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 Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave

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La Noblesse
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Chimène d'Outrevent
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Message Sujet: Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave   Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave EmptyDim 9 Juil - 20:08


Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Chimène & Gustave

Savourons les liens tissés dans la trahison

Sous-Titre du Topic ici



• Date : 7 février 1001
• Météo (optionnel) :
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Chimène, l'ancienne Impératrice et son frère, Gustave, nouvel Empereur se rencontre enfin après les manoeuvres de Liam d'Outrevent destinées a sauver Chimène de l'exil.
• Recensement :
Code:
• [b]Mettre la date ici :[/b]7 février 1001 [url=http://arven.forumactif.org/t2407-savourons-les-liens-tisses-dans-la-trahison-gustave]Savourons les liens tissés dans la trahison[/url] - [i]Chimène & Gustave[/i]
Chimène, l'ancienne Impératrice et son frère, Gustave, nouvel Empereur se rencontre enfin après les manoeuvres de Liam d'Outrevent destinées a sauver Chimène



La chute fut si douce.

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Message Sujet: Re: Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave   Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave EmptyDim 9 Juil - 20:15


Chimène & Gustave

Savourons les liens tissés dans la trahison




Le temps est passé. Comme un rêve. Comme une douceur. Je me cache. Je dissimule mes traits. Liam n'a rien négligé quand à ma sécurité. J'aime vivre auprès de lui, est ce de bon augure ? Je l'espère. Pour l'heure nos fiançailles n'ont été annoncées, nul ne me reconnaît la vie retrouvée. Dois je m'en soucier ? Sans aucun doute, car cela chamboulera l'échiquier du pouvoir.

Je suis debout, droite, si tendue qu'un rien me briserait. Je regarde dans le voir le paysage d'Outrevent, je sens mon regard s'étreindre d'une dureté qui n'existait pas avant. S'affirmer dans la crainte et l'attente. En cette heure, le convoi de sa nouvellement Majesté Gustave de Faërie devait franchir les portes du château ducal. Il n'était plus temps de repousser l'inévitable, je le sais et pourtant, je refrène avec effort mon envie de fuir, de me terrer, de poser mes paumes sur mes oreilles. Au lieu de cela, mes doigts se crispent et froissent l'étoffe de ma robe. Mon cœur balance. Peur, haine, répulsion, rejet, nausée. Ma peau frissonne de froid, de malaise, d'inconfort. Que sais je. Les quelques mots échangés avec cet homme demeurent gravés dans ma mémoire. La douleur qui les accompagnait. La trahison ultime mais quelque part, profondément, le soulagement, la légèreté. Regarder un trône non désiré m'échapper m'a-t-il seulement tirer quelques larmes ? Je n'en ai pas le souvenir.  

Je ferme doucement les yeux. J'ai promis. J'ai promis a Liam de traverser tout cela avec sérénité, assurance. Pourtant je vacille doucement, presque imperceptiblement. Gustave m'a tuée, m'a privée de ma vie, de mon pays pour sa propre ambition, son avidité. Frère ? Ce mot n'a jamais eu aucun sens pour lui, il n'en a pas pour moi. Je ne le désire pas. Je ne le veux pas. Suis je immature de penser ainsi alors même que Liam s'est battu pour moi malgré tout ?

Mes ongles s'enfoncent dans ma paume et je me souviens des leçons de ma mère. Lève la tête Chimène...Dévoile un front martial et un menton solide...J'ai envie de rire, avec amertume et larmes. Avait elle pressentit tout cela en évinçant son aîné ? Nulle réponse ne me sera jamais apportée. Dans un mouvement sec, je me détourne de la fenêtre et m'avance vers un fauteuil. Liam nous a réservé un salon privé et a éloigné les gardes. Nul ne connaîtra les mots qui s'échangeront dans cette pièce. Il m'a laissé sur un baiser déposé sur mon front. Un regard. Une caresse. Personne ne connaît mes peurs comme lui, nul ne sait les apaiser comme lui.

