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 Planer ou voltiger, il faut choisir

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Marianne d'Orsang
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Message Sujet: Planer ou voltiger, il faut choisir   Planer ou voltiger, il faut choisir EmptyDim 13 Aoû - 2:31


Livre II, Chapitre 5 • La Mort dans les Veines
Mayeul de Vifesprit & Marianne d'Orsang

Planer ou voltiger, il faut choisir

Un coup de pouce pour tirer un trait sur la poudre



• Date : 24 juillet 1002
• Météo : la neige a cessé de tomber, le ciel est entièrement blanc.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Marianne a reçu un courrier de Mayeul - un appel à l'aide qui n'a cessé de l'inquiéter - et s'est éloignée du front quelques jours pour une discussion avec le Voltigeur.
• Recensement :
Code:
• [b]24 juillet 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2532-planer-ou-voltiger-il-faut-choisir]Planer ou voltiger, il faut choisir[/url] - [i]Mayeul de Vifesprit & Marianne d'Orsang[/i]
Marianne a reçu un courrier de Mayeul - un appel à l'aide qui n'a cessé de l'inquiéter - et s'est éloignée du front quelques jours pour une discussion avec le Voltigeur.  








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Message Sujet: Re: Planer ou voltiger, il faut choisir   Planer ou voltiger, il faut choisir EmptyDim 13 Aoû - 2:35

J’aurai du me méfier. Forcément qu’il y avait une entourloupe à ce prix ! Joli, couleurs, amusement. Oh ça va, n’en rajoute pas !
La Voltigeuse traverse les rues enneigées d’un pas vif, un tantinet contrariée. Agacée. Juste un peu. D’abord, parce qu’elle va être en retard au point de rendez-vous fixé avec Mayeul, ce qui lui ferait trop plaisir. Ensuite, parce que la raison du-dit retard trône fièrement sur sa tête, ornée d’une magnifique plume de paon. Ravissement. J’ai dis pas de commentaires. Oui, ce chapeau lui avait tapé dans l’œil, assez pour l’essayer. Ça tombait bien, elle cherchait un moyen de cacher ses cheveux en piteux état après son voyage aérien d’Euphoria à Svaljärd, sous la bruine puis la neige. Ce marchand déjà installé pour Lughnasadh était une aubaine. Du moins c’est ce qu’elle pensait, jusqu’à ce qu’elle se rende compte que le couvre-chef était impossible à enlever ! Qu’importe ses protestations, le commerçant avait refusé de la laisser partir sans payer, et elle manquait de temps pour négocier. Elle avait quitté l’étal furibonde, sa bourse délestée de quelques fleurons. De la vente forcée, parfaitement ! Ce genre d’enchantement farceur ne durait jamais très longtemps, mais tout de même ! Et ce n’est pas en Valkyrion que je vais dénicher un mage pour m’enlever ça.

Suivant les indications du dernier courrier du cielsombrois, elle trouve la petite place, puis l’enseigne de la Blanche Hermine – une taverne toute simple qui sera bientôt prise d’assaut pour la fête à venir. Et juste en dessous, le major de Vifesprit en train de patienter emmitouflé dans des fourrures.
Elle oublie un instant ses tracas ; son visage s’éclaire tandis qu’elle se dirige vers Mayeul, heureuse de le revoir. Il a meilleur mine que lors de leur dernière rencontre, débarrassé de ses bandages à la tête et bien campé sur ses jambes. Iode partage son allégresse, tout content de retrouver Nuage au-dessus de la ville et de découvrir un nouveau terrain de jeu.
Mais de plus près, le regard du Voltigeur réveille son inquiétude. Sobre ? Drogué ? En manque ? Les mots griffonnés sur sa première lettre lui reviennent, mais elle ne veut pas y repenser tout de suite.

« Bien le bonjour Major ! Je vois que vous avez retrouvé votre équilibre ; et quelque chose de plus chaud que vos chemises. Elle le taquine un peu, de ce jeu de politesses qu’ils utilisaient parfois à Euphoria. Comment se passe ton nouveau poste à Svaljärd et les préparatifs ? Tu t’habitues au climat ? »
Les choses sérieuses peuvent bien attendre d’entrer au chaud.







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Message Sujet: Re: Planer ou voltiger, il faut choisir   Planer ou voltiger, il faut choisir EmptyJeu 17 Aoû - 22:07

Marianne lui a répondu, et Mayeul a mis des jours à oser ouvrir sa lettre, craignant les mots couchés sur le papier. Et pourtant, la médecin ne l'a pas abandonné. Ils ont finit par conclure un rendez-vous, un peu à contrecœur du côté du Voltigeur. Il s'est emballé, peut-être, sans doute même. Il n'est pas un drogué. Il passe des jours sans toucher à rien, et le manque n'est pas si présent que ça. Il a paniqué, voilà tout. N'importe qui aurait paniqué, après avoir été envoyé dans cette fausse réalité ! Et il se trouve des excuses Mayeul, des tas d'excuses bancales et pleines de mauvaises foi... jusqu'à ce que Nuage lui vole dans les plumes. Et sur l'insistance du griffon, le major de Svaljärd a bien voulu convenir d'un rendez-vous.

Une petite place discrète, une taverne qui l'est tout autant. On ne le connaît pas ici mais surtout, on ne connaît pas Marianne. Et c'est sans doute le plus important : personne ne doit être au courant de ses problèmes. Pas son capitaine, pas ses hommes, et pas Reja. Elle lui en veut la Voltigeuse et lors de ses instants de manque, Mayeul songe que ce n'est peut-être pas plus mal. Mais lorsqu'il a pris quelque chose, c'est la jeune femme qui lui manque, et sa culpabilité ne lui laisse guère de répit. Alors le jour fixé, Mayeul patiente. Son harnais de Voltigeur est resté à la caserne, il a enfilé des vêtements passe-partout, et rien ne permet de le reconnaître, il l'espère.

