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 Gling gling gling

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Arsène de Sylvamir
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Je suis : Le fils adoptif de Mélusine et Hiémain, protecteur auto-désigné de ses frères et soeurs.

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Message Sujet: Gling gling gling   Gling gling gling EmptyMer 12 Avr - 0:29


Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Astarté des Sables & Arsène Albe

Gling gling gling

Sonnez, petites clochettes !



• Date : 8 mars 1002
• Météo : Froide, très froide
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Arsène croise Astarté, de passage à Sylvamir. Il l'aime bien, la jeune femme, et l'invite à venir voir Clochette avec lui. Quelle idée !
• Recensement :
Code:
• [b]Mettre la date ici : 8 mars 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2001-gling-gling-gling]Gling gling gling[/url] - [i]Astarté des Sables & PArsène Albe[/i]
Arsène croise Astarté, de passage à Sylvamir. Il l'aime bien, la jeune femme, et l'invite à venir voir Clochette avec lui. Quelle idée !



Paroles: teal
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Message Sujet: Re: Gling gling gling   Gling gling gling EmptyMer 12 Avr - 0:33

Sylvamir, c’est un grand endroit à explorer, pour un petit garçon comme Arsène. Mais maintenant qu’il a eu le droit à quelques cours d’équitation, et qu’il est capable de chevaucher Clochette, le monde a pris une dimension encore plus grande. Et puis, le petit garçon a tenu sa promesse : il s’en occupe, de sa ponette. Beaucoup, tout le temps. Il la brosse, la câline, a promène. Il est rare qu’il ne parle pas d’elle dans la journée, ou qu’on ne le trouve pas en train de s’en occuper.

Il faut dire, Clochette, c’est une des premières choses qu’Arsène a rien qu’à lui. Certes, Clochette est un animal mais pas une chose, mais elle est à lui. Sous sa responsabilité. Et pour le petit Arsène qui a appris très tôt à se débrouiller tout seul et à peu compter sur les autres, avoir une telle responsabilité, c’est plutôt énorme. Un peu angoissant, aussi, mais, surtout, un engagement qui demande une attention constante. Alors il s’en occupe beaucoup, et ne délègue pas les tâches qui lui incombe. C’est tellement bizarre, de déléguer, alors qu’il n’a toujours vécu que par lui-même !

Il est un peu perdu l’enfant, dans ce monde étrange. Une baronnie ! Dont il est le... l’invité ? le protégé ? Il ne sait pas exactement quel est son rôle et son statut Arsène, et ne juge pas utile de s’y attarder. Il est libre de ses mouvements, et c’est bien tout ce qui lui importe. Alors cet après midi, après avoir été aux cuisines voir s’il ne pourrait pas trouver une friandise pour sa ponette - pas de sucre, lui a-t-on spécifié - c’est d’un pas joyeux qu’il traverse les couloirs, se rendant auprès de Clochette. Jusqu’à tomber, au hasard de ses pas, sur une jeune femme qu’il connaît bien. La peau de la jeune femme démontre clairement qu’elle n’est pas d’ici, mais d’un duché bien plus chaud, et Arsène a appris à la connaître. C’est avec un grand sourire qu’il salue Astarté, avant de l’enlacer de ses deux bras. Il ne s’en défends pas Arsène, il aime les câlins, et la petite joaillière d’Erebor et une personne qu’il a appris à apprécier. Il aime l’observer, l’écouter lui raconter la différence entre deux pierres, lui apprendre comment distinguer les impuretés des pierres, leurs caractéristiques, leurs possibilités. Elle a des idées magnifiques Astarté, et l’enfant est un élève appliqué et attentif.

« Je vais voir ma ponette, tu veux venir ? Elle s’appelle Clochette, et c’est mon cadeau d’anniversaire. » Clame l’enfant, son enthousiasme faisant plaisir à voir. « Tu pourras lui faire des tresses dans sa crinière, si tu veux, et y mettre des bijoux, un jour. » Des bijoux sur les chevaux, un marché à prendre, sans doute. Astarté a peut-être plus intéressant à faire, mais qu’importe, elle dira peut-être oui. Ils s’apprécient, tous les deux, Arsène le sait. « Tu n’as pas trop froid, ici ? il fait meilleur qu’à Sinsarelle. » Arsène est de très bonne humeur, et n’hésite pas à se confier à la jeune femme. « J’aime bien Erebor, mais c’est un peu trop chaud. Ici, c’est moins chaud. Mais tout aussi beau. » Remplacer la mer de sable par des champs de neige, ça a un charme certain, Arsène en est persuadé.


