idril m'a guidé vers la Voie. Je l'ai entendu et j'ai agi. Un tel rustre ne pouvait posséder ma vertu. Et Lida, la Sombre Mère, m'a accompagné dans la jouissance de sa mort. Je ne peux que comprendre Maelys, cette femme bafouée, trahie et laissée pour compte. J'ai partagé la même souffrance, la même douleur... et la même renaissance dans la mort de l'autre. Moi aussi, je me suis réveillée le lendemain avec un parchemin et la Main Noire sous mon oreiller...Mon prédécesseur est venu me chercher et j'ai accompli le serment me menant droit aux portes de mon paradis noir. J'y ai développé mon art, goûtant à la symphonie des Cordes. Leur danse sensuelle dans mes mains m'a émerveillé et continue de forcer mon admiration. C'est un plaisir rare... regarder la vie s'estomper peu à peu des yeux de mes victimes, alors que je serre les Cordes, encore et encore. Les voir se débattre puis comprendre qu'ils ne peuvent plus rien et assister à l'envol de leur âme. Un rare plaisir. Je leur offre la porte de leur délivrance, un cadeau inestimable au Dieu-Sans-Visage. Un chef-d’œuvre à l'état pur.

Lorsque je pénètre dans la chambre, sombre et silencieuse, ma potentielle nouvelle recrue est là. Elle m'attend. Ma première recrue. Mon apprentie. Celle qui connaîtra les secrets de la Confrérie, si elle le veut bien. Celle qui goûtera aux plaisirs de créer des chef d'oeuvres et d'étaler son art autour du cou délicat de ses bienheureuses victimes. Qui connaîtra le plaisir que procure l'amour de la Sombre Mère et la protection du Dieu-Sans-Visage. Ma cape toujours rabattue, masquant mes cheveux et mon masque dissimulant mon visage je m'approche d'elle, la contemplant de la tête au pied. Son physique s'offre à moi et mes yeux se posent sur son cou. Si délicat, si... fragile. Aussi dénudé, il ne manquerait qu'une Corde pour le parer de mille couleurs vermeils. Doucement, Abi. Cet instant appartient à l'arrivée de ton apprentie. Lorsqu'elle se parera de la Main, lorsqu'elle goûtera aux plaisirs quotidiens que procurent la Mort. La mort qui se ressent dans sa chambre. J'en inspire le parfum, le laissant enivrer mes sens. Je sens sa frénésie. Je la comprends. Je l'ai vécue. Je l'ai embrasée.

-Bonjour, Maelys, salué-je dans un murmure passionné.

Je savoure cet instant. Cet instant où l'une comme l'autre, nous avons fait le choix de sombrer dans une vie nouvelle. Dans une vie de sang. Dans une vie de plaisir rare.
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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptySam 22 Avr - 15:25

A nouveau seule.
Ils ont fui, ces incapables. Ils m’ont laissé en arrière, à ma folie, à mes tourments. Il m’a fallu un temps considérable pour éponger tout ce sang. J’ai fini par le gratter, là où il avait pu sécher. Sur mes mains, sur mes vêtements... Sur ce sol, poisseux. J’ai été plus propre, finalement, quand il s’est agi de la mère. L’enfant a tellement hurlé, et à se débattre... Rien que ce souvenir m’arrache quelques frissons. Les corps étaient lourds, et je suis revenue lasse et éprouvée dans ma propre demeure, après les avoir jeté à la mer, coulés par de grosses pierres reliées à des cordes. Les cordes... Il m’en aurait fallu pour les tuer plus proprement, finalement, qu’avec cette lame.

Je la place précautionneusement sous mon oreiller, avant de quêter un peu de sommeil, pour ces dernières heures de la nuit. Le silence m’enveloppe, et dans ce voile de ténèbres, je me sens bien plus sereine, même si... Un peu étrange. C’est comme si quelque chose avant changé en moi, que ce meurtre de sang-froid avait marqué un tournant décisif. Peut-être... Au final, ne servait-il pas avant tout à conserver ma vie d’avant ? Je n’ai plus à m’inquiéter, maintenant, que l’on me ravisse ce qui m’appartient de plein-droit. Le message est passé, et était clair. Il me faudra peut-être poursuivre ces mercenaires demain, si je ne veux pas qu’ils ébruitent mon meurtre. La crainte a finalement surpassé l’appât du gain, ce qui parvient encore à me faire rire. Eux, si fiers... Je devais leur paraître si inoffensive, incapable de commettre un meurtre, de torturer un enfant sous les yeux de sa mère... Ils avaient raison. Je ne m’en pensais pas capable, pas avant aujourd’hui.