C'est Nuage qui le prévient de l'arrivé de Iode, tout à sa joie de retrouver un camarade d'escadre. La médecin ne tarde pas à le rejoindre, et si les présentations sont chaleureuses, Mayeul ne peut s'empêcher de voir le regard de la médecin fixé sur lui. Il le savait, il avait tort d'écrire cette lettre. Il n'aurait jamais dû. Qu'est-ce qui la retiendra de le dénoncer, après tout, lui faisant perdre tout ce qu'il a ? Un instant, un court instant, Mayeul sent la panique qui menace de le submerger, jusqu'à ce que la présence rassurante de Sigvald vienne l'étouffer quelque peu. Il n'est pas seul. Il ne partira pas sans combattre. Inspire. Expire. Il se force à sourire devant la bonne humeur de la médecin, le temps de garder sa panique sous contrôle. Un des effets des drogues, il le sait. "Je n'ai pas eu le choix : à ma deuxième pneumonie, on m'a promis de me ligoter dans un manteau de fourrure." La voix est bancale, la blague pas très drôle, mais Mayeul a besoin d'un peu de temps pour se ressaisir. Il l'a avoué lors du Tournoi, et malgré ses dires, malgré ses discussions avec la médecin, elle l'impressionne toujours autant. Le fait qu'elle sache tout de ses secrets est bien plus déstabilisant que Mayeul ne l'aurait cru, mais il sait pourquoi. Denys connaît tout de lui, mais il a une confiance aveugle envers son meilleur ami. Grâce ne sait pas tout, elle. Il s'est retrouvé forcé à faire confiance à Marianne sans avoir le temps de réellement l'appréhender, de la connaître. Et elle lui fait toujours peur, parce qu'elle peut détruire sa vie d'un simple mot. Oh, il pensait avoir dépassé cette terreur... visiblement pas. Il prend sur lui pourtant Mayeul, pour essayer de se détendre.

"Je n'aurais jamais cru le dire un jour, mais avoir des responsabilités, ça me plaît." Avoue Mayeul. "On attend beaucoup de gens pour Lughnasadh, mais les préparatifs vont bon train. Tout sera prêt à temps"  Désignant la porte de la taverne, Mayeul propose à la Voltigeuse : "Viens, rentrons, il fait plus chaud à l'intérieur. On s'habitue au froid, mais l'opportunité de se réchauffer au coin du feu n'est jamais à dédaigner. Et puis, il serait dommage d'abîmer ce magnifique... couvre-chef. Chapeau. Chose étrange que tu as sur la tête." Mayeul accompagne sa tirade d'un geste de la main, mais la critique n'est pas difficile à lire dans ses paroles. La panique reflue, doucement, et la présence rassurante de Sigvald le réchauffe bien plus efficacement que tous les feux. "Tu es très élégante." Il ne pouffe pas de rire, mais il lui faut toute sa maîtrise de lui-même pour ne pas le faire. C'est sans doute nerveux : il a bien besoin d'évacuer la tension.

Il hésite soudain le Voltigeur, avant de se lancer, murmurant presque. "Ecoutes, merci d'être venu Doc', mais je ne suis pas sûr d'avoir besoin de toi." Il baisse les yeux le major, ne sachant pas réellement comment Marianne prendra ses paroles. Une tentative bien pitoyable d'esquive, il le sait.


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Message Sujet: Re: Planer ou voltiger, il faut choisir   Planer ou voltiger, il faut choisir EmptyLun 21 Aoû - 1:35

La médecin s’en souvient encore, de ces consultations fréquentes à l’infirmerie de la caserne. Mayeul évitant son regard, minimisant ses blessures ou sa consommation. Et Marianne observant son état, pesant à chaque fois le pour et le contre, entre le risque de mettre l’escadron en danger et l’espoir que le Voltigeur ne prenne jamais la dose de trop. Elle ne voyait les choses que sous cet angle, cet équilibre précaire... avant que la deuxième épreuve du Tournoi des Trois Opales ne change la donne. À quel point finalement Mayeul craignait qu’elle ne se décide à le clouer au sol un jour. Idiote aveugle. Est-ce encore cette peur qu’elle croit apercevoir ? L’impression est fugace.
« Pneumonie, carrément. Effectivement, tu as déjà la voix qui déraille. » À croire qu’il regrette de l’avoir sollicitée, à présent qu’elle se trouve face à lui ? Allons, le temps a passé depuis le Tournoi, la Samhain, le Palais d’Amir. Elle se fait des idées.

« Je n'aurais jamais cru le dire un jour, mais avoir des responsabilités, ça me plaît. Marianne sourit à l’annonce de Mayeul, heureuse qu’il se plaise dans ce rôle ; tout le monde n’est pas apte à commander, et les échos qu’elle a de Melsant sont plutôt bons, elle ne doute pas des capacités du Voltigeur pour être Major. Quel dommage qu’elle ne puisse pas venir à Lughnasadh passer du temps avec ses amis. J’aurai bien voulu en profiter, je suis certaine que la fête sera réussie. »
Elle ne se fait pas prier quand il lui propose d’entrer dans la taverne. C’est qu’on gèle vite ici lorsqu’on est inactif ! « Et puis, il serait dommage d'abîmer ce magnifique... couvre-chef. Chapeau. Chose étrange que tu as sur la tête. Marianne s’étrangle. Elle pensait que ce petit détail passerait inaperçu. Raté. La soigneuse s’empourpre. Je… Il, il est très bien ce chapeau. Un peu original certes. ( Grande plume bleue qui froufroute sous la bise.Tais-toi. ) Mais il est réussi. Tu es très élégante. Parfaitement. » Ce n’est qu’en voyant la tête absolument pas sérieuse de Mayeul qu’elle percute l’ironie de sa dernière phrase. Ah, tant pis ! Drapée dans sa fierté, Marianne entre dignement dans la taverne sans enlever sa coiffe à l’intérieur. De toute manière, ce serait toujours impossible.

Que Mayeul tente aussi vite de clore le sujet avant même qu’ils aient commencé ne la surprend qu’à peine. Quand le mot drogue plane entre eux, il a toujours été à esquiver la conversation. Marianne lui glisse un regard plein de malice tout en choisissant un coin tranquille où s’installer. « Trop tard pour regretter l’ami, maintenant je suis sur place. Tu vas devoir supporter la vue de cette plume de paon pour tout l’après-midi. » Là. Ça lui apprendra à se moquer de son beau chapeau. Mauvaise foi. Elle reprend tout de même d’une voix plus douce, une fois tout deux posés autour de la table. « Tu sais, je n’ai aucune envie de t’obliger à me parler ou de te faire la morale. Je n’attends pas de toi que tu me déballe tous les détails alors que tu as toujours évité le sujet jusque là. Après tout, Mayeul n’a jamais trop parlé de lui à la médecin ; évidemment qu’il n’allait pas lui donner matière à réfléchir à Euphoria ! Je ne suis plus là pour juger ta conduite. Je suis uniquement venue pour t’aider. À toi de décider. » Comme elle l’a dit plus tôt, maintenant qu’elle est là c’est à lui de saisir sa chance. Pour elle Mayeul a fait le plus dur en lui écrivant, la détresse dans ses mots couchés sur le papier la retourne encore. Elle sait qu’il saura tirer parti de ce qu’elle peut lui apporter.

