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 Chantez-les !

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Les Guerriers
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Octavius Fer-Vaillant
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Message Sujet: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptySam 23 Sep - 18:17


Livre II, Chapitre 5 • La Mort dans les Veines
Marjolaine du Lierre-Réal & Octavius le Rouge

Chantez-les !

Ou quand on va mourir prématurément. De honte.



• Date : Le 19 juillet 1002.
• Météo (optionnel) : Sec et bien trop chaud, sans vent. Heureusement, les arbres et jardins apportent une fraîcheur bienvenue.
• Statut du RP : Privé.
• Résumé : Suite à une soirée bien arrosée dans une taverne, où Octavius a pour une très rare fois exposé son talent au chant, un ménestrel insiste pour le présenter à la cour du duché. Et il a eu beau refuser, le voilà prêt à rencontrer la duchesse de Lagrance pour la première fois, afin de lui donner un avant-goût de sa performance.
• Recensement :
Code:
• [b]19 juillet 1002 :[/b] [urlhttp://arven.forumactif.org/t2655-chantez-les]Chantez-les ![/url] - [i]Marjolaine du Lierre-Réal & Octavius le Rouge[/i]
Suite à une soirée bien arrosée dans une taverne, où Octavius a pour une très rare fois exposé son talent au chant, un ménestrel insiste pour le présenter à la cour du duché. Et il a eu beau refuser, le voilà prêt à rencontrer la duchesse de Lagrance pour la première fois, afin de lui donner un avant-goût de sa performance.




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Dernière édition par Octavius le Rouge le Dim 1 Oct - 16:04, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptySam 23 Sep - 18:55

C’est un étrange duo que celui qu’ils forment, Octavius et l’homme à ses côtés. Lui si grand, si bâti, vêtu de ses plus beaux habits, et l’autre si mince et délié, si élégant malgré les deux yeux au beurre noir décorant curieusement son visage, marchant d’un pas guilleret, ou le sien, non seulement boiteux, hésite nettement plus. Comme s’il avait envie de tout faire, sauf de se rendre jusqu’au palais ducal. Pourtant, ils sont pratiquement déjà devant les portes de celui-ci, déjà à la veille de les franchir. Il l’a déjà fait, alors qu’il accompagnait la dame Angélique dans une de ses soirées, mais jamais comme ça. Sans elle. Parce que c’est lui qu’on attend, et pas une superbe Compagne. Lui, son air maussade, et ses mains crispées le long de son corps, les bras raides comme deux bûches de bois sec. « T’as qu’à lui dire que c’tait pas vrai, souffle le guerrier à l’oreille du ménestrel, qui proteste vivement. Et prétendre avoir menti à ma propre duchesse ? Jamais ! Z’êtes Lagrans, c’est c’que vous faites toujours. » Son grognement est boudeur, de mauvaise foi, et son camarade a la grâce de ne pas le relever.

De toute façon, maintenant qu’ils sont bien entrés dans le palais, et que l’homme annonce à la réception que l’homme ici présent - lui - a rendez-vous avec la duchesse Marjolaine, il ne peut pas vraiment rien faire non plus.
Il pourrait toujours fuir.
Ou pas.

C’est de sa faute, de toute façon. C’était à la fin de juin. Maelys était au front, encore, et toujours, et bien qu’il avait une soirée de libre, impossible de la voir. Et des amis, à Edenia… ce n’est pas cela qui afflue spécialement, dans la vie d’Octavius. Alors il est sorti, seul, dans la taverne qui lui semblait la moins snob de la ville - et quand il est revenu à la tour de sa guilde, des heures plus tard, c’était rond comme une queue de pelle et bras dessus, bras dessous, avec ce même ménestrel imbécile qu’il accuse de tous les maux. Dont celui de l’avoir encouragé à chanter. Il a bien tenté de se défendre, de s’esquiver ! De dire que pour ça, il lui faudrait boire bien plus ! Son camarade ne s’est pas laissé décourager et a enligné les pintes, et…
… et il a chanté.
Et maintenant il est là. Déjà rouge, déjà mortifié, alors qu’on le reconduit - seul, sans son damné compère - jusqu’à un des jardins, en le prévenant que Sa Grâce Marjolaine viendra à lui. Un garde reste pour le surveiller, le couvant d’un oeil intrigué. Ah, s’il savait ! S’il savait la raison de sa présence ! Il serait déjà en train de se rouler à terre de rire, sans aucun doute ! De toute façon, Octavius est bien décidé à emporter cette rencontre dans la tombe et de n’en parler à personne. Surtout pas à Maelys. Sinon, il va entendre parler jusqu’à la fin des temps.