Les choses changent. Je change. Je m’en rends compte, à mon réveil. Quelque chose s’est passé. Et en glissant ma main sous l’oreiller pour récupérer ma lame, c’est un papier parcheminé qui passe finalement sous mes doigts. Rien d’inscrit, hormis cette marque... Qui se suffit à elle-même. Je la reconnais, la Main Noire. Lida, la Sombre Mère. Mon souffle se fait court. Je reste un instant, interdite, à contempler cette insigne, à comprendre ce qu’il pourrait bien signifier...

Ils savent.

Et la journée s’écoule en demi-teinte, à reprendre mes tâches habituelles auprès de mon père, sans pouvoir oublier ce parchemin, que j’ai conservé tout contre moi, dans la poche de ma veste. Je me suis révélée plus dissipée que d’habitude, et quand la nuit jette à nouveau son voile sur l’horizon...

Elle est là.
La Confrérie Noire est venue à moi, sous ce masque.

La voix est féminine, et me sort de ma torpeur. Elle connaît mon nom. Je ne ressens aucune peur, et pourtant, je le devrais. Je fais face à la mort elle-même, et ce qui n’était alors qu’un mythe à mes yeux, que des histoires racontées au coin du feu pour effrayer les enfants, devient une terrible vérité. J’inspire, sans savoir où fixer mon regard avec ce masque, et me lève finalement pour me rapprocher de cette silhouette difficilement perceptible, enveloppée dans l’ombre de sa cape.

« Fille de la Nuit... Vous êtes venue me chercher ? »
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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyMar 25 Avr - 15:02

Le cadre se resserre, traverse Ibelin, les rideaux d'une chambre à coucher pour se centrer sur les deux silhouettes l'une face à l'autre. L'atmosphère s'est alourdie. La Sombre Mère protège ces lieux. Elle étend sa Main sur ses protégées. L'une entend sa parole, l'autre, l'entendra bientôt.

**

Ses paroles me caressent et plongent droit jusqu'à mon cœur. J'en frissonne de plaisir. Ces mots, cette phrase me ramènent des années auparavant, juste après le plus incroyable orgasme de mon existence. J'ai prononcé les mêmes, par une même nuit sombre. Mon maître m'a trouvé aussi, à l'époque, pour m'emmener avec lui et m'offrir une vie pleine de promesses et de plaisirs dédiés à Lida et à Sithis, divinités complémentaires. Je ressens leur présence ici, la bénédiction de la Sombre Mère, satisfaite de recevoir un autre de ses enfants en son sein. Une futur promesse d'offrande et le serment de lui vouer un culte éternel. Le serment sera prononcé si jamais elle accepte. Je sens sa propre exaltation. Je sais d'avance qu'elle ne refusera pas. Elle a goûté aux plaisirs offerts par la noirceur de son cœur, jamais elle ne la répudiera. Une fois parfaitement embrassée, elle ne part pas et nous retransformons en être pur, délesté du poids du passé.

-Maelys Aigrepine, je suis une Adepte de la Corde. La Sombre Mère a bien reçu ton offrande et ta dévotion pour elle. Je suis venue te faire une proposition qui changera ta vie.

Ma voix vibre de passion. C'est une déclaration d'amour, le chant de ma ferveur envers ma déesse et mon art. C'est tout de même étrange, comme un air de déjà-vu, qui me replonge directement dans les souvenirs de mon propre enrôlement. J'ai été aussi impatiente qu'elle, aussi pressée d'épouser la vie que m'a offert mon Maître. Des années d'apprentissage, de danse avec les Cordes pour finalement m'élever au rang d'Adepte. Il y a une beauté céleste, un plaisir rare et immaculé dans cet art. Nous créons des chefs d'oeuvres que nous dédions à notre déesse, la Sombre Mère, et à Sithis. Je reprends dans un soupir exalté, enivrée par avance de ce qui va suivre.

-Je suis ici pour te demander de choisir. Pars avec moi, prêtes allégeance à Lida, sers la avec dévotion, ou mes cordes seront l'ultime caresses que tu recevras ce soir.