Si seulement il acceptait de se décontracter un peu, tout crispé qu’il est sur sa chaise !

« Et détends-toi, je ne vais pas te jeter en pâture à un dragon où tout répéter en hurlant sur la place de Svaljärd ! »







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Dernière édition par Marianne d'Orsang le Sam 26 Aoû - 17:22, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Planer ou voltiger, il faut choisir   Planer ou voltiger, il faut choisir EmptyMer 23 Aoû - 21:16

L'allusion de Marianne à sa voix défaillante le fait sourire un peu, et il lui en sait gré, à la médecin, d'essayer de le mettre à l'aise. Perçoit-elle son trouble ? Sans doute, parce que Mayeul le sait, il n'est pas très difficile à lire parfois, d'où les soupçons de plus en plus appuyés sur sa capacité à rester Voltigeur. Au final, ce sont peut-être ses différentes blessures qui l'ont sauvés : personne n'aurait été choqué de savoir qu'il prenait quelque chose pour faire taire la douleur après ses chutes parfois spectaculaires !

L'allusion au couvre-chef particulier de la médecin manque de la faire s'étrangler, et Mayeul ne parvient pas à cacher totalement son amusement. Il est cielsombrois, il en a vu des chapeaux et des coiffures ridicules, mais Marianne est proche de décrocher le pompon : trop coloré, trop extravagant, trop... plumeux. Ah. Visiblement, Iode a partagé les images de sa Voltigeuse à son compère griffon, et l'amusement de Nuage danse dans l'esprit de Mayeul, tandis que les images d'un gang de griffons  aux plumes colorés de bleu et de rose vient effleurer sa mémoire. Drapée dans sa dignité, Marianne pénètre dans la taverne et Mayeul se hâte de la suivre, chuchotant presque que sa présence n'est plus nécessaire. Mais elle semble s'attendre à son esquive et si l'humour colore ses paroles, le Voltigeur sait qu'elle est sérieuse. Il l'a appelé à l'aide, et il doit assumer. Il a besoin d'aide. D'elle. Peu importe ses peurs ou sa fierté blessée, Marianne lui tend la main et il lui faut la saisir. Elle n'y était pas obligée, et qu'elle le fasse indique à Mayeul qu'elle n'a pas l'intention de dévoiler son secret si facilement. Il est naïf d'ordinaire le Voltigeur, il fait confiance en ce qui concerne les choses insignifiantes de sa vie, mais en dévoiler un des pans les plus secrets n'est pas évident.

Le Voltigeur avale sa salive : il le sait, son destin est entre ses mains. "Ce serait plus simple de choisir le dragon pourtant, cela résoudrait bien des problèmes." Indignation. Apaisement. Il plaisante, Mayeul. Une profonde inspiration, et il relève les yeux sur Marianne, plein de volonté. "J'ai besoin d'aide." C'est un aveu, il le sait Mayeul, qu'il a besoin de faire à haute voix. Qu'il a besoin d'entendre, et si sa voix tremble légèrement, le major de Svaljärd ne se défile pas pour autant. "J'avais réussi à arrêter, je croyais. J'ai été beaucoup blessé, ces derniers mois, et les drogues qu'on m'a donné suffisaient." Il n'est pas sur qu'il s'agisse techniquement d'un arrêt, mais pas grave. Nerveusement, le Voltigeur passe sa main autour de son cou, sur ce collier que lui a donné Mathilde avant sa mort. " J'ai fait la paix avec ma soeur, quand je l'ai vu à la Samhain. Ça allait." Ce n'est pas tout a fait exact mais maintenant qu'il a commencé, les mots se précipitent, et il rentrera dans les détails plus tard. "Et cette réalité, ce monde étrange.... j'étais drogué, Marianne. J'ai replongé, mais ce n'était pas de mon fait. Je me suis retrouvé coincé. Perdu.Je ne savais plus quoi faire."

Il veut qu'elle comprenne, la médecin, qu'il n'a pas réellement choisi. Il avait presque mis les drogues de côté, et se voir y replonger subitement, de force, à été trop dur à supporter. Il a craqué, dans ce monde horrible où Mathilde était vivante, Nuage un inconnu et Denys assassiné de la main du duc Castiel. Et maintenant, il ne sait plus comment revenir en arrière Mayeul. Sa détresse est visible, tant dans son regard perdu que dans ses mots précipité et il se force à s'arrêter, répondant à l'injonction de Sigvald de respirer, de ne pas paniquer. Cette même panique qui menace de déborder ne sera pas d'une grande utilité, il le sait au fond Mayeul. Alors il s'arrête de parler, respire, doucement, sans oser lever les yeux sur Marianne. A-t-elle compris un mot de ce qu'il a dit ? Tout le monde ne se souvient pas de cette existence déviante, il le sait, c'est d'ailleurs une des nombreuses raisons qui l'empêchent de contacter Reja. Mais si Marianne le croit fou, eh bien... cela n'arrangera pas la bien piètre opinion qu'elle doit avoir de lui !


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Message Sujet: Re: Planer ou voltiger, il faut choisir   Planer ou voltiger, il faut choisir EmptyDim 27 Aoû - 12:51

La médecin se retient de lever les yeux au ciel quand Mayeul laisse entendre que le dragon serait préférable à leur conversation. Elle lui fait donc si peur que ça ? Certes, des pirates ont déjà préféré se jeter eux-mêmes par dessus bord que de subir le courroux de Douce Marianne. Mais le Voltigeur n’a jamais cherché à se percer l’oreille tout seul avec un sabre, lui. Bien qu’elle se doute que la situation n’est pas comparable.

