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 Un au revoir, un adieu ou un renouveau?

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Message Sujet: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyLun 21 Aoû - 12:02


Livre II, Chapitre 5 • La Mort dans les Veines
Mélodie Douxvelours & Mélusine de Séverac

Un au revoir, un adieu ou un renouveau?

Je t'aimais bien, peut-être nos chemins se recroiserons-t-ils....oups?



• Date : 6 Août 1002
• Météo (optionnel) : Nuage épars dans le ciel, chaud.
• Statut du RP : Privé
• Résumé :
C'est un dernier salut pour les Fous, un câlin, un signe d'affection avant de se quitter pour un avenir incertain. Mais dans leur précipitation ils semblerait qu'ils aient oublié un petit détails et voilà que Mélodie se retrouve dans les bras d'un Séverac. Précisément celle qu'elle ne voulait plus jamais croiser.
• Recensement :
Code:
• [b] 6 Aout 1002 :[/b] [url=arven.forumactif.org/t2571-un-au-revoir-un-adieu-ou-un-renouveau]Un au revoir, un adieu ou un renouveau?[/url] - [i]Mélodie Douxvelours & Mélusine de Séverac[/i]
C'est un dernier salut pour les Fous, un câlin, un signe d'affection avant de se quitter pour un avenir incertain. Mais dans leur précipitation ils semblerait qu'ils aient oublié un petit détails et voilà que Mélodie se retrouve dans les bras d'un Séverac. Précisément celle qu'elle ne voulait plus jamais croiser.



Dernière édition par Mélodie Douxvelours le Jeu 24 Aoû - 7:53, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyLun 21 Aoû - 12:02

Ne pas bouger. Ne pas regarder. Ne pas respirer. Le moindre souffle pourrait la faire bouger. Elle et ses ondulations d’ébènes. Ne pas bouger, pas le moindre souffle, pas le moindre frémissement. Ces choses-là détectent le mouvement. Le plus petit murmure pourrait briser cette immobilisation crispée qui nous habite et rompre le charme, nous obligeant à faire face à la réalité. Mais quelle belle bande de connards ! Bonjour, je m’invite, je t’invite, faisons une danse, ho et puis en fait non, nous partons, que la musique ne soit pas fini importe peu, nous partons, à peine un mémo pour prévenir et pouf, le carrosse redevient citrouille, il n’y a plus de magie et les voiles se déchirent.

J’avais presque commencé à m’y habituer, à son pépiement incessant, aux mots cajoleurs ou pleins de moral, à la présence de l’autre, un esprit libre dans ma tête qui me partageait sa vie dans les nuages. Pourtant, je n’avais pas vraiment le temps de m’appesantir sur leurs absences, à peine un mot d’au revoir et pouf, parti, non que je fusse dans une situation quelque peu délicate. Ils m’avaient quitté et sa magie avec elle, peu importe la situation ou l’endroit…
Ils auraient tout de même pu y réfléchir… et voilà que l’illusion se dissipe et que je me vois dans les bras d’une inconnue….
Inconnue ?
Vraiment ?

J’avais plutôt l’impression d’être dans un vaste cauchemar, une blague que mon esprit tordu me jouait, moi qui l’avais tant redouté… Mélusine, était-ce bien elle ? Cette corpulence, ces cheveux, ce parfum ? Non, ça aurait fait trop gros et pourtant, dans les bras de cette personne que je ne connais pas, je pensais cruellement la reconnaitre. Elle était aussi tendue que moi, il allait bien falloir que nous nous éloignions et que se révèle à l’une et à l’autre nos visages.
Con de pièce, venue se faire un câlin d’adieu, stupide esprit n’ayant même pas eu la courtoisie d’attendre une demi-seconde, eux, protecteurs craignant que le lien soit souillé par cette putain de maladie. Ils étaient partis à la hâte, comme s’ils avaient déjà senti qu’ils se faisaient grignoter par ce mal étrange, comme s’ils n’avaient pas tout dit au vu de leur précipitation. A peine un mot, et pouf disparu, abandonné…encore, même si différent… j’avais à peine eu le temps de dire au revoir et maintenant, me voilà dans la situation la plus grotesque qui soit.

Protection de l’anonymat … mon cul oui.

-Bon… On fait quoi maintenant ?

Fallait bien que je demande, dans les bras tendus de l’inconnu. Non, parce qu’en général, mes idées à moi finissaient jamais comme je l’avais espéré, pas forcément mal, mais pas forcément bien non plus.
Au revoir que m’avait dit Iseult avant de partir, une sensation de plume duveteuse, une illusion, sur ma joue accompagnée d’un petit stridulement qui avait soutenu la voix triste de l’ancienne duchesse et elle était partie.
M’expliquant à peine, ne voulant pas attendre.
M’abandonnant et me laissant dans ces bras étrangers. Je n’avais pas le temps de m’appesantir et pourtant… J’étais vraiment en colère d’avoir été laissé sur le carreau. Un vide se creusant déjà dans ma poitrine.
Un au revoir ? Un adieu ? J’avais plus l’impression d’un adieu alors que deux fous, l’un de noir et l’autre de blanc se faisait une embrassade d’au revoir. Comme si…comme si c’était la toute dernière fois.
Elles avaient eu le temps de se voir, pas de m’expliquer pour de vrai. Comme un enfant buté, je n’avais pas vraiment compris, persuadée que le raisonnement était faux. Persuadée que d’autres solutions étaient à portées. J’avais l’affreuse impression d’avoir été floué. Dans tous les sens du terme.

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Mélusine de Sylvamir
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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyLun 21 Aoû - 20:00

Oh, que celle nouvelle habitude t’angoisse !
Rhéa a occupé tes pensées pendant dix années – dix ans d’épreuves, de joies, de chagrins, de rencontres, d’inattendu et de merveilleux. Dix ans avec le frisson langoureux de Vespéral au bout des doigts, ses flèches nichées au creux d’Auroral dans ton dos, vibrant toutes entières du courroux des étoiles lorsque tu faisais pleuvoir sur tes ennemis le feu de leur colère. Dix ans à rire aux remarques de Fantasme à tous les tours et détours de ta vie, à ses conseils matrimoniaux, à ses recommandations pour ta progéniture.
Dix ans ensemble.
Dix ans que le Fou Noir chante dans tes veines.

C’est la troisième fois en quelques mois qu’il t’abandonne.
D’abord, dans cette réalité absurde où Hiémain n’était pas tien, et où, toi, tu étais au démon. Puis lors de cette nuit d’angoisse au palais ducal de Svaljärd, lorsque le sire de Hvergelmir a reçu l’arc enchanté de tes mains quand tu n’as plus été en mesure de combattre. Et bientôt, il s’en ira à nouveau. Cela devient une bien cruelle habitude – tu te sens si seule, sans Rhéa à tes côtés, perpétuelle compagne de tes pensées ! Tu sais qu’elle est inquiète pour toi, que c’est pour te préserver qu’elle a choisi de te quitter quelques temps, pour empêcher que tu ne contractes cette terrible maladie qui semble affecter tout ce qui touche à la magie, de près ou de loin.

Tu sais que c’est pour ton bien.
Cela ne rend pas les choses plus faciles.

À la Tour de la Rose cet après-midi, ton Fou a donné rendez-vous à son Blanc. Iseult et Rhéa veulent se dire au revoir ; et quelque part, tu comprends que pour les pièces aussi l’expérience sera délicate. Plus de corps à habiter, plus de chair à revêtir, plus de sensations à partager – rien, que l’isolement froid et solitaire au cœur des armes qui ancrent leur conscience, séparés les uns des autres jusqu’à ce que l’épidémie soit vaincue. Et ton Fou veut dire au revoir à son camarade – et Iseult veut câliner Rhéa une dernière fois. Sous les voiles noirs, tu sens la frêle silhouette contre toi tandis que les Fous s’étreignent, accrochés l’un à l’autre avec une étrange tristesse. Oublié, le temps des plaisanteries et des bêtises, des caprices et des rires – ils se disent au revoir, les deux enfants terribles de la Rose, avec une tendresse profonde et une résignation bien peu coutumière chez ces rebelles perpétuels.

C’est comme une bulle de savon qui éclate.
D’un coup, Rhéa n’est plus là, comme évaporée dans l’air chaud de l’après-midi, sous les rayons du soleil qui caressent ta peau délestée des voiles noirs envolés. Fantasme a disparu de ta conscience, Vespéral ne vibre plus à la lisière de tes pensées… Et contre toi, lovée dans tes bras comme une amante, il y a la petite Mélodie.