Je trouve inutile de préciser que le Choix n'impose pas le meurtre en cas de refus. Ce n'est qu'un détail. Mais je sais que cette femme bafouée n'attend que ce moment. Celui de me rejoindre. Je ne crains pas sa réponse. En cas de refus de sa part, elle plongera dans un profond sommeil jusqu'au lendemain, la trace de mes Cordes autour de son cou en souvenir de cette rencontre inoubliable.

-Fais le Choix maintenant, jeune Maelys. L'heure est venue de t'abandonner aux étreintes passionnées de Lida. Tu peux venir avec moi ce soir et prêter serment, ou poursuivre ta vie, étriquée dans des chaînes que d'autres se plaisent à te faire porter. Si jamais tu survis aux Cordes, évidemment.

Je me tais. La proposition est lancée. Le Choix lui appartient.
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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyVen 28 Avr - 16:19

Elle prononce mon nom, comme on le ferait pour un serment que l’on va prêter. L’instant est solennel, tandis qu’elle me présente sa profession, comme si cela la définissait entièrement, comme si sa propre identité se noyait dans cet aspect de la Confrérie Noire, et qu’elle n’existait plus autrement. En sera-t-il bientôt de même pour moi ? Mon cœur bat plus vite, maintenant que ce tournant dans ma vie semble se profiler.

La Sombre Mère… Elle m’a reconnue. Elle m’a réclamée.
Je n’avais pas songé un instant à ce que pourrait entraîner ce meurtre de sang-froid, d’une mère et de son enfant, mais… Ces sensations nouvelles que ce meurtre m’a procurées étaient aussi grisantes qu’effrayantes. Je les ai tués de mes propres mains, appuyés contre leurs gorges, pour recueillir leur dernier souffle. Un frisson me parcourt, avec cette impression de revivre l’instant… Jamais il ne me quittera, maintenant. Je me suis éveillée, et… Comment pourrait-on retourner à sa vie tranquille, après avoir brisé l’interdit, franchi cette limite invisible ? Je veux à nouveau pouvoir goûter à cette puissance, à ce sentiment que je peux tout.

J’ose.
Je fais un pas en avant, vers cette ombre de sang, vers celle qui veut m’aider à amener ce tournant dans ma vie. J’entends la passion qui vibre dans sa voix, comme un appel qui caresse ma peau, et me souffle mille promesses. La peur me tient à la gorge, mais elle ne m’empêche pas d’avancer vers elle. Je ne veux rien avoir à regretter. Je veux mordre à pleines dents dans cette vie que l’on m’offre, quitte à prendre celles d’autres. Je sais, ce qu’elle me propose… De pouvoir à nouveau faire régner la justice, dans le silence de la mort. J’ai de la compassion, pour toutes ces âmes qui ont crié ou crieront vengeance comme moi, et exigerons que ces crimes ne soient pas impunis, qu’ils soit noyés dans le sang des coupables.

Aspect de la Corde.
Nous sommes les assassins silencieux, ceux qui embrassent leurs victimes, pour recueillir leur dernier souffle. Une méthode qui me parle, pour l’avoir moi-même employée, de manière si instinctive…

J’enroule le parchemin de la Main de la Nuit. Mon propre souffle se fait presque inexistant, quand elle me demande de choisir. De faire ce choix qui déterminera le restant de ma vie.
Me vouer à Lida.

« Je vais te suivre, Adepte. » Je ferme les yeux et prends une longue inspiration. Je n’ai pas la moindre idée de comment procéder, avançant dans l’ombre désormais. « Je prête allégeance à la Confrérie Noire, et me voue corps et âme à Lida, la Sombre-Mère, celle qui incarne la mort vengeresse, ainsi qu’à Sithis, le Sans-Visage, celui qui règne sur l’empire de la mort. Qu’Ils œuvrent à travers moi. Que mon bras soit l’extension de leur volonté, de mort et de justice… Qu’Ils entendent mon appel et recueillent mon serment solennel. Ma vie leur appartient désormais. »

Je rouvre les yeux, sur ce masque qui me fait face. Un regard déterminé, brûlant de vie… Et qui réclame la mort de ceux qui oseront se dresser sur son chemin.

Plus aucune chaîne, hormis celle qui sertira le cou de mes victimes.
Ö Lida, Ô Sithis… Puissiez-vous m’accueillir, que la Confrérie Noire me reconnaisse comme l’une des leurs.
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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptySam 29 Avr - 16:23

La pénombre les enveloppe, seule témoin de leur serment impénétrable. La tension se relâche peu à peu. L'excitation et le fanatisme se répandent dans la pièce. Les deux silhouettes se rapprochent. C'est le temps des secrets. Le temps du serment. Le temps du Choix.

