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 Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde]

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Message Sujet: Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde]   Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde] EmptyMer 16 Aoû - 22:15


Livre II, Chapitre 5 • La Mort dans les Veines
Sighilde Vol-Libre &
Richard le Harnois

Après l'effort, pas de réconfort

aurait-elle eu tort ?




• Date : 15 août 1002
• Météo (optionnel) : /
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Après avoir mit de l'ordre dans la paperasse, Richard reçoit la visite d'une jeune voltigeuse inquiète de ne pas avoir eu des nouvelles d'un dénommé Tybalt Ondenoire qui lui est apparenté.
• Recensement :
Code:
• [b]15 août 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2556-apres-l-effort-pas-de-reconfort-pv-sighilde]Après l'effort, pas de réconfort[/url] - [i]Richard le Harnois & Sighilde Vol-Libre[/i]
Après avoir mit de l'ordre dans la paperasse, Richard reçoit la visite d'une jeune voltigeuse inquiète de ne pas avoir eu des nouvelles d'un dénommé Tybalt Ondenoire qui lui est apparenté.



Dernière édition par Richard le Harnois le Jeu 14 Sep - 14:16, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde]   Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde] EmptyMer 16 Aoû - 22:17

Affairé à sa tâche, Richard se tenait à son bureau ; le regard rétréci par la dureté et la précision ;  à la hauteur de la calligraphie qu'il couchait sur du papier. Entre rapport à lire, prise de note et réponse  sérieuse, il n'en finissait plus ; et il s'en réjouissait au fond. Être ainsi occupé le distrayait de ces idées parasites qui n'avaient eu de cesse de prendre le dessus ces derniers jours sur ses performances et qui ne pouvaient donc quo-exister dans l'exercice de ses fonctions. Promotion, recrutement, coût pour une reconstruction, lettre de deuil, discours revigorant, il avait suffisamment à penser pour laisser nuisance de côté. Aux idées noires, il tentait d'y trouver du réconfort lorsqu'elles revenaient s'attaquer à lui ; Augustus n'était pas mort, l'impératrice – décédée - serait soulagée  d'apprendre que ses enfants étaient sains et saufs, les pirates recevraient un jour leur châtiment de Messaion même, quant à l'Empire de Faërie, de plus en plus de rapports arrivaient témoignant d'une épidémie se rependant chez les ibéens... Cela toucherait-il seulement la guerre, les ennemis, la situation changerait-elle en faveur d'Ibélène ? Si oui, à cela, il serait bientôt temps d'y répondre d'une manière réjouissante en tactique si le 'cadeau' (fléau actuel pour l'empire ) touchait les bélligerants adverses, s'intensifiait, stagnait et persistait ; ce qu'il espérait ardemment. Restait à croiser les doigts et attendre le signe de la providence. Hors de question d'imaginer que cela n'empire davantage pour l'Empire qu'il servait.

Poussant soupir soudain fatigué, il s'étira quelque peu malgré la douleur, il força néanmoins sa plume jusqu'à finir une bonne partie de la pile de travail qui lui restait à faire avant de s’arrêter. Tordant son cou, non sans grimace, il finit par se lever pour passer son visage à l'eau avant de se diriger vers une table pour s'abreuver d'une infusion déjà préparée à base de racine de framboisier, de fenouil et de camomille dont il se servi une tasse. S'installant pour y apprécier les vertus apaisantes que lui procuraient la chaleur du liquide s'acheminant dans sa gorge doucement et descendant dans son ventre, il fut prit d'un sursaut léger dans son moment de détente mérité, puisque rare, lorsque des coups frappèrent à sa porte.

Un coup. Deux. Puis Trois. Il lâcha un autre soupir, roula des yeux et déposa sa tasse après s'être massé la tempe gauche. D'un buste bien dressé prêt à accueillir et dominer, d'un visage creusé par la situation tout entière dans laquelle se trouve l'empire qu'il sert, il rajusta ses habits avant d'inviter d'une voix ferme et autoritaire ; à moins que ce ne soit une invitation à prendre la poudre d'escampette.

« Entrez. »

Nulle chaleur dans son invitation ressemblant plus à un ordre tandis que la porte s'ouvrait enfin pour lui révéler son visiteur.
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Message Sujet: Re: Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde]   Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde] EmptyVen 18 Aoû - 21:25

Le stress, l'angoisse, la crainte, autant de mots qui me définissent en ce instant alors que je me rapproche du lieu où se tient le Maréchal de Serre. Je ne sais même pas ce qu'il m'a pris de me décider à aller le voir le besoin d'être rassurée peut être ? J'en sais fichtre rien finalement. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ? Moui c'est à peu près cela sauf que techniquement c'est juste que je n'ai pas de nouvelles de Tybalt depuis les événements derniers ; rien fichtrement nada, aucune info. La seule que j'ai est cette connaissance qu'il se trouvait ici-même quand la ville s'est embrasée.

Je suis allée dans l'auberge aux blessés, des jours durant les uns après les autres je suis venue voir s'il aurait quémandé soins ou toute autre chose. Angélite et moi avons survolé, passé eu peigne fin la moindre rue ou ruelle espérant d'un côté ne pas trouver une masse difforme. Les images rassurantes d'Angélite en cet instant de douceur d'encouragement n'y font rien alors que la porte est devant moi. Je m'annonce et on me reçoit. J'ai expliqué aux personnes présentes devant le bâtiment que je souhaitais rencontrer le Maréchal pour une affaire qui pourrait le concerner et qui me tenait particulièrement à cœur.