La Douxvelours, la petite Voleuse des Miracles.
Un rire nerveux t’échappe. Si tu avais dû parier sur l’identité de l’occupante – ou l’occupant – des voiles d’Iseult, tu n’aurais jamais pensé à elle, et pourtant… Et pourtant, étrangement, cela fait sens. Incrédule, et quelque peu amusée, tu secoues lentement la tête en la dévisageant sans la lâcher. Elle a l’air contrarié, et un peu mal à l’aise… Un souvenir s’agite dans les tiroirs de sa mémoire.

« Ce qu’on fait ? Elles se sont dit au revoir, alors nous, on va se dire bonjour, mignonne. »

Et donc, serrant avec malice la jeune femme contre toi, tu déposes sur ses lèvres un chaleureux baiser, retenant un gloussement ravi, avant de la lâcher. Mieux vaut rire de cette triste situation, que d’en pleurer, et tu adresses un clin d’œil amical à ta camarade Voleuse. « C'est parfait – j’étais jalouse de ma sœur, et nous voilà à égalité ! »











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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyDim 27 Aoû - 19:55


Hé bien oui, en fait, c'était bien Mélusine. Je m'immobilise lorsque son visage, un sourire fané par une tristesse évidente, s'éloigne de mon épaule pour m'apparaitre entièrement.
Le reste se passe très vite, ou alors c'est que cela me semblait tellement surréaliste que j'étais incapable de bouger. Je ne saurais le dire, mais je sens ses mains qui se resserrent doucement sur mes bras et ses lèvres s'approcher, s'approcher, au ralentit, sans s'arrêter, comme un taureau en furie, pour venir se poser tranquillement sur les miennes. Je la regarde un instant interdite, les mots qu'elle prononce ayant un peu de mal à faire sens.
J'étais persuadé qu'elle voudrait me tuer, finalement Mayeul n'avait peut-être pas eu totalement tort, mais ce n'était pas pour autant qu'il n'aurait pas pu se tromper. Il faut dire que la situation était quelque peu inédite et que la perte que nous venions de subir assez traumatisante pour en adoucir les envies meurtrières. Devais-je m’enorgueillir de me faire embrasser de la sorte ? Pourquoi est-ce que je me posais de foutues questions aussi débiles alors que de un, je venais de perdre l’une des rares opportunités qui me donnaient réellement la capacité de faire pencher la balance dans ce monde foireux –ainsi que…hé bien…des amis…je devais l’admettre- et de deux je me retrouvais avec mon cauchemar ambulant – les souvenirs du saut temporel mise à part- en train de m’embrasser.

BORDEL !

Moi, c'est la colère qui brule dans mon ventre, elle la tristesse qui voile ses yeux. Je savais que je finirais aussi par la ressentir, mais je préférais de loin la morsure de l'énervement. Elle me tenait loin de cette torpeur insupportable.
Je ne pourrais même pas venir me lamenter auprès de Lancelot, lui qui avait apparemment pris le rôle de chevalier blanc. Qu'est ce que je pourrais lui dire… "bonjour, je suis un membre de la rose et ba..plus maintenant en fait, ça me déprime, on va boire un verre?"...
Pourquoi pas au final, mais je doutais fortement que ce soit très...intelligent.
Oui allons dire ça.

Pour tout dire, j'étais perdue et je n'avais pas vraiment envie de faire connaissance, mais en même temps...hé bien pourquoi pas, à défaut de me souler avec un cielsombrois fleur bleue, pour ne pas le faire avec UNE cielsombroise (il y avait beaucoup trop de personnes de ce duché dans cette ville).

-Il n'y avait pas de quoi être jalouse. J'veux dire, j'lavais promis à un dieu et il faut tenir ce genre de promesse... Mais j’étais sûre que ça te mettrait plus en colère qu’autre chose pour être tout à fait honnête.

La situation était bizarre. Parler tout à la fois à une connaissance, qui me semblait d'un coup une inconnue totale. Parler de choses si anodines alors que la perte déchirait mon cœur, faisant bruler un brasier et couler mille insultes dans mon esprit à leur égard.
Si le profil du Fou lui allait à merveille, hé bien... Je n'étais pas certaine que j'aurais pris parti pour elle. J'étais une bien piètre détective il fallait croire, mais ce n'était pas non plus quelque chose qui m'intéressais.

-... C'est quand même bizarre...Des voleurs qui font partie de la Rose.

Ou elle, en particulier, faisant partie de la Rose, mais je marchais sur des œufs, d'autant que je ne savais pas vraiment quoi dire. J'étais...perdue dans une étrangeté qui semblait déformer le monde autour de moi.
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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyJeu 31 Aoû - 21:49

Elle te parle de promesse, de Dieux, de colère redoutée – et toi tu ris, Mélusine, d’un rire gai et léger, pour ne pas entendre ton cœur qui se brise et sentir ton âme qui saigne. Rhéa t’a laissée, encore une fois, Fantasme ne partage pas non plus tes pensées, et tu te rattrapes à des fétus de paille pour ne pas te rouler en boule et pleurer. Alors tu te raccroches à la jolie Mélodie effarouchée, à chaque mot qu’elle prononce, concentrée sur toutes les intonations de sa voix. Tu sens une nostalgie puissante broyer ton être, mais le sien semble vibrer de colère – comme si, à la périphérie de ta perception, il y avait un essaim entier d’abeilles courroucées bourdonnant furieusement leur mécontentement. Que lui dire, à ta consœur des Miracles, à cette petite Voleuse bien prometteuse dont le renom grandit peu à peu d’année en année, à cette effrontée donc l’impertinence te tire un sourire amusé là où d’autres froncent le sourcil ? Machinalement, tu écartes une mèche de ses cheveux, la recalant délicatement derrière son oreille comme tu le fais souvent pour le fin museau d’Agathe.

Puis, à contrecœur, presque à regret, tu la lâches ; comme s’il restait en toi une ombre de Rhéa répugnant à se défaire d’Iseult. Oh, tu sais bien combien ton Fou aime son Blanc, à quel point les deux enfants terribles de la Rose Écarlate s’amusent à marcher main dans la main. Tu te souviens de l’attachement de ta fantasque duchesse pour sa si faussement sage consœur faë. Tu te rappelles, de la tristesse de ta pièce à l’idée de ne plus revoir celle de Mélodie, si jamais le Destin décidait de les séparer pour de bon. Tu n’as jamais entretenu de tels liens avec ta camarade Voleuse, c’est une certitude, tu ne la croises qu’épisodiquement sur les pavés de la Cour des Miracles. Peut-être t’évite-t-elle un peu ; après tout, les fils et filles d’Isil connaissent la tumultueuse réputation de Mélusine, perpétuellement agitée et bruyante. La Mélusine d’avant Hiémain. La Mélusine d’avant Meldred, en fait. C’est plus fort que toi : l’écho des mots de Mélodie te tire un frisson. Comme si ses paroles étaient prémonitoires. Un soupir tout aussi pensif que résigné t’échappe, et tu entraînes ta compagne dans un pas de danse improvisé – juste pour le plaisir, pourrait-on dire, mais surtout pour te donner le temps de réfléchir. Quelques secondes, pas plus, une pirouette, deux entrechats, et tu la lâches, pour de bon cette fois.

« Cela ne m’étonne pas tant, sais-tu. L’influence de l’Ordre se sent à la Cour des Miracles, mais nous sommes toi et moi de ces Voleurs épris de la liberté au point de prendre les armes pour défendre ce qui nous permettra de la conserver. » Même si… même si, parfois, tu n’es plus vraiment très sûre de tes choix. Battant l’air de ta main, tu chasses ces noires pensées ; et, reportant l’attention sur ta camarade tout aussi échouée que toi sur ces bien mornes rivages, tu laisses parler ta curiosité. « Dis-moi… Cela fait combien de temps, qu’Iseult et toi vous êtes le Fou Blanc… ? »











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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyDim 3 Sep - 16:11

Un petit pas, un deuxième, soulevant un souffle discret sur le parquet poli de la tour de la Rose. Il nous accompagne, il murmure et se coule dans la danse que je suis docilement dans les bras d’une Mélusine aux traits tiraillés. Les Fous s’en sont allés, ne laissant que des carcasses que cette absence rend bien vide. On essaie de le combler comme on peut, mais pour le moment toute tentative est vaine, à tel point que c’en est désespérant.
Alors on remplit comme on peut, la danse pour elle, des paroles pour moi. Rien ne semble pouvoir reboucher le gouffre, l’entrain est partie avec elles, avec eux. Plus d’Iseult, plus de Sulfure, un don repris aussitôt s’y être habituée, une cruelle manœuvre du Destin, encore une fois, il ne m’était pas favorable et se riait de moi avec enthousiasme.
Entendre Mélusine dire que l’Ordre s’est infiltré jusque dans la Cour me glace le sang et fait écho à cette nuit avec Red où il avait sous-entendu qu’il y avait des traitres parmi nous. Oui, sans doute, l’Ordre pourrissait les enfants des Miracles, qui en venaient à trahir les leurs.
J’en avais subi les conséquences.
Forcément, les souvenir de mon exécution viennent éclater à la surface de ma conscience et laisse un frisson glacial parcourir mon échine. Un souvenir en amenant un autre, je trouvais d’un coup la demande de Lance concernant ma confiance tout à fait à propos finalement. Si même nos frères en venaient à nous trahir à qui se confier, à qui attraper la main ?

