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 On est pas sorti d'la grotte !

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Les Voltigeurs
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Mayeul de Vifesprit
Mayeul de Vifesprit

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Je suis : Voltigeur de Nuage, Major du Vol de Valkyrion, division de Svaljärd
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Message Sujet: Re: On est pas sorti d'la grotte !   On est pas sorti d'la grotte ! - Page 2 EmptyMer 16 Aoû - 21:56

Il somnole le Voltigeur, les yeux mi-clos, envahi de cette fatigue saine que l'on ressent après avoir aimé l'autre aussi tendrement et passionnément qu'il est possible. La chaleur de la peau de Reja contre la sienne l'assure de la présence de la Voltigeuse et cette fois, il n'a pas l'intention de partir. Qu'aurait-il à fuir, dans cette vie ? Loin, si loin de ce monde compliqué où il l'a aimé pour la première fois, Mayeul se sent totalement serein. La Voltigeuse blottie cotre lui, entouré par l'un de ces bras, concentre de toute façon l'essentiel de ses pensées. Il la sent remuer, déposer un baiser sur son bras, avant qu'elle ne murmure un mot. Un seul mot, si simple en apparence, mais porteur de tant de significations que la seule réponse convenable semble être le baiser que le Voltigeur dépose sur le front de la jeune femme, avant de nicher son nez dans le cou de Reja.

Ici, il le sait, il peut être à la hauteur de ce qu'elle attend de lui. Ici, il est Voltigeur, et même si les drogues sont toujours non loin à guetter ses doutes et ses incertitudes pour le faire replonger, il peut espérer s'en sortir. Il a la volonté, Mayeul, qui lui faisait cruellement défaut dans cette existence si lointaine. Presque distraitement, le major de Svaljärd effleure de sa main libre les cicatrices sur la hanche de la Voltigeuse, ses mains dessinant le tracé du tatouage, invisible sous les fourrures qui les recouvre tous deux. Il fait froid, en Valkyrion, même après une étreinte passionnée. Sans doute devrait-il se lever pour remettre une bûche dans l'âtre, mais il répugne à quitter la Voltigeuse, même pour quelques minutes. "Pourquoi es-tu descendu dans ces souterrains, la première fois ?" Demande-t-il à mi-voix, bien conscient de remuer des mauvais souvenirs pourtant. "Tu as rejoint le clan de ta mère lorsque vous avez pu sortir du harem." Réfléchit-il tout haut, rassemblant les bribes d'informations qu'il connaît du passé de la jeune femme. "Tu es une danseuse merveilleuse, à ce qu'il parait." Il ne précise pas, Mayeul, qu'il le tient d'Alméïde et non du titre de Danseuse Astrale dont elle a hérité. La relation entre Reja et sa princesse de sœur ne semble pas être très courtoise ces derniers temps. "Tu es un mystère, Reja." Termine Mayeul, retirant la main de flanc de la jeune femme pour se hisser sur un coude, et la regarder quelques secondes, tandis qu'un sourire s'épanouit sur ses lèvres. "Un mystère que je vais m'efforcer de résoudre, petits pas à petits pas." Tout en parlant, il s'est penché sur la Voltigeuse, ponctuant chacune des syllabes de la fin de sa phrase par un baiser.

Oh oui, il a encore tellement à découvrir sur la jeune femme Mayeul ! Il ignore tout ou presque des coutumes qui ont marqué sa vie, de ce qu'elle ressent, de qui elle a été avant de devenir la Voltigeuse de Sirocco. Quand il l'a rencontré pour la première fois, fière et froide et déjà désirable, Mayeul ne songeait pas que la jeune femme cachait tant de secrets, tant d'énigmes qu'il ne demanderait qu'à résoudre, des années plus tard. Le Voltigeur laisse sa tête retomber sur l'oreiller, ses doigts reprenant leur caresse d'exploration, tandis qu'il se tourne à demi pour observer le profil de la jeune femme. Lui aussi à son content de cicatrices : blessures d'une enfance passée à explorer son petit monde, symboles de ses années de Voltige, d'un lien qui s'est créé petit à petit avec son griffon jusqu'à ce qu'ils soient capable de se comprendre d'un simple effleurement de la pensée.


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Rejwaïde Sinhaj
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Message Sujet: Re: On est pas sorti d'la grotte !   On est pas sorti d'la grotte ! - Page 2 EmptyVen 18 Aoû - 0:03

La torpeur tranquille qui enveloppe Reja est calme et paisible. Elle se sent fatiguée, mais pas au point de s’endormir – le craquement des bûches dans l’âtre ponctue l’avancement paresseux de ses pensées engourdies, tandis qu’elle se concentre sur la main de Mayeul qui se promène le long de ses cicatrices, lentement, comme pour en mémoriser le tracé, la forme, la texture. Elle n’a pas l’habitude d’être touchée comme ça, Reja, avec douceur, avec tendresse – tout est nouveau pour elle, et elle prend le temps d’engranger cette expérience avec grand soin. La dernière fois, c’était un peu dans la panique, instinctif et violent, irraisonné et fébrile – mais ce soir, chaque geste est délibéré, calculé, significatif ; chaque caresse recèle une promesse. Elle a découvert une facette de Mayeul qu’il cache très bien, depuis des années – jamais elle n’aurait pensé, il y a dix ans à Val-Griffon, qu’il dissimulait de si sombres pensées.

