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 L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime

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Alméïde de Sombreflamme
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Message Sujet: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptyJeu 10 Aoû - 1:51


Livre II, Chapitre 5 • La Mort dans les Veines
Castiel de Sombreflamme & Alméïde d'Erebor

L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime

Loin des yeux mais si près du coeur



• Date : 1 septembre 1002
• Météo (optionnel) : Températures fraîches, temps incertain.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : L'état de Castiel l'inquiète, alors que la maladie empire chez les mages atteints. Alméïde utilise son miroir pour le contacter et s'enquérir de son état.
• Recensement :
Code:
• [b]1 septembre 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2515-l-absence-ni-le-temps-ne-sont-rien-quand-on-aime]L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime[/url] - [i]Castiel de Sombreflamme & Alméïde d'Erebor[/i]
L'état de Castiel l'inquiète, alors que la maladie empire chez les mages atteints. Alméïde utilise son miroir pour le contacter et s'enquérir de son état.



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Dernière édition par Alméïde d'Erebor le Mer 16 Aoû - 12:20, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptyJeu 10 Aoû - 1:51

Elle est épuisée. Il lui semble avoir fouillé toute la bibliothèque de l'Académie, dans le domaine de la médecine, et pourtant il reste encore de nombreux ouvrages à consulter, de nombreuses solutions à mettre à l'épreuve. Ils ne sont pas nombreux, mais ils étudient avec application le phénomène qui se déroule sous leurs yeux, comme une chance inespérée de travailler sur un cas jamais rencontré. Alméïde ne le voit pas tout à fait comme ça, même si la propagation de cette maladie fascine la savante en elle. Elle a bien quelques informations supplémentaires, mais elle ne peut les communiquer sans compromettre sa position au sein de la Rose. Ne pas pouvoir avoir accès aux archives précieusement compilées par Simon et son homologue des Blancs est terriblement frustrant pour l'Erebienne qui se sent véritablement impuissante dans la situation actuelle. Les symptômes des premiers atteints semblent empirer depuis quelques jours et ils ont beau se démener et apaiser leurs maux, soigner les symptômes ne les aidera pas à éradiquer la cause.

Lasse, elle décide d'aller marcher un peu dans les jardins qui entourent l'Académie, dans l'espoir qu'un peu d'air frais lui changerait les idées. L'air s'est adouci depuis quelques temps, plusieurs nuages masquent par moments les rayons de soleil qui réchauffent sa peau. Quelques frissons naissent déjà le long de ses bras découverts et ses pas la guident sur un chemin de terre, sans chercher à savoir où elle se rend. Son regard se pose sur les alentours sans les voir, mais un coin de son esprit remarque que les lieux sont plus déserts que jamais, en l'absence de la population mage de l'Académie. Cette constatation lui donne froid dans le dos. Elle aime cet endroit pour sa diversité, pour les étudiants qui le parcourent, venant de tous horizons. Elle songe à Faërie, à la guerre, au retournement de situation sans précédent que tout cela implique et elle pousse un long soupir, se demandant si les personnes parties chercher un remède y parviendront à temps.

Alméïde chasse alors ces idées moroses avec détermination. Les Épines sont sur le coup et elle a pleinement confiance en ces personnes qui oeuvrent pour la Rose au quotidien. Elle doit arrêter de s'inquiéter alors qu'elle ne peut rien faire, si ce n'est attendre et s'occuper au mieux de ceux qui ont besoin d'elle. À cette pensée, le visage de Castiel s'impose à son esprit et elle retourne d'un pas tranquille jusqu'à sa chambre. Depuis le début de cette épidémie, elle s'enquiert régulièrement de son état, s'efforçant tant bien que mal de ne pas montrer son inquiétude au principal concerné, mais elle a peur – terriblement peur – pour lui. Elle n'a pas revu son fiancé depuis cette terrible réalité alternée dans laquelle ils se sont éveillés. Avant cela, elle sortait à peine des bras de l'Ordre et encore avant, il ne s'agissait que d'une brève rencontre à Ibelin. Il lui manque, sa présence lui manque, et parler à travers leurs médaillons ne fait qu'accentuer cette sensation qui grandit de jour en jour. Et maintenant qu'il est malade, elle regrette de ne pouvoir être à ses côtés pour le soutenir et prendre soin de lui.

Arrivée dans sa chambre, elle débarrasse son lit et son bureau des ouvrages et parchemins qui les encombrent, étalés là à mesure de ses lectures. Elle les range tant bien que mal sur une étagère, se promettant de reprendre le travail ensuite, mais elle a autre chose de plus important à faire. Ses doigts frôlent son médaillon mais soudain, elle change d'avis et récupère son miroir dans ses affaires. Elle a envie de le voir.

Ses pensées glissent sur l'image de Castiel, caressent les contours de ses traits jusqu'à l'imaginer sous ses yeux, son coeur voguant déjà jusqu'à lui alors que la glace vibre et change devant elle. Ce qu'elle y voit n'est plus son reflet, mais une image alterée, légèrement troublée d'un lieu qu'elle n'a pas encore eu l'occasion de visiter. Elle a bien remarqué que les objets pourvus de magie ne fonctionnaient plus aussi bien et elle ne peut qu'espérer qu'ils tiendront le coup encore longtemps. Sous ses yeux, une vaste pièce peu éclairée, où règne un désordre indescriptible. Divers objets traînent sur les tables et sur le sol, des livres dissimulant des marques de brûlure. Et plus loin, une silhouette qui s'affaire sur quelque chose qu'elle ne peut voir.

« Castiel ? »

Elle le voit qui se retourne alors qu'un miaulement lui répond, d'un autre coin de la pièce. Un mince sourire étire ses lèvres et elle se détend légèrement en le voyant, malgré la fatigue évidente qui marque ses traits. « Comment te sens-tu ? » La question vient autant de la fiancée que du médecin et elle s'assoit alors sur le bord du lit, sondant à travers le voile trouble du miroir, quelque détail qui puisse lui indiquer son état.


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptyDim 13 Aoû - 1:46

Concentre-toi. J’essaie. Nous allons y arriver… j’ai confiance. Il a confiance, mais toi, tu ne sais pas. Ton indomptable esprit, qui n’a jamais de repos, hurle à cet instant pour en avoir, et chacun de tes sens se retrouve à la fois engourdi et mis à fleur de peau. Mirat se frotte contre tes jambes, avant de retourner se coucher sur l’un des coussins disséminés dans la pièce. Il n’a pas plus fière allure que toi, le fier félin au pelage tristounet et à la truffe un peu sèche, mais sa condition de chat lui permet quelques astuces et malices afin que personne ne se doute de rien. Toi, cela dit… ça devient de plus en plus difficile.

Tu ne sais pas quoi faire.
Ou plutôt, tu as des idées. Toutes terribles Toutes dangereuses.
Mais l’éventail de tes choix s’amincit inexorablement, peau de chagrin qui rétrécit à chaque jour qui passe.