Je suis installée dans un salon pour le moins austère. Déclinant l'invitation à m'assoeir je fais les 100 pas ; j'entends des coups discrets sur une porte à peine plus au loin. L'homme ayant frappé ne manque d'avoir un sourire à mon égard au moment de pénétrer dans ce qui semble être le bureau du Maréchal. Regardant la porte se refermer j'attends. Cela semble durer une éternité et je regarde la porte de sortie me demandant après de longues secondes voire minutes si ce ne serait pas mieux pour moi de fuir comme si de rien n'était. Ce serait vraiment mais vraiment malvenu d'autant plus que j'ai donné mon identité, donc Richard le Harnois saurait me retrouver après avoir probablement osé le déranger.

Mes pensées sont interrompues par l'homme qui se rapproche « Mademoiselle il va vous recevoir, je vous en prie ». Je le remercie de la tête et me dirige à mon tour vers la porte. Je marque un temps d'immobilisme avant d'oser pousser cette porte et pénétrer dans le bureau. Je n'ose lever les yeux, n'ose l'affronter du regard et m'exprime simplement en ces mots à l'homme qui somme toute logique me fait face « Monsieur le Maréchal je vous remercie de bien vouloir me recevoir et je m'excuse d'abuser de votre temps, je serai brève » je déglutis avec peine et n'ose guère pour l'instant poursuivre. Mes paupières se lèvent pour regarder le bureau, regarder l'homme sans croiser son regard, position de dominant dominé...  s'il y avait un trou de souris pour sûr je me jetterais dedans....
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Message Sujet: Re: Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde]   Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde] EmptyMer 30 Aoû - 20:04

C'est Heverl qui entra ; un brave homme aussi sérieux que bienveillant, mais surtout compétent, au crâne presque dépourvu d'une quelconque chevelure, à la moustache plus touffue qu'attendue et à la chemise semblant faite trop sur mesure tant elle semble tirer sur un ventre bien rempli par la piquette du coin. Rapide, l'homme expliqua l'objet de sa visite, droit comme un i, fier de s’exécuter. Le nom qu'il lui donna lui fit arquer un sourcil, que lui voulait une nouvelle recrue ? Que lui voulait une femme ? Car il avait bonne mémoire Richard, des noms qu'il couchait sur papier. Quel rapport avait-elle à lui offrir qui le concernait plus directement que son propre major ?

Si elle désirait discuter promotion, elle recevrait un blâme. Si elle souhaitait discuter sur la catastrophe, elle avait clairement frappé à la mauvaise porte et elle le sentirait passer de la part de son major qu'il tiendrait informé. Non. Nulles nouvelles recrues ne s'essaieraient à vouloir lui faire perdre du temps, bien qu'il savait mieux que quiconque que des abrutis pouvaient entrer dans les rangs, mais ces derniers ne faisaient pas long feu dans la voltige et il se le rappela que trop bien en pensant à Télesphore Brumefeu et au sort qui l'avait attendu.

Après paperasse roulée et scellée par son sceau  dont il confia à charge Heverl de les faire envoyer dans les plus brefs délais, il lui fit prendre congé et autorisa la mentionnée 'Vol-Libre' à pénétrer ses lieux.

Un bref instant après le départ d'Heverl, une jeune ... femme ? - Qu'est-ce que c'était que ça ? Une blague -  Entra, tête baissée, épaules rentrées, l'air si peu assurée qu'elle en semblait davantage réduite en taille. Une souris. Depuis quand engageait-on des enfants ? Des gamines ? Encore que sa tête lui disait vaguement quelque chose. Il devait l'avoir vu lors d'un passage à Val-Griffon, sinon quoi d'autres ? Elle n'avait pas le profil d'une fille qu'on aimait courtiser, encore moins qu'on aurait aimé prendre. Elle s'adressa à lui sans daigner le regarder en face ; sans couilles en tout sens, se fit-il. Elle acheva ses excuses en relevant la tête doucement, mais ses yeux restèrent braqués sous les siens, manquait la courbette et Richard se serait cru nobliau dans un château.

« Eh bien soyez-le en ce cas. Débuta t-il, elle souhaitait être brève, mais elle bavait déjà en excuse, largement de quoi faire plus court donc ! Et relevez la tête quand vous vous adressez à moi. Vous êtes voltigeur, pas sottard. » Eur oui, pas euse. Il n'ajouta pas qu'il espérait que cela soit important, cela avait intérêt à l'être pour son bien à elle, son regard, de toute manière, se chargea bien de faire passer le message quand il ordonna : « Parlez. »


Dernière édition par Richard le Harnois le Sam 2 Sep - 15:25, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde]   Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde] EmptyJeu 31 Aoû - 12:30

Je lui fais face au Maréchal, je suis fière de ce que je suis mais face à lui comment dire je suis pas vraiment mal à l'aise mais il m'impressionne. Les mots de mon major de vol me reviennent en tête. Il reste un homme strict et intransigeant et après tout c'est comme cela que ça marche dans ce monde de voltigeur ou les femmes se battent pour obtenir leur place aux côtés des hommes. D'ailleurs je le sens dans ses premiers mots à mont égard. Voltigeur et non pas voltigeuse. Intérieurement j'ai envie de sourire mais je reste de marbre relevant la tête et le regardant dans les yeux comme il me le demande. Provoquée ? Piquée au vif peut-être mais je n'oserai lui faire remarquer que ce nom se féminise voyons ce n'est point mon rôle et je suis pas dans son bureau pour cela, pas du tout.