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Marjolaine du Lierre-Réal
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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyJeu 28 Sep - 17:06

On lui avait dit qu'une voix superbe s'était révélée.  Marjolaine avait écouté avec attention et émerveillement la nouvelle rapportée par un ménestrel qui se produisait parfois à la cour.  Comme toute Lagrane qui se respecte, la duchesse avait une affection particulière pour les arts et la musique, un art à laquelle sa précieuse Faustine l'avait particulièrement sensibilisée.  Avec les temps en cours, les musiciens de la cour variaient très peu et si la jeune femme ne s'en plaignait pas comme ils avaient toujours accès à ce genre de divertissements malgré tout, elle se réjouissait de voir un peu de nouveauté se produire.  Elle avait d'abord songé à tenir un petit rassemblement avec les quelques personnes présentent au palais afin d'assister à un court concert, en somme un petit comité.  Cependant, on lui avait annoncé que l'artiste était plutôt modeste et guidé par la timidité, il n'osait faire représentation devant plusieurs personnes.  Ainsi, un peu surprise, la jeune mère accéda à la prière qu'on lui avait faites de recevoir en privé le prodige.  Cela ne la gênait pas outre mesure et cela lui permettrait aussi de prendre un peu de repos.  La naissance de Raiponce avait apporté son lot de visites et de quelques petits inconvénients pour la brunette et elle n'avait eu que très peu de temps à consacrer à elle-même, entre ses obligations, le nourrisson et la fillette déjà grande qui ne comptait pas être laissée de côté et quémandait son lot d'attentions elle aussi.

Comme le temps était agréable et qu'un peu de soleil ne lui ferait point de mal, Marjolaine s'était décidée pour recevoir son visiteur dans les jardins du palais.  Elle fut prévenue de l'arrivée de celui-ci et seulement à ce moment-là quitta ses appartements pour aller l'accueillir comme il se doit.  Les traits du visage un peu tirés, elle ne put tout à fait masquer sa surprise en voyant un homme aussi bâti se tenir devant elle.  Y avait-il eu erreur sur la personne?  Elle adressa néanmoins un sourire engageant à l'individu avant d'aller s'asseoir sur un banc, entouré de fleurs.  Elle se tenait droite malgré sa fatigue et se montrait emplie de la dignité du personnage qu'elle s'était créé dans son rôle de duchesse.

Elle attendit quelques instants avant de lancer paisiblement : « L'on m'a fort vanté vos cordes vocales sire Le Rouge.  Il semble qu'on vous tienne en haute estime.   Laissez-moi d'abord vous souhaiter la bienvenue au palais. »  Elle désigna l'ensemble d'un geste gracieux de la main et reposa celle-ci sur ses genoux.  Pour une raison obscures, le vocaliste semblait plutôt nerveux.  Ou plutôt très peu à l'aise.  Si elle en était tout aussi étonnée que de l'apparence de son invité, elle n'en laissa rien paraître.

« L'on m'a rapporté également votre modestie.  Peut-être désirez-vous vous asseoir un instant? » proposa-t-elle.  Si c'était le cas, elle ferait appeler pour des rafraîchissements.  Il était étonnant qu'un jeune homme à l'allure féroce de guerrier semble aussi timide, surtout devant une femme telle que Marjolaine, toute délicate et en l'apparence si peu menaçante.  « Il n'est nul besoin d'abuser de formalités, il n'y a ici, outre vous et moi, que quelques domestiques.  Vous pouvez chanter en toute liberté, sachez que j'en serai ravie. »

Elle n'ajouta pas qu'elle était bien impatiente de découvrir ce talent tant vanté quelques jours plus tôt : elle ne voulait pas lui mettre de pression.  Après tout, on lui avait dit que c'était une découverte, il n'avait probablement jamais eu l'occasion de se produire devant un public issu de la noblesse, alors encore moins devant une duchesse.  Peut-être était-ce le titre qui l'intimidait.  Il n'était pas Lagran, il ne savait peut-être pas que la duchesse Marjolaine était l'amie du peuple et qu'elle leur tendait la main avec générosité.  Elle attendrait qu'il se sente prêt.





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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyVen 6 Oct - 4:45

On ne le fait pas poireauter bien longtemps avant d’annoncer la duchesse, devant laquelle il s’incline fort respectueusement. Une jolie femme, au visage doux et aux yeux clairs, et sans bébé dans les bras. Fiou. Il n’aura pas à fuir pour sa vie parce qu’il a brisé les tympans d’une princesse. Il la laisse s’asseoir sur un banc, souriante et simple, sans oser piper mot. Ou se présenter. Ou respirer. « L'on m'a fort vanté vos cordes vocales sire Le Rouge. Il semble qu'on vous tienne en haute estime. Laissez-moi d'abord vous souhaiter la bienvenue au palais. Inspiration. Respirer. Oui. Il avait oublié. Merci d’me recevoir, Vot’ Grâce. » Il préférerait nettement que la duchesse se souvienne de ses talents de guerrier, après l’avoir vu sur le sable de l’arène d’Hacheclair, mais elle ne doit même pas se souvenir de lui - et avec raison. Le Tournoi des Trois Opales s’est terminé en fiasco, et on ne lui fera jamais croire que les Faës se sont sincèrement intéressés à tout cet étalage guerrier si typique de Bellifère.