Cloîtré dans ton atelier depuis pratiquement des jours, tu ne manges que très peu, et ne dors qu’encore moins. À peine ton épouse te voit-elle pour quelques repas, ou quelques attentions destinées à la rassurer. Une idée géniale, que tu lui as dit, mimant l’excitation à la perfection, bien que ta mine épuisée a surtout dû lui mimer la folie, que tu frises à chaque instant. Tu t’affaires devant tes alambics et tes béchers, devant les distillats et les substrats que tu combines, que tu obtiens, que tu jettes, parfois, sans que quoi que ce soit te ravisse. Tu te sens si seul, dans ton esprit, sans la présence rassurante et familière d’Hypérion. Il est là depuis si longtemps, il te semble, qu’en ce moment, tu te sens incomplet. Et ce vide, par les dieux, ce vide immense, qui résonne sourdement en toi, tu te retiens à deux mains de ne pas le combler comme vous seuls les Cielsombrois savent le faire. Tes notes dansent devant tes yeux, accompagnées d’une multitude de points noirs et gris, qui transforment ton champ de vision en peinture abstraite et curieuse, t’empêchant de lire ce que tu as soigneusement couché sur le papier. Tu dois lire, pourtant, tu dois déchiffrer ce que tu as écrit avec tant de frénésie. La solution est à quelque part entre ces lignes.

« Castiel ? » Une voix que tu connais bien trop et qui te ravit, te fait aussitôt sortir de ton acharnement à déchiffrer ta propre écriture pour rejoindre le miroir où le visage d’Alméïde t’apparaît, tristement un peu flou. Pourtant toujours aussi beau. Une chaise accueille ton corps lourd de fatigue, et tes genoux ton Familier, venu vous rejoindre. La seule vision de ta fiancée réchauffe ton coeur et redonne à tes yeux un certain éclat, destiné à autre chose qu’aux flammes qui te consument de l’intérieur. Elle te manque tant et tellement. Tu la voudrais à tes côtés. Bientôt. « Comment te sens-tu ? Oh, pas trop mal, je suppose. D’autres sont dans un bien pire état que moi, ailleurs… simplement, quelques… quelques maux de tête un peu persistants, mais rien qui sorte réellement de l’habitude, n’est-ce pas ?, que tu évoques dans un rire sensiblement grinçant, ta voix cassée par l’épuisement. On pourrait que mes insomnies seraient ainsi réglées, mais… non, pas vraiment. » Tu te grattes la barbe. Mal rasée. Mal entretenue. Ça ne te ressemble pas. Tu n’as pas le temps d’arrêter. Tu es une loque, Castiel, mais tu ne peux pas t’y attarder. Tu veux tant et tellement dormir, mais la douleur de ton crâne t’empêche de trouver le sommeil. Autant que l'urgence, que tes inquiétudes, que la peur, que le mal. « Comment vas-tu, ma douce ? L’Académie et Lorgol doivent être… étranges. » Vides.


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptyMar 15 Aoû - 10:28

Apercevoir son visage est un baume sur le coeur de la princesse, bien qu'elle remarque immédiatement son teint pâle et son air négligé qui lui est si peu habituel. L'inquiétude la traverse de part en part et déjà, elle regrette à nouveau de ne pas pouvoir être à ses côtés. Cette distance qui les sépare l'afflige plus que jamais, c'est une terrible épreuve que de voir un proche souffrir sans pouvoir l'atteindre ni même lui venir en aide. Bien sûr, elle passe chaque jour à converser avec lui à travers son médaillon, à lui conseiller des remèdes et autres décoctions qui peuvent apaiser les symptômes sans pour autant chasser le mal, mais elle se sent si impuissante à cet instant que la détresse s'empare de son coeur. Son sourire est sincère pourtant, écho du sien, alors qu'elle le voit prendre place et qu'un félin au pelage blanc s'installe sur ses genoux. « Bonjour Mirat. » le salue-t-elle avec affection avant de s'enquérir de l'état de son fiancé. Une question dont elle croit déjà deviner la réponse, malheureusement.

« Oh, pas trop mal, je suppose. D’autres sont dans un bien pire état que moi, ailleurs… simplement, quelques… quelques maux de tête un peu persistants, mais rien qui sorte réellement de l’habitude, n’est-ce pas ? » Des maux de tête... Les premiers touchés par la maladie ont commencé à s'en plaindre il y a peu et il semblerait que ce nouveau symptôme se manifeste de plus en plus chez chacun des malades. Inutile pourtant de l'alerter avec des propos alarmistes, au moins pour le moment. « On pourrait croire que mes insomnies seraient ainsi réglées, mais… non, pas vraiment. » Un sourire désolé étire les lèvres de la princesse. Si seulement elle pouvait y faire quelque chose...

« Comment vas-tu, ma douce ? L’Académie et Lorgol doivent être… étranges. » Alméïde pousse un soupir un peu las. « L'Académie semble plus vide, même si la rentrée n'a pas encore eu lieu. Et elle est tout à la fois agitée de personnes qui cherchent frénétiquement des solutions. Je ne quitte pas beaucoup la bibliothèque ces derniers jours mais ce que j'en vois est... inquiétant. » Elle ne peut pas lui mentir, pas à ce sujet. Elle aimerait pouvoir le rassurer mais en la circonstance, ils doivent s'attendre au pire, surtout depuis que l'ordre a été donné partout de débusquer les mages et de les traquer. Elle aimerait tant avoir les conseils de Simon à cet instant.

« Rien de ce que je t'ai conseillé n'a eu d'effet alors ? Aucun changement notable ? » Ce n'est pas vraiment une question, après ce qu'il lui a dit sur son état, mais elle se doit de vérifier, d'essayer, encore. Puis, avec hésitation, elle continue : « Est-ce que... Quelqu'un se doute-t-il de quelque chose ? » Le secret est-il déjà éventé ? Risque-t-il son trône ? Risque-t-il... sa vie ?


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptySam 19 Aoû - 1:04

« L'Académie semble plus vide, même si la rentrée n'a pas encore eu lieu. Et elle est tout à la fois agitée de personnes qui cherchent frénétiquement des solutions. Je ne quitte pas beaucoup la bibliothèque ces derniers jours mais ce que j'en vois est... inquiétant. » Tu soupires à ton tour, désolé de tout ce qui arrive en cet instant. Désolé de ces adolescents malades, autant que les adultes, de ces innocents qui n’ont rien demandé. Tu ne doutes pas un instant de ce qui se cache derrière cette épidémie, il est clair pour toi que tout revient à cet Ordre qui ne trouve satisfaction que dans le chaos et la destruction, mais tu ne veux pas t’en ouvrir davantage. Pas alors que dans ton esprit, le vide résonne, le vide veut te dévorer, le vide se fait puissant.

