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 Mes plaintes à tes cils ; Cécile.

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Message Sujet: Mes plaintes à tes cils ; Cécile.   Mes plaintes à tes cils ; Cécile. EmptyMer 20 Sep - 17:50




Livre II, Chapitre 5 • La Mort dans les Veines
Richard le Harnois & Liselotte Passefil

Mes plaintes à tes cils ; Cécile.

Fille facile & Cible tranquille




• Date : Le 05 septembre 1002
• Météo (optionnel) : (je laisse Liselotte choisir, un vrai gentleman  :mimi:  )
• Statut du RP : privé
• Résumé : Richard est de retour à Ibelin après un mois passé à Svaljärd. Encore un peu blessé, il fait appel à Cécile Vif-Plumeau (Liselotte Passefil) pour venir changer ses bandages et l'aider vis à vis des... pustules sur son visage.
• Recensement :
Code:
• [b]Le 05 septembre 1002:[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2648-mes-plaintes-a-tes-cils-cecile#80894]Mes plaintes à tes cils ; Cécile[/url] - [i]Liselotte Passefil & Richard le Harnois[/i]
Richard est de retour à Ibelin après un mois passé à Svaljärd. Encore un peu blessé, il fait appel à Cécile Vif-Plumeau (Liselotte Passefil) pour venir changer ses bandages et l'aider vis à vis des... pustules sur son visage.

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Message Sujet: Re: Mes plaintes à tes cils ; Cécile.   Mes plaintes à tes cils ; Cécile. EmptyMer 20 Sep - 18:34

Des mois que la guerre continuait de faire hurler aux frontières. Plus d'un mois depuis l'attaque sur la famille impériale, plus d'un mois que l'impératrice était morte et qu'Augustus était dans le coma. Plus d'un mois que la Caserne de Svaljärd avait explosée. Plus d'un mois qu'on le badigeonnait de baume et l'enroulait de bandages. Toujours autant qu'Adamante lui refusait son dos et le ciel. Quelques semaines qu'une épidémie -reconnue- était en faveur des non mages, obligeant les chevaucheurs à quitter le front, les ibéens repoussant doucement les faës pour reprendre leurs terres. Deux semaines que les voltigeurs ratissaient la terre depuis les cieux à la recherche de mages à arrêter... ou pire s'il y avait résistance. Et quelque part au fond, Richard espérait qu'il y en aurait, des résistants, pour servir d'exemple entre autre. Qu'on débarrasse les terres, l'empire d'Augustus, de ces malfaisants mages guerroyants. Et Diane dans tout ça ? Cette gueuse coincée à l'humour inexistant avait-elle succombé ? Il l’espérait, oh combien il l’espérait !

Cela faisait cinq jours depuis qu'il avait rejoint sa demeure à Ibelin par charrette... Adamante se refusant toujours à lui malgré qu'il était certain qu'il aurait moins souffert durant le trajet sur son dos. Deux jours que la femme 'chargée' de ses soins n'étaient pas venu chez lui l'aider à changer ses bandages, sa peau s'était remise à bien des endroits, persistaient quelques uns rebelles où l'application d'onguent était encore nécessaire.

Le matin du cinq septembre, Richard avait appliqué un masque de boue soit disant revigorant sur son visage. C'est qu'il était tiré le Maréchal et qu'il pensait sincèrement qu'il se sentirait prêt à n'importe quelle prouesse après ça. Et pourtant. Depuis, il avait l'air rajeuni, mais son visage était couvert de pustules à l'en faire hurler par dessus ses brûlures pourtant calmées depuis au niveau de sa joue.

Impossible de sortir. Impossible avec sa fierté. Il n'était pas présentable ou même reconnaissable, en dehors de sa mauvaise humeur fulgurante. Milles fois mieux aurait été qu'il soit couvert de cicatrices ! Aussi prit-il plume et papier pour y coucher quelques mots d'invitation qu'il signa d'un le Harnois tout simple et dont la forme du contenu aurait pu laisser à désirer si le destinataire avait été tout autre.

Une affaire délicate requiert vos services Dame Vif-Plumeau.
Rendez-vous à l'endroit habituel.
Gardez bien ce que vous verrez pour vous.
Et tâchez de rester silencieuse à votre arrivée.
Niobée serait fachée des gens réveillés par votre voix.
Trélor également.


Il avait failli rajouter 'aussi douce soit-elle', mais cela aurait fait 'trop' et qui sait si elle venait à changer d'état d'esprit après. Elle était très bien comme elle était, Cécile. Jolie et stupide. Il ne lui en fallait pas plus à Richard.

La lettre fut confiée à Heverl, lequel sembla sur le point d'émettre un mot avant de s'abstenir sous le regard du Maréchal. Hors de question que les mains d'un homme lui tâtonne le corps ! Une femme était nécessaire, une habituée qui ne s'imaginait pas couvert de présents de sa part, une femme qui ouvrait les cuisses en silence et docilement, une soumise pouvant l'écouter sans se plaindre. Une vraie femme. Et il était certain que sous ses airs de parfaite idiote, elle serait capable de lui appliquer des soins.

Heverl s'en alla côté Palais où il laissa un serviteur à charge de faire parvenir la lettre à la mentionnée y travaillant. 'Urgent' avait-il indiqué sur papier d'une certaine manière, mais il passerait après la famille impériale pour qui elle s'exécutait actuellement. Elle le rejoindrait dès qu'elle en serait capable à la nuit tombée si nécessaire. Il fallait juste patienter un peu.


Hrp:
 
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Liselotte Passefil
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Message Sujet: Re: Mes plaintes à tes cils ; Cécile.   Mes plaintes à tes cils ; Cécile. EmptyMar 3 Oct - 12:41

« Liselotte, un message est arrivé pour toi. » La couturière se tourne pour faire face à un adolescent, un parchemin entre les mains. Son petit sourire lumineux ne faiblit pas, il s'élargit même, lorsqu'elle ouvre la lettre et y lit ce qui y est noté. Une lueur de malice brille dans son regard et elle replie le parchemin qu'elle dissimule dans son corsage. De sa bourse, elle retire quelques fleurons et les dépose dans la paume du jeune homme. « Merci Nils, tu peux disposer. » Et le gamin de s'en aller aussitôt dépenser sa fortune bien méritée. Il joue son jeu depuis quelques années déjà, si fier d'aider la petite Cielsombroise enjouée, lui portant les messages qui sont destinées à une autre. Ce message-là a de quoi la rendre impatiente.

Liselotte se retourne vers les dames de compagnie avec qui elle discutait, un large sourire aux lèvres. « Mesdames, le devoir m'appelle. Nous finirons cette conversation très bientôt. » Une conversation fort passionnante sur les habitudes de la famille impériale. Les dames de compagnie, autant que les domestiques, sont bien placés pour tout apercevoir, et en ces temps troublés, la moindre information vaut de l'or. Il y a pourtant d'autres affaires qui demandent l'attention de l'espionne. Ces dames auront de nombreuses autres occasions pour lui révéler ce qu'elle a besoin de savoir, mais d'autres n'attendent pas.