Comme s’il lisait en elle, il l’interroge sur sa vie d’avant la Caserne, et Reja émet un soupir méditatif. Cela lui semble si loin ! Une époque sans Sirocco. Une longue succession de mois empreints de solitude. « Lorsque le sultan qui m’a engendrée est mort, les portes du harem ont été ouvertes, et l’on a chassé toutes ses occupantes, épouses et filles – jetées sur les routes, sans considération, pour faire de la place aux femmes d’Anthim et aux enfants qu’elles lui donneraient. Ma mère était morte, je pensais qu’Alméïde viendrait avec moi, ou qu’elle voudrait me garder près d’elle à Vivedune, mais non – elle a pris position de responsable du harem, et moi… Moi, je suis partie trouver le clan de ma mère. Les Sinhaj. » Une note nostalgique se glisse dans sa voix, à la simple évocation de ce nom qui est devenu le sien, de cette poésie barbare qui court dans ses veines, de cette beauté sauvage du désert qu’elle porte chevillée à chaque tournant de sa mémoire. « Sinhaj, ça veut dire ‘âme du feu’, dans la langue d’Erebor. Nous sommes les danseurs des sables, les danseuses des dunes – nous sommes la voix d’Amaté Chemsa qui dort sous nos pieds tandis que nos talons battent au rythme de son cœur. Pour elle, je danse dans les cieux, au bout des ailes de Sirocco. Nous dansons pour raconter, pour rire, pour partager, pour enseigner, pour vivre enfin. Ma mère m’a appris mes premiers pas de danse quand j’avais trois ans. J’ai aimé danser avec ces autres Sinhaj, mes cousins et cousines – et ils m’ont enseigné l’histoire de mon clan. Ma mère était une de leurs princesses, savais-tu ? Zénaïde. La deuxième. Avant elle, il y a eu Zaraïde, enfuie épouser un Belliférien bien peu commun – la mère de Marianne. Aujourd’hui, il ne reste que Zobéïde, la plus jeune ; elle a épousé celui est devenu le chef de clan. J’ai quantité de cousins de sang, par elle. »

Elle les aime, les Sinhaj, férocement. Ils l’ont accueillie quand elle était sans refuge, ils l’ont acceptée parmi eux, sans hésiter, par la simple loi du sang qui coulait dans ses veines. Sans poser de question. Sans la juger. Sans rien exiger. « Il est coutume, chez les jeunes du clan, de visiter les ruines du désert pour en ramener des héritages oubliés. J’ai accompagné un groupe de mes cousins, pour me prouver que je faisais vraiment partie du clan. Je suis la seule à en avoir réchappé… Après ça, c’était plus vraiment pareil. Je me suis sentie responsable. Coupable. Ils ne m’ont jamais rien reproché, mais après le harem, tu comprends… J’ai toujours eu l’impression d’être un mauvais présage, où que j’aille. Alors je suis partie pour Val-Griffon, je ne m’attendais pas à un miracle, mais… Mais Sirocco était là. Comme s’il m’avait guettée pendant des années. » Il l’a fait. Il lui a transmis ce jour-là des images d'elle adolescente, dansant sur les toits du harem. Sirocco, sa lumière salvatrice, son vent du désert, la meilleure part d'elle – le sauveur de sa vie. Son meilleur ami.

« Et toi, raconte-moi, tu veux ? Parle-moi de Vifesprit, de tes parents. »

De Mathilde, aussi.




 

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Mayeul de Vifesprit
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Message Sujet: Re: On est pas sorti d'la grotte !   On est pas sorti d'la grotte ! - Page 2 EmptyVen 18 Aoû - 22:43

Elle se raconte la jeune femme, dans cette torpeur délicieuse qui les a entourait tous les deux. Serré contre Reja, ses doigts caressant la peau chaude, Mayeul écoute avec attention. Il n'est pas très au fait des coutumes érebiennes mais en sait assez pour suivre l'histoire contée par la jeune femme. Une histoire d'abandon et de déceptions, mais aussi d'un clan dont elle ne connaissait rien et qui l'a accueilli à bras ouverts. Sans Almeïde. Mayeul comprend un peu mieux pourquoi les deux soeurs sont si distantes, y collant le calque de sa propre vie et de celle de Mathilde. Almeïde a abandonné Reja.