Toute à mes démons, je faillis ne pas entendre la question de ma sulfureuse consœur. Depuis quand ? Pas longtemps, pas assez, je n’avais rien fait, rien accompli, toujours aussi inutile.

-Fulgurance a failli m’assommer lors de la Samhain alors que je fuyais un feu que j’avais déclenché.

Je hausse les épaules, ne me sentant nullement coupable de cet état de fait. J’en étais, au contraire, assez fier. Même si le retour de bâton avait été bien fade et sans valeur devant les dégâts qu’ils avaient faits. Même dans les flammes, ils avaient réussi à voler ce sablier maudit. Lui-même source d’un malheur dont je me serais bien passée.

-L’ordre m’avait enfermé dans une cage, je ne pouvais décemment pas laisser passer, question de fierté.

Une évidence énoncée était-elle réellement nécessaire ? En même temps, tout plutôt que les cendres froides et dégoutantes que le brasier de la colère avait laissé sur son sillage.

-Et toi ?
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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptySam 9 Sep - 21:41

Deux Voleuses, deux filles d’Isil pour défendre le continent – trois enfants des Miracles, si tu comptes ton Hiémain, ton merveilleux époux qui cache les voiles immaculés d’Obéron au fond de son regard clair. Peut-être plus, si tu considères ceux dont l’identité t’est encore inconnue. Est-ce si surprenant ? Vous êtes les plus fervents défenseurs de la liberté, et avec l’Ordre qui gagne en influence… Tu es rassurée, au final, de découvrir une consœur des pavés sous les voiles du Fou Blanc. Voilà une personne en laquelle tu peux avoir confiance. Quelqu’un qui ne te trahira pas. Se sent-elle aussi vide que toi ? Aussi creuse et seule, abandonnée par sa pièce ? Toi, tu as l’impression d’être amputée d’une part de toi-même. Tu es soulagée, d’avoir au moins Mélodie à laquelle te raccrocher. Un visage familier, un même combat, un engagement similaire – voilà quelqu’un qui saura partager ta détresse, sûrement. Peut-être sauras-tu calmer un peu la colère qui semble l’animer toute entière ? Tu t’apitoies bien un peu sur toi-même, mais tu as aussi mal pour elle. Comme si voir sa propre rancune réveillait la tienne, décuplant le sentiment de trahison qui te ronge les entrailles.

Elle consent à te répondre, toutefois, te fournissant quelques pièces d’information, et tu ne peux empêcher un rire étranglé de te secouer lorsqu’elle évoque un incendie. Le feu. Oh, merveilleux Fous tapageurs ! Comme vous êtes similaires dans le choix des écrins dont vous comptez faire des risque-tout destructeurs ! Une vague de nostalgie t’envahit, douchant les dernières braises de colère qui menaçaient de s’embraser, et tu te laisses choir sans façon sur l’un des confortables fauteuils de la pièce. Tu ne comptes pas effaroucher ton homologue en la câlinant trop outrageusement – le contact physique t’a toujours réconfortée, mais tu as l’incontestable pressentiment qu’elle s’esquivera par la première porte venue si tu ne réfrènes pas tes ardeurs tactiles. Alors, tu la laisses reprendre son espace personnel, se réhabituer à être seule dans ses pensées ; et tu racontes, pour elle, les circonstances de ta rencontre avec Rhéa dont tu n’avais parlé qu’à Hiémain jusque-là.

« Pour moi aussi, tout a commencé dans les flammes. J’avais à peine vingt ans, j’étais encore une enfant par bien des aspects… Je venais de passer deux ans en Lagrance, au marquisat du Lierre-Réal. J’étais amoureuse du marquis, tu vois ? Puis sa cousine est morte, sans enfant, et il lui a succédé – il est devenu duc. Denys, duc de Lagrance… Et la nouvelle de ses fiançailles avec une Lagrane bien née m’est venue aux oreilles. Il ne m’en a même pas parlé lui-même, non ! Nous avions eu deux ans de passion, et il a… révélé son côté le plus lagran, au pire moment possible. J’ai fait mes valises, détruit quelques vases et tableaux, et j’étais en train de bouter le feu aux serres de son manoir quand Fantasme est arrivée. Elle m’a empêchée d’incendier tout le domaine, et m’a proposé Vespéral. Je n’ai pas vraiment réfléchi aux implications, j’ai juste dit oui, j’avais besoin d’un exutoire à ma rage… Et Rhéa m’a appris à mieux gérer mon côté cielsombrois. Enfin – elle a essayé. Cela fait plus de dix ans à présent que je suis elle – qu’elle est avec moi. Qu’ensemble, nous sommes le Fou Noir, le Courroux des Étoiles, l’insupportable brise-tout et curieux de la Rose… Ah, Mélodie. Cela ne fait que quelques instants, et elle me manque déjà tellement… Ma vie s’est construite avec elle, tu comprends ? »

Comment quelqu'un qui n'existe pas vraiment peut-elle te manquer tellement ?











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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyMar 19 Sep - 17:50

De l’espace, un souffle de liberté qui gonfle mes vêtements quand la sulfureuse Mélusine se lasse enfin de son interminable étreinte. Un feu follet un peu collant, j’hésitais encore la concernant, peut-être avait-elle, en réalité, tenté de me tuer par étouffement ?
Je m’assois aussi pour l’écouter, à même le sol, en tailleur. Je m’y sentais plus à l’aise, sans compter que le tapis sur lequel j’étais allée m’installer était plutôt confortable. Je pouvais y tirer les fils qui dépassaient, usés par des temps immémoriaux et les souvenirs qui pesaient certainement sur ses cordes.
Ce n’était ni très élégant, ni très mature, mais il fallait bien que je trouve un défouloir momentané. Ce soir, ce serait la tournée des bars. Demain…peut-être un Lancelot à enquiquiner…voir peut-être…RED ! Ho oui ce foutu pirate que je n’avais toujours pas réussi à croiser, il se cachait le bougre, j’en étais sûre !

Mais bien vite, mes plans machiavéliques s’envolent en fumées, mon intérêt attiré par l’histoire de la voleuse du charme. Je tique néanmoins, enfant à 20 ans ? Hum, non, je n’étais pas d’accord. Mais je m’abstins de tout commentaire.

Et me décompose presque au fur et à mesure de ses mots. Une enfant, ha ba finalement oui, j’étais tout à fait d’accord avec ça en fait. Comment expliquer d’autre cet intérêt pour ce serpent sanguinaire qui laissait son peuple s’entre-tuer pour que ses terres soient fertiles et couvertes de fleurs ? Il fallait être un véritable fou dangereux et que quiconque puisse s’éprendre d’un tel personnage me rebutait hautement…En même temps n’était-ce pas ce même danger qui devait attirer les autres ? La preuve en était de Castiel et de ses conquêtes. Je n’étais pas tout à fait décidé sur qui était le pire. Même si pour le moment le duc de Lagrance était en bonne position de tête.

Mais très vite, c’est le désespoir qui transpire de chaque pore de la peau de la belle. Son regard se pose sur moi quand la question est posée. Que dire ? La perte, oui je connaissais, mais que lui dire ? Elle serait dure et lourde. Lui annoncer que ce serait temporaire ? Mais était-ce seulement le cas ? Je pince les lèvres, la question est complexe, la douleur ne serait pas allégée peu importe les mots, c’était…difficile.