**

Elle fait un pas vers moi. Je la sens vibrante. Vibrante et puissante. Déterminée dans le Choix. Je ressens son envie, son excitation. Je partage la même. Sa voix retentit. Le murmure puissant de celle qui va suivre le chemin de la Sombre Mère. Une phrase courte, succincte. Elle est sûre d'elle. Catégorique. Elle fera une bonne apprentie. Comme toujours, la Sombre Mère a su voir dans son cœur. Elle a su percer ses secrets les plus noirs. Elle a vu en elle, a compris qui elle est. Ses paroles glissent sur moi, telle la caresse d'un amour éternel. Son discours m'arrache des frissons, un sourire victorieux. La Sombre Mère elle-même doit se sentir satisfaite d'une telle éloquence. Un véritable éloge à sa Perfection, ainsi qu'à celle de Sithis. La pénombre s'épaissit, signe évident de la satisfaction de Lida. Une nouvelle apprentie est née, prête à faire ses preuves. Prête à recevoir le Serment. Je sens son cœur se vouer à notre cause. Elle a basculé, elle a penché. Elle est Nôtre. Presque. L'heure du rituel a sonné et je suis là pour l'y amener. Bientôt, elle s'élèvera à mes côtés et je lui enseignerai, comme mon maître l'a fait avant moi. Notre lien sera plus fort, béni par Lida ; il perdura après la mort, dans le royaume de Sithis. Je hoche la tête, satisfaite, reconnaissant son regard brûlant. J'ai eu le même, jadis.

-Bien. Très joli, discours, approuvé-je solennelle. Tu seras donc mon apprenti, Maelys. C'est un lien qui perdurera dans le temps, imposant mon engagement total jusqu'à la fin de ton apprentissage. Tu me seras loyale, comme je le serai envers toi. Je m'efforcerai d'être ton maître, ta conseillère, une épaule solide et confiante sur laquelle tu pourras t'appuyer. En échange, tu me devras obéissance et sérieux. Nous formons une famille, liée aux autres fils et filles de la Nuit. Nous sommes sœurs, guidées par notre Sombre Mère. Une attaque contre toi reviendra à une attaque contre moi. Ainsi soit-il.

Je trouve étrange de reproduire le chemin que j'ai suivi quelques années plus tôt. Cette fois, je suis celle de l'autre côté de la barrière. Celle qui accueille, qui reçoit, qui promet une indéfectible loyauté envers son apprenti.

-Nous allons maintenant  nous rendre au siège de la Confrérie d'Ibelin, pour que tu y reçoives le tatouage de la Main Noire. Cette marque, dont l'encre est un mélange de  nos sangs, fera office de serment et nous engagera l'une à l'autre, jusqu'à ce que tu deviennes assassin à part entière. Ce sera la marque de ta dévotion pour Sithis et Lida. Viens avec moi, apprentie, commencer ta nouvelle vie.

Je l'invite à me suivre, quittant sa chambre, me fondant dans les ténèbres. Les rues d'Ibelin sont peuplées de quelques rares passants mais nous passons inaperçues, invisibles, protégées par Lida qui attend le rituel. Au bout d'un moment, nous atteignons la repaire de la Confrérie. Je m'arrête et me tourne vers elle, plongeant mon regard dans le sien, toujours dissimulée sous mon masque. Bientôt elle découvrira mon visage. Une fois la marqué posée.

-Je vais maintenant te bander les yeux. Tu ne pourras nous découvrir qu'une fois le rituel accompli.

Mes mains montrent un bandeau, l'élevant vers elle. J'attends un moment, quêtant son autorisation. Elle n'a guère le choix mais je préfère ne pas la brusquer. Il faut faire les choses biens, et j'aime les choses bien faites. Une fois fait, je lui tiens la main et la guide dans la Guilde, adressant des signes de tête, au passage, aux fils et filles de la Nuit que je croise. Ma famille. Mes frères. Mes sœurs. Nous ne nous connaissons pas tous mais nous adressons tous nos prières aux mêmes divinités. Lorsque je lui retire le bandeau, nous nous trouvons dans la pièce de la Confrérie dédiée aux entretiens et à la Marque. Un tatoueuse, le visage masqué également, est déjà sur place, prête à procéder au rituel.


