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 J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains

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Les Savants
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Liry Mac Lir
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Mes autres visages: Séverine de Bellifère, Marjolaine du Lierre-Réal, Lancelot l'Adroit, Anwar Sinhaj et Antonin de Faërie
Message Sujet: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptySam 1 Juil - 8:23


Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Rhapsodie Épi-d'Or & Liry Mac Lir

J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains

Quand grâce et élégance s'associent avec sauvagerie pour le meilleur et le pire



• Date : 8 septembre 991
• Météo : Il pleut des cordes depuis le matin et ça ne semble pas vouloir s'arrêter.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Il n'y a que quelques jours que les cours de l'Académie ont repris après les vacances d'été et que les nouveaux étudiants y sont arrivés.  Isolées par la langue, Rhapsodie et Liry se trouvent, comme deux naufragés en mer.
• Recensement :
Code:
• [b]8 septembre 991 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2387-j-ai-la-rage-mais-je-ne-la-transmets-qu-aux-vilains#72072]J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains[/url] - [i]Rhapsodie Épi-d'Or & Liry Mac Lir[/i]
Il n'y a que quelques jours que les cours de l'Académie ont repris après les vacances d'été et que les nouveaux étudiants y sont arrivés.  Isolées par la langue, Rhapsodie et Liry se trouvent, comme deux naufragés en mer.



Dernière édition par Liry Mac Lir le Sam 1 Juil - 8:29, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptySam 1 Juil - 8:25

Ta chambre est confortable, c'est le moins qu'on puisse dire.  Si l'on oublie les autres chipies avec qui tu es obligée de partager ta chambre.  Le partage, ça n'a jamais été une chose qui t'aie gênée.  En fait, l'idée même qu'on puisse ne pas partager ne t'avait même jamais traversé l'esprit.  Ainsi cohabiter avec plein de gens ne t'importunait pas du tout, tu avais l'habitude, toi qui avait toujours vécu au foyer avec ta famille et autres gens qui faisaient partie dudit foyer.  Non, le problème ne venait pas du manque de vie privée qui découlait du fait de partager à plusieurs petite fille la même pièce.  Le soucis venait directement des dites jeunes filles, toutes du même âge qu'elle, qui avaient probablement vu peu de chose en dehors des jupes de leur mère et qui parlait tous très bien la langue du continent.  Et en face, il y avait toi.  Qui avait vu des crocodiles, des lézards, des dragons de mer, et encore bien d'autres choses qui auraient méritées que l'on t'accorde respect et déférence.  Mais peut-être te reprochait-on aussi de n'avoir jamais vu les jupes de ta mère : de ton plus long souvenir, tu n'avais jamais vu de personne porter des vêtements aussi encombrant que ceux qu'on portait en-dehors de ton île.  Engoncées dans leurs robes de petites princesses peureuses, elles te regardent de haut, toi et ton accent étrange.  Tu les entends le soir, chuchoter entre elles sur le fait de ta présence gênante parmi elles, derrière la porte.  Elles se taisent quand tu entres, comme terrifiées à l'idée que tu ne leur parles.  Qu'est-ce qu'une fillette de onze ans, seules contre elles toutes pouvaient bien faire?  Outre mordre et tirer des cheveux si elles décidaient de s'en prendre à toi.  Quoique si elles se décidaient à le faire un jour, tu leur montreras bien qu'on n'énerve pas Liry Mac Lir.

Puisque l'atmosphère ambiante de ta chambre était tout aussi froide que celles à l'extérieur des murs de l'Académie dans cette ville glaciale pour toi qui ne connais que le soleil brûlant, tu n'y restes jamais très longtemps et passes la plupart de ton temps entre les cours soit à errer dans les couloirs au hasard, t'amusant du fait que tout pouvait changer de place – une des spécialités de cet endroit qui s'accorde parfaitement bien avec ton tempérament aventurier – soit dans la bibliothèque à rédiger tes devoirs.  Mais il faut bien accorder que l'on te retrouve beaucoup moins souvent que tu ne le devrais dans cette dernière.  Après tout, ça ne fait que commencer, une fillette de ton âge a bien d'autres chats à fouetter que de mettre son nez dans de poussiéreux livres.  Le Savoir, ça ne s'apprend pas qu'en lisant, mais aussi en explorant.

C'est comme ça qu'une fois de plus, tu erres dans les couloirs, toujours changeant, là où les autres ne peuvent pas te voir, ni se moquer de toi.  Parce qu'apparemment, être Îlienne, c'est une excellente raison pour dénigrer quelqu'un.  Tu n'as que onze ans.  Plus tard, les remarques mesquines du groupe ne t'affecteront plus, mais pour le moment tu préfères rester seule avec tes habitudes de sauvageonne, songeant avec fierté que toutes ces petites princesses ne survivraient pas plus d'une journée sur l'Île Fauve.  Tandis que toi, tu t'en sortirais dans n'importe quel environnement parce que tu n'as pas peur comme elle de te salir les mains!

C'est dans ton errance que tu l'aperçois.  Elle est plus vieille que toi et drôlement belle.  Une beauté de poupée fragile comme tu n'en as jamais possédée, toi qui te contentes depuis toute petite des chiffons et morceaux d'os.  Pourtant, dans toute sa splendeur, elle est acculée au mur, par deux autres filles qui rient d'elle.  Tu ne comprends pas très bien ce qu'elles disent, ce sont de vieilles peaux qui parlent de façon trop compliquée pour toi qui commences à peine à te débrouiller dans le langage du continent, et encore peut-être même pour ton jeune âge.  Mais deviner que ce qu'elles piaillent n'a rien de très aimable est extrêmement aisé.  Et cette poupée qui est si belle n'ouvre pas la bouche pour protester.  Alors tu songes qu'il est temps d'effrayer ces affreuses mouettes pour délivrer ce magnifique paon.  Ni une ni deux, tu te précipites vers les harpies en poussant des cris en îlien, rien que parce que la panique que ça soulève quand tu fais ça est hilarante.  Leur attention attirée sur toi ne leur laisse néanmoins pas le temps de réagir et tu mords à pleines dents la première en poussant des cris de bête enragée.  Si l'entreprise n'était pas aussi sérieuse, tu éclaterais de rire.  Quand tu relâches enfin ta victime pour t'approcher de la seconde en grognant, elles s'éloignent te traitant de sauvage et ça ne te gêne pas plus que cela.  Bientôt, tu pourras le considérer même comme un compliment.

Tu te tournes vers la belle, esquissant un large sourire à son intention.
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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyMer 5 Juil - 17:57

- Hé, tu réponds quand on te parle ?

La jeune adolescente relève les yeux vers la jeune fille qui lui fait face. Elle a de longs cheveux noirs, noués en une tresse travaillée, qui encadrent un visage fin doté de deux yeux bruns en amande. Rhapsodie pourrait la trouver belle, sans le sourire moqueur qu’elle affiche. Elle a son âge, peut être un an de moins, mais ses bras croisés et son attitude fière et arrogante la font paraître bien plus âgée que la jeune Cibellane. Un peu en retrait de la brune, une autre jeune fille se tient devant elle. Elle ne dit rien, mais sourit férocement, riant aux paroles de son amie. Acculée à un mur, prise au piège des deux pestes, les bras croisés sur son carnet, elle essaie de leur échapper, de les fuir, pour pouvoir se rendre à la bibliothèque. Mais elles ne l’entendent pas de cette oreille, et s’arrangent pour l’empêcher d’avancer. Rhapsodie aurait pu forcer le passage, les frapper, mais elle n’est pas violente, et la refuse sous toutes ses formes. Alors, elle attend qu’elles se lassent, et qu’elles aillent voir ailleurs, pour embêter quelqu’un d’autre ou juste se rendre en cours. Seulement, elles semblent avoir tout leur temps, et ne démordent pas.

- Laisse tomber, va, je t’avais dit qu’elle était stupide. Une stupide Cibellane. Elle ne comprend même pas ce que tu dis, de toute façon.

L’autre ricane. Rhapsodie inspire fort, priant tous les dieux pour qu’ils lui viennent en aide. Elle n’a rien fait, elle a juste tourné la tête parce qu’elle a entendu qu’on parlait d’elle sur son passage. Mais rien ne se passe, et la brune reprend, plus méchamment, plus violemment.

- A cause d’une stupide demeurée comme toi, dit-elle en pointant un doigt accusateur sur la jeune mage, ma cousine n’a pas pu entrer à l’Académie. Tu lui as pris sa place ! Tu lui as pris sa place, alors que tu est stupide, une Cibellane écervelée, qui ne sait même pas parler, alors que Lavande est cent fois – mille fois plus douée que toi ! Et elle, au moins, a un cerveau, et une langue, et sait s’en servir !

La voix de la jeune fille est montée dans les aigus au fur et à mesure. Rhapsodie ferme maintenant les yeux, pour ne plus voir le sourire mesquin de l’une et le visage déformé par la haine de l’autre. Grands dieux, pourquoi est-ce si difficile de se faire des amis ? Pourquoi cette fille la déteste-t-elle autant, alors qu’elles ne se connaissent pas, seulement parce que sa cousine a raté ses entretiens ? Elle aimerait lui écrire dans son calepin tout ce qu’elle veut lui dire, qu’elle a eu sa place parce qu’elle la mérite, qu’elle n’est pas stupide, qu’elle n’est pas sourde non plus et que ce n’est pas la peine de crier, mais elle s’en empêche toute seule, parce qu’elle pense qu’elle la mettrait encore plus en colère, et s’en ferait encore plus une ennemie. Alors elle s’écrase, donne à voir ce que la brune veut, et peut-être la laissera-t-elle tranquille comme ça.

Cependant, ce n’est pas la patience qui vient à bout des deux pestes, mais des cris sauvages, dans une langue parfaitement inconnue. Rhapsodie se risque à ouvrir un œil, puis l’autre, pour finalement voir une tornade blonde d’une douzaine d’années crier, mordre et grogner les deux vipères, tel un petit animal enragé. Stupéfaite, un brin effrayée aussi, Rhapsodie ne bouge pas, la regardant avec des yeux ronds faire fuir les deux filles. Une fois les harpies éloignées en criant et tempêtant comme deux enfants vexées, la jeune fille blonde lui sourit, d’un grand sourire franc et sincère, que lui renvoie spontanément Rhapsodie.

L’adolescente hoche la tête, en signe de remerciement. Et là, elle hésite. Doit-elle juste tourner les talons, et rejoindre la bibliothèque ? Ce serait une occasion manquée de se faire une amie. Mais justement, voudra-t-elle le devenir alors qu’elle comprendra qu’elle ne peut pas parler ? Reste naturelle, tout se passera bien, lui souffle sa voix intérieure. Alors, rapidement, elle ouvre le carnet dont elle ne se sépare jamais, et l’ouvre à la première page, où une simple phrase est marquée. Elle l’avait griffonnée quelques jours plus tôt, pour essayer de commencer à communiquer avec la jeune fille rousse de sa classe. Tout naturellement, elle le tend à Liry, ouvert à la bonne page, pour qu’elle puisse lire distinctement, écrit de manière tout à fait lisible et appliquée :

Je m’appelle Rhapsodie.

Puis, simplement, d’un petit geste du doigt, elle pointe son interlocutrice, l’air interrogatif. Et toi ?