Le Voltigeur secoue la tête : il ignorait que Reja était une princesse, mais quand bien même, cela ne change pas grand chose. Il se retient de répliquer qu'il aurait pu le deviner : quand ils se sont rencontré, il l'a trouvé si froide et si hautaine envers lui qu'elle ne pouvait qu'en être une ! Reja évoque Marianne et leur lien de parenté, mais Mayeul ne relève pas, s'efforçant d'oublier la médecin et de se souvenir de la dispute qui a précédé ce moment si délicieux. Reja n'attend pas réellement de lui une réponse, de toute façon. Elle lui raconte la jeune femme, déroulant pour lui le fil de ses souvenirs, dans une confiance totale qu'il sait difficile à obtenir. De la part de Reja, Mayeul l'a compris, c'est un véritable pari, un don de soi qu'il n'est pas décidé à prendre à la légère.  Alors il ne l'interrompt pas, silencieux et attentif, ses doigts dessinant sans fin les lignes fines de la cicatrice. La mort, la culpabilité, l'impression d'être la cause de tous les malheurs des siens... il comprend Mayeul, bien plus qu'elle ne le croit. "Tu n'es pas un mauvais présage. Pas pour moi." Lui assure Mayeul avant de pousser un soupir. Ne pas se dévoiler à son tour serait bien mal lui rendre sa confiance, il le sait, mais il n'aime pas parler de lui. "Il n'y a pas grand chose à dire, tu sais."

Réellement, pas grand chose."Vifesprit est une toute petite baronnie nichée près des frontières avec Lagrance." Plus maintenant, mais pas pour longtemps, il l'espère. La voix du Voltigeur s'anime pourtant, lorsqu'il évoque son chez-lui. "Nous possédons une petite distillerie, et des vergers. J'y passais des heures avec ma sœur, à nous gaver de poires. C'est là que j'ai grimpé à un arbre pour la première fois, pour Mathilde, pour lui attraper le plus beau fruit." Le sourire du Voltigeur trahit sa tendresse amusée à ce souvenir. "Mes parents n'étaient pas vraiment présents, même s'ils étaient là physiquement. Ce sont des gens bien, je pense, mais ils ne nous ont jamais vraiment aimé comme un parent devrait le faire." Le ton du major de Svaljärd s'est fait incertain, et il passe rapidement sur le sujet. Il n'est pas réellement sûr de comment ses parents auraient dû se comporter mais une chose est sûre, ses parents l'aiment. A leur façon maladroite, leurs esprits embrumés par les drogues et le chagrin de la mort de leur fille, mais ils l'aiment, Mayeul le sait. "J'ai grandi avec Mathilde. Nous étions toujours deux, même à l'Académie. Toujours." Le Voltigeur inspire profondément, avant de se lancer. "Elle me manque, tu sais. A chaque instant." La main de Mayeul abandonne son dessin sur les cicatrices de Reja, cherchant celle de la Voltigeuse. "Tu me montreras ?" Demande soudain Mayeul, se tournant sur le côté pour mieux admirer la jeune femme. "Je voudrais te voir danser." Il se remémore les paroles d'Alméïde, mais les écarte doucement, ses doigts venant titiller le ventre dénudé de la Voltigeuse, sa main dessinant à l'aveugle les arabesques du tatouage.


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Message Sujet: Re: On est pas sorti d'la grotte !   On est pas sorti d'la grotte ! - Page 2 EmptySam 19 Aoû - 22:45

Le ton de Mayeul se fait incertain, tandis qu’il raconte, et Reja se love un peu plus étroitement contre lui, sentant confusément que chez lui aussi, la famille est un sujet sensible. À croire que c’est un critère de recrutement, chez les Voltigeurs – elle sait que Grâce a eu un passé très douloureux, et que Marianne n’a jamais eu la chance de connaître sa mère et ses racines erebiennes. Silencieuse, elle l’écoute raconter, en quelques phrases prudentes. Comme s’il ne souhaitait pas donner de détails sur ces parents qui vivent aujourd’hui dans un domaine déserté par leurs deux enfants. De Mathilde, il ne dit presque rien – aucun souvenir partagé, pas de détail précis sur ce qu’elle aimait faire, ni sur la femme qu’elle était. Rien sur son trépas, non plus. Elle en sait suffisamment pour ne pas poser de question indélicate : par Sirocco, auquel Nuage a partagé toute l’ampleur de la détresse de Mayeul, elle sait combien la dévastation a ravagé l’âme du survivant. Par le fantôme de Mathilde elle-même aperçu à la Samhain, elle a appris quelques détails. Sa maladie, la rudesse du changement de statut pour son jumeau qui passait d’enfant second élevé dans une coupable indulgence à héritier porteur de l’avenir de la lignée. Mathilde avait raconté que son frère avait un grand cœur. À l’époque, Reja n’y avait pas cru. Mentalement, elle présente d’humbles excuses au souvenir de la jeune femme, trop rapidement fauchée par la vie. Tu avais raison.