-Bien. Bienvenue à la Confrérie. Nous allons te poser le tatouage. Où souhaites-tu l'avoir ? Le mien est ici.

Joignant le geste à la parole, je me retourne et lui désigne le derrière de ma nuque, cachée par ma cape. Je lui montrerai plus tard, si elle le souhaite. Mais rien ne l'empêche d'en connaître l'emplacement. Puis je la fixe de nouveau, attendant sa décision.
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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptySam 6 Mai - 21:48

Je n'aperçois pas ce sourire qui se dessine sous le masque qui recouvre ses traits, mais je l'imagine sans mal, à travers ses pupilles qui ne me lâchent pas. J'ai choisi la nuit, d'embrasser la noirceur de mon âme, comme elle a certainement dû le faire, de longues années auparavant. Je me demande ce qui a pu motiver son choix à elle... Ce qui a pu la pousser à commettre un meurtre de sang froid, ce meurtre qui a fait basculer sa vie comme il est le cas pour la mienne, ce meurtre qui appelle à en commettre d'autres, sous le regard attentif de la Sombre-Mère, ce meurtre qui vous révèle qui vous êtes vraiment.

Je l'écoute, à son tour, parler d'engagement. J'écoute attentivement cette inconnue, dissimulée derrière un masque, m'appeler « soeur », comme si j'étais la nouvelle arrivée de leur famille, à vouloir veiller sur moi, m'apprendre... Je lui souris doucement en retour. « J'ai hâte de commencer. » Je sais que ce ne sera pas une voie évidente, mais elle m'a rendu avide d'en savoir plus, sur ce qui les lie si étroitement, et aussi à la Sombre-Mère dont moi, l'apprentie, ne devine qu'à peine l'aura invisible. « J'ai conscience que mon apprentissage, et même ma survie, dépendront de ma faculté à écouter et vous suivre... Je ne serais pas un poids pour vous. »

Ainsi soit-il.

Et me voilà déjà à la suivre, à travers le dédale des rues d'Ibelin. Je me surprends à découvrir des passages que je n'avais encore jamais emprunté, et curieuse, je cherche à retenir le chemin emprunté. Je n'ai même pas emporté le strict minimum avant de partir, seulement cette dague, qui est presque trop encombrante, car je n'en ai pas trouvé l'utilité pour faucher la vie de la catin et son enfant. Mon corps, à lui seul, a constitué une arme.

J'hoche lentement la tête, avec gravité, quand elle prend la peine de m'informer sur la suite des événements. Recevoir le tatouage de la Main Noire, une marque de sang, pour sceller mon engagement envers la Confrérie Noire, ma dévotion envers Lida et Sithis... Je sens mon cœur s'emballer sans raison, à trembler doucement sous l'appréhension.

Ombres invisibles dans la nuit, sous le voile de Lida, nous parvenons sans peine jusque là où elle désirait me mener, à travers la capitale d'Ibélène. Je la vois se retourner vers moi, darder un regard équivoque, que je lui rends, avant de fermer les yeux pour la laisser me les bander. Une mesure  de précaution qui ne me choque pas, et à laquelle je me plie naturellement. Je sens sa main effleurer la mienne, me tirer à sa suite... Et je me prends à sourire doucement devant tant de prévenance pour une assassine, douce à sa façon.

Je perds rapidement mes repères, cette fois, peu entraînée à l'exercice de marcher aveugle en ne me fiant qu'à des sensations plus diffuses. Elle finit par s'arrêter, et quand le bandeau tombe, nous sommes au sein de leur repaire. Une autre personne est présente, masquée également, et me fait face. J'incline la tête pour la saluer avec une certaine déférence, quand je comprends que c'est elle qui va accomplir le rituel qui scellera mon allégeance. Je me retourne vers l'Adepte de la Corde, quand elle reprend la parole, à suivre ce mouvement qu'elle esquisse vers sa nuque. La Marque...

