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 La neige gèle-t-elle les cœur ?

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Message Sujet: La neige gèle-t-elle les cœur ?   La neige gèle-t-elle les cœur ? EmptyMer 31 Mai - 1:29




Livre II, Chapitre 3 • La Roue Brisée
Alcali Sybille & Mayeul de Vifesprit

La neige gèle-t-elle les coeur ?

Quand la poésie de l'hiver prête à la mélancholie.




• Date : 12 Décembre 1001
• Météo : Ciel gris, couvert de gros nuages épais .
• Statut du RP : PV
• Résumé : Sybille fait une petite dépression hivernale. Pour oublier ses tracas elle décide de se laisser aller aux plantes récréatives. Mais Nuage le griffon la surprend et décide de s’intéresser à elle avant de l'emmener à son voltigeur, Mayeul.
• Recensement :
Code:
• [b]12 Décembre 1001:[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2200-la-neige-gele-t-elle-les-coeur]la neige gèle-t-elle les coeur ?[/url] - [i]Sybille Alcali & Mayeul de Vifesprit[/i]
Sybille fait une petite dépression hivernale. Pour oublier ses tracas elle décide de se laisser aller aux plantes récréatives. Mais Nuage le griffon la surprend et décide de s’intéresser à elle avant de l'emmener à son voltigeur, Mayeul.



Dernière édition par Sybille Alcali le Ven 2 Juin - 1:39, édité 4 fois
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Message Sujet: Re: La neige gèle-t-elle les cœur ?   La neige gèle-t-elle les cœur ? EmptyMer 31 Mai - 1:30

Trois mois. Voilà trois longs mois que l'hiver s'est installé dans les Terres du Nord. Et bon dieu ce qu'il faisait froid ! Sombreciel avait cet avantage de se trouver près des douces frontières de Lagrance. Sybille y avait connu la neige parfois. Mais les températures restaient supportables. Alors qu'ici, à l'Académie, tout lui semblait plus... mort. Le mois de décembre avait fini d'achever les dernières plantes des jardins de l'Académie. Le redoux finirait bien pas accueillir sur les manteaux de neige ses fleurs hivernales. Mais quand ?! Un verbe frappa Sybille. "Se languir". C'est un mot un peu compliqué mais la définition exacte est "S'ennuyer, se morfondre, éprouver de la peine, du chagrin, du fait de l'absence de quelqu'un ou de quelque chose". On n'aurait pas pu mieux définir l'humeur de Sybille en ce moment.

Orientée Sud-Ouest sa chambre à l'Académie était dotée d'une grande baie vitrée. On ne lui en avait jamais décrite la vue ,mais le soleil qu'elle offrait était un atout majeur pour sa passion. Les plantes. Et les chambres de l'Académie ont cette faculté de se modifier pour plaire à son propriétaire. Il paraît que dans certaines ,de l'herbe douce s'était mise à tapisser le sol. La chambre d'une erebienne avait même du sable et une oasis ! Chez Sybille, il y avait un "parquet du rossignol". Une légende racontait que l'empereur d'un royaume inconnu en avait fait doter sa maison pour prévenir des assassins. Chaque latte produisait un craquement, un son, un chant. Cette idée dûe ravir Sybille au point que la chambre s'en dote d'elle-même. C'était à la fois musicale et pratique pour se repérer dans l'espace. Sans parler des senteurs du bois ! On y trouvait un peu de tout. Du cerisier, du mirabellier, du chêne, du bouleau, du hêtre. La partie en noisetier était plus molle. Celle en frêne plus douce. Pour un voyant ce devait être une magnifique mosaïque de couleur et de motifs.

