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 Des morts au nom de la passion

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Message Sujet: Des morts au nom de la passion   Des morts au nom de la passion EmptyJeu 14 Sep - 15:22


Livre II, Chapitre 5 • La Mort dans les Veines
Liselotte Passefil et Joséphine Siguardent

Des morts au nom de la passion

Des vies pour l'amour



• Date : 28 avril 1002 (trame alternée)
• Météo (optionnel) : //
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Après avoir envoyé Mélodie, Césaire et Liam à la mort à la demande de Liselotte, Joséphine vient s'entretenir avec elle, câline et inquiète.
• Recensement :
Code:
• [b]28 avril 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2634-des-morts-au-nom-de-la-passion#80261]Des morts au nom de la passion[/url] - [i]Liselotte Passefil et Joséphine Siguardent[/i]
Après avoir envoyé Mélodie, Césaire et Liam à la mort à la demande de Liselotte, Joséphine vient s'entretenir avec elle, câline et inquiète.



Dernière édition par Joséphine Siguardent le Jeu 14 Sep - 15:25, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Des morts au nom de la passion   Des morts au nom de la passion EmptyJeu 14 Sep - 15:24

Telle une ombre, elle s’était faufilée jusqu’à elle. Jusqu’à sa lumière sombre. Jusqu'à cette personne qui était sa plus délicieuse drogue, cette énergie faisant battre son cœur. Glissant en silence jusqu’à elle, elle avait saisit dans ses bras cette si légère silhouette, son dos contre sa poitrine, son visage s’enfouissant dans la noire chevelure. Oh comme les mixtures si délicieuses de Sombreciel vibrent encore dans son esprit, illuminant ses pensées et sa vision de milles couleurs superbes. Humant le parfum qui lui fait tant d’effet, l’ombre à un murmure coquin aux lèvres, suivit d’un rire mutin, un baiser sur un cou qui lui est offert.

« Bonsoir ma délicate fleur, douce étoile de mes nuits. »

Elle serre contre elle ce corps qui déjà lui fait tant envie, quand l’absence de réponse enjouée lui fait relever ses yeux clairs quelques peu embrumés. Même si l’esprit s’est perdu dans un voile d’irréalité, l’ombre sait reconnaître les moments où son amante - son Amour - est contrariée. D’une voix plaignante, inquiète, elle pose une main sur la joue découverte de masque, se détache de l’étreinte pour mieux contempler le visage de celle qu’elle aime. L’ombre sait déjà ce qui ne va pas. Elle l’a entendu, on lui a murmuré.

« Quelque chose ne va pas ma douce ? »

D’un geste, elle défait le voile qui masque ses traits. Oh belle Joséphine au regard devenu si sombre, malgré le bleu pur de ses yeux. Sombre comme la mort qui chante à ses oreilles, sombre comme la Mère divine qui veille sur elle. Ô confidente de la Vengeance, elle sent qu’on va faire appel à elle.

« J'aimerais que tu envoies quelqu'un s'occuper de Césaire Chesnenoir et de Liam d'Outrevent. Au plus vite. »

Les noms ne lui sont pas inconnus, ils sont comme source de biens des souvenirs. Pourquoi eux ? Pourquoi leur ôter la vie ? Un instant, son regard semble sincèrement intrigué, mais aucune question formulé ne franchit ses lèvres. Après un instant, elle acquiesce finalement, couvrant le visage de son amante de quelques baisers. Elle n’a jamais su lui refuser de telles demandes. Elle n’a jamais eu le désir de le faire. Car la Sombre Mère elle aussi se réjouit, de tous ces morts tombés par les Lames vengeresses qui règnent sur Lorgol.

« Tout ce que tu voudras. » Contre sa bouche, entre deux baisers, les mots glissent avec vérité, sincérité. Oui, tout ce qu’elle voudrait.

Car elle sait qu’une Lame curieuse veille ici, observe la scène et a tout entendu. Une fille de Lida, comme elle, fidèle servante de l’Oracle, qui s’empressera de prévenir un Écoutant. Elle n’a qu’un regard pour cette ombre, au delà des Ombres, pour que celle-ci s’enfoncent un peu plus dans les ténèbres. A son oreille, elle pourrait presque entendre le murmure doux et suave de la Sombre Mère. Mais peut-être était-ce le seul fruit de son imagination, le pouvoir que les drogues exerçaient sur elle.

« Ton vœu est exaucé ma douce. Demain, tu retrouveras ces deux hommes morts. » Ronronne-t-elle en se serrant à nouveau contre Liselotte, enfouissant le nez dans les cheveux lâches, se délectant du parfum qui la rendrait folle. Oh comme les drogues font effets, son esprit danse et s’agite ! Pourtant, elle parvient encore, Joséphine, à garder quelques brides de lucidité dans cette douce folie qui s’éveille. « As-tu obtenu ce que tu voulais de la petite idiote qui t’a défié ? Nous lui avons fait regretter sa déloyauté. » Elle s’amuse avec une mèche de Liselotte, en repensant à ce que ses Lames lui ont raconté. Puis aussi vite, elle perd sa joie pour laisser la place au doute, à l’inquiétude : « Ce qu’elle t’a dit t’irrite encore, mon amour ? »
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Liselotte Passefil
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Message Sujet: Re: Des morts au nom de la passion   Des morts au nom de la passion EmptyMer 27 Sep - 15:40

« Tout ce que tu voudras. » Des mots si doux, une promesse enivrante qui la fait frémir de plus belle sous les baisers qu'elle lui offre avec dévotion. Sous ses doigts, la silhouette gracile de sa tendre Joséphine, la belle de ses nuits, la belle de son quotidien. Le corps du Fils des Ombres est encore bien tendu malgré les caresses délicates et les murmures de miel. Liselotte ferme les yeux, savoure le contact chaud de ce corps désiré, tout contre le sien et elle soupire d'aise, à présent qu'elle se trouve entre de bonnes mains. Sa position à la Cour des Miracles n'a rien d'aisé ; elle aime l'immense pouvoir qu'elle lui confère, elle fait bon usage de chaque information qui lui est apportée, elle s'enorgueillit d'être celle qui détient les plus grands secrets du continent et elle s'amuse de la peur qu'elle suscite dans le coeur des êtres qui l'habitent. Pourtant, le poids de cette couronne est lourde par moments. On envie son statut, on désire la voir chuter, on désirer prendre sa place. L'ambition et la jalousie animent bien des hommes et des femmes d'Arven, elle se sait en danger à tout instant, elle les entend ces murmures qui parcourent la ville, elle les entend ces traîtres qui veulent lui planter une lame dans le dos. Tous autant qu'ils sont. Mais ils payeront, oh comme ils payeront.