Je souffle doucement, et effleure ma clavicule de la main, dans le creux de mon cou. Mon sourire s'affirme. « Ce sera parfait, ici. La Main Noire... Comme les mains que j'ai pressé sur ce cou si gracile. La symbolique est forte, pour moi. »

Je vois la ritualiste m'adresser un signe de tête en retour, avant de me demander ma main. Je la tends, pour lui permettre de l'entailler de sa fine lame. Je me crispe sous la douleur et retiens une exclamation. Ce n'est pas maintenant qu'il me faut flancher. Je souffle doucement, tandis qu'elle s'avance ensuite vers la Fille de la Nuit pour recueillir à son tour son sang, et les mélanger avec l'encre noir. L'engagement est fort, pas seulement envers Lida, mais aussi envers celle qui est venue à moi cette nuit, et qui s'engage autant que moi. L'appréhension persiste, et le sang bat fort à mes tempes... Mais j'ai l'impression, qu'enfin, j'ai pu trouver ma place dans ce monde, que quelqu'un a désiré ma venue. Tout ce temps, je n'avais pas conscience de la rechercher avec ardeur, cette famille qui saurait m'accueillir et me reconnaître comme étant des leurs.

La tatoueuse se retourne à nouveau vers moi, et je retire sans pudeur mon corset pour ouvrir ma chemise et lui laisser ma clavicule apparente, la gorge offerte à la Main de la Sombre-Mère. Je darde un regard farouche sur l'Adepte, soufflant avec détermination tandis que la Main s'esquisse sur ma peau : « Je ne vous décevrais pas. »
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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyMar 9 Mai - 18:03

La salle est plongée dans la pénombre, enveloppant la pièce d'une brume de mystère et de secret. Trois silhouettes se distinguent péniblement. Sombres et graciles, prêtes à devenir le témoin d'un serment inviolable et solennel. Le serment qui liera l'une d'entre elle à la Sombre Mère pour l'éternité. Le serment qui a changé leur vie et qui changera la sienne.
Le Serment.

**

Sa confiance m'honore, et j'espère m'en montrer digne. J'ai prêté serment à la Sombre Mère. Je suis Son chemin avec un fanatisme dévoué. J'aime tuer. J'aime voir la vie quitter leurs yeux, entendre leur dernier souffle, sentir leur dernier battement, sous mes mains. J'aime tout cela et je m'applique à œuvrer avec la classe et la dignité propre aux enfants de l'Ombre. Et vouer sa vie à Lida, implique de former les derniers enfants ayant goûté à son étreinte vénérée. Je lis dans le regard de Maelys, la même dévotion qui peut se lire dans le mien. Je comprends cette frénésie qui l'a touché, cette ivresse qui accompagne le premier meurtre. Ses mains viennent se poser sur sa clavicule et, cachée derrière mon masque, mon sourire s'agrandit.
Je comprends.

Je comprends parce que j'ai fait le même choix. Cette marque derrière ma nuque. La Main Noire à l'endroit où les miennes viennent se frôler lorsqu'elles étreignent les cous de mes victimes dans une caresse passionnée. Dans l'art des Cordes, cet emplacement est sacré. Pour la plupart d'entre nous, l'endroit où l'on posera la marque de la Main Noire est symbolique. Dans mon cas, c'est le symbole ultime de ma profession. Une Main Noire pour mes mains. Une nuque pour tuer. Un véritable symbole. Et Maelys l'a bien compris. La tatoueuse s'avance pour recueillir le sang de ma future apprentie. Une fine entaille rougeoyante apparaît alors sur sa paume, lui arrachant un long souffle. Elle essaye de garder la maîtrise d'elle, c'est bien. Comme d'habitude, la Sombre Mère a bien choisi sa Fille. La tatoueuse s'approche ensuite de moi et je lui tends ma paume, prête à subir le même baiser de sa lame. J'inspire un coup alors que je sens la pointe tracer un trait fin sur ma paume, et contemple la marque rouge avec intérêt. Je n'ai jamais été adepte de la Lame. Beaucoup trop de sang. Je préfère la subtilité des Cordes. La Fille de la Nuit accomplit le mélange comme il se doit et se tourne vers Maelys, prête à procéder au le rituel. Cette dernière ouvre son corset, dévoilant sa clavicule dénudée, sans aucune pudeur. Je sens mes origines outreventoises se crisper face à ce manque de pudeur, et les maudit comme à chaque fois qu'elles ressortent. Je garde une forte rancoeur contre ma terre natale qui m'a obligé à manquer de perdre le cadeau d'Idril dans les bras d'un gueux quelconque. Ma futur apprentie plonge alors mon regard dans le mien, et je le sens percer la barrière de mon masque. Je réponds par un hochement de tête. Elle ne me décevra pas. La Sombre Mère l'a choisi.

Elle est prête.