Elle lui manque, sa jumelle, et la Voltigeuse comprend parfaitement à quel point Mayeul doit souffrir en pensant à elle. Elle ne peut qu’imaginer à quel point il doit avoir l’impression d’avoir été amputé d’une part de lui-même. À quel point il doit se sentir vide. À quel point il doit se sentir seul. Si terriblement seul, alors qu’ils étaient deux, avant. Elle en a mal, pour lui. Si Alméïde venait à trépasser, elle serait fortement abattue, évidemment ; et elle n’a jamais été vraiment proche de sa sœur, pas comme les jumeaux Vifesprit pouvaient l’être. « Je ne pourrai jamais la remplacer, mais si, un jour, tu as besoin d’une épaule pour la pleurer, ou de quelqu’un à qui partager les souvenirs que tu gardes d’elle… J’en serais honorée. » Elle a chuchoté contre son épaule, hésitante, n’osant pas trop s’y risquer de peur de s’imposer. Mais triste de le savoir en deuil. Au fond, c’est peut-être ça aussi, qui l’a inclinée vers lui ces derniers mois : ce fantôme de peine au fond de son regard, parfois, lorsqu’il n’y prend pas garde.

Elle sourit timidement, incertaine, lorsqu’il parle de la danse des sables. « Un jour… Un jour, quand la guerre sera finie, et que nous aurons l temps pour ça… Je t’emmènerai chez moi, à l’oasis du Sinhaj, au cœur du désert. Là-bas, tu rencontreras mes cousins, mes cousines, toute ma parentèle des sables… Et lorsque le soleil embrassera l’horizon dans un brasier flamboyant, et que les lunes jumelles baisseront les yeux sur nous depuis la voûte des cieux, les enfants des dunes frapperont le sable du talon pour honorer Amaté Chemsa, et moi – et moi, je danserai pour toi. » Elle rosit à cette idée. Leur conversation de ce soir, l’étreinte qu’ils ont partagée, c’est un échange intense et profond ; mais quand il la verra danser, elle ouvrira pour lui une fenêtre sur son âme. En échange de cette promesse, peut-être est elle autorisée à formuler elle aussi une demande ?

« Dis… » Elle chuchote, un peu honteuse de sa demande puérile, mais cherche quand même son regard, se redressant sur un coude pour voir son visage. « Est-ce que tu veux bien continuer à m’écrire des poèmes… ? »




 

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Message Sujet: Re: On est pas sorti d'la grotte !   On est pas sorti d'la grotte ! - Page 2 EmptyLun 21 Aoû - 22:49

Reja ne comprend pas, forcément, mais les mots qu'elle chuchote contre son épaule sont plein de compassion et il lui en sait gré, le Voltigeur, de ne pas lui imposer quoi que ce soit. Il lui parlera de Mathilde, oui, peut-être. De son rire qui évoquait mille grelote, de sa douceur, de cette façon qu'elle avait de tirer la langue quand elle se concentrait sur quelque chose. De ses yeux qui se levaient au ciel face aux acrobaties de son frère, le sourire supérieur qu'elle affichait en rappelant à Mayeul que oui, elle était la plus grande, et qu'en vertu de ces quelques minutes elle avait le droit à la plus grande part de gâteau. Il lui parlera de tous ces détails qui faisaient Mathilde, de leur complicité qui ne nécessitait qu'un regard. Plus tard. Alors pour l'instant, le Voltigeur se contente de se serrer plus fort contre la jeune femme, remerciement muet qu'il sait qu'elle comprendra. Blotti contre elle, les cheveux de Reja lui chatouillant le nez, Mayeul inspire à plein poumons l'odeur de la jeune femme. Il ne désire rien d'autre, pour le moment, qu'elle. Et cela semble être le cas pour la jeune femme, également.

Elle continue à parler, à partager, et à évoquer l'avenir. De dunes, de sable, d'un peuple qui l'a accueilli et qu'elle aime profondément. Il se garde bien de demander, Mayeul, quel sera l'accueil réservé à un cielsombrois parmi les Sinhaj, et observe la jeune femme avec curiosité. Il sait que sa proposition est un immense honneur, un cadeau de prix, et qu'elle place une immense confiance en lui pour lui proposer de danser pour lui. Pour lui, et personne d'autre. La demande qu'elle fait ensuite est presque risible tellement elle est bien peu par rapport à ce qu'elle lui offre.