« Ton vœu est exaucé ma douce. Demain, tu retrouveras ces deux hommes morts. » Un mince sourire orne ses lèvres alors que son amante se blottit contre son corps. « Merci mon amour. » murmure-t-elle à son oreille, profitant de l'étreinte dont elle avait tant besoin. Elle s'enivre de son parfum, elle laisse courir une main le long de son dos, se délectant de ces formes qui lui sont si familières. Pendant un instant, elle parvient à chasser les nuages, mais l'orage gronde encore au loin. « As-tu obtenu ce que tu voulais de la petite idiote qui t’a défié ? Nous lui avons fait regretter sa déloyauté. » Ses doigts crispés se referment sur le tissu délicat de sa robe, ses traits se durcissent. Même la pensée de sa mort, toute en souffrances, ne parvient pas à l'apaiser. « Ce qu’elle t’a dit t’irrite encore, mon amour ? » Liselotte secoue la tête, agacée. « Ce n'était que mensonges et hypocrisie. La langue de cette vipère lui a été arrachée et pourtant, je l'entends encore qui persifle à mes oreilles. » Cette traîtresse a eu le sort qu'elle mérite et personne ne la regrettera. Pas même son drogué d'époux qui ne réalisera sûrement pas qu'elle a disparu avant quelques temps. La Cielsombroise soupire, ferme les yeux, le temps de calmer la colère qui vibre dans ses veines. Quand elle lève à nouveau son regard, c'est pour détailler celui de Joséphine avec tendresse et envie. Ses doigts se posent sur sa joue, repoussent une mèche de cheveux derrière son oreille. « Je n'ai obtenu d'elle que les noms de ses complices, le reste est bon à jeter. Et maintenant, je dois trouver une nouvelle personne à la cour d'Euphoria en plus de nommer un nouveau Second. » Un travail qui l'irrite fortement.

Avec douceur, Liselotte se penche pour embrasser son cou, pour mordiller sa peau avec gourmandise, avec envie. Entre deux baisers, un simple soupir. « Il n'y a qu'en toi que j'ai confiance, Joséphine. Il n'y a que toi. » Uniquement elle, depuis toujours. La seule qui sache tout balayer, la seule qui parvient à la faire flancher, la seule qui génère cette vague intense de sentiments qui submerge tout, au point de l'empêcher de penser à quoi que ce soit d'autre. Sa Joséphine.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Des morts au nom de la passion   Des morts au nom de la passion EmptySam 7 Oct - 17:44

Toutes les caresses que Liselotte dépose sur sa peau paraissent si intenses à Joséphine que l’extase la saisirait presque à chaque contact. Les frissons parcourent tout son être, rougissant d’un plaisir non dissimulé ses joues et embrasant de désir ses yeux mutins. La drogue qui coule sans cesse dans ses veines perce chacune de ses barrières, qui n’ont de toute façon pas lieu d’être face à cette femme. Au contraire, elle renforçait toutes ses sensations, comme si, précipitée dans un kaléidoscope de mille couleurs, elle se fondait dans chacune pour goûter à tous les délices que lui offrait la simple caresse de Liselotte sur sa peau dénudée. Là, à cet instant précis (et si elle n’avait pas eu un élan de retenue), elle aurait sauté sans crier gare sur sa douce amante, s’offrant à la déesse Mirta dans un bal sensuel et charnel de toute beauté !

Mais il avait suffit de quelques mots de sa part pour que la tension revienne dans le regard de sa belle. Comme elle s’en veut, l’Oracle de la Confrérie, de voir sa chère et tendre pester de rage intérieurement à cause d’une franche idiote qui avait cru pouvoir prendre la place du tout puissant Fils des Ombres. Elle, de son côté, elle n’avait guère de chose à craindre tant sa dévotion à Lida était sincère et puissante. La Sombre Mère l’avait choisi pour être sa voix sur terre, le Hérault de la vengeance de tout ceux qui la désirait, le Prophète de la mort sanglante. Sa place, c’était la déesse elle même qui lui avait donné, et en toute humilité, elle obéissait à sa Mère. Et il en allait de même pour tous les assassins, dévoués corps et âme à l’Oracle tout puissant de la Confrérie. La couronne de Liselotte à l’inverse était bien plus lourde à porter, convoitée par tant de voleurs avides de pouvoir. La loyauté était si différente, mais bien que les affaires de la Cour des Miracles n’étaient pas les siennes, Joséphine restait persuadé que Liselotte était parfaite pour ce rôle. Après tout, depuis qu’elle ceignait la couronne de Roi des Voleurs, la cité de Lorgol, avec son aide, était tombée à sa merci. La réputation de la Cour n’avait cessé d’enfler elle aussi, faisant d’elle une puissance incontestée en Arven. Liselotte avait permis ça.

Et Lida lui en soit témoin, si sa chère amante devait être trahie et ne serait-ce que blessée, Joséphine ferait de cette cité un tombeau. Elle ferait déferler sa vengeance sur tous les habitants sans la moindre once de pitié.