J'inspire doucement. Doucement je me compose un masque. Un voile qui dissimulera mes songes. Je n'étais qu'une enfant, immature et naïve. Aujourd'hui, j'étais bien plus forte, bien plus dure. Et c'était entièrement dû au nom de cet homme qui venait de m'être annoncé. Je ne me lève pas mais mon regard se pose sur lui, en dissèque les traits. Mes yeux ne sont pas humbles, ni soumis. Ils ne sont pourtant pas rébellion et défi. Ils sont étrangers. Comme déposé sur un inconnu, sur une ombre qui n'a de consistance que sa présence. Non je ne ferais pas défaut à ma promesse.

J'hésite un instant. Je ne sais comment lui parler, comment l'aborder. Et l'espace d'un souffle, mes yeux vacillent, mes lèvres se pincent, mon masque craquèle. Je le hais... Mais est ce aussi simple ?

« Bienvenue en Outrevent....Comment dois je désormais vous nommer ? »

Parce que le choix ne m'est pas offert, néanmoins, je ne ternirais pas la lignée de ma sœur.
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Message Sujet: Re: Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave   Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave EmptyDim 3 Sep - 15:24

Après avoir négocié avec Liam d'Outrevent, il me fallait maintenant négocier avec l'ancienne Impératrice, celle que j'appelais sœur dans le secret de mes pensées mais qui devait me qualifier de sale usurpateur dans les siennes. Ou même en paroles d'ailleurs, je n'étais pas certain que Chimène fasse preuve de beaucoup de pondération dans ses propops. Son regard suffisait à exprimer son mépris, voire sa haine, la dernière fois que je l'avais vue. Que je l'avais soustraite au sort qui l'attendait de la part de l'Ordre. Que j'avais inventé toute cette supercherie pour lui permettre de conserver la vie. Mais elle n'avait pas su rester discrète et dans l'ombre. Non, il avait fallu qu'elle court dévoiler son existence à Liam d'Outrevent et que ce dernier vienne me confronter à ce sujet et me demander la main de Chimène. Voilà qui contrariait singulièrement mes plans initiaux, mais ma foi... C'était peut-être pour le mieux. En leur accordant tous deux ce qu'ils désiraient, ils seraient sans doute moins enclins à s'opposer à moi. Peut-être sauraient-ils faire preuve de gratitude à mon endroit. Ce serait déjà ça. Même si cela leur faisait l'effet d'avaler du verre pillé.

Je me rendis au sein du palais ducal d'Outrevent. Il était temps de faire face à ma sœur. J'étais prêt. Allait-il ressortir quelque chose de bon de cette entrevue ? Chimène saurait-elle passer outre sa rancœur ? Je me posais la question. Elle n'avait jamais eu les épaules pour être Impératrice. Trop influençable, trop douce, trop têtue. Son obstination à vouloir se débarrasser des Mages de Sang avait été une erreur. Qui m'avait servi. Maintenant, pouvais-je la convaincre que les Mages de Sang méritaient leur chance ? Méritaient de vivre comme les autres Mages ? Qu'ils n'étaient pas plus dangereux que d'autres. C'était une magie méconnue, décriée, jugée maléfique alors qu'il n'en était rien. En pénétrant dans le palais, je pris le temps de remettre un peu d'ordre dans ma mise, de me désaltérer. Puis je fus conduis jusqu'à Chimène de Faërie.

Elle était là, frêle, pâle, totalement fermée. Je ne l'avais jamais vue sourire. En était-elle capable après toutes ces épreuves ? Peut-être... Quand je n'étais pas dans les parages. Quand elle était seule en Outrevent, cachée, protégée par Liam qui semblait nourrir une tendre affection pour elle. Je restai de marbre sous son regard, amusé de voir quelques stigmates de son mépris, de sa haine me concernant. Amusé de voir le masque d'indifférence se fissurer... Petite princesse incapable de masquer ses émotions... il ne fallait pas s'étonner de sa déchéance. Elle avait été artisan de sa chute. Mais j'étais également peiné... De cette hostilité. Tout s'était tellement mal arrangé.