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Liry Mac Lir
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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyMer 2 Aoû - 19:33

Il y a quelque chose d'extrêmement satisfaisant dans la façon dont tu t'es débarrassée des pestes qui embêtaient la jolie princesse devant toi.  Même si Pennia reste ta première apparition divine, on peut dire que l'apparence de cette jeune fille te rend particulièrement subjuguée.  Si ce n'est pas tellement le but que le moyen qui t'a amusé, tu es bien contente d'être intervenue.  Tu pourrais partir, vaquer à tes propres occupations, tranquillement, mais tu restes là, les yeux plantés sur la belle demoiselle.  Elle est un peu plus vieille que toi, tu le vois bien, et son âge combiné à son apparence te rendent assez absorbée, toi qui est vilaine et bien jeune.  Déjà, on devine que lorsque tu grandiras, tu ne séduiras pas les cœurs.  Du moins, pas à les rendre malade d'amour d'un simple regard.  Et ça ne te gêne pas plus que cela en toute vérité.  Oui, tu aimes contempler les dames en jolies robes, mais songer à en enfiler une toi-même n'a jamais vraiment fait partie de tes objectifs de vie.  Il y a des choses beaucoup plus passionnantes à accomplir qui ne sont absolument pas compatibles avec le port de jupes, jupettes et jupons.  Tu préfères laisser tout cela à Pénélope, elle qui les porte si bien.  Puis à cette adolescente toujours devant toi et qui te tend un carnet à la vue.  Tu sais lire, du moins, plus ou moins, mais ça n'a jamais été une priorité dans ton éducation et du haut de tes douze ans, ça ne l'est toujours pas.  C'est plutôt une obligation dont tu fais bien mauvaise foi l'accomplissement.  Tu butes un peu sur les mots.  La plume est jolie, on distingue bien les différentes lettres.  La faute ne vient pas de la jeune fille, mais bien de la tienne, toi qui ne prends pas la peine de t'appliquer dans l'apprentissage de la lecture.  Les premiers mots sont d'une facilité plutôt relative.  Tu finis bien assez vite par déchiffrer que c'est une phrase de présentation.  Mais tu es fichtrement bien mal foutue de comprendre quel nom étrange porte bien cette jeune fille!

Il est une chose des continentaux qu'il t'est toujours bien difficile de comprendre : pourquoi ont-ils des noms aussi alambiqués!  Dans l'Archipel, tu aurais le temps de terminer une bagarre avant même d'avoir fini d'énoncer leur nom.  Bon, ce n'est pas le cas de tous les spécimens locaux, mais il y a beaucoup trop de noms interminables et celui-ci est d'autant plus bizarre qu'il combine un tas de consones à la suite de l'autre, te rendant complètement perplexe quant à la façon dont il faut le prononcer à voix haute.  Tu te contentes donc de laisser tomber la première partie du nom, complètement illisible à tes yeux de jeune enfant tout juste sortie de l'analphabétisme, conservant uniquement le diminutif, Sodie.  Puis tu remarques le doigt qui te pointe, le regard interrogatif.  Elle est amusante cette fille et tu ne te formalises pas du fait qu'elle n'ouvre pas la bouche pour te parler.  C'est peut-être qu'elle veut devenir chanteuse et qu'elle protège sa voix.  Ou autre chose.  C'est bien comme elle veut.

« Pis moi, c'ça?  Moi c'Liry, » réponds-tu avec un petit air fier.  Tu ne sais pas trop pourquoi.  Peut-être parce que c'est amusant.  Tu toises de haut en bas la jeune fille, plus grande que toi.  C'est facile de voir qu'elle est plus vieille.

« P'quoi tu leu' dis pas de t'laisser tranquil'?  C'des filles d'ta classe?  Moi'ssi l'filles d'ma classe sont pas trop gentilles. »

Mais toi tu te laisses pas faire, loin de là.  Même si jouer les terreurs ça n'aide pas du tout à augmenter le nombre de tes amis, voir même cela contribue à te rendre plus risée que tu ne l'es déjà, au moins tu ne restes pas les bras croisés.  Non, tu n'as pas vraiment peur des ennuis.  Tu t'en attires déjà bien souvent depuis que tu es toute petite.  C'est une habitude qui ne se perd pas.  Puis, ce n'est pas comme si l'idée de la perdre t'as jamais frôlé l'esprit.

« Elles t'laiss'raient p't'êt'e plus tranquille s'tu les mordais.  Ou que'qu'chose comme ça.  Chez nous, c'le plus fort qui gagne pis on l'fait pas avec d'mots.  T'peux l'faire en silence.  Mais c'vrai que t'es pas bien forte.  S'tu veux, j'peux t'montrer c'mment leur faire peur!  Elles r'viendront plus t'embêter, j'peux t'le jurer! »

Tu sais pas trop pourquoi tu lui proposes ton aide.  Peut-être parce qu'elle t'a demandé ton nom.  C'est la première personne qui le fait tout naturellement depuis que tu es là.  D'habitude, les autres se contentent de se fier à ce qu'on dit, ce qui fait de toi la sauvage des Îles.
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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyMer 6 Sep - 20:59

Elle a compris ! Le sourire sur le visage de Rhapsodie se fait plus radieux encore. Elle acquiesce, sincèrement heureuse de réussir à communiquer avec quelqu’un d’extérieur à sa famille sans avoir besoin d’écrire de longues phrases dans son carnet. D’ailleurs, elle n’est pas certaine que la jeune fille – Liry, donc – ait réellement su lire son prénom. Elle ne l’a pas répété à haute voix, contrairement à beaucoup de gens qui en ressentent le besoin. Elle ignore pourquoi. Peut-être ont-ils peur de se tromper, ou mal comprendre… Mais l’adolescente estime savoir écrire assez lisiblement pour communiquer. Enfin. Après tout, elle sait que son prénom est peu banal, et que si l’on ne connaît pas le mot d’origine ou qu’on sait à peine lire, comme c’est le cas pour certains enfants de son âge, il peut s’avérer illisible. Peut-être que Liry n’a pas su le lire correctement. Surtout qu’elle a un accent étrange, et très prononcé. Peut-être vient-elle des îles lointaines, dont elle a déjà entendu parler dans les livres ? Mais qu’importe. Elles ont commencé à discuter, c’est l’essentiel.
 
Et déjà, Liry lui pose des questions. La première la fait sourire. Cette question, elle l’a déjà entendue de nombreuses fois, sous différentes formes. Du « pourquoi tu parles pas ? » d’un enfant étonné aux « t’as perdu ta langue ? » d’une peste moqueuse. A chaque fois, elle répond d’un petit haussement d’épaules avec un sourire désolé. Et cette fois ne déroge pas à la règle. Seulement, elle y ajoute quelques gestes. Pointant son torse, puis sa bouche, elle fait « non » du doigt. Je ne parle pas. Puis elle hoche la tête, avant d’afficher une moue triste, signe de compassion. Elle aussi doit être moquée, parce qu’elle parle l’arvennois à sa façon… C’est triste ! Les adolescents sont si cruels entre eux…
 
Par contre, la jolie Rhapsodie écarquille les yeux en l’entendant énumérer des moyens de défense, tous aussi violents les uns que les autres. Elle n’aime pas le conflit, Rhapsodie, et ce n’est certainement pas elle qui cherchera à mordre quelqu’un, tout aussi langue de vipère soit-il. Elle se demande où Liry a grandi, pour savoir tout cela. Dans les îles lointaines, peut-être. Ou alors, sur le continent, en Bellifère. Sa mère, Isaëlle, lui a toujours dit que c’étaient des sauvages aux coutumes de barbares, là-bas, qui vivaient dans la violence, et qu’il ne fallait en aucun cas y mettre les pieds. Peut-être que Liry en vient ? Ce serait regrettable. En tout cas, elle réfute les idées de Liry en secouant négativement la tête. Prise d’un élan d’inspiration, elle se pointe à nouveau, puis cogne son poing contre le plat de son autre main, et fait à nouveau « non » du doigt, sèchement, cette fois. Je ne frappe pas, c’est hors de question.  
 

Cependant, la fin de ses explications l’intrigue. Elle n’aime pas faire peur non plus, mais elle ne veut plus être embêtée non plus. Et peut-être que la jeune Liry a possibilité de lui apprendre deux ou trois choses pour qu’elle puisse être plus tranquille. Alors elle hoche timidement la tête. Si tu veux. Elle pourra alors peut-être passer du temps avec celle qui ressemble de plus en plus à une nouvelle amie !




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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyJeu 7 Sep - 11:47

Elle veut pas frapper des gens? Ça c'était vraiment bizarre! Tu n'as jamais vu de combat se régler par les mots toi. En même temps, elle a pas la carrure des gens de tes îles, elle pourrait facilement se briser en deux si elle essayait de se mettre à la bagarre. Pourtant, il fallait bien qu'elle apprenne à se défendre! Parce que tu peux pas le faire pour elle. Ça tu le sais bien. Pour une fois, ça va. Personne ne va croire que vous êtes amies. Parce que si les gens croyaient que vous étiez amis, ils se ficheraient encore de sa tête. Et si elle veut pas taper sur les gens, bah ça va être plus difficile de régler la chose. Surtout si elle parle pas non plus. Ça ne te gêne pas vraiment qu'elle n'ouvre pas la bouche. Elle est jolie. C'est juste que tu ne lis pas très bien. Mais si elle parle avec les mains, là comme ça, ça te semble plutôt bon. Tu comprends sans peine ce qu'elle veut te dire. Comme là, quand elle te dit qu'elle ne veut pas cogner dans le tas. C'est même très clair. Même, c'est très formel comme non. Ça te dépite un peu. C'est comme ça que tu règles le mieux les conflits. Après les gens, ils t'embêtent plus et en plus, ils sont tout prêts à te servir comme des petits chiens si tu leur ordonnes. Elle aurait pu elle aussi si elle avait voulu. C'était regrettable qu'elle refuse la manière la plus simple. Mais tu ne manquais pas d'imagination. Tu pourrais sûrement trouver quelque chose qui lui conviendrait mieux.

Puis elle semble quand même d'accord pour que tu lui montres deux trois petits trucs. Bon, la liste s'est cruellement rétrécie, mais tu as de quoi faire quand même. Après tout, il y avait des garçons plus forts que toi sur l'Île Fauve que tu arrivais tout de même à faire plier à ta volonté sans un seul coup de poing. Mais elle est délicate, Sodie. Faudrait peut-être penser à quelque chose d'un peu mieux. Ces filles sont de vraies teignes, c'est pas de celles qu'on veut comme sous-fifres. Non, le mieux c'est de les faire partir pour qu'elles ne reviennent jamais.

« 'Coute, j'pense qu'on peut faire d'quoi d'bien toi pis moi tsais. Et on frapp'ra p'sonne promis. D'façon, p'tite comme toi, t'f'rais pas long feu. On va juste leu' faire peur. J'ai un plan. »

Et si tout se passe comme des roulettes, vous serez pas punies. Parce que ça, tu l'as déjà été quelquefois et on te l'a pardonné seulement pour ton jeune âge. Mais on t'a bien prévenue : pas de troubles dans l'Académie. Si tu veux pas étudier, ils te mettront sans gêne à la porte. Et tu pourrais pas retourner chez Pennia comme ça. Ça serait trop honteux. Alors voilà, le mieux, c'était une bonne plaisanterie. Puis tu l'aimes bien cette demoiselle. Et c'est bien la première qui semble pas gênée par l'idée de converser avec quelqu'un comme toi. Tu pourrais peut-être lui apprendre un peu d'Îlien. De toute façon, t'aimes pas ça parler l'arvenien tout le temps. C'est moins joli que la langue de ton archipel.

« V'là c'que j'suggère. On va leur d'ner une sacrée frousse, t'vas voir! Toi pis moi. S'tu veux bien d'moi comme alliée. J'comprendrais s'tu veux pas. Les gens z'aiment pas trop m'causer. Y disent qu'chui sauvage. Mais stu veux, on pourra leur jouer un 'tit tour. La prochaine fois qu'elle t'embêteront, j'mettrai sur ma tête un drap blanc. T'f'ras semblant d'croire qu'chui un fantôme. Pis moi j'vas crier en arrière comme ça. Attends. »

Tu te recules de quelques pas et tu agites les bras en hululant comme tu peux. Tu as appris à imiter le cri des animaux quand tu étais gamine et que tu pouvais pas encore partir partout à la recherche de ce que tu voulais sur l'Île. Quand tu as fini ta démonstration, tu hoches la tête, l'air satisfait.

« Si on fait ça que'quefois, elles auront peur, et a reviendront pu. Chu sûre. T'en dis quoi toi? »
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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptySam 23 Sep - 16:04

Liry la comprend parfaitement, quand elle fait des gestes. Ce simple fait rend la jeune Cibellane heureuse. Qu’importe si la fillette en face d’elle est un peu étrange et parle avec un accent spécial. Elle la comprend sans difficultés, et elle continue même de parler avec elle. Rhapsodie veut bien commencer à croire qu’elle va pouvoir avoir de vrais amis, ici, des gens qui ne lui tourneront pas le dos parce qu’elle ne peut pas parler. Et cette pensée lui réchauffe le cœur.
 
