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 La Rage au Ventre

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Message Sujet: La Rage au Ventre    La Rage au Ventre  EmptyDim 13 Aoû - 21:26




Livre II, Chapitre 5 • La Mort dans les Veines
Richard le Harnois

La Rage au Ventre.

Qu'emporte les émotions.




• Date : 05 août 1002
• Météo (optionnel) : /
• Statut du RP : Solo
• Résumé : Richard est en plein tourment suite à la tragédie qui a touchée la famille impériale, il culpabilise de n'avoir rien su prévoir et d'avoir promis sécurité à son empereur alors que destruction s'est faite maîtresse lors des festivités. Tandis qu'il contient ses émotions et s’attelle à sa tâche de Maréchal, Tybalt se manifeste, porteur d'une lettre dont il aurait mieux valu oublier son existence. Il apprend ainsi que sa rencontre assez plaisante du 23 juillet, Solveig de Sovnheim, est engagée dans la piraterie à bord de l'Audacia. Le chaos en lui, masse d'émotions, explose dans la pièce accompagnée de sombres présages dont il ne se serait jamais douté si proche de devenir réalité
• Recensement :
Code:
• [b]05 août 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2539-la-rage-au-ventre#76835]La Rage au Ventre.[/url] - [i]Richard le Harnois (solo)[/i]
Richard est en plein tourment suite à la tragédie qui a touchée la famille impériale, il culpabilise de n'avoir rien su prévoir et d'avoir promis sécurité à son empereur alors que destruction s'est faite maîtresse lors des festivités. Tandis qu'il contient ses émotions et s’attelle à sa tâche de Maréchal, Tybalt se manifeste, porteur d'une lettre dont il aurait mieux valu oublier son existence. Il apprend ainsi que sa rencontre assez plaisante du 23 juillet, Solveig de Sovnheim, est engagée dans la piraterie à bord de l'Audacia. Le chaos en lui, masse d'émotions, explose dans la pièce accompagnée de sombres présages dont il ne se serait jamais douté si proche de devenir réalité.



Dernière édition par Richard le Harnois le Mer 16 Aoû - 21:10, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: La Rage au Ventre    La Rage au Ventre  EmptyDim 13 Aoû - 21:48

Et tu te sens las autant qu'en rogne, tu te sens vivre d'une rage aveuglante autant que tu te sens consumer par la douleur de tes plaies. Et tes plaies n'auront pas de fin. Ni tes regrets, ni ta colère, ni ta soif de vengeance.

**
*

Les yeux à demi éteints par ce trop plein d'informations qui l’inondait, autant que par la douleur frémissante que lui valait la mise à nue de sa chair malmenée par les flammes, Richard laissa la vieille guérisseuse lui bander tantôt le torse, tantôt le bras, tantôt vérifier que ses brûlures s'étendant sur une oreille ne s'infecteraient pas davantage. Accueillant les recommandations d'un regard dédaigneux, haussant ensuite le ton qu'on lui laisse de l'espace, le Maréchal se retrouva bien vite seul dans une chambre aménagée pour son propre usage. Il lui faudrait un temps avant qu'il ne puisse rejoindre sa demeure à Ibelin, un temps avant qu'Adamante ne lui accorde à nouveau le droit de voltiger sur son dos,  un temps encore avant qu'il ne suive la famille impériale endeuillée...

Il se voyait encore feinter alors qu'il s'en allait aux nouvelles de la santé de l'empereur ; après avoir tout juste accusé douloureusement le choc de la mort de l'impératrice. Les pièces de la Rose Écarlate n'avait su éviter la Fatalité ; cette dernière avait enlacée la femme et lui avait arrachée son dernier souffle d'agonie comme d'existence. Et si Dame Reproche et Dame Amertume s'en étaient allées les accuser de manquement à leur devoir, de mettre la faute sur une quelconque incompétence et choix d'écrins raté, elles s'éloignèrent aussitôt devant Sire Accablement. Qu'avait-il seulement fait en comparaison pour empêcher la Fatalité d'intervenir ? Rien, car il avait succombé facilement, Richard, lors de l'explosion qui avait emmenée bien plus avec elle que des vies et des blessures. Elle avait prit avec elle toutes ses belles paroles dites à la famille impériale ; les promesses de sécurité d'un homme fier d'accomplir son devoir, fier de ses compétences reconnues et de sa voix qui porte avec assurance. À présent que tout ne sonnait plus que comme mensonge, que lui restait-il seulement ? L'abandon par facilité et lâcheté ? Idée première d'un homme accablé et rattrapé soudainement par son âge et dont les plaies, physiques autant que psychologiques, n'aident en rien à  remonter la pente, tout le contraire.