« Je suis certaine que tu sauras trouver les bons éléments pour remplacer les pièces perdus. Ne te tracasse pas pour cela, ils n’en valent pas la peine. Ces traitres ont reçu le châtiment qu’ils méritaient. » Et de cela, la belle Joséphine en était persuadée. « Et si tu as besoin d’aide, je suis toujours là. »

Le murmure n’était là que pour rassurer sa chère amante, et il semble être efficace, car avec tendresse et douceur, les doigts de Liselotte retrouvent le chemin de sa peau. Ils ne sont pas les seuls, ce sont bien vites les lèvres de son amour qui viennent dévorer sa chair avec avidité, et pourtant, les baisers semblent à Joséphine bien insuffisants, trop prudes presque si elle s’était écoutée. Elle voulait bien plus : le corps tout entier de Liselotte offert à ses caresses, son souffle frappant le sien dans une danse de baisers folle, des courbes se pressant l’une contre l’autre, les gémissements comme promesse d’envie et de désir… Oh l’anticipation imaginée par son esprit la ferait presque défaillir. Le soupir et les quelques mots, eux, y parviennent parfaitement. Dans sa poitrine, le cœur de Joséphine fait un bon douloureux que sa tendre amante a du parfaitement entendre et sentir. La serrant dans ses bras comme pour se raccrocher à elle, le souffle de l’Oracle caressa le cou fin de Liselotte :

« Tu es tout ce que j’ai de plus précieux, ma Liselotte. Mon âme et mon corps sont à ma Sombre Mère, mais mon cœur est à toi. » Et ses lèvres remontent vers celles de son amour. Fougueux baiser qui fait vibrer tant de choses en elle. Oh comme elle anticipe trop Joséphine ! Presque à contre cœur, elle se sépare du délicieux contact pour souffler un nouveau murmure : « Je t’aime.  Je t’aime et je veillerais toujours sur toi. » Elle remuerait ciel et terre pour empêcher le Père de la Confrérie, le divin Sithis, de venir chercher trop tôt sa Liselotte.
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Liselotte Passefil
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Message Sujet: Re: Des morts au nom de la passion   Des morts au nom de la passion EmptyMar 10 Oct - 18:09

Elle est si belle, sa douce Joséphine. Sa peau est une invitation à la dévorer, ses lèvres ne sont que tentation, sa chevelure lâche parvient à lui faire perdre toute raison et son regard... oh, Mirta, que ce regard est envoûtant. Y a-t-il personne plus chanceuse sur ce continent ? N'est-elle pas bénie des dieux d'avoir une telle femme à ses côtés, si sensuelle, si rayonnante et sombre à la fois. Une poupée de porcelaine à l'âme obscure, pourtant emplie d'un amour incommensurable. Elle est tout cela, sa Joséphine, son amie et son amante, sa complice et sa partenaire. L'Oracle puissant et son amour fragile. Une tapisserie complexe dont elle aime dénouer les fils pour découvrir ce qu'il s'y cache, une oeuvre d'art raffinée qu'elle se plaît à contempler autant qu'à toucher. Il n'y a que ces yeux-là qui parviennent à détourner sa colère, il n'y a que ses baisers à elle qui sachent lui couper le souffle et lui faire baisser ses barrières. La passion dévorante qu'elle ressent pour elle n'a pas de limites et il semblerait qu'elle grandisse de jour en jour, que Mirta lui pardonne de ne pouvoir passer chaque heure de chaque jour à ses côtés.

« Je suis certaine que tu sauras trouver les bons éléments pour remplacer les pièces perdus. Ne te tracasse pas pour cela, ils n’en valent pas la peine. Ces traitres ont reçu le châtiment qu’ils méritaient. » Liselotte hoche la tête, fermant les yeux pour se bercer de sa voix. Elle trouvera oui. Elle n'a pas le choix. Et tous ceux qui chercheront à la doubler son désormais prévenus ! Tous les traîtres, tous ceux qui oseront ne serait-ce que songer à lui voler sa couronne... tous payeront le prix de leur impudence. « Et si tu as besoin d’aide, je suis toujours là. » Elle le sait. Oh, bien sûr qu'elle le sait, mais son coeur s'emplit d'affection à ces quelques mots qu'elle sait sincères. Sa merveilleuse Joséphine. Sa belle dont elle parcourt la peau avec gourmandise, s'enivrant de son parfum pour oublier tout le reste, dépendante de ce corps bien plus que de toute substance euphorisante. L'envie monte, elle s'étend dans tout son être, comme un besoin impérieux qui chasse tout ce qui pourrait la distraire.

À cet instant, il n'y a qu'elle.

« Tu es tout ce que j’ai de plus précieux, ma Liselotte. Mon âme et mon corps sont à ma Sombre Mère, mais mon cœur est à toi. » Elle boit ses paroles comme elle se repaît de ses baisers. Ses doigts se referment sur les vêtements, elle attire un peu plus sa belle contre son corps et elle ne relâche ses lèvres que lorsque le souffle lui manque. Mais elle n'en a pas assez, elle en veut plus. « Je t’aime. Je t’aime et je veillerais toujours sur toi. » Le sourire qui naît sur le visage du Fils des Ombres est sincère, mais d'affectueux, il devient soudain prédateur, gourmand. « Oublions tout le reste un moment, veux-tu ? » La voix n'est que murmure, un ronronnement lascif qui s'élève à peine dans la pièce silencieuse. Elle s'empare de ses lèvres avec une fougue renouvelée, ses doigts explorent sa taille, ses hanches, son corps entier. Liselotte avance sans que leurs bouches ne se séparent, elle pousse Joséphine contre le mur et ses mains s'aventurent plus bas, remontant les jupons qui la gênent tant à cet instant pour retrouver une chaleur familière, des sous-vêtements de dentelle qui ne feront pas obstacle très longtemps à son désir, une envie réciproque qui ne manque pas de l'exciter un peu plus.

Pas besoin d'un mot de plus pour exprimer ce qu'il va suivre. Elle se contente de parcourir son cou de ses lèvres, de sa langue, mordillant l'épiderme pour soutirer quelques soupirs supplémentaires tandis que ses doigts s'affairent sous les jupons. Elle embrasse sa gorge offerte, le décolleté délicat, elle s'offre corps et âme à cet exercice dont elles raffolent toutes deux ; elle se met à genoux, même, pour sa belle, dévouée comme jamais pour cette femme qu'elle désire plus que tout. Dans le silence de la pièce, il n'y a que le bruissement des jupons et le chant délicat de l'amour qui leur échappe. Un élan de passion qui les entraîne ensuite dans la chambre, laissant tomber toute parcelle de tissu, déchirant tout ce qui ne veut pas céder, pour mieux se retrouver.