Les yeux de Reja plongés dans les siens, Mayeul lève la main pour lui caresser la joue, les lèvres, avant de se pencher pour l'embrasser doucement. Un baiser tendre et amoureux, qu'il achève sur un chuchotement. " Je t'en ai écris, tu sais. Quand j'étais au front, j'ai continué à t'écrire." Il ne lui a pas envoyé pourtant, parce qu'en temps de guerre, les coursiers sont bien trop nécessaires pour être gaspillés en futilité. Et parce qu'il craignait l'accueil que Reja ferait à ses écrits, aussi. "Tu es un tel sujet d'inspiration." La main du Voltigeur caresse le bras de la jeune femme, le sourire aux lèvres. "Ce serait un crime envers Aïon que de cesser d’écrire tes louanges." Affirme Mayeul, avant de reprendre un ton plus sérieux. "J’ai grandi dans des paysages magnifiées par la brume, et tout ce que je connais du désert, c’est ce que nous avons survolé ensemble. Tu veux bien me raconter ?" Il voudrait savoir, Mayeul. Les dunes, le désert, ce que les Erebiens peuvent bien trouver de si magique à cette étendue tantôt glacée, tantôt brûlante. "Mais d’abord, est-ce que cela fait mal ?" Demande le Voltigeur, promenant ses doigts sur l’un des tatouages de la jeune femme. Il ne peut s’en empêcher, les dessins ancrés dans la peau de la Voltigeuse l’attirent irrémédiablement. "Comment tu as su quoi dessiner ?" Interroge-t-il, curieux. Comment a-t-elle su ce qui lui correspondait ? "Je voudrais que tu ne t’habille plus jamais." Confie le Voltigeur, mi-amusé, mi-suppliant. Oh oui, plus jamais, que ses doigts puissent avoir le temps d’explorer chaque centimètre de peau, jusqu’à la connaître par coeur.


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Message Sujet: Re: On est pas sorti d'la grotte !   On est pas sorti d'la grotte ! - Page 2 EmptyMar 22 Aoû - 20:13

Mayeul fait décidément preuve d’une tendresse sérieuse à laquelle elle ne s’attendait pas, et Reja ne peut s’empêcher de redouter le moment où tout prendra fin, où il se détournera d’elle en riant de sa bonne blague, en se moquant de sa crédulité. De tels réflexes de survie et d’auto-préservation sont profondément ancrés dans l’âme blessée qui les a nourris, et la Voltigeuse lutte à chaque instant pour les garder sévèrement sous contrôle. Elle a choisi de faire confiance, de se confier, de laisser s’exprimer l’attachement qui la torture depuis des semaines maintenant, ce n’est pas pour tout gâcher à cause d’un instant de panique mal maîtrisée ! Un soupir un peu tremblant lui échappe, et elle se blottit plus étroitement le long de Mayeul, peau contre peau. Apprendre qu’il a continué d’écrire des poèmes pour elle alors qu’il se trouvait sur le front l’emplit d’une chaleur réconfortante, et elle ne peut retenir un sourire mi-incrédule, mi-ravi. Il faudra qu’il les lui donne – ou qu’il les lui lise. Elle lui demandera de venir les lui apporter. La nuit prochaine, peut-être. S’il n’est pas de service.

Il continue à parler, et Reja ne peut retenir un petit rire devant tous ces mots chuchotés. Redressée sur un coude, elle pose l’index sur les lèvres de Mayeul, ces lèvres qui l’ont faite frissonner et vibrer bien plus qu’elle ne l’aurait pensé. « Doucement, Voltigeur ! Une question à la fois, sinon je ne vais pas savoir quoi te raconter. » Elle assortit sa réprimande taquine d’un baiser, fascinée par la manière dont elle se sent réagir à son contact. Quelques instants passent, tandis qu’elle prend le temps de l’embrasser, savourant la caresse de ses mains qui explorent chaque parcelle de sa peau. Elle n’a pas envie que cette nuit se termine – pour l’instant, elle est bien, elle n’a besoin de rien et elle n’a vraiment, vraiment pas envie de bouger. « C’est dur, de raconter le désert, tu sais. Pour le comprendre, il faut le voir, respirer son air, toucher son sable. Un jour, je t’emmènerai chez moi, je te le promets, et ce jour-là tu le découvriras par toi-même. » Son ton définitif n’admet aucune réplique – hors de question de lui gâcher la découverte en tenter de décrire la splendeur millénaire d’Erebor, elle échouerait lamentablement et ce serait décevant, une fois qu’il comparerait ses descriptions avec la réalité. Mayeul l’a déjà sûrement vu, de toute manière, l’infini désert – ne dit-on pas qu’il est très lié avec la marquise de Sinsarelle, maîtresse d’un domaine du roc qui surplombe la mer des dunes ? Certainement lui a-t-il déjà rendu visite, contemplant l’océan des sables lorsqu’il flamboie au crépuscule.