Je me rapproche du bureau et sors la lettre que Tybalt m'avait envoyé pour me prévenir de sa présence en Svaljärd. Je ne vois pas comment lui dire autrement que je suis amie avec son neveu qu'en lui mettant sous les yeux un courrier qui m'est adressé où il m'appelle Sig et me préviens qu'il aimerait que l'on se revoit depuis mon départ de la caserne de la Serre. Je lui pose sur le bureau ne le quittant pas des yeux, restant toujours aussi droite sans être agressive et murmure « il m'a prévenu qu'il serait là pour la fête ; je suis allée voir aux divers endroits où les blessés étaient soignés et je ne l'ai pas trouvé » ne le quittant pas des yeux je murmure « nous sommes amis et je sais que vous êtes son oncle, c'est la raison pour laquelle, si vous avez de ses nouvelles je serais grandement rassurée ».

Je fais un pas en arrière le bout de papier toujours sur le bureau. Mon sang se glace un instant ; je n'ai nul prononcé le nom de Tybalt mais l'homme a le constat évident devant lui que l'une de ses voltigeuses est ni plus ni moins qu'une amie de son neveu, meilleure amie d'enfance même à courir en Lorgol avec son cousin. Il me manque ce Tybalt et ne pas savoir s'il s'en est sorti indemne, blessé ou pire mort cela me remplit d'une crainte profonde m'ayant conduit à l'impossible, rencontrer ni plus son oncle de Maréchal de Serre, celui qui mène ses troupes d'une main de fer, d'un caractère bien trempé... et je le regarde fixement, courtoise et je ne manque de me dire que l'homme est solide ; un jour je serai peut être comme lui... ou pas... ça seul l'avenir nous le dira fonction de ce que le Destin dresse comme obstacle sur mon chemin.
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Message Sujet: Re: Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde]   Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde] EmptySam 2 Sep - 17:39

L'ordre était donné ainsi que la conduite et la posture à adopter face à lui. Il hocha gravement la tête pour lui-même, c'était beaucoup mieux ainsi, pas suffisant, mais mieux. Le torse aurait dû être bombé, les épaules bien droites, l'air davantage assuré encore que cela allait de mieux en mieux, mais il ne pouvait espérer meilleure présentation d'une 'femme'. Yeux plissés, oreilles attentives, il l'écouta reprendre et regarda soupçonneux la lettre qu'elle déposait sur le bureau à présent plutôt qu'à lui. Elle ne voyait pas droit en plus de ne pas avoir le bon sexe, c'est pas le vocabulaire qui lui manquait, mais il ne trouvait plus les mots pour décrire son ressenti actuel.

« Vous venez donc déranger le Maréchal de Serre pour une affaire personnelle. » Résuma-t-il d'un air hautain en la regardant dans les yeux avec une telle supériorité que l'on aurait pu croire qu'il observait un insecte sur le point de se faire écraser par ses bottes. Oui, lui, le Maréchal et elle pour affaire personnelle, quelques fois qu'elle n'aurait pas compris que son attitude était complètement déplacée. « Et votre ami vous a écrit être mon neveu et puisque que 'vous savez', souligna-t-il répétant ses mots distinctement, vous êtes venu me trouver. Il se palpa la tempe, visiblement irrité de la situation. Il aurait dû boire plus d'une tasse de sa tisane pour le calmer, les vertus apaisantes semblant à présent loin. Avez-vous seulement des preuves que ses propos sont véridiques Recrue Vol-Libre ? Ou bien sa seule parole vaut-elle que vous mettiez votre carrière naissante en jeu. » Sans un coup d’œil à la lettre il poursuivit sans s'adoucir. « Je peux comprendre votre inquiétude, mais je déplore votre comportement. » qu'il aurait pu mettre sur le compte de la jeunesse s'il était tolérant, chose qu'il n'était pas.

Quand bien même elle avait raison, quand bien même il s'agissait de Tybalt, elle s'y prenait mal. Et il espérait qu'elle prendrait conscience de ce fait et qu'elle réfléchirait à deux fois à l'avenir si d'aventure une situation similaire se représentait à elle. Il était Maréchal avant d'être 'Oncle'. Et n'importe quel gueux ou gueuse pouvait se prétendre de son sang par simple plaisir de craner ou pour se donner un iota de prestige alors qu'il n'en était rien. Elle se devait de réfléchir à toutes les possibilités avant de débarquer ainsi en prétendant connaître sa famille. Attendant une excuse ou autre de sa part, il avança sa main pour attirer à lui la lettre sans pour autant encore la lire.
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Message Sujet: Re: Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde]   Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde] EmptySam 2 Sep - 19:33

Je ne cille pas un instant devant le Maréchal de Serre pourtant je devrais je me le dis en mon for intérieur, Angélite m'inspire cette confiance qui me fait si souvent défaut dans des circonstances comme celle-ci justement. C'est elle qui me montre des images de moi et Tybalt quand j'étais dans mes premières années d'apprentissage quand elle nous survolait tous les trois. C'est grâce à elle que je ne bouge pas et que j'ai osé m'approcher et lui poser le bout de papier sur le bureau sans trembler un instant malgré la terreur qui se fait perceptible au fond de mon être. Je sais qui il est et ce dont il est capable mais je suis armée d'un sentiment qui ne semble guère l'habiter la compassion, le soin des autres et le soin de sa famille au delà même du devoir de voltigeur... empreinte peut être d'une humanité qui semble lui faire défaut. Les aléas de la vie ne l'ont pas loupé mais moi-même ainsi que les femmes qui l'entourent n'avons pas à payer de son passé... au fond de lui il existe un homme bon... peut être... Tybalt en est persuadé, il me l'a dit, m'a certifié qu'un brin d'humanité existait quelque part sous la carapace de cet homme mais où ? Quoi qu'il en soit ce n'est pas à moi de la faire poindre ; mon seul rôle  à l'heure actuelle est de lui obéir et de subir un dédain sans pareil de sa part encore une fois.