Leurs corps mêlés au coeur des draps défaits semblent enfin apaisés. Les minutes passent dans un silence religieux, fait de contemplation et de caresses attentionnées. Liselotte retrouve doucement son souffle, glousse contre le cou de sa compagne, de cette ardeur dont elle a fait preuve. Blottie contre elle, humant son odeur, mélange de parfum épicé et de sueur, elle pousse un soupir. « Aimerais-tu que j'aille nous chercher un petit remontant, ma douce ? » Tout cet exercice lui a donné soif et il y a une bonne bouteille qu'elle aimerait entamer.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Des morts au nom de la passion   Des morts au nom de la passion EmptyJeu 19 Oct - 17:08

Oh elle sait et sent que sa chère amante est tout comme elle proche de l’implosion. L’envie fait vibrer leurs deux corps à l’unisson et elles n’ont pas encore besoin de beaucoup se toucher pour que toutes les sensations soient décuplées. Elles ne sauront attendre bien longtemps, ces deux femmes de Sombreciel, fières filles de Mirta, ne refusant jamais à l’amour tous les plaisirs de la chair. Les mots de sa douce Liselotte s’achèvent dans un sourire coquin et pleins d’idées que Joséphine devine déjà sans mal. Encore sous l’effet des drogues, elle se sent si légère, la belle et puissante Oracle de la Confrérie, et tout lui semble parfaitement parfait. Ce regard brillant qui l’observe, ces mains qui glissent sur sa peau révélée, ces lèvres si sensuelles qui s’emparent des siennes, prêtes à la dévorer. Le souffle vient à lui manquer, tant le baiser dur de cette intensité implacable, et c’est à peine si elle s’est rendue compte que son amante l’avait déjà collé au mur et remonté les jupons de sa robe pour aventurer ses doigts jusqu’à la dentelle légère qui se cache en dessous. Elle glousse, quand elle sent l'habileté de Liselotte à défaire le complexe labyrinthe de noeuds et de rubans. Et encore un gloussement, quand elle s’agenouille devant elle pour faire d’elle sa victime. Elle s’en mordille les lèvres, Joséphine, quand d’autres lèvres sont assaillies de baisers brûlants.

L’ivresse retombe comme la nuit tomberait sur le monde. Son cœur n’est plus que ténèbres, là où l’amour a emporté toutes les lumières dans une avalanche de plaisir qu’elle ne voulait pas voir prendre fin. Le réveil, lui, est brutal, violent pour son corps dévoré des drogues. Sans la moindre douceur, Joséphine retombe de son petit nuage pour laisser à sa chair le droit de se plaindre, d’hurler et de geindre : elle est en manque. Et chaque seconde qui passe sans la dose pour calmer le feu de ses veines est une torture. Une épine qui se planterait, enduite d’un poison infâme. Suivie d’une autre. Et d’encore une autre. Jusqu’à meurtrir aussi bien le corps que l’esprit. Et dans ce flot douloureux, la voix de Liselotte résonne, un ronronnement amoureux et doux qui calme une seconde le brasier fou qui tambourine dans son crâne.

“Oh ma douce, un remontant oui… Surtout… surtout tu sais quoi. Dans… dans les poches de mes jupes. Je sais… j’en ai pris.” Elle n’a pas honte de le dire, sa chère et tendre sait très bien quelles sont ses vices les plus noirs. Mais elle ne sait déjà plus vraiment ce qu’elle dit tant chaque pensée est une explosion de douleur. Elle se sent si vulnérable, comme une pauvre voyageuse dans le désert aride d’Erebor, sans la moindre goutte d’eau pour étancher sa soif. Elle pourrait mourir en l’instant de ne pas avoir sa dose et calmer le trou dans sa poitrine. “Vite mon amour… j’ai si mal.” Mal d’une douleur qui n’existe pas réellement. Mais elle, Ô pauvre fille de Sombreciel, elle a laissé tous les maux de son duché natal prendre possession de son esprit. Tout ça à cause de ce mariage sans importance qui lui déchire la vie. Dire qu’elle est mariée à un imbécile, Vifesprit qui n’a rien de vif. Qui n’a rien dans l’esprit non plus. Tout aussi drogué qu’elle, mais surtout un incapable qui a tout raté. Elle, sa tâche est bien plus noble, guidée par les dieux eux même. Mais elle a besoin de sa dose, celle qui flambe et qui brûle son corps, mais qui calme l’esprit jusqu’à lui faire voir les étoiles des cieux.

Elle sait que sa chère Liselotte a compris. Que sans la poudre douce qui envahit ses narines, elle sombrerait plus lourdement. Bien vite, celle-ci inonde ses poumons et une toux incontrôlée déchire sa gorge. Mais à peine quelques secondes et voilà que la lumière revient, que tout semble si merveilleux, si simple à comprendre. Les moyens retrouvés, elle vient enlacer son amante, toutes deux nues comme au premier jour, l’embrassant et partageant quelque peu ce goût âcre de la poudre qui avait glissé sur ses lèvres. “Maintenant je veux bien un verre.” Chantonne-t-elle contre la bouche de Liselotte, l’humeur redevenue si douce et sa gaie. Et elle s’assoie pour la contempler. Oh bien sur, elle voudrait bien encore d’elle, maintenant que le souffle avait repris place dans ses poumons, mais la soif est étanchée. Plus tard peut-être, quand elles seraient en manque de chose à dire. En manque de gestes affectueux.
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Message Sujet: Re: Des morts au nom de la passion   Des morts au nom de la passion EmptyDim 29 Oct - 18:32