-Oui, je comprends, enfin je crois. Perdre quelque chose, c’est jamais agréable. Mais faut faire avec et continuer à avancer, se servir de ce qui nous a été donné pour aller plus loin qu’on ne l’aurait fait seul. Rien n’est vraiment vain, une fois qu’on a réussi à aller au travers de la douleur.


Quelque chose ou quelqu’un.
Putain, pourquoi moi ?
Est-ce que j’avais le droit de piller la tour de la Rose ? Etait-ce décemment acceptable pour me venger de cette trahison ? En était-ce une ? Pouvais-je les revendiquer comme Fulgurance l’avait fait pour moi au travers de l’esprit d’Iseult ? En même temps pourquoi pas.

-Au pire, puisque nous sommes les Fous, s’ils ne reviennent pas, nous irons les chercher. Les règles ne sont pas faites pour nous n’est-ce pas ? Pourquoi s’adoucir maintenant ?

Ho que oui, je connaissais désormais l’emplacement du nid de Sulfure, ses petits coins préférés. Il ne pourrait m’éviter longtemps, et puis j’étais une voleuse nom d’un chien, n’allait pas dire qu’un vulgaire sceptre, tout enchanté et conscient fusse-t-il, puisse m’échapper longtemps.
La cour des Miracles était mon foyer, même au travers de mes cauchemars, et je comptais bien faire honneur à son nom. Je provoquerai un miracle s’il le fallait. Au moins ça m’occuperait, et Mélusine aussi certainement.
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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyDim 24 Sep - 1:17

Au rembourrage moelleux des fauteuils, ton irascible comparse préfère le confort de l’épais tapis sur lequel elle se laisse choir sans façon, s’attirant un hochement de tête approbateur de ta part. Point de manières entre les enfants des Miracles, c’est la règle, et il te plaît de constater qu’elle reste en vigueur, même dans ces circonstances… spéciales. Tu n’as jamais trop côtoyé Mélodie sur les pavés de la Cour, mais tu te réjouis, quelque part, de cette opportunité qui t’est offerte d’en apprendre plus sur elle. L’Escalade et le Charme ne se fréquentent pas vraiment, divergents dans leur démarche comme dans leur but ; mais vous n’en êtes pas moins Voleuses toutes deux, vouées l’une et l’autre à Isil. Visiblement, vos allégeances respectives se complètent bien plus que tu ne l’aurais pensé, et tu te promets de faire un effort pour mieux la connaître.

Et peut-être pour ne pas trop l’effaroucher.

Ce qu’elle te dit est sensé, en tout cas, et tu réprimes ta surprise de la découvrir bien plus sage que tu ne l’imaginais. Tu connais sa réputation d’enfant terrible, le potentiel de catastrophe qui l’accompagne parfois dans les missions qui lui sont attribuées ; tout comme elle a dû entendre moult contes et légendes sur tes sulfureuses habitudes et le cortège de conquêtes qui s’aligne sur le chemin derrière toi. Combien d’enfants des Miracles se cachent derrière des murailles d’artifices et de faux-semblants, comme vous deux ? Combien d’autres se contentent d’une réputation trompeuse pour se dissimuler et protéger leur réelle personnalité ? Depuis quand la Cour des Miracles n’est-elle plus le havre de paix que tu as tant aimé, depuis combien d’années le refuge sûr est-il compromis ?

L’Ordre a tant gangréné le continent.
Tu étais bien naïve, de penser que le Fils des Ombres saurait vous en protéger.

Mais vous êtes les Fous. Elle a raison, ta consœur révoltée, avec cette flamme rebelle qui brûle au fond de ses yeux. Oh, tu l’admires, la jolie Mélodie, en cet instant bien triste qui vous voit l’une et l’autre abandonnées par ceux qui vous avaient demandé votre assistance. Tu l’admires ! Tu l’admires, car elle refuse de s’admettre vaincue ; car elle veut se battre, encore, avec cette énergie forcenée et cette foi courageuse que tu as épuisées et qui te manquent cruellement à présent. Tu es… Tu es usée, Mélusine, fatiguée au-delà de toute description, lassée de la mort et du sang et des larmes et du deuil. Elle, elle a encore la force d’avancer, l’envie de continuer, l’acharnement chevillé au corps et le front levé.

« Je te dois des excuses. Je te pensais futile, et inconséquente – je te découvre forte et engagée. Tu possèdes un courage qui m’a abandonnée depuis des mois ; tu détiens une force d’âme que je suis incapable de rassembler. Pardonne-moi mon jugement trop hâtif… Tu es bien meilleure que je ne le suis, Mélodie. » Un profond soupir t’échappe, vecteur de toute ta lassitude – tu te forces à trouver un sourire plein d’autodérision. « Et tu as raison, bien sûr. Rien que pour le principe, on devrait leur saccager les lieux. Pas la bibliothèque, ma Tour ne me le pardonnerait pas – mais je suis certaine qu’on peut semer le chaos un ou deux niveaux plus bas. »

Tu as déjà des idées pour la salle de réunion.











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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyLun 25 Sep - 16:43

Je penche al tête, mes yeux obstinément concentrés sur les petits bouts de fil ayant glissé vers ceux de la belle voleuse. Peut-être voulais-je ainsi cacher mon trouble, ou la fuir, mais je n’y arrivais pas et je ne cessais de faire des allers-retours entre elle et le tapis. Irrémédiablement attiré par ces joyeux sombres et pourtant à l’éclat ternis. J’aurais cru y voir flamboyer je ne savais trop quelle flamme, mais il n’y avait qu’un vide douloureux qui se répercutait dans ses paroles.
Paroles qui ne peuvent que me surprendre et étirer un étrange sourire sur mes lèvres, effaçant l’espace d’un bref instant toute fureur et sensation d’abandon. Moi ? Avoir une quelconque valeur, c’était assez drôle à entendre quand on ne donnait soit même pas bien chère de sa propre peau.
Iseult m’aurait encore engueulé pour ses pensées.

Je m’entends rire, brefement, presque avec amertume, au travers de la brume rouge de la colère qui fait bourdonner mes oreilles. Un rire qui est un peu trop forcé pour être sincère, douloureux à sortir.

Des excuses, mais de quoi ? Pourquoi ?
Vraiment quel monde étrange, le Sablier ne s’était-il pas remis en marche ? Un frisson parcourt mon échine et j’observe le ciel un instant à la recherche de réponse, mais nul ciel ensanglanté ou hurlement de terreur ne survient. Il semblerait que l’époque soit la bonne…ou pas.
Qui pouvait savoir, un doute horrible s’immisce, mais parler chassait le désespoir, alors je m’exécute avant que la panique ne m’emporte avec des cauchemars qui ne devraient plus avoir lieu d’être.

-Il n’y a pas d’excuses à avoir. Je pense que tu as raison, je le suis. Mais…Pas seulement, c’est tout. J’ai simplement trop perdu pour permettre à qui que ce soit de me reprendre le peu que j’ai récupéré.

La Samhain avait pansé de vieilles plaies infectées, d’autres avaient été rouvertes depuis, mais plus jamais je ne voulais me retrouver aussi impuissante, assistant ainsi à la douleur et la mort. Alors je me battrais jusqu'à rejoindre Sithis, car telle était ce qui me faisait avancer. C’était plus simple quand on savait déjà que je rencontrerais la mort bien plus tôt que la majorité.

Cette étrange certitude s’était encrée dès la mort de ma mère et je n’arrivais fichtrement pas à m’en débarrasser. Elle ne me dérangeait pas, alors je ne luttais pas vraiment contre elle.

-Je ne suis pas meilleure que toi. Mais, je n’ai pas l’énergie de te démontrer quoique ce soit ce soir. Par contre ton idée me plait et je devrais en avoir pour l’opération qui se profile.

Après tout n’avais-je pas voulu voler la tour de la rose quelques instants plus tôt ?
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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyMer 27 Sep - 18:00

Où sont-ils, vos Fous fugueurs, alors que vous confrontez vos solitudes à la Tour de la Rose ? La question t’obsède un peu. La dernière fois que Rhéa t’a quittée, tu savais où elle était : liée à ce grand Kyréen bien trop sévère que vous avez recruté ensuite, ta Tour et toi. Oui, tu savais qu’elle était en sécurité dans la conscience de Matvei de Hvergelmir, et qu’elle te reviendrait dès que possible pour veiller sur toi et s’assurer de ta guérison. Mais là ? Tu sais qu’elle n’a pas choisi de nouvel écrin – en tout cas, c’est ce qu’elle t’a dit, et la colère rentrée de Mélodie te porte à douter. Et si vos Fous vous avaient joué ce tour pendable de vous abandonner sur un mensonge ?