Alors que ses mots cassants sortent de ma bouche je bats une fois mes paupières, une seule fois avant de le fixer, restant droite « vous m'en voyez bien contrite mais oui » autant reconnaître ses torts de suite ça atténuera peut être la punition qui accompagnera ma sortie de son bureau et il poursuit ce à quoi je réponds « vous déduisez bien, il est très fier de l'être par ailleurs, raison qui m'a poussée certes à venir voir le Maréchal de Serre mais aussi l'homme que vous êtes » ; je parle de l'homme et non pas de l'oncle cherchant à le faire réagir, autrement, qu'il voit mon aplomb tout en restant courtoise dans la manière de le faire. Ce n'est pas un robot, il doit bien y avoir un organe qui bat quelque part entre ses côtes et je veux qu'il comprenne que malgré cette attitude glaciale qu'il adopte à mon égard je tente de rester droite, cherchant la moindre parcelle de courage dans la vérité criante.

Il me demande des preuves et je secoue la tête sans le quitter des yeux « nullement, mais depuis notre plus tendre enfance, il n'a toujours eu qu'une parole que ce soit pour m'aider à aller faire des courses en compagnie de mon cousin ou encore m'attendre à la sortie de l'école, il a toujours été là, ponctuel, un ami je n'ai jamais eu à craindre de me trouver sans sa compagnie, il a toujours été là à tous les instant de ma vie » ; oui je lui ai étalé en une phrase un aperçu de mon enfance en compagnie de son neveu. Je veux qu'il comprenne que ce n'est pas Sighilde voltigeuse qu'il a en face de lui qui veut échanger avec Richard le Harnois Maréchal de Serre mais bien Sighilde meilleure amie de Tybalt souhaitant s'entretenir avec l'oncle de ce dernier.

Tybalt m'a guère fourni de point faible ; la seule chose qu'il m'a dit c'est qu'il appréciait grandement son oncle et qu'il souhaitait un jour me le faire rencontrer à d'autres moments que lors de la voltige, un repas familial ou toute autre... si seulement tu t'y étais pris avant Tyb.. si seulement mais maintenant je fais face à l'homme que bon nombre de jeunes voltigeuses craignent, sans trembler et ses derniers mots résonnent alors que je ne baisse pas la tête « vous me voyez navrée que vous déploriez une telle attitude ; je m'en retourne si cela vous convient à mes recherches de mon ami Tybalt, un garçon que j'apprécie ; si je viens à le retrouver je lui dirai de vous prévenir qu'il est en vie » si toutefois il en a quelque chose à faire car pour l'instant l'homme est loin d'être tel que  Tybalt me l'a décrit. Je recule me rapprochant de la porte, je vais pour l'ouvrir avant de tenter un dernier mot, un dernier échange « vous permettez que je me retire Maréchal, je ne souhaite plus vous contrarier »... je sens qu'une sentence lourde risque de tomber et j'espère simplement qu'il me laissera repartir... mais au fond de moi une seconde petite voix me suggère qu'une humanité s'est réveillée en lui... peut être... quand les poules auront  des dents ce qui n'est pas demain la veille alors que ma main se penchant en arrière se pose sur la poignée de la porte.
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Message Sujet: Re: Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde]   Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde] EmptyMar 5 Sep - 22:36

L'on avait l'audace de venir à lui pour des raisons personnelles. L'on avait l'audace de le qualifier d'oncle. L'on avait l'audace de croire qu'il accepterait aussi facilement des propos de ce genre. L'on avait l'audace encore de le déranger pour des queues de cerise. Sighilde Vol-Libre était une jeune recrue insouciante à ses yeux qui se permettait bien des choses par sentiment et croyance aveugle et qui lui faisait oublier sa position et le respect dû à un supérieur. Oh oui le respect lui manquait car elle n'avait de cesse de lui répondre au lieu de le laisser parler jusqu'au bout.

Elle était contrite. Pas autant que lui à l'idée que d'autres gamins sans jugeote ni manières dans son genre deviennent voltigeurs impudents comme elle. Il déduisait bien disait-elle, mais ne déduisait-elle pas qu'elle dépassait les bornes en lui disant ça ? Maréchal de Serre, homme, il ne faisait qu'un. Elle avait de la chance dans son malheur de se trouver si près qu'il soit assit, blessé et qu'il ai saisi qu'elle n'avait pas idée de sa grossièreté à son égard ; à moins que ce ne soit l'infusion apaisante qui l'ai rendu plus tolérant d'un chouilla.

Il avait questionné sur les preuves à fournir et elle lui avait démontré ces dernières ou plutôt son absence totale. La recrue se mit à la place à lui conter sa vie... allez savoir pourquoi elle devait penser qu'il avait la tête de l'emploi pour ça. Faire les courses. Sortie d'école. Que c'était larmoyant, touchant même. Ridicule surtout ! Et inadéquat en l’occurrence. Et seule sa bouche pincée et son air incrédule marquèrent à quel point tout cela lui passait plus qu'au dessus et qu'il se demandait réellement ce qu'elle faisait là. Était-ce une plaisanterie ? Elle pensait réellement que ses mots étaient porteurs de sens ou même à dire à quelqu'un de son calibre ?