Elle fait un détour par ses humbles appartements et enfile des vêtements plus modestes, quoique toujours bien affriolants. Elle retire quelques bijoux dont la valeur dépassé ce qu'une domestique doit pouvoir s'acheter et ne se pare que de tissus abordables mais tout de même bien travaillés – sa peau délicate ne supporterait pas d'avoir à subir une laine rêche ou du cuir pas assez souple. Liselotte enfile un lourd manteau de laine dont elle rabat la capuche puis quitte le palais, emmitouflée dans une écharpe chaude et des gants qui le sont tout autant. Au dehors, la pluie glacée tombe à grosses gouttes, alors elle ne traîne pas. Sa destination n'est pas tout près, elle ne voudrait pas arriver trempée.

De longues minutes passent avant qu'elle n'atteigne la demeure du Maréchal. Liselotte frappe quelques coups et revêt son masque le plus doux et le plus docile, y dessinant un soupçon d'inquiétude. Lorsque le serviteur lui ouvre, il la reconnaît immédiatement et la mène tout droit vers son maître après l'avoir délestée de son manteau. La Cielsombroise est amenée jusqu'à sa chambre où elle frappe à nouveau jusqu'à ce qu'une voix lui demande d'entrer, ce qu'elle fait sur le champ.

Son regard tombe immédiatement sur le visage marqué du Maréchal et elle ne doit qu'à son expérience de retenir une grimace peu amène. Au contraire, elle ouvre de gros yeux et ferme la porte derrière elle, comme prise par une soudaine affliction. « Oh monsieur le Maréchal, que vous est-il arrivé ? » demande-t-elle d'une petite voix en s'approchant de lui. « On m'a conté les horreurs qui se sont déroulées à Svaljärd, j'ai eu si peur qu'il vous soit arrivé malheur. » Il est bien heureux qu'il ne l'ait pas aperçue durant lesdits événements. Elle s'empare délicatement de sa main et se penche respectueusement pour en baiser les doigts. « Je suis à votre service, qu'attendez-vous de moi ? »




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Mes plaintes à tes cils ; Cécile.   Mes plaintes à tes cils ; Cécile. EmptyMer 4 Oct - 15:59

Aussitôt Heverl parti remettre la lettre, que Richard s'était mit à pianoter des doigts sur son bureau de chambre, modeste bureau à deux tiroirs dont un avec double fond camouflé aux non-invités, aux indésirables. Ce n'est pas qu'il y rangeait tout ses secrets le Maréchal, mais il y en avait une partie ; des lettres de dames clamant porter son enfant dont celle de la défunte mère de Tybalt aux lettres plus irritantes de sa famille reniée, accompagnés de babioles et souvenirs en tout genre tel qu'un pendentif en forme de mécanisme. Une simple peinture ; reflet de sa réussite et de son ego peut-être aussi, fresque à ses traits avec une griffonne dont on pouvait deviner l'identité par l'homme qui se tenait à ses côtés ; ornait un bout de mur à côté d'un lit sommaire, mais confortable drapé de tissu aux teintes ocre et brune.

Pour les affaires plus professionnelles requérant davantage de discrétion, ces dernières se trouvaient dans une autre pièce de sa demeure, pièce destinée tant à recevoir que pour y faire son travail. Elle comprenait : bibliothèque bien remplie d'ouvrages réquisitionnés, achetés ou offerts ; des cartes détaillées tracées et colorées de sa main accrochées au mur ; d'étagères pour accueillir des objets prestigieux ou symboliques pour l'homme ; enfin d'un bureau qui convient mieux pour le travail et son statut de Maréchal ; sans oublier un cadre de bonne facture pour recevoir un grand tableau représentant la famille impériale ; symbole de sa loyauté envers l'Empire et la famille qui la gouverne.

Au son d'une porte qui claque, Richard en déduisit le retour de son fidèle support qui alla si tôt revenu lui faire part de la lettre correctement transmise. Il ne restait plus qu'à attendre patiemment en tournant en rond dans son espace privé tout en refoulant l'envie et le besoin de se toucher le visage. Les minutes s'écoulèrent lentement quand, près d'une heure passée, Heverl s'agita à accueillir la désirée et à la mener ensuite à la chambre. Ayant prit soin d'arrêter ses cents pas, lui ayant indiqué d'entrer, il pu admirer tant son entrée que ses réactions face à son apparence. Ô combien se serait-il montré désagréable si elle avait émit un hoquet à son adresse, mais il n'en fut rien et il apprécia l'instant offert. L'importance qu'elle lui offrait et qu'il méritait, l’inquiétude -fusse t-elle fausse il ne le remarqua guère- et l’intérêt dont elle le comblait sans compter le respect à sa seule personne alors qu'elle effleurait de ses lèvres ses doigts abîmés et usés par l'âge.

« Des soins principalement, Dame Vif-Plumeau. La femme en charge de ces derniers ne s'est pas présentée. » Et à cette pensée désagréable surgit l'idée qu'elle était peut-être apparentée à un mage en fuite ou capturé. Il grimaça puis grimaça de plus belle devant la démangeaison octroyée par les pustules. Soupirant douloureux il reprit après lui avoir désigné un plateau, lequel comprenait bandages frais, onguent, cataplasmes et autres nécessaires pour le soin, d'un signe de tête dont il se serait judicieusement passée. « D'autres soins encore, conseils et réconfort ensuite. » Dicta-t-il ses besoins avant de prendre place sur le tabouret près du bureau, d'ôter ses couches jusqu'à laisser son torse mi-nu mi-couvert de quelques bandages encore. « Cela est dans vos cordes n'est-ce pas, madame ? » Et on pouvait presque y entendre un 'rassurez-moi'. Qu'une femme comme Cécile ne sache pas prendre soin du corps d'un homme lui aurait semblé bien étrange et irritant. Stupide oui, inapte non. Encore qu'elle savait se comporter selon son rang dans la société bien mieux que d'autres, elle était donc moins stupide que certaines connaissances. Il lui compterait ensuite les horreurs, quand elle se serait mise à l’exécution de sa requête, son ressenti et ses dégoûts. Expliquerait également l'état de son visage.
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Message Sujet: Re: Mes plaintes à tes cils ; Cécile.   Mes plaintes à tes cils ; Cécile. EmptyMar 10 Oct - 17:18