Pensive, elle pose la tête sur le torse de son amant (son amant, par Valda !), écoutant le battement tranquille du cœur contre son oreille. « Les tatouages ne sont pas vraiment douloureux – cela dépend vraiment de l’endroit où on les fait, la clavicule par exemple est très sensible, alors que la rondeur de l’épaule beaucoup moins… Et c’est une douleur passagère, qui ne dure pas. » Un soupir lui échappe. « Et j’ai un bon seuil de résistance à la douleur, de toute manière. » Mais elle n’a pas envie d’y repenser. Pas envie d’en parler à nouveau ce soir. Du bout des doigts, elle trace des arabesques invisibles sur la peau de Mayeul, laissant son esprit dériver. « Les tatouages sont une tradition sacrée, en Erebor, tu sais. Chaque emblème, chaque motif a une signification spéciale, et quand tu vas voir un artisan pour qu’il encre ta peau, il te demande toujours quelle histoire tu veux raconter. Ce n’est pas moi qui ai choisi les motifs, c’est ce que la tatoueuse du harem m’a proposé, et qu’il m’a plu de lui faire écrire sur moi. Il y a des tatouages pour tout : les mariages, les naissances… Ma mère portait un motif pour mon frère, un pour ma sœur, et un pour moi. Elle n’a jamais fait recouvrir celui d’Anwar : elle me disait toujours qu’il continuait à vivre dans son cœur. Un jour, si je me marie, ou que j'ai des enfants… je le tatouerai sur moi, car telle est la coutume de mon peuple. »




 

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Message Sujet: Re: On est pas sorti d'la grotte !   On est pas sorti d'la grotte ! - Page 2 EmptyMer 23 Aoû - 21:56

Il parle Mayeul, encore et encore. Il a de nombreuses questions en vérité, tant il a de choses à découvrir de la Voltigeuse. Mais il n'y a pas que ça : il a un peu peur, Mayeul, que tout s'arrête s'il se tait. Que ce ne soit qu'un rêve, encore, comme celui qu'il a cru avoir fait mais qui était bien réel. Comment ne pas douter, un peu, après les révélations de la Voltigeuse ? Comment ne pas confondre rêve et réalité, alors qu'il a rêvé de ce moment, déjà ? Reja semble bien réelle pourtant, quand elle pose un doigt sur ses lèvres pour lui intimer le silence, suivi d'une réprimande amusée. Préfèrerait-elle qu'il utilise sa langue pour un usage bien moins sage ? En tout cas, c’est un moyen efficace de le faire taire, ces baisers qui parcourent ensuite sa peau. Elle lui promet, de l'emmener, de lui faire comprendre.

Il n'a pas tellement envie de lui dire qu'il n'aime guère le désert, Mayeul. Trop chaud, trop volatile, trop... erebien. Il ne peut s'en défendre, de cette haine exacerbée entre leurs deux duchés, et des récits qui ont bercés son enfance sur Erebor et ses travers. Et s'il fait une exception pour Reja, et les quelques rares  erebiennes qui ont pu croiser sa route, il lui reste un à priori difficile à dépasser. Mais... Le désert de Reja, il peut l'aimer, peut-être. Surtout s'ils passent leurs soirées à s'aimer comme ce soir. Et puis, elle promet de l'emmener avec elle, elle lui offre un avenir auquel il n'a jamais réellement songé. Doit-Il lui dire la même chose, lui promettre Vifesprit et ses vergers, l'architecture cielsombroise du manoir de ses parents et du village qui l'entoure ?

Il se contente de hocher la tête, conscient qu'elle ne veut rien lui dire de plus. Il verra, elle promet, et cela suffit amplement à Mayeul. Le sujet clos, les deux Voltigeurs goûtent un instant au silence avant que Reja ne reprenne la parole. Il ne se doutait pas, le major de Svaljärd, que sa question remuerait de douloureux souvenirs. Jouant doucement avec les mèches sombres de la jeune femme qui lui chatouillent la peau, le Voltigeur la laisse enchaîner, frissonnant parfois quand les doigts de Reja trouvent un endroit plus sensible qu'un autre. Il écoute avec attention les paroles de la Voltigeuse : Mayeul sait que les tatouages ont une signification, mais il n'aurait jamais pensé qu'ils en avaient autant. Caressant les cheveux de sa belle, le Voltigeur rit doucement. "Je pense qu'on ne m'a jamais demandé de me taire de façon aussi agréable. " Se redressant légèrement, le major de Svaljärd attire Reja contre lui, glissant ses lèvres sur l'épaule dénudée de la Voltigeuse. "Je suis bien incapable de te faire un tatouage, mais je peux montrer au monde entier que je te revendique pour mienne." Les dents de Mayeul effleurent la peau ambrée, y imprimant une légère marque rouge qu'il assortit d'un nouveau baiser. "J'aime bien cette coutume." Finit par trancher le Voltigeur, attendant la réaction de la jeune femme. Elle lui a avoué avoir peur de devoir le partager, alors comment réagira-t-elle alors qu'il vient de clamer la vouloir pour lui tout seul ?