Un peu de lumière tamisée ici, un peu plus de chaleur là. Sybille pouvait faire pousser ses plantes préférées dans sa propre chambre. Mais aujourd'hui, aucun parquet ni aucun parfum ne semblait égailler la jeune fille. Elle n'avait qu'une pensée en tête: le froid. Le froid qui tue les plantes. Celui qui étouffe l'herbe et gèle les racines. La douceur de Bourg-Caravelle lui manquait. La chaleur de sa maison d'enfance aussi. Ah... Si seulement Alice Libelle pouvait toquer à sa porte. Elle pourrait dire avec sa voix fluette "Alors Sybille, ça va ? Tu veux écrire une lettre à ton Père ?". Mais les journées passaient sans que l’événement ne se présente. Aujourd'hui , Sybille revint dans sa chambre après le déjeuner. Elle n'aura pas d'études à suivre cet après-midi. De toute façon elle n'en avait pas vraiment envie en ce moment.

Rabougrie elle fit chanter son parquet sans y prêter attention pour se diriger à son armoire. La chambre lui en avait offerte une en bois de merisier. Gravée de magnifiques fleurs. Mais elle ne prit pas la peine de les caresser aujourd'hui. Cette envie là aussi lui manqua en ce début d'après midi. Elle prit sa plus grosse robe de laine. Elle était de la couleur de la neige, décorée de bruyères violettes, d'hellébores roses pâles et de mufliers jaunes (une sorte de gueule de loup). Toutes ces fleurs étaient censées fleurir en hiver. Mais pas à Lorgol... Satané froid. Sybille enfila ses plus grosses chaussettes  et s'équipa de son épais manteau en loden violet sombre. À son bureau elle choppa une petite boîte en bois qu'elle fourra dans se besace puis elle quitta la chambre en claquant la porte.
Maintenant, que faire ? Fumer pour oublier, par Mirta ! Sybille se mit à marcher un peu au hasard, se laissant emmener au gré des envies des escaliers magiques. L'un monta. L'autre descendit après avoir fait un tour sur lui-même. Sur un pallier Sybille chercha une porte qu'elle pensait là, mais c'est comme si celle-ci avait disparu. Alors elle remonta une volée de marche et une porte s'ouvrit sur l’extérieur et son vent glaciale. Guidée par son instinct l'herboriste monta sur l'une des passerelles. Partout autour d'elle résonnait la hauteur et le vide. Mais elle ne craignait pas grand chose. Il suffisait de faire confiance à son sens de l'équilibre.

En quelques secondes sa promenade se transforma en parcourt du combattant. Arrivée mi-chemin Sybille comprit son erreur. Les passerelles étaient sacrément glissantes à cette période de l'année ! Battues par les vents ces ponts aériens ressemblaient plus à un exercice funambulesque. Heureusement, le soleil était haut dans le ciel à ce moment de la journée. Les nuages étaient chargés, gris, mais calmes d'apparence. S'il neigeait ce serait hautement plus dangereux... Pour l'instant, ce n'était pas le cas.

" Voyons le côté positif des choses. Si je suis assez folle pour passer par là, j'aurais la paix où que je finisse... un autre balcon... ou en bas. "

Nourrie par cette idée qu'elle avait formulée à voix haute elle traversa une dernière passerelle suspendue pour finir sur une petite terrasse. Là, le vent ne la frappait plus. Il se répercutait contre deux tours disposées de part et d'autre de ce balcon. L'absence de cette force fit presque comme un vide à Sybille décidément mélancolique. En tâtonnant d'abord du pied puis des mains, la jeune fille trouva un petit banc en pierre fixé contre la paroi du bâtiment. Il devait aussi y avoir un petit toit en verre au-dessus de sa tête. Pendant la saison douce bon nombre d'amoureux avaient dû profiter de la discrétion des lieux et de la vue imprenable. Ça avait l'air perché sacrément haut !