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Astarté des Sables
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Message Sujet: Re: Gling gling gling   Gling gling gling EmptyMer 17 Mai - 15:17

La neige dominait le paysage, imposant sa blancheur et sa froideur sur toutes choses. Les sapins s’inclinaient devant elle, sous le poids de sa majesté, et la lumière scintillait plus qu’ailleurs en ce monde, lorsqu’elle s’y réflétait. Astarté des Sables avait été éblouie devant toutes les beautés de ce paysage immaculé. Et frigorifiée sitôt le portail franchi. Sa première neige. Comment pouvait-on être si belle et si cruelle à la fois? Elle n’avait rien verbalisé de tout cela, cantonnée dans un silence contemplatif, comme souvent, mais qui s’harmonisait ici bien plus étroitement avec le paysage qu’en Erebor. Rien de ce qu’elle pouvait dire était nouveau, pour les gens de Sylvamir; le froid, la neige, la surprise, la blancheur, la poésie des lieux. Ils connaissaient tout ça, déjà; ce qu’elle voulait dire ne valait pas mieux que le silence.

Sa Marquise lui avait spécifié que le petit, son apprenti de gemmes et de cailloux, était là, quelque part, ainsi que sa jeune dame de parage. Tant d’enfants perdus récupérés sous son aile protectrice… Peut-être l’était-elle elle-même, Astarté, enfant perdu qui avait trouvé refuge entre les bras de la Dame de Sinsarelle. Si Arsène était ici, elle devait le retrouver. On l’avait enveloppée, la belle gitane, sous des peaux d’animaux dont elle ignorait l'existence jusque là. On l’avait couverte de douces fourrures et de gants de laines qui remontaient sur ses avants-bras. On l’avait aidée à torsader les boucles serrées de sa chevelure sous des turbans colorés afin de la préserver du froid. Ainsi parée, dissimulée sous tant de vêtements, Astarté se risquait enfin à un peu mieux explorer les environs et retracer Arsène.

Elle revenait du dehors, du froid glacial et meurtrier, dépitée par l’absence du petit homme. Intelligent comme il était, Arsène ne devait certainement pas crapahuter dans la neige ou sur la glace, préférant, et de loin, la tiédeur bienvenue du lotissement. C’est au détour d’un couloir qu’elle l’a aperçu la première. D’un sourire, l’Erebienne patienta qu’il la remarque, toute discrète. Lorsqu’Arsène se blottit contre elle, Astarté ouvrit les bras, chaleureuse et maternelle pour ce garçon qui avait su l’apprivoiser, depuis Sinsarelle. Elle laissa ses doigts fins se faufiler discrètement dans sa chevelure tout en fermant les yeux. Il lui était bon de le sentir à nouveau près d’elle, comme avant, lui et sa chaleur enfantine.

- Je vais voir ma ponette, tu veux venir ? Elle s’appelle Clochette, et c’est mon cadeau d’anniversaire. Tu pourras lui faire des tresses dans sa crinière, si tu veux, et y mettre des bijoux, un jour. Tu n’as pas trop froid, ici ? il fait meilleur qu’à Sinsarelle.  J’aime bien Erebor, mais c’est un peu trop chaud. Ici, c’est moins chaud. Mais tout aussi beau.

Le silence l’enveloppait, comme souvent, et aucun mot ne sortit d’entre ses lèvres charnues. La gitane lui souriait avec bienveillance, une lueur d’amusement néanmoins bien communicative dans les yeux. Il l’amusait, et c’était positif, définitivement. Ce n’était pas ce genre d’amusement narquois et railleur, loin de là, mais plutôt de l’attendrissement. Et comme pour le lui prouver, elle extirpa d’un pan de sa jupe épaisse sa main désormais fermée. Lentement, pour faire durer l’intrigue, elle tourna son poing, paume vers le haut, et l’interrogea du bout des yeux pour s’assurer de son intérêt, avant de l’ouvrir.