En tout cas, la jeune fille semble réfléchir activement à une idée, une solution pour elle. Elle a eu l’air un peu déçue que Rhapsodie refuse la méthode violente, mais elle ne semble pas lui en tenir rigueur, et elle commence à lui exposer un plan de vengeance. Et ça lui fait plaisir, à Rhapsodie, que Liry s’incluse tout naturellement, en disant « on ». Elle aurait pu se contenter de lui donner quelques idées et tourner les talons tout de suite après pour retourner à ses occupations, mais elle lui propose de leur faire peur, à deux. Rhapsodie hoche la tête, attentive. C’est que Liry a l’air d’être une experte en la matière ! Il suffit de voir à quelle vitesse les deux vipères se sont enfuies en la voyant fondre sur elle tel un animal enragé. Et même si la Cibellane s’imagine mal en train de grogner et de mordre quelqu’un, elle a bien envie de savoir se défendre. Et il y a certainement d’autres moyens, plus civilisés, et surtout, qui ne l’empêcheront pas de poursuivre ses études à l’Académie. Parce que Rhapsodie le sait : les places sont chères, ici, et tout manquement à l’ordre peut se solder par une exclusion pure et simple. Et ça, ce serait la pire des choses qui puisse arriver. Elle ne veut pas rentrer chez elle honteuse d’avoir été exclue, mais fière d’avoir décroché son diplôme. Hors de question de se faire punir, donc.
 
Liry lui expose son idée, non sans s’être assurée que Rhapsodie serait d’accord pour l’avoir comme alliée. Ecarquillant les yeux, la jeune fille acquiesce, sincèrement étonnée que Liry puisse penser qu’elle ne voudrait pas continuer à lui parler, juste parce qu’elle est sauvage. Elle n’est pas comme ça, Rhapsodie. Surtout que Liry l’a aidée, et qu’elle lui en est reconnaissante. Et puis, elle l’aime bien, la blondinette, avec sa spontanéité et son accent étrange. Pourquoi lui tournerait-elle le dos, maintenant ?  
 
En tout cas, son plan de se déguiser en fantôme pour les effrayer est plutôt une bonne idée, pour Rhapsodie. Comme ça, personne ne frappe personne, et il y a de grandes chances pour qu’elles ne l’approchent plus, si elles se font harceler par un fantôme à chaque fois qu’elles se moqueront d’elle. Surtout que, il faut bien l’avouer, Liry est surprenante. Et elle fait peur avec ses bruits de fantôme, même sans le drap. Même si elle n’a que onze ou douze ans. Rhapsodie ne s’autorise à bouger que quand la fillette s’arrête de hululer et de gesticuler. C’est certain, si elle était vraiment déguisée en fantôme, les deux pestes s’enfuiraient en courant. Alors, elle acquiesce, doucement, avant de sourire. Un instant, elle se trouve horrible, de souhaiter faire peur à quelqu’un. Et puis elle se dit que c’est pour la bonne cause, et qu’elles l’ont bien cherché. Alors, elle saisit le poignet de Liry pour l’inciter à la suivre, et elle remonte le couloir en sens inverse, en direction de sa chambre.
 
Elle a beau savoir que les chambres ne changent pas de place, elle a toujours une légère appréhension, et prie toujours pour ne pas se perdre. Encore une fois, ses craintes se révèlent infondées, puisqu’elles finissent par y arriver sans encombres. Lâchant la main de sa nouvelle amie, elle pousse sans hésiter la porte et invite Liry à y rentrer.

Une bouffée de nostalgie s’empare d’elle à la vue des champs de blés cibellans. Elle a beau savoir que ce n’est qu’une illusion, elle a l’impression de rentrer chez elle à chaque fois qu’elle passe la porte de sa chambre. Parfois, elle reste de longues minutes debout, à contempler ce paysage factice. Mais cette fois, elle s’en détourne vite et se dirige rapidement vers le coffre de bois qui siège en face de son lit. Elle en tire rapidement un drap blanc, et le déplie en quelques instants, avant de le tendre à Liry avec un sourire. Tiens, essaie-le. 




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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyMar 26 Sep - 16:09

Tu te sens soulagée de savoir que la jolie dame accepte ton aide.  Tu as songé un instant qu'elle ne voudrait pas être associée à quelqu'un comme toi.  Ça serait pas la première à penser comme ça.  Même si elle-même est victime d'intimidation, elle a quand même le droit de se montrer sélective dans le choix de ses amis.  Jolie comme elle l'est, elle pourrait trouver d'autres filles de son âge, toutes aussi élégantes qu'elle et en plus, plutôt populaire.  En général, les vraies chipies ne sont pas celle qu'on croit qu'elles sont.  Pourtant elle semble contente de recevoir ton aide, toi la petite gamine à peine sortie de ses couches.  Une vraie petite sauvageonne, avec les pieds noircis parce que tu refuses encore de porter des chaussures, ces horribles choses qui vous coincent les petons de façon si inconfortable.  Après, c'est vrai que le sol des continentaux, il est vachement plus sale que celui de ton Île Fauve.  D'être choisie comme ça, ça te donne une petite bouffée de chaud au cœur et franchement tu te sens très heureuse.  Choyée même.  Tu n'aurais jamais cru que ta première amie serait une fille plus âgée que toi et aussi belle, délicate.  Une fleur.  Enfin, vous n'avez pas encore convenu de votre amitié, mais c'était plutôt bien parti pour le devenir.  Il y a de ces choses qui se font tacitement, non?  Ce ne sera pas la copine de tes explorations et de tes périples aventureux, mais peut-être qu'elle pourrait te montrer comment coiffer joliment tes cheveux?  Ou peut-être pas, tu aurais l'air ridicule avec  ton visage rubicond et des cheveux de pailles.  Tu te contenterais de contempler sa beauté.

Alors que ta nouvelle comparse acquiesce et te sourit, tu es pris d'un élan et l'envie de lui sauter au coup pour l'entraîner dans une petite gigue de la victoire est très forte.  Néanmoins, avant que tu n'aies esquissé le moindre geste, elle s'empare de ton poignet et t'entraîne à sa suite.  Un peu surprise, tu te demandes où elle t'entraîne, puis  tu songes qu'elle veut sûrement te montrer quelque chose.  Et comme elle ne parle pas, tu le sauras quand vous arriverez.  Ça ne te gêne pas.  Ça a un peu de piquant et c'est pour te mettre en joie : tu adores les surprises.

La destination se précise alors que vous rejoignez les couloirs où sont cachées les chambres des étudiantes.  Tu te demandes si elle est assez vieille pour avoir sa propre chambre.  Tu as entendu dire que les plus vieux peuvent avoir une chambre privée.  Dès que tu seras en âge, toi aussi tu te prendras ta propre chambre.  Tu as entendu trop de légendes à ce sujet pour ne pas vouloir voir par toi-même.  Et si ta chambre pouvait prendre les airs de ton île, tu adorerais ça.  Ça manque de nature dans cette ville grise.

Tu es un peu surprise en poussant la porte et en entrant.  Il y a vraiment un paysage.  Des champs.  Tu n'en as jamais vu des comme ça.  Tu restes un peu bouche-bée, à contempler ce qui t'entoure tandis que ton amie cherche quelque chose sans que cela même ne te traverse l'esprit.  Tu ne t'en rends que lorsqu'elle te tend un drap blanc, et là, tes yeux se mettent à pétiller de malice.  Tu t'empares du drap que tu te mets sur la tête sans tarder, comme tu es persuadée que c'est ce qu'elle attend de toi.  Tu refais ton numéro de hululement et tu gesticules comme la vieille grand-mère qui vous racontait les histoires auprès du feu dans votre foyer.  Tu songes que ça doit être assez convainquant.

« F'drai fair' deux trous dans le drap, pou' qu'j'vois où j'vais, » commentes-tu, fort satisfaite.  Et comme ton envie de danser ne t'es pas encore passée, tu exécutes deux trois pas de ce que tu juges être une danse fort amusante avant de te mettre à tituber en quête de l'adolescente que tu attrapes comme tu peux à travers le drap avant de l'entraîner dans une ronde autour de la pièce.

« C'est super! C'est super! » scandes-tu avec engouement.  Mais un peu trop peut-être parce que marchant sur le drap, tu t'écrases de tout ton long au sol en poussant une exclamation de stupeur.  Heureusement, il y a plus de peur que de mal et tu te mets alors à rire.

« Mais qu'es'qu'on s'amuse en fait ici! »
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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptySam 30 Sep - 22:12

Aussitôt montré, le drap finit sur la tête de Liry, qui recommence à gesticuler et à crier à l’aveuglette dans tous les sens. Rhapsodie s’écarte d’un pas et la regarde, mi amusée, mi inquiète. Est-ce qu’on l’entend, depuis le couloir ? C’est qu’elles sont dans une chambre, et que l’agitation y est moyennement acceptée, parce que certains peuvent se reposer. Enfin, Rhapsodie doute que quelques jours après la rentrée, des étudiants soient assez fatigués pour s’endormir au milieu de l’après-midi. Mais on ne sait jamais ; un professeur peut passer dans le couloir, et entendre des cris, et elles seront punies…

Mais la porte ne s’ouvre pas d’un coup, aucun adulte ne fait irruption dans la pièce, leur intimant de faire moins de bruit ou de les rejoindre dans son bureau. Et Liry se tait, ou plutôt arrête de hululer, et commente qu’il lui faudrait des trous pour les yeux. Rhapsodie acquiesce, même si sa nouvelle amie ne peut pas la voir. Elle s’en occupera ; elle a des petits ciseaux dans ses affaires, normalement servant à se tailler les pointes des cheveux abîmés. Mais ils peuvent bien couper du tissu aussi, sûrement. Toute accaparée par son plan, elle songe à peine qu'elle va abîmer un drap - abîmer du matériel fourni par l’Académie ! En d’autres circonstances, elle aurait déjà réagi, et aurait refusé de faire une bêtise pareille. Mais là, c’est pour la bonne cause, non ? Et au pire, elle en rachètera un. Elle s’apprête à se diriger vers la petite coiffeuse pour aller les prendre et trouer le drap, mais Liry lui a déjà pris les mains, et sans qu’elle n’ait le temps de réagir, elle se retrouve à virevolter dans sa chambre, dansant au bras d’un petit fantôme.

La bonne humeur de la fillette lui fiche un grand sourire sur le visage. Elle est contente que Liry soit contente. Mais très vite, l’une des deux trébuche. Rhapsodie est incapable de déterminer laquelle a entraîné l’autre dans sa chute ; est-ce elle qui, maladroite comme elle est, a fait un croche-patte à sa nouvelle amie, ou bien est-ce la plus jeune qui s’est pris les pieds dans le drap ? Peu importe. Rhapsodie se retrouve au sol, sans bien comprendre comment. Inquiète, elle tourne la tête vers Liry, encore sous son drap. Mais la jeune fille semble aller bien ; elle s’esclaffe, et la plus grande s’autorise alors à éclater d’un rire silencieux. Hilare, elle se redresse, et entreprend de dépêtrer la blondinette de son drap.

Quand c’est chose faite, elle se relève entièrement et étend le drap  au sol. Elle fait signe à Liry de ne pas bouger, avant de rejoindre à pas légers sa coiffeuse. Elle fouille quelques instants dans la petite trousse dorée, et en tire une paire de petits ciseaux argentés. Elle se retourne vers Liry avec un grand sourire en les actionnant deux fois dans le vide, avant de revenir vers elle et le drap. Elle s’agenouille devant, essayant de visualiser à quel endroit les trous seront les mieux situés, et quelle forme leur donner. Peut-être même pourra-t-elle accentuer les contours, et le rendre plus étranges, et inquiétants. Elle a un crayon noir dans ses affaires de maquillage, peut-être pourra-t-il leur servir.