« Rien de ce que je t'ai conseillé n'a eu d'effet alors ? Aucun changement notable ? » Un hochement négatif de la tête. Tu as essayé, sans grand succès, les quelques conseils destinés à apaiser tes nausées, à calmer tes maux de tête et à trouver le sommeil, mais rien n’y fait. Parfois quelques heures, puis tout revient au grand galop, comme si rien n’avait été tenté. « Est-ce que... Quelqu'un se doute-t-il de quelque chose ? » Tu poses ton doigt sur tes lèvres, intimant à Alméïde de ce simple geste de ne pas parler plus. Ta paranoïa s’accentue, avec l’épuisement, et avec la littérale chasse aux sorcières qui a lieu en ce moment en Ibélène… par Aura et Alder réunis, il est hors de question qu’on te découvre. Tu lui fais signe d’attendre et tu fais le tour de ton atelier, cherchant à en débusquer un quelconque espion caché ; tu vérifies que la porte est bien verrouillée, que la trappe cachée sous le tapis ne cache aucun personnage mal avisé, que ton coffre à la serrure pas encore réparée ne contient pas de quelque invention traîtresse. Et c’est uniquement une fois ces vérifications faites que tu retournes au miroir, reprenant ton Familier sur tes genoux. Mirat doucement ronronne, les yeux fixés sur Alméïde, et la vibration de sa gorge sous tes doigts t’apaise un peu. « Je ne me fie pas à ces artefacts magiques, que tu réponds d’abord, les yeux toujours plissés avec méfiance. Surtout avec toutes ces... interférences. » Seul mot que tu trouves. Seule chose qui t’a empêché de prendre tes bottes et d’un claquement des talons, te retrouver à Lorgol, en sécurité, prétextant un désir de voir ta fiancée. Avec ce qui se passe, les bottes s’y seraient rendues sans le reste de ton corps.

Ç’aurait été fâcheux.

« Mais pour répondre à ta question… non. Tu chuchotes plus que tu parles, cette fois tout à fait collé contre le miroir. Si proche qu’Alméïde peut voir le rouge de tes yeux, détailler le noir de tes joues mangées de barbe. Mais Madeleine… est intelligente. » Il n’y a pas qu’elle. Tu crains aussi les regards inquisiteurs de Césaire, et sa manie de laisser traîner ses oreilles partout où il passe. Mais Madeleine plus encore. « Si tu voyais comme elle est belle », que tu laisses échapper sans pouvoir te retenir, attendri à la pensée de ton épouse, qui s’arrondit de plus en plus, solaire et magnifique, déjà adulée par ton peuple. Dans bien peu de temps, deux mois à peine, elle donnera naissance à votre enfant, et tu es frustré de ne pas pouvoir profiter de cette grossesse autant que tu le désires. Tout ceci à cause de cette stupide maladie, rah ! « Belle, et intelligente, et… et je ne sais pas si je peux lui dire… ça. » Tu l’as bien dit à Alméïde. Pourquoi pas à Madeleine ? Pourquoi pas à Melbren, comme tu hésites à le faire depuis des années ? Peur sournoise qui te ronge, encore. Le rejet. La trahison. Ce qui tremble en toi.


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptySam 19 Aoû - 15:28

Elle s'attendait à ce qu'il confirme ses dires, sur l'inefficacité de ses traitements, mais ça n'en est pas moins une déception pour le médecin qui ne sait plus quoi faire pour lui venir en aide. L'impuissance qu'elle ressent face à cette épidémie croît de jour en jour et elle aimerait tant pouvoir se rendre utile. Elle songe aux convois qui parcourent les routes du continent et qui se dirigent vers Roc-Épine, à la recherche du remède, priant Volga de veiller sur leur route et Callia de les guider vers la solution à leurs problèmes. En attendant, pourtant, elle ne peut que voir les effets de cette maladie sur le visage de celui qu'elle aime, sans pouvoir l'aider ni le rejoindre, et son coeur saigne à cette pensée.

La maladie elle-même n'est pas la seule chose à craindre toutefois. Un autre sujet d'inquiétude tourmente les courtes nuits d'Alméïde et quand elle l'aborde, elle aperçoit la soudaine gravité de Castiel qui lui fait signe de se taire. Perplexe, soudainement emplie d'appréhension, elle le voit s'éloigner et quitter son champ de vision, ne réapparaissant que par instants alors qu'il parcourt la pièce dans laquelle il se trouve. Elle entend des portes qui s'ouvrent et qui se ferment, des pas qui résonnent d'un côté ou de l'autre, puis elle aperçoit une nouvelle fois sa silhouette quand il se retrouve devant le miroir. « Castiel, qu'est-ce qu... ? » « Je ne me fie pas à ces artefacts magiques. Surtout avec toutes ces... interférences. » Oh. Elle hoche doucement la tête, elle comprend, bien qu'elle doute qu'ils aient d'autres problèmes avec ce miroir, autre que la vision troublée qui leur est reflétée. Elle ne peut d'ailleurs qu'espérer qu'il continuera à fonctionner malgré une épidémie qui semble de plus en plus forte, mais elle a bien peu de certitudes à ce sujet. La magie la dépasse complètement.

« Mais pour répondre à ta question… non. Mais Madeleine… est intelligente. » Interdite, elle ne sait que répondre. Elle voit son visage, si près du sien, mais si loin à la fois. Elle voudrait tendre la main et le toucher, le rassurer et l'apaiser, l'embrasser même, jusqu'à ce que ses maux s'envolent, jusqu'à ce qu'ils ne soient plus qu'un mauvais souvenir. Si seulement... « Si tu voyais comme elle est belle. » Un sourire attendri se dessine sur ses lèvres, masquant une gêne passagère, un trouble moins visible et bien dissimulé par le flou du miroir. Elle est heureuse qu'il ne soit pas seul, elle est heureuse également que la duchesse ait trouvé sa place dans le duché de l'Esprit et qu'un héritier soit déjà en route, mais elle ne peut s'empêcher de ressentir une pointe de déception à l'idée que Madeleine ait la chance de pouvoir rester à ses côtés alors que les mois s'écoulent et qu'elle-même compte les jours avant de pouvoir le retrouver. Le pincement au coeur est léger pourtant, vite chassé par ce qui importe réellement.

« Belle, et intelligente, et… et je ne sais pas si je peux lui dire… ça. » Alméïde pousse un soupir, se laissant un temps de réflexion. Le sujet est plus qu'épineux et elle a peur, si peur, qu'il soit découvert dans un tel moment. « Il n'y a aucun moyen de savoir comment la maladie va évoluer, les semaines à venir pourraient être pires que tout et si tu ne peux pas le cacher, il faut que tu puisses compter sur quelqu'un, à Euphoria. » Les faits sont là, douloureux, mais réels. Son état va probablement empirer et il n'y a rien, absolument rien, qu'elle puisse faire. Elle se doit de réfléchir posément à une solution pourtant. « Au train où vont les choses, elle finira bien par l'apprendre et il vaut mieux qu'elle l'apprenne de toi. Elle est ta femme, elle porte ton enfant, si tu veux qu'elle soit une alliée tu ne peux pas permettre qu'elle l'apprenne autrement. » En prendrait-elle ombrage, si elle venait à l'apprendre par la force des choses ? Alméïde la connaît si peu et les lettres qu'elles ont échangées ne lui permettent pas de prédire comment elle prendra une telle nouvelle, mais elle ne voit pas d'autre solution, à moins que Castiel parvienne à dissimuler totalement son état à son entourage – ce dont elle doute fortement vu son état actuel. « Est-ce que tu lui fais confiance ? » demande-t-elle alors d'une voix plus douce. Car tout repose sur ça, n'est-ce pas ?