Il comprenait ses inquiétudes, après la tragédie qui avait frappé c'était plus que normal de se montrer ouvert à ce niveau, mais son comportement était affligeant. Peut-être allait-elle poursuivre, pousser plus loin, mais non, nullement, elle prenait la fuite. Elle fuyait le combat, car oui psychologiquement Richard bataillait ferme pour ne pas l'encastrer dans un mur de la pièce. Une chance que sa condition physique le retenait bien, autant qu'elle ne lui permettait guère de faire des efforts. Tybalt. Le nom frappa alors qu'elle reculait pour se diriger vers la porte. Une telle impolitesse qu'il ne manquerait pas de signaler à son Major - encore que cela aurait pu être pire, si elle elle lui avait tourné le dos par exemple. Le résultat était ceci dit le même. Elle venait à lui pour mieux repartir comme ça, pouf. Comment se pouvait-il que sa chair et son sang soit lié de près ou de loin à une petite ignare même pas fichue de retenir un code de conduite ? Il froissa la lettre sous sa main et se leva en grognant. Imposant. Menaçant. Tel un nuage noir dont la foudre se prépare à s'abattre avec éclat.

Et il s’abattit, douloureusement ; ses brûlures sous bandages le tirant épouvantablement alors qu'elle demandait enfin permission. « Je ne vous permets pas non. Pas plus que je nous vous autorise à reculer de la sorte. Il se fit violence pour rester debout, main valide posée sur le bureau qui tremblait sous l'effort. Votre comportement m'insulte plus qu'il ne me contrarie Recrue ! » La tête relevée il poursuivit énervé. « Revenez vous tenir ici et dites moi le nom de votre Major qu'il soit informé qu'un de ses hommes manque de discipline. » Il avait une idée du nom du Major en question, mais il tenait à ce qu'elle le dise elle-même. Il lui indiqua d'une main bandée un point non loin de lui, proche de la chaise où il se laisserait bientôt tomber dessus.
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Message Sujet: Re: Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde]   Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde] EmptyJeu 7 Sep - 12:54

Je reste droite dans mes bottes, bon c’est une expression mais de toute manière vu la situation dans laquelle je me mets en affrontant ainsi le Maréchal de Serre la seule chose que je puisse être c’est rester simplement moi-même. Quelle est la meilleure manière de se sortir d’un mauvais pas ? en restant franche et en restant soi-même, ne pas être une autre personne, être Sighilde Vol-Libre, jeune recrue du Vol de Valkyrion nouvellement rattachée à Svaljärd avec des évènements pour le moins marquant pour chacun d’entre nous.

Mais moi j’ai été marquée dans ma chair, dans mon cœur par ce qu’il s’est passé et quand ça touche quelqu’un de ma famille je suis encore plus impliquée et ça je ne peux trahir que profondément mes sens et ma volonté farouche de tous les protéger est exacerbée.

Mais je vois bien que l’homme n’est peu enclin ; je retiens une crispation quand il froisse le courrier tout juste déposé… goujat je ne peux que me contrôler alors que le mot a envie de sortir, mais cela aggraverait ce qu’il se passe en ce moment dans le bureau. Polie je lui fais face sans défaillir, lui proposant de le laisser mais sa réponse est sans appel alors je reste debout, lâchant la poignée je me rapproche et m’assieds de nouveau sur la chaise indiquée d’une voix froide à mon égard. Je murmure sans baisser les yeux « Mayeul de Vifesprit, Maréchal » lui dis-je sans tressaillir.

J’angoisse à l’idée de ses paroles prochaines encore plus à l’idée de refaire face à l’homme auquel j’ai demandé conseil il y a si peu de temps aussi. La porte est derrière moi, mon contact avec Angélite est tellement fort que j’ai peur de le perdre. Que vais-je devenir si demain je dois dire adieu à cette carrière que j’embrassais ? Une fugitive ? Une coupable ? celle qui a osé simplement demander au Maréchal des nouvelles de son neveu ? serai-je reconnue comme une personnage courageuse, empreinte de courage bien au-delà de ce que l’on peut imaginer j’en sais rien… mais je sens minute après minute que mes heures ici-même sont comptées.

Je lutte contre ces larmes qui veulent perler ; je dois être forte et je me concentre sur les images qui se font puissantes à cet instant. Je regarde la feuille froissée et réprime un réflexe de déglutition qui pourrait être mal perçu comme cette peur que tout le monde éprouve face à cet homme. Je hausse de nouveau les yeux, le regarde, étrangement je n’ai pas peur… j’attends simplement qu’il prenne la parole, qu’à son tour il me questionne simplement, comme une femme qui attend son jugement dernier…
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Message Sujet: Re: Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde]   Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde] EmptyJeu 7 Sep - 19:41

Quelle petite insolente. Insolente qui s’exécuta sans broncher et n'aggrava ainsi pas son cas. Il se laissa tomber sur sa chaise tandis qu'il guettait du coin des yeux qu'elle en fasse autant en prenant place non loin. Reprenant la plume ; qu'il eu tôt fait d'en plonger le bout dans l'encrier, ainsi qu'un morceau de papier ; il se mit à gratter des petites lettres penchées dont les courbes se voyaient allongées. Le silence se fit après qu'elle lui eu donné le nom de son Major. Silence pesant tandis qu'il couchait ses mots sous un regard stricte. Silence mouchetée ceci dit du bruit de leurs respirations, du bruit extérieur à la pièce, du bout de la plume s'activant suivi ensuite de celui d'une feuille pliée sur laquelle vint frapper un sceau dans un geste fort machinale.