Puis, qu’on le tienne en haute estime… mais qu’est-ce que ce ménestrel a bien pu lui raconter ? Ils n’ont bien partagé qu’une soirée de beuverie, toujours bien, ce n’est pas son témoin à son futur mariage non plus ! « L'on m'a rapporté également votre modestie. Peut-être désirez-vous vous asseoir un instant ? Volontiers. » Elle n’a pas à le proposer deux fois : il lui faut toute sa maîtrise de lui-même pour ne pas s’affaler purement et simplement sur le banc, les jambes devenues trop molles de nervosité. Il s’assit, donc, gauchement, sa jambe au genou blessé étendue devant lui. Il a l’impression que les soins du mage guérisseur s’estompent de plus en plus rapidement, mais c’est sans doute juste une impression. Il ne connaît pas grand chose de la magie, après tout ! « Il n'est nul besoin d'abuser de formalités, il n'y a ici, outre vous et moi, que quelques domestiques. Vous pouvez chanter en toute liberté, sachez que j'en serai ravie. » Ses dents se serrent un peu. Quelques domestiques. Qui iront rapporter son humiliation dans tout Edenia, puis tout Lagrance, puis tout Faërie et finalement tout Arven. Octavius le Ridicule : ce sera son prochain nom, assurément.
Octavius réussit à garder ses mains simplement posées sur ses genoux, à ne pas les tortiller comme le ferait un enfant timide. Il est un adulte, un homme, et il n’aura quand même pas peur de Marjolaine du Lierre-Réal. Même s’il fuit un peu son regard, avant de se convaincre de soutenir ses yeux clairs. L’air suprêmement mal à l’aise, toujours. On ne change pas une combinaison gagnante. « Je n’ai pas l’habitude de chanter, Votre Grâce, avoue le guerrier. Ni en public, ni en privé, ni jamais. Tout est de la faute de ce ménestrel de malheur et de ses pintes maudites ! La prochaine fois qu’on lui en offre une, il l’écrase sur la tête du généreux donateur, na ! Ni… vous… vous êtes la première duchesse que j’rencontre, et j’suis pas ménestrel, ou barde et mon talent… n’est certainement pas à la hauteur de c’que vous avez l’habitude d’entendre ici. » Son talent. Déjà, il s’en donne beaucoup, en parlant de talent, mais c’est encore le mieux. Pour cette fuite qu’il tente de faire. Ce n’est pas dans son habitude, de se défiler devant l’adversité, mais il y a des limites à tout. Puis, soyons raisonnables… il a probablement raison.



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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyDim 8 Oct - 10:13

Marjolaine joignit ses mains, dans l'attente impatiente qui la prenait alors qu'elle attendait que l'artiste ne se mette à chanter.  Il n'en avait pas vraiment l'aspect, mais on lui avait appris qu'il ne fallait pas se fier aux apparences dans la vie.  Elle s'aurait plutôt attendu à ce qu'il lui fasse des démonstration de passe d'épée, mais on l'avait recommandé comme étant doué d'une jolie voix.  Alors, elle fut un peu surprise de l'entendre avouer ne pas chanter souvent.  Ses mains se déserrèrent, un peu confuse qu'elle était.  Avait-on fait erreur sur la personne?  Mais outre ce geste, elle ne laissa trahir aucunement sa surprise et elle esquissa un sourire réconfortant.  Peut-être était-ce de la modestie.  Après  tout, on lui avait parlé d'un nouveau talent.  Peut-être ne venait-il tout juste que d'apprendre qu'il poussait bien la chansonnette et alors elle devenait peut-être un public un peu intimidant pour lui ainsi.  Elle devait se montrer conciliante, d'autant plus qu'il ne semblait pas du tout à l'aise dans ses chausses.  C'était arrivé par le passé que Marjolaine rencontre des gens qui en pensaient autant, à cause d'elle-même.  Elle savait ce que c'était que de rencontrer une duchesse.  Ou à peu près.  Même en étant fille de comte, elle s'était montrée extrêmement intimidée lorsqu'il était venu le temps pour elle de faire la rencontre de Denys.  Leurs motifs de gêne n'étaient probablement pas tout à fait les mêmes, elle doutait que quiconque ait mis dans la tête de l'invité qu'il pourrait peut-être l'épouser, mais tout de même, cela pouvait se comparer peut-être un peu.  Juste un peu.