Elle est si belle, sa Joséphine, à la peau de porcelaine aussi douce que la soie. Elle pourrait la dévorer, encore, déguster chaque morceau de chair et savourer les frissons qu'elle provoque chez son amante. D'un geste, elle repousse une mèche de ses cheveux d'ébène pour mieux voir son visage rougi par l'effort et le plaisir, pour voir son regard qui se voile, terni par un désir bien différent de celui qu'elles viennent d'assouvir. « Oh ma douce, un remontant oui… Surtout… surtout tu sais quoi. Dans… dans les poches de mes jupes. Je sais… j’en ai pris. » « Bien sûr, tout de suite. » Elle embrasse délicatement son front, sa joue, le bout de son nez et ses lèvres, aussi tendre dans ses gestes qu'elle a pu être fougueuse auparavant. C'est à contrecoeur qu'elle détache son corps du sien, quittant les draps chauds et confortables pour le froid relatif de la pièce, sa peau nue frissonnant d'être séparée de celle de son amante. Elle lui jette d'ailleurs un regard tendre, avant de chercher ses jupes du regard ; par Mirta, où a-t-elle bien pu les mettre ? « Vite mon amour… j’ai si mal. » La plainte lui fait mal, aussi douloureuse que si l'envie la rongeait elle, et non sa chère et tendre. Alors Liselotte s'active pour mettre la main sur cette poudre délicate qui l'apaise tant, la meilleure – puisque rien n'est trop beau pour celle qui fait vibrer son coeur et son être.

« Ah ! » s'exclame-t-elle d'un ton victorieux, quand elle trouve la petite boîte ouvragée qui contient la substance tant désirée. Sans tarder, elle la tend à Joséphine qui s'en empare pour soulager ce mal qui semble si douloureux. Liselotte reste à ses côtés, la couve d'un regard langoureux, un sourire naissant au coin des lèvres. Sourire qui s'élargit lorsque sa belle se redresse pour l'embrasser ; ses lèvres ont un goût amer, reste de ce qu'elle a pris et que Liselotte savoure sans la moindre honte. Cielsombroise, elle goûte aussi parfois aux plaisirs de son duché de naissance, chanceuse malgré tout de ne pas souffrir de leur absence. La seule absence dont elle souffre, c'est de celle de Joséphine. « Maintenant je veux bien un verre. » Elle rit à son tour, la Cielsombroise, serrant son amante contre elle dans une étreinte affectueuse. « Je t'apporte ça alors, ne bouge pas. » susurre-t-elle contre sa bouche, avant de mordiller sa lèvre, incapable de s'en empêcher. Dans son regard, aucune équivoque ; interdiction de se rhabiller.

Liselotte la relâche, non sans admirer ses courbes pour la énième fois aujourd'hui, plus que jamais consciente de la chance infinie qu'elle a d'avoir cette femme à ses côtés. « J'ai une bonne bouteille que je voulais te faire goûter, justement. » ajoute-t-elle en s'éloignant pour quitter la chambre d'un pas léger, sa chevelure emmêlée qui descend dans son dos. Elle approche du buffet qu'elle ouvre pour récupérer une bouteille d'un vin lagran d'une cuvée très recherchée, un vin aux arômes de poire dont elle raffole et qui, elle l'espère, plaira également à Joséphine. S'emparant de deux verres, elle retourne dans la chambre et s'arrête un instant sur le pas de la porte, son regard pétillant posé sur son amante. Elle pose les coupes sur sa coiffeuse et les sert toutes les deux généreusement. Enfin, elle en tend une à Joséphine avant de trinquier avec elle. Le vin est doux contre son palais, son regard la dévore intensément. « Mirta soit bénie de t'avoir mise sur ma route. » Elle se penche légèrement, embrasse son épaule nue, deux fois, trois fois, le goût de sa peau se mêlant à celle de l'alcool. Liselotte repose alors son verre, s'empare de la main libre de Joséphine pour caresser son poignet du bout des doigts, puis du bout des lèvres. « Je veux que tu sois mienne. Uniquement mienne. » Le regard se fait ardent, déterminé. Elle remonte les lèvres le long de son bras, d'un baiser, puis d'un autre. « Que dirais-tu d'orner ce bras d'un bracelet, et d'oublier à jamais l'autre qui te pèse tant ? » Ses doigts se glissent sous son menton et le lèvent pour que leurs regards s'embrassent. « Que dirais-tu de te libérer de ce boulet qui te sert d'époux et de rester à mes côtés, à jamais ? » Rien qu'un murmure, qui exprime toute la passion déraisonnable qu'elle ressent à son égard. Rien qu'un murmure qui signifie tant.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Des morts au nom de la passion   Des morts au nom de la passion EmptyMar 19 Déc - 18:34

La douleur n’est qu’un pâle souvenir, le manque un effleurement lointain qu’elle repousse d’un geste pour attirer à elle l’amour et le désir que lui inspire sa chère et tendre Liselotte. Est-il possible d’aimer autant une personne ? D’être capable de tout pour elle, même de détruire quiconque oserait lui faire du mal ? Oh oui. Et elle en a le pouvoir, la belle et capricieuse Joséphine. Un mot de sa part, la mort serait l’ennemie de la vie, et cette ville ne serait plus qu’un hameau désolé. Oh oui pour elle, elle se sent capable de tout, et ce n’est pas la drogue seule qui parle pour elle. Comme s’il n’existait qu’elles en ce monde, elles profitent toutes deux de cet instant d’intimité, sans penser à ce qui les attend dehors, à ces responsabilités qui sont les leurs. Non, il n’y a que les courbes fines et parfaites de Liselotte qui compte aux yeux de Joséphine, ce déhanché aguicheur et ces pas presque dansant qui vont vibrer toute sa silhouette. Et cette chevelure longue et détachée, qui ose par moment lui cacher la rondeur d’un sein. Assise au bord du lit, pas le moins du monde gêné par leur nudité, Joséphine s’étira tel un chat, puis garda une pose légèrement suggestive en attendant que sa douce apporte les verres. Elle a hâte de goûter à ce cru. Elles trinquent, et l’odeur immédiatement vient chatouiller les narines de la belle cielsombroise. Et une fois le liquide sur sa langue, elle savoure avec délice la douce liqueur de poire qui cache si bien l’alcool dans le sucre. Il ne faudra pas beaucoup de verre pour que les effluves leur monte à la tête !