Elle semble si soumise, la jeune Liselotte. Toute sa malice et ses manières séductrices semblent envolées pour laisser place à une admiration sans failles et à une candeur touchante que ses proches ne lui reconnaîtraient pas. Mais elle l'a bien compris avec les années ; pour amadouer un homme de Bellifère, la séduction frontale n'est pas la clef. Ils doivent penser que ce sont eux qui ont choisi de poser leurs yeux sur une femme, et non qu'elle les y a poussés. Ce serait un affront, qu'une tentative de manipulation de la part d'une femelle qui ne devrait même pas être capable d'avoir des idées par elle-même ! Et comme ça l'amuse, la couturière. Une fois cet état de fait établi, elle n'a eu que peu à faire pour attirer l'attention du Maréchal lui-même. Un homme digne et fier qui aime avoir le contrôle, dont l'expérience ne fait aucun doute mais qui aime également se sentir désirable, désiré. Elle a mis un peu de temps à faire en sorte qu'il remarque réellement sa présence, lui qui porte sur les femmes le même regard qu'à la tapisserie qui orne les murs du palais, mais une fois dans ses filets, il n'en a plus bougé. C'est un gros risque de la part de la Cielsombroise, que de se faire passer pour une autre auprès de lui alors qu'ils vivent dans la même ville et que tous les deux se trouvent parfois au palais, mais elle n'aurait jamais pu espérer obtenir autant de renseignements de sa part en restant elle-même. Liselotte Passefil a une certaine réputation et même s'il avait accepté de s'introduire dans son lit de temps à autres, il ne se serait jamais épanché comme il le fait aux oreilles de la douce Cécile, si attentive et trop naïve pour saisir toutes les subtilités de son discours.

« Des soins principalement, Dame Vif-Plumeau. La femme en charge de ces derniers ne s'est pas présentée. » Elle prend un air surpris, presque outré. Comment cette femme ose-t-elle faire faux bond à un homme de sa trempe ? Comment peut-elle en avoir l'audace ? Elle pose les yeux sur le plateau à sa disposition et hoche promptement la tête. Tout ce qu'il voudra. « D'autres soins encore, conseils et réconfort ensuite. » Une brève étincelle luit dans le regard de la Cielsombroise. Voilà qu'il ouvre la porte de la bergerie au loup affamé. Liselotte affiche un air plein de dévotion, une dévotion sans failles qui a toujours su le ravir. « Cela est dans vos cordes n'est-ce pas, madame ? » « Bien entendu. Tout ce que vous voudrez messire. Je vous suis toute dévouée. » s'empresse-t-elle de répondre d'une voix timide. Et pour ne pas le faire attendre, elle s'attelle rapidement à la tâche.

Liselotte est cielsombroise, une amoureuse des belles choses, une femme coquette qui apprécie la douceur, le raffinement, les vêtements et accessoires de qualité. Face aux blessures du Maréchal, elle doit faire appel à toutes ses ressources d'espionne pour ne pas grimacer ni jouer les mijaurées. Elle doit être la bonne servante, celle qui saura prendre soin d'un homme, celle qui veut montrer ses capacités à être une bonne épouse. Et c'est en se concentrant sur ces détails qu'elle lui retire les bandages qui couvrent les marques de brûlures. Ce n'est pas beau à voir, c'est certain, bien que ce soit certainement moins grave qu'après l'accident. Les artificiers de l'Ordre ont décidément des produits très efficaces ! Les bandages usés sont déposés dans un coin et elle s'empare d'un linge humide avec lequel elle nettoie la peau avec douceur. De l'eau émanent des effluves floraux, une odeur forte d'un produit dont elle ignore le nom, probablement destiné à nettoyer autant qu'à désinfecter.

La couturière prodigue les soins sans le brusquer et son petit minois concentré laisse place à l'admiration. « C'est une honte qu'ils aient ainsi attaqué la caserne. C'était lâche de leur part, un comportement de fourbes, rien de plus. » L'indignation de sa voix se fait plus forte à mesure qu'elle fait part de son avis au Maréchal. « Peut-être ont-ils eu peur de vous affronter de face, vous qui êtes si courageux et qui menez vos hommes avec bravoure. » Le compliment, déclaré à mi-voix, est suivi d'une brève caresse sur l'épaule dénudée et dénuée de brûlure. À peine un effleurement, comme un voile sur la peau. « Mais vous les avez arrêtés, n'est-ce pas ? Tous ces malandrins, ces criminels, vous les avez eus ? » Une simple demande, dans un couinement timide, et dans ses yeux un espoir et une admiration certaine. Il les a sûrement rattrapés car il est un si grand guerrier. Et même si ce sont ses hommes qui ont fait le travail, c'est grâce à sa gestion et à sa discipline, n'est-ce pas ?




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Mes plaintes à tes cils ; Cécile.   Mes plaintes à tes cils ; Cécile. EmptyVen 13 Oct - 21:43

Bien entendu. Tout ce que vous voudrez messire. Je vous suis toute dévouée. Chatoiement parfumé pour ses oreilles que de l'entendre dire cela. Elle était là pour lui, exclusivement sienne à ses yeux. Soumise et complètement addictive de cette soumission. Femme parmi les femmes. Prête à tout pour le satisfaire et le combler. Que du bonheur de découvrir que certaines personnes ne perdaient pas de vue leur place dans la société, leur place face à l'homme. Il aurait pu s'en mordre les lèvres de plaisir comme de satisfaction si les pustules de son visage ne s'amusaient pas à le faire souffrir autant. Maudit produit, maudit masque, maudite gueuse qui l'avait laissé traîner là. Cette dernière ne perdait rien pour attendre et Cécile l'avait bien compris à sa manière de réagir face à la nouvelle.

Écartant un peu les bras, pour lui donner plus de facilité à ôter ses bandages et à examiner ses blessures, il la laissa s'affairer à la tâche. Inutile de lui apprendre comment promulguer des soins, lui, avait fini par comprendre le 'mécanisme' à force d'observer les médecins s’exécuter autour de sa personne, elle, Cécile, se disait déjà savoir. Tant mieux. Il avait bien fait de lui tomber dessus à bien y réfléchir, de la remarquer tout simplement. Quelle avait été sa surprise et ses couleurs quand le Maréchal qu'il était s'en était allé à sa rencontre lui toucher mots. Mots jolis, propositions séduisantes, elle avait cédée à ses avances en gloussant timidement la damoiselle. Rien de bien étonnant pour lui au fond, mais pour Cécile cela avait dû être plus que surprenant qu'un homme de son calibre s’intéresse à elle, elle et ses formes, elle et sa petitesse, tandis que d'autres lui tournaient autour de manière bien plus flagrante. Plus discrète, plus soumise, moins, voir pas du tout cultivée (pour ce que ça servait, inutile chez une femme), un peu stupide aussi, peu bavarde également, que lui demander de plus ? Serait-elle belliférienne qu'il n'en serait guère étonné. À cent lieux différente de ces outrageuses et superficielles cielsombroises qu'il voyait venir à des kilomètres à la ronde quand l'une était dans les parages ; vulgarité sur pattes à l'état pur qui n'avait de cesse de brasser du vent.