Tandis qu'il s'excusait de sa performance qui serait probablement piètre, on entendit plus loin des rires d'enfants.  Par un tel beau temps, Marjolaine soupçonnait que Rose avait décidé de sortir avec sa vivenef à roulettes.  Peut-être en compagnie de Faustine.  Sa ménestrelle favorite peut-être même.  Serait-il surpris de savoir que la duchesse lagrane aimait le son de la vielle à roue dont jouait sa dame de compagnie?  Peut-être aurait-il moins de craintes à cet égard.

« On peut entendre ma fille jouer dans les jardins plus loin.  Peut-être viendra-t-elle s'aventurer de ce côté-ci plus tard.  Je vous la présenterai, » déclara-t-elle d'abord en ignorant les assertions du visiteurs.  Peut-être que s'il la voyait comme une simple mère plutôt que comme la duchesse de Lagrance se sentirait-il un peu plus à l'aise.  Après tout, elle n'était qu'une femme ordinaire dans ce domaine.  Ou presque.  Si on oubliait le fait qu'elle avait recours à la magie pour enfanter, ce qui n'était pas tout à fait la façon traditionnelle de procéder.

« Vous savez sire le Rouge, si vous ne désirez pas chanter, vous n'y êtes pas obligé.  Je me suis en effet fait une joie à cette perspective lorsqu'on m'a parlé de vous, mais je ne cherche pas à vous accabler en vous forçant la main, » déclara-t-elle.  Elle sentait une certaine réticence à l'idée de se produire.  Cela la rendait quelque peu circonspecte, comme on lui avait grandement vanté ces vocalises, mais comme toujours elle ne ferait pas plier à sa volonté quelqu'un en piétinant ses propres désirs.   Elle avait trop de cœur pour faire ainsi.  « Si vous ne chantez pas souvent, permettez-moi de vous demander alors à quoi occupez-vous votre temps? »





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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyMer 18 Oct - 5:36

Des rires d’enfant parviennent à leurs oreilles, et ses yeux clairs cherchent la source de ce son enthousiaste. « On peut entendre ma fille jouer dans les jardins plus loin. Peut-être viendra-t-elle s'aventurer de ce côté-ci plus tard. Je vous la présenterai. Avec plaisir », est sa réponse mécanique. Une enfant. De… quatre, cinq, six, sept ans, il ne sait même pas. Dont il risque de briser les tympans – on pourra bien l’arrêter pour destruction des tympans d’une princesse, en fin de compte. Charmant. Le duc Denys regrettera longtemps de lui avoir offert refuge en Lagrance, il y a des mois, et il est certain qu’on ne l’y reprendra plus.

« Vous savez sire le Rouge, si vous ne désirez pas chanter, vous n'y êtes pas obligé. Je me suis en effet fait une joie à cette perspective lorsqu'on m'a parlé de vous, mais je ne cherche pas à vous accabler en vous forçant la main. Zêtes bien aimable et généreuse, Vot’ Grâce », qu’il répond d’abord. Il espère que ce soit une porte de sortie, mais il a l’impression que ça n’en est pas une. Ou est-ce seulement son impression, en fait ? Est-elle vraiment d’accord avec l’idée qu’il ne chante pas, même si elle y était enthousiaste ? Il ne comprend rien, aux Lagrans. « Si vous ne chantez pas souvent, permettez-moi de vous demander alors à quoi occupez-vous votre temps ? » À quoi… occupe-t-il son temps ? Il cligne des yeux, un peu confus. Il travaille, oui, mais il sent que ce n’est pas exactement le sens de sa question. A-t-il des loisirs ? Fait-il autre chose que travailler et attendre que Maelys ait une permission, pour ensuite passer les heures en sa compagnie ? Il lui semble que non, depuis qu’il est arrivé en Lagrance. Est-ce normal ? Doit-il avoir des passe-temps ? « J’suis le garde du corps d’la Dame Angélique, Compagne née à Blanc-Lys. Elle vous apprécie beaucoup, et vot’ famille aussi, prend-il bien soin d’ajouter. Il sait qu’Angélique saura qu’il est venu ici et il pressent déjà qu’elle se plaindra que le benêt qu’il est n’a même pas pensé à placer un mot aimable en sa faveur. Mais oui. Et je… m’entraîne. » Ça compte comme un loisir. Il croit. S’entraîner était en fait le seul loisir permis, quand il était adolescent. Afin de devenir un bon guerrier. À la maison, sa mère et ses sœurs faisaient les tâches ménagères, mais lui aidait ses oncles à réparer ce qui était cassé, prenait soin de leurs chevaux, veillait le logis en l’absence de leur père. À la Caserne, il passait tout son temps à apprendre, son crâne épais se remplissant de plus de savoir que tout ce qu’il avait imaginé un jour connaître. À la Caravane, il écoutait les bardes chanter et jouer. Il réparait les vêtements des filles, parfois, et suivait leurs enseignements minutieux, quand il était question de repriser quelques dentelles délicates. Aidait à remplir et vide les caravanes, à réparer les roues et des attelages, veillait les montures, surveillait le chemin, gardait le camp la nuit. Il observait, aussi. Contemplatif depuis toujours, trouvant dans le silence une simplicité qui lui convient très bien.