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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyLun 2 Oct - 14:32

C'est la belle princesse qui t'a aidée à te dépêtrer de ton drap.  Il est un peu trop long pour toi, mais tu ne sais pas faire la couture, on s'en est toujours chargé pour toi et tu ne saurais pas comment t'y prendre pour raccourcir sa longueur.  Ça ne te gêne pas vraiment : c'est pas grave, tu te pratiqueras à ne pas marcher dessus et les choses iront bien sans causer le moindre soucis.  Tu ne te casses pas la tête plus que cela.  Par contre, tu es bien consciente qu'il faudra absolument éviter de trébucher si tu veux que la supercherie fonctionne : un fantôme, ça ne tombe pas par terre.  Avec des trous pour les yeux, ça sera parfait.  Et si tu te déplaces plus lentement, tout devrait se dérouler comme sur des roulettes, tu n'en doutes pas un instant.  Puis tu as entendu dire l'autre jour que les esprits qui hantent le monde avancent lentement, comme si de lourdes chaînes les retenaient d'un poids impossible à soulever.  Tu t'attacheras pas de chaînes, ça serait trop difficile, mais si les sales chipies peuvent les imager, invisibles et prêtes à les attraper, ça ne sera pas plus mal non plus!

Libérée de ton propre piège refermé sur toi-même, tu te relèves d'un bond, avec le leste paresseux d'un chat : tu es habituée à te mouvoir rapidement et discrètement.  Les crocodiles, il vaut mieux s'en approcher sans faire le moindre bruit si on ne veut pas finir broyer entre leurs dents.  Ce qui est sûrement très douloureux et même si tu es une dure à cuire, tu rêves d'une mort un peu plus tendre.  Emportée dans les terres de Messaïon peut-être, à vivre avec les poissons.  Peut-être y retrouverais même tu ton père.  Ce serait une vraie joie de le revoir là-bas.  Vous pourriez faire la fête tous les jours même.

« Fais 'tention a'ec l'ciseaux hein!  F'drait pas qu'tu t'coupes l'doigts! » t'exclames-tu en la voyant agiter la paire entre ses doigts.  C'est quand même pas très sécuritaire marcher avec des lames comme celles-là de cette façon.  Elle pourrait glisser, tomber et se crever un œil.  Ce si beau visage détruit par une blessure si horrible.  Tu en pleurerais si ça arriverait.  Tu aimerais quand même Sodie si elle était laide, mais sa beauté te fascine et tu aimerais encore la contempler encore un peu.

Tu t'approches doucement du drap étendu au sol et tu pointes une partie un peu plus basse que le centre.  « Coupe-là.  Si on coupe au milieu, ça sera su' l'dessus d'ma tête et j'peux pas voir a'ec m'cheveux.  Coupe pas trop gros là, juste assez pou' qu'j'vois d'vant moé.  F'drait pas qu'les moches puisse m'voir l'visage, t'sais! »

Comme tu lui laisses le soin de s'occuper du découpage, tu t'assois au bord du drap, les fesse appuyées sur les talons et tu entoures tes genoux de tes bras pour la regarder faire.  « T'sais, Sodie, t'as une j'lie voix.  On l'entend pas très fort, mais c't'une belle voix. F'pas qu'tu t'laisses embêter par l's'idiotes.  Z'ont pas d'cervelle et ça pense juste aux j'lies robes.  Sauf qu'mêm' si leu' robes sont j'lies, ben elles, sont très moches. »
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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptySam 7 Oct - 19:41

Rhapsodie répond d’un haussement d’épaules à la remarque de la fillette quant à la dangerosité de ses ciseaux. Elle a l’habitude de les manier, et même si elle est maladroite, elle sait ce qu’elle fait. Néanmoins, elle renvoie à Liry un sourire rassurant, avant de la rejoindre près du drap.

Et alors qu’elle hésite sur l’endroit à entailler, Liry lui montre un point précis sur le tissu blanc, en lui expliquant que c’est là qu’il faut couper. Effectivement, elle a raison ; si elle coupe trop haut, c’est le haut de son crâne qui pourra observer le dehors, et il n’est pas certain que ça lui soit très utile. Son commentaire la fait sourire. Elle se crispe néanmoins un peu en l’entendant traiter de moches les deux vipères. Elle, elle ne l’aurait pas dit – pas pensé, parce que c’est quand même assez méchant, au final, de traiter quelqu’un de moche. Mais l’adolescente comprend ce qu’elle veut dire. Avec leurs sourires mauvais et leurs vilains mots, elles s’enlaidissent, même si elles on un joli visage et des manières de princesses. Au contraire, elle trouve Liry plus jolie, parce qu’elle est gentille, et vraie : elle n’a pas besoin d’artifices pour vivre, et ne s’embarrasse pas du regard des autres non plus. La plus grande lui sourit, se reconcentrant sur sa tâche.

Il lui est plus ardu que prévu de découper le drap. Comme l’on pouvait s’y attendre, le tissu ne se découpe pas du premier coup, et Rhapsodie doit s’y reprendre à plusieurs fois avant de pouvoir en sectionner les fils. Et alors qu’elle prend son courage et sa patience à deux mains pour essayer de leur donner une forme arrondie digne de ce nom, ce que lui dit Liry lui coupe la respiration. Elle s’immobilise, penchée à quatre pattes au-dessus du tissu troué.

Elle a une belle voix… N’importe qui aurait ri au nez de Liry, en lui disant « Mais t’es bête ou quoi, elle parle pas ! », mais pas Rhapsodie. Elle est la première à lui dire quelque chose comme ça, et ça la touche en plein cœur. Un brin poète, elle aime donner du sens là où il n’y en a pas pour la plupart des gens, alors elle comprend ce que veut lui dire Liry. Elle veut lui donner confiance, lui dire qu’elle vaut autant, voire mieux qu’elle… C’est drôle, parce qu’elle utilise les mêmes qualificatifs pour parler des pestes qu’elles-mêmes quelques minutes plus tôt. Elle lui rappelle le vieil adage, celui que les enfants adorent employer entre eux, et qu’elle entendait souvent quand elle les regardait se chamailler de loin. « C’est celui qui dit qui est ! » Elles l’ont traitée de stupide ? Ce sont elles qui le sont, d’après Liry. Et Rhapsodie veut bien essayer de la croire, et de fermer un peu son cœur trop grand. Elle sait aimer les gens, mais pas les détester. Il va falloir qu’elle apprenne, si elle ne veut pas se laisser écraser par les autres.

Et puis, elle aussi a des jolies robes… Plus jolies que les leurs, même, sans doute. Elle n’aime pas se vanter, mais sa mère gagne bien sa vie, et lui a appris à aimer les beaux habits, ne se privant pas de lui renouveler souvent sa garde-robe. Et ça lui donne une idée. Peut-être que Liry voudra en essayer une, pour qu’elle ait aussi une jolie robe ? Peut-être que comme ça, elle sera moins moquée. Alors, posant ses ciseaux, elle regarde Liry, la pointe du doigt, puis lui indique sa propre robe. Et ne se trouvant pas assez explicite, elle se lève à nouveau, se dirige vers son armoire et en tire une robe un peu au hasard, avant de la tendre vers sa nouvelle amie. Tu veux l’essayer ? C’est un changement total de plan, le drap n’est pas fini et la robe n’est sans doute pas à la taille de Liry, et puis zut, tant pis. Elle verra bien ce que préfère faire Liry.




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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyLun 9 Oct - 13:20

C'est tout drôle comme elle semble souvent un peu choquée par tes paroles alors que tu es beaucoup plus jeune qu'elle.  Elle est trop sage cette jolie princesse, il faudrait que tu l'aides à devenir un peu plus folle et sauvage.  Cela ne pourrait pas lui faire un peu de mal.  L'idée qu'elle pourrait peut-être t'aider à t'adoucir un peu en échange ne te traverse pas du tout l'esprit.  Il faudrait lui trouver un pagne pour l'entraîner courir dans les rues.  On t'a dit par contre qu'il fait plutôt froid par contre dans les terres du Nord.  Tu n'es pas encore prête à affronter une température peu clémente et tu envoies au loin ces pensées.  Déjà que porter des chaussures est une torture atroce, s'il faut t'enrober de mille fourrures et autres pelisses, tu sens que tu n'y survivras jamais.  Tu ne sais pas trop comment tes pensées ont déboulé jusqu'aux tenues, mais c'est bien le cas.  Peut-être parce qu'elle agite une robe splendide devant tes yeux.  Ceux ci s'agrandissent : ce n'est pas aussi beau que ce Pennia porte elle, mais c'est magnifique et tu ne peux t'empêcher de pousser une exclamation de surprise et d'admiration.  Mais pourquoi Sodie veut-elle changer de tenue?  Celle qu'elle porte est déjà très jolie et très certainement les autres jeunes filles ne l'embêtent pas seulement parce qu'elle est différente, mais bien parce qu'elle est très jolie et bien habillée.  Elles sont très certainement jalouse de la belle Cibellane.

« P'quoi t'veux changer d'vêt'ments?  C'déjà très beau c'qu'tu portes.  Moi j'ai j'mais eu de si belles robes. »

Tu hoches la tête pour appuyer ta déclaration.  C'est que de pareilles tenues, ça ne serait pas trop pratique sur les Îles et elles se ruineraient bien rapidement.   Tu es un instant un peu envieuse, en songeant que ta nouvelle amie a sûrement beaucoup de belles tuniques de ce genre.  Pour ta part, tu n'en auras probablement jamais d'aussi travaillées de toute ton existence.  Si tu le demandais, tu es bien certaine que Pénélope accepterait bien de t'en offrir une, mais tu n'es pas la fille de son père et tu ne pourras jamais paraître comme une fille de bonne famille.  Et ça ne te gêne pas spécialement.  La vie des demoiselles semblent si fade et dépourvue d'intérêt.  Tu sais pourquoi tu es là, dans cette Académie.  Ce n'est pas pour devenir une savante.  Tu comptes seulement acquérir les connaissances qu'il te faut pour partir à l'étranger.  Toujours et encore plus loin.

Et si elle voulait que tu essaies sa robe en fait?  L'idée te prend soudainement qu'elle avait peut-être envie de partager avec toi.  Sinon elle aurait fini le drap avant.  Tu rougis un peu et agite les mains en signe de dénégation.  « Ah m'non Sodie, j'peux pas porter une robe 'si j'lie moi!  Ch'pas une princesse.  Juste un p'tit démon des Îles.  En tout cas, c'est c'que maman dit.  Puis j'risqu'rais d'la briser.  C'vraiment pas une bonne idée. »  Tu secoues encore la  tête, un peu embarrassée.  Tu préfères ne pas essayer cette tenue, même si sans que tu n'acceptes de te l'avouer, cela te fait vraiment envie.  Peut-être que tu pourrais être un peu agréable toi aussi?  Parce que tu le sais bien que tu es plutôt vilaine.
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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyDim 15 Oct - 18:41

D’abord, la plus jeune ne comprend pas, et lui demande pourquoi elle veut changer de robe. Rhapsodie fronce légèrement les sourcils en l’entendant dire qu’elle n’a jamais eu de robes comme ça. Rhapsodie estime qu’elle n’a pas eu de chance. Remarque, peut-être avait-elle des amis, elle, avant l’Académie. Parce que Rhapsodie était bien isolée, petite. Elle devait compenser avec des distractions solitaires ou en duo avec sa mère. Sa mère… Isaëlle lui a transmis son amour de la musique, ainsi que des jolies choses. Et Rhapsodie a toujours aimé se faire belle, passer de longues heures devant la glace, à choisir sa tenue, à se maquiller, à se coiffer, pour être toujours plus belle. Certaines personnes y voyaient de l’orgueil et de la vanité : pour Rhapsodie, c’était un loisir et un moyen de s’occuper. Et sa vie, sans toutes ces choses, aurait été bien morne. Enfin, elle imagine que cela n’a peut-être pas manqué à Liry, qui devait avoir d’autres jeux, tout aussi intéressants, voire plus pour elle qui ne semble pas très portée sur ce genre de choses.

L’adolescente insiste encore, en se rapprochant davantage d’elle et en lui agitant le vêtement presque sous le nez. Finalement, Liry comprend. Et elle s’agite soudain, remuant les mains pour refuser, avant de lui expliquer pourquoi. Rhapsodie laisse retomber son bras, gardant toujours la robe dans sa main. Ainsi, elle vient bien des lointaines Îles, celles dont parlent les récits d’aventure, de pirates et de trésors. Peut-être que Liry est même fille de pirates ? Ce serait chouette, ça ! Et ça expliquerait pourquoi elle ne met pas de robe. Pour ne pas les déchirer.