Toujours appliqué, l'homme cacha un gémissement douloureux lorsqu'elle s'attarda au nettoyage de son bras, visiblement plus touché là qu'ailleurs. « Des freluquets. » cracha sa voix de dégoût et d'irritation à la suite de la femme. Sa respiration s’accéléra à mesure qu'il repensait aux événements de Svaljärd. Soufflant comme un buffle, il calma ses ardeurs en écoutant les compliments. C'était doux, bien placé et la caresse qu'elle lui offrit le calma davantage encore. Expirant calmement, il reprit à sa suite. « Non. » Aveux cruel qui lui tordit la bouche et le renfrogna quelque peu.

Il interrompit brusquement les soins en lui attrapant le poignet, celui dont la douce main avait promulguée caresse. L'obligeant à changer de position, il l'attira sur ses genoux de sorte que son visage soit face au sien. Sondant ensuite dans son regard, il reprit fermement. « Mais nous les arrêterons tous. Ils ne pourront se cacher éternellement. Et leurs têtes tomberont, comme celles de ceux que nous avons attrapés. » Il relâcha ensuite son poignet  après l'avoir serré à lui en laisser une marque. Force dans son geste autant que dans ce qui sonnait comme une promesse. Ce n'était pourtant pas une promesse adressée à Cécile Vif-Plumeau, mais bel et bien un serment qu'il se faisait à lui-même en allant chercher son reflet piqué dans les yeux de la femme. Femme qui malgré la douleur ne devait certainement plus se sentir, à entendre pareille promesse. Son cœur devait probablement battre la chamade en cet instant. Elle ne pouvait que désirer davantage, mais regretter la barrière des blessures et furoncles qui se dressaient entre eux. Et s'il n'était pas mal en point, il lui aurait certainement déjà attrapé le visage pour lui arracher un baiser tant vorace que violent ; histoire d'ancrer davantage la rage qui pulsait dans ses paroles.

L'homme se contenta de grogner en refixant le mur, la laissant libre de tout mouvement, délaissant la désirable poursuivre sa tâche après une claque judicieusement placer sur ses fesses quittant ses genoux. La pauvre devait être dans un état proche de l'ébullition ! Que de puissance, de chaleur et d'hardiesse dans ses paroles tout en la regardant après tout.

« Cette gueuse a laissé un masque derrière elle. Censé m'apaiser. Balivernes. Cracha t-il, bien embêter par son image au fond. Il y avait deux témoins, Heverl et Cécile, c'était déjà beaucoup trop. Et il ne pourrait pleinement profiter de la présence de Cécile à cause de cela, il se sentait bien irrité le Maréchal tandis qu'il reprenait. Sauriez-vous vous occuper de cela également ? » Et là, cela sonnait comme une demande polie et un espoir dissimulé que cela ne s'aggrave pas ou ne décide de rester graver dans sa chair à vie.
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Message Sujet: Re: Mes plaintes à tes cils ; Cécile.   Mes plaintes à tes cils ; Cécile. EmptySam 28 Oct - 14:43

Habituée du travail soigneux, Liselotte s'applique, effectue des gestes délicats, malgré la tâche qui ne lui est guère familière. Changer un bandage ne lui pose pas de problème, pas plus que d'enduire la peau d'un produit prévu à cet effet ou de nettoyer une plaie bénine qui ne demande pas de soins particuliers. Oui, la couturière sait donner le change et jouer son rôle de femme dévouée à la perfection, capable de s'adapter à celui qu'elle désire mener en bateau afin de parvenir à ses fins. Reine de l'illusion, elle n'a nul besoin de magie pour se faire passer pour ce qu'elle n'est pas et le Maréchal semble très heureux de croire à cette mise en scène qu'elle crée au fur et à mesure, y ajoutant des éléments comme elle le fait pour les merveilleux vêtements qu'elle confectionne. Elle en retire un plaisir indéniable, de cette masquarade soignée dans laquelle il se plonge sans le moindre mal ; le jeu est enivrant, il accélère imperceptiblement les battements de son coeur, il provoque par instants la chair de poule sur sa peau pourtant décemment dissimulée à la vue – ce dont elle n'a pas l'habitude – il fait briller son regard d'une envie irrépressible qu'elle fait passer pour de l'admiration à l'égard de cet homme à la carrière honorable. Et au-delà du jeu, elle sait qu'elle obtient de lui bien plus qu'il ne pourrait l'admettre s'il apprenait un jour la supercherie. Combien de fois a-t-il laissé échapper une information alors qu'il se pensait à l'abri d'oreilles indiscrètes, croyant qu'elle est bien trop innocente pour rapporter ses paroles à ceux qui ne le méritent pas ?

« Des freluquets. » Les mots se sont échappés avec hargne, prononcés avec ce dégoût qu'il réserve pour toutes ces tranches de la population qu'il n'aime pas – ce qui fait beaucoup de monde, soit. Mais il avoue sa défait, il confie n'avoir pas pu s'emparer de tous ceux qui ont fait régner le chaos sur les rues de Svaljärd. Il s'interrompt pourtant, emprisonnant ses poignets afin de l'attirer contre lui, sans mesurer la force de ses mains sur sa peau frêle et fragile. Elle ne le craint pas toutefois, anticipant avec délice ses prochaines actions, appréciant autant la caresse délicate sur sa peau que la force virile d'une étreinte. Mirta peut se manifester de bien des façons, elle ne le sait que trop bien.

« Mais nous les arrêterons tous. Ils ne pourront se cacher éternellement. Et leurs têtes tomberont, comme celles de ceux que nous avons attrapés. » Sa détermination farouche luit dans le regard qu'il pose sur elle et Liselotte se mord la lèvre, rappelant à sa mémoire d'autres instants en sa compagnie qui ont été fort agréables. Il n'a rien de tendre le Maréchal et il ne pense pas beaucoup à sa partenaire, mais elle retient tout de même quelques étreintes mémorables dans la couche de cet homme – ou ailleurs que dans sa couche. Ah, si seulement son visage n'était pas couvert de ces affreuses pustules...

À peine cette pensée l'effleure-t-elle qu'il la relâche, laissant une marque sur la peau diaphane, avant de lui claquer la fesse d'un geste si spontané qu'elle-même en est surprise. Liselotte émet un gloussement qu'elle parvient à rendre emprunt de timidité alors qu'elle se replace à ses côtés pour continuer ses soins.