Et maintenant… qu’a-t-il, à faire ?
Pratiquement rien.
Travailler. Et attendre. Et aimer.

« J’ai une vie très simple, à Edenia, duchesse. Très, très bien, mais très simple. » Il se retient pour en dire plus. Comme le duc lui a dit, l’a mis en garde. « Et j’veux pas vous décevoir, je, je chanterai. Faut juste que j’me… réchauffe. » Pas littéralement. Il fait bien trop chaud, déjà, et la gêne n’améliore pas son cas. Disons, pour sa voix. Et son envie. Et tout le reste.



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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyVen 20 Oct - 12:35

De le savoir au service d'une personne de son comté de naissance mit en joie la duchesse.  Elle n'y avait pas eu l'enfance la plus heureuse, mais elle n'y avait pas été malheureuse et elle repensait aux jardins de lys du manoir familial avec délectation.  Elle s'en était éloignée en épousant Denys, mais elle prenait plaisir à y retourner quand elle le pouvait et invitait ses nombreux frères et sœurs à venir la voir à Edenia dès que possible.  Ce ne pouvait être très souvent, car sa famille menait une vie très recluse, mais elle espérait qu'avec le nouvel empereur Gustave et sa politique en faveur des mages du sang fasse basculer choses et permette aux siens de vivre un peu plus à la lumière du grand jour.  Elle savait qui était Angélique, une très belle compagne qui avait l'heure de ne pas plaire particulièrement à son époux ce qui la lui rendait beaucoup plus agréable.  Par contre, elle n'avait jamais réellement échangé avec elle et par conséquent ne la connaissait point.  Était-ce elle qui lui avait appris le chant?  Elle ne se souvenait pas dans quel domaine cette compagne se spécialisait en particulier.  Le reste allait plutôt de soit en considérant la forte carrure d'épaule de son invité.  Marjolaine doutait que quiconque dans la garde du palais soit en mesure de lui tenir tête.  Les Lagrans étaient peu adeptes de la violence et elle-même la désapprouvait fortement.  Néanmoins, ce n'était pas elle qui irait faire la moral à ce guerrier.  Il était très valeureux d'être venu la voir elle, alors qu'il n'en était qu'intimidé, elle le voyait bien.  Elle lui offrit un aimable sourire.  C'était un brave homme.  Honnête.  Elle commençait déjà à le prendre en affection, malgré ses manières un peu gauche.  C'était mignon.

« J'espère que vous vous installerez alors définitivement chez nous et que la vie vous continuera d'y être agréable.  La simplicité n'est point un mal, » répondit-elle, ravie de voir que même un étranger à ses terres se plaisait en Lagrance.  Elle éprouvait tant d'affection pour son duché fleuri et éprouvait une immense et sincère joie à chaque fois qu'elle entendait en parler en bien.  Elle croyait que cela prouvait que Denys était un bon duc et c'était important pour lui, elle le savait.

« Vous savez, je ne suis trop au fait de ce genre de chose, mais peut-être pourriez vous voir l'exercice comme un champ de bataille?  Je vous crois très valeureux monsieur, » suggéra-t-elle pour l'aider à se sentir moins embarrassé.  Ce n'était visiblement pas un art auquel il s'adonnait depuis longtemps, il n'était pas encore familier avec lui et on lui demandait déjà de se produire pour une duchesse.  Elle regrettait presque de s'être fait autant de joie à l'idée de cette prestation en privée.  Et elle remerciait Cerah qui lui avait guidé la main lorsqu'elle avait décidé de recevoir le musicien en privé.  Le pauvre aurait été mortifié si l'assemblée avait été plus grande.

« Toutefois, je tiens à appuyer mon propos une nouvelle fois.  Je serais ravie de vous entendre chanter, car comme vous le savez on m'a dit grand bien de vous et j'ai attendu cet instant avec une certaine impatience, je dois vous l'accorder.  Toutefois, il me déplairait beaucoup que cela soit fait au détriment de vos propres désirs.  Auquel je préférerais que vous ne chantiez pas et me teniez compagnie.  Votre conversation m'est agréable, » dit-elle.  Si ce n'avait été un homme, elle aurait serré dans les siennes sa main.  Mais elle resta sagement assise là où elle était.