Non.
Non, tu ne peux te résoudre à le croire.
Pas après ces dix années passées à partager la moindre de vos pensées.
Si Rhéa avait voulu autre chose, elle te l’aurait dit – elle t’aurait fait ses adieux. Fantasme aurait parlé, sûrement – ta dragonne évaporée qui se cache derrière un masque d’inconséquence pour masquer l’intensité de ses inquiétudes pour l’humanité.
Iseult aurait parlé à Mélodie, même si elles sont ensemble depuis moins longtemps. Tu connais mal les Blancs, mais tu sais ce que c’est que d’être un Fou – oui, Iseult aurait parlé. Forcément.

Cela ne vous empêche pas de manifester clairement votre désaccord.

« Je n’ai pas forcément envie de leur voler quoi que ce soit – la majorité de ce qui se trouve ici appartient aux Épines, pas à la Rose. Ce sont les Épines qui ont bâti la tour où nous sommes, fabriqué les meubles, tissé les rideaux, les draps et les nappes. Ce sont elles qui ont forgé les armes, les équipements et les outils. Elles qui ont façonné les lieux. Ce n’est pas contre les Épines, que j’en ai – c’est contre les esprits. » Tu serres les poings, incapable de réprimer la flambée de colère qui s’embrase, dès que tu laisses libre cours à ces doutes sur la potentielle duplicité des pièces. Est-ce que Castiel est tout aussi contrarié ? Et Alméïde ? Tu n’en sais rien, mais tu supposes que ton frère adoptif gère bien plus mal son courroux que toi.

Le vol n’est pas la solution, non. Pas pour toi, en tout cas ; mais tu n’empêcheras pas Mélodie de faire ce qu’elle veut, tant que cela n’impacte pas tes propres possessions. Par contre, un peu de chaos dans les quartiers privés… Tu es loin d’être contre, et cette forme de protestation tranquille te semble quelque peu plus digne que les crises de colère théâtrales auxquelles tu t’adonnes en temps normal. « Je pense qu’on peut commencer par déménager leurs appartements. Ce serait tragique si on éparpillait leurs petites affaires personnelles dans toute la tour, non ? Ils mettraient sûrement tellement de temps à tout retrouver… »

Rien qu’à imaginer le bouillonnant Hypérion obligé de ramper à quatre pattes sous un meuble pour remettre la main sur une babiole précieuse, tu ressens une joie féroce. Ça leur apprendra, oui. Bien sûr, tu confieras à Mélodie le soin de chambouler les possessions de Rhéa : il ne faudrait pas que ta pièce, une fois de retour, puisse lire en toi l’emplacement exact de ses affaires.











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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyJeu 28 Sep - 14:22

La mésentente, ça je savais concilier avec, bien plus que l’apitoiement ou le désespoir contre lequel je n’avais aucune arme et qui finissaient inlassablement par m’attirer en leurs seins sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit. Un voltigeur m’avait dit que j’étais agaçante, pour rien au monde je ne lui aurais donné raison, mais il n’avait pas tort dans le fond, c’était ma façon à moi de lutter pour ne pas me faire engloutir. Mais il avait été bien trop égocentrique pour tenter d’y trouver une quelconque raison. Je n’étais qu’une fille des rues sans éducation et un peu étrange, une anomalie qui avait piqué sa curiosité, ce qui le poussait à chercher ma compagnie quand bien même il ne pouvait la supporter.

Je la regarde d’en dessous, mes yeux s’étrécissant alors qu’un sourire joueur éclot sur mes lèvres.

-Je n’ai jamais parlé de voler qui que ce soit voyons.

Et c’était vrai, même si j’y avais pensé, je ne lui avais pas dit et je n’étais pas assez proche d’elle pour vouloir être sincère. Sans compter que je savais déjà que rien ne m’intéresserait réellement dans cette tour. J’avais déjà fouiné tout mon soûl, Iseult m’avait interdit de prendre quoique ce fût, mais jamais de ne pas découvrir les lieux…à ma manière. Les seuls dont je voulais tout prendre, les voler jusqu’à l’âme, étaient ceux qui dirigeaient l’Ordre, ainsi que les raclures qui avaient trahi la cour et m’avaient vendu à ces enfoirés.

Je me redresse lorsque la voleuse m’explique son plan. J’aimais j’avoue, mais ce n’était pas assez. Ho que non, il leur fallait plus pour partir comme ça, aussi rapidement sans même prendre le temps de réellement nous éclairer. Car ils savaient quelque chose qu’ils ne nous avaient pas dit, je le sentais. Ou était-ce ma colère qui me faisait croire des chimères et voir la trahison plus grave qu’elle ne l’était ?

-Et pourquoi ne pas y laisser quelques bestioles comme des poules, des lapins ou des insectes dans chaque appartement au passage ?

Les épines ne les laisseraient pas mourir de faim si on le leur demandait gentiment et avec les bons arguments d’une note déposée sur les portes. Ou on pouvait laisser une réserve de nourriture, bref les possibilités étaient infinis et je savais d’ores et déjà comment amener une ménagerie dans les parages. Chat, chien, hérisson ou chauve-souris, j’avais des idées plein la tête et hâte de voir le carnage et la tête de ces esprits d’un autre âge devant la ménagerie qui les attendrait.
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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyMar 3 Oct - 1:17

Elle joue, la jolie Mélodie – son sourire en coin est plus éloquent qu’un long discours, et tu es persuadée qu’avant la fin de la journée ses poches se seront alourdies de quelques précieux souvenirs dont elle aura délesté leurs légitimes propriétaires. Soit, ce ne sont pas tes affaires ; tant qu’elle ne s’en prend ni aux possessions de Rhéa, ni à celles de Simon. Elle est bien étrange, cette loyauté inexplicable qui te pousse à garder à cœur les intérêts d’un très lointain ancêtre des souverains de Bellifère ; et la part de toi qui pose un regard lucide sur le monde te souffle que c’est surtout l’identité de son écrin qui a emporté ton aveugle soutien.

Pensive, tu hoches lentement la tête aux paroles de ta consœur des Miracles. Ses proportions à semer le chaos se marient à merveille avec ton propre potentiel destructeur, et tu sens les doigts te démanger à l’idée de répandre le désordre partout où tu parviendras à mettre les pieds dans cette tour millénaire. Elle a de la suite dans les idées, la petite Voleuse ambitieuse, et tu ne peux retenir un sourire de connivence lorsqu’elle évoque la possibilité de lâcher quelques animaux au milieu de tout ce bric-à-brac. Tu opines du chef un peu plus vivement, une lueur enthousiaste au fond des yeux – tu sais déjà où tu vas pouvoir te procurer quelques spécimens intéressants, et même si leur transport peut se révéler hasardeux, tu ne doutes pas que ta compagne saura inventer un rusé stratagème.

La basse-cour est un bon départ, c’est sûr. Un simple saut à la tour de Sombreflamme vous permettra de faire main basse sur une légion de portées de chatons sevrés très joueurs et fortement doués pour tout chambouler ; une visite à la tienne fournira plusieurs nichées de chouettes et hiboux de tout acabit déterminés à se trouver un nouveau chez-eux. Tu pourras même contribuer en installant quelques familles de hérissons mignons ici et là, si tant est que les Épines consentent à veiller sur tout ce joli monde en fournissant de l’eau claire et tous les composants des différents régimes alimentaires impliqués. Tu ne manques pas de t’ouvrir de tout ce champ de possibilités à ta complice du jour.