Elle est tirée de ses réflexions par l’expression déterminée de Mayeul. Qu’il a l’air sérieux tout à coup ! Elle pensait qu’il prendrait juste ses conseils avec sa nonchalance habituelle, restant aussi évasif qu’un courant d’air. Mais le Voltigeur la surprend, lui parlant sans détour. Marianne ne l’obligeait en rien, et cette nouvelle franchise la pousse à écouter avec attention ce qu’il a à dire. Elle acquiesce discrètement, quand il parle de sa période d’arrêt. Elle ne relève pas quand il évoque Mathilde, sa sœur perdue : elle a vu la vivenef créée à son image, son fantôme à la Samhain. C’est sa jumelle qui a dû le convaincre d’arrêter les drogues la première fois, Marianne en mettrait sa main à couper.
Par contre, la mention de cette autre réalité la prend totalement au dépourvu. Les souvenirs douloureux ressurgissent, teintés de sang et de mort. « Tu t’es retrouvé complètement drogué ? » qu’elle demande tout-à-trac. Elle ne se rend pas compte que tout son corps s’est tendu et que son visage a perdu de ses couleurs. La vision de Quitterie fauchée par sa faute danse devant ses yeux ; la panique n’est pas très loin. Iode est aux aguets, silencieux pour sa cavalière mais tout aussi attentif que Nuage à la suite des événements.
Marianne se force à se ressaisir, profitant du silence qu’a laissé Mayeul pour se calmer. Lui aussi n’est pas dans son assiette après ses confidences. En fait, il a l’air dans le même état qu’elle. Sa voix n’est qu’un murmure quand elle reprend. « Cette autre réalité, j’en cauchemarde encore. » Si Mayeul se souvient, ose en parler, elle est tout bonnement incapable d’en dire plus sans trembler. Elle se passe une main sur le visage, reprenant le fil de ses pensées. « Je ne sais pas que que tu as pu vivre dans cet autre temps. Si tu veux en parler. Mais je peux comprendre que tu te sois retrouvé… perdu, là-bas. Ce genre d’expérience, on y laisse forcément des plumes. »

La soigneuse laisse à nouveau le silence s’installer. C’est certain, l’Ordre a fait des ravages en cherchant à manipuler le Temps. Ils ont été nombreux à se réveiller dans cette trame sans aucun repère. Mayeul en a aussi fait les frais et se retrouve à nouveau pris au piège des addictions. Mais alors pourquoi a-t-il continué une fois de retour dans la bonne réalité ? Alors qu’elle réfléchit, une partie de la lettre qu’il lui a envoyé fait sens à présent. Celle sur Mathilde. Elle a peur de comprendre.
« Ta sœur... » Elle n’ose pas poser la question. Elle connaît la réponse. Ta sœur était vivante. Est-ce que Mayeul préfère ne pas lui en parler ? Marianne sait qu’il s’entend mieux avec Grâce, mais il a aussi écrit qu’il ne voulait pas que Reja sache.
Sa jumelle vivante ? Si c'est bien ça, comment ne pas être chamboulé une fois de retour dans la bonne trame. Elle ne sait pas quoi faire Marianne, compatissant sans un mot. Prête à tout pour aider son ami.







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Message Sujet: Re: Planer ou voltiger, il faut choisir   Planer ou voltiger, il faut choisir EmptyMer 30 Aoû - 21:48

La Voltigeuse reste silencieuse, l'écoutant attentivement, et Mayeul lui en est reconnaissant : s'il s'arrête maintenant de parler, il n'est plus sur de pouvoir continuer. Demander de l'aide est déjà difficile, mais à Marianne, ça l'est encore bien davantage. Parce qu'elle sait ce qu'il a fait, parce qu'elle a connu son déni, ses rebuffades, son manque de volonté. Elle possède encore ce pouvoir sur lui, celui d'un médecin qui connaît ses travers et peut toujours les révéler. Parler de ses faiblesses n'est jamais évident, Mayeul le sait. Il est d'un naturel joyeux et optimiste, du genre à prendre à la légère ce qu'on lui dit, et sans doute Marianne l'a-t-elle rarement vu aussi sérieux.

Mais quand il parle de cette autre réalité, de cette autre vie, Marianne l'interrompt et la soudaine tension dans sa voix fait relever la tête au Voltigeur. Il la regarde avec curiosité, ovservant sa pâleur soudaine, et il n'a plus de doute : elle sait. Elle se rapelle. Les images de Nauge dans son esprit gardent la panique au large, tandis que Mayeul écoute Marianne. Il hoche la tête, les lèvres serrés, et presse ses mains l'une contre l'autre pour les empêcher de trembler. Effet du manque, ou de la panique qui couve en lui ? Il l'ignore Mayeul, et n'a de toute façon guère envie de se pencher sur le problème.

Le murmure de la jeune femme, la soudaine compréhension qui jaillit dans les deux mots qu'elle prononce font à nouveau baisser la tête du major de Svaljärd. Il ferme les yeux, espérant un instant les rouvrir sur un monde où rien de tout ça n'a eu lieu. Où il n'est pas assis dans une taverne à raconter à Marianne ses plus noires pensées. Mais ça n'arrive pas, et Mayeul triture sa manche avant de hocher la tête. "Elle m'a cru fou. Drogué. Elle n'était pas la seule, mais... Je ne voulais pas la voir. Quand Denys m'a dit, je ne voulais pas la voir." Mayeul se doute que ses mots n'ont probablement guère de sens pour la médecin, mais il n'élabore pas davantage. "C'est... c'est si facile Marianne. Quant ca ne va pas, quant c'est trop dur, c'est tout ce que j'ai." Indignation. Oui, il a Nuage aussi mais ce n'est pas pareil. "J'ai cru que je pouvais arrêter, que je pouvais... Que je contrôlais." Il est lucide Mayeul, il ne peut pas arrêter seul. L'envie ne suffit pas, parce que la volonté du Voltigeur finit toujours par plier face à ce besoin incessant qui lui ronge le ventre et l'esprit.

Il est conscient Mayeul que son discours est décousu, qu'il passe du coq à l'âne sans vraiment de liens, autre que ceux qu'il fait dans son esprit. Est-ce qu'elle comprend un seul mot, Marianne, dans son flot de paroles ? "Je n'étais pas..." Ajoute-t-il, avant de se reprendre. "Plus Voltigeur. Je n'étais plus rien Marianne" Et il relève le regard Mayeul, pour le plonger dans celui de la jeune, la détresse clairement lisible dans ses yeux. Il ne veut pas de cette autre vie, il ne veut pas abandonner Nuage. Tendresse. Détermination. Le petit griffon ne se laissera pas éclipser aussi facilement.