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptyMar 22 Aoû - 6:47

Tu vois bien qu’Alméïde suit le chemin de tes pensées et tu espères d’elle une solution qui n’implique pas de confier à Madeleine le secret le plus important de ta vie. Celui qui pourrait être ta mort. Malheureusement, les réflexions de ta fiancée ne suivent pas le cours de tes espoirs, et même bien au contraire : « Il n'y a aucun moyen de savoir comment la maladie va évoluer, les semaines à venir pourraient être pires que tout et si tu ne peux pas le cacher, il faut que tu puisses compter sur quelqu'un, à Euphoria. » Contrarié, ton visage se crispe en une moue déplûe, et tu te concentres sur les caresses données à ton Familier, pour ne pas penser au fait que tu voulais autre chose. « Au train où vont les choses, elle finira bien par l'apprendre et il vaut mieux qu'elle l'apprenne de toi. Elle est ta femme, elle porte ton enfant, si tu veux qu'elle soit une alliée tu ne peux pas permettre qu'elle l'apprenne autrement. » Elle a raison. Et tu détestes avoir tort. Mais elle a raison, et tu ne peux même pas protester.

Tes deux mains viennent englober ton visage, le cachent à la vue de la princesse. « Est-ce que tu lui fais confiance ? Sans doute. »

Juste un murmure, un peu désemparé.

Tu écartes tes doigts, afin de regarder le reflet un peu flou d’Alméïde. Elle semble sortir d’un rêve. Inaccessible. Si loin, si proche. « Ma famille a toujours… su, que tu continues, sur le même ton bas, si proche du miroir que tu pourrais l’embrasser en tendant à peine les lèvres. Cruelle ironie, alors que tu rêves tant et tellement d’embrasser ta fiancée. La seule vue de son visage allume en toi un désir que tu ne peux assouvir. J’aimerais presque que ce soit si simple. Qu’elle comprenne, simplement, en… en étant là. » Tu hoches un peu la tête. Tu sais que ce n’est pas possible. Tu sais que les Séverac savent, pour la magie qui est tienne, pour ces excuses fabriquées à l’emporte-pièce, pour ce que tes mensonges ne savent tout à fait cacher à ceux que tu aimes plus que tout. Ils savent, car depuis des années, ils vivent à tes côtés. Madeleine, depuis six mois. « Nous pourrions peut-être… partir. » Aux Murmures, peut-être. La route est longue, entre les Murmures et Euphoria, mais vous y seriez en paix. Ou vous fendre d’une retraite très privée au Château des Charmes, en jetant la majorité des résidents hors des murs le temps de votre lune de miel. Ou au domaine que tu as offert à ton épouse, afin qu’elle puisse s’y retirer à loisir si elle a assez de te voir. Ou n’importe où. Tu t’en fous. Loin de tout.
Ce serait moins dangereux que cet autre plan, dont tu n’oses pas encore aviser Alméïde. Ce plan bien plus sombre, bien plus dangereux, que tu élabores avec une impatience toujours croissante et un désespoir égal. Tu ne sais pas comment tu lui en parleras, mais… tu le devras bien, si tu ne réussis pas à entretenir Madeleine du secret de ta magie.

Tu te racles la gorge et étires le bras afin de quérir un verre d’eau laissé sur le plan de travail derrière toi. Pas une goutte d’alcool, depuis le début de l’épidémie : sa seule odeur amplifie tes nausées. Tu en es rendu à vider des bouteilles entières de vin dans les canalisations, afin que ta non consommation passe inaperçue. Si tu avais su que tes vices seraient tes potentiels traîtres…  « As-tu vu ma soeur ? Comment… comment se porte-t-elle ? Et Meldred, Arsène, Agathe ? » Tu sais que la séparation d’avec Rhéa doit être déchirante, elle qui vit avec l’esprit millénaire si longtemps, depuis le tiers de sa vie. Plus encore, différente, de celle qui subsiste suite au départ d’Hypérion. Pour te protéger, toi qui sera déjà suffisamment atteint de tous les maux du monde. Et pourtant, tu crains que toute sa protection ne soit qu’une lame à double tranchant.


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptyJeu 19 Oct - 3:34

« Sans doute. » Rien qu'un murmure, mais rien de très assuré. Alméïde reste silencieuse, touchée par le désarroi de son fiancé. Son mariage avec Madeleine date de plusieurs mois, mais il reste un choix politique malgré l'affection sincère qu'il semble éprouver un peu plus chaque jour pour la jeune femme de Bellifère. Visiblement, ce n'est pas encore suffisant pour qu'il lui révèle ce qu'il a osé lui dire elle, il y a déjà bientôt une année. « Ma famille a toujours… su. J’aimerais presque que ce soit si simple. Qu’elle comprenne, simplement, en… en étant là. » Un mince sourire, compréhensif et compatissant. Lui aurait-il tout raconté d'ailleurs, si l'émotion – l'excitation – ne lui avait pas fait perdre le contrôle, s'il n'avait pas mis le feu à sa chambre ? Elle se le demande parfois, la princesse, mais reste consciente de la difficulté de sa position en tant que duc ibéen – et déjà si souvent pris pour incompétent car instable et imprévisible.

« Nous pourrions peut-être… partir. » Partir, oui. Quitter Euphoria pour éviter que tous les regards se tournent vers lui. « C'est une bonne idée. Vous pourriez prétexter vouloir vous isoler un peu pour la grossesse de Madeleine. » Personne ne trouverait étrange qu'une Belliférienne veuille vivre une grossesse tranquille, sans tous ces regards posés sur elle. Le seul souci, reste de la mettre dans la confidence, et c'est à lui seul de prendre cette décision.

L'image devient un peu plus floue, l'espace d'un instant, ce qui l'inquiète. Pourvu que ce miroir tienne encore le coup jusqu'à ce qu'un remède soit trouvé, elle ne supporterait pas d'être coupée de lui sans moyen d'avoir de ses nouvelles, pas alors qu'il est dans cet état.

« As-tu vu ma soeur ? Comment… comment se porte-t-elle ? Et Meldred, Arsène, Agathe ? » Son coeur manque un battement ; sa gorge est serrée, son teint blêmit. Elle a un sourire triste, la princesse des dunes, lorsqu'elle songe à Mélusine et aux terribles mots qui résonnent encore dans son esprit. « Ils vont bien. Je vais les voir tous les jours. Du moins, j'y allais... » ajoute-t-elle, d'une voix incertaine. Il y a plusieurs jours déjà qu'elle a quitté la tour de Sylvamir le coeur lourd, comme enserré dans un étau ; le sommeil s'est fait plus rare, plus encore que depuis le début de l'épidémie, et ses pensées sont sans cesse tournées vers tout ce qu'elle a pu dire et les conséquences que sa bêtise a pu engendrer. Elle a promis de retourner la voir dans quelques jours et elle tiendra sa promesse, mais elle a encore besoin d'un peu de temps ; penser à tout cela est beaucoup trop dur. « J'ai fini par écouter tes conseils, je lui ai parlé de... ce que je pouvais ressentir. Ca ne s'est pas... très bien passé. » Nouveau sourire sans joie, puis elle secoue la tête, résignée, déterminée à ne pas se laisser à nouveau envahir cet affreux sentiment de perte qu'elle ressent depuis lors. Elle n'a pourtant pas perdu son amitié. « Mais ça n'a pas d'importance. J'irai leur rendre visite à nouveau dans quelques jours. Veux-tu que je fasse passer un message ? » demande-t-elle, s'efforçant de faire comme si de rien était alors que son coeur hurle son désarroi. Pourquoi ceux qu'elle aime sont-ils à la fois si proches et si loin d'elle ? Que ne donnerait-elle pas pour se reposer dans les bras d'un être aimé ?