« Cette gueuse a laissé un masque derrière elle. Censé m'apaiser. Balivernes. » Oh, c'est donc la faute de cette femme si son visage est d'apparence si peu engageante. « Quelle incapable. » laisse-t-elle échapper d'une voix qui se veut timide, avant de baisser encore une fois les yeux, comme honteuse de prendre ainsi la parole sans attendre qu'il ait terminé de parler. « Sauriez-vous vous occuper de cela également ? » Elle dissimule au mieux la surprise d'une telle demande et se laisse un instant de réflexion, n'ayant aucune crainte de passer pour une idiote qui n'a pas compris la question. « Monsieur le Maréchal, je... ne suis qu'une humble servante, je ne suis pas une enfant de Callia. » Il y a une limite à ce qu'elle peut improviser tout de même, et de tels soins n'en font pas partie. « J'en suis navrée. » ajoute-t-elle tout de même, avec une moue attristée, à l'allure sincère. Au moins n'a-t-elle pas besoin de mentir sur ses piètres compétences en médecine. Elle n'a cependant aucune envie de le laisser ainsi sur cette note négative, alors sa voix se fait miel, ses yeux se font étincelle dans la nuit. « Mais si je puis faire quoi que ce soit pour soulager votre peine, ordonnez et je serai toute disposée à satisfaire votre demande. » Le ton langoureux laisse entrevoir une myriade de possibilités, mais elle détourne habilement le regard, terminant de replacer les bandages propres sur la peau marquée du Maréchal, laissant ses doigts s'attarder sur les zones épargnées par instants, sans appuyer, ne laissant que l'impression d'une caresse. Sa voix n'est plus que murmure lorsqu'elle reprend. « C'est une honte que cette femme n'ait pas su s'occuper de vous convenablement. Vous qui devez déjà avoir fort à faire, avec tous ces mages à débusquer dans tout l'empire. » Ou comment partir subtilement à la pêche aux informations.




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Message Sujet: Re: Mes plaintes à tes cils ; Cécile.   Mes plaintes à tes cils ; Cécile. EmptyLun 30 Oct - 18:48

Si peu engageant, le mot était faible, un mot trop doux qui l'aurait néanmoins fait lever la main sur la jolie si elle l'avait dit tout haut. 'Repoussant' était le terme qui se rapprochait le plus de son apparence actuelle. Il était une bête et elle, la belle des lieux. Belle qu'il aurait presque supplier tant l'affliction était grande et lui démangeait la peau du visage. Sa réponse serait délivrance, car Cécile disait toujours ce qu'il désirait entendre. Que se soit de ses gloussements de petite mijaurée timide suite à sa claque judicieusement placée, qu'à sa manière de l'aduler ou d'insulter en écho à ses pensées la maudite paysanne l'ayant laissé en plan. « Quelle incapable. » Rho oui qu'elle l'était, et elle ne perdait rien pour attendre.

Le temps cependant, court, qu'elle mit à lui répondre le fit grimacer. Cette fois, ce ne serait pas la réponse qu'il souhaitait entendre de ses tendres lèvres. Parce que Cécile aurait sauté sur le OUI sinon. Idiote ou non. Et lorsqu'elle reprit, lui indiquant qu'elle était servante et non fille de Callia, il ne pu faire sans laisser échapper sa frustration par quelques grognements et marmonnements digne des êtres les plus reculés et primitifs d'Arven ; les îliens. Et qu'elle soit navrée ne couvra guère sa mauvaise humeur de l'instant. Il releva le menton vers elle, elle lui semblait profondément contrite et il en fut au fond satisfait de la savoir aussi dévoué et mal pour lui. Elle était prête à tout pour le satisfaire, pour se 'racheter' de son incapacité. Un mot, un geste et Cécile Vif-Plumeau ferait le reste. Plaisir charnelle passa fugacement dans son regard avant qu'il ne se décide pour une toute autre demande en la voyant détourner honteusement les yeux :

« Une personne discrète, comme vous, mais une fille de Callia, en connaîtriez-vous ? » Oui, comme elle, qui serait discrète et peu bavarde, apte à tenir sa langue, voir muette, à le laisser dominer, mais sur un autre terrain. Qu'elle soit vieille ou moche, qu'importait, tant qu'elle pouvait lui débarrasser de ces choses dégoûtantes qui le démangeait effroyablement. Et par habitude il avait dit 'fille' et non 'garçon' que n'aurait-il fait que cracher par terre si un homme venait à lui toucher le visage avec douceur. Un frisson de dégoût le parcouru à cette simple pensée. Plutôt mourir.

Petit gémissement procuré par les adroites mains de Cécile alors qu'il l'écoutait reprendre. Le défendant de tout son être. Rho oui que n'avait-il pas assez à faire comme ça ! « Je mettrais plus vite la main sur cette gueuse que sur certains mages.  Oh elle ne perdait rien pour attendre et il était de plus en plus certain que sa disparition soudaine était liée à cette chasse. J'ai reçu nombre de lettre en dénonçant, dont l'une qui accuse un fils de baronnet. Pensez-vous qu'il s'en sortira longtemps s'il est bien ce que prétend cette lettre ? Ha ! Il peut bien rêver et jouir du temps qu'il lui reste avant qu'on ne lui mette la main dessus. Penser échapper sous prétexte qu'on est de la petite noblesse, foutaise. » Un possible ennemi ou un ennemi tout court, voilà ce qu'était les mages sur territoire ibéen. Et s'il était un tant soit peu intelligent, il aurait usé d'un philtre de Mortessence depuis longtemps, ce n'était certainement pas l'argent qui lui manquait. En attendant, les lettres s'empilaient dans son bureau, lettres qu'il étudiait, examinait, triait avant de dispatcher à travers l'Empire pour que les capitaines en déterminent la véracité et envoie les majors et les troupes procéder aux arrêts si besoin était. Bêtises de la part de sa parentèle que de ne pas lui avoir administré par la manière forte s'il le fallait ce philtre détruisant toutes parcelles de cette magie. Quand Augustus entendrait parler de ça ! S'il se réveillait. Pour l'heure il ne souhaitait déranger le fils quant à cette affaire. « Son âme sœur serait un fichu bâtard. » Cracha-t-il de mépris avant de laisser échapper un léger rictus comme si l'être lié à l'humain voulait tout dire. C'était à se demander ce qu'il méprisait le plus actuellement, la femme ou le mage. Sans doute le mage en temps de guerre.