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Message Sujet: Re: On est pas sorti d'la grotte !   On est pas sorti d'la grotte ! - Page 2 EmptySam 9 Sep - 21:20

Le contact des dents de Mayeul sur sa peau, tout léger qu’il soit, n’en tire tout de même pas moins un frisson d’anticipation à Reja. L’idée qu’il puisse la marquer, même superficiellement, la séduit grandement – et la douleur ne sera que passagère. Exquise, car voulue, et maîtrisée cette fois, pas infligée contre sa volonté… Plus tard, oui, peut-être, cela vaudra la peine d’explorer cette voie. Pour le moment, elle est satisfaite de rester là, étendue contre lui, à partager la chaleur qui émane de son corps, à profiter du contact de sa peau d’homme contre la sienne. Ses paroles lui fournissent matière à réflexion, toutefois, et elle reste quelques secondes silencieuses, tournant et retournant dans son esprit les mots qu’il vient de prononcer. Il est certes fort flatteur de se savoir désirée au point qu’il souhaite s’approprier sa personne, mais Reja est un oiseau de harem malmené par cette exacte situation – sa mère appartenait au sultan Charif, et si cela lui a donné trois enfants et l’amour de son époux, cela ne l’en a pas moins précipitée vers une fin tout aussi prématurée que douloureuse. Après, il est vrai que les contextes sont différents – Mayeul ne semble pas posséder de harem, et quand même cela serait le cas, la Voltigeuse doute fort qu’il tenterait de l’y tenir recluse. Pas avec son sabre entre eux deux, en tout cas ! Cette simple idée lui tire un sourire, malgré elle, et c’est sur un soupir indécis qu’elle tente de répondre à sa revendication.

« Je ne suis pas sûre d’être très à l’aise avec l’idée d’appartenir à quelqu’un, tu sais. Je crois que ce qui me dérange le plus, c’est d’être comme… un objet. De ne pas être maîtresse de moi-même. Je ne crois pas que je pourrais laisser un homme s’arroger ces droits-là sur moi, c’est hors de ma portée. » Elle a parlé lentement, effectuant son cheminement réflexif au fur et à mesure de ses explications, suivant son propre raisonnement pas à pas. Du bout de l’index, elle suit la courbe d’un muscle sur son bras, pensive. « Par contre… Je pense que si l’on me demande, et que le choix est entièrement mien, je pourrais décider de n’être la femme que d’un seul homme. Un jour, peut-être, je serai prête à ça. » Elle ne l’envisage pas autrement, dans tous les cas : elle n’est pas de ces femmes volages qui papillonnent et passent de draps en draps dans la plus scandaleuse inconséquence. Mais le simple fait de s’ôter cette possibilité, c’est… significatif. Lorsqu’elle fera ce choix, lorsqu’elle décidera qu’elle a trouvé le compagnon idéal, sa vie prendra un tout autre tournant, c’est une certitude.

Ce n’est pas encore le cas. Même si cette nuit est agréable, même si la présence de Mayeul contre elle est presque une révélation en soi… Reja reste trop marquée par ses souvenirs de souffrance pour se lier aussi rapidement. Même si cela fait des années qu’il la poursuit, de ses regards, de ses sourires, de ses avances ; et qu’elle fuit en se cuirassant de colère pour museler sa faiblesse. Même si ce qui se passe entre eux semble porteur d’une infinité de promesses. Même s’il a semblé être digne de sa confiance, ces quelques dernières semaines. Malgré tout cela, il reste un Cielsombrois, et elle une Erebienne – la prudence reste de mise. « Pour l’instant, je suis satisfaite de ce que tu m’offres. De savoir que tu me veux pour toi. Et que tu es prêt à n’être à aucune autre, tant que je voudrai de toi. » Délicatement, elle fait courir ses lèvres sur son épaule, dans une traînée brûlante qui effleure à peine sa peau. « Aujourd’hui, je veux bien de toi dans ma vie, Mayeul. Tu as gagné, tu le sais, n’est-ce pas ? Je ne peux rien te promettre. Je ne sais pas si ce sera encore le cas demain. Mais maintenant, en cet instant, je te veux, toi. »

Un jour, dans un an, dans dix ans.
Quand le temps aura passé.
S’il lui demande.
Elle consentira peut-être.