« Je te fais confiance pour les coqs et poulets. Je sais où trouver des chats, je peux fournir des chouettes, des hiboux et des hérissons. J’ai aussi des serpents – mais je n’ai pas pu me résoudre à leur faire ôter leurs crochets, c’est barbare, et de toute façon on a besoin du poison pour – enfin, on en a besoin. » Mélisende s’en sert pour ses tâches d’assassin ; mais tu ne comptes pas révéler ce point de détail à Mélodie. Un peu hésitante, tu finis par proposer ce qui serait sûrement le clou du spectacle, si vous parvenez à imaginer un moyen de vous y prendre. « Et sinon… Il y a quelques années… J’ai laissé échapper dans les canaux quelques crocodiles… Ils s’y sont plu, et ils ont fait des petits. Si on arrive à les attraper et à les amener... et qu'on peut garantir que personne ne sera blessé, alors, éventuellement… »











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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyMer 4 Oct - 11:17

Un sourire franc illumine mon visage, la perspective qui s’annonçait était suffisamment distrayante pour occulter la trahison, l’abandon, et j’en étais ravie. Certains usaient de la drogue, moi je tournais à l’adrénaline, chacun son truc et j’étais persuadée que de s’amuser à ainsi tourner en bourrique la totalité de la Tour serait follement amusant. D’ailleurs Mélusine n’avait pas à se cacher d’utiliser des narcotiques avec sa sœur à base de venin de serpent…. Cependant…N’était-c e pas un peu dangereux ? Quoique les drogues l’étaient dans tous les cas non ? Ne serait-ce que parce qu’elles vous faisiez faire.
Enfin bref, là n’était pas la question, non LA question était : comment demander aux épines de s’occuper des animaux ?
Sans nos habits de pièces, ils ne seraient certainement pas aussi conciliants… Y avait-il moyen de se déguiser pour se subtiliser à leur attention et obtenir grâce à leurs yeux pour qu’ils acceptent nos caprices sans trop s’en étonner ? Ou alors faudrait-il se faire passer pour une épine qui transmettrait le message d’une pièce de passage ?
Peut-être, mais pour l’heure…

-Des …crocodiles ? Mais quelle merveilleuse idée…mais attend… C’est TA faute si j’ai failli être bouffé dans les catacombes de Lorgol par ces bestioles alors !?


Enfin, sa faute, sa faute, par association disons. Ce n’était pas tant une réelle remontrance qu’une exclamation de par ma prise de conscience.

-Quoiqu’ils auraient aussi pu manger ton duc des pâquerettes là…donc ça aurait pu en valoir le coup finalement.


Je n’oubliais pas ce qu’il faisait, ou ne faisait pas, et des conséquences désastreuses et affreuses qui en découlaient.
Je réfléchissais d’ores et déjà à comment faire entrer la ménagerie sans trop se faire remarquer. J’enrôlerai forcément les petits nouveaux en apprentissage dans l’escalade. Cela leur ferait un chouette exercice que de devoir entrer et faire rentrer des animaux sans se faire remarquer. J’étais certaine que si je soufflais l’idée à leur maitre, avec un peu de subtilité et de volonté, je pourrais les faires plier pour qu’ils acceptent ma demande incongrue. Et puisqu’il n’était pas question de véritablement les voler, il n’y aurait pas de soucis à se faire quant à de quelconque alarme.

-Avec un mage on pourrait transporter ces bestioles plus facilement… Dans tous les cas, il faudra certainement attendre que la nuit soit là pour agir discrètement.

J’en connaissais une qui faisait léviter les choses, mais … hé bien elle n’était pas vraiment là, cantonnée dans ses tranchées à la guerre et puis…il y avait cette maladie étrange, celle-là même qui était à l’origine de leur fuite précipitée. Non, les mages n’étaient pas la solution.
Surtout que, sans oser le lui dire, j’avais hâte de la voir arriver avec des chouettes pour pouvoir en câliner une. J’avais toujours observé ces oiseaux –les rares que j’avais pu croiser- de loin, alors de près. Mais c’était encore une autre histoire.
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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyDim 8 Oct - 3:27

Ah. Visiblement, elle a déjà eu affaire à tes petits pensionnaires fugueurs. Oh, elle ne serait sûrement pas la première : de temps en temps, on retrouve des membres mâchonnés rejetés par le courant sur les degrés moussus des escaliers menant aux canaux. Sûrement quelques explorateurs un peu trop téméraires, ou une brochette d’escogriffes mal avisés, ou tout simplement des ivrognes malencontreusement tombés dans les eaux troubles où naviguent les gondoles de la Ville Basse. Par contre, tu ne savais pas qu’ils s’étaient carrément installés dans les catacombes… Tu ranges cette information intéressante dans un coin de ton esprit, et tu feras savoir à tes amis à la Cour des Miracles de se méfier des endroits un peu trop sombres et humides. Ils sont quand même généreusement pourvus en mâchoires, ces charmants petits dentus, et tu ne voudrais pas que des fils et filles d’Isil se fassent croquer un bras ou un pied.

La mention de Denys – « duc des pâquerettes » est une bonne description, même si à ton sens, « serpent des plaines » conviendrait mieux – transforme ton air coupable en regard noir. Oh oui ! Si seulement Denys avait pu servir de cure-dents à tes pensionnaires chéris ! Rien qu’à l’imaginer réduit en miettes par tes anciens protégés, tu ressens une sombre satisfaction. Tu as la rancune fortement tenace, et ces pensées hargneuses continueront à hanter chacun de ses pas jusqu’à ce que Sithis en personne vienne le réclamer pour le torturer infiniment dans la prochaine vie.

Mais c’est un sujet pour un autre jour. Ce qui est important maintenant, c’est de mener à bien le plan de vengeance instigué par ta consœur des Miracles. Tu écoutes avec attention ce qu’elle propose, secouant négativement la tête lorsqu’elle évoque un mage. « Je refuse de mettre un mage en danger avec l’épidémie qui s’aggrave. Une mauvaise blague, toute excellente qu’elle soit, ne justifie pas que l’on risque la vie d’un camarade. » Uniquement en dernier recours, et en cas d’urgence absolue ; votre petite revanche malicieuse ne mérite pas d’en arriver là, et vous arriverez bien à vous débrouiller seules. Tu ne te fais pas trop de souci pour le transport des animaux, ton sang erebien te permet de n’éprouver aucun malaise au contact des reptiles, et la Cielsombroise en toi raffole des oiseaux de proie nocturnes que sont chouettes et hiboux.

Et c’est ainsi que, quelques heures plus tard, tu retrouves Mélodie près de l’entrée dissimulée de la Tour de la Rose dans les catacombes qui parsèment le sol de la capitale. Avec elle, plusieurs jeunes apprentis qui s’imaginent être là simplement pour accomplir un test de leurs compétences ; avec toi, quelques autres apprentis tous aussi novices, portant une collection de cages et paniers d’où s’échappent quelques sifflements agacés et hululements perplexes. Sur ton épaule, un des oisillons de ta petite nyctale curieuse préférée se tord le cou pour observer tout ce qui se passe, et tu adresses un sourire complice à Mélodie. « J’ai pris les ophidiens qui ne sont pas mortels, et quelques nichées de chouettes. Tu as décidé par où tu veux commencer ? »











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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyLun 9 Oct - 20:34

J’acquiesce quand elle me répond ne pas vouloir y mêler des mages. J’étais d’accord avec elle, même si l’idée était séduisante et les manœuvres simplifiées, cela ne valait pas la peine de les mettre en danger et nous aussi. Nous ne savions toujours pas exactement ce qu’il en était de cette maladie et qui sait, peut-être que finalement les mages n’étaient pas les seules cibles.
Maintenant que nous avions décidé de quoi faire et comment, nous nous séparons chacune pour trouver notre bonheur et apaiser la douleur qui était cuisante dans nos cœurs. L’abandon n’en creuserait pas moins son trou dans nos poitrines, mais peut-être serait-il moins glacial.

~~

Je n’avais pas eu beaucoup de mal pour ameuter quelques disciples avec l’autorisation de leur maitre, chacun y trouvant son compte, certains avaient ris à l’idée de mettre la Tour de la Rose sans dessus de sou, simplement pour la beauté du geste, juste pour rappeler que la Cour était le maitre de Lorgol et pouvait sévir même dans les endroits les plus improbables. C’était un coup de pub, un entraînement, que demander de plus ?
Ainsi, dans les ombres des tours et des ruelles, une bande dégingandée marchait à l’abri des regards. Accompagnée qui d’une poule, qui d’un batracien ou encore d’une chèvre naine. Un rat particulièrement repoussant, une orbite vide, me lorgnait de son œil restant avec une mine assassine. J’avais osé le déloger de son trou douillet, lové qu’il était entre les briques d’un talus effondré au sein même de la Cour des Miracles. Je sentais son regard me suivre et me transpercer, promesse de mille tourments, alors qu’il reposait dans une petite cage de fortune avec d’autres compagnons tout de fourrures, de dents et de griffes.

Je l’ignore comme je peux, et il ne nous faut pas plus longtemps pour rejoindre Mélusine au pied de la tour, elle-même accompagnée d’une belle meute de plumes, d’écailles et autres bestioles en tout genre. Je souris instantanément en voyant le petit bout de plumes qui repose sur elle, tend le bras, m’arrête. Écoute à peine mon ainée, obnubilée par le fait de toucher ce petit truc dont les yeux étaient d’énormes billes brillantes.