Dernière édition par Richard le Harnois le Lun 6 Nov - 16:53, édité 3 fois
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Liselotte Passefil
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Message Sujet: Re: Mes plaintes à tes cils ; Cécile.   Mes plaintes à tes cils ; Cécile. EmptyDim 5 Nov - 20:07

Elle voit bien sa déception dans son regard et celle-ci se fait plus évidente quand il se met à pester dans sa barbe. Liselotte ne craint pas ses accès de colère, mais Cécile doit y être sensible et elle se fait toute petite, silencieuse et docile, attendant que l'orage passe. Et il finit par passer, car il sait bien qu'il est inutile de passer ses nerfs sur cette pauvre femme qui ne désire que son bien. Pourquoi risquer de faire fuir la seule personne assez dévouée pour se plier en quatre alors qu'il a un visage capable de repousser à peu près n'importe qui en cet instant ? Il serait peut-être même capable de faire peur à l'ennemi s'il se rendait au front ainsi. La couturière doit se retenir d'y songer, de peur de laisser un rictus amusé naître sur ses lèvres à cette seule pensée. Le pauvre n'y est pour rien dans son malheur – à moins que la femme s'occupant de lui n'ait cherché à se venger de ses manières déplorables. Ce ne serait pas surprenant.

« Une personne discrète, comme vous, mais une fille de Callia, en connaîtriez-vous ? » Cette fois, elle sait que la demande est dans ses cordes et sa réflexion l'emmène déjà sur le réseau de la Cour présent à Ibelin. Il y a forcément une guérisseuse parmi eux, ou au moins une femme capable de palier à ce problème – puisqu'il ne voudra certainement pas d'un homme pour s'occuper de lui. « Je crois savoir à qui demander. Laissez-moi une journée, je trouverai une personne convenable pour s'occuper de votre problème. » déclare-t-elle, timide mais assurée dans ses paroles. Ca semble ambitieux pour une fille de rien, d'obtenir ce qu'il désire en si peu de temps, mais ça ne pourra que l'impressionner, même s'il ne l'avouera certainement pas. Qu'il lui fasse confiance, qu'il épanche ses doutes et ses soucis à son oreille attentive, et elle saura faire bon usage de tout ce qu'il lui dit.

Elle pousse d'ailleurs sa chance, la jeune couturière. Elle cherche un peu plus, tente d'en savoir davantage sur la guerre en cours, car il est le mieux placé pour lui donner les informations qu'elle désire – et qui pourront être revendues à prix d'or au sein de la Cour. Durant la guerre, le moindre détail peut se négocier à des prix exorbitants, elle le sait. « J'ai reçu nombre de lettre en dénonçant dont l'une qui accuse un fils de baronnet. Pensez-vous qu'il s'en sortira longtemps s'il est bien ce que prétend cette lettre ? Ha ! Il peut bien rêver et jouir du temps qu'il lui reste avant qu'on ne lui mette la main dessus. Penser échapper sous prétexte qu'on est de la petite noblesse, foutaise. » Un fils de baron, vraiment ? L'attention de Liselotte s'accroît alors qu'elle termine d'accrocher les derniers bandages sur la peau du maréchal. Voilà qui est intéressant. La Cielsombroise n'a rien contre les mages, puisqu'elle en côtoie à la Cour régulièrement. Le baron de Vivessence, son lieu de naissance, est un mage de l'Été reconnu après tout, forcé de s'exiler à Lorgol le temps que les conflits s'apaisent. Mais peu importe son avis sur la question, toute information est bonne à prendre. Peu regardante sur ceux qui les lui confient ou sur ceux qui les achètent, elle se fait un honneur de recueillir des informations de qualité. Elle doit en savoir plus. « Son âme sœur serait un fichu bâtard. »

Liselotte prend l'air outré, les lèvres pincées. Ses soins terminés, elle se place derrière le Belliférien, et avec délicatesse, ses doigts viennent masser ses épaules pour l'aider à se détendre. « Il n'est pas normal qu'il ait pu s'en tirer aussi longtemps. La magie n'a pas sa place en Ibélène, il doit pourtant le savoir. » affirme-t-elle dans un murmure, comme si le simple fait de parler de mages sur leur territoire était honteux. « Il ferait mieux de partir, comme tous les autres. Ou de faire ce qu'il a à faire pour se débarrasser de cette tare et ne pas faire honte à la famille de... de... de où déjà ? » Si innocente, la jeune Liselotte, si douce. Ses doigts habiles s'appliquent sur la nuque du maréchal, sa voix ronronne à ses oreilles qu'elle vient masser à son tour, sans jamais s'interrompre. Qu'il se confie, qu'il laisse tomber les barrières, il n'a rien à craindre avec elle.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Mes plaintes à tes cils ; Cécile.   Mes plaintes à tes cils ; Cécile. EmptyMer 8 Nov - 15:07

Si elle était en mesure de lui présenter quelqu'un d'efficace et de discret, elle n'avait plus rien à se faire pardonner. Cécile était une bonne fille. Stupide, mais bonne. Sa requête semblait dans ses cordes puisqu'elle demanda une journée pour la mener à bien. C'était bien trop ! Mais était-il vraiment en mesure de se plaindre et de faire scandale publiquement ? Non. Un peu renfrogné à l'idée de devoir mettre son mal en patience, il fini par accepter d'un piteux, mais néanmoins supérieur.

« Je compte sur vous. »

Il n'avait que ça à faire de toute façon. Et Cécile ne serait pas du genre à lui fausser compagnie, pas alors qu'elle était toute soumise et faible, encore moins alors qu'une personne comme Richard lui prêtait plus d'attention que mérité. Il était surpris qu'elle puisse mettre autant d'assurance dans son affirmation. Elle avait des ressources et des contacts bien surprenant, qu'elle ne devait assurément qu'à une chance révoltante.

Il s'était plaint de la déserteuse et il se promettait bien des choses à lui faire une fois qu'il lui aurait mit la main dessus. Elle ne perdait rien pour attendre la gueuse, son cas serait plus vite résolu que ceux des lettres dont il mentionna l'existence. Avec cette chasse aux mages, c'était couru que des lettres en tout genre allaient poindre, certains avaient même l'audace de réclamer récompense pour avoir trahi le secret d'un maître pour le bien de l'Empire. Pfah ! Participer à rendre l'empire ibéen meilleur et plus confortable était l'absolu récompense qu'aucun fleuron ne saurait valoir. Ce baronnet devrait rendre des comptes un jour, comme les autres d'ailleurs. Il grogna en lui-même en repensant au familier qui lui était lié tandis qu'elle achevait de le panser.

Elle se glissa derrière lui sans même un regard suspicieux de sa part. Cécile n'avait pas le profil d'un assassin, il l'aurait débusqué rapidement sinon, se disait-il en lui-même. Il avait été vigilent au début, quand elle était entré dans sa demeure pour la première fois, mais il avait fini par baisser ses gardes en la voyant s'éblouir pour un rien et glousser pour bien peu de mots. Il n'y avait rien à soupçonner chez elle, pas même cette dévotion. Elle était bien normale et sans surprise, comme il s'y attendait d'elle quand il avait posé ses yeux dessus pour l'inviter ensuite.

Il lâcha un soupir et un grognement de bien-être quand elle se mit à lui masser les épaules. C'est qu'il se sentait noueux, le Maréchal, avec tous ces événements. À ses yeux fermés goûtant pleinement de la satisfaction qu'il éprouvait à se sentir ainsi bichonné, il ne répondit que brièvement.