Je contemple avec un réel émerveillement la Fille de la Nuit accomplir le rituel. Le tatouage de la Main prend forme sous ses doigts habiles. L'encre mélangée à nos sangs, à jamais sur sa peau. A jamais, nous serons liés. Jusqu'à ce que je fasse d'elle un assassin accompli. Jusqu'à ce que, à son tour, elle honore la déesse. Une fois le rituel accomplis, je hoche la tête, satisfaite et lance un regard à la tatoueuse. Elle ramasse son matériel et disparaît à nouveau dans l'obscurité, nous laissant seules. Je retire alors mon masque et rabat ma capuche, la laissant ainsi contempler mon visage et mes cheveux flamboyants.

-Bienvenue, enfant de la Nuit, Maelys, mon apprentie. Je suis l'Etrangleuse Suave, ton mentor, mais tu peux m'appeler Abigaïl. Maintenant, nous sommes liées par la marque. Ainsi Lida a choisi. Je suis prête à répondre à tes questions et commencer ta formation. Tu es maintenant des nôtres et prête à partager nos secrets.
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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyMer 17 Mai - 22:41

J’ai fermé les yeux, pour mieux sentir le tracé s’opérer. La tatoueuse s’est appliquée, un long moment, avant d’enfin nous éclipser. Ma main passe, rêveuse, sur le signe de mon engagement, la marque de la Main Noire maintenant gravée à ma clavicule, en une douce caresse d’adoration à Lida elle-même… A celle qui m’a réclamé sienne, et m’a accueilli parmi ses enfants, comme en faisant partie. J’ai cette sensation diffuse, mais si agréable, d’avoir enfin trouvé ma place, de me sentir pleinement acceptée dans l’étreinte de la Sombre-Mère, et dans celle que je servirais bientôt à mon tour à mes victimes. Je n’ai pas peur, non. J’appréhende peut-être ce qu’il adviendra, mais il me suffit de songer à ce premier meurtre pour savoir que je m’en sentirais capable… Que je recommencerais sans hésiter, pour appliquer cette Justice froide que d’autres que moi ont pu aussi être privé, d’une main contre le cou de mes futures victimes.

Mon regard reste ancré en le sien, quand l’Adepte de la Corde se décide à révéler son visage. Elle dévoile une femme à la chevelure flamboyante, des braises de la passion, une peau claire, qui retranscrit une certaine pureté… Noyée d’écarlate. Elle ne doit pas être beaucoup plus âgée que moi, l’assassine, mais ce nom qu’elle souffle est comme mille promesses de morts. Suave…

« Je suis heureuse d’enfin faire votre connaissance, Abigaïl. » J’incline la tête, avec respect, et ce mince sourire qui ne me quitte pourtant pas. J’ai presque la sensation… De l’avoir toujours connue. « J’aurais des milliers de questions à vous poser, mais je crois que nous aurons tout le temps d’en parler, maintenant que nous sommes liées l’une à l’autre par ce serment prêté. Vous êtes mon maître, alors je ne vous demanderais qu’une chose… » Mon sourire s’affirme, presque carnassier. « Par quoi commençons-nous ? »

Je scelle l’instant. Ma vie vient de basculer, et des flammes de l’Adepte… Je renais, sous une autre forme.
J’ai hâte que l’on commence. Je veux me montrer à la hauteur de ses attentes, mais aussi des miennes. Car, enfin, ainsi plongée dans l’ombre, j’ai l’impression d’être quelqu’un et d’être investie d’une mission sainte. Je suis une Fille de la Nuit, et mes pas suivront ceux de Suave, mon maître. Celle à qui je confie ma vie, en ce jour, ainsi qu’à Lida.

Puissent-elles me guider à jamais.
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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptyJeu 18 Mai - 18:10

L'instant est solennel. Une brume de mystère qui se lève pour venir s'épaissir un peu plus. Une nuit sombre sous une lune rouge, souvenir d'un lendemain de nuit sanglante. En ce jour funeste, un nouvel enfant de la Nuit s'est éveillé. C'est l'heure de la vie perdue, de la vie renouvelée. C'est l'heure d'aller de l'avant. Droit dans les bras de Lida, bercé par le chant de Sithis et guidé par le Destin.