« C’est un délice ! »

Qu’elle s’exclame en reprenant une gorgée, toute enthousiaste de cette découverte qui lui réchauffe le cœur et les joues. Les mots de sa douce pourtant la ramènent presque à terre, pour mieux la renvoyer sur un petit nuage cotonneux. Chacun des mots prononcés, Joséphine les goûte avec plaisir, avec amour. Le regard de sa Liselotte est si brûlant qu’elle pourrait se transformer en brasier en l’instant. Et si sa poigne n’en avait eu l’habitude, elle aurait lâché le verre dans sa main devenue légèrement tremblante. Elle n’ose croire à ces paroles, même si elle sait combien son amour avec sa chère amante est tendre, passionné, sincère, vrai. Mais elle est femme mariée, noble sœur de son duc aimé, offerte à cette famille de Vifesprit dans un mariage détesté. Bien que rien ne l’empêche, en vérité, d’offrir son cœur et son corps à une autre. Comme il lui semble lourd, ce poignet où réside un bracelet certes riche et finement ouvragé, mais qui ne représente que des chaines à ses yeux. Parfois, elle se demande bien pourquoi elle n’a pas divorcé de cet imbécile et incapable de Mayeul.

« Oh tu… tu veux qu’on se marie ? » Elle semble un instant si ému que les larmes lui monte aux yeux. « Je veux dire… c’est une demande en mariage ? » Et elles coulent sur ses joues, mais sont loin de représenter la tristesse. Au contraire, un sourire radieux orne le visage de Joséphine, qui tremblante autant dans son corps que dans les mots réponds. « Ma douce, il n’y a rien que je ne désire plus. Tu es tout pour moi. » De passion, elle franchit l’espace qui séparait leurs visages pour prendre les lèvres de Liselotte et l’embrasser amoureusement. « Je veux n’être qu’à toi, mon amour. » Elle jeta un vague regard à l’autre bracelet qui alourdissait autant son poignet que son cœur. « A ton avis, je demande le divorce ou je m’en débarrasse… autrement ? »
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Liselotte Passefil
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Message Sujet: Re: Des morts au nom de la passion   Des morts au nom de la passion EmptyDim 24 Déc - 1:30

Est-il permis d'avoir tant de chance ? Est-il possible d'être aussi béni des dieux ? Liselotte contemple la désirable Joséphine et son coeur bat si fort, son corps entier est envahi d'une douce chaleur. Depuis combien d'années se connaissent-elles, depuis combien de temps partagent-elles la même couche ? Le temps semble s'être écoulé si vite et à chacun des grains du sablier, il semble que son attirance pour elle s'est muée en un amour indescrptible, en une passion démesurée. Elle a tout, la Cielsombroise, elle a tout ce dont elle aurait pu rêver. Elle a obtenu le poste qu'elle désirait tant, elle a de l'or et du pouvoir, elle a la liberté et l'avenir devant elle. Et à ses côtés, durant ce long trajet vers le sommet, il y avait sa Joséphine. Si belle, si puissante et fragile à la fois, un brasier contenu dans un flacon. Liselotte est étonnamment mesurée pour une Cielsombroise, enchaînant les amants pendant des années sans en perdre la tête, goûtant à tous les plaisirs de son duché sans en devenir l'esclave, avant de tendre son coeur à l'assassin. La savoir loin d'elle la dérange profondément, la savoir mariée à un incapable la meurtit et, rien que songer à la possibilité que d'autres puissent la lui dérober semble provoquer des colères noires chez le Fils des Ombres. Elle, la marionnettiste, totalement sous le contrôle de cette femme pour qui elle tuerait sans la moindre hésitation. Et elle la veut à elle, rien qu'à elle.

« Oh tu… tu veux qu’on se marie ? Je veux dire… c’est une demande en mariage ? » Elle sourit de la voir ainsi émue et son coeur bat plus vite de retrouver le même amour dans son regard embué. « Ma douce, il n’y a rien que je ne désire plus. Tu es tout pour moi. » Ses lèvres viennent cueillir un nouveau baiser que Liselotte lui cède sans la moindre peine. Sa réponse l'emplit d'une joie indéniable et elle est incapable de mettre des mots sur cette sensation. Rien qu'une pulsion qui anime tous ses gestes et guide ses mains sur les hanches de son amante, pour l'attirer un peu plus contre elle. « Je veux n’être qu’à toi, mon amour. » Un nouveau sourire, puis un murmure. « Je t'aime. » Du bout des doigts, elle repousse une mèche de ses cheveux et la ramène derrière son oreille. Les boucles défaites retombent sur ses épaules, noires sur la peau pâle. « A ton avis, je demande le divorce ou je m’en débarrasse… autrement ? » Liselotte relève les yeux pour les plonger dans les siens, le regard sérieux tranchant avec celui qu'elle lui portait un instant plus tôt. Elle se penche en avant, embrasse ses joues humides pour y recueillir ses larmes, avec tendresse. « Tout ce que tu voudras, mon amour. Tout ce qui te fera plaisir. » Les paroles sont sincères, comme ses baisers qui parcourent le visage puis le cou. Cette peau, ce corps... Joséphine est sa seule drogue et elle doit se faire violence pour se redresser et cesser de l'embrasser.

De ses mains, elle s'empare des siennes, les yeux un instant posés sur le bracelet tant honni. Liselotte fronce le nez, comme dégoûtée par cette vision. « Il ne te mérite pas, il passe à côté de sa chance en te négligeant comme il le fait. C'est un idiot et un incapable, qui ne pense qu'à lui. » Son pouce caresse le dos de sa main et elle pousse un soupir. « Peu m'importe ta décision, tant que tu es libérée de lui. Je ne veux que ton bonheur ma douce – un bonheur où tu seras près de moi. » Et personne d'autre ne pourra le lui prendre. Liselotte remonte sa main jusqu'au poignet de Joséphine et, sans se faire prier, lui retire le bracelet sans plus de cérémonie. Qu'importe que le divorce ne soit pas encore annoncé ou qu'il n'ait pas encore été éliminé, il n'est déjà plus qu'un souvenir pour elle. « Et maintenant dis-moi, comment veux-tu célébrer notre union ? » demande-t-elle dans un murmure, en laissant ses doigts courir sur sa peau, le long de son bras. Tous ses désirs seront des ordres.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Des morts au nom de la passion   Des morts au nom de la passion EmptyMar 16 Jan - 17:02