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Message Sujet: Re: Planer ou voltiger, il faut choisir   Planer ou voltiger, il faut choisir EmptyMar 5 Sep - 12:05

L’attitude de Mayeul confirme les soupçons de la Voltigeuse. Mathilde était vivante là-bas. Grands dieux, que pourrait-elle dire qui ne serait pas creux face à ça. Marianne ne comprend pas vraiment les propos qui suivent, mais elle saisit l’idée générale. Comment ne pas perdre la raison quand toutes tes convictions s’effondrent, quand tout autour de toi te fais douter de ce que tu es ? Même elle n’a pas encore retrouvé toute sa sereinement et son assurance malgré les semaines écoulées.
« C'est... c'est si facile Marianne. Quant ca ne va pas, quant c'est trop dur, c'est tout ce que j'ai. »
Ô qu’elle comprend. La médecin ne cautionne pas, mais elle comprend, toujours silencieuse. Mais elle sent aussi Iode réagir ; il a beau être discret, l’attention du doré est trop présente dans son esprit pour ne pas la remarquer. Elle saisit une vision rapide de Nuage mêlée de contrariété, avant que tout ne s’évanouisse. Cachottier. Paix. Qu’ils patientent un peu, les deux plumeux.

Elle laisse Mayeul dénouer le fil de ses pensées, jusqu’à ce qu’il en vienne à la Voltige. Elle sait à présent à quel point voler est important pour le jeune homme. La détresse qu’elle peut lire dans ses yeux en dit long. Elle ne cille pas, lui renvoyant un regard doux. Tout comme elle, il connaît le danger à voler l’esprit embrumé par les drogues. Mais elle veut le rassurer sur un point avant de continuer.

« Est-ce que tu sais au moins pourquoi je ne t’ai pas mis à pied ? Les raisons pour lesquelles je t’ai laissé voler, même si tu collectionnais les bleus et les bosses ? Par par pitié ou pour ton charme irrésistible. Un peu pour Nuage, oui, je ne vais pas te le cacher. Mais surtout par ce que j’espérais que tu prennes conscience par toi-même que ça ne pouvait pas continuer. Je ne voulais pas te mettre au pied du mur parce que je te croyais capable d’arrêter avant que ce soit trop tard. »
Alors il aura fallu du temps, l’intervention du fantôme de Mathilde et pas mal de déboires. Mais pour Marianne le résultat est là. Elle s’autorise un sourire en reprenant. « Le fait qu’on soit ici à en parler prouve que j’ai eu raison d’attendre, pas vrai ? »
C’est le premier pas le plus dur, celui que personne ne peut faire à votre place. Mais la Voltigeuse est confiante pour la suite. Elle n’espérait même pas que le Voltigeur lui demanderai son aide Et elle compte bien lui offrir tout ce qu’elle sait pour qu’il puisse se sortir de sa dépendance.

« Ne pense plus à ce qui t’as fait replonger. Dans cet autre temps… qu’est-ce qui t’as fait tenir ? Et là, qu’est ce qui te pousse à arrêter ? Car c’est ça qui compte vraiment. Quand on s’est vu avant que tu ne partes pour Valkyrion, tu avais réussi à lever le pied. Tu sais ce qui te motive à arrêter, mais est-ce que tu y a déjà réfléchi clairement pour t’y accrocher ? »
Oh, elle devine certaines de ses réponses. Mais ce n’est pas important qu’elle sache. C’est à Mayeul de trouver les raisons qui le poussent à arrêter. Ce seront ses meilleures armes avec ses prochains conseils.







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Message Sujet: Re: Planer ou voltiger, il faut choisir   Planer ou voltiger, il faut choisir EmptyDim 17 Sep - 23:27

La réponse de Marianne le laisse songeur, même si un fin sourire éclaire le visage du major de Svaljärd à l’évocation de son charme irrésistible, mais les mots de la médecin le laissent songeur. Il n’a jamais réellement réfléchi au pourquoi de la chose, bien trop soulagé de s’en tirer avec seulement une remontrance qu’il a accueilli comme toutes les autres. Lorsque Marianne le questionne, il se contente de hausser les épaules. Il a affronté tellement d’épreuves, ces derniers mois, qu’il n’a eu d’autres choix que de se remettre en question. La présence de Sigvald, également, a été un changement imprévu et dévastateur.

Il s’est posé des milliers de questions, Mayeul, sur la présence du Cavalier Noir. Sur son rôle, sur ses convictions, sur son utilité également. Sigvald l’a rassuré, et lui a ouvert les yeux sur ses possibilités. Peut-être que depuis la mort de Mathilde, Mayeul a oublié ce dont il rêvait. Nuage l’a maintenu à flots, mais sa présence était bien trop familière pour changer les choses. Il s’en désole, Mayeul, de ne pas avoir été un Voltigeur à la hauteur. Nuage l’a rassuré, mais il culpabilise, le major de Svaljärd, sans vraiment se l’avouer.

La nouvelle question de la médecin le laisse perplexe quelques secondes. Tenir ? Qu’est-ce qui a fait qu’il n’est pas devenu fou ? Il ne sait pas réellement Mayeul, baissant les yeux sur la table pour observer sans les voir les rainures du bois. Il voulait… il voulait retrouver sa vie à lui, pas un monde avec Mathilde vivante mais où il n’était pas réellement lui. “Moi.” C’est lui qu’il voulait être, et c’est pour ça qu’il a passé cette nuit avec Reja, pour se prouver un peu qu’il était le même, avec les mêmes envies, la même volonté. Sa réponse n’est pas très explicite, mais Mayeul n’hésite pas longtemps avant d’enchaîner. “Je veux être moi. Mayeul le Voltigeur, Mayeul le frère de Mathilde, de la Mathilde qui riait et chantait faux. Le Mayeul de Nuage.” Tendresse. Le Mayeul choisit par Sigvald de Valkyrion, également, celui qui croit au combat de la Rose, qui a mûri et est devenu bien plus raisonnable sous les voiles du Cavalier Noir. “Le Mayeul de Reja.” Murmure-t-il doucement, sans pour autant s’attarder sur la signification de ces mots.