Tremblant à peine, protégée par son épais manteau et les murs de pierre, Sybille ouvrit sa petite besace en cuir. Elle en sortit une petite boîte d'allumettes, une pipe en bois, et un petit sachet en tissu brodé. On pouvait y voir et sentir de la laitue séchée. Elle appelait ce mélange "Le rêve du Tisserand". En référence au dieu Trelor qui, elle espérait, veillerait sur elle quand son mélange à base de laitue vireuse ferait son effet. L’assommer un peu. La calmer. Lui faire oublier la rudesse de l'hiver à Lorgol et cette fichue saison morte. Telle fut son souhait quand elle recracha les premières volutes de fumée.
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Mayeul de Vifesprit
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Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
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Message Sujet: Re: La neige gèle-t-elle les cœur ?   La neige gèle-t-elle les cœur ? EmptyMer 7 Juin - 22:56

Nuage gris. Soleil. Trop de vent. Acrobaties ? Plus tard, peut-être. Regret. Plus tard. Promis. Rasséréné par la promesse du Voltigeur, le petit griffon cendré s’éleva en chandelle dans le ciel gris, le vent chahutant son plumage, l’obligeant à forcer sur ses ailes pour maintenir son cap. Il n’en a que faire, Nuage : tandis que son humain est occupé à faire ses adieux à ses amis, lui profite pleinement de la ville. Il saute de toit en toit, plane au-dessus des ruelles, se joue de la pesanteur et des bourrasques avec une frivolité enfantine. Il est jeune encore, Nuage, plein d’allégresse et d’exubérance. Il sait se montrer sage, quand la situation l’exige, mais aujourd’hui, il peut se permettre d’être joueur et taquin.

Terrain d’entraînement. Oui, il sait parfaitement que Mayeul se trouve à la Caserne de Serre, mais lui n’a nulle envie d’y passer le bout de son bec, pour le moment. Il préfère jouer, Nuage, petite plume ballottée par le vent, libre et envieuse de découvrir le ciel. Frôlant les toits, le griffon décide ensuite de s’éloigner de la ville, se dirigeant vers les hautes tours de l’Académie. Les reptiles volants n’ont pas le droit de s’y présenter, sauf ceux d’argent. Nuage s’amuse donc à se faufiler entre les passerelles, volant à vive allure, battant le vent lui-même, il en est sûr. L’amusement du griffon fait écho à celui de son Voltigeur et le griffon, taquin, lui partage les images de son vol. Plus tard. Promet à nouveau Mayeul, tandis que le griffon se laisse tomber comme une pierre vers le sol, n’ouvrant les ailes que pour mieux se laisser à nouveau emporter dans les airs, loin de ce sol bien peu accueillant.

C’est lors de son second passage, alors qu’il replie les ailes pour tomber, zigzagant entre les passerelles qui se dressent sur son chemin, que le griffon remarque une étoffe de couleur. Il aime la couleur, Nuage, depuis que les enfants du nid de bois ont gentiment peint ses plumes. Intrigué, le griffon remonte plus doucement, n’hésitant pas avant de s’accrocher à la rambarde du balcon sur laquelle se trouve une jeune humaine. Il ne s’approche pas, le griffon, et il y a largement de la place pour eux deux. Nuage est petit, au contraire de certains de ses compères griffons, et cela le sert parfois. Tendant le cou pour mieux voir, le griffon s’annonce avec un roucoulement modulé, avant de partager sa trouvaille avec son Voltigeur. Violet. Jeune humaine. Fumée. Il reconnaît sans peine ce que fais la jeune dame : son Voltigeur l’a fait bien assez souvent pour qu’il sache ce que cela signifie. Désapprobation.

Il sent Mayeul s’inquiéter, et s’interroger sur ce que peut bien fabriquer son compagnon à plumes, mais le petit cendré l’ignore pour se concentrer sur la jeune femme. Ses ailes battent l’air alors qu’une bourrasque le déséquilibre, et les sentiments du griffon heurte doucement l’esprit de Sybille. Interrogation. Elle ne saisira pas la nuance, sans doute, la jeune femme. Un Voltigeur, lui, aurait compris : Nuage ne veut pas savoir ce qu’elle fait, mais pourquoi elle le fait. Curiosité. Il sait ce que cela fait à l’esprit des humains, la fumée. Rien de bon.


La neige gèle-t-elle les cœur ? TitreMayeul1
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Message Sujet: Re: La neige gèle-t-elle les cœur ?   La neige gèle-t-elle les cœur ? EmptyMer 14 Juin - 5:48

Noyée dans ses pensées Sybille broyait du noir. Ou plutôt du gris. Neige. Froid. Hibernation. Elle n'avait envie de ne penser à rien d'autre. Là, tout de suite, elle était redevenue une petite fille. Son père lui manquait. Sa maison en bois. L'odeur de l'alchimie. L'humour de son père. Alors elle tira une nouvelle fois sur sa pipe bien allumée. Gardant plus que de raison la fumée en bouche elle finit par la recracher en toussotant. Puis la jeune fille se laissa tomber contre le mur de pierre derrière elle. Cette alcôve la protégeait un tantinet du vent mais pas de la froidure de l'hiver. Elle s'enfonça donc un peu plus dans sa grosse écharpe en laine. Ça lui piquait un peu le menton. C'était comme si elle était emplie de vide. Mais allez savoir si c'était agréable ou non. Ne plus exister pour fuir le présent. Les études la passionnaient mais c'était terriblement compliqué. Souvenirs de l’insouciance de l'enfance. Lorsque ses seules préoccupations étaient ce qu'elle allait prendre au goûter, ou avec quelles fleurs ferait-elle un collier pour Père. Le "rêve du Tisserand". Composé de laitue vireuse. Une plante qui pousse absolument partout. Les gazons. Les jardins. Mais parce que c'est une plante sauvage qui n'en fait qu'à sa tête on préfère l'arracher. Pour faire "beau" comprenez. Lorgol était à cette image. Tout devait plaire au plus grand nombre. Et surtout aux plus riche. Et si ses propres idées déplaisaient un jour, est-ce qu'on arracherait Sybille pour nettoyer le jardin de la pensée et du savoir ?

Une nouvelle bourrasque de vent. Un frisson. Comme si un gros coup de vent solide avait frappé le ciel non loin. En plus d'être bruyant le vent se voulait maintenant comme mué d'une masse. Quelle absurdité. C'était quoi, la prochaine nouveauté. Le vent se touche ?! Il parle peut-être ?! Reniflement dédaigneux. Le plancher des vaches. L'herbe moelleuse. Voilà ce dont elle rêvait maintenant. Sa tête bascula en arrière après une nouvelle bouffée profonde. Puis le vent repassa. Qu'elle était bruyante, cette masse. Mais c'est quand il chanta réellement que Sybille finit par relever la tête. Puis il y eut un bruit lourd. Ou s'était-ce passé dans l'ordre inverse ? Enfin, un bruit étrange se fit entendre. Comme celui d'ongles sur un rocher. Les pierres de la terrasse tremblèrent imperceptiblement. Comme si on posait quelque chose au bord de la table. Puis un ronronnement perça le bruit du vent. Elle n'avait jamais entendu pareil son.

Assise sur son banc Sybille entreprit de se lever en s'aidant du mur derrière elle. Le décor tournait et elle ne reconnaissait plus vraiment la provenance du vent. Pour un voyant ce serait le décor visuel qui tournerait. Dans son cas c'était le paysage sonore. Mais l'adolescente fit un gros effort pour se concentrer sur la masse qui était apparue devant elle. Au point même qu'elle en oublia ce qu'elle avait laissé sur ses genoux. Le petit sachet en tissu tomba au sol ainsi que sa besace. Sans même s'en rendre compte la pipe était restée dans sa main. Titubante elle s'approcha de l'objet au bord du promontoire. On aurait presque dit un oiseau. Comme si le vent secouait des plumes. Mais il eut fallu qu'il fut de bien grande taille pour porter autant de plumes.

Griffon ? Un drôle de sentiment frappe Sybille après une grosse bourrasque de vent. Un oiseau aussi gros, est-ce que se pourrait être ces griffons dont on dit qu'ils fréquentent Lorgol ? Mais elle ne parvient pas bien à remettre ses idées en ordre. Sa tête est à la fois embrumée par les herbes et par une drôle d'autre présence. Ne sachant pas trop si c'était agréable ou non son esprit resta ouvert à une autre expérience du même type. Comme si soudainement on lui posait des questions dont personne ne pouvait en connaître le sens. Intriguée néanmoins Sybille continua d'avancer vers l'objet. Le vent ne venait pas dans le bon sens, elle ne reconnaissait même pas l'odeur de cette chose. Mais on aurait dit qu'elle respirait. Est-ce que c'était un souffle qu'elle entendait ? Le battement d'un cœur ? Dans un corps aussi gros et pourtant creux ?! C'était impossible...

Et pour en avoir le cœur net l'étudiante finit d'avancer. Le mur ne la protégeait plus maintenant, et son corps chancela au gré des bourrasques de vent. Nous étions véritablement très haut. Le soleil ne brillait toujours pas. Les nuages devaient être lourds là haut. L'air commençait presque à devenir humide, signe d'une nouvelle chute de neige dans les heures à venir. Une pensée qui la renfrogna. Il va neiger et en plus y'a un truc bizarre devant ! Alors Sybille termina son chemin et s'accouda à côté de la chose. Ça sentait le guano. Les os sonnaient bien creux. Désinhibée de nature et ragaillardie par son déstressant passager l'étudiante se tenta à toucher la chose devant elle. C'était doux. Duveteux. Bel et bien des plumes.

"Bonjour Griffon. Tu es venu avec le vent ? Au moins quelqu'un qui en profite... "puis elle reprit, en marmonnant pour elle même. "Et voilà que je me mets à parler aux gros oiseaux. Si c'est dangereux il peut bien me manger tient. "

Mais aucun signe de peur ne trahit sa posture. Accoudée au rebords de pierre, le visage dans sa main droite et la gauche tendue, elle parcourait du bout des doigts le panache de plumes gris. C'était doux, en fait. Ça lui ferait presque oublié la morosité de cette journée. Mais voilà qu'elle y repense. Elle s'adressa à Nuage avec nonchalance.

"Si je venais à tomber, tu me rattraperais ? Ou bien tu vas faire de moi ton pâté de jour... Dit moi que tu es une femme et que tu nourriras tes petits de mon petit corps frêle." Sybille n'attendait même plus de réponse. Elle regardait droit devant elle, perdue dans cette sensation de douceur au bout de ses doigts.
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Message Sujet: Re: La neige gèle-t-elle les cœur ?   La neige gèle-t-elle les cœur ? EmptyJeu 29 Juin - 21:41

Curiosité. Le corps tout entier du petit Nuage vibre, tendu comme un arc. La petite humaine s’est levée, et elle se rapproche de lui, délaissant la fumée mais gardant à la main un instrument à l’odeur détestable. Tant pis, Nuage fera avec, tant il est curieux de la jeune femme. Il croise beaucoup d’humains le petit griffon, depuis qu’il fait de la Voltige, mais assez peu d’adolescents. Est-ce pour cela, parce qu’elle est encore très jeune, que l’humaine se comporte aussi étrangement ? Ou parce que la fumée a la drôle d’odeur lui fait le même effet qu’à son Voltigeur, et qu’elle n’est plus elle même. Drogue. Fumée. Mauvais. Quoi ? Mayeul ne comprend absolument rien à ce que le griffon désire, perplexité et inquiétude se mêlant dans son esprit. Nuage, tu veux de l’aide ? Négatif. Curiosité. Une toute jeune adolescente, une pipe en bois, de la fumée.

Oh!!! Compréhension. Amusement. Le Voltigeur s’amuse de la curiosité de son griffon. Caserne de Serre. Négatif. Curiosité. Mayeul finit par hausser les épaules. Si Nuage veut faire connaissance avec des jeunes humaines, c’est son droit après tout. Prudence. Affirmatif. Enthousiaste.

Délaissant son Voltigeur pour le moment, alors que l’amusement de Mayeul flotte encore dans un recoin de son esprit, le petit Nuage se concentre à nouveau sur la jeune fille, décidé à percer le mystère qu’elle constitue. Elle s’est avancé, et ses doigts effleurent Nuage, qui gonfle ses plumes pour se faire plus menaçant. Mais cela n’a pas l’air inquiéter la jeune femme, et cela intensifie le mystère. Elle est bien étrange, tout de même, à parler toute seule alors que le griffon peut parfaitement la comprendre. La manger ? Nuage émet un roucoulement amusé devant l’absurdité de l’idée. Il ne mange pas les humains, allons donc ! Sinon, cela ferait longtemps qu’il aurait picoré les mains de son Voltigeur, pour lui apprendre à se comporter comme un jeune tout juste tombé du nid.

Mais son amusement se transforme en indignation. Lui, une femelle ? Bien sûr que non ! D’un pépiement agacé, Nuage tente de lui faire comprendre qu’elle se trompe, doutant pourtant qu’elle ne comprenne. Il n’a pas de jeunes, encore, ni même de femelle à aimer, même s’il aime bien se frotter à quelques griffonnes, parfois. Champs de Neige. Blancheur d’un flocon. Son Voltigeur ne serait pas ravi à cette idée, et Nuage émet un nouveau roucoulement amusé. Penchant la tête, Nuage réfléchit, avant de prendre sa décision. Les humains non entraînés ont parfois du mal avec la façon de communiquer des griffons, mais il lui faut bien se faire comprendre non ? Des serres qui agrippent un harnais. Le sol qui se rapproche tout doucement.

Les images sont rapides, mais elles illustrent bien le fait que non, quand même, Nuage ne laissera pas tomber l’adolescente. Il est loin de se douter, le griffon, de l’effet que quelques banales images risquent d’avoir sur la jeune Sybille.


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Message Sujet: Re: La neige gèle-t-elle les cœur ?   La neige gèle-t-elle les cœur ? EmptyLun 28 Aoû - 14:30

Rayonnant faiblement, le soleil essayait tant bien que mal de percer les épais nuages. Mais il ne parvenait toujours pas à réchauffer Sybille. Le souffle tiède du griffon sur son visage. Voilà qui faisait un bien fou. Et toujours cette douceur des plumes sur ses mains. À son monologue le griffon réponds par de petits bruits. C'est véritablement un gros oiseau. Mais à l'écouter on dirait qu'il comprend presque ce qu'on lui dit. Il a pépié de façon positive aux premières phrases. "Peut-être que ma voix lui plait ?" Se dit l'adolescente.  Mais il ne lui fait pas peur. Même lorsqu'il se met à pépier, comme agacé. Elle ne remarque même pas ses tentatives d'intimidations.

Ici, tout est nouveauté. Lorgol, l'Académie, le froid, les griffons. Alors de sa main dégantée Sybille aventure ses mains le long du corps de l'oiseau. Elle découvre bientôt ses serres. Comme une sorte d'os couvert d'une peau très dure. Le tout terminé par de grosses griffes solidement accroché au muret de pierre. Un très gros oiseau. Y'a-t'il vraiment des gens pour les monter ? Peut-être qu'il a un maître, celui-ci, pour être aussi hardi face à une humaine.

Soudain, quelque chose la bouscula. Sans s'en rendre compte Sybille lâcha le griffon et fit quelques pas en arrière. Comme si quelque chose venait de la heurter. De la repousser. Mais il n'y avait eu aucun contact physique. Comme si un souvenir venait de la frapper physiquement. Le grincement du cuir. La forme d'une selle de cheval. L'odeur de la peau tannée. Puis la sensation d'une chute. Si réelle que Sybille en tombe. C'est une chute lente mais elle connaît cette sensation. Celle du sol qui se rapproche d'elle. De la douleur qui vas suivre. Du bruit sourd d'un corps sur la terre. Alors elle place rapidement ses mains sur sa tête pour se protéger. Un cri de stupeur accompagne le mouvement.

Quand elle revient à elle l'adolescente est toujours debout sur le balcon de pierre. De ses mains elle tâte autour d'elle; que de l'air. Une tape du pieds la renseigne sur sa position; debout. Mais pourtant, elle avait bien eu l'impression de tomber !

Un nouveau souvenir vient la frapper. La chute, encore. Sybille fléchit les genoux cette fois pour garder l'équilibre. Mais dans sa tête tout semble clair. Elle tombe encore. Puis du coton l'entoure. Non, un duvet de plumes. La mollesse d'un corps comme un gros coussin moelleux pour la rattraper. Des serres comme des mains pour la retenir. Les mains à nouveau sur sa tête, un nouveau cri de stupeur. Plus fort que le précédent. Mais aucun choc avec le sol cette fois. Puis le retour à la réalité. L'herboriste est toujours debout. Si quelqu'un venait à passer il se demanderait bien ce que c'est que tout ce cirque. Un griffon sur une balustrade qui regarde une humaine rêver éveiller qu'elle tombe.

" Eh, dit moi griffon! C'est toi qui fais tout ça ?!"

Et si c'était vraiment le griffon qui faisait tout ça ? Qui lui montrait la réponse faute de parole. Tout à l'heure elle avait demandé s'il la rattraperait. Il ne lui restait plus qu'à vérifier ça pour de bon. Dans son état, l'adolescente se dit qu'elle n'avait plus rien à perdre. Tomber pour de vrai ou pour de faux; qu'est-ce que ça changeait ? Le froid, cette région pourrie, les études; elle n'avait plus à rien à perdre. Alors autant tester et voir si l'expérience de tout à l'heure était bel et bien une vision de l'avenir. Tandis qu'elle se rapprochait du bord de la passerelle Sybille espérait trouver la même sensation que tout à l'heure. Celle grisante du vent à ses oreilles lors d'une chute. Et lorsqu'elle grimpa sur la balustrade et s'y mise debout elle se retourna et demanda.

" Tu vas vraiment me rattraper ?"
Puis, écartant les bras, elle se laissa tomber en avant. Ces tours et ces passerelles étaient si hautes ! Le vent se mit à souffler plus fort. La sensation de chute était sans pareille. Et si ce n'avait pas été une prémonition, alors d'ici quelques secondes tout prendra fin. La solitude, la peur, la tristesse. Tous ces sentiments horribles qu'accompagnent un hiver loin de chez soi.
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Message Sujet: Re: La neige gèle-t-elle les cœur ?   La neige gèle-t-elle les cœur ? EmptySam 2 Sep - 23:46

Nuage se laisse tâter, bien plus curieux que réellement agacé. Elle est bizarre, cette humaine, et sa façon de ne pas regarder les choses le fait se questionner. L'odeur incommodante qui émane d'elle ne laisse guère de doute au petit griffon cependant : elle n'est pas entièrement avec lui. Elle ne semble pas voir, mais il est persuadé, Nuage, que ça un rapport avec les herbes curieuses. Mayeul aussi, quand il en prend, ne semble plus le voir. Nouveau roucoulement agacé, qui n'a aucun effet, et le petit griffon tente une autre approche. Nettement plus efficace, cette fois.

Il ne s'attendait pas à la voir aussi terrifié, et culpabilise quelque peu. Ce n'était sans doute pas la bonne façon de faire, elle a l'air ébranlé, et elle est jeune. Elle n'a jamais volé, elle. Il se rappelle le petit griffon, combien il a trouvé belle les premières images de vol. Les premières sensations, intraduisibles pour qui n'est pas Voltigeur, ou griffon. Mais la jeune fille en robe, visiblement, n'est ni l'un ni l'autre. L'inquiétude de Mayeul frôle son esprit, mais Nuage le rassure de son mieux. La demoiselle est bizarre, mais il gère les humains, avec sa petite expérience. Enfin, les humains normaux.

Nuage pépie avec enthousiasme quant à sa question. Evidemment, qu'est-ce qu'elle croit, c'est bien lui qui lui envoie ces images ! Qui d'autre pourrait le faire, après tout ? La jeune femme s'approche du bord et soudain, Nuage ne se sent plus aussi confiant. Un hululement d'avertissement, qui ne semble pas atteindre la jeune humaine, et la voilà debout sur le bord. Oh. Ohoh. Il a vu faire Mayeul des centaines, si ce n'est des milliers de fois le petit griffon, et il sait exactement ce qu'il va se passer. Les humains sont des bébés griffons bien incapables de voler, surtout s'ils n'ont pas de partenaire. Mayeul… vole, ou presque. Ils vont de concert, tous les deux, ils jouent dans le ciel et Nuage lui prête ses ailes. Mais cette humaine, là, n'a pas de griffon.

Panique. Incompréhension. Une humaine sur un muret de pierre. Mayeul comprend aussitôt, mais que peut-il bien faire ? Les étrangers n'ont pas le droit de pénétrer dans l'Académie, et il lui faut trouver un mage qui accepte de le faire portailler jusque là, puis quelqu'un qui… qui quoi, d'ailleurs ? Puisse sauver les candidates au suicide ? Nuage laisse son Voltigeur tergiverser, tandis que la jeune femme, sans considération aucune pour sa sécurité, se jette dans le vide. Il plonge à sa suite le petit griffon, mais sans harnais pour la rattraper, il va lui faire mal, il le sait bien. Il les a vu, les estafilades sur les épaules de son Voltigeur, quand le petit griffon rate son coup suite à une manœuvre audacieuse. Cette fille est bien peu vêtu pour supporter les serres du griffon sur ses bras ! Mais il lui faut bien la rattraper.

Alors il fonce Nuage, plongeant sous la jeune femme avant de déployer les ailes pour remonter et intercepter la jeune femme avec son dos. Si elle pensait à un matelas de plumes, elle doit bien déchanter, la jeune humaine folle ! Le choc est douloureux, tant pour l'humaine que pour le petit griffon sans doute, et Sybille manque de l'agilité des Voltigeurs, glissant du dos de Nuage. Il plonge à nouveau le griffon, évitant une passerelle, à une allure folle. L'inquiétude de Mayeul pour le petit griffon surmonte celle qu'il pourrait éprouver pour une parfaite inconnue, et le sol se rapproche vite. Très vite.

Il n'a plus le choix Nuage, alors il empoigne avec le plus de douceur possible le bras de la jeune femme. Les vêtements de l'humaine la protégeront, un peu, mais cela n'empêchera sans doute pas les serres de percer la chair. Ce n'est pas le plus important. Dans une chute tout juste contrôlée, le griffon et l'humaine s'affalent par terre, Nuage prenant bien soin de ne pas la blesser davantage. Il en a connu d'autre, le petit griffon, et si la chute est douloureuse, il n'a rien de cassé, juste quelques plumes ébouriffées. Il sent la colère de son Voltigeur pourtant, qui a trouvé un portail et bout de rage devant le danger encouru par son griffon pour sauver une inconnue. Mayeul ne peut rien faire pourtant, tant que la jeune femme est à l'Académie, et seul Nuage peut l'emmener ailleurs. Le doit-il ? Elle saigne, il lui faut peut-être des soins, après une sacrée engueulade ? Redressant quelques plumes, le griffon s'interrompt pour un pépiement interrogatif. Elle va bien, l'humaine ? Malgré l'atterrissage douloureux ?


La neige gèle-t-elle les cœur ? TitreMayeul1
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