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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyJeu 26 Oct - 5:00

La duchesse affiche, sans faiblir, un sourire des plus gracieux et des plus aimables, qui ne semble en aucun cas forcé. Octavius n’en a plus l’habitude, de ce genre d’expression, en Lagrance des Jardins où il détonne dans le paysage comme… comme ce qu’il est, tout simplement. Joue-t-elle la comédie ? Il paraît que la duchesse Marjolaine est une dame des plus charmantes et il aime bien croire qu’il y a de la sincérité, dans ces yeux doux, et pas qu’un masque travaillé suite à toutes ces années de vie dans ce duché de faux-semblants et d’apparences. « J'espère que vous vous installerez alors définitivement chez nous et que la vie vous continuera d'y être agréable. La simplicité n'est point un mal. » Vraiment… elle semble vraiment sincère. Il trouve ça même un peu louche, et ses yeux clairs se plissent un peu. Comme s’il cherchait une faille. Quelque chose de faux. Mais non. Il n’y a que la gentillesse de la jolie duchesse et les rires d’enfant, comme une musique.

« Vous savez, je ne suis trop au fait de ce genre de chose, mais peut-être pourriez vous voir l'exercice comme un champ de bataille ? Je vous crois très valeureux monsieur. »
Bon.
Il voudrait ne pas être flatté des mots de la duchesse.
Mais se voir qualifier de très valeureux flatte définitivement son belliférien orgueil, qui voit dans ces mots les compliments les plus précieux que l’on peut donner à un guerrier. Valeureux, lui ! Il ne veut pas le penser, mais… peut-être un peu, tout de même, non ? S’installer dans l’empire ennemi de celui de sa naissance, en concubinage avec une mage, venir rencontrer une duchesse afin de performer un art auquel il n’est absolument pas rompu… Ce sera peut-être l’orgueil qui l’aura, à la fin de tout. Même plus question de ne pas décevoir les attentes de la duchesse : c’est carrément tout ce caractère valeureux auquel il veut faire hommage !  Les épaules redressées, le torse un peu bombé, l’œil subitement non plus aussi méfiant, mais fier. « Toutefois, je tiens à appuyer mon propos une nouvelle fois. Je serais ravie de vous entendre chanter, car comme vous le savez on m'a dit grand bien de vous et j'ai attendu cet instant avec une certaine impatience, je dois vous l'accorder. Toutefois, il me déplairait beaucoup que cela soit fait au détriment de vos propres désirs. Auquel je préférerais que vous ne chantiez pas et me teniez compagnie. Votre conversation m'est agréable, Non, non, j’vous jure, j’ai… j’ai même appris quelqu’ chose, juste pour vous. Un hochement de tête et il se gratte la barbe, un peu, cherchant comment lui présenter la chose. C’est que, v’voyez, à part quelqu’ chansons paillardes que j’doute beaucoup qu’vous vouliez entendre, ou qu’Sa Grâce Denys sache que j’vous ai chanté, je savais pas rien. J’ai d’mandé à euh, une, personne, de m’aider à trouver quelque chose de plus… mieux. » La jolie Lubie des Miracles qui a sorti tout un tas de ritournelles, lorsqu’il a été à Lorgol, et à travers ses diverses propositions – passant du poème ridicule à l’élégie guerrière de dix heures (elle ne lui en a récité que cinq minutes, le Destin le garde de perdre son temps) – il a trouvé un truc pas trop mal. Décent. Pour une duchesse. Qui soit pas une connerie de chant à propos des fleurs, comme ce ménestrel pourri lui avait proposé, ou un machin douteux où chaque mot a un double sens que lui-même a de la difficulté à comprendre. Là, tout est bon. Il croit. « J’voudrais pas avoir appris ça pour rien, pis vous décevoir en plus, Vot’ Grâce, même si vous êtes trop polie pis gentille pour dire que vous l’êtes. »



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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptySam 28 Oct - 17:12