Oui, mais, ici, à l’Académie, elle ne risque rien, avec une robe ! Ce n’est pas la nature sauvage, pleine de branches, de rochers et d’obstacles, où l’on peut aisément tomber, s’accrocher et déchirer ses vêtements. En plus, elle-même n’est pas une princesse non plus, et pourtant elle met des jolies robes. Et puis, sa mère n’est pas là. Et au pire, elle en a d’autres. Et même si, effectivement, ça l’arrangerait de garder sa garde-robe intacte, elle est d’accord pour la confier à Liry. Elle le veut, même. Et Rhapsodie est têtue, et elle est persuadée que c’est une bonne idée. Alors, elle la fourre dans les bras de la blondinette, sans lui laisser plus le choix. De toute façon, elle est presque sûre que Liry en a envie, de l’essayer. Alors, elle pointe sa nouvelle amie, puis la robe, marque une pause, puis se pointe elle-même avant de montrer le drap étendu au sol. Toi tu te changes, moi je finis le drap. Elle s’agenouille devant le drap et reprend sa paire de ciseaux et son travail. Elle espère quand même que Liry ne va pas rester là, à la regarder sans rien faire, et qu’elle va aller enfiler la robe. En entamant à nouveau le tissu, elle songe aussi qu’elle va peut-être pouvoir la coiffer. Déjà qu’elle risque de ne pas voir grand-chose avec ces deux petits trous, si elle a les cheveux dans les yeux en plus, ce sera encore pire. Et puis, elle sera belle, avec la robe et une jolie tresse.




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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyJeu 19 Oct - 13:20

Oui bon, même si tu refuses avec toute la vigueur dont tu es capable, la jolie princesse semble bien déterminée à te faire enfiler cette robe.  Et il faut l'admettre, quand tes doigts se posent sur l'élégant tissu, tu as envie de l'essayer toi aussi.  Seulement, tu n'oses pas trop.  Tout d'abord, ce serait vraiment dommage d'abîmer quelque chose d'aussi joli.  D'autre part, tu ne sais tout simplement pas comment il faut enfiler ce genre d'habit.  Tes robes à toi n'ont pas du tout cette allure, ce sont des tenues de paysannes et encore, tu leur préfères de beaucoup les pagnes de ton île.  Mais dans le nord du continent, il fait beaucoup trop froid.  Tu as horreur du froid.  Surtout ce froid d'ici.  C'est désagréable, ça te transperce glacialement les os.  Et ce n'est pas encore l'hiver.  On t'a dit que ce se serait pire.  Tu le redoutes.  Finalement, la dernière chose qui te fait hésiter à vraiment accepter l'habit, c'est que de façon générale, comme tu viens de l'Archipel, les gens ont tendance à dire que tu es malpropre.  Crasseuse quoi.  C'est un honteux mensonge, car ton hygiène est très décente et si tu n'es point habillée d'onéreuses tenues et que tes manières sont plutôt brusque, tu prends soin de ton apparence.  Ta tête est peut-être trop souvent échevelée, mais c'est parce que tu cours partout dans tous les sens et que le ruban qui noue ta tignasse en un catogan sur ta nuque a tendance à glisser puis à disparaître dans le néant.  Par parce que tu n'y passes jamais le peigne.  En vérité, tu en as un, sculpté dans un bout d'os, c'est ta mère qui l'a fait pour toi.  Toutes les autres jeunes filles ne peuvent sûrement pas en dire autant!  Tu es assez fière de la possession de cet objet qui a beaucoup plus de valeur que n'importe lequel des leurs en nacre décorés de perles.

Tes réflexions personnelles sur la beauté des brosses à cheveux de tes camarades de classe ont toutefois laissé l'opportunité à ton amie de retourner au drap sans que tu ne puisses lui rendre la robe.  Tu restes plantée là un moment, hésitante, ne sachant pas trop ce que tu dois faire de ton propre corps, complètement déboussolée.  Puis, finalement, tu pousses un léger soupir, partagée entre la résignation et l'excitation avant de te défaire de tes nippes.

Les vêtements qui jonchent désormais le sol laissent maintenant voir un corps plutôt menu en raison de ton âge, avec des muscles toutefois plutôt déliés puisque tu as l'habitude de courir partout et de t'accrocher comme un singe à toute poutre du plafond qui te permet de faire ces acrobaties dangereuses qui te valent d'être vertement réprimée une fois que tu redescends de ton perchoir.  Décidément, mettre une robe de princesse, c'est beaucoup plus compliqué que ça n'y paraît.  Bien que te voilà en simples sous-vêtement – fait qui ne te gêne pas du tout considérant que tu portes encore moins de tissus sur ton île – tu hésites encore un peu.  Puis tu te décides à enfin passer la jupe par-dessus ta tête, comme tu le ferais pour tes propres tenues.

Seulement.

Seulement, tu es incapable d'en sortir ta tête.  C'est quoi ce ruban?  Tu tires dessus et il y a de la résistance : ce n'est pas la cordelette magique qui dépliera avec élégance les pans de la tunique autour de toi.  Tu t'acharnes encore un peu.  Tu sens quelque chose tirer tes cheveux et plus tu bouges, plus tu empires la situation.

Ce n'est pas dans tes habitudes, mais il faut bien admettre que la robe est une meilleure combattante que toi finalement, malgré ses airs de brebis.

« Sodie… J'crois qu'qu'un a éteint l'lumière.  J'vois pu rien moi! » t'exclames-tu pour attirer l'attention de ta future partenaire de crime.  Il va falloir qu'elle laisse tomber ses ciseaux et vienne t'aider, parce que vous êtes pas encore sorties de l'auberge...

HRP : Je m'excuse, la majorité de mon rp, c'est Liry qui se bat avec la robe, si tu n'as pas assez pour rebondir n'hésite pas à me le faire savoir :oops:
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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyLun 23 Oct - 9:05

Finalement, ne pas la regarder fonctionne plutôt bien. Rhapsodie sourit, plutôt satisfaite de l’entendre soupirer et se déshabiller. Elle ne s’arrête par de découper le tissu pour autant, et ne lui jette pas un regard – pour lui laisser son intimité, et pour ne pas la gêner davantage. Elle avait l’air bien confuse d’accepter cette robe, mais finalement, elle ne la refuse pas. Et ça lui fait plaisir, à la jeune Cibellane, de partager ce qu’elle possède avec d’autres personnes – avec Liry. Ça lui arrive si peu souvent... Enfin, il y a du monde, à l’Académie. Et visiblement, ses études ne démarrent pas si mal, niveau sociabilité : elle a réussi à se lier d’amitié avec la jeune Îlienne, et la jeune fille rousse de sa classe a le même âge qu’elle, et elle aussi vient d’arriver. Elles vont sûrement se rapprocher. Bon, il reste les vipères qui se moquent d’elle, mais Liry va l’aider à les faire fuir.

Finalement, elle coupe un dernier fil du drap qui s’effiloche au niveau des trous des yeux, et se redresse, fière du résultat. Elle s’apprête à en informer Liry, mais la jeune fille l’interpelle, entre panique et incompréhension. La plus grande tourne la tête en sa direction, pour assister à un bien étrange spectacle. Une enfant en sous-vêtements, la tête coincée dans une robe trop grande, entortillée Trelor seul sait comment dans un des rubans de la robe, et visiblement en très mauvaise posture. Ecarquillant les yeux, Rhapsodie se relève, laisse tomber ses ciseaux au sol et s’approche rapidement d’elle avant de lui attraper le bras pour lui signifier sa présence. Délicatement, elle saisit le tissu et le tire pour dégager son amie.

Seulement, quelque chose coince. Il ne faut que quelques instants à l’adolescente pour repérer une mèche de cheveux traîtresse enroulée autour d’une des œillères où les rubans sont censés passer. Mince. Elle aurait peut-être dû lui montrer comment la mettre, avant de la laisser se débrouiller toute seule ! Enfin, le plus urgent, c’est de la dépêtrer de la robe. Lui pressant doucement le bras pour lui indiquer d’arrêter de gigoter, Rhapsodie entreprend de lui démêler la mèche de cheveux. Mais la tâche s’avère être plus ardue que prévue. Plus elle tire, plus elle emmêle, et elle ne veut pas lui arracher les cheveux du crâne et lui faire mal non plus. Elle ne va quand même pas devoir lui couper les cheveux… Si ?

Plus elle y réfléchit, plus cela lui semble être une solution censée. Ce ne sera pas grand-chose, juste quelques centimètres en moins. Et puis, c’est visiblement une des mèches du derrière de la tête, ça ne se verra pas. Sa décision prise, elle s’éloigne de son amie, ramasse la paire de ciseaux abandonnée et d’un coup rapide, elle taille la mèche de cheveux le moins possible, mais assez pour la dégager  de la robe. Puis elle lâche à nouveau le petit outil, et extirpe totalement la blondinette de sa robe. Elle lui adresse un petit sourire désolé, avant d’entreprendre d’enlever tous les petits cheveux encore coincés dans la robe, puis de remettre le vêtement dans le bon sens et d’étirer au maximum le ruban pour qu’elle ne s’emmêle plus dedans. Avec un signe de tête d’encouragement, elle lui tend le vêtement étiré et lui fait signe de l’enfiler par en bas. Ce sera bien plus facile.




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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyVen 27 Oct - 14:42

Maintenant que ta nouvelle amie est là, venue à ton secours, tu vas pouvoir te défaire de cette étrange prison qui s'est enroulée autour de toi comme muée par une force maléfique.  Tu gigotes encore beaucoup, songeant que ça aiderait peut-être à la cause de te défaire de ce beau gâchis de rubans.  Tu sens que la jolie demoiselle tire le vêtement pour t'aider.  Elle est toute délicate, mais tu ne peux peu tout de même pas t'empêcher de pousser un petit cri plaintif quand tu sens un morceau de ton cuir chevelu se soulever.  La robe veut manger des cheveux!  Elle les a pris pour du blé et s'est dit que ce serait fort appétissant.  Ça tire encore ta pauvre tête qui essaie de se remettre du choc et tu gesticules encore plus pour tenter de fuir cette robe envoûtée d'une magie démoniaque.  Mais plus tu bouges, plus cela tire, au point de te faire monter les larmes aux yeux, ce qui est assez honteux.  On ne pleure pas simplement parce qu'on se fait tirer les cheveux.  Par le passé, tu as déjà arraché une grosse touffe de ceux-ci à une fille qui te cherchait un peu trop des ennuis.  Ça avait laissé un trou sur sa tête.  Tu as trouvé ça très drôle.  Elle moins.  Tu songes qu'au pire, si la robe mangeuse de chevelure réussit à détruire ta crinière, tu pourras en raser une partie.  Tu as vu des gens, on t'a dit que c'était des Kyréens, enfin il y avait un Kyréen – et tu as demandé si ça se mange, mais on t'a dit que non, ce n'est pas commandibule – qui portaient ce genre de coiffure.  Ça fait très guerrier.  Très fort.  Ça ne t'aidera pas à passer plus inaperçue auprès des autres petites filles, toi qui a les pieds cornés et noircis, mais de toute façon, elles ne t'aiment déjà pas vraiment.  Au final, ça ne changerait pas grand-chose.

Un geste de ta copine t'incite à te tenir tranquille un peu le temps qu'elle démêle la chose.  Malheureusement, tu as l'impression que l'appétit de la robe est solide et que plus Rhapsodie tire et essaie de démêler, plus c'est impossible de retirer la mèche.  Tu sens vaguement qu'elle s'est éloignée pour faire tu ne sais quoi – parce qu'il n'y a plus de tiraillement sur ton crâne.  C'est le bruit des ciseaux passant dans ta chevelure qui te faire réaliser ce qu'elle est en train de faire.  Une autre fille que toi aurait sûrement verser un torrent de larmes pour la perte de ses cheveux bénis.  Tu te fais simplement la réflexion que ça fera bien un petit morceau de moins à peigner le matin et ce n'est pas plus mal.  La magie s'opère, tu es dégagée de la robe et tu peux revoir la lumière du jour en un seul morceau.