« Vous le remettrez en main propre à votre Major. Est-ce bien compris, recrue Vol-Libre ? » Rompit-il le calme en lui tendant la lettre pliée. Confiance ou humiliation ? Les deux peut-être, mais si elle ne transmettait pas la lettre, il le saurait d'une manière ou une autre, il l'apprendrait. En outre, elle verrait directement la réaction de Mayeul de Vifesprit et aurait ses remontrances sans tarder. Par ses mots et son air aussi froid que détaché, elle pouvait en déduire qu'elle ne serait pas 'viré', la tournure de sa phrase aurait été toute autre ainsi que son timbre de voix. Pourquoi la virerait-il ? Il était intolérant certes, mais aussi intelligent, loin d'être stupide donc au point de réduire les effectifs alors même que la guerre grondait aux frontières de l'empire et alors même que l'explosion de la caserne avait emmenée avec elle deux voltigeurs au moins. Mayeul de Vifesprit choisirait que faire de Sighilde Vol-Libre, sanctions ou autres, au plus vite ou quand les hostilités avec l'empire de Faërie se serait calmées, se serait à lui de voir quoi faire de sa recrue jugée indisciplinée par le Maréchal.

Il posa son regard ensuite sur la lettre bien froissée, la déplia et la regarda en retroussant le nez quelque peu, éloignant même son visage du support*. Qu'il écrivait mal ! Par Kern, tenait-il vraiment de lui ? Non. Même autodidacte, Richard s'était exercé à ce que son écriture ressemble à quelque chose, soit soignée, avant d'envoyer un courrier. Là c'était simplement un calvaire pour les yeux. Calvaire qu'il avait juste envie de déchirer, mais dont il s'abstint en faisant glisser ce qu'il qualifia vite de 'brouillon' sur le bureau en direction de la jeune voltigeuse. Qu'elle le reprenne et le range, et vite avant que ses yeux ne se mettent à saigner.

Ce Tybalt et vous, s’apprêta-t-il à dire avant de s'abstenir. Il posa à la place ses prunelles sur elle, à la recherche déjà de la réponse à sa question, étudia sa posture et sa silhouette puis tordit la bouche un instant. Non. Il fallait rester professionnel. Il ne pouvait y avoir plus entre eux, Tybalt devait au moins aimer les belles femmes comme lui, chose que Sighilde était loin d'être à ses yeux. « La voltige se concilie rarement avec ménage. Cela sera un frein considérable à votre carrière que de vous lier aussi tôt à un homme, comprenez-vous ? » C'était bien mieux de poser la situation ainsi. Bien qu'il y ai des exceptions, mais pas Tybalt... pas avec ce genre de femme au physique peu avantageux, encore moins avec une voltigeuse. Par la même occasion il démontrait clairement qu'elle n'était pas 'viré' puisqu'il mentionnait son avenir de voltigeuse. Oh, bien sûr, cela pouvait être déplacé, mais il était plutôt question de conseils à une jeune recrue. Bien qu'il tentait par la même occasion de saisir le degré de leur relation. Qu'elle répète qu'ils étaient 'amis' pour rassurer le gueux en lui.
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Message Sujet: Re: Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde]   Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde] EmptyJeu 7 Sep - 21:31

Je reste ainsi, ne bougeant pas imuable malgré ce silence qu'il impose ; je devine une écriture saccadée à l'égard du Major auquel je remettrai mon courrier. Mais je ne serai pas simple messagère, je lui dirai à Mayeul ce qu'il s'est passé, je reconnaîtrai mes torts une fois de plus... il est patient mais je ne sais pas jusqu'à quand et je serai prête à subir son courroux. Celui du Maréchal de Serre l'est encore plus ce silence, ce bruit de la plume qui court sur le papier me laisse dubitative mais je n'en laisse rien paraître. Quand il referme le courrier apposant son tampon et me demandant de le remettre à mon retour à mon Major je lui réponds « ce sera fait Maréchal » ; quatre mots simples pas plus haut l'un que l'autre.

Celui que j'ai traité de goujat intérieurement il y a moins de 5 minutes s'empare de nouveau du courrier froissé, grimaçant. J'ai presque envie de rire, songeant aux pattes de mouches de Tybalt. L'envie de lui dire vous voyez, son écriture est reconnaissable c'est bien lui à voir votre tête. Mais je n'en fais rien j'attends... de tes erreurs Sigh tu en ressortiras plus forte. Alors je reste là plantée sans réagir, le fixant sobrement, attendant simplement qu'il m'adresse la parole et me questionne. Ses paroles vont certainement encore une fois tenter de me désarçonner ; je dis bien tenter car c'est bien mal me connaître Maréchal de penser que je vais m'en trouver amoindrie de cette rencontre. Au contraire j'en sortirai bien plus forte... toujours.

Mais quand il sort sa phrase suivante j'en reste pour le moins perplexe... il a véritablement rien compris. Il a peur de quoi ? Que je lui vole son neveu ? Que je m'en amourache ? Non mais sérieusement ? Ami d'enfance il sait ce que ça veut dire l'amitié ? Non visiblement pas... il voue sa vie à la voltige, moi aussi, c'est cela qu'il comprend pas... je ne veux pas m'unir, mon nom est parlant pourtant je l'ai choisi pour cela Libre comme l'air, libre dans sa tête... (NDLR elle est libre Sigh y'en a même qui disent qui l'ont vu voler) ; passons...