Lorsqu'il avoua avoir spécialement appris quelque chose pour elle, la duchesse ne put s'empêcher de joindre ses mains dans un geste ravi.  Elle appréciait le geste à sa juste valeur sans même envisager pourquoi il  avait été nécessaire pour l'homme d'apprendre quelque chose en particulier pour elle-même.  Elle rougit légèrement toutefois à l'entente de celles-ci, l'idée qu'il ne connaisse que des refrains grossiers ne lui avait même pas traversé l'esprit.  Après tout, il avait été invité sous la recommandation d'un ménestrel fort distingué, elle ne pouvait pas vraiment savoir.  Et puis, elle n'était peut-être pas d'Outrevent et moins coincée, mais sa timidité plutôt maladive l'aurait tout simplement empêché de nourrir quelque pensée de ce genre.  En vérité, elle aurait dû se sentir intimidée par cette homme à la carrure si imposante, au charme si loin de celui qu'avait Denys avec la délicatesse de ses traits qui manquait au guerrier.  Pourtant, il lui faisait l'impression d'une poupée pour enfant.  De celles faites en tissu remplies de paille à laquelle on donnait souvent la forme d'un animal.  Son malaise surpassait de loin la gêne naturelle de la duchesse qui arrivait à faire la conversation sans être embarrassée par son caractère effacé.  C'était plutôt rafraîchissant et déroutant.  Elle se rappelait qui était en face d'elle, un chanteur improvisé caché sous les traits d'un puissant guerrier.  Elle ne doutait pas qu'il le soit, il en avait tout l'air.

« Oh…  Oui bien sûr, ce serait bien dommage que vous eussiez fourni ces efforts pour me plaire et que je ne vous laisse point l'occasion d'en démontrer, » répondit-elle toujours rougissante en songeant qu'elle avait peut-être été près d'entendre des paroles un peu grivoises.  Peut-être que ça n'aurait pas tout à fait déplu à Denys, mais ce n'était certes pas un contenu que l'on chantait à une duchesse, elle en convenait.  Elle tenta de reprendre contenance en lissant les pans de sa tunique qui étaient déjà parfaitement lisses.

« Dans ce cas, je vous prie ardemment de chantre messire.  Vous me verrez absolument déçue de ne point vous entendre, » ajouta-t-elle sans réussir à prendre le ton nécessaire à commander les gens.  Elle n'avait pas cette fermeté.  Et puis, il semblait être empli de bonne volonté et prêt à chanter.  Peut-être que cet ordre fort mièvre réussirait-il quand même à lui donner un peu plus confiance en lui?  Elle supposait sans trop savoir qu'un soldat était certainement apte à réagir plus facilement sous commandement.  Au moins, elle aurait essayer.

« Si cela ne vous déplaît, une fois que vous serez las de faire vibrer vos cordes vocales, je ferai appeler la princesse Rose.  Elle sera ravie de rencontrer un véritable guerrier et de vous écouter raconter vos prouesses.  Peut-être vous sera-t-elle un public plus agréable. »   Marjolaine sourit à l'idée de la joie que se ferait Rose en entendant les récits d'un chevalier.  S'il avait eu la décence de partir à la quête de ballades dignes des oreilles d'une dame de son rang, il saurait probablement quelles histoires valait-il mieux d'éviter de raconter à une petite fille de six ans.





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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyJeu 16 Nov - 6:18

Voir la duchesse si ravie augmente la fierté d’Octavius, flatte encore un peu plus son orgueil ibéen. Il n’aura pas appris cette nouvelle ritournelle pour rien, et son camarad ménestrel une paire d’yeux au beurre noir pour rien non plus. Elle a bien rougi lorsqu’il a parlé de chansons grivoises, mais il préférait être honnête. Sa vie de guerrier et de Voltigeur lui a offert un répertoire considérable en ce qui a trait aux comptines les plus salaces, mais à moins qu’on le force, voire qu’on le menace, il n’irait pas en chanter un seul mot à une si noble dame. Peut-être à Lia, si elle lui demande - parce que Lia, ce n’est pas la même chose non plus. Ce n’est pas la duchesse des Arts.

Sa Grâce Marjolaine tente de se montrer plus ferme, sans pourtant sembler réellement convaincue de ses propres mots : « Dans ce cas, je vous prie ardemment de chantre messire. Vous me verrez absolument déçue de ne point vous entendre. Des ordres dits avec si peu de conviction, ça en est presque drôle - mais Octavius n’est pas du genre rigolard et il se contente d’incliner la tête en signe d’approbation et de respect envers la souveraine. Je me ferai donc le devoir de vous satisfaire, Votre Grâce », assure le guerrier. Il lui chantera donc sa chanson

« Si cela ne vous déplaît, une fois que vous serez las de faire vibrer vos cordes vocales, je ferai appeler la princesse Rose. Elle sera ravie de rencontrer un véritable guerrier et de vous écouter raconter vos prouesses. Peut-être vous sera-t-elle un public plus agréable. Il est quelques secondes sans voix. ... d’accord. » Dans quoi vient-il de s’embarquer comme un idiot ? Cet entretien avec la duchesse se déroule mille fois mieux que prévu, mais tout aurait encore mieux été s’il n’avait pas dit oui à ensuite rencontrer la princesse Rose. Elle doit ressembler à ses parents - petite fleur brune aux yeux clairs, comme l’était Félicie lorsqu’elle était petite. Avec peut-être les mêmes tresses toujours impeccables et la mine un peu sérieuse que sa petite soeur a toujours arboré.
Il chasse le portrait de sa plus jeune soeur de son esprit, portrait qu’il n’ose pas remettre au goût du jour. Il y a la duchesse, aujourd’hui, pas sa Félicie, et c’est pour elle qu’il a préparé sa chanson. Octavius se lève du banc - le ménestrel lui a dit qu’il fallait mieux chanter debout, c’est meilleur pour la stabilité de la voix apparemment et pour prendre son souffle - puis se racle la gorge, tout en ajustant ses vêtements. « Ça, ça va comme suit. »