Une bille de bois! Une perle toute simple, mais une perle de bois tout de même. Seule une cloche minimaliste y était gravée. S’en rendrait-il compte d’un seul coup d’oeil, ce petit futé? Elle laissa son sourire fleurir un peu plus, rehaussant ses pommettes d’une joie communicative. Son esprit avait effleuré celui du jeune homme, ou alors était-ce l’inverse?

- On m’a dit que c’était la ponette la plus choyée d’Ibelène. Il ne faut pas démentir la réputation.

La vérité n’était toutefois pas ainsi formulée, dans les pensées les plus intimes d’Astarté. Celui qui était le plus choyé d’Ibelène, c’était Arsène. Clochette n’était que le résultat flagrant de l’affection que tous portaient pour le petit. Y avait-il un enfant plus aimé, plus adoré que cet être, d’un duché à l’autre? Elle en doutait, la joaillière. Comment ne pas l’aimer? Comment ne pas s’intéresser à lui, à ses rêveries d’enfants, à ses envies de conquêtes, de brillance, de bijoux? Elle savait, pour Clochette. Un cadeau dont il était fier. Un cadeau d’anniversaire. Il était grand. Il aimait les responsabilités que Clochette lui imposait. Mélusine lui avait tout dit, et elle, avide et gourmande d’information sur son jeune ami, avait écouté avec attention chacune de ses paroles.

Elle le suivit vers sa Clochette, une main sur son dos, l’autre retenant la bille de bois. D’une voix douce, quoiqu’un peu basse, la bijoutière se permit un seul commentaire quant à son questionnement sur le froid.

- C’est un désert, ici aussi, Arsène. Un désert de neige.





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Message Sujet: Re: Gling gling gling   Gling gling gling EmptyDim 28 Mai - 23:29

Il goûte la chaleur de la petite joaillère l’enfant, alors qu’elle lui ouvre les bras et qu’il profite sans vergogne de cette éteinte amicale. Elle n’est pas bavarde Astarté, chacun de ses mots compte, et Arsène trouve cela fascinant. Lui qui sait parler, embobiner et perdre ses interlocuteurs, mentir et tromper, a appris que la discrétion de la jeune femme était une arme à part entière. On ne la remarque pas, Astarté, ou alors quand il et trop tard et qu’elle a probablement saisi tout ce qu’elle espérait. Elle ferait une grande espionne, il en est sûr, Arsène. Mais elle est une encore plus grande bijoutière, de cela il est persuadé. Le petit jeu de la jeune femme avec la perle de bois capte toute l’attention de l’enfant, ses yeux alternant entre le visage de la jeune femme et ce qu’elle refuse un instant de dévoiler.

Et lorsqu’elle le fait, c’est une admiration sincère qui se lit sur le visage d’Arsène, ainsi que de la reconnaissance. Il est grand, Arsène. Presque adolescent, presque adulte, même, promet-il. Et pourtant, il lui est bien difficile parfois de dissimuler ses réactions d’enfant, sa jeunesse encore bien présente qui se bouscule avec cette maturité qu’il voudrait tant acquérir. « Oooooh. » Admire-t-il, notant rapidement la finesse de la taille, la gravure qui orne la perle, et l’amusement peint sur les traits délicats de la jeune femme. Il est un voleur, après tout, Arsène. Apprenti... enfin non, aspirant voleur. Il a l’œil, pour repérer les détails, sinon sa courte carrière n’aurait guère été couronnée de succès. « Merci. » Lance-t-il avec reconnaissance. Il connaît les bonnes manières, l’enfant, sa mère adoptive y a veillé. Arsène n’a jamais réellement compris pourquoi, mais Cassandre lui a soutenu que ce n’était pas parce qu’il était né gueux qu’il devait se comporter comme un rustre ignorant et un enfant des rue. Et depuis qu’il est auprès de Mélusine, Arsène se rend compte qu’en vérité, se montrer affable aide énormément à être bien vu, à se mêler à cette bonne société que, jusqu’à présent, il n’a côtoyé que de loin. Alors, remercier Astarté, quoi de plus normal ? Fier d’avoir contribué à amener un sourire sur les lèvres de la ravissante Erebienne, Arsène se serre à nouveau contre elle avant de s’échapper, l’entraînant à sa suite.

« Elle le mérite, tu verras, elle est vraiment très très intelligente. Et douce. Et belle aussi. »
Arsène n’est probablement pas le plus objectif, mais qu’importe. Il peut en parler des heures, de Clochette, de ses yeux bruns qui le fixe avec un air de gravité et de réflexion, de sa façon amusante de hennir pour le saluer, ou de mettre le nez dans ses poches avec insistance à la recherche d’une friandise. De la façon dont elle demeure immobile en attendant qu’il la monte, ou celle de s’ébrouer avec contentement quand il a fini de lui peigner la crinière. Oh oui, jamais cadeau n’a été plus choyé et plus apprécié que Clochette. Il sera éternellement reconnaissant à Mélusine et Hiémain de lui avoir fait rencontrer la ponette.

Astarté le suit, une main sur son dos, et Arsène lui répond en se retournant à moitié vers elle, pensif. « C’est beau, le désert. J’aime bien Erebor, mais j’aime bien ici aussi. Quand il y a des tempêtes, que les murs tremblent et que je me blottis près de la cheminée. » Il hésite un court instant, Arsène, avant de se confier à Astarté. « Je fais semblant de dormir, parfois. J’écoute Mélusine et Hiémain qui parlent de leur bébé. » Il apprécie ces moments volés, Arsène. La main de Mélusine qui caresse doucement ses cheveux, Hiémain qui le prend par les épaules pour le guider délicatement jusqu’à son lit. Il soupçonne que le baron et sa femme ne sont pas dupes, parfois, mais il s’en fiche. Il aime bien s’imaginer, Arsène, qu’ils parleraient comme ç s’il n’était pas là. Il a l’impression de s’immiscer dans leur foyer, parfois, et faire semblant de dormir atténue a sensation. Un peu comme s’il n’était pas là. Pour les laisser tranquilles, sans lui. Il le sait, Arsène, Astarté n’en dira rien. Il lui fait confiance.

L’enfant tourne encore un peu dans les couloirs, entraînant Astarté à sa suite vers l’écurie. Il peut presque faire le chemin les yeux fermés, Arsène, et les deux compagnons ne tardent pas à se retrouver dans le bâtiment réservés aux chevaux. L’odeur y est forte, mais l’enfant s’y est habitué. Il craint un peu pour la délicate Astarté, mais voir Clochette exige bien des sacrifices, après tout.

Un bruit de paille. Un hennissement doux et modulé, et Arsène ne peut se défendre du sourire fier qui s’affiche sur ses lèvres. « Clochette, tu as une invitée, aujourd’hui ! » Annonce l’enfant à la ponette. La petite ponette lève des yeux intelligents, sous sa longue frange brune qu’Arsène repousse avec tendresse. « C’est Astarté, elle a un cadeau pour toi. » Explique le petit, en faufilant ses doigts dans la crinière en bataille.


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Astarté des Sables
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Message Sujet: Re: Gling gling gling   Gling gling gling EmptyMer 14 Juin - 15:36

Mélusine avait cette aisance à comprendre profondément les gens, en dépit de leurs paroles ou de leurs apparats. Elle avait su la deviner rapidement, malgré ses silences, et comprendre ce dont elle avait besoin, lorsque le pirate avait quitté sa vie. La Marquise avait visiblement compris Arsène et son besoin pressant d’aimer quelque chose ou quelqu’un; un besoin de s’investir pour un autre, de couvrir de tendresse et d’attention, de responsabilités aussi. Il avait eu Clochette. Quel bonheur de l’entendre la décrire et décliner la totalité de ses qualités! Astarté suivait, accompagnée de son silence, comme souvent, sa bonne humeur sur le bout de ses lèvres. Elle acquiesçait avec douceur, alors qu’il affirmait qu’elle verrait la merveille qu’était cette monture. Oui, oui, elle verrait. Elle comprendrait. Elle aimerait. La gitane n’en doutait pas le moins du monde.

Sa confidence quant à Mélusine, Hiémain et leur enfant fit sourciller d’amusement la joaillière. Loin de s’offusquer de ces instants volés, elle comprenait plutôt à quel point il pouvait être grisant de disparaître, de se sentir invisible et oubliée, le temps d’un bref moment. Comme pour le lui communiquer, Astarté exerça une caresse douce et délicate sur le haut du dos du petit homme, rassurante et maternelle. Elle s’inclina vers lui, à peine, pour venir lui murmurer quelques mots.

- Les gens sont plus souvent eux-même lorsqu’ils se croient seuls… J’aime bien écouter, lorsqu’on oublie ma présence, moi aussi.

Elle tourna ici, puis là, guidée par le grand enfant, sans se questionner sur la direction empruntée. Il devait avoir parcouru la totalité des couloirs labyrinthiques de cet endroit plus d’une fois, pour chasser l’ennui ou pour dénicher des recoins oubliés. C’est à l’approche des écuries qu’Astarté commença à s’interroger sur son propre état. Sa gorge, serrée, et une douleur désagréable à la base de son nez supposaient que quelque chose n’allait pas forcément comme prévu. Des chevaux, elle en avait vu, avant. Jamais de très près, mais tout de même. Était-ce l’odeur forte qui la mettait en pareil état? Elle chercha à dissimuler son trouble léger à Arsène qui s’enthousiasmait déjà de présenter la visiteuse à sa fidèle amie équine.

- Clochette, tu as une invitée, aujourd’hui ! C’est Astarté, elle a un cadeau pour toi.

La dénommée Clochette semblait l’ausculter avec intérêt, de ses billes ambrées comme les dunes d’Erebor. La gitane lui trouva quelque chose de serein, de contemplatif, peut-être bien, et des nuances d’intelligence qu’il était rare de rencontrer chez des animaux de cette taille. C’est lorsqu’elle glissa à son tour sa main dans la crinière chocolatée de Clochette qu’Astarté se rendit à l’évidence : elle était malade ou allait l’être. Sa gorge, brûlante, lui devenait insupportable, et sa peau la démangeait soudainement, là où les crins l’avaient effleurer. Distraitement, elle déposa sa main sur sa joue, cherchant à voir si une fièvre quelconque s’emparait d’elle. Sa peau semblait fraîche, pourtant. Quel mal y avait-il de caché dans les étendus de neige et de glace?


- Que tu es jolie… Tu as de la chance d’avoir un maître aussi aimant. Elle lui parlait avec une douceur certaine, alors qu’elle ouvrait le gilet de laine pour chercher un peu plus d’air et d’aisance. Arsène… Pourrais-tu glisser la bille à ses cheveux?

De sa main désormais plaquée de rouge, elle libéra la bille de bois entre les mimines de son protégé. Pour peu, il lui semblait que la texture de sa peau changeait, là où la crinière de l’animal l’avait touchée. Tiraillée entre l’envie de câliner Clochette et celle de s’enfuir jusqu’en Erebor, Astarté hésita à agir. Lentement, très lentement, elle reporta sa main meurtrie sur l’animal, en dépit de son instinct de survie qui lui hurlait pourtant de ne plus toucher cette engeance. C’est qu’elle était belle, Clochette, et c’est qu’elle semblait si douce…!


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Arsène de Sylvamir
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Message Sujet: Re: Gling gling gling   Gling gling gling EmptyLun 26 Juin - 22:04

Il parle Arsène, nullement déconcerté par le silence de la joaillière. Il la connaît Astarté, maintenant, et sait qu’elle ne parle pas beaucoup, mais que cela ne l’empêche pas d’être douce et aimante et très, très intelligente. Douée, aussi. Oui, il l’aime bien Astarté, au point de rester silencieux quand elle l’invite dans son atelier, à la regarder tailler des pierres et lui expliquer comment les reconnaître. Il l’emmène dans les dédales de Sylvamir sans se tromper une seule fois : ils les connaît, ces couloirs, à force. Et il a vécu à Lorgol, il a vite dû apprendre à se repérer en cas de nécessité. Fuir la garde, par exemple !

Il n’hésite pas à se confier à la jeune femme, sachant qu’elle n’ira pas répéter ses confidences/ la preuve, elle aussi, cela lui arrive d’écouter aux portes pour mieux connaître les gens. Il ne cherche pas à y gagner un quelconque avantage, Arsène, lorsqu’il écoute Hiémain et Mélusine. Il soupçonne même que les deux savent qu’il est dans le coin, au fond. L’enfant ne remarque pas le trouble soudain qui s’empare de la jeune femme, trop concentré à lister les qualités de Clochette, à vanter sa beauté et sa douceur, pour se concentrer sur autre chose. C’est avec une fierté sans bornes que l’enfant présente sa ponnette à l’erebienne, observant leur interaction, mais observant surtout la réaction de sa Clochette. Elle a l’habitude des étrangers la ponnette, baladée souvent dans les bagages de la famille de Sylvamir - tout comme Arsène, en réalité. Elle ne semble pas apeuré, et l’enfant lui tapote le cou avec une affection sincère, tandis qu’à ses côtés, Astarté ôte une des couches de vêtements qui la couvre. L’enfant la regarde avec curiosité : certes, il fait un peu plus chaud ici, avec la chaleur des animaux, mais pas au point de se déshabiller !

Arsène hoche la tête avec gravité à la question de la joaillière. Bien sûr, qu’il veut bien le faire ! Mais quand la jeune femme laisse tomber la bille entre ses mains, Arsène retient un hoquet de stupeur. Elles sont étranges, les mains de l’erebienne ! il le sait, Arsène, il a passé des heures à la regarder façonner des bijoux après tout. Et là, on dirait presque qu’elle... que la peau de ses mains s’apprête à tomber. C’est assez dégoûtant, en réalité. Glissant la bille de bois dans la crinière de Clochette, le petit ne peut s’empêcher de regarder la main de la jeune femme se poser sur la ponnette, rouge et couverte de plaque. Il n’est guère connu pour avoir la langue dans sa poche le petit voleur, aussi une fois sa besogne effectué, et la bille de bois solidement fixée dans les crins de Clochette - elle est encore plus magnifique, ainsi ! -, Arsène fait remarquer à la joaillière. « Tu es malade ? Tes mains, elles sont vraiment très bizarres. » Et effrayantes, un peu. « Tu ne les as pas laissé dans la neige sans gants, hein ? » L’avertit l’enfant, reprenant à son compte les avertissements de Mélusine lorsqu’il est arrivé en Valkyrion. « Tu peux perdre des doigts, si tu ne te couvres pas suffisamment ! » La menace a été assez pour faire comprendre à l’enfant qu’à Sylvamir, on se couvre. Toujours. De la tête aux pieds. Peut-être qu’Astarté n’a pas compris ?

« Fais voir ? » Demande Arsène, à la fois curieux et un peu dégoûté. Ca n’a pas l’air très beau, mais la fascination de l’enfant le dispute à la prudence. Et si c’était contagieux, après tout ?


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Message Sujet: Re: Gling gling gling   Gling gling gling EmptyDim 6 Aoû - 22:36

Ses mains. Ses précieuses mains! Elle hoqueta un moment, comme si les paroles d’Arsène confirmait sa propre réalité. Oui, ses mains étaient vraiment bizarres. Elles étaient dégoûtantes, même, et après cette étrange brûlure, il ne restait qu’une vague gêne lorsque sa peau se tendait. Sa peau était gondolée, comme épaissie, et plus rouge que d’ordinaire. Ce n’était pas ce qu’il y avait de plus répugnant, dans cette affaire. Quelques bourgeons semblaient vouloir poindre, ici et là, sous cette peau changée. Non pas ces boutons petits et risibles, mais bien une acnée sévère et douloureuse dont la peau, tendue, était désormais sensible et donnait l’impression de vouloir se fendre. Elle avait eu une chance inouïe d’avoir une peau lisse et douce depuis sa prime jeunesse, et quelque fois, elle avait pu remarquer sur un client ou un passant une poussée de boutons similaires. Désormais, c’était son tour. Horreur.

À la question d’Arsène quant à la possibilité de les avoir fait traîner dans la neige, Astarté dénia avec grand sérieux et un léger empressement. Non. Elle se couvrait avec mille précautions et jamais elle n’aurait exposé sa peau à nue dans les confins glacés de Valkyrion. C’était peut-être cette Clochette, la fautive, dans l’histoire, mais comment l’avouer à son plus grand admirateur, un enfant transi d’affection?

- Fais voir ?
- Regarde avec tes yeux, d’accord?

Elle s’assura qu’il accepte sa condition avant de lui remettre l’une de ses mains sous le museau. Si c’était contagieux, au moins, le petit n’en souffrirait pas. Elle fit plier ses doigts légèrement afin de tendre la peau et lui dévoiler l’étendu des dégâts. Les garçons aimaient bien souvent ce qui était étrange ou répugnant.

- Je crois que c’est Clochette.

Astarté parlait d’une voix calme, en apparence, autant pour ne pas inquiéter ou blesser Arsène dans son affection que pour ne pas paniquer elle-même.

- C’est peut-être un moyen de défense contre les gitanes? Il y a quelque chose qui cloche...

Un peu d’humour. Dédramatiser. Un sourire petit sur ses lèvres pulpeuses, et elle rapportait ses mains à elle, loin de son jeune ami. Ses bouffées de chaleur ne semblaient plus être. Elles avaient été aussi soudaine qu’éphémères, alors que les rougeurs sur ses doigts, au contraire, semblaient s’intensifier. Sa gorge ne la serrait plus et Astarté rejeta la faute sur sa nervosité devant la douleur subit sur ses si jolies mains.

- Je montrerai à Mélusine. Elle doit avoir quelques astuces. Ne t’inquiète pas, ça ne fait pas si mal. Dis-moi plutôt si Clochette te suivra en Erebor et à Lorgol, ou si elle sera la reine de Sylvamir.

Sans toucher, désormais bien méfiante de cette ponette de malheur, la gitane s'accroupit pour mieux inspecter la bille qu’elle venait d’offrir à son meilleur et unique élève. Elle percevait la clochette soigneusement gravée sur le bois, bien mise en évidence par les doigts agiles d’Arsène. Il l’avait donc vu, et le coeur de la joaillière s’emplit d’une fierté toute maternelle. Qu’il était brillant, ce gamin. Elle lui souhaitait un avenir aussi grand que son talent, et sous un petit air malin, elle précisa :

- On reconnaît une jolie gravure à la constance du trait. Un bijou de grande valeur sera gravé avec régularité, au contraire d’une contrefaçon, par exemple. Clochette possède une bille de qualité. Mais.. Tu l’as déjà remarqué. Elle est en relief, ce qui veut dire que si tu le désires, Arsène, tu pourrais l’utiliser en guise de paraphe.

Elle le savait grandissant, cet enfant, ce petit homme, mais il demeurait toujours le petit Arsène, le gamin, depuis le moment où il était entré dans son atelier. Peut-être une clochette n’était pas le symbole le plus représentatif de ce petit malin, mais la possibilité de marquer un papier d’un symbole unique devait être invitant, pour un enfant. ...Ou peut-être était-il trop âgé pour cela, désormais? Tout en se questionnant, la gitane glissant un index sur une pustule particulièrement hideuse.





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Message Sujet: Re: Gling gling gling   Gling gling gling EmptyJeu 10 Aoû - 22:09

C'est vraiment dégoûtant et un peu effrayant aussi, mais c'est la fascination qui l'emporte chez Arsène. Astarté, la si belle Astarté, est peut-être en train de se transformer en ogre, comme dans les histoires ! Certes, il est grand Arsène, et sait que les histoires n'existent pas mais face a la joaillère, un léger doute s'installe. Elle a peut-être mangé quelque chose de bizarre, préparé par un obscur alchimiste qu'elle aurait offensé ? En tout cas, elle lui fait promettre de ne pas toucher, avant de lui dévoiler ses mains. Arsène à rechigné quelque peu devant la condition, mais ça en vaut le coup : elles sont horribles, les mains de la jeune femme, et il ne peut en détacher le regard. Elles vont faire des pustules jusqu'à fondre, il en est presque sur, et se sent un peu désolé pour Astarté, sentiment vaguement étouffé sous cette fascination pour l'étrangeté du sort de la jeune femme.

Il veut défendre Clochette Arsène, assurer que la ponette n'est pas malade et n'a jamais fait ça. Que c'est Astarté, probablement, qui a un problème et non sa précieuse amie. La jeune femme fait même une blague, et l'enfant y répond d'un sourire poli. Il n'a pas le coeur à accuser la gitane pourtant, et quand cette dernière évoque Melusine, Arsène songe qu'il ferait mieux de l'accompagner. Pour défendre Clochette, au cas où. Clochette qui est innocente, et qui glisse son nez contre la main d'Arsène pour réclamer une caresse. "Oui, Mélusine saura." Approuve l'enfant avec conviction, ne remarquant même pas la foi inébranlable qu'il accorde à celle qui l'a recueilli. "Et je ne sais pas trop encore : je crois que Mélusine et Hiémain veulent rester ici pour la naissance du bébé. Moi, je verrais bien." Arsène hausse les épaules, avec tout le fatalisme de ses douze ans. Il partira, peut-être. Ou pas. Il verra.