Cette demande submergeait Joséphine d’un trop plein d’émotion. Elle qui était si cielsombroise, il était difficile pour son cœur de supporter l’intensité des sentiments qui la faisaient vibrer. Et si elle n’avait pas été aussi forte, le choc lui aurait certainement broyé le cœur dans un bonheur de passion. Cela n’empêchaient pas les larmes de dévaler ses joues à intervalles réguliers, inondant son visage qui offrait sourires et baisers à sa bien aimée. Par tous les dieux oui, elle voulait l’épouser et n’être qu’à elle ! Et pour cela, elle trouverait bien le moyen de se débarrasser du gêneur qu’on lui avait offert comme époux. Joséphine n’était pas la sainte Oracle de la Confrérie Noire pour rien. N’était-ce pas grâce à elle que la guilde récoltait des lauriers et se trainait une si belle réputation ? Que depuis quelques années, on ne parlait des assassins qu’avec une peur et une crainte quasi divine ? N’avait-elle pas permis à des étoiles montantes de grimper jusqu’à la voute des cieux pour illuminer de leur force assassine les regards perdus des victimes de la vengeance ? Ne lui devait-on pas, paradoxalement, les noms de l’Etrangleuse, l’Ecorcheuse et le Boucher des Pavés qui faisaient la célébrité des fils et filles de Lida et Sithis ? Elle était la fille ainée de la Sombre Mère, la guide, la voix et les oreilles de la déesse qui les avait nourri et accueilli.

Alors elle saurait bien se débarrasser de Mayeul d’une façon qui n’éveillerait jamais les soupçons.

Car à la réflexion, elle ne pouvait simplement divorcer de son époux. Les mœurs cielsombroises l’autorisaient certes, mais ce mariage à la base n’était pas le fruit d’un simple coup de tête. C’était pour son cher frère, son duc chéri qu’elle avait consenti à nouer une telle alliance. Et aujourd’hui encore, elle remplissait toujours un peu les caisses si vides de l’Etat. Si elle rompait les liens, nuls doutes que les arrangements aussi disparaitraient. Mais le tuer… le tuer dans les règles de l’art… Oui, il y avait moyen de le faire et garder tout ce pour quoi elle s’était mariée à la base. Il faudrait un peu de temps pour mener à bien ce plan, même si Joséphine savait combien son imbécile d’époux était une proie facile et manipulable. Cela n’empêcherait pas la belle d’épouser celle qui faisait battre sincèrement son cœur et qui éclipsait la moindre noirceur de son cœur par un sourire. Oh comme elle l’aimait, sa Liselotte chérie, aussi manipulatrice que Joséphine pouvait l’être… peut-être même pire. Ambitieuse, forte, maligne… elle était sa parfaite moitié, plus brillante qu’elle ne le serait jamais.

« Oui… je serais toujours près de toi. » Chuchote-t-elle à sa douce alors que celle-ci lui retire le fardeau pesant sur son poignet, dévoilant un bras à la peau si clair, laiteuse presque, comme si jamais rien ne l’avait marqué. Ce symbole de son mariage était déjà oublié. « Je le tuerais, ma belle, comme ça, il ne pourra plus jamais me poser problème, et je garderais les quelques avantages à ce sordide mariage. » Cela ne lui pesait en rien de parler de meurtre, moins encore celui de son époux qui ne serait bientôt qu’un cadavre glacé.

« Oh ! Que dirais-tu de nous marier en Sombreciel ? Je suis certaine que si je demande à mon frère de nous marier, il le fera. » Après tout, Castiel ne l’adore-t-il pas ? Il lui refusait rarement quelque chose et sa Liselotte méritait la plus belle et la plus enchanteresse des cérémonies. « Je nous veux des robes assorties. Et… » Et elle continua ainsi, parlant nourriture, musique, décor, imaginant mille et une chose, parfois probables, parfois impossible. « Et toi, voudrais-tu quelque chose ? » S’enquit-elle alors, remarquant qu’elle avait bien peu laissé la parole à sa douce moitié.
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Message Sujet: Re: Des morts au nom de la passion   Des morts au nom de la passion EmptySam 27 Jan - 12:24

« Oui… je serais toujours près de toi. » Des mots qui emplissent son coeur d'une joie inouïe et d'une satisfaction presque malsaine. La convoitise dans son regard ne fait que s'accentuer, comme un prédateur observerait sa proie, prêt à la dévorer. Elle la veut, elle l'exige, elle ne l'image qu'à ses côtés pour les jours à venir au point de pouvoir faire éliminer tous ceux qui se dressent sur son passage. Si l'union de sa douce avec ce Mayeul stupide et inutile n'avait pas fait l'objet d'une alliance et d'un accord importants, il y a longtemps qu'elle aurait agi dans l'ombre – mais Joséphine est la messagère de Lida, elle l'aurait su, et Liselotte ne désire aucunement la froisser en prenant cette décision à sa place. Elle est sienne, jusqu'au bout, envers et contre tout. Et chaque larme versée en cet instant de bonheur est un trésor qu'elle recueille et chérit comme mille diamants précieux qui étincellent dans la nuit.

« Je le tuerais, ma belle, comme ça, il ne pourra plus jamais me poser problème, et je garderais les quelques avantages à ce sordide mariage. » Un sourire mauvais étire ses lèvres, une étincelle de fierté illumine son regard. « C'est pour ça que je t'aime. » déclare-t-elle sans pouvoir se retenir, intensément ébranlée par cette vague d'amour pour cette femme si parfaite. Liselotte se rapproche, pose un baiser léger sur ses lèvres, sur sa mâchoire, sur la peau délicate de son cou contre lequel elle murmure. « Offre-lui une mort lente, douloureuse. Qu'il agonise comme il t'a fait agoniser toutes ces années. » Exagère-t-elle ? Si peu. Chaque jour de ce mariage raté a mis le Fils des Ombres dans une colère noire, de voir sa douce et tendre si malheureuse, à traîner le poids de ce bracelet pour faire plaisir à un frère trop embrumé par les drogues pour se rendre compte de ce qu'il fait. Le ressentiment est fort pour cet homme incapable de la rendre heureuse, et la satisfaction de le savoir à l'aube de sa mort la satisfait pleinement et l'excite même un peu, comme à chaque fois que sa Joséphine lui parle de ces victimes qui ont mérité son courroux, celui de cet Oracle à la parole divine – aussi divine que son corps.