« Certains s'accordent à faire passer leur allégeance à leur maître avant celle qu'ils doivent à l'Empire. » Les imbéciles. Heureusement que les bouches se déliaient et que certains entendaient raison. Quant aux autres, viendrait le moment où ils s'en mordraient les doigts cruellement. Si certains pouvaient se cacher derrière titres et fleurons, ce n'était pas le cas de la majorité en Ibélène. À son second murmure, il approuva sur la tare avant de pencher un peu la tête en arrière pour tenter de découvrir le visage de la délicate aux jolies miches et aux mains agiles. Pas qu'il doutait d'elle ou autre, non, nullement, il se fichait bien à l'instant du nom du baron, il ne revenait d'ailleurs plus sur le nom avec précision, mais il commençait à y avoir une autre démangeaison. « Laissons cela de côté. » Indiqua t-il léger avant que sa main ne se pose sur l'une s'affairant à ses épaules. « Vos mains sont réquisitionnées à un autre endroit. » Et plus que ses mains. S'il ne pouvait apprécier la douceur d'un baiser au moins son entrejambe, lui, avait été épargné. Sauf qu'à peine un léger sourire en coin, bien significatif, affiché sous ses furoncles, que l'on frappa à la porte.

Il grimaça, encore, toujours, soupira tout en reportant son regard bien droit et d'indiquer à Heverl d'entrer, non sans un air renfrogné. Heverl s'excusa pour le dérangement occasionné, mais il y avait un sujet délicat a aborder visiblement, trop délicat pour permettre à une femme de l'entendre semblait vouloir t-il dire. Richard hésita un instant. Congédier Cécile dès à présent ? Ou bien la laisser attendre dans la chambre sagement ? Il avait un besoin urgent de nature privée, mais peut-être que les propos d'Heverl atténuerait ce besoin et changerait ses propriétés du soir. Que Vif-Plumeau ai elle-même des devoirs l'obligeant à partir ne fut guère dans son esprit lorsqu'il reprit en se levant.

« Ne bougez pas. Je n'en ai pas fini avec vous. » Et cela ne sonnait nullement comme un avertissement, mais comme une demande avec promesse de plaisir au bout. Elle ne pouvait refuser une invitation aussi... masculine, aussi belliférienne.

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Message Sujet: Re: Mes plaintes à tes cils ; Cécile.   Mes plaintes à tes cils ; Cécile. EmptyLun 4 Déc - 1:49

« Je compte sur vous. » De simples mots, comme une promesse, comme une faiblesse. Cécile arbore un visage réjoui mais c'est Liselotte qui s'amuse de cette confiance aveugle qu'il a en cette cruche docile et insipide qui passe son temps à minauder des compliments à son égard. Le Maréchal est pourtant un homme de poigne à l'autorité incontestable, il est alors si étrange de le voir ainsi baisser toutes ses barrières face à une simple femme du peuple. La satisfaction irradie dans tout son être. Elle se sent presque... privilégiée, de cet accueil qui lui est fait, bien que peu reluisant. Jouer les soumises face à cet homme est un prix bien peu élevé à payer face à tout ce qu'elle peut y gagner ; puis la soumission est un jeu des plus divertissants, de temps en temps.

Oh, s'il savait ce qu'il lui passe par la tête, alors qu'il continue à cracher son venin sur les mages et sur ceux qui pensent pouvoir échapper à ses directives. Le Maréchal est déterminé, au point qu'elle en vient à plaindre ceux qui se trouveront sur son chemin, mais il est également un peu trop focalisé sur un seul et unique but qui l'empêche de voir le reste. Bien souvent, la Cielsombroise profite de la faille, mais cette fois ça ne prend pas. « Laissons cela de côté. » La surprise se peint sur ses traits délicats et elle estime de bon ton de baisser les yeux avec embarras lorsqu'il s'empare de sa main. « Vos mains sont réquisitionnées à un autre endroit. » Oh. Il ne lui a pas fallu bien longtemps avant que son appétit ne s'éveille. La Cielsombroise en glousserait d'amusement si elle pouvait se le permettre, mais elle se contente d'afficher un air d'une timidité calculée, avant de lever sur lui des yeux emplis de dévotion. L'idée est loin de la révolter, à condition qu'elle n'ait pas son visage actuel sous les yeux.

Des coups son frappés à la porte. La déception se lit dans les yeux de son vis-à-vis – l'agacement surtout. Liselotte ne perd pas une miette de l'échange et se fait toute petite, tout à fait silencieuse. Puis, une aubaine. « Ne bougez pas. Je n'en ai pas fini avec vous. » Ses mains jointes sur son giron, elle baisse respectueusement la tête et patiente sans bouger que la porte se referme. L'oreille tendue, elle entend les bruits de ses pas qui s'éloignent, puis les éclats de voix, plus loin dans le couloir. C'est le moment.

L'espionne perd toute trace de niaiserie sur ses traits et se dirige sans tarder vers le bureau du Maréchal ; ce n'est pas la première fois qu'elle se trouve dans cette chambre et ce n'est pas non plus la première fois qu'elle a l'opportunité d'en fouiller les recoins. Les tiroirs s'ouvrent aisément et elle y déniche quelques éléments intéressants – mais trop nombreux pour être tous décortiqués. Par la force de l'habitude, elle glisse sur les lettres indignes de son intérêt, ne retenant que celles qui affirment son lien de parenté avec ce qui semble être une bonne dizaine de bâtards. Vraies ou fausses, ces informations sont soigneusement retenues dans un coin de son esprit. Habiles, ses mains courent le long du tiroir jusqu'à en heurter le fond qui lui semble suspect ; elle n'avait pas remarqué ce détail la dernière fois. Le tiroir paraît bien moins profond qu'il ne l'est en réalité. Serait-ce... ? Gagné ! Le fond s'ouvre, après quelques essais infructueux, et révèle quelques documents et un portrait qui semble représenter... Grâce ? Intriguée – et un peu amusée – Liselotte s'empare de l'image défigurée de la Voltigeuse qu'elle connaît bien. En voilà un drôle de moyen de passer ses nerfs.

Les éclats de voix continuent dans le couloir, mais la Cielsombroise ne prend pas le risque de s'attarder sur des éléments inutiles. Elle s'empare d'un morceau de parchemin qui contient une liste de noms, dont certains sont barrés ; ils sont trop nombreux pour les retenir tous, mais elle ne peut décemment pas l'emmener avec elle, alors elle s'efforce de marquer dans sa mémoire quelques un d'entre eux – l'expérience aidant à ce genre d'exercice. Elle les répète pour la quatrième fois quand le volume des voix diminue soudain. D'un geste rapide, elle remet la liste à sa place, referme soigneusement le double-fond puis le tiroir, et s'éloigne prestement du bureau. Des pas se font entendre dans le couloir et Liselotte en profite pour défaire légèrement le haut de sa robe, dévoilant le noeud délicat d'un corset qui ne demande qu'à être ouvert, ainsi qu'une épaule dénudée. Ainsi présentable, elle s'assoit au bord du lit dans une pose invitante et accroche un sourire à ses lèvres au moment où la porte s'ouvre.  Il paraît encore sous le coup de la colère, mais elle n'en à que faire. Son regard, lui, ne laisse aucun doute quant à ses intentions.