-Je peux le toucher ?

Je trépigne et je sais que derrière moi les disciples doivent s’échanger des regards en se demandant s’ils ont bien fait de suivre une voleuse qui désormais se comporte comme une enfant impatiente. Nous en reparlerons une fois dans les airs, pour l’heure, qu’ils pensent ce qu’ils voulaient.

-La maison des fous voyons, n’est-ce pas le plus approprié nous concernant.

Mon air se fait plus malicieux, complice d’un secret qui nous lie désormais d’une étrange façon. Je n’aurais jamais pensée partager quoi que ce fût d’intime avec cette femme. Trop intimidante, trop…comme moi peut-être ? Mais le fait était là et entre nos mains il y avait ce non-dit que nous ne pouvions partager à d’autres.

-Veux-tu que l’on s’occupe de monter tes petits protégés ?

Ho que j’allais rire à les voir s’échiner à monter une tour en compagnie de toute cette ménagerie. La douleur serait toujours aussi cuisante, certes, mais au moins dans ce malheur il y aurait quelques rires pour tenir le désespoir à distance avant qu’ils ne réussissent à me noyer, comme c’est souvent le cas.
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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptySam 14 Oct - 16:29

La collection de bestioles assemblées par Mélodie est tout à fait remarquable, et tu lui accordes un crédit manifeste d’avoir réussi en si peu de temps. Elle est débrouillarde, la fille des pavés, et elle remonte décidément considérablement dans ton estime, indépendamment des abandons jumeaux qui vous percent le cœur. D’un hochement de tête satisfait, tu manifestes ton approbation, te demandant tout de même comment les apprentis vont bien pouvoir se débrouiller pour trimballer toute cette ménagerie jusque dans les appartements privés des pièces.

L’esprit de Mélodie est visiblement à cent lieues de là : elle dévore des yeux la petite boule de plume sur ton épaule, et tu apprécies de la voir s’intéresser à ton petit protégé. « Oui, tu peux – surtout, ne lui fais pas peur, vas-y doucement, il est encore tout jeune. Sa mère a eu une couvée très conséquente et ne peut pas s’occuper de tout le monde, alors elle l’a chassé du nid, le pauvre. Je m’occupe de lui depuis. » Et l’oisillon de pépier gaiement sur ton épaule, comme s’il avait compris que l’on parle de lui.

Tu adresses un clin d’œil à Mélodie pour répondre à sa fine remarque, puis tu hoches vivement la tête pour manifester ton accord. « Oui, je veux bien que vous montiez tout ça – c’est vous, les spécialistes de l’escalade. Moi, pendant ce temps, je m’en vais baratiner les Épines pour qu’ils apportent à boire aux animaux. » Après tout, si tes camarades monte-en-l’air sont les professionnels de la grimpette et de l’effraction, tu es, toi, une Voleuse de Charme reconnue pour l’efficacité de ses talents de persuasion. D’une pichenette, tu épingles une broche d’Épine au revers de ton corsage. Tu prétendras apporter des ordres des Fous, et accomplir leur volonté en établissant cette légion de nouveaux pensionnaires dans la Tour.

Mélodie organise sa troupe et commence à envoyer les premiers apprentis – tu vas devoir passer par la grande porte et faire ton numéro de charme. Vous avez minuté ton entrée pour que l’Épine de garde soit Lucien, connu pour sa faiblesse face aux jolies femmes… Tu es à peu près sûre de réussir à lui faire gober vos fariboles et vos lagraneries – tu t’es équipée du décolleté adéquat pour cette délicate mission, et tu réarranges machinalement la position de ton corset pour mettre un peu plus en valeur tes attributs naturels. Puis, prestement, tu lèves la main vers ton épaule pour y cueillir l’oisillon dodu, avant de le placer sur celle de ta consœur des Miracles où il chancelle un instant avant de se percher plus confortablement, pépiant sa perplexité curieuse. « Tiens, prends Ravageur avec toi – il se fera trop remarquer si je débarque comme ça avec lui, l’objectif c’est que Lucien me regarde moi, pas lui. » Ravageur, oui – les capacités de destruction de cette petite boule de plumes, absolument adorable au demeurant, sont tout bonnement phénoménales… !

Puis tu t’en vas vers ta propre mission, regrettant profondément de ne pas être là pour voir les petits apprentis s’échiner à transporter tout ce petit monde discrètement.
Par Isil, tu serais même prête à payer pour voir ça !











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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyJeu 26 Oct - 17:48


La petite boule de poils semblait tellement fragile, c’était comme si elle allait s’émietter sous mes doigts. Il était doux, et pourtant malgré cette chaleur, cette fragilité manifeste, ses grands yeux clamaient haut et fort tout le bien qu’il pouvait penser de lui-même.
Comme si cette chose n’avait aucune conscience de son état, de sa jeunesse ou de sa vulnérabilité, il ne restait que son esprit volcanique et je crois que cela me plaisait bien. Iseult, si elle avait encore été là m’aurait certainement dit que cette attirance venait du fait qu’on se ressemblait, ce piaf et moi. Je lui aurais rit au nez et une nième querelle immature aurait éclaté, tempéré par l’esprit calme et amusé d’un Sulfure toujours aux aguets.

Je m’égarais, j’aurais pu pester de revenir sans cesse à ces traitres, à ces vils déserteurs, mais heureusement, j’avais un travail à accomplir. J’organisais les apprentis, cachait des animaux ou je pouvais comme dans leur capuche, leur poche. J’accrochais des petites cages à leur bassin voire leur poignet. Toujours en faisant attention d’égaliser les charges pour ne pas les déséquilibrer.
Le reste, ils devront l’apprendre d’eux-mêmes. Il leur faudrait entendre la mélopée des vents, danser avec le ciel et ayant la pierre comme partenaire.
Certains avaient été soulagés quand je les avais arrachées de l’entrainement fastidieux et impitoyable de leur maître. Je ne doutais un seul instant que, désormais, ils devaient s’en mordre les doigts. Mais ils m’avaient ris au nez quand je leur avais expliqué l’exercice, se gaussant en clamant haut et fort que ce ne serait qu’une partie de plaisir, un échauffement tout au plus.
Désormais, accompagné d’un coq récalcitrant ou d’une chèvre naine souffrant de vertige, ils ne riaient plus du tout.

Je revenais vers Mélusine, le temps de m’occuper des derniers détails et me voilà également pourvu d’un chargement inattendu. La petite chouette vacillait, puis ses griffes transpercèrent mon vêtement pour frôler ma peau et se stabiliser. Elle me regarde, avec ses énormes yeux emplis de curiosité, puis dévisse la tête pour revenir à sa maitresse.

-Un nom digne de sa maitresse. Mais oui, je saisi bien l’idée, même si je suis persuadée que tes …arguments seront tout de même les plus intéressants.

La finesse n’avait jamais vraiment été mon fort, ce n’était pas le moment pour que ça commence.

Je m’incline légèrement devant la dame qui s’en va à sa noble mission pour m’en retourner à la mienne. Fort heureusement, le soleil avait cogné fort toute la journée et aucune trace d’humidité ne risquait d’entraver notre progression. Cela ne m’aurait pas dérangé, mais je me devais de ramener les apprentis en un seul morceau. Les plus jeunes avaient pour mission de lâcher les animaux dans les chambres les plus basses, les plus vieux, dans les salles les plus hautes. Avec quelques autres à la formation pratiquement achevée, nous nous occupions des bestioles qui prenaient le plus de place, ainsi que d’organiser la débâcle. Certains étaient restés à terre pour que nous puissions hisser le reste avec des cordes que nous avions pris soin d’amener.

Le tout maintenant était de faire gage de discrétion.