Se levant de son lit et après quelques pas, Richard tira une chaise de bureau puis s'y assit, parcourant du regard la surface, il trempa une plume dans un encrier avant de ne la laisser en suspens au dessus de la feuille de vélin. Une goutte tomba et répandit sa couleur noire dans les veines du support, méandres naissants à formes uniques qui laissa l'homme hésitant puis aussitôt honteux. Ses émotions avaient prit le dessus ; à l'écho de cette tâche noire qui se permettait de s'étirer à sa guise ; trop de fois en si peu de temps qu'elles en auraient fait grimacer Augustus en personne s'il était conscient. Et par Kern qu'il aurait souhaité cette grimace plutôt que le sort qu'était le sien actuellement.

« Non. »

Marmonna t-il. Il ne les laisserait pas prendre le dessus et inonder son âme.

« Non. »

Répéta t-il plus fort ; une barrière en lui soudain dressée. Il ne céderait pas à la facilité en laissant à d'autres le soin de supporter son erreur.

« Non ! »

Plus fort comme s'il cherchait un écho dans la pièce. Il écarta le vélin et repoussa la plume, se leva, en rogne contre lui-même et se réinstalla sur son lit en soufflant comme un bœuf. Il ferait face à son trop plein de confiance qui n'avait porté que mensonge au final. Il ferait ce que l'on attendait de lui. Il ferait en sorte de ne plus décevoir et de racheter autant que laver son honneur et sa parole. D'une énième grimace face à la douleur, il allongea le bras vers la commode et attrapa le premier rapport de la pile qui ne cessait de gonfler depuis le dernier jour des festivités, le dernier jour de l'horreur qui avait vu naître ces sentinelles.

Les heures s’engrangèrent autant que les rapports entre ses mains, quand soudain des coups à sa porte, répétés, finirent par avoir raison de sa concentration ; ou bien est-ce le 'Mon oncle' ainsi entendu qui avait fini par avoir gain de cause. Une invitation sèche et un jeune homme pénétra le lieu lourd en tension, tension qui allait monter crescendo au vu des nouvelles qui attendaient le convalescent et dont le jeune Tybalt était porteur autant que réticent à les confier. Quelques échanges de politesse, des regards fuyants, des mains qui se cachent derrière un dos, il n'en fallait pas plus pour alerter Richard et l'agacer en même temps.

« Eh bien, mon garçon. Parle. » Et Tybalt le regarda hésitant et l'homme insista de ses petits yeux froncés, soupçonneux et porteur de mauvais augure à celui qui ne lui obéirait point. « Que caches-tu, derrière ton dos ? » précisa t-il alors que son vis-à-vis se mordait la lèvre inférieure et, toujours hésitant, dévoilait à distance une lettre ; de toute évidence déjà parcourue.

Richard arqua un sourcil, tendit le bras et attendit que sa chair ne s’exécute. Il ne s’exécuta pourtant pas, préférant s'expliquer d'abord, visiblement mal à l'aise.

« Vous ne devriez pas lire ça, mon oncle. Pas maintenant. »
« Et qui t'as  seulement donné la permission de lire ma possession ?! » S'emporta l’aîné d'un regard menaçant ; devant le regard compatissant du plus jeune à son égard qui le parcourait de haut en bas. Il la reconnaissait la lettre ou plutôt le sceau qu'il arrivait à percevoir, elle venait d'Alrik de Sovnheim à n'en pas douter. Elle devait être porteuse d'informations sur la solide et troublante kyréenne, sur ses occupations l'ayant rendu curieux et sur sa personne l'ayant captivé suffisamment que pour l'amener au désir d'en savoir plus sur la jeune femme. L'hésitation constante et le mépris lisible sur le visage de Tybalt, expression Ô combien rare, le laissa un instant muet, surpris, jusqu'à ce qu'il comprenne qu'il n'en était pas la source ; le contenu de la lettre en était la cause.

La mâchoire serrée, nouvelle tension palpable, il décida d'un nouvel effort de retendre le bras en marmonnant entre ses dents. Le visage baissé, le regard fuyant, Tybalt s’avança et le laissa s'accaparer la lettre vivement après un « Donne. » coriace qui aurait pu être dirigé à un cabot que l'on dresse. Et comme un animal qui sent la foudre approcher, alarmé, instinctivement le jeune homme recula tandis que le convalescent parcourait la lettre.