Relevant les yeux, le major de Svaljärd soupire. “Quand je prends tout ça, je ne suis plus moi. C’est pour ça que le Nuage de cette autre réalité est parti, parce que le Mayeul qu’il a connu n’était plus celui qu’il est devenu.” Il l’a compris, à travers les images parcellaires de cette communication fragile qui existait entre le griffon cendré et le Voltigeur d’un autre temps. Mais il ne veut pas devenir ce Voltigeur. Le fantôme de Mathilde a changé la donne, la présence de Sigvald, celle de Reja aussi, à sa manière, lui a fait réaliser qui il voulait être. Alors oui, il veut changer : pour Nuage, pour Mathilde, pour les autres. Mais pour lui, aussi.

D’un geste nerveux, le Voltigeur se passe une main dans les cheveux, avant de soupirer. “Je te remercie d’avoir répondu à mon appel Marianne, et de chercher à me dérider avec ce magnifique chapeau.” Un sourire éclaire rapidement son visage avant de disparaître, “Mais je ne sais pas si tu vas pouvoir m’aider. Je ne veux pas t’obliger à me couvrir.” Il le sait, elle risque gros, pas autant que lui si la vérité est dévoilée pourtant. Il n’a toujours pas très envie de lui faire une confiance absolue, mais maintenant qu’il l’a embarqué là-dedans, a-t-il seulement le choix ?


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Message Sujet: Re: Planer ou voltiger, il faut choisir   Planer ou voltiger, il faut choisir EmptyDim 8 Oct - 2:57

Les dernières questions que Marianne a posé ne sont pas anodines. Elles poussent Mayeul à comprendre ce qui le motive vraiment, et le voilà plongé dans ses réflexions. Marianne patiente, bien consciente d’être hors-course dans ce qui se joue, sa curiosité habituelle mise de côté.
« Moi. » Un mot, mais qui signifie beaucoup. « Je veux être moi. Mayeul le Voltigeur, Mayeul le frère de Mathilde, de la Mathilde qui riait et chantait faux. Le Mayeul de Nuage. Le Mayeul de Reja. »
La Voltigeuse observe attentivement le major assis face à elle, encore en train de contempler le bois de la table. Ce Mayeul toujours un peu rêveur, souvent charmeur. Mais finalement, plus sérieux qu’elle ne le soupçonnait. Qui sait ce qu’il veut. Il est lucide, malgré les drogues qui tentent d’entraver son esprit. Marianne se dit qu’il a changé, son ancien patient régulier. Il a beau l’avoir appelé à l’aide, il y a déjà dans ses paroles une marque de sagesse qu’elle ne lui connaissait pas auparavant. Quand Mayeul relève la tête, c’est un sourire plein d’assurance que la soigneuse lui adresse.

« - Je te remercie d’avoir répondu à mon appel Marianne, et de chercher à me dérider avec ce magnifique chapeau. La médecin bat l’air de la main et marmonne quelque chose qui ressemble à un "t’as pas à me remercier". Elle essaye alors de retirer son couvre-chef, sans succès.
- Ça m’apprendra à céder à la coquetterie : je me suis faite avoir en beauté, il est enchanté et ne se décolle plus de ma tête. Mais qu’est ce qui lui prend ? Voilà qu’elle donne matière à Mayeul pour la taquiner des semaines ! Confiance. Équilibre d’une balance. Toujours là à fureter hein ? Innocence, Nuage et Iode qui se roulent dans la neige.
- Mais je ne sais pas si tu vas pouvoir m’aider. Je ne veux pas t’obliger à me couvrir.
Haussement de sourcil de l’intéressée. Après tout les efforts qu’il a fait, elle partirait comme ça sans rien faire ? C’est mal la connaître.
- J’ai envie de dire que tu as fait le plus gros du chemin. Mais si, je peux t’aider. Au moins en partie.
L’ancienne pirate se détourne un instant du Voltigeur pour fouiller sa sacoche. Quelques secondes plus tard, elle pose une bouteille sur la table, avec un brin de malice.
- Mon remède contre la gueule de bois. Testé et approuvé par l’équipage de l’Audacia, mention honorable de la part d'Éric Voile-Ardente.
Par contre elle est beaucoup plus sérieuse en déposant le deuxième objet, presque avec précaution. Une petite boîte en bois, qui renferme un tas d'herbe séché.
- Ça… c’est d’un autre niveau par contre. Garde le bien pour toi. Marianne a un instant d’hésitation avant de reprendre. Si tu lâches tous tes produits du jour au lendemain, les effets du manque vont te faire déguster – si tu n’as pas déjà tenté le coup en fait. Si jamais tu sens que tu vas craquer, pioche là-dedans plutôt que de replonger avec ce qui te tomberas sous la main. J’ai fais quelques recherches à l’antenne de la guilde des médecins, l'Herbe du Tisserand palliera aux effets du sevrage sans trop te ravager. Ça détend.
Elle n’est pas à l’aise avec ce qu’elle est en train de faire. Il y a le risque de se faire prendre évidemment. Un médecin qui offre de la drogue à un patient, le comble, voilà qui ferait hurler n’importe quel officier de leurs deux Vols. Mais il vaut mieux ce produit, proche de l'armoise, que ceux beaucoup plus fort et nocifs du duché de l’Esprit. Ce qui l’inquiète plus, c’est qu’au lieu d’aider Mayeul, cela puisse le tenter. Qu’elle obtienne l’effet inverse de ce qu’elle cherche. La seule différence qu’elle a avec un marchand d’Euphoria actuellement, c’est l’intention derrière le geste, et la confiance qu’elle met dans la volonté du Voltigeur. Elle regarde le major à la dérobée, se demandant comment il prend son "soutien".
- Le but c’est de t’aider à diminuer progressivement. Cette boîte est une béquille pour ta dépendance physique, rien de plus. Elle essaie de continuer sur un ton plus léger. Pour le reste, tu dois déjà le faire, mais change-toi les idées, vole avec Nuage, terrorise tes jeunes recrues. Innocemment, elle ajoute. Ou va voir Reja ?
Hé, c’est lui qui a mentionné en premier sa cousine. Elle a toujours tenu sa langue concernant l’étrange scène de janvier, mais ça ne l’empêche pas de tenter sa chance à la pêche aux informations.







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Message Sujet: Re: Planer ou voltiger, il faut choisir   Planer ou voltiger, il faut choisir EmptyMer 18 Oct - 21:42

Il reste silencieux le Voltigeur, bien plus longtemps sans doute que Marianne a eu l'occasion de voir. Plongé dans ses pensées, Mayeul est sérieux, bien déterminé à cerner ce qui le pousse à changer. Oh, au fond, il le sait, mais le traduire en mots est bien plus complexe. Marianne respecte son silence, et le Voltigeur peine à relever les yeux alors qu'il lui répond enfin. Elle ne se moque pas pourtant, ne souligne pas que tout ça, il aurait pu y penser avant. Pourquoi maintenant ? Sigvald ? Sa promotion ? Reja ? Existe-t-il seulement une réponse ?

Marianne pourtant déride l'atmosphère lorsqu'il effleure le sujet du chapeau. Enchanté ? "Un sort t'a-t-il aussi obligé a l'essayer, en premier lieu ?" La pique est légère, mais vraiment, ce couvre-chef est bien trop coloré pour pouvoir plaire à qui que ce soit qui ne soit pas un peu drogué. État normal pour un cielsombrois, ou presque ! Mais la conversation redevient vite plus sérieuse, et la médecin finit par sortir quelque chose de sa sacoche, à la grande curiosité de Mayeul. La description de la bouteille le fait sourire, la mention à Eric aussi. La soirée qu'ils ont passé tous ensemble durant le tournoi est un souvenir qu'il chérit encore. Le coffret que la jeune femme sort ensuite est encore plus curieux, et quand elle lui explique pourquoi, Mayeul relève les yeux pour les plonger dans ceux de la médecin. C'est une grande marque de confiance, il le sait, et doute d'en être digne. "Je..." Comment lui expliquer ? "Je ne suis pas sûr que ce soit suffisant. Je sais que tu prends déjà des risques Marianne, mais quand je ne prends rien..." Il le sait Mayeul, sa voix ressemble à celle d'un enfant terrifié, mais il n'y peut pas grand chose : il est terrifié.  "Je ne dors plus. J'entends des voix, j'entends sa voix. J'ai fait la paix avec Mathilde, mais ca n'enlève pas les cauchemars. Et le manque, la douleur est physique Marianne, je suis incapable de voler quand je suis comme ça." Alors il replonge. Inlassablement. Parce qu'être drogué fait moins mal. Parce que voler, c'est tout ce qu'il a.

Et se changer les idées, il a déjà essayé. Il a réellement essayé Mayeul, mais vient un moment où le manque est plus fort, où le besoin se fait impérieux, et il craque à nouveau le Voltigeur. Il regarde le coffret d'un  air dubitatif : réellement, cela peut l'aider ? Il a essayé aussi, de prendre moins fort, moins dosé, mais la dépendance est trop forte à chaque fois. Quand à Reja."Elle ne sait pas. Elle... s'en fiche, peut-être." Elle l'apprécie, elle le déteste, il ne sait pas trop. "Et de toute façon, je compte sur toi pour ne rien dire à personne." C'est surement inutile de le dire, mais Mayeul se sent mieux en le disant. "Nuage en fait déjà beaucoup." Assure Mayeul, avant de croiser les bras en soupirant, enfouissant son visage jusqu'à ne plus voir la jeune femme. "Combien de temps tu me donnes ?" Sa question n'est pas claire, et sa voix est sans doute étouffée par sa position. "Si je ne fais rien ? Qu'est ce qu'il va se passer ?" Pour sa santé, pour son poste... il a besoin de savoir où il va, le Voltigeur. Même si c'est droit dans le mur.


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Message Sujet: Re: Planer ou voltiger, il faut choisir   Planer ou voltiger, il faut choisir EmptyVen 20 Oct - 21:31

Après ses explications sur l’Herbe du Tisserand, le silence puis le regard de Mayeul angoissent un instant la médecin. Aurait-elle gaffé en lui proposant un substitut ? Trop tôt ? Mauvaise idée ? « Je ne suis pas sûr que ce soit suffisant. » Pas assez, en fait. Marianne entend la tension dans sa voix : l’angoisse, la panique. Si le Voltigeur ne cherche plus à fuir dans les brumes, c’est bien son corps qui lui fait payer tout tentative d’arrêt à présent. Peut être plus qu’elle ne le pensait. Elle est un peu désemparée, finalement, la Marianne. Le menton dans une main, elle réfléchit. La douleur et le manque, ils peuvent en venir à bout, elle en est certaine et bien déterminée à le soutenir. Pour les voix et les cauchemars... seul le temps pourra le dire.
« On peut toujours commencer par cette approche et voir ce que ça donne. Persiste. Et si tu te rends compte que c’est pas suffisant, ben… coupe tes produits habituels avec, puis diminue. »
Mayeul n’a pas vraiment l’air convaincu, observant la boîte avec suspicion. Peut-être qu’il a l’impression de tenter la même chose pour la centième fois.
« Je veux d’abord qu’on en passe par là avant d’envisager autre chose. Tu n’es pas seul cette fois-ci, je suis là pour t’aider. »
La mention de Reja pour le distraire n’a pas l’air de dérider son ami. « Elle ne sait pas. Elle... s'en fiche, peut-être. Et de toute façon, je compte sur toi pour ne rien dire à personne. » Elle hoche la tête. « Bien sûr. Bramir en soit témoin. »

Il a l’air bien las tout à coup le major Vifesprit, en s’affaissant sur la table. « Combien de temps tu me donnes ? Marianne se penche plus près, les mains jointes devant elle. Si je ne fais rien ? Qu'est ce qu'il va se passer ? »
A son tour de soupirer. Marianne a vu les ravages de la drogue dans les rues d’Euphoria. Des gens perdus dans une autre réalité ou ne pouvant plus réfléchir à rien d’autre que leur prochain saut dans l’inconscience. L’âme enchaînée au besoin de planer toujours plus haut. Toujours plus loin. Jusqu’à devenir inaccessible.
Elle ne veut pas que Mayeul en arrive là. Elle préfère le voir voler avec les ailes de Nuage, sous le soleil ou les lunes. Sa voix est triste quand elle se décide à répondre.
« Si tu ne fais rien... arrivera le jour où tu te briseras le corps ou l’esprit. Arrivera le jour où même si je te couvre, quelqu’un dans ton Vol te grillera, ou bien tu feras la chute de trop. Les médecins ne prédisent pas l’avenir Mayeul, et je ne veux même pas essayer d’imaginer un tel futur pour toi. Moi, je préfère parier sur la longue carrière que tu vas faire à dos de griffon. »
Oui, elle a toujours confiance. Doucement, elle pose une de ses mains sur le bras croisé de Mayeul. Elle est plus assurée en reprenant.
« Tu es encore lucide, tu es encore jeune avec de belles années devant toi. Alors, je n’ai pas de solution miracle. Ce sera long, et pas de tout repos. Mais je te promets de faire tout ce que je peux. Je te l’ai dis, tu n’es pas seul. Et je crois en toi. »
Si seulement elle pouvait lui insuffler un peu de son assurance. Puisse Callia l'entendre.