« Quel accueil vide de sens. »

Je ne m'en offusquais pas, me contentant de reprendre :

« Il me semble que vous n'avez pas été Impératrice si peu de temps que vous ne sachiez plus comment l'on s'adresse à moi. »

Je ne lui fis pas l'affront de lui répondre qu'elle pouvait m'appeler frère ou Gustave. Nous n'étions pas amis, nous ne nous appréciions même pas. Elle voulait une froide politesse... Et bien soit.

« Je sais que cet entretien vous est pénible. Mais nous devons parler. Si j'ai obtenu du Duc d'Outrevent des garanties, c'est désormais de vous qu'il m'en faut. Il ne saurait s'exprimer en votre nom et prendre les décisions à votre place n'est-ce pas ? »

Sous entendu qu'elle n'était tout de même pas suffisamment lâche pour ne pas m'affronter et prendre en main cette vie que je lui avais sauvé, ne lui déplaise.

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Message Sujet: Re: Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave   Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave EmptyMar 5 Sep - 16:12


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« Certes. Mon règne fut court, mais au moins n'a-t-il pas été le témoin silencieux de la mort d'une paix millénaire. » Je réponds platement. D’une voix égale. Mais je sais le rouge de l'affront fleurir sur mon front. Je ne veux ni ne peux le regarder. Mes yeux se contentent de survoler ses traits. Je ne veux y voir un signe de mon père, ni l'aile de ma mère. Je ne désire admirer le nez de mon ainée, ni la hardiesse du regard de Chrysolde. Je me refuse a voir en ces traits, un quelconque reflet des miens. L'envie folle de me jeter sur lui, de plonger mes ongles dans la chairs de ses joues me harcèle. Comme lorsqu'il m'annonça ma mort. Ce désir destructeur fut alors étouffé par Hugues. Hors, mon conseiller n'était plus....Ce fut alors les mots de Liam qui retinrent ma colère et ma haine. La précipitation ne me servirait pas et l'impulsivité me condamnerait.

J'incline légèrement la tête vers la servante qui se tient dans un coin et elle file s'enquérir de boissons et en-cas. Politesse, comme mon éducation me l'a enseignée. Parce qu'importe la haine qui me ronge le cœur, je me dois de la garder silencieuse. Mes lèvres se pincent légèrement a ce que je prend pour une insulte envers Liam. Je ne saurais le tolérer mais, encore un fois, je me contins. Je voudrais lui hurler ma colère et ma rancœur. Le mal qu'il a semé dans son sillage pour satisfaire une ambition dévoyée, meurtrière. Le mal qu'il répand sur les terres magnifiques de Faërie. Mais si je peux en sauver une partie...Alors je me tairais. « Non. Il ne le peut. Bien que mon sceau n'est celui de l'impératrice, il demeure celui d'une héritière reconnue du sang de Faërie et il vous le faut. »

Je m'arme de courage et fais taire les flammes de mes iris pour relever mon regard et le planter dans celui qui me fait face. Jamais je ne l'aimerais. Jamais je ne le reconnaîtrais de mon sang. Et pourtant, parce que j'aime passionnément ma terre, je m'apprête a commettre un parjure. « Alors je vous écoute. » Se tiendra-t-il a ce contrat ? Exigera-t-il plus de moi ? Osera-t-il ? Si conscient de son pouvoir nouvellement obtenu, sur la sournoiserie de Duc corrompus ? Des ducs qui lui tourneront le dos aussi facilement qu'ils l'ont fait avec si un homme plus puissant se présente. Voilà ce qu'il m'a apprit. Rien n'est acquis et l'homme n'est qu'un esclave de ses désirs. Jusqu'a cautionner le meurtre de son peuple, meurtre ? Massacre serait un mot plus juste. Jusqu'a corrompre les jeunes mages encore féru d'enseignement. Mais pour l'heure, je dois taire ces rancœurs. Jusqu'a ce que ma position soit assurée. Et elle ne le sera qu'a son bon vouloir. Cela m'arrache l'âme. Mais je le dois. Ne serait ce que pour Liam. Je dois finaliser cet accord. Il sera assez temps de m'élever contre ses décisions. Lorsque je le jugerais nécessaire.
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Message Sujet: Re: Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave   Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave EmptyMar 12 Sep - 17:56

Que de griefs à mon égard... Et je souris à cette réponse accusatrice. Ah oui, j'avais oublié. Tout était de ma faute, bien entendu. Elle n'avait absolument rien à se reprocher... Alors que beaucoup de choses avaient commencé sous le règne de sa sœur, puis le sien, alors que les deux n'avaient rien fait. La passivité était tout autant fautive.