Tu me demandes quelque chose de bien singulier et au mauvais moment, j'aurais aimé te parler d'elle longuement mais son choix de changement de carrière me plonge dans un profond désarroi. Et connaissant ton tempérament mon ami je sais que mes sentiments la concernant ne seront pas partagés. Si je peux pardonner voir comprendre l'impétuosité de celle que j'ai faite ma fille, il me semble judicieux de penser qu'au grand jamais tu ne partageras ce pardon que je n'ai pourtant pas à lui offrir. Pour autant tu es un ami de longue date, si j'ai quelques scrupules a répondre a ta question, j'ose espérer que notre amitié tempérera ta répulsion. Elle s'est tournée vers Messaïon. Que Kern continue de guider sa main et qu'il la garde en un morceaux.
Comprend bien que cet aveu est une faveur, je connais ton ressenti, ne fait rien d'inutile qui pourrait nous brouiller.

Alrik de Sovnheim, commandant de la Guilde des Guerriers


Au fur et à mesure de la lecture et jusqu'à sa finalité, ses mains se mirent à être parcourues de spasmes, au même titre que sa tête et la gestuelle de son corps ; état fiévreux. Les tremblements agressifs poursuivirent jusqu'à ce que ses mains se prennent l'envie de déchirer compulsivement le papier. Et à l'envie succéda le droit et le besoin du désordre. S'il avait réussi  à retrouver un semblant de calme dans tout ce chaos qui tonnait en lui-même depuis la tragédie, la lettre venait de saccager ses barrières intérieure pour y laisser s'échapper un torrent de rage et de haine, le tout mêlé à son propre chagrin et à sa fierté entachée par les événements récents. Le nez sifflant, la bave aux lèvres tel un animal fou, les yeux illuminés par une nouvelle colère, Richard se leva de son lit en poussant un cri à en faire reculer davantage Tybalt. Prit d'une nouvelle vigueur soudaine et malveillante, il renversa quelques mobiliers et ouvrages à sa portée dont un vase originaire de Cibella, la chaise de bureau ou encore l'encrier qui visa sa chair ; pauvre cible témoin de ce débordement.

« Cette sale traînée ! » Vociféra t-il en enchaînant sur les mots sans trouver celui en lequel insuffler tout l’écœurement qu'il éprouvait en plus du reste. « Cette putain. Une pirate ?! » Et il revit la rencontre ; le choc de voir du Odile en elle, la douce nostalgie accompagnée d'une culpabilité qu'il pensait pouvoir soulager, le toupet dont elle avait fait preuve, la pitance qu'il lui avait offerte, les aveux dont il lui avait fait part et les sourires qu'ils avaient échangés. Un rire jaune et étranglé sorti de ses lèvres alors qu'il crachait. « Elle va le regretter. » car elle avait osé rire de lui, cette gueuse pirate. Maudits soient-ils. « Ils le regretteront tous. Je leur ferais boire de l'eau de mer jusqu'à ce qu'ils en crèvent, la panse éclatée d'avoir été trop remplie. » Et sa colère ne s’arrêta pas là, s'étendant sur tous ceux porteurs d'un petit bout de sa rancœur. « Et l'Ordre paiera pour ce qu'il m'a prit. Et les femmes retrouveront la place qui leur est dû. Et les mages paieront leurs acquis. Et Faërie tombera pour avoir osé se jeter sur nos terres. »  Son poing intacte frappa fougueusement la table tandis que ses plaies semblaient suppurer de nouveau après pareil discours. Elle subirait autant que les autres sur sa liste, celle qui avait ouvert une brêche ; Solveig de Sovnheim. Il rejoignit avec l'aide de Tybalt, qu'il ne repoussa pas longtemps au vu de sa détermination, son lit et  de nouveau la vieille guérisseuse débarqua mortifiée et prête à faire entendre sa douce voix chevrotante.

Oh mon Richard, si tu savais comme tes souhaits ont été entendus. Assurément, tu en exploseras de joie malgré la douleur qui t'accables. Assurément, tu profiteras à ta manière de cette épidémie ; dont tu n'as pas encore vent ; pour faire le ménage et mettre de l'ordre pour ton empereur inconscient, son impératrice tombée ainsi que pour ses enfants. Et ton travail et ton combat ne cesseront pas. Que chasse les mages, que chasse les faës de nos terres, que chasse les pirates des mers, que chasse la femme de tes pensées ; mon Maréchal de Serre. Pour Ibélène. Pour Augustus. Pour la famille impériale. Pour toi. Tu donneras tout ce que tu peux et tout ce que tu as.
Mon Templier dur à cuire rien qu'à moi.


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