Tu trouves que l'expérience peut s'arrêter là et tu t'apprêtes à remettre tes propres nippes quand elle te tend à nouveau l'habit, complètement détendu et elle te dit de l'enfiler par le bas.  Tu la regardes pensive.  Puis tu te dis que tu peux bien lui faire le plaisir de porter sa robe si ça l'amuse.  Aussi, tu convoites aussi énormément cette jolie tenue.  Tes yeux ne doivent pas arriver à le cacher.  Suivant ses conseils, tu passes donc la robe par le bas et miracle, tu réussis à passer tes bras dans les manches sans le moindre problème cette fois.  Il reste à resserrer les rubans et tu essaies de t'y mettre, mais le résultat n'est pas très concluant, on dirait que la tenue est encore plus relâchée sur toi.  L'effet ne doit pas être des plus jolis.

« 'coute Sodie, j'crois pas qu'les j'lies robes ç'soient faites pou'moi.  J'pas c'pable dla fermer! »

En effet, ça tombe un peu de partout autour de ton corps freluquet tandis que tu te débats pour la nouer et l'empêcher de glisser sur tes épaules en même temps.  Tu te sens un peu découragée.  L'espace d'un instant, tu as cru que tu pourrais avoir l'air d'une princesse toi aussi.  Enfin, pas que ça compte réellement, parce que tu sais bien que tu n'es pas une princesse, mais quand même.  Inconsciemment tu te mets à sangloter.

« J'suis pas belle com' que toi moi, » pleurniches-tu en laissant les pans de la tenue glisser le long de tes épaules, le pli de coudes étant les supports retenant d'exhiber à nouveau ton corps fétu de paille, tes mains essuyant tes larmes d'enfants.  C'est pas dans tes habitudes de pleurer.  Si tu pleures, les gens seront méchants.  Mais tu crois que Rhapsodie ne sera pas méchante elle.
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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyDim 29 Oct - 10:02

Liry n’a rien dit pour la mèche de cheveux coupée. Ça n’a pas l’air de la gêner plus que ça. Rhapsodie sait bien qu’elles auraient été nombreuses à se plaindre et à crier que leurs cheveux sont très précieux, que le coup de ciseaux les a défigurées et que c’est de sa faute. Peut-être qu’elle-même aurait réagi un peu comme ça. En même temps, si on l’avait sauvée de sa prison de tissus, elle aurait dit merci avant tout, et aurait gardé ses plaintes pour elle.

En tout cas, cette expérience semble avoir un peu refroidi Liry, qui hésite à nouveau quand la Cibellane lui tend la robe totalement détendue. Mais Rhapsodie est têtue. Qu’elle essaye la robe, et qu’on voit après si elle ne peut pas être aussi belle que les deux pestes. Peut-être même que si elle mettait une robe comme ça et qu’elle se montrait aux autres, elles arrêteraient de l’embêter ? Ou elles trouveraient autre chose. Enfin, peut-être que ça vaut le coup d’essayer. Et puis, ses yeux brillent, à Liry. Elle voudrait l’essayer, cette robe. Peut-être a-t-elle juste peur de ne pas se montrer à la hauteur d’une fille du continent, d’une fille comme Rhapsodie, qui met des robes depuis qu’elle sait respirer. La jeune fille voudrait avoir une langue en état de marche pour l’encourager, lui expliquer, la rassurer, en lui disant qu’elle va être très belle, qu’elle va l’aider, qu’au pire, ce n’est pas très grave, et qu’elle ne lui en voudra pas. Mais le Destin en a décidé autrement. Alors elle penche un peu la tête avec un petit sourire encourageant.

Effectivement, le résultat est peu concluant. Liry a réussi à passer ses bras dans les manches, mais elle ne parvient pas à resserrer les rubans seule. La fillette s’en est rendue compte, et elle lui annonce d’une voix triste et découragée que ce n’est pas pour elle. Et avant que la Cibellane n’ait pu faire un geste vers elle pour aller l’aider ou l’encourager, la blondinette fond en larmes. La robe trop grande glisse sur ses épaules jusqu’à ses coudes. Effectivement, elle avait sous-estimé les facultés de la robe à s’adapter à leurs deux morphologies. C’est vrai que Rhapsodie est grande, mais elle est encore à peine formée. Néanmoins, Liry est encore plus chétive. Mais surtout, Liry pleure, et Rhapsodie s’en veut. Elle ne voulait pas la rendre malheureuse, en lui donnant la robe ! Elle voulait juste lui faire plaisir. Peut-être qu’elle ne voudra plus jamais la revoir, maintenant. Ou peut-être que tout n’est pas perdu.

Rhapsodie voudrait lui dire mille mots, lui expliquer à quel point elle est bien plus belle que les vilaines filles de l’Académie, que c’est de sa faute à elle parce qu’elle lui a donné une robe beaucoup trop grade et qu’en plus elle ne lui a rien expliqué. Elle voudrait lui dire d’arrêter de pleurer, parce qu’elle est déjà une princesse super courageuse qui l’a aidée sans rien vouloir en retour, et qui est très forte. Elle voudrait lui dire tout cela, mais elle ne peut pas. L’écrire, elle sent bien que Liry ne la lirai pas. Lui montrer, c’est compliqué. Mais c’est toujours possible.

Alors, elle se campe devant elle, et lui relève les manches sur les épaules, tranquillement. Captant son regard, elle lui sourit d’abord, avant de se lancer dans une série de gestes. Montrant la robe, puis elle-même, elle se redresse comme pour se grandir, et plaçant sa main au niveau de son crâne, pour lui montrer qu’elle est grande. Puis elle montre Liry, et redescend son autre main au niveau du front de la blondinette, hausse les épaules d’un air indifférent avant de faire mine de tirer sur les rubans. La robe est la mienne ; je suis grande, toi tu es petite. C’est normal qu’elle ne t’aille pas. Je vais t’aider.

Sans rien ajouter de plus, elle se concentre à nouveau sur la robe et ses multiples rubans. Passant derrière son amie, elle tire les bouts de tissus d’une main habile, prenant garde à ne pas lui faire mal et à lui couper la respiration, avant de les nouer avec un nœud simple. Elle se recule d’un pas, et sourit, fière du résultat. Finalement, cela ne se voit presque pas que la robe est trop grande. Elle traîne peut-être un peu trop par terre, la taille n’est peut-être pas assez marquée, mais au moins, Liry a mis la robe. Satisfaite du résultat, elle la tire par la main pour l’emmener devant le miroir, qu’elle puisse se regarder, elle aussi. Un pas derrière elle, elle lui sourit, avant d’arranger mieux ses cheveux, puis de changer d’avis et de tous les rassembler entre ses deux mains, faisant mine de les attacher. Elle regarde le reflet de Liry dans les yeux, l’air interrogateur. Tu veux que je te coiffe aussi ?




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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyJeu 2 Nov - 16:27

Tu ne sais pas pourquoi tu pleures.  C'est bête.  Si les garçons de l'Île te voyaient, ils se moqueraient très certainement de toi.  Toi qui les martyrisent en les traînants dans les hautes herbes à l'aventure d'on ne sait trop quoi, faisant pleurer les plus faibles d'entre eux, en larmes simplement pour une robe?  Ça ne te ressemble pas du tout.  Pourtant, tu ne peux pas t'en empêcher et tu continues à pleurnicher comme un bébé.  Même quand tu te traînais encore sur les genoux, tu pleurais moins que ça.  L'espace d'un instant, en voyant que Rhapsodie ne bouge pas, tu te dis que peut-être qu'elle est dégoûtée de toi elle aussi et ça te rend encore plus triste.  Parce que c'est vrai, ici tu parles bizarres, tu ne t'habilles pas très bien, tu n'as pas de manières.  En gros, tu ne ressembles à aucune des autres filles de ton âge.  Tu comprendrais qu'elle ne voudrait pas être amie avec une gamine aussi pouilleuse que toi.  Tu n'as jamais vraiment songé à toi-même dans de tels termes par le passé, mais cette robe qui refuse de se plier à tes désirs, c'est un peu l'événement qui fait déborder la goutte du vase.  Tu as un peu le mal du pays, tu as envie de rentrer chez toi, mais tu sais que c'est impossible pour le moment et que tu ne dois pas avoir fait tant de peine à ta mère en partant comme ça pour revenir sans avoir rien accompli.  Il faut que tu endures, mais c'est difficile quand tout te crie que tu n'appartiens pas à cet endroit.  Même les vêtements.  Les pensées déboulent dans ta tête à la vitesse de la lumière.

Songeant que la Cibellane ne t'aime plus, tu penses à enlever la robe pour remettre la tienne et partir.  Si tu n'y vas pas de toi-même, peut-être qu'elle te chasserait de sa chambre et ce serait plus que tu ne pourrais le supporter.  Au moins, tu vas partir la tête haute et faire comme si tout cela ne t'affecte pas.  Si seulement tu pouvais sécher ces vilaines larmes!  Ça serait un peu plus crédible.

En vérité, il ne s'est presque pas passé de temps entre ton éclosion de pleurs et le moment où la jolie adolescente s'approche de toi.  Elle ne veut pas te jeter dehors.  Elle t'explique que ce n'est pas ta faute, qu'elle est plus grande que toi et que c'est normal que la robe ne t'aille pas parfaitement.  Tu renifles bruyamment, sans te préoccuper que ce soit un peu répugnant et tente tant bien que mal de sécher tes pleurs tandis que ton amie – puisqu'elle ne t'a pas encore rejetée – t'aide à attacher la robe.  Elle est encore un peu grande, mais surtout trop longue.  Quand elle t'entraîne vers le miroir, tu n'oses qu'à peine t'y mirer, de crainte d'y voir le contraire de ce que tu espères.  Lorsque tu risques enfin un regard, les dernières gouttes de tes pleurs s'assèchent tandis qu'un large sourire vient éclairer ton visage.  Est-ce vraiment toi?

« Avant, c'tait m'man qu'nouait m'ch'veux p'moi.  T'sais, est sculpteuse d'os.  A sculpté un peigne p'moi avant qu'je vienne ici.  Les aut' filles d'mon d'toir disent qu'il est m'teux, mais moi j'l'aime b'coup, » réponds à sa question muette.  Tu comprends qu'elle te propose de te coiffer, mais tu as peur que ta mère ne te manque trop.  Tu hausses les épaules.  Elle peut faire comme elle veut.

« Par contre, m'ch'veux, y s'mêlent t'l'temps.  Tsé, y glissent t'jours d'mon cuir pour l'attacher. »  Tu soupires un bon coup.  Tu ne crois pas qu'elle puisse faire quoi que ce soit pour ta chevelure rebelle.  Personne n'a jamais réussi.  En vérité, si elle devait faire tes cheveux, tu n'oserais plus bouger de peur de les défaire.  « Si j'tais si j'lie qu'toi, j'aim'rais ben s'voir l'coiffer comme toi m'chveux, » ajoutes-tu avec un sourire cette fois.





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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptySam 25 Nov - 19:32

Le sourire de Liry réchauffe le cœur de la Cibellane, qui sourit elle aussi. Ainsi, elle ne pleure plus. Elle a même l’air contente d’avoir mis la robe ! La jeune mage est fière, non seulement d’avoir eu l’idée de lui prêter la robe, mais en plus de lui avoir rendu son sourire. Bon, elle se dit que si elle n’avait pas eu cette idée, l’Îlienne ne l’aurait jamais perdu. En un sens, c’est un peu de sa faute, si elle a pleuré. Parce qu’elle ne lui a pas bien expliqué, et qu’elle lui a fait croire sans le vouloir qu’elle n’arriverait pas à la mettre. Ravalant son sentiment de culpabilité, l’enfouissant au plus profond d’elle pour ne pas assombrir à nouveau ce moment, elle rassemble délicatement entre ses mains les cheveux de Liry, lui demandant d’un regard si elle voudrait être coiffée aussi.