Une profonde inspiration et il débute son choix, d’une profonde voix de baryton, presque de basse, qui vibre dans chaque mot, dans chaque note :

« Sur le chemin de la déroute,
La lune ment.
La moindre étoile émet un doute,
Au firmament.
Sur les chemins de la retraite,
Est-ce un vieil homme qui s’arrête ?
Est-ce une enfant ?
Ce n’est plus qu’une silhouette
Le long du vent

Sur le chemin de ma nuit faite,
Comme il a plu.
Une victoire une défaite,
On ne sait plus.
Sur les chemins de vieille école
L’aube se lève et l’eau rigole
Dans le fossé
Tout reprend vie, un oiseau vole,
L’herbe a poussé

Au long chemin de mon histoire,
Qu’ai-je perdu ?
Est un pays de ma mémoire,
Qui s’est vendu ?
Sur les chemins de la déroute,
Pour peu qu’une oreille l’écoute,
L'homme se ment.
Et parle d’espoir et de doute
Infiniment.
»

Lorsqu’il s’arrête, son regard clair soutient celui de Marjolaine sans oser le quitter. Il doute beaucoup que cette chanson mélancolique lui plaise, finalement. Il aurait dû accepter la bêtise fleurie de ce crétin de ménestrel, au moins il aurait été certain qu’elle aurait aimé, mais… dès qu’il a entendu Lubie chanter cet air, lui, il a aimé. Elle lui a dit, elle, qu’elle savait, tout simplement. Il ne sait pas trop ce qu’elle a voulu dire par là, en fait, mais qu’importe. « J’espère que c’était à la hauteur de vos espoirs, Votre Grâce », marmonne Octavius, alors que le bout de sa botte gratte le sol. Elle n’a encore rien dit. Il lui a peut-être vraiment crevé les tympans ?

Spoiler:
 



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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyJeu 23 Nov - 7:25

C'était les mains croisées sur ses genoux que Marjolaine écoutait avec attention ce qu'avait préparé à son intention le barde.  Elle n'avait aucune idée de ce à quoi elle devait s'attendre, mais elle anticipait réellement la prestation de son invité : on le lui avait si vanté!  Elle avait été certes surprises par son apparence plutôt rustre, il fallait bien l'admettre, mais elle savait qu'il ne fallait pas seulement se fier à l'extérieur pour savourer les qualités d'une personne.  La modestie dont il avait fait preuve lui faisait d'ailleurs honneur.  Ce n'était pas la plus belle voix que la duchesse eu entendue, ce n'était pas un talent exceptionnel, mais il y avait quelque chose dans ces cordes vocales qui vibraient, quelque chose de très agréable à l'oreille de la jeune femme.  Un sourire s'étirait sur ses lèvres au fur et à mesure qu'il chantait.  Il y avait quelque chose de mélancolique dans cet air qui touchait droit au cœur la Lagrane.  Elle se sentait émue et touchée par ce les mots qui coulaient de la bouche du Belliférien, profondément.  Ses yeux se mouillèrent de quelques gouttes d'eau salée.  Ça n'avait rien à voir avec ce qu'on entendait normalement à la cour, ce n'était même ni aussi étrange que le son de la vielle de Faustine.  C'était différent, mais c'était beau.  Elle avait l'impression qu'une part de son âme se reflétait dans ces mots.  Elle resta pendue aux lèvres du guerrier un instant, même après que la chanson soit terminée.  C'était qu'elle ne l'avait même pas réalisé, qu'il n'y avait plus rien ensuite.  Elle tamponna ses yeux et étira ses lèvres en un nouveau sourire.

« Pardonnez-moi, je crois que je suis un peu émue.  Ce chant, c'est très fort, vous ne trouvez pas? » s'excusa-t-elle de ses larmes.  Elle craignait qu'il ne croit qu'elle n'avait pas apprécié ses efforts, car ce n'était pas du tout le cas, elle avait adoré en vérité.  Elle ne le referait pas chanter, constatant à nouveau à quel point il semblait mal à l'aise d'avoir dû le faire.

« Votre modestie vