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 “Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.”

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Message Sujet: “Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.”   “Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.” EmptyVen 1 Jan - 23:15


Livre I, Chapitre 1
Colombe Sylvest & Mélisende de Séverac

“Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.”




• Date : 15 janvier 1001
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Rencontre entre Colombe et Mélisende, mise en place de notre lien et des projets de Colombe que Mélisende soutient.

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Message Sujet: Re: “Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.”   “Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.” EmptyVen 1 Jan - 23:21

L’Académie - un lieu où je venais en toute discrétion. Souvent pour voir Astra, on parlait des étoiles, on refaisait le monde et on s’ouvrait à l’immensité. Aussi, pour voir Colombe dans le plus grand secret, une petite herboriste-magicienne aux idées marginales. Elle soignait, j’ôtais des vies. De dix ans, son aîné, maîtrisant l’herboristerie, on partageait notre savoir, nos découvertes. Elle ignorait mes activités - comme tous - et j’étais intimement persuadée que, lorsqu’elle l’apprendrait, si elle était mise au courant un jour, notre amitié, ce lien spécial qui s’était installé entre nous serait brisé. On ne maniait pas les plantes de la même manière, mais nos arts étaient complémentaires. Je la conseillais sur les plantes, elle me montrait ses talents de guérisseuse - je n’étais pas magicienne, elle avait ce don d’allier magie et savoir. Tout m’intéressait, certes nous n’utilisions pas notre savoir pour les mêmes desseins, je tendais à maîtriser les différents aspects de l’herboristerie, quel qu’il soit.

J’arpentais les couloirs de l’Académie, je n’avais qu’un accès restreint à ce lieu ancestral. Les invités devaient rester à l’étage des commerces et des visiteurs, un espace réservé. Un endroit imprévisible qui changeait au gré des envies de quoi se perdre avec ses longs couloirs et ses passerelles, un véritable labyrinthe. De quoi perdre la tête ou s’y perdre soi-même... Je finis par arriver dans le hall des invités. Colombe m’avait envoyé un message  - elle voulait parler avec moi de ses projets d’aventure. Elle était incomprise par ses professeurs, étaient-ils si fermés à l’Académie pour ne pas reconnaître le potentiel de Colombe ? Je la comprenais là où certains se heurtaient à l’association entre magie et savoir. Je savais que les deux réunis feraient de grandes choses, je voulais en être le témoin.

Silencieuse, je m’assis doucement à une table en attendant son arrivée.  On se rencontrait rarement, nous correspondions beaucoup pour compenser. Parfois, elle me posait des questions, j’y répondais. Nos échanges étaient enrichissants autant pour elle que pour moi.

Elle voulait voyager, se perdre à travers Arven, faire partager son savoir, aider les autres - comme je l’avais fait, jadis pour ma soeur, j’encourageais Colombe à partir sur les routes, elle en ressortirait grandit, murit et pourrait parfaire sa connaissance en herboristerie. Nous avions déjà beaucoup échangé au sujet d’Erebor en tant que Baronne de Chaamar, je m’étais intéressée à la flore que pouvait cacher le désert. Certaines plantes renfermant des vertus thérapeutiques. N’ayant jamais foulé le sol d’Erebor, Colombe ignorait tout de ces plantes et j’avais, pour elle, ramené quelques fleurs issues de mon précédent voyage de quoi alimenter son herbier.

Juste le temps de m’installer qu’elle arriva, l’air contrarié, à petits pas. Cette fois-ci, j’avais bien fait de venir en personne pour lui parler de vive voix.
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Message Sujet: Re: “Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.”   “Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.” EmptyMar 8 Mar - 18:43


“Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.”
Mélisendre et Colombe



Il fallait se rendre à l’évidence, partir seule sur les routes d’Arven à mon âge n’était peut-être pas une bonne idée finalement. J’en avais eu envie, avais tout misé sur cette décision pour ma sortie de l’Académie. Mais si ça avait été faisable, les gens m’auraient soutenu n’est-ce pas ? Contrairement à l’idée que je m’en faisais - une joie d’annoncer ça à mon maigre entourage - je n’avais pour le moment récolté que des portes fermées. Le pire, c’est que c’était un sujet qui revenait fréquemment en ce moment. Le mot avenir m’était devenu insupportable, comme celui de Lorgol. J’aimais cette ville, assurément, elle était étroitement liée à l’Académie, ma maison. Pourtant, tout le monde m’y voyait, ça et là, dans une petite pièce rien qu’à moi où je soignerai grâce à ma magie. Ou bien, on me figurait à l’Académie, professeur bien souvent. Aussi loin que je pouvais l’admettre, ces idées n’étaient pas farfelues, elles étaient bien concrètes et terre à terre. Mais je n’avais jamais aspiré à quelque chose d’aussi plat et morne. Je connaissais maintenant l’Académie comme ma poche pour y avoir passé déjà neuf ans. Je m’étais souvent promenée dans Lorgol, c’était la ville la plus proche, là où je pouvais passer un peu de temps. Je savais également à quoi ressemblaient les alentours, les forêts dans lesquelles je pouvais m’aventurer pour compléter mon herbier. En revanche,  je ne connaissais rien de Faërie, que de vagues souvenirs. Ibélène m’était également étrangé. Depuis toute petite, j’avais ce goût pour la connaissance. Et si durant près de dix ans on m’avait enseigné la théorie de ce monde, je voulais maintenant pouvoir la contempler de mes propres yeux, rendre concrètes toutes ces choses que l’on m’avait apprises. Une personne qui ne voyage pas, c’est une personne solitaire qui pense ne plus rien avoir à faire de mieux que de se laisser mourir. J’étais jeune, curieuse, et je souhaitais déployer mes ailes.

Si je ne cessais d’entendre continuellement que mes rêves étaient dérisoires, il y avait pourtant une personne qui me laissait penser qu’ils ne l’étaient pas. Je partageais avec Mélisende ce goût pour l’herboristerie. La plupart de nos échanges étaient épistolaires, un moment d’évasion que je me permettais parfois, le soir. Lui répondre me redonnait envie de m’investir dans cette science que je ne connaissais que trop peu. J’espérais, quand j’en saurai davantage, pouvoir utiliser ma magie pour l’associer à l’herboristerie et ainsi créer une sorte de nouvelle médecine. J’étais persuadée que les deux pouvaient fonctionner, ensemble, plutôt que d’apprendre les deux séparément. Les plantes avaient des vertus, certes, mais celles-ci n’étaient pas grand chose comparé à ce que la magie pouvait faire. Et puis, en cachant la magie dans les plantes, peut-être serait-elle mieux acceptée en Ibélène ? C’était un risque qui pouvait en valoir le coup, si cela pouvait guérir un plus grand nombre de la population. Encore une fois, je me gardais bien de parler de trop de mes idées et de mes théories, magie et savoir ne faisaient pas encore bon ménage dans les esprits. Mais Mélisende, elle, n’y voyait aucun inconvénient et elle me soutenait dans mon projet. Elle était souvent ma petite dose d’énergie quand je commençais à perdre espoir, et j’avais besoin d’un petit remontant ces derniers temps. Je ne l’avais pas seulement appelée pour ça, même si je ne doutais plus des effets thérapeutiques qu’elle pouvait avoir sur moi, inconsciemment. J’avais aussi besoin qu’elle me récupère quelques plantes. Mon départ allait maintenant arriver très vite, l’histoire de quelques mois, et je voulais consacrer un peu de temps à mes travaux avant de partir. Peut-être ainsi, je pourrais au fil de mon chemin les tester à quelques endroits. Se posait pourtant un souci de temps, les études devenaient dures, je ne pouvais plus sortir aussi souvent qu’avant et pourtant, j’avais besoin d’un stock bien remplir pour pouvoir accomplir mes expérimentations. J’avais donc demandé à Mélisende de venir dans le but de lui demander de récupérer quelques plantes pour moi, ce qui me semblait être dans ses cordes.

Je venais d’arriver à l’étage des visiteurs. Mon amie était déjà là, à m’attendre. Je marchais pourtant à petits pas, encore un peu contrariée de ma discussion de fin de journée avec mon professeur, une discussion que je ne nommais plus. Je pris place à ses côtés, m’efforçant pourtant de lui servir un beau et large sourir. « C’est gentil d’être venue, ça me fait vraiment plaisir de te voir. » Il était vrai qu’elles ne se voyaient pas tellement. « J’ai eu une journée épuisante, mais toi, comment vas-tu ? »

©️ ACIDBRAIN

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Message Sujet: Re: “Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.”   “Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.” EmptyMar 17 Mai - 19:52

Colombe devait être en plein doute, douter d'elle-même, de son avenir, de ce qu'elle allait devenir, de ses rêves oubliés, brisés, même pas nés. Je ne concevais pas le fait qu'on ne puisse pas la soutenir, ses professeurs étaient-ils tant fermés que cela ? L'Académie était-elle si conservatrice qu'elle ne puisse même pas considérer une quelconque alliance entre savoir et magie ? Je me heurtais à cette idéologie que je ne comprenais pas. J'avais vu en Colombe un énorme potentiel bloqué par cette Académie qui la retenait corps et âme, son talent dans sa cage sans pouvoir être en mesure de le développer.

Un herboriste ne reste pas cloitré entre quatre murs. Une magicienne à la fois savante ne peut pas choisir l'un ou l'autre, ce sont les deux ou aucun. Je savais que Colombe pensait la même chose que moi, c'est l'une des raisons qui m'avait poussé à en apprendre plus sur elle, qui m'avait poussé à voir plus loin que les apparences. Elle avait de l'ambition : créer une nouvelle médecine, j'étais curieuse de voir si une telle chose était possible et ce que cela donnerait. Toutefois, je craignais que ces illusions ne soient qu'illusions, que ses rêves restent des désirs jamais assouvis. J'avais peur que cela résulte de l'utopie plutôt que de la réalité. L'herboristerie n'avait presque plus de secret pour moi, la magie en revanche m'était totalement étrangère...et en cela, j'étais désavantagée, je ne pouvais comprendre certaines choses mêmes avec tous les efforts du monde, il fallait le vivre pour ressentir ce que cela faisait. Ce n'était pas mon cas.

Colombe, son prénom lui allait si bien comme un oiseau en cage retenu ne pouvant pas déployer ses ailes pour voler de toute sa splendeur, arpenter le monde, découvrir Arven et ses régions, Arven et ses traditions, Arven et sa population, Arven et sa végétation.  Elle arriva à petits pas, je lui souris doucement.

« Colombe ! Le plaisir est partagé. Le voyage s'est bien déroulé, je vais bien. » Nous étions là pour parler de Colombe, non pas de moi. Venir à l'Académie n'était pas chose aisée, Astra était l'une des principales excuses et dés que je le pouvais j'accourrai même si je n'aimais guère ce lieu que je ne trouvais... pas assez Cielsombrois à mon goût ! Trop fermé, trop conservateur, pas assez dans l'air du temps il n'y avait qu'à voir le discours que tenait ses professeurs à Colombe, la preuve était là. « Oh ! Avant d'oublier. » Je fouinais dans ma petite besace de voyage, soigneusement protégées, je sortis, quelques fleurs tout issues d'Erebor.

Je lui tendis également un parchemin sur lequel j'avais annoté le nom de chaque plante, ses vertus et l'endroit où je l'avais trouvé. « C'est pour toi, je les ai fait sécher, elles sont à toi, elles viennent d'Erebor je me suis dit que cela pourrait te servir ! ou te faire découvrir de nouvelles plantes. » Je lui souris tendrement. Je haussais les sourcils, une façon pour moi pour revenir au vif du sujet et au réel problème. « Tu voulais me parler de quelque chose en particulier ? Tu as l'air soucieuse, contrariée....? Toujours cette histoire de voyage qui te pèse ? »
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Les Chevaucheurs
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Tristan d'Amar
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J'ai : 33 ans
Je suis : Capitaine de Vol de l'Escadron de Chevaucheurs de Lagrance
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Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Fluctuante. S'il était fidèle à l'impératrice, il l'est nettement moins à l'empereur, bien qu'il se soit éloigné de Chimène de son vivant, par son attitude envers les mages du Sang. Il est malgré tout toujours fidèle à son duc, à son duché, et à Faërie.
Mes autres visages: Grâce de Sombregemme
Message Sujet: Re: “Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.”   “Toute idée nouvelle a besoin, comme une plante, d'enfoncer ses racines.” EmptyLun 1 Aoû - 13:49

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