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptyMar 24 Oct - 0:17

Ta raisonnable (hrm) fiancée se rallie à ta sage idée de partir. La grossesse de Madeleine, tombe à pic, certainement, et personne ne sourcillerait trop qu’elle désire s’isoler. Si elle était cielsombroise, oui, mais vu ses origines… ce serait même naturel. Il reste l’épineux problème de devoir la prévenir de ta particularité. Tu ne sais pas si tu y es prêt. Si tu pourras. L’idée se range toutefois dans ton esprit. Tu te jures que tu considéreras la chose – sérieusement.

Tu veux cela dit changer de conversation. Tu veux te réjouir, un peu ! Avoir des nouvelles de ta sœur aînée chérie et des oisillons fourrés dans ses jupes, couvée sur laquelle elle veille comme une louve féroce. Tu espères qu’Alméïde te racontera les derniers babillages de ton neveu, les nouvelles bêtises d’Arsène, les toilettes délicates d’Agathe, mais rien de tout cela. Elle pâlit, ta belle, elle se fait muette, et déjà paranoïaque, déjà à fleur de peau, tu crains aussitôt le pire. Et même son sourire ne peut chasser cette impression qui te tord le cœur. « Ils vont bien. Je vais les voir tous les jours. Du moins, j'y allais... » Allais ? L’usage du temps passé te fait tiquer et tu t’empresses de tenter d’élucider ce soudain mystère, que tu n’es pas en mesure de supporter plus que nécessaire (ta patience déjà très courte est à peu près devenue inexistante) : « Est-il arrivé malheur à l’un d’eux ? Ou à Hiémain ? » S’il devait être arrivé malheur à ton beau-frère, tu l’aurais su bien avant, tu t’en doutes, mais sait-on jamais ! Les nouvelles voyagent remarquablement lentement, en ce moment. « J'ai fini par écouter tes conseils, je lui ai parlé de... ce que je pouvais ressentir. Ca ne s'est pas... très bien passé. » Oh. Oh.
Ton expression adopte la même déconfiture que celle d’Alméïde, se calque à la tristesse de ses traits. Pire, encore : si elle réussit à contenir un peu de son désarroi, tu en es incapable, toi. Trop épuisé, trop sensible. Tu ne comprends pas. « Mais ça n'a pas d'importance. J'irai leur rendre visite à nouveau dans quelques jours. Veux-tu que je fasse passer un message ? » Pas d’importance ! Ah ! Si elle n’était pas ta fiancée, tu lui dirais bien de se taire, de cesser de débiter de telles sottises. Pas d’importance, son amour pour ta sœur ? Pas d’importance, ce qui s’est passé entre elles ? Pas pour un fils de Mirta. « M-mais, mais pourquoi ? Mais comment ? Lui as-tu, lui as-tu vraiment… ça ne se peut pas, Alméïde. Je veux dire, elle m’a, elle m’a reproché tout, tout ça et… est-ce de ma faute ? Forcément, non ? Si tu n’avais pas été là, Mélusine ne serait peut-être pas retourné auprès de Hiémain. N’aurait pas défoncé les grilles de son domaine. Tu ne pouvais pas contrôler les sentiments d’Alméïde, Castiel. Un hoquet, quelques larmes, et ton Familier s’empresse de se frotter contre toi, mais cela ne sert à rien. Il te faudrait l’apaisement de Vif-Argent. Parti. Absent. Vide. Si, si, si je n’avais pas… si je ne t’avais pas… » Un deuxième hoquet et ta voix se casse dans un sanglot.

Tu pleures, Castiel, comme si c’était à toi qu’on annonçait une terrible nouvelle.
Comme si elle te disait ne pas t’aimer, ne plus vouloir t’épouser.

Tu pleures tellement que tu en as des nausées, que tu dois te précipiter hors du champ d’action du miroir pour aller vomir, la violence de tes sentiments se mêlant à la maladie. Tu n’es pas en état de contrôler tes sentiments, tes émotions, et dans ton esprit tourne la certitude que tout ceci est de ta faute. Tu espérais régler la chose, mais il était déjà trop tard. Tu t’en veux et tu ne peux gérer cette culpabilité, légitime ou non. Tu reviens après t’être généreusement rincé le gosier, les joues encore mouillées de larmes. Serré sur ta chaise comme un enfant. « Je suis tellement désolé, Alméïde, tout est de ma faute. »


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptyDim 29 Oct - 14:11

Elle n'avait pas prévu une telle réaction. Elle le sait sensible pourtant, elle le sait à fleur de peau, encore plus avec cette maladie, mais elle n'était pas préparée à voir ses grands yeux noirs se remplir de larmes, ni son visage pâlir plus encore. Et surtout, elle ne pensait pas pouvoir se sentir encore plus mal. Non contente d'avoir blessé son amie la plus chère, elle heurte désormais l'homme qu'elle aime et elle doute que son coeur supporte encore de leur faire ainsi de la peine plus longtemps. N'aurait-elle pas dû se taire ? N'aurait-elle pas dû garder cela pour elle ? Non, bien sûr que non, elle devait se motnrer honnête, mais peut-être n'était-ce pas le bon moment. Elle en avait envie pourtant, elle en avait besoin. Il est le plus à-même à comprendre, n'est-ce pas, lui qui lui a révélé ce que Mélusine ressentait encore pour elle ? Son coeur saigne de songer encore à cet avenir qui ne sera pas, à cet amour qu'elle ne pourra guère vivre ni même montrer. À cet amour qu'elle a refusé à sa douce amie et qui désormais est hors de portée, par sa faute.

« M-mais, mais pourquoi ? Mais comment ? Lui as-tu, lui as-tu vraiment… ça ne se peut pas, Alméïde. Je veux dire, elle m’a, elle m’a reproché tout, tout ça et… est-ce de ma faute ? » « N-non voyons... » Oh, comme elle ne supporte pas la vision de sa détresse, la vision de ces yeux embrumés et de ces larmes qu'elle voudrait tant retenir, embrasser jusqu'à ce qu'elles se volatilisent. Comme elle aimerait l'étreindre à cet instant, pour chasser son chagrin, pour oublier le sien également. « Si, si, si je n’avais pas… si je ne t’avais pas… » Interdite, incapable de prononcer un mot sans sentir sa gorge se serrer, elle ne parvient pas à lui adresser une parole rassurante avant qu'il ne s'éloigne, en pleurs, secoué par la détresse et la maladie. Alméïde niche son visage dans sa main, lasse, coupable, désarmée. Qu'a-t-elle fait, par tous les dieux ?