Astarté admire la perle de Clochette, arrachant un sourire plein de fierté à l'enfant. Elle est belle Clochette, avec son bijou gravé que pour elle. Quoique. "Oh ! C'est une idée super !"Lance l'enfant, enthousiasmé. Il en a déjà vu, des paraphes au bas des lettres. Il pourra écrire à Mena, tiens, avec ! Ou à Astarté, si elle décide de retourner en Erebor. Il entrevoit plein de possibilité, pour cette signature qu'il sera le seul à posséder. "Je vais demander de l'encre !" S'exclame le petit, avant de glisser ses mains autour du cou de la ponnette pour un câlin affectueux. "Elles sont vraiment horribles." Lance l'enfant en suivant le regard de la joaillère. "On devrait voir Mélusine, tu imagines si ca s'aggrave ?" Demande Arsène avec un air mi-horrifié, mi-excité par la possibilité.


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Astarté des Sables
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J'ai fait allégeance à : Mélusine, marquise de Sinsarelle, et Anthim, Roi des Gitans et duc d’Erebor
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Message Sujet: Re: Gling gling gling   Gling gling gling EmptyVen 25 Aoû - 0:36

Elle n’avait pas réussi à le distraire convenablement de la laideur de sa peau. Comment le faire, après tout, alors qu’elle même se montrait fascinée et un peu rebutée par ses propres mains? Astarté avait acquiescé, résignée, à sa proposition de retrouver Mélusine. Pour avoir longuement partagé avec la dame de Sylvamir, la gitane lui connaissait une multitude de petits secrets et de coquetteries, d’astuces et de surprises. Ici, dans ce désert de neige et de froid, Mélusine lui semblait la plus à même de lui venir en aide et d’apaiser son derme douloureux. De la rassurer, aussi. Quoi que l’on pouvait dire sur les excès de la marquise, sur son exubérance et ses frasques, Astarté lui reconnaissait une générosité incroyable.

- Tu pourras envoyer des mots secrets. J’y répondrai.

C’était une promesse. Elle avait appris tardivement l’écriture dans sa jeunesse, auprès de son maître, afin de mieux contacter les clients et de paraître raffinée auprès d’une clientèle bien née qui déjà s’intéressait à ce que ses petites mains agiles pouvaient créées. Si Arsène lui écrivait, il était assurée qu’elle lui répondrait, main douloureuse ou non. Peut-être même que la gitane graverait une estampe personnalisée pour signer tout aussi mystérieusement ses petits papiers. Une gemme? Le soleil d’Erebor? Elle trouverait bien, afin que seul Arsène puisse la retracer.

Elle reposa sa fourrure sur ses épaules, désormais que les frissons de l’angoisse l’avaient quittée pour que les frissons de froid l’incommode. Elle avait décidé, la jolie gitane. Elle avait tranché. Sylvamir, Valkyrion, la neige, la glace, le paysage incroyable et féerique, les licornes, c’était bien joli, mais ça n’irait pas plus loin. C'était beau et intrigant, oui, mais il me fallait pas toucher. Comme les Cielsombrois. À chacune de ses escapades hors de son désert natal, un petit quelque chose arrivait à la joaillière. Un enlèvement. Une poutre. Une petite tromperie. Ou alors quelque chose de plus grave encore, comme la sentinelle de Roc-Épine.

- Elle est belle, ta Clochette, Arsène. Elle est surtout chanceuse d’avoir un aussi gentil maître.

Astarté avait pensé et pesé chacun de ses mots avant de les prononcer, et si l’envie de glisser sa main dans la chevelure de son jeune ami la tiraillait, elle s’en abstint. Un sourire pour l’amadouer, l’air serein malgré son inquiétude pour l’avenir de ses mains, et la gitane lui emboîta le pas. Ce soir, il était fort probable que Mélusine de Sylvamir la caresse à nouveau, ses mains sur sa peau ambrée, son regard clair contre ses yeux de chats, pour la soigner bien chastement.





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