« En êtes-vous si certaine ? Je dirai au contraire qu'il a effectivement été un témoin silencieux et passif de la dégradation de cette paix qui était, de toutes façons, à bout de souffle et obsolète. Tout doit-il rester immuable ? Ce qui fut autrefois ne peut-il être remis en cause ? »

Non, définitivement non. Même s'il était bien plus commode de s'accrocher à d'anciennes valeurs que de se battre pour venir rompre un équilibre fragile et désuet. Je regrettais sans aucun doute que la guerre ait été déclarée ainsi et qu'il y ai des victimes dans les deux camps. Mais le changement s'accompagnait de révolutions parfois douloureuses et sanglantes. C'étaient des sacrifices nécessaires. Mais un femme aussi timorée et pétrie de fausses certitudes pouvait-elle seulement le comprendre ? Chimène avait 26 ans mais par bien des aspects, semblait une enfant. Sa façon de se comporter en cet instant en était un parfait exemple. Elle ne savait masquer l'aversion que je lui inspirais. C'était fortement divertissant de l'observer. Et instructif.

Quoiqu'il en soit, je n'étais pas ici uniquement pour me délecter des réactions de ma cadette, mais pour obtenir des accords de sa part.

« Effectivement. Je préférerai que vous soyez pleinement consentante, Altesse. »

Je lui accordai donc son titre de princesse de Faërie. Et dire que sans mon intervention, cette petite ingrate serait simplement feue l'impératrice... Et elle n'en avait même pas conscience, mésestimant le danger, focalisant sa haine sur ma personne quand elle avait des ennemis bien plus puissants et dangereux... Et moins avoués.

« J'aimerai que vous soyez consciente d'une chose. Même si cela vous déplaît, nier la réalité ne vous sera pas d'un grand secours. Vous devriez être morte. Une menace à jamais disparue. En étant vivante, vous représentez un danger, un symbole d'une opposition contre ma personne mais également contre la Magie du Sang. Je sais votre aversion envers ces Mages qui n'ont pourtant rien demandé quand on a décidé de sceller leur magie. Une magie qui coulait naturellement dans leurs veines. Les méthodes de l'Ordre sont contestables. Mais l'oppression peut pousser à bien des extrémités pour avoir le droit d'exister. Quoiqu'il en soit, vivante, vous êtes une menace. Et vous ne soupçonnez pas le nombre de vos ennemis qui désireront vous faire taire à jamais. Voilà pourquoi vous deviez disparaître. Ce que le Duc d'Outrevent a bien compris. Il a juré de vous protéger. Et cela passe par votre totale adhésion à notre contrat. Il vous faut renoncer à toute prétention au trône. Devenir simple Duchesse d'Outrevent par ce mariage... Un mariage qui ne vous sera sans doute pas pénible. Vous semblez très attaché l'un à l'autre. Et Liam d'Outrevent vous est fidèle. Il l'a toujours été et le sera toujours. Outrevent est le duché le moins favorable à la Magie du sang. Je ne peux obtenir qu'ils s'y installent et y vivent en paix, mais je désire qu'ils soient protégés et non victimes de persécutions comme ce fut le cas autrefois. Le Duc m'a assuré que si trouble il y avait, la justice serait la même pour tous et j'ose croire que son sens de l'honneur dépassera ses propres convictions. Mais les vôtres, Chimène ? Êtes-vous prête à laisser de côté votre rancœur personnelle et à accorder à ces hommes, ces femmes, ces enfants, de pouvoir vivre en paix et apprendre à manipuler leur magie ? Êtes-vous prête à oublie votre haine à mon encontre pour me jurer fidélité, ainsi que votre époux et permettre à Faërie d'être unie pour affronter cette guerre ? »

C'était à la femme que je m'adressais, plus à la princesse. A ma sœur et non à l'impératrice déchue.