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Message Sujet: Re: Planer ou voltiger, il faut choisir   Planer ou voltiger, il faut choisir EmptyVen 27 Oct - 21:59

Ce que Mayeul lui avoue, personne n'est au courant, sauf Nuage bien évidemment. Mais il est las de se mentir le Voltigeur, las de se cacher et de ne plus savoir comment faire. Marianne a proposé de l'aider et s'il ne lui fait pas entièrement confiance, il sait pourtant qu'elle est son meilleur espoir de sen sortir. Son seul espoir, peut-être bien. Alors il l'écoute parler, écoute ses solutions, et peine à cacher son désapointement. Qu'est ce qu'elle croit, qu'il n'a jamais essayé ? Prendre moins, moins fort, moins rapidement... cela ne fonctionne pas. Marianne insiste, lui signifiant que l'étape est obligatoire avant d'essayer autre chose.

Elle le soutient, elle l'aidera. La bonne blague ! Elle ne s'en rend pas compte sûrement, mais se soumettre ainsi à la discrétion et à la volonté de la médecin est très difficile. Ce qu'elle sait peut le faire virer, peut ruiner son avenir. Alors oui, elle est là, mais Mayeul préférerait tellement qu'elle n'est pas à y être ! La médecin renouvelle son serment de se taire, et Mayeul hoche la tête en soupirant. Sa parole lui suffit. A-t-il seulement le choix, de toute façon ? Le fardeau lui semble bien trop lourd tout d'un coup, et il croise les bras sur la table. Il a l'impression que ça n'en finira jamais, ou alors que l'issue sera, comme l'indique si bien la jeune femme, la mort ou la fin de ses rêves de Voltigeur. Les mots de Marianne font écho à ceux qu'il n'ose pas prononcer à haute voix, et si les encouragements de la médecin suivent, il a l'impression qu'ils sonnent faux. Son avenir est là, contenu dans une petite boîte, et il sait bien que ce n'est pas assez.

Le découragement le gagne et même si Mayeul sait pertinnement bien que c'est un effet du manque, cela ne l'empêche pas de le ressentir. De nouveaux encouragements, et le Voltigeur relève la tête pour regarder Marianne. D'un sourire qui sonne faux, il lui indique qu'il a entendu, et ses yeux se portent sur le chapeau de la jeune femme. "Je ne sais pas si porter ce chapeau te rend très crédible quand tu dis ça." Son sourire est fatigué quand il finit par se redresser, attrapant la boite de Marianne. "Je n'ai rien à perdre à essayer, de toute façon." Il n'y croit pas vraiment, c'est clair, mais puisque c'est tout ce qu'il a, il va faire de son mieux avec ça. "Il faut que j'y aille, on va se demander où je suis passé, et je ne voudrais pas que..." un vague geste de la main, très clair pourtant : il ne veut pas que cette rencontre avec Marianne s'ébruite. "Merci d'avoir répondu à mon appel." Il y met tant de sincérité et de reconnaissance, dans ces quelques mots, qu'il n'est sans doute pas nécessaire d'en dire davantage. "Je t'écrirais." Promet Mayeul.


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Message Sujet: Re: Planer ou voltiger, il faut choisir   Planer ou voltiger, il faut choisir EmptyDim 29 Oct - 1:26

Quand Mayeul relève la tête c’est d’abord de l’inquiétude qui envahit Marianne. Ses encouragements n’ont pas eu l’effet escompté, le Voltigeur n’a pas du tout l’air revigoré par ses paroles. La mention de son chapeau à plumes le lui confirme. Il est en train de lui échapper, là, tout de suite. Il se redresse et le sourire qu’il lui adresse lui fait l’effet d’un rempart en train de s’élever sans qu’elle ne puisse y faire quoique ce soit.
« Je n'ai rien à perdre à essayer, de toute façon. »
Elle en est presque vexée Douce Marianne. Elle se raidit sur sa chaise. Non, elle est vexée, totalement. De cette nonchalance qui a remplacé le sérieux. De ce sourire de façade. De ce geste presque accusateur, qui laisse entendre que sa seule présence pourrait le compromettre. Elle est une amie avant d’être médecin, non ? Et le serment de Callia, c’est des lagraneries ? Nuage, sympathie. Dépit. Embarras. Soutien, confiance.
La boite a disparu de la table. La Voltigeuse essaye de prendre sur elle, de ne pas prendre trop à cœur le changement d’attitude de Mayeul. « Merci d’avoir répondu à mon appel » . Il y a tant de franchise et de chaleur dans ses mots, cette fois. Elle est déstabilisée et son amertume disparaît un instant. Elle répond d’un signe de tête. Les plumes de son chapeau s’agitent ; elle voudrait y mettre le feu.
« Préviens-moi dès que tu es à court. Sinon, on fait le point dans, disons… deux semaines ? » Ça lui laissera le temps d’évaluer comment Mayeul a géré la restriction. De plus Lughnasadh sera passé, le major aura la tête plus au clair pour s’y atteler.

Les deux Voltigeurs s’apprêtent à se quitter, lui vers la Caserne de Svaljärd, elle vers la sortie de la ville. « Prends bien soin de toi. » Ah, trop d’émotions qui passent dans sa voix malgré elle ! Son inquiétude, sa fibre maternelle qui remonte, son soutien. Alors qu’il semble avoir si peu confiance en elle. Quand elle le voit s’éloigner de dos sa frustration remonte au galop. Elle repense à la façon dont il a abrégé leur rencontre. La fuite. L’esquive. Elle sait qu’elle ne devrait pas lui en vouloir, mais c’est plus fort qu’elle. Iode atterrit devant elle s’en qu’elle ne s’en rende compte. Elle est vexée, déçue, en colère. Contre elle ou contre Mayeul, elle ne sait pas. Les vagues de réconfort et les tentatives d’apaisement de son griffon n’y change rien. Peut être leur faut-il juste du temps, à tous les deux.
Elle prie Callia de toutes ses forces pour que Mayeul s’en sorte juste en rationnant ses drogues. Car l’autre solution qu’elle a en tête est nettement moins réjouissante.







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