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Message Sujet: Re: Mes plaintes à tes cils ; Cécile.   Mes plaintes à tes cils ; Cécile. EmptySam 16 Déc - 17:59

Il se sentait bien Richard, il se sentait laissé aller, goûter au plaisir de la chair, repousser d'une heure ou deux les sujets délicats et fâcheux, mais on ne lui laissa pas l'occasion de profiter de la femme naïve et timide qu'était Cécile Vif-Plimeau ou même de se reposer ne serait-ce qu'un peu. Les coups incessants à la porte gagnèrent la partie face au désir, et le vieux Heverl face à la jeune Cécile. Mais l'homme ne se serait pas permis d'insister ou de déranger le Maréchal s'il ne s'agissait pas d'une affaire pressante et importante. Richard avait donc fini par le suivre, marmonnant un juron quand son bras le lança, se relevant de toute sa grandeur tant physique que charismatique, délaissant sous un mot les jolies miches l'attendre sagement dans la chambre.

Sans aucun doute sur la passivité de Cécile, l'homme avait refermé la porte derrière lui pour entrer dans une discussion animée dans les couloirs. Discussion qui atteignit son pic, une fois le bureau atteint, lorsqu'il fut question de Ljöta d'Evalkyr, princesse de Valkyrion, sœur de Hjalden et Hjalmar. Et si Richard n'avait aucune accroche particulière avec le duc ou même avec la sœur, il en avait pour le capitaine Voltigeur qu'il gratifiait de beaucoup de compliments et qui figurait déjà en tête de liste, si jamais un problème devait survenir à sa personne, pour lui succéder. Des lettres douteuses lui parvenaient et quand elles touchaient les hautes têtes, cela avait le don de le mettre dans tous ses états. Avec Ljöta, ce n'était plus une, mais bien cinq à six lettres déjà, toutes signées par un individu anonyme qui avait le culot de déposer ses écrits à même le sol devant la porte du Maréchal. Et Heverl n'avait rien vu, juste entendu frapper. Cette affaire était suspicieuse tout autant que l’acharnement qui s’abattait sur la sœur de ces hommes respectables. Il lui fallait réfléchir calmement. Bien y réfléchir. Mettre les choses au clair, et en privé de préférence. À tête reposée, sauf que ce n'était pas gagné. La migraine frappait furieusement à ses tempes, elle aussi avait le don de s'acharner depuis cette chasse aux mages lancée. Il ne faisait que récolter au fond ce qu'il avait semé, mais il ne regrettait aucunes de ses actions ni ne regretterait les prochaines.

Lorsqu'il ouvrit une nouvelle fois la porte avec rogne non dissimulée dans les traits, et lorsqu'il croisa la silhouette - impatiente et tentante de l'innocente Cécile - de son regard acéré, il avait déjà décidé de ses futurs plans. Il les reverrait à tête posée, mais tout était déjà bien encré sous les plis de son crâne. Migraine frappait toujours, autant que ses furoncles le démangeait, mais d'un reniflement qui aurait pu se terminer par un crachat au sol, il les congédia et parvint à faire abstraction de leur présence.

Aussi avança t-il vers elle, délicieuse proie, résolution au mal-être de la partie basse de son corps, son idée bien en tête. Être primitif guidé par un instinct tout aussi primaire, il lui arracha et souleva quelques tissus dans le passage, la plaqua au lit, sur le ventre, à l'aide de quelques mouvements à faire crier ses pansements, avant de tracer son chemin au creux de ses reins tout en observant son dos avec indifférence. Elle pouvait se passer de sa tête et de ses furoncles, il pouvait se passer de la sienne.

Il n'était question que de deux corps qui s’emboîtent un temps et d'un plaisir à atteindre avant de ne se séparer, ni plus ni moins. Aucune tendresse, un simple plaisir brutal, mais effectif qui comblerait sûrement, tout en arrivant à penser aux prochains mouvements qu'il exécuterait non pas sur elle, mais dans l’exercice de sa fonction ; une rencontre avec la princesse de Valkyrion.
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Message Sujet: Re: Mes plaintes à tes cils ; Cécile.   Mes plaintes à tes cils ; Cécile. EmptyDim 24 Déc - 1:09

Dire qu'elle était satisfaite de cette rencontre n'est peut-être pas le terme approprié. Oui, elle a eu quelques informations intéressantes, des noms et des lettres, rien de très probant et qui, de plus, lui demanderont un approfondissement. Plus tard, avec lui, ou auprès de la Cour – probablement un peu des deux. Quant au reste – oh elle s'était amusée, mais le corps engourdi n'a pas été aussi délié qu'elle pouvait l'espérer. C'était toujours un peu une surprise à ses côtés, comme jouer aux dés et espérer qu'Omen lui garantira une mise considérable. Cette fois, elle ne repart qu'avec le strict minimum, et pour une fille de Mirta, cette idée laisse un goût d'inachevé. La prochaine fois, il ira mieux et elle pourra peut-être prendre les choses en main, comme elle le fait parfois. Oui, voilà qui semble judicieux. Et pour y parvenir... lui trouver un médecin.

Liselotte s'est rhabillée en vitesse suite à son entretien avec le Maréchal. Ses vêtements déchirés par endroits désormais dissimulés sous son long manteau, elle ne reprend pas immédiatement la direction du palais, où quelques tâches l'attendent. Non, elle se rend au coeur de la capitale, pour rendre visite à une vieille connaissance ; une jeune femme de la Cour elle aussi, une femme qui sera tout à fait convenable pour ce que le Belliférien lui a confié. Elle saura se montrer discrète et efficace, elle n'en doute pas. Une fois les choses arrangées, elles rient les deux espionnes, des déconvenues de ce cher Maréchal. Oh, elles ne sont pas moqueuses, ou si peu. Mais il est vrai que se jouer d'un homme si influent – et si prompt à traiter une femme comme une carpette – a de quoi les réjouir.

La Cielsombroise prend ensuite congé de son amie. La journée a été fructueuse, malgré tout. Elle s'empressera de noter tout ce qu'elle a lu et entendu, tout ce dont elle se souvient, dès qu'elle sera de retour au palais. Ces noms barrés la laissent perplexe, elle compte bien tirer tout cela au clair.




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