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Message Sujet: Re: Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave   Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave EmptyMar 3 Oct - 6:34


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Je peux sentir son mépris envers ma personne. Serait il donc si imbu de lui-même qu’il se permette de juger sans connaitre ? Quelle question idiote, bien entendu qu’il l’est. Un barbe ambitieux persuadé de sa propre arrogance. Est il réellement du sang de mon père ? lui si juste et si fort ? je ne perçois aucune once de sa noblesse en lui. Un léger sourire arque mes lèvres, mélange de tristesse et de dérision. La voie des hommes restera la guerre, quoiqu’il arrive. Leur désir, leur voracité. Je comprends alors pourquoi ce furent des femmes couronnées. Il brise une tradition séculaire par égoïsme. « Dégradation ? A bout de souffle donc prévisible ? Alors je suppose qu’il était donc question d’une stratégie habilement pensée que de m’envoyer auprès d’Augustus tout en prévoyant l’affrontement. » il y a une pointe d’ironie mordante que je ne peux contenir dans ma voix. Me sauver la vie ? Est-ce ainsi qu’il le vit vraiment ? Au vu des évènements passés, nul doute qu’il comptait sur la main armée de mon beau-frère pour m’arracher le cœur. Cœur qui frémit autant d’indignation que de haine pour ce qui se prévaut de son propre sang. Les dieux étaient fort cruels lorsqu’ils tissaient le destin des hommes.

Je dois me faire violence pour ne pas m’insurger plus avant, d’éructer tout le bien que je pensais de sa personne. Essuyer des insultes et un jugement qui m’indiffère m’est facile. Que l’on égratigne le nom de Liam l’est beaucoup moins. Le rouge de la colère me pare le front, alors que l’anthracite de mes iris se durcit, un regard qui n’avait jamais été mien avant son apparition. Aujourd’hui, je regrette avec tant de force d’être passée outre l’avis de mes conseillers lors de l’Ordalie.  Eux qui m’extorquaient à lui trancher le cou et moi qui m’y refusait obstinément. Mon titre ressemble à une injure dans sa bouche, mes doigts se serrent convulsivement lorsque ma raison s’accroche aux mots de Liam, a sa raison et sa sagesse toujours présente. La bonté et la compassion semblent être des tares aux yeux de cet étranger couronné. Qu’importe en vérité, ais je besoin de son respect ou de son affection ? En aucune manière. Je plierais parce que le choix ne m’est offert, mais plier ne veut dire briser. Je lui refuserais toujours cela. « Sans aucun doute. »

Je me force à taire la colère et la haine qui charrie dans mon sang, écrasant ma poitrine sous leur poids empoisonné. Nous ne sommes, de toute façon, point là pour discourir sur nos reproches mutuels. De plus, je n’ai rien à lui prouver. J’écoute donc son petit discours. Ainsi il ne contrôle pas ses propres alliés ? L’Ordre parjure et meurtrier dont il s’est fait soutiens et champion. Finalement, qui est-il pour apposer sur moi un verdict méprisable ? Il n’est guère plus respectable. « Ainsi vous pardonnez…Combien de ce peuple que vous prétendez savoir gouverner ont-ils assassinés ? Massacrés ? Leurs méthodes sont, certes contestables selon vos dires, néanmoins, elles paraissent parfaitement acceptables à vos yeux. Quant à ma vie, oui il me semble bien qu’elle ne tient qu’à un fil depuis que je suis passée outre l’avis de mes conseillers et refusé de vous faire exécuter.» Je me lève, les mains jointes dans mon giron et vint me poster devant l’immense fenêtre, lui présentant mon dos. Ma nausée gagne sans cesse en puissance, au fur et à mesure de ses mots. « La Magie du Sang ne fut pas scellée sans raison. Au regard de la façon dont elle est utilisée, ils ne font que prouver la justesse de cette décision. » Je n’ai jamais caché mon aversion pour ces mages de Sang, si prompt aux meurtres, au massacre, il n’y a qu’une bête pour se porter défenseur d’une telle engeance. Mais après tout, il n’est rien de plus que cela. « Je ne ferais pas de Liam un parjure, cela est certain et mon amour pour Faërie est bien plus fort que ma haine, et mieux qu’il en soit ainsi, je n’aimerais guère vous voir dans mon reflet. » Je laisse le silence filer, le regard perdu dans le vague de l’horizon, puis je lui fais de nouveau face. « J’annoncerais mon abdication pleine et entière sitôt votre départ. Je ne doute pas que vous saurez expliquer ma miraculeuse réapparition auprès des âmes de Faërie a votre avantage. Quant aux mages du sang…Liam leur a promis la justice, alors ils l’auront. Outrevent ne les persécutera point, il en sera de même pour moi. Pour le bien de Faërie, je présenterais un front uni avec le vôtre puisque ce sont là vos exigences. »
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Message Sujet: Re: Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave   Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave EmptyDim 8 Oct - 16:17