Les secondes passent, elle attend patiemment que Castiel déverse toute sa peine, profitant de cet instant pour essuyer quelques larmes sur son propre visage. Et lorsqu'il revient, elle se tient droite, aussi digne que possible, heureuse que le flou du miroir dissimule habilement les quelques traces qui parsèment ses joues – au contraire de celles humides de son fiancé, bien visibles. « Je suis tellement désolé, Alméïde, tout est de ma faute. » Elle secoue la tête, l'air bien sérieux mais un sourire contrit, doux sur ses lèvres. « Tu n'as rien à te reprocher mon amour. S'il y a bien une personne à blâmer, c'est moi-même. » Elle ignore comment elle parvient à s'exprimer sans que sa voix ne tremble, mais c'est le cas. Elle est responsable, c'est à elle se de montrer forte. « J'ai été naïve de penser que je pourrais aller voir Mélusine pour lui parler et faire... comme si de rien n'était. Mais c'est moi qui l'ai encouragée à retrouver Hiémain, désormais elle est mariée, et son époux... est kyréen, ce n'est pas possible. » Comment a-t-elle pu penser que ça ne poserait pas problème ? Comment a-t-elle pu croire que ce ne serait pas un obstacle ? « Il ne peut pas savoir, Castiel. Je ne veux pas causer plus de problèmes à ta soeur que je ne l'ai déjà fait. » Presque suppliante est la voix de la princesse ; Mélusine mérite tout ce qu'il y a de mieux. « Mais ne t'en veux pas, je t'en prie. Tu n'es pas responsable. » Il n'a fait que lui ouvrir les yeux après tout, et elle ne peut que lui en être reconnaissante. Il n'a pas à s'en vouloir, mais le comprendra-t-il seulement ?


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptyMar 14 Nov - 1:36

Tu te demandes si elle a pleuré, elle aussi. Le reflet du miroir est trop flou que tu le saches exactement, et même sa voix est trop ferme, sans aucun des trémolos que tu cherches à déceler dans son ton égal : « Tu n'as rien à te reprocher mon amour. S'il y a bien une personne à blâmer, c'est moi-même. » Tu hoches un peu la tête négativement. Tu sais bien que c’est un peu de ta faute. Si tu n’avais pas courtisé Alméïde avec tant d’ardeur, dans les mois qui ont suivi les aveux de ta soeur… tout serait différent, n’est-ce pas ? « J'ai été naïve de penser que je pourrais aller voir Mélusine pour lui parler et faire... comme si de rien n'était. Mais c'est moi qui l'ai encouragée à retrouver Hiémain, désormais elle est mariée, et son époux... est kyréen, ce n'est pas possible. » Sale Kyréen puant. Tout est de sa faute. Voyons, Castiel. Ton accès de mauvaise foi est sévèrement corrigé par ton Familier, qui n’hésite pas à te ramener à l’ordre lorsqu’il est question de ton beau-frère. Tu ne connais que peu Hiémain, mais il rend ta Mélusine follement heureuse. Son absence semblait avoir éteint un feu en elle et depuis leurs retrouvailles, la flamme s’est rallumée, plus vive que jamais. Il n’a pas choisi d’être Kyréen, tout comme elle n’a pas choisi d’aimer une Erebienne qui n’était pas familière avec les choses de l’amour entre femmes.
Tous victimes de Mirta et de la danse ensorcelante de ses jupons.

Tu caresses le poil de Mirat, qui se fait de moins en moins doux et lustré, alors que la maladie vous affecte tous les deux. Contact rassurant, contact qui n’apaise pas les sanglots qui font encore se soulever ton torse amaigri. « Il ne peut pas savoir, Castiel. Je ne veux pas causer plus de problèmes à ta soeur que je ne l'ai déjà fait. » Tu renifles. Tu baisses la tête. Tu le sais. Tu ne comptais pas en parler à Hiémain, mais dans un moment d’emportement, d’enthousiasme, tout aurait été possible. Il ne doit pas savoir. Pour le bonheur de ta soeur, il doit vivre dans cette bienheureuse innocence quant à cette histoire crève-coeur. Heureux soient les ignorants. « Mais ne t'en veux pas, je t'en prie. Tu n'es pas responsable. Je, je ne sais pas. Tu ne sais pas grand chose, depuis un mois. Tu ne sais même pas si tu survivras à tout cela. J’es, j’es, j’espère que tu as raison, Alméïde. » C’est tout ce qu’il te reste.

L’espoir.
Sale espoir puant.

Tu déposes Mirat au sol, le laisse aller se coucher sur les dalles de pierre fraîches du plancher de ton laboratoire. Tu attrapes un verre d’eau laissé sur la table derrière toi, sans en boire une gorgée. Le tenir te suffit, calme un peu tes tremblements. « Je, je cherche… je cherche quelque chose pour cacher ça. Ça, tes cernes, ton teint, ton tremblement, ta maladie, ça tout ça. Au cas où je, je, si ça… si ça devient… pire. » Tu dois lui dire. Au cas où tu doives te rendre à des extrémités… extrêmes, en manque d’un autre mot pour décrire ce que tu cherches et que tu planifies depuis le début d’août.


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptySam 18 Nov - 3:20

« Je, je ne sais pas. J’es, j’es, j’espère que tu as raison, Alméïde. » Le ton de sa voix, autant que la détresse de son regard, finissent presque d'avoir raison d'elle. Mais elle s'efforce de sourire, elle s'efforce d'apporter soutien et réconfort dans un moment où il a besoin d'elle, plus que jamais. Aimer Mélusine lui est impossible, pas comme elle l'a espéré quelques instants – comme elle l'a espéré trop tard – mais elle tente de se convaincre que ce n'est pas une fatalité. Elle est heureuse auprès de Castiel et son amie l'est tout autant auprès de son époux ; elles surmonteront cette histoire, elle oublieront, elles tourneront la page. Tout ce qui compte désormais, c'est de ne pas perdre cette amitié qui lui est si chère et si précieuse depuis tant d'années. Alors oui, tout ça est douloureux, mais elle est persuadée – elle s'efforce de se persuader – qu'elle s'en remettra sans peine. Alors que Castiel, en ce moment, vit un calvaire à cause d'une terrible maladie qui pourrait avoir de fâcheuses conséquences si l'on venait à découvrir qu'il est mage. Pas de cette façon, pas alors qu'il parvient enfin à montrer l'image d'un duc responsable au reste de l'empire, malgré ses frasques de l'année dernière. Tout serait à refaire, la méfiance serait omniprésente face à ce souverain ibéen qui leur a dissimulé sa véritable nature toutes ces années. Méfiance plus grande alors que la guerre gronde dans tout le continent et l'épidémie pousse à la paranoïa, pousse à débusquer tous ceux qui présenteraient le moindre symptôme pour les chasser des terres du savoir.

« Je, je cherche… je cherche quelque chose pour cacher ça. » Il semble suivre le fil de ses pensées, revenir sur l'essentiel. C'est le plus important, c'est le plus urgent ; elle voudrait tant pouvoir le rejoindre et l'emmener loin, très loin des regards, pour prendre soin de lui, pour éviter le pire. « Au cas où je, je, si ça… si ça devient… pire. » Sa gorge se serre, elle sent le poids de l'avenir qui plane au-dessus d'eux, elle imagine le pire, l'inimaginable. Sa lèvre tremble, juste un instant, et elle se désole de ne pouvoir lui apporter des paroles rassurantes à ce sujet. Elle ne peut se résoudre à lui mentir. « Je pense... que partir n'est pas une mauvaise idée. » S'éloigner des regards, s'éloigner de ceux qui pourraient lui vouloir du mal et le dénoncer au moindre soupçon. Mais ce n'est pas tout. « Castiel, tu dois faire confiance à quelqu'un autour de toi. Tu ne peux pas faire ça tout seul, il te faut... une personne pour te couvrir, pour t'excuser dans les moments les plus difficiles... » En l'absence de son conseiller et de sa famille, il n'y a bien que Madeleine qui puisse se révéler être une alliée, la seule susceptible de jouer ce rôle. Alméïde secoue la tête. « Je t'en prie, réfléchis-y au moins, tu as besoin d'aide. » Il a besoin d'aide et elle est trop loin pour la lui fournir. Elle se désolée elle-même de ces paroles creuses et inutiles. Elle sent poindre ce sentiment d'impuissance, à la lisière du désespoir, alors qu'elle fait tout son possible pour ne pas laisser paraître son inquiétude – sans succès.


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptyMer 22 Nov - 17:30

Tes yeux noirs semblent vouloir lire en Alméïde, lire dans cet esprit troublé par les événements récents. Ceux reliés à cette maladie, ceux reliés à ta Mélusine, ceux reliés à toutes ces choses qu’elle ne peut pas contrôler. Tu n’as rien dit, encore, et tu sais que cela lui déplaît. Grandement. C’est imprudent. C’est peut-être ma seule possibilité de rester en vie. Peut-être au sacrifice de ta couronne. Mais vivant. Tu veux tout. Tu as toujours voulu, désiré, exigé, tout, et tu n’abaisseras pas tes ambitions. Surtout pas maintenant. Baisser les bras, même un peu, ce serait abandonner. Tu resteras vivant - bien vivant - et bien duc. « Je pense... que partir n'est pas une mauvaise idée. Et si je ne peux pas ? », répliques-tu, plus agressif que voulu. Si tu ne peux pas partir, parce que tu es duc et que tu dois continuer de gérer ce duché en guerre ? Si tu ne peux pas partir, parce que ta femme accouche avant l’heure prévue ? Et si elle meurt en couches ? Ne pense pas à cela. Tu as suffisamment d’angoisses comme cela, inutile de te rajouter celles qui se dessinent de plus en plus, au fur et à mesure que ton épouse s’arrondit magnifiquement. Celles qui te gardent éveillé la nuit, alors que Madeleine dort du plus paisible des sommeils. « Désolé », murmures-tu, baissant le nez sur le plancher, alors que de nouvelles larmes menacent de couler sur tes joues. Tu ne voulais pas. Tu n’es bon qu’à ça, n’est-ce pas ? Blesser ceux que tu aimes. Tout gâcher. Une nouvelle fois.

« Castiel, tu dois faire confiance à quelqu'un autour de toi. Tu ne peux pas faire ça tout seul, il te faut... une personne pour te couvrir, pour t'excuser dans les moments les plus difficiles... » Vos hochements de tête sont coordonnés. Tu sais. Tu le dois. Tu ne sais pas si tu en seras capable. « Je t'en prie, réfléchis-y au moins, tu as besoin d'aide. » Tu bois une gorgée d’eau, afin d’hydrater ta gorge irritée par les vomissements, blessée par tes cris de rage et tes pleurs infinis. Tu as l’impression d’être à nouveau en plein sevrage - pour une deuxième fois cette année. Ibelin de cette trame, Lorgol de celle alternée, mélange incertain qui te fait frissonner. Tu ne veux pas recommencer. « Je vais, je vais… je vais y penser. Mais je… je dois aussi penser à si… si ce n’est pas possible. À ce qui sera le moins… le moins pire. Le moindre mal. N’est-ce pas ainsi qu’un souverain doit gouverner ? N’est-ce pas ce qui résume les choix de la Rose Écarlate, il y a mille ans ? Le moindre de deux maux. Octave… est jeune. Augustus ne serait pas aussi clément. Pas pour, pour ça. » Ça. Tu ne dis pas quoi. Ça, la drogue. Ça, la magie. Ça, tes frasques infinies. Ça, tu ne sais plus.


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptyJeu 30 Nov - 0:31

« Et si je ne peux pas ? » La voix est sèche et sa violence la surprend, manque de la faire sursauter. Il semble à bout, au comble du désespoir. Il semble lutter à chaque instant contre le mal qui le ronge et elle devine que les angoisses, en plus de la maladie, finissent par peser bien trop lourd sur ses épaules. Alors elle est surprise oui, mais pas outrée, ni même blessée. Au contraire, elle sent sa douleur poindre comme si elle était sienne et elle regrette de ne pouvoir réellement échanger sa place avec celle de son fiancé, afin de le délester du fardeau qu'il traîne derrière lui. « Désolé » Elle secoue la tête, la gorge serrée, sans un mot. Ce n'est rien, semble dire son regard embué. Non, ce n'est rien.

Elle cherche pourtant encore à la convaincre, à le pousser à faire confiance, à s'appuyer sur quelqu'un d'autre. Elle sait que son conseiller est parti rejoindre un convoi, que son frère en a fait de même avec cette abeille confiée par la Rose, que ses soeurs sont à Lorgol et que son aîné a reçu pour ordre de chasser les mages des terres ibéennes. Des mages comme lui. « Je vais, je vais… je vais y penser. Mais je… je dois aussi penser à si… si ce n’est pas possible. À ce qui sera le moins… le moins pire. » Alméïde ferme les yeux, lasse de tous ces maux qui les tourmentent, de ces malheurs qui ne cessent de tomber sur eux. À chaque fois, elle pense qu'ils ont surmonté le pire et à chaque fois, on la détrompe. Son coeur malmené n'aspire qu'à la paix mais il n'y a que la fatigue, une fatigue qui lui pèse. Alors lui, que doit-il ressentir ?

« Octave… est jeune. Augustus ne serait pas aussi clément. Pas pour, pour ça. » Elle passe un instant la main sur son visage, lasse de ces épreuves passées, de celles à venir. Pourvu qu'un remède soit rapidement trouvé, ou les problèmes risquent de s'accumuler. « Tu as raison, nous devons aussi envisager le pire. » admet-elle finalement, à contrecoeur. Elle préfère espérer le meilleur, mais que faire si elle a tort ? Les risques sont trop grands pour ne pas les considérer. « Que comptes-tu faire alors ? » demande-t-elle, légèrement suspicieuse. « Faire croire à une rechute signifierait prendre le risque de perdre ton trône, Castiel. » ajoute-t-elle, d'une voix chevrotante. Qu'il ne croie pas qu'elle n'y a pas pensé, car elle a déjà envisagé bien des possibilités – des possibilités qu'elle a écartées, espérant ne jamais y être confrontée. Mais a-t-il seulement le choix ?


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptyVen 1 Déc - 3:28

Ta douce semble surtout découragée. Tu le devines à la main qu’elle passe sur son visage et à ses soupirs, qui cherchent, espèrent, des temps plus doux que ceux que vous avez traversé depuis les derniers mois. Bientôt, elle sera ton épouse, et tu t’accroches à cette perspective comme un naufragé à une bouée, mais tout est si difficile, jusque là. Les quelques éclats de joie et moments de bonheur, entachés par bien trop de sombres événements. « Tu as raison, nous devons aussi envisager le pire. » Bien sûr que tu as raison. Il était même temps, surtout, que tu aies un peu raison, dans cette conversation ! Satisfait, tu remues sur ta chaise, quasiment excité à l’idée de lui présenter ton plan aussi risqué qu’inconscient. Sauf que tu es très conscient. C’est probablement pire. « Que comptes-tu faire alors ? Alors… Faire croire à une rechute signifierait prendre le risque de perdre ton trône, Castiel. » Tu t’interromps aussitôt, surpris, et tu rentres la tête dans tes épaules, comme piqué au vif. Évidemment, si elle devine du premier coup… ce n’est pas très amusant. « Suis-je devenu si prévisible ? », marmottes-tu, le nez dans ton verre d’eau et la moue pincée.