**

Je vois son regard dévorer mon visage, avide de graver chacun de mes traits, de découvrir la guerrière sombre dissimulée par la nuit. Je vois sa main caresser sa nouvelle marque dans un geste d'adoration et de promesse à Lida. Chacun de ses gestes me ramènent avec une nostalgie frappante à ce même fameux jour où ma vie a basculé. Je comprends l'émotion qu'elle vit. Cette sensation d'une nouvelle page tournée. De ne plus traîner un lourd fardeau, d'être totalement libérée des chaînes du passé ou des freins qui pèsent sur ses épaules. De goûter à cette nouveau cadeau gracieusement offert par Lida, qui guidera dorénavant chacun de ses pas et régira sa vie. C'est ainsi que commence sa toute nouvelle vie maintenant. A mes côtés. Tout comme celle que j'ai commencé avec mon maître à l'époque. Après ma sortie de l'Académie. Je n'ai même plus utilisé ma magie depuis tellement longtemps.... il n'y en a plus l'utilité. Seul compte Lida et Sithis, maintenant. Seul compte mon nouvel art et mes chefs d'oeuvres.

J'incline également la tête, remerciant cette marque de respect que j'accueille à bras ouvert. Le lien d'un maître et de son apprenti est très fort. Nous sommes liés et j'ai pris un engagement envers elle. Celui d'en faire une parfaite assassin. Elle me sera fidèle comme je le serai envers elle. Nous ne souffrons d'aucune trahison, en ces lieux. Sa réplique me fait également sourire. Elle sait se contenir lorsqu'il le faut. C'est une grande qualité. Savoir faire preuve de patience, savoir attendre le bon moment avant de mettre ses plans à exécution. Et un petit rire finit par m'échapper. Une fois encore, Lida ne s'est pas trompée. Nous sommes faites pour nous entendre, elle et moi.

-Nous commençons par rejoindre notre sanctuaire, ta nouvelle maison. Nous allons à la Tour de la Confrérie Noire, à Lorgol, où débutera ta formation.

Je fais quelques pas vers la porte avant de l'ouvrir et me tourne vers elle, ajoutant dans un sourire sarcastique :

-Tu n'as plus besoin d'avoir les yeux bandés, chère apprentie. Bienvenue.

Et, sans plus de paroles, je me faufile à travers la porte et disparaît dans le couloir, mon apprentie sur mes traces. La formation commence dès le serment scellé. Dans ce cas, il commence par son habilité à me suivre dans la rue. Bien évidemment, je ne mets pas mes meilleures aptitudes de dissimulation, sinon elle me perdra rapidement, mais je commence déjà par une fuite silencieuse et rapide à travers les rues d'Ibelin. Le but est de se faire le moins voir, de passer inaperçu, de n'être qu'une ombre indistincte dans la nuit, tels les mirages dans le désert des dunes d'Erebor. Une illusion que les gens pensent apercevoir pour n'en déduire que ce n'est que le produit de leur imagination.
Les rues noires d'Ibelin semblent s'ouvrir à moi, comme si elles obéissent au bon vouloir de la Sombre Mère. Je finis par atteindre la demeure d'un mage des Portails que je connais et qui n'est pas grognon lorsqu'il s'agit d'ouvrir un portail en échange d'une bonne poignet de pièces. Même s'il m'ouvre la porte de mauvaise grâce, il nous offre son plus beau sourire en entendant tinter ma bourse. Il sait à quel point je peux me montrer généreuse. Sans plus de cérémonie, sa magie opère et le portail apparaît devant nous. Je jette un coup d'oeil à Maelys.

-Prête ?

Et sans plus attendre, nous traversons le portail vers notre nouvelle vie, de maître et d'apprenti. Lorgol nous ouvre ses bras. Des rues pavés et bien entretenues décrivent la Ville Haute. Mes pas trouvent le chemin de la Tour instinctivement. Je suis prête à montrer sa nouvelle demeure à Maelys lorsque je me retrouve à remonter la rue vers l'Académie. Je ne sais pas exactement pourquoi. Mais je sens, au plus profond de moi, qu'il faut que j'y aille. D'une voix détachée, comme si je ne m'appartiens plus, je murmure :

-Nous allons faire un détour.

Et, sans trop savoir pourquoi ni comment, nous marchons jusqu'à la limite de la Ville, vers l'orée d'une forêt où se dresse une sorte de camps déjà rempli de monde. Que fais-je ici exactement ?
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Message Sujet: Re: Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée   Le fils du père ♦ [Intrigue 2.3] La Roue Brisée EmptySam 3 Juin - 2:49


Intrigue 2.3 ♦ La Roue Brisée

Sujet clôturé

Bien joué, petits dragonnets !






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