L'espace de quelques paroles, je suis surpris par Chimène... Surpris par sa répartie. Par son esprit. J'ai sans doute mal jugé ma sœur. Comme elle me juge. Nous ne nous sommes pas rencontrés dans les meilleures conditions. Probablement que si j'étais venu la trouver et lui expliquer qui j'étais et ce que je revendiquais, les choses auraient été tout autre. Mais je ne savais alors pas grand chose de l'Impératrice projetée à cette place par la mort de sa sœur. Simplement les rumeurs et quelques informations glanées par ci par là. Et si elle m'avait fait exécuter ? Cela aurait été plus que plausible, afin de conserver sa couronne. Quand on voyait avec quelle facilité elle avait haï les mages de Sang, sans même prendre la peine de les écouter, de les recevoir, de comprendre... Cependant, et à sa décharge, l'Ordre s'était montré brutal, sans concession. Je n'approuvais pas toutes leurs méthodes, aussi efficaces soient-elles. Des gens avaient été tués. Des faës.

« Le but était de vous faire disparaître aux yeux de l'Ordre. Catarine est votre sœur. »

Cela n'a-t-il donc aucune valeur aux yeux de cette famille ? L'Impératrice d'Ibélène aurait-elle vendu sa propre sœur destituée aux yeux de tous ? S'en serait-elle servi pour faire pression sur moi ? Cela aurait été stupide, que représentait une impératrice déchue et censée être morte à mes yeux ? Il était essentiel que tout le monde pense que son sort m'indifférait. Pas besoin de savoir que j'avais agi de mon propre chef pour la soustraire à la mise à mort ordonnée par l'Ordre. Je notai bien qu'elle se hérissait dés que je faisais des allusions sur son protecteur. Elle tenait à Liam d'Outrevent, sans aucun doute. Comme il tenait à elle. Accéder à leur demande, c'était leur offrir un peu de... bonheur. Le méritaient-ils ? Seraient-ils redevables envers moi et mes largesses ? Pourtant, la rancœur brûlait en Chimène alors qu'elle me rappelait sans aucune subtilité qu'elle avait été clémente à mon égard. Non sans me juger monstrueux de laisser l'ordre dicter sa loi et massacrer ainsi de pauvres gens. Je ne relevai pas ce sujet. Je n'avais pas à en discuter avec elle. Elle ignorait trop de choses. Et je n'étais pas ici pour faire son éducation.

« Alors dans ce cas, nous sommes quittes. »

Elle avait défié ses conseillers concernant mon sort, et j'avais défié l'Ordre concernant le sien.

« Elle est utilisée ainsi car elle a été réprimée trop longtemps, jugée impure et intolérable et que ses détenteurs ont vécu dans la peur d'être découverts... Des siècles à vivre ainsi corrompt. Mais tous ne sont pas ainsi. Rien n'est jamais figé ni immuable. Il est encore temps de leur offrir la légitimité qu'ils méritent et de leur donner une place. »

Mais elle n'avait pas envie de m'écouter, ni de comprendre ce que je souhaitais défendre. Je hochai la tête à ses paroles, avant de récupérer un parchemin, que je déposai sur un pupitre à proximité.