Je le regarde, gardant cette attitude impassible «Maréchal j'ai voué mon avenir à la voltige ; ma relation avec Tybalt se cantonne à une amitié profonde et sincère ; je n'ai nullement l'intention de m'engager autrement avec lui ni avec aucun autre homme ou femme » ok ça c'est dit ; je ne bouge pas, je ne poursuis pas... j'attends, telle une coupable, j'attends le prochain coup qu'il va me distribuer mais droite, regard en avant dans les yeux du Maréchal je ne me laisserai pas abattre... vous voulez me connaître Monsieur le Maréchal me voilà devant vous, caractère ouvert, personnalité ouverte, je n'ai pas un physique de voltigeur ne vous en déplaise, je ne l'aurai jamais mais j'ai obtenu ma place ici et viendra le jour où peut être vous serez fiers de m'avoir croisée... peut être
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Message Sujet: Re: Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde]   Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde] EmptyMer 13 Sep - 21:32

Était-ce l'oeuvre de l'infusion aux effets apaisants ?
Ou bien le fait d'une recrue qui ne ressemblait pas le moins du monde à une femme ?
À moins que ce ne soit la mention de Tybalt qui l'eu touché malgré lui ?

Si l'on pouvait exclure directement à ses yeux la dernière option, il était certain que quelque chose jouait en faveur de la personne non loin. Certes, il ne l'aurait pas viré en l'état actuel de la situation aux frontières, mais cela n’empêchait pas qu'il ne pouvait supporter qu'une femme se prenne l'égal d'un homme, encore moins qu'elle ai l'audace de lui parler aussi familièrement. Vol-Libre avait été d'une impolitesse monstrueuse aussi avait-il prit des mesures sans tarder, mais il ne l'avait pas expédié fissa à prendre congé.

Nouvelle hypothèse, elle avait voulu déserter le front et il n'avait pu l'accepter, disgrâce infâme qui avait inondé son âme et l'avait rendu tempétueux, l'obligeant ainsi à rester dans la même pièce que lui et à respirer le même air dans une ambiance lourde.
Possible.

Un simple geste de main siffla ; celui qu'une mouche reconnaîtrait entre mille ; après qu'elle lui eu répondu qu'elle transmettrait la lettre. Elle avait tout intérêt à s’exécuter ou bien guerre ou non il ne laisserait pas passer pareil comportement pour le bien des troupes. Si elle comptait n'en faire qu'à sa tête, ce ne serait clairement pas chez les voltigeurs. Foi de maréchal. Et il doutait forcené que de Vifesprit ai pu lui donner manière à penser autrement. Il n'était pas idiot le Major, il avait certes un caractère particulier, mais c'était avant tout un voltigeur exemplaire dont il avait pu admirer sa détermination autant qu'un bout de ses talents alors qu'il était convalescent.

Il avait fini par se décider à parcourir la lettre non sans grimace profonde au fond des yeux. Il n'y avait qu'un seul idiot pour confondre un point d'interrogation et un point d'exclamation. Il lui faudrait reprendre son enseignement quand les choses se calmeraient, ce qui n'était pas prêt d'arriver selon lui. Tybalt. Il ne vivrait pas longtemps en sa compagnie s'il se mettait a copuler une espèce de voltigeur transgenre. Même le fait de s'amouracher à la gueuse Martel aurait eu plus de sens ; en décomptant la catin germinale de l'addition. Et encore ! Fiouh ! Que de stupidités qui lui passaient en tête tandis qu'il repoussait son infusion sur la table ; soupçonneux d'un coup qu'une personne ai pu glisser un produit cielsombrois dedans à son insu.

Il avait rendu la lettre pour poser ensuite question et conseil en même temps. Professionnel. Lui. Si elle désirait poursuivre, qu'elle se fasse homme et ne s'amourache d'aucun, ça la rendrait déjà plus compétente et moins tête à claques. Sa réponse eu pour mérite de faire naître trois expressions distinctes en moins d'une minute. Approbation à entendre qu'on vouait sa vie à la voltige. Irritation en l'entendant parler amitié profonde comme un gosse avec son propre rejeton non avoué. Interrogation enfin par sa manière de conclure. Homme ou femme. Son imagination refusa de s'activer et pour cause ; il ne savait si elle était sérieuse ou non, autant qu'il refusait d'imaginer pareil laideron s'activer d'une manière charnelle. C'en serait limite écœurant voir complètement gerbant avec son physique proche de celui d'un garçon.

« Je l'espère pour vous recrue Vol-Libre, la voltige est un engagement plus que sérieux où frivolité n'a pas lieu d'exister avec passion. » Oui il espérait et c'était pour les trois points qu'il s'exprimait. Il l’espérait tant pour elle que pour lui, ses yeux, sa santé et Tybalt.

Il reporta son regard sur son bureau, reprit une feuille plus loin comme s'il allait reprendre son travail. Silence, plume en suspens, léger soupir avant de dire sur un ton clairement je-m’en-foutisme, détaché et léger, sans sentiment visible. « Il est reparti pour Lorgol il y a peu. » Richard l'avait renvoyé à ses tâches quant à la date il espérait qu'il n'avait pas prit du retard en voulant prendre des nouvelles d'une tiers personne indésirable, il devait être sur les routes, probablement, d'où le fait qu'aucune lettres ne soit parvenues jusqu'à Sighilde... sans compter la situation délicate.