La fillette lui répond, en lui expliquant que c’était sa mère qui la coiffait, et qu’elle lui avait sculpté un peigne. Rhapsodie l’écoute, l’éclat dans ses yeux témoignant de son intérêt, pour son histoire. Elle aimerait tant que Liry lui raconte sa vie, là-bas ! Elle ne savait même pas que le métier de sculpteur d’os existait. Elle, son peigne est en bois, finement ciselé et décoré. Elle aussi l’a eu en cadeau de sa mère. Isaëlle lui manque un peu, d’ailleurs. Et sans doute que la mère de Liry manque à sa fille de la même manière. A vrai dire, peut-être plus. Liry ne vient pas du continent, elle ne connaît pas bien la langue d’ici, elle se fait embêter, et elle est loin de sa famille. La pauvre… Rhapsodie ne peut qu’avoir plus d’empathie encore pour son amie. Et elle se fait la promesse d’essayer de rendre sa vie ici plus facile, ou en tout cas à s’amuser avec elle, en la coiffant par exemple. Elle ne sait pas si Liry a vraiment besoin d’elle, mais elle se refuse à la laisser se débrouiller seule et sans elle. Vu comment cette fichue robe a failli tout gâcher…

Puis Liry lui confie que ses cheveux sont compliqués à coiffer, en soupirant. Rhapsodie imagine aisément les rubans glisser de ses cheveux rebelles, les mèches s’en échapper toutes seules et les tresses se défaire aisément. Elle est bien contente de ne pas avoir de cheveux comme ça, d’ailleurs. Et de toute façon, elle ne s’agite pas, et n’est pas du genre à courir partout. Mais elle comprend ce que veut dire Liry. Et puis, elle lui a avoué bien vouloir être coiffée comme elle. Si le compliment la fait sourire, elle se met à réfléchir en s’observant dans le miroir. Aujourd’hui, ses mèches de devant sont ramenées en arrière et attachées par une simple barrette. Elle est certaine que si elle reproduit la coiffure sur Liry, la barrette se perdra quelque part dans un recoin de l’Académie, et ça n’aura servi à rien. Mais peut-être que si elle lui fait deux tresses serrées, en partant des tempes, et qu’elle les ramène vers l’arrière pour en faire une tresse unique, sa coiffure tiendra ? Et puis, ça ressemblera à ce qu’elle a. Et c’est une jolie coiffure, qu’elle se sent tout à fait capable de faire. Alors, elle sourit largement, et lâchant les cheveux pour la prendre par la main, elle l’entraîne vers sa coiffeuse pour l’installer sur sa petite chaise. Et avant de la coiffer, elle se place dans son champ de vision, avant de démarrer une série de petits gestes. Elle tire sur une de ses propres mèches et fait mine de grimacer, puis montre Liry, avant de porter sa main au niveau de sa bouche, de pincer les doigts pour former un bec, qu’elle ouvre et qu’elle ferme. Si je te tire les cheveux et que je te fais mal, tu me le dis. Elle n’hésite même plus avant de mimer ce qu’elle veut dire. Ça lui semble si naturel, avec Liry, de communiquer ainsi ! Sans plus attendre, elle se glisse dans son dos, saisit son peigne et entreprend de lui démêler sa rebelle chevelure, avant d’essayer d’y faire des tresses.




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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyJeu 30 Nov - 6:07

Tu te laisses guider bien docilement par Rhapsodie vers une petite chaise où elle te fait asseoir. Tu as l'impression d'être une dame ou presque. Maura elle, elle te faisait asseoir sur le sol et elle s'installait sur ses cheveux pour tenter de dompter ta crinière qui refusait bien trop souvent de coopérer avec qui que ce soit. C'est une chose fort agaçante, car il se mettent souvent dans ton chemin lors de tes jeux et tu ne peux vraiment rien y faire, car justement ils refusent complètement de se montrer dociles. Tu as bien essayé pourtant. Plusieurs choses même. Mais rien n'a jamais été très concluant. Tu te fais donc une raison. Toutefois, désormais que tu portes une jolie robe, peut-être accepteront-ils eux aussi de tenir en place, le temps de te donner l'illusion que tu es une princesse? Avec ta nouvelle amie, c'est si facile de le croire! Tu l'admires pour sa beauté et sa gentillesse. C'est la première continentale à agir aimablement avec toi. Outre Pennia, mais Pennia, ce n'est pas une vraie du continent, elle a encore le sang des îles qui coulent dans ses veines, comme un feu éternel, même si elle s'habille de jolies robes et coince ses pieds dans de fins escarpins. Elle te manque, ta grande sœur tout juste retrouvée, même si tu ne l'avoueras jamais. Tu veux que tout le monde te croit quand tu dis que tu es plus forte que les autres. C'est comme ça que l'on gagne dans la vie.

La grimace de Rhapsodie te fait rire un peu. C'est amusant de discuter avec elle. Oui, elle ne parle que par gestes, mais en vérité, c'est plus simple à comprendre que le langage ourlé de dentelles et pierreries de bien d'autres personnes. Elle est très claire Rhapsodie. Elle ne tourne pas autour du pot, elle parle directement et ne passe par mille comparaisons abracadabrantes. Ça te plaît beaucoup.

« Promis, j't'l'dirai si t'tires trop fort! Mais j'ai l'cuir d'la tête très dure. C'est c'que m'man dit. A dit qu'sinon, j'f'rais pas 'tant d'bêtises. Paraît qu'j'm'mets t'jours dans lé zennuis, mais s'pas très vrai dire ça t'sais. Moi, j'aime juste bien jouer. »

Le peigne qui passe dans tes cheveux est très doux et agréable et tu fermes un peu les yeux quelques instants, pour savourer. Mais ça ne dure pas très longtemps parce que tu es incapable de tenir en place plus de quelques secondes. Cependant là, c'est Rhapsodie qui te fait tes cheveux, alors tu essaies de rester un peu tranquille pour qu'elle ne doive pas tout recommencer. Ça ne te fait pas mal, elle est beaucoup plus délicate que Maura.

« Quand j'tais enco' su' mon île, j'menais l'gars avec moi. J'jouais a'ec lé crocodiles t'vois? Mon papa, quand m'man r'gardait pas, y m'emmenait voir é crocodiles. Y m'mettait comme ça, su sé zépaules tvois? J'pouvais aller plus proche qu'jamais avec ui. M'man, elle aimait pas trop ça. Pis y s'disputait un peu. Puis après j'sais pas, y riaient. C'tait drôle. C'qu'après qu'papa est pas r'venu que ben, j'dû c'mmencé à y aller toute seule. Fake j'menais les aut' gars d'foyer avec moi. C'tait moi l'chef. Même l'plus vieux, j'p'vais les battre. Facile. Ici, si j'tape, on m'voie en p'nition. C'ment qu'on montre qui qu'é l'plus fort? »

Tu pousses un léger soupir. Pas moyen de régler un conflit de la bonne façon sur ce continent de dégénérés.





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Rhapsodie Épi-d'Or
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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyJeu 14 Déc - 21:07

Rhapsodie rit aux paroles de sa nouvelle amie. En effet, elle ne la connait pas encore très bien, mais elle a l’impression qu’elle dit vrai, en parlant de ses bêtises. Peut-être que dans d’autres circonstances, elle aurait totalement désapprouvé ce genre de comportement. Mais aujourd’hui, elle n’en a pas envie, et préfère l’écouter. Après tout, elle a sûrement eu une vie bien plus palpitante que la sienne, petite Cibellane solitaire, sage et appliquée, exclue des jeux des enfants de son âge. Et puis, elle n’est pas méchante, Liry. Elle est simplement un peu turbulente, et aventureuse. Rien à voir avec les Vipères de tout à l’heure, ou les enfants Cibellans qui refusaient qu’elle joue aux Princesses ou aux Chevaucheurs avec eux parce qu’elle ne savait pas parler. Non, Liry est gentille, et Rhapsodie veut lui rendre la pareille en la coiffant et l’habillant.
 
Elle a l’impression de se revoir quelques années en arrière, en train de coiffer ses poupées. Elle se souvient, elle avait une très grande poupée, que son père lui avait fabriqué, pendant des mois, rien que pour elle, grâce à des restes de terre dont il ne pourrait rien faire d’autre qu’un jouet pour sa fille. Et quel jouet ! Elle se souvient de la joie immense qu’elle a ressenti en défaisant les liens qui retenaient le tissu doré qui l’emballait, le jour de ses huit ans. Une poupée qui faisait presque sa taille, et qu’elle pourrait même coiffer, parce qu’elle avait des cheveux très longs. Elle ne sait pas comment il a fait pour lui trouver une pareille chevelure. En tout cas, elle adorait lui faire des coiffures plus ou moins compliquées, qu’elle s’efforçait ensuite de reproduire sur sa propre tête, avec plus ou moins de succès.
 
En tout cas, Liry gesticule un peu plus que son amie de terre, même si elle semble faire des efforts. Elle s’immobilise quelques secondes alors que la jeune fille lui passe son peigne dans les cheveux, mais reprend presque aussitôt son babillage joyeux, coloré par son accent si étrange, que Rhapsodie trouve de plus en plus joli. L’évocation des crocodiles la fait écarquiller grand les yeux. Des crocodiles ? Des vrais ? Elle n’en a jamais vu, à part dans les livres pleins d’images, mais elle sait que ce sont des animaux très dangereux. Néanmoins, elle ne commente pas, l’écoutant jusqu’au bout. Elle sourit, amusée, quand la blondinette lui parle de son père, tout en commençant à lui tresser les cheveux, délicatement. Elle ne veut pas tirer trop fort, pour ne pas l’interrompre. Elle grimace quand même quand elle lui dit que son père n’est pas revenu. Revenu de quoi ? La chasse au crocodile ? Autre chose ? Elle a dû être triste, Liry. Enfin, elle ne s’étend pas sur le sujet, préférant lui dire que c’était elle la chef, avec une pointe de fierté dans la voix. Et ça, Rhapsodie n’en doute pas. Elle est sûre que Liry était respectée là-bas, au milieu des gens qui ont la même langue qu’elle, et les mêmes coutumes. Et elle a l’air sincèrement déroutée qu’ici, on ne peut pas frapper les gens, et lui demande comment on doit faire pour être le plus fort.
 

Le plus fort ? Elle n’en sait rien. Elle concentre son regard sur les mèches blondes qu’elle est en train de lier entre elles, réfléchissant sincèrement à sa question. Elle n’est pas la plus forte, elle, loin de là. Mais elle observe attentivement les autres, et elle a repéré à quoi ressemblaient les meneurs. Les bons, comme les mauvais. Comme la brune de plus tôt. Réunissant les tresses dans une seule main pour ne pas gâcher tout son travail, elle porte la main près de sa bouche, et fait mine de l’ouvrir et de la fermer, pour mimer une bouche en mouvement. Ils parlent fort. Pas comme elle, donc. Mais il y a autre chose. Alors, elle tapote sa tempe de son doigt, doucement. Et ils pensent. Il faut se servir de sa tête. Ça, ça lui est déjà plus accessible. Elle sait réfléchir, déjà, et elle n’est pas stupide. Elle sourit à Liry et reprend ses tresses.




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Liry Mac Lir
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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyLun 18 Déc - 12:51

Tu te fais tranquillement à ta nouvelle vie sur le continent, mais il reste tout de même qu'il y a pas mal de choses qui sont difficile à assimiler pour toi.  Les continentaux règlent leurs problèmes d'une toute autre façon que sur ton île de naissance où personne n'en aurait voulu à deux gamins qui se bagarrent pour une simple histoire d'enfant.  C'est ça qui forge le caractère!  Pas les minauderies et les copies interminables qui font mal à la main.  L'année vient tout juste de commencer et tu as déjà reçu une heure de copie à faire.  Tout ce que tu en as retenu c'est que c'était vraiment ennuyant et que tu détestes écrire.  Te forcer à faire de toi une lettrée parce que tu as un peu plus de vigueur que la plupart des autres enfants, c'est complètement scandaleux.  Tu n'as pas quitté ta terre d'origine seulement pour te faire maltraiter ainsi.  C'est très outrageant et en plus tu ne peux rien y faire, parce que si tu ne te plies pas aux règles, on t'a très bien fait comprendre qu'ils vont te renvoyer à la maison ce qui est vraiment à éviter.  Qu'est-ce que tu dirais à Pennia si tu devais rentrer subitement parce qu'on t'aurait renvoyé pour mauvaise conduite?  Alors tu endures en silence, mais c'est vraiment déprimant.  Heureusement cette nouvelle amie qui te coiffe avec tant de patience les cheveux devient rapidement une excellente raison de rester sur place et de te contenir un peu.  Peut-être que sa douceur aura quelque influence sur ton caractère à long terme.