« Je vous invite à relire soigneusement les conditions et à apposer votre signature. »

Contrat entre Gustave de Faërie et Chimène de Faërie:
 

« Vous serez Duchesse d'Outrevent. Auprès de votre protecteur de toujours, loin des intrigues de la Cour et délestée du poids de la couronne. Accablez moi donc de tous les maux de Faërie. Ils auraient également existé sous votre règne, n'en doutez pas. Je ne me prétends pas magnanime à votre égard. J'allie ce qui me revient de droit à ce que vous avez désiré. Quand bien même vous le nierez en me répondant avec ce mépris qui est vôtre quand vous vous adressez à moi. »

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Message Sujet: Re: Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave   Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave EmptyLun 9 Oct - 6:16


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Mon regard semble perdu dans le vague, mais en vérité, il ne fait que cacher le tumulte qui agite mon âme. Que Catarine soit ma sœur aurait-il réellement empêcher Augustus d’Ibélène de se servir de la pièce que j’étais alors ? je n’en étais pas persuadée. J’avais cru au pouvoir de ma famille, je m’étais illusionnée de liens que moi seule pensait existant. Il n’en était rien. Aucune de mes sœurs ne m’adressa un mot ou ne vint au simulacre de mes funérailles. « Il me semble que les liens familiaux ne veulent plus rien dire face au pouvoir. » Et lui, bien plus que d’autre, ne pourrait me contredire. Notre lien lui a seulement permis de réclamer le trône, rien d’autre ne l’intéressait. Le procédé était méprisable, génial pour certain de mes anciens conseillers sans doute, mais moi, avec ma naïveté et mon innocence, ce n’était que mépris. Je me devais de faire le deuil d’une image, d’un rêve qui n’exista que pour moi. Je n’avais pas plus de sœurs que je n’avais de frère.

Serions-nous réellement quitte ? J’en doutais quelque peu. Je n’oublierais pas ses actes, indigne d’un homme de bien, mais desseins parfaitement conforme à celui dévoré par l’ambition et l’avidité. Le panier de crabe qui fut mien durant une année, sera sien le temps que durera sa vie.  Qu’il s’amuse donc avec l’hypocrisie et la flatterie, qu’il s’y noie jusqu’à s’y perdre. Cela valait-il tant de vie ? Jamais je ne pourrais cautionner cela. Pas plus que la Magie du Sang donc il se fait défenseur ardent. Sans doute l’influence de sa fille. Jamais je n’aurais cru voir cette magie impie associé à mon nom. « Le fait que votre fille s’en prévaut n’entre, bien entendu, pas en ligne de compte. »  Un rictus moqueur, tellement peu familier de ce que je suis, de ce que j’étais qu’il en est presque trop étrange sur mes traits, souligne mes mots avant que je ne balaie l’air de la main, écartant ce sujet comme l’on écarte une mouche agaçante. Je ne provoquerais pas leur massacre sur les Terres de Liam, mais il n’obtiendra rien de plus de ma part.

Il est plus que temps d’écourter cette visite, mes nerfs vibrent tant ils sont éprouvés, tant je dois maintenir une bride sévère sur mes émotions, ma virulence. Et lorsque mon regard se pose sur le parchemin, je retins à grand peine un frisson. Les quelques pas qui me séparent de ce contrat me semblent bien insurmontables, mais je les franchis. Ais je réellement raison de confier Faërie a un homme aussi sanguinaire et méprisable ? Sans doute que non. Mais ais je réellement le choix. Qu’importe, il n’est plus temps de tergiverser. « Rien ne vous revenait de droit, que j’approuve ou non les actes de feus mes parents, rien ne vous revenait de droit. » Me contentais je de répondre avant de signer. La main ferme. Je refusai de trembler, ne serait-ce qu’un instant. Contemplant un instant ma signature et mon sceau, j'inspirai doucement. « Rentrez chez vous, votre Altesse, vous aurez à calmer quelques remous d’ici peu.»
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Savourons les liens tissés dans la trahison | Gustave
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