« Disposez à présent Recrue, je n'ai guère plus de temps à vous accorder. Encore moins en avait-il l'envie. En outre, ses bandages le tirait tout comme ses brûlures en dessous, sa gorge semblait vouloir s’enflammer à force de parler ; à moins que ce ne soit l'irritation manifeste à discuter voltiger avec le sexe opposé. Elle devait partir. Et il devait se reposer. J'ose espérer que vous méditerez sur votre comportement en quittant ces lieux. »

Nouveau signe de main imposant tandis qu'il attendait qu'elle s’exécute. Oh il aurait pu demander si elle avait quelque chose à ajouter d'important cette fois, mais il s'abstint, refusant de gaspiller davantage de salive et de santé pour elle.

Un prompt salut digne de son rang accompagnerait son départ et une fois la porte claquée, il tenterait de se reposer avant qu'une autre visite ne se fasse ; cette fois pour changer ses bandages et l'enrobée d'onguent sous des grondements au mieux camouflés possible pour faire face à la douleur ; en soit une visite tout aussi détestable.
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Message Sujet: Re: Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde]   Après l'effort, pas de réconfort. [pv. Sighilde] EmptyJeu 14 Sep - 13:14

Je n’ai pas bougé, ni un cil, ni une main, ni même la cage thoracique si je l’avais pu durant la prise de parole du Maréchal. Les yeux sur ce courrier sans le fixer de manière non plus stupidement j’essaie de réfléchir un instant à ce qu’il pourra advenir de moi dans un avenir proche. Incompréhension, question je ressens le trouble de ma griffonne. Le bleu la couleur de l’espoir, la couleur des cieux ; elle me montre le ciel, d’autres voltigeurs virevoltant au dessus des ruines encore présentes à Svaljärd. Oui je viens en espérant que ce ne sera pas la dernière fois, je l’espère en mon for intérieur.

Et où est il Braham à cet instant précis, l’homme qui m’a appris tellement de choses, qui m’a dit qu’au plus profond d’un nid de clou à un moment je ne pouvais que rebondir ? Il est où ce courage ? Je tente de faire bonne figure, je ne laisse pas transparaître cette bien cruelle désillusion alors que je lui réponds sobrement, poliment, que je lui explique que pour moi aucune relation autrement qu’amicale ne puisse exister. Je n’ai pas le temps pour autre chose, je n’ai pas envie et même si j’en avais envie je n’aurais pas le droit, je me le permettrais pas. Le chemin est déjà bien parsemé d’embûches et je me suis plantée une montagne devant le nez visiblement je pensais que ma vie était trop facile…

Puis une parole presque censée, presque polie dans la bouche de l’homme, je ne bouge pas j’entends le laisse parler et approuve à chaque fois qu’il semble me demander mon avis. Je ne veux plus lui parler, j’aurais souhaité ne jamais venir ici-même face à lui mais je réalise que c’est moi qui en ai fait la demande. Je n’ose même pas imaginer à quel point ce serait pire si cela avait été l’inverse.

Et quelques mots brutaux, sans sentiment aucun, il est reparti… je souris intérieurement, j’ai obtenu ce que je voulais. Je suis rassurée. L’idée de lui envoyer un courrier me traverse l’esprit mais pas maintenant, pas alors que je vais être surveillée, mes moindres faits et gestes, ma moindre action sera scrupuleusement examinée pour me démonter. Les courriers arriveront , Tybalt me rassurera lui aussi par un courrier je l’espère simplement. Je me demande quoi dire et quoi faire à cet instant ; je ne vais pas me relever, pas alors qu’il a considéré mon attitude pour le moins indigne non je vais attendre, restant muette, stoïque, parfaite, tel qu’il voudrait voir ces voltigeurs. Oui voltigeur Monsieur le Maréchal vous voyez même moi j’en viens à perdre mon latin et à en oublier que je suis une femme.

Est-ce de la colère qui m’habite de la haine ? de la déception peut être aussi ? j’en sais vraiment rien ; j’ai juste besoin de repartir et ses paroles suivantes me libèrent de ce poids de l’attente. Je me lève, vais pour lui dire quelque chose ne sachant réellement pas vraiment comment m’exprimer pour rester courtoise sans choquer un peu plus l’homme que je vois grimacer derrière son masque de goujat. Je murmure simplement « Merci monsieur le maréchal pour cette entrevue et merci pour ces nouvelles, je m’en retourne à mon travail de ce pas ».

Je ne vais pas lui dire que oui je vais méditer sur mes actions, il s’en doute de toute manière… saluant de manière courtoise je me dirige vers la porte l’ouvrant avant de la refermer quelques minutes après. Je marque un temps d’immobilisme une fois la porte fermée, les yeux fermés, ma mâchoire se relâche en même temps que la gorge semble vouloir échapper un hurlement profond mais je me plante mes ongles dans la paume de mes mains, provoquer une douleur physique pour lutter contre la douleur psychologique, rouvrir les yeux, battre des paupières pour effacer une humidité bien passagère avant de repartir, comme si de rien n’était vers mon poste.

Dès que je retournerai à la caserne je remettrai ce courrier au Major mais avant même qu’il ne l’ouvre je lui expliquerai ce qu’il en retourne ; je ne veux pas qu’il le lise je veux qu’il l’entende de mes mots ; j’ai toujours été franche peut-être qu’un jour cela me jouera des tours mais c’est ainsi… à la suite j’attendrai sa sentence quelle qu’elle soit en espérant simplement que ce contact avec Angélite ne soit pas brisé … elle est ma vie, mon bonheur et mon avenir et ça personne ne me l’enlèvera, jamais…

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