Alors désormais débarrassée d'un gêneur, elle songe à ce mariage, à tout ce qui les rendra heureuses. « Oh ! Que dirais-tu de nous marier en Sombreciel ? Je suis certaine que si je demande à mon frère de nous marier, il le fera. » « C'est une très bonne idée. » déclare-t-elle, son intérêt éveillé par la perspective d'une cérémonie purement cielsombroise. Elle imagine les festivités, la joie, le plaisir... « Je nous veux des robes assorties. Et… » Elle ne peut interrompre sa douce à l'enthousiasme exacerbé. Chaque parole dépeint un décor qui la fait rêver et qui la ravit, chaque mot énoncé de ce ton enjoué fait battre son coeur un peu plus fort pour cette femme magnifique qui sera bientôt sienne. Elle l'écoute avec dévotion, buvant ses paroles et admirant les courbes de ses lèvres pleines, le bleu éclatant de son regard, comme hypnotisée par cet être qui surpasse tous les autres par sa simple présence.

« Et toi, voudrais-tu quelque chose ? » Prise au dépourvu, elle met un instant à retrouver le fil de ses pensées. Un sourire crapuleux étire un peu plus son sourire. « Je veux te voir dans la plus belle robe de tout le continent... » Liselotte recule un peu sur le lit et se glisse derrière la belle pour poser ses mains sur ses épaules, commençant un massage en douceur. Ses lèvres à son oreille, elle ajoute. « Et je veux te la retirer dès que possible. » Espiègle, elle mordille le lobe de son oreille tandis que ses mains dégagent sa longue chevelure en un geste délicat pour dégager l'accès à sa nuque, à son cou. Elle parcourt sa peau de ses lèvres, elle descend les mains le long de ses bras, faufile ses doigts contre ses hanches puis les remonte plus haut, caressant sa poitrine généreuse. Liselotte perd un peu plus la tête à chaque instant, elle serait capable de la dévorer sans tarder si elle ne se retenait pas. Sa peau, son parfum, tout éveille en elle un désir féroce et animal. Elle s'imagine déjà liée à elle, poser son bracelet à son bras, et l'admirer chaque jour. Elle le voit serti de rubis aussi rouges que le sang qu'elle fait couler sur tout le continent, elle le voit qui luit, son seul phare dans la nuit. « Je veux une grande cérémonie, je veux que le continent entier sache que tu es mienne. » murmure-t-elle encore contre son cou, avant d'en mordiller la peau. Une de ses mains redescend, s'aventure plus bas, cherche un peu plus de chaleur et de volupté. « Je veux qu'on nous couvre de présents, que la musique joue pour nous, que les regards qui se poseront sur nous soient emplis de jalousie. » Qu'ils l'envient, elle qui a tout. Elle n'en sera que plus satisfaite.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Des morts au nom de la passion   Des morts au nom de la passion EmptyLun 5 Fév - 18:34

Elle s’est laissée emporté par l’euphorie qui bouillonne dans tout son corps ! Mille couleurs tournaient devant ses yeux, des images d’un avenir radieux aux côtés de celle qui était sa moitié, son âme sœur, le brillant soleil de son univers. Pour sa Liselotte, elle ferait tomber des milliers de pièces d’or à ses pieds, en tapisserait le sol pour leur faire un tapis de richesse et de beauté qui éclateraient de mille feux rien que pour elles. Elles méritaient ce qu’il y avait de mieux dans ce monde, elles qui gouvernaient après tout une partie de celui-ci. Si leur pouvoir était dans l’ombre, leur union, elle, serait un phare flamboyant que personne n’ignorerait en Arven ! Oui, Joséphine voulait la plus resplendissantes des fêtes et elle ferait tout pour l’offrir à sa belle.

« Oh mais ce n’est pas juste ! Moi aussi, je veux pouvoir te l’enlever dès que possible. »

La taquinerie ronronne dans le ton de la belle Oracle qui se laisse agréablement toucher par sa chère et tendre, plus espiègle qu’elle encore, mais tout aussi comblée et heureuse qu’elle l’était. C’était cela, cette touche de bonheur qu’elle avait si longtemps cherché, plantée désormais dans le regard de sa douce Liselotte. Le simple fait de la savoir heureuse ravissait Joséphine et elle ne désirait certainement rien de plus.

« Que tu es gourmande. »


Souffle-t-elle à la jeune femme aux mains bien baladeuses. Oh cela n’avait rien d’un reproche et pour rien au monde elle n’aurait repoussé sa douce et ses gestes onctueux, ainsi que la chaleur qui doucement montait en elle, à nouveau. Veux-t-elle vraiment éveiller son appétit une fois encore ? Elle savait pourtant combien elle goûtait sans retenue à son corps de déesse et à ses soupirs de plaisir. Oh comme toujours, elle pourrait se retourner, guetter sa douce proie avant de lui sauter dessus et la combler de plaisir, mais elle sent bien que sa chère Liselotte n’en a pas terminé avec elle. Et si la patience à cet instant n’est certes pas sa vertu, elle l’écoute en retenant tous les frissons qui chatouillent sa peau. Elle n’en attendait pas moins de celle qui était le Fils des Ombres, de celle qui emprisonnait son cœur d’un amour mortellement beau. Oui, elles auraient le soleil et la lune dans leurs mains. Elles auraient tout, affiché aux yeux du monde, attisant toutes les jalousies, et elles se riraient de ceux qui ne faisaient qu’envier.

« Nous aurons tout ça ma douce. Et ce que nous ne pouvons avoir, nous le prendrons. » Un rire mutin s’échappe d’entre ses lèvres, couplé d’un soupir lorsque les mains de Liselotte s’aventure plus bas que la courbe de ses hanches. « Nous aurons la plus belle des unions. » Ce soir de corps. Bientôt ce serait leurs âmes.

RP Terminé
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