Tu restes toutefois un peu perplexe quand elle suggère que les gens utilisent leur tête pour régler leurs différends.  Pourtant, tu ne les as jamais vu chargé sur droit les uns sur les autres tel un taureau enragé.  Tu as d'ailleurs essayé, mais ça n'a pas fonctionné.  Ils t'on tout de même puni.  Pourtant, tout le monde dit ça : « Sers-toi de ta tête plutôt! » Vraiment, ces continentaux sont très difficiles à suivre.

« T'sais, ya un jour qu'j'ai f'cé su' un gars qu'disait d'trucs s'ma mère, j'l'ai fait t'ber sur l'fessier en lui enf'çant m'tête dans l'bidou.  Ben f'nalement, c't'encore moi qui s'fait p'nir.  Vr'ment b'zarres vous l'continentaux.  Chaque fois qu'vous m'dites : Mais sers-toi d'ta tête Liry!  Sers-toi d'ta tête!  Ben même quand que j'me sers d'ma tête, on m'gronde! » t'exclames-tu avec beaucoup de véhémence.  En vérité tu en as beaucoup à dire sur la façon dont tu te fais traiter depuis que tu es arrivée à cette académie, mais tu réalises que Sodie est aussi une locale et que peut-être qu'elle n'aime pas trop ça que tu parles en mal des siens, comme tu n'aimes pas qu'on dise des méchancetés envers les tiens.

« Mais toi s'pas p'reil hein.  T'plus gentille qu'les aut', j't'aime b'coup. »

Tu penses qu'elle a fini avec tes cheveux et tu te lèves d'un bond pour lui faire face.

« On v'faire peur à cé grosses p'belles d'tantôt? »  Tu désignes le drap pas encore terminé.  Il te faut un œil de plus pour pouvoir voir où tu iras.





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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyVen 22 Déc - 23:00

Liry n’a pas l’air tout à fait d’accord à propos de l’utilité de se servir de sa tête. En fait, elle a mal compris ce qu’elle voulait dire. Se servir de sa tête, oui, mais… Pas comme ça ! Elle retient le rire qui menace de sortir de sa gorge, parce que ce n’est pas bien de se moquer de quelqu’un qui n’a pas compris. Même s’il faut avouer que l’interprétation au premier degré de Liry est drôle. Elle aurait trop peur de froisser sa nouvelle amie, sans le vouloir, encore. Et alors que ses doigts s’agitent habilement pour nouer les cheveux dorés, son esprit s’active à trouver un geste qui pourrait lui faire comprendre ce qu’elle voulait vraiment dire. C’est pas évident de mimer des choses abstraites, comme ça. Surtout à quelqu’un qui ne parle pas la même langue, à l’origine.
 
Mais la fin de l’histoire de Liry lui fait perdre son sourire amusé, qui se transforme en une moue un peu triste. C’est vrai. C’est toujours la personne qui est violente qui se fait punir, et très peu souvent l’autre. Bien sûr, elle ne cautionne pas le moins du monde la bagarre, et elle préfère de loin les gens qui règlent leurs différends par des mots. Mais les mots aussi font, mal. Elle le sait, elle en est la première victime, des mots blessants des autres, depuis qu’elle est toute petite. Seulement, elle sait aussi qu’à l’inverse d’un coup bien placé, un mot ne laisse aucune preuve, aucune trace physique de son existence. Il ne fait que toucher le cœur, et le briser, petit à petit, au fur et à mesure. Ça ne se voit pas, mais ça fait tout aussi mal, voir plus. Et pourtant, les personnes qui disent de vilains mots sont plus rarement punies que celles qui frappent. Parce que les adultes n’ont pas de preuves, soi-disant. Enfin. Elle ne peut que compatir. Et puis, elle sait bien que Liry n’est pas méchante, et que c’est la seule manière qu’elle connaît de se défendre. Au moins, elle en connaît au moins une, elle.
 
Au moins, Liry elle lui dit de gentilles choses, et qu’elle sait sincères. Rhapsodie sourit à nouveau, sincèrement ravie et touchée qu’elle pense cela d’elle. Et qu’elle l’aime beaucoup. Elle aimerait lui dire la même chose. Elle aimerait faire entendre le son de sa voix, une fois au moins dans sa vie. Et aujourd’hui plus que n’importe quand, peut-être. Mais ce n’est pas possible. Alors, elle se contente de sourire, et de lui renvoyer sa réponse à travers le reflet du miroir. Merci. Moi aussi je t’aime beaucoup. Et elle ne lui tiendra pas rigueur du tout de sa critique des continentaux, qu’elle se rassure.

A peine a-t-elle terminé de tout bien attacher ensemble à l’aide d’un beau ruban turquoise, attaché par une épingle pour mieux le fixer et être sûre qu’il ne se défasse pas tout seul au bout de dix minutes, que Liry se lève d’un bond, faisant sursauter l’adolescente, avant de lui montrer le drap pas terminé. Oui, c’est vrai que c’était leur but, à la base, et qu’elles s’en sont un peu éloignées. Néanmoins, la Cibellane est fière du résultat. Elle est belle, Liry, avec les tresses et la robe. Elle ressemble à une poupée, comme ça, bien coiffée et bien habillée. Bien sûr, pour parfaire le tout, elle pourrait la maquiller, mais elle n’en a pas très envie. Et puis, elles n’ont pas le temps. Rhapsodie ignore l’heure, mais peut-être qu’il va bientôt être l’heure de se rendre au réfectoire pour prendre le repas. Il faut qu’elles se dépêchent. Alors, la jeune fille hoche la tête, reprend ses ciseaux, finit rapidement le deuxième œil, avant de se relever et de poser le drap sur son amie, et de se reculer pour se planter devant elle pour montrer ses propres yeux. Est-ce que tu vois ?  




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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyMer 27 Déc - 15:39

Tu remarques à peine combien tu es jolie grâce au travail dévouée de ta nouvelle amie.  Tu es restée tranquille et en place déjà beaucoup trop longtemps, tu as besoin de bouger, de sauter, de dépenser de l'énergie.  Faire la chasse fantôme aux chipies, ça te semble une excellente idée pour ce faire.  Tu es excitée comme une puce à l'idée de les effrayer.  Tu es persuadée que ça ira.  Plus tôt, tu les a bien pétrifiées seulement grâce à tes cris d'animaux.  Tu sautilles autour du drap tandis que Rhapsodie continue à découper le drap pour que tu puisses y voir une fois qu'il sera sur ta tête.  Tu meurs d'impatience alors que les derniers fils cèdent sous les coups de ciseaux.  Il te tarde d'essayer le drap et de voir s'il est à ta taille.

Quand la jolie mage le pose sur tes cheveux bien coiffés, tu le ressens au plus profond de ton âme : ce drap est fait pour toi.  Il t'attendais, tendu sur un matelas, puis plié dans une armoire.  Une connexion unique et fusionnelle vous uni lui et toi.  À travers les trous découpés par Rhapsodie, un nouveau monde se révèle devant toi et tu te mets à courir dans tous les sens en agitant les bras pour t'assurer qu'il ne tomberait pas sous tes mouvements agités.  Au contraire même, on dirait qu'une force mystique l'aide à battre dans le vent en harmonie avec tes mouvements : tu es forcément effrayante.  Tu es beaucoup trop satisfaite du résultat.  Il faudra que tu convainques ton amie de t'offrir ce drap, tu ne pourras plus t'en séparer à présent.  Si ça se trouve, tu pourras commencer à lancer la rumeur que des esprits d'enfants intimidés hantent les couloirs de l'Académie.

« C'm'veilleux!  R'garde Sodie!  Tu crois que je suis assez effrayante comme ça? » t'exclames-tu avec enthousiasme.  Tu t'agites dans tous les sens en poussant des hululements lugubres.   C'est beaucoup trop amusant en vérité.

À travers son drap, tu attrapes la main de Rhapsodie et tu l'entraînes vers la porte.

« 'lez on y va!  Va leur faire peur!  S'ra un bon apépotaratif pour not' d'ner!  T'prête! » Tu pousses la porte et t'engouffre dans le couloir, prête à en découdre avec des harpies!





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Message Sujet: Re: J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains   J'ai la rage, mais je ne la transmets qu'aux vilains EmptyVen 29 Déc - 21:40

Bon, il est parfait, ce drap ! Rhapsodie la regarde courir partout dans la chambre en bougeant les bras très vite, satisfaite. C’est vrai que ça fait peur, si on la voit surgir comme ça d’un angle du couloir. Heureusement, Rhapsodie n’est pas surprise par les gestes de sa nouvelle amie, puisqu’elle l’a déjà vue faire, et qu’elle commence à la connaître un peu. Et ça l’amuse même, de plus en plus, cette histoire. Elle espère que ça va marcher, et qu’elle sera tranquille, après. Et, peut-être qu’elle pourra aider la jeune fille rousse qui est dans sa classe, aussi ? Parce que, comme elle l’a déjà raconté à Lucie, elle aussi risque de se faire embêter, à cause de sa couleur de cheveux et son caractère un peu sauvage, Abi-quelque-chose. Elle a essayé de parler avec elle, déjà. Comme elles semblent avoir le même âge et qu’elles sont arrivées en même temps, Rhapsodie se dit que ça serait dommage si elles ne devenaient pas amies. Elle demandera peut-être à Liry, si ça l’intéresse.
 
A la question de la blondinette, elle sourit, et hoche grand la tête. C’est parfaitement parfait. Elle est contente pour Liry, parce qu’elle a l’air vraiment enchantée de pouvoir jouer avec le drap. Surtout qu’il est pile à la bonne taille. Elle s’est bien débrouillée, pour couper les yeux pile à la bonne hauteur. Aussitôt, son amie l’attrape par la main et l’entraîne vers le couloir en s’exclamant, toute joyeuse. Rhapsodie n’a pas d’autre choix que de la suivre à un rythme entraîné à travers l’Académie. Elle prend soudain conscience de l’allure qu’elles doivent avoir, toutes les deux. Une petite Savante et une Mage plus grande qui courent ensemble, dont l’une avec un drap blanc sur la tête. Et si elles croisent un adulte par hasard, que va-t-il bien pouvoir se passer ? Vont-elles se faire gronder, punir, pire, renvoyer ? Ce serait cruel, parce qu’elles ne font rien de méchant… Hein ?
 
Elles ralentissent le rythme quand elles reviennent vers là où elles se sont rencontrées. Et très vite, une voix lui arrive aux oreilles. Plusieurs, même, derrière l’angle du couloir. La Cibellane tire sur la main de son amie pour l’empêcher d’avancer plus, et lui fait signe de se taire, et d’écouter. Elle a reconnu la voix de la brune de tout à l’heure, et elle est avec une… deux autres filles. Et elles parlent d’elle, elle en est presque certaine. Rhapsodie inspire profondément, regarde Liry, cachée sous son drap, et lui fait un petit sourire entendu. A nous de jouer. Après tout, elles n’ont pas fait tout ça pour se dégonfler une fois à deux doigts de leur objectif. Alors, elle se détache de Liry, lui fait signe d’attendre un peu, et s’avance toute seule dans le couloir, à la vue des autres élèves. Elle fait mine de passer sans les regarder, mais elle sent une main inconnue lui agripper l’épaule pour l’arrêter et la retourner vers la fille de tout à l’heure.
 
- Hé, t’en vas pas comme ça ! On avait pas fini de parler, tout à l’heure !
 
Rhapsodie s’efforce de plaquer sur son visage une expression inquiète et attristée, en faisant appel à tous ses talents de comédienne et de manipulation sentimentale. Elle déteste faire ça, mais c’est pour la bonne cause. La jeune fille a l’air satisfaite, et renchérit.
 
- Dis-moi, la Cibellane, tu fais amie-amie avec la sauvageonne, maintenant ? C’est vrai que vous êtes pareilles, toutes les deux aussi stupides l’une que l’autre, hein ?
 
Elle baisse les yeux, doucement, mais en les dirigeant vers l’endroit où elle a laissé Liry, faisant un signe discret de la main. Maintenant. Elle ne sait pas si elle va le voir, mais elle espère qu’elle va intervenir très vite, quand même.




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