A peine avais-je pensé cela qu’une poule se met à jacasser, provoquant une flopée de jurons de la part du gosse qui la transportait. Hé bien, il n’y avait plus qu’à espérer que Mélusine puisse s’occuper de l’attention des épines.
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Mélusine de Sylvamir
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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyDim 12 Nov - 13:31

Tu as embobiné Lucien sans honte aucune, usant de ta garde-robe ajustée pour distraire sans pitié le fil de ses pensées. C’est ça que tu as appris, pendant ta formation auprès de Merle : à employer tes atouts à leur juste valeur, pour parvenir à tes fins par des moyens détournés. Vous avez bien choisi votre moment, avec la petite Mélodie : il y a peu de monde à la Tour en l’absence des pièces, et l’épine que tu arbores épinglée au creux de ton décolleté n’éveille aucun soupçon. Un homme tourmenté par les appels de la chair et une bande d’adolescents au sang vif, voilà ce que tu as à distraire ; et en bonne Voleuse du Charme, c’est un peu un jeu d’enfant. Tu t’intéresses, tu questionnes, adoptant la personnalité tapageuse de la marquise de Sinsarelle. Une part de toi est un peu gênée de t’afficher ainsi au mépris des conventions kyréennes en ce qui concerne la modestie attendue d’une épouse, mais tu supposes que Hiémain doit être aussi contrarié que toi par l’escamotage d’Obéron dans ses pensées, et qu’il te donnerait sûrement permission de vous venger, tant que tu ne vas pas trop loin.

Une petite demi-heure a passé, et tu imagines que ton adroite comparse et son cortège d’apprentis ont réussi à investir les étages de la Tour – tu n’as pas entendu de bruit de chute ni de cris affolés, juste quelques caquètements un peu plus tôt. Sur un sourire évaporé et quelques battements de cils innocents, tu prends congé de tes admirateurs, esquivant adroitement une main baladeuse qui aurait valu à l’inconscient une amputation sommaire si ton cher époux avait été présent. Tu ne tiens cependant pas à ce que ces malheureux se trouvent punis pour le simple crime de s’être montrés réceptifs à ton approche aguicheuse, tu te fais donc la promesse de n’en jamais toucher mot à personne. Rhéa, tu vois à quelles extrémités j’en suis réduite à cause de toi ? Quand tu reviendras, il faudra qu’on en parle.

Lestement, tu grimpes les marches, passant l’étage des bibliothèques, des bureaux, des lieux de travail, des antichambres et des salles de réunion ; puis celui de l’armurerie, de l’infirmerie, des salles d’entraînement et des réserves. Quand tu parviens à ceux des chambres, tu te mords les lèvres pour réprimer un éclat de rire, en voyant deux apprentis tenter de faire entrer un cochon dodu dans ce qui est la chambre de Johan. Tu continues à monter, te voilà à l’étage des pièces noires : un petit groupe se tient en arc-de-cercle devant la porte d’Aïfa, vraisemblablement réticents à y pénétrer. Et tu continues à grimper : au dernier étage, celui des rois et des reines, il y a Mélodie en personne qui harangue ses troupes telle un général sur le champ de bataille, et tu ne peux t’empêcher d’admirer son sens de l’organisation et la précision de ses ordres distribués à voix basse.

« Tout s’est bien passé ? » chuchotes-tu prudemment, prête à donner le signal du départ si jamais quelqu’un devait survenir. Il est convenu que tout ce petit monde s’enfuie en repassant par les fenêtres des couloirs qui leur ont ouvert le passage ; et que toi, tu t’occupes de confier aux Épines la tâche de veiller sur les animaux. « Où est Ravageur ? ». Sûrement occupé à dévaster une chambre, tu supposes.











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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyMer 22 Nov - 13:28

L’escalade est pliée rapidement, plus que ce à quoi je m’étais attendue et avec bien moins de difficulté. Personne n’est tombé et je n’ai aucun blessé…du moins aucun blessé grave si j’omets les lapins qui se sont amusés à mordiller le bras d’une jeune apprentie et cet oiseau particulièrement mesquin qui a failli m’en éborgner un autre.
Dès que nous arrivons, j’aide les autres à installer des poulis et des stalles, destinées à monter les quelques animaux trop volumineux pour que nous puissions les porter. C’est encore le plus laborieux, beaucoup n’avaient pas l’habitude de ce genre de matériel, moi inclut, mais rien qui ne nous puisse nous arrêter bien longtemps.
 Ils étaient encore maladroits, leurs mains avaient l’air d’être trop grandes ou trop petites pour leurs corps. L’exercice et l’expérience gommeraient cette gaucherie. Je me renvoyais en eux, j’étais bien moins appliqué, plus énergique. Je dépensé une énergie folle à me battre contre moi-même. Mon maître m’avait appris à être en paix avec ce que j’étais, avec ce que j’aimais ou détestais, trouvant pour moi un équilibre te me l’offrant. Eux étaient plus stables que je ne l’étais à leur âge, mais tout autan passionné, en témoignait la lueur qui brulait dans leurs yeux.
 
Tout se passe sans encombre, chacun ayant bien mémorisé sa place et son rôle et s’appliquant avec sérieux, presque trop. Je voyais leur mine concentrer rider leurs fronts et raidir leurs postures. C’était risible surtout au vu de leurs paquetages respectifs. C’était une farce, une simple blague par vengeance de pièces abandonnée dont personne ne soupçonnait le véritable dessein.
C’était assez jouissif.
 Mélusine arrive un peu plus tard, je n’ai strictement aucune notion du temps. Nous faisons au mieux, personne ne lambine et il n’y a pas de risque d’être réellement pris, ce qui me donne l’impression que les secondes s’étirent ou se contractent telle une mer agitée. 

-Sans aucun problème, tous les animaux ont été montés, maintenant, le tout est de bien les installer.

Mon sourire répond clairement à sa dernière question. Mais je prends néanmoins le temps de lui expliquer. Les forfaits de cette boule de plumes étaient bien trop merveilleux pour ne pas les détailler et chanter ses louanges.
 
-Il s’est faufilé dans la première pièce à la fenêtre ouverte qu’il a trouvé. Il s’est installé sur une étagère, à fait tomber un livre, par coup de patte tout en me regardant. Un peu comme les chats le font. Une fois par terre, il a tourné de grands yeux faussement innocents vers moi. Quand il a vu que je ne l’égueulais pas et que je l’encourageais à continuer, il est devenu complètement incontrôlable. Vu son entrain et ses piaillements…je crois qu’il était content. Mais c’est une véritable tornade. J’ai demandé aux gamins de pas approcher cette pièce pour le moment, j’ai peur qu’il ne les prenne pour cible.
 
Je n’avais jamais vu un oiseau voler aussi vite et réussir à transformer une chambre bien rangée en un véritablement ouragan de feuilles en si peu de temps. C’était un réel dieu du désordre, il tenait bien son nom décidément.
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Message Sujet: Re: Un au revoir, un adieu ou un renouveau?   Un au revoir, un adieu ou un renouveau? EmptyMer 10 Jan - 13:21

Ravageur porte décidément bien son nom, c’est une certitude ; et tu y repenses avec nostalgie alors que tu quittes la tour, imaginant avec une joie toute malicieuse la réaction des pièces de la Rose lors de leur retour dans un quartier général totalement dévasté par une poignée de Voleurs et un adorable petit hibou fou furieux. Elles ont bien mérité ce qui leur pend au nez, te dis-tu dans la solitude de ton esprit, ruminant ta rancœur et ta colère d’avoir été abandonnée par Rhéa sans crier gare. Oui, c’est bien fait – et tu rejoins la rage de ta consœur des Miracles, abandonnée par son Fou à elle. Les pièces ont sûrement l’habitude de passer d’un écrin à l’autre, au fil des siècles écoulés, et sûrement ne conçoivent-elles pas l’ampleur de votre désarroi lorsqu’elles vous abandonnent ?

Au fond, cela t’importe peu : votre vengeance est accomplie et tu en tires une certaine satisfaction. Pour le moment, tu vas donc reléguer ta douleur et ta peine au placard, pour te concentrer sur ce qui compte réellement à tes yeux : ta famille, et notamment tes enfants. Et peut-être en profiteras-tu pour resserrer tes liens avec la Cour des Miracles ? Merle s’y trouve certainement en ce moment, et tu auras plaisir à lui présenter ton bébé, à remettre Arsène en sa présence, à lui raconter les progrès de ta petite Agathe. Tout, plutôt que de rester à te vautrer dans ta tristesse et ton mal-être, et une part de toi voue une reconnaissance profonde à Mélodie d’avoir su distraire tes pensées de leur cours morbide et larmoyant, avec sa force d'âme et sa rage de vivre qui réchauffent ton cœur et pansent un peu les plaies de ton malheur. Tu devras réfléchir à un moyen de la remercier.

Pour le moment, tu reprends la route de ta tour, avec le cœur plus léger. À chaque jour suffit sa peine, n’est-ce pas ?
Demain sera un autre combat.











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