Puisqu’elle a deviné, autant continuer et lui confirmer ses soupçons. « C’est le plus simple. Il suffit de, de reproduire les symptômes, sans que j’ai à consommer, et… voilà. » Voilà. Comme ça. Si simple, alors que ce ne l’est pas. Tu éprouves de grandes difficultés à concocter un élixir qui te convienne, et qui ne te tueras point, et c’est cela qui accapare tes jours et tes nuits depuis des jours. « Je puis aussi m’empoisonner. Madeleine dira bien que mon entêtement à manger la cuisine de mon duché est responsable de mon état », te permets-tu de glisser avec une pique affectueuse à l’égard de ton épouse et de ses goûts très fins en matière de cuisine. Tu dois avouer que l’apport du Belliférien de la Guilde des Cuisiniers est un apport plus qu’appréciable, et apprécié, à ton palais. Dommage que tu n’en manges pas une bouchée depuis des semaines… et que la seule pensée des riches plats en sauce typiques du duché de la Guerre fasse remuer ton coeur et son estomac. Tu plaques une main sur ton torse, comme pour contenir les mouvements de tes viscères. « Sinon, un accident. Ce n’est pas… ce ne serait pas difficile à mettre en scène. Une, une mauvaise chute, ou… quelque chose comme ça. » Tu hausses une épaule évasive, ne voulant pas t’étendre davantage sur cette option, définitivement trop risquée et te servant de solution de dernier recours.


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptyLun 4 Déc - 15:59

« Suis-je devenu si prévisible ? » Le ton boudeur et la moue qui l'est tout autant la font légèrement sourire. Est-ce le cas ? Est-il devenu prévisible ? Alméïde aime croire qu'elle commence simplement à bien le connaître, cet homme avec qui elle parle pratiquement chaque jour et chaque nuit depuis de nombreux mois, à qui elle confie ses joies et ses doutes, avec qui elle partage des pans de son quotidien, se révélant un peu plus à chaque fois. Les rires autant que les peines restent gravés en son esprit, en son coeur, et il lui semble que son amour pour son futur époux grandit à chaque instant un peu plus lui aussi. Si fort, qu'elle craint constamment que la maladie ait raison de lui et l'emporte définitivement loin d'elle. Une crainte qu'elle n'ose réellement formuler mais qui se lit dans ses yeux, tout comme dans ses paroles qui se veulent encourageantes.

« C’est le plus simple. Il suffit de, de reproduire les symptômes, sans que j’ai à consommer, et… voilà. » Elle arbore une moue sceptique, la princesse. Sceptique mais également inquiète, face à ce plan bancal dont l'issue pourrait bien être plus terrible qu'il ne le pense. Que se passera-t-il si Octave réagit aussi sévèrement que son père ? Pourrait-il le déstituer ? Alméïde se moque bien qu'il soit duc ou non, ce n'est pas ce qui l'importe, mais elle songe à l'équilibre d'Ibélène, elle pense à cette fragile alliance entre leurs trois duchés et à ce que ça signifierait pour Erebor et Bellifère. « Je puis aussi m’empoisonner. Madeleine dira bien que mon entêtement à manger la cuisine de mon duché est responsable de mon état. » Idée ingénieuse, mais touours aussi peu rassurante. Alméïde préfère ne rien dire. « Sinon, un accident. Ce n’est pas… ce ne serait pas difficile à mettre en scène. Une, une mauvaise chute, ou… quelque chose comme ça. » Elle esquisse un sourire sans joie, presque résigné. Ses idées risquent-elles toutes de le mettre en danger ?

« Je... je ne sais pas Castiel. Laisse-moi quelques temps pour y réfléchir, juste quelques jours. » Elle reconnaît bien cet air contrarié, alors elle ajoute : « Si tu veux trouver un moyen de reproduire les symptômes dus à la drogue ou à un empoisonnement, j'ai besoin de ce temps. » Elle peut peut-être trouver quelque chose d'utile au sein de l'Académie ou au coeur de ses bouquins. En vérité, elle espère surtout trouver une idée moins dangereuse. « En attendant, promets-moi de ne rien faire de stupide. » Elle se fait soudain très sérieuse, le regard déterminé. « S'il te plaît, promets-le moi. »


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Message Sujet: Re: L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime   L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime EmptyLun 4 Déc - 16:30

Ta fiancée ne semble approuver aucune de tes idées, vraiment, et tu ne peux pas vraiment lui en vouloir. Tu es habitué aux plans risqués, même dangereux, et tu vois difficilement hors de cela, en ce moment. Ton esprit est trop embrumé, trop douloureux, ton corps trop fatigué par les vomissements et le peu de nourriture ingérée, et seul, tu penses seulement au pire. Tu te vois mal partir, laisser ton palais alors qu’Ibélène reprend le dessus dans cette guerre affreuse. L’avenir est d’une incertitude que tu ne supportes pas. « Je... je ne sais pas Castiel. Laisse-moi quelques temps pour y réfléchir, juste quelques jours. » Une légère moue se trace sur ton visage. Tu n’as pas le temps d’attendre, même quelques jours. Et si demain, tu mourrais ? Si demain, le Maréchal de Serre venait t’arrêter, dénoncé aux autorités par tous et chacun ? « Si tu veux trouver un moyen de reproduire les symptômes dus à la drogue ou à un empoisonnement, j'ai besoin de ce temps. »

Tes épaules se détendent et ton expression se fait moins crispée. Plus avenante. Elle veut t’aider, même dans tes plans les plus terribles. Une bouffée soudaine d’amour réchauffe ton ventre et calme les mouvements protestataires de tes entrailles, et ton regard noir se fait plus doux encore. Les ronronnements de Mirat envahissent l’espace de ton laboratoire, paisibles et satisfaits, et s’ils n’étaient pas aussi forts, tu pourrais jurer t’entendre toi aussi reproduire ce son de bien-être. Comme tu l’aimes, cette femme - comme tu as hâte à février. « En attendant, promets-moi de ne rien faire de stupide. S'il te plaît, promets-le moi. » Le sérieux de ces yeux sombres hérisse les cheveux sur ta nuque, non pas de peur, mais de désir. Désir qui se mêle au souvenir malsain du temps alterné, des yeux clairs d’Anthim posés sur toi avec la même détermination. Le souvenir te laisse silencieux, un instant, absent sous le regard inquisiteur de ta douce. Muet, alors que tu chasses les sensations, la douceur et la douleur de concert, et que tu reviens tout entier à ta princesse. « Je te promets, mon amour. » Un sourire qui se veut rassurant. Tu lui promets, tu attendras. Jusqu’à ce que tu n’en sois plus capable. Tu attendras.


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