 

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Message Sujet: Re: On est pas sorti d'la grotte !   On est pas sorti d'la grotte ! - Page 2 EmptyVen 22 Sep - 22:08

L'hésitation de Reja indique à Mayeul que ses propos ont été mal perçu. Il est peut être un peu maladroit dans la formulation le Cielsombrois, fatigué comme il est : la surveillance des festivités n'est pas de tout repos et il enchaîne les patrouilles et les nuits peu reposantes. La Voltigeuse déclare  ne pas vouloir appartenir à quelqu'un, et Mayeul attend qu'elle termine de parler avant de soupirer. "Je ne veux pas que tu sois à moi, seulement... que tu ne sois pas à d'autre gens." Est-ce la même chose ? Un peu, sans doute. Il tient à Reja, Mayeul, plus sans doute qu'il n'ose se l'avouer à lui-même. Mais la jeune femme avait sans doute raison, tout à l'heure : il va se taire et profiter d'elle, de sa main qui frôle son bras dans y penser ou presque. De sa présence, simplement, nue contre lui.

La déclaration qui suit coûte sans doute à la jeune femme tellement éprise de liberté, Mayeul en est parfaitement conscient. Les lèvres de Reja frôlent sa peau, caresse légère mais bienvenue, et le Voltigeur se détend contre elle. "Ca me suffit." Souffle-t-il doucement. "Je ne veux aucune promesse." Ajoute le major dans un murmure. Les promesses, il le sait, il est facile de les briser. Les actes comptent bien plus que les mots, et lui avoir ouvert son coeur est une preuve suffisante. Il le sait d'expérience, les lendemains sont bien trop incertains, alors pourquoi vouloir essayer de penser plus loin. Aujourd'hui, c'est bien. Demain, oui, mais guère plus loin, pas quand la guerre est à leur porte, pas quand ils sont tous deux déployés sur le front et ignorent s'ils en reviendront.

"Seulement cet instant." Acquiesce Mayeul, avant de bailler. Il est fatigué, inutile de le nier, et la perspective de se lever tôt demain ne l'enchante guère. Mais, bien plus encore, la perspective de regagner sa chambre lui est dérangeante : la dernière fois qu'ils ont fait l'amour, et qu'il est parti, il n'est pas revenu. Reja le sait tout autant que lui. Plantant ses prunelles sombres dans celle de la Voltigeuse, Mayeul soupire, avant de lancer avec humour. "Mais si je ne t'appartiens pas à toi, j'appartiens à mon capitaine toute la matinée de demain." Dernière réunion avant les festivités, et sa présence est hautement recommandée. Il hésite, le temps d'un battement de coeur, avant de demander. "Je peux dormir ici si tu veux." Le choix lui appartient, et il ne questionnera pas sa réponse. "J'aimerais." Même s'il essaye peut être de l'influencer. Reja partage sa chambre avec Grâce, il le sait, et la Voltigeuse erebienne n'a peut être pas envie que son ailière découvre son activité de la soirée, c'est bien pour ça qu'il laisse la jeune femme décider. "Je suis de surveillance demain, mais tu es la bienvenue dans ma chambre si tu veux."

Il dispose d'une chambre particulière, c'est un luxe qui garantira leur tranquillité. Si Reja le désire. Il a compris, Mayeul, que l'enfermer est le meilleur moyen de la faire fuir. "C'est interdit aux sabres." Précise-t-il avec légèreté, l'amusement de Nuage clair dans son esprit.


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Message Sujet: Re: On est pas sorti d'la grotte !   On est pas sorti d'la grotte ! - Page 2 EmptyDim 24 Sep - 1:56

Elle n’est pas prête à s’enchaîner. Pas prête à renoncer à sa liberté, la fille du harem aux ailes fragiles encore, pas prête à se rendre, pas prête à abdiquer. Elle a trop besoin de savoir qu’elle pourra toujours s’envoler, le matin venu, si la situation ne lui convient plus. Mayeul semble parfaitement le comprendre, et Reja se prend à espérer que, peut-être, les choses pourraient fonctionner entre eux. Qu’il pourrait lui apporter la chaleur et la présence humaine qui lui font cruellement défaut depuis… Depuis… Depuis toujours.

« Reste. » murmure-t-elle contre son épaule. La porte est barrée, et Grâce dort… ailleurs, depuis leur arrivée. L’Erebienne ne compte pas se priver d’une nuit blottie contre le corps du Cielsombrois, pas avec la guerre qui fait rage sur le continent, pas alors qu’ils seront bientôt déployés sur le front tous les deux – pas alors qu’ils seront peut-être bientôt morts tous les deux. L’idée de le rejoindre le soir venu lui sourit ; elle aussi est de service le lendemain, mais ses nuits sont à elle, et elle consent de bon gré à se glisser dans la chambre de Mayeul au crépuscule. Un rire nerveux la secoue un instant – elle a la sensation de flirter avec le danger, et se demande vaguement combien de temps elle parviendra à dissimuler à Grâce la teneur des récents développements dans sa relation avec celui qui était encore la veille un ennemi à éviter.

« Je viendrai. Mon sabre restera avec Sirocco. » promet-elle.

Il faut savoir prendre des risques, dans la vie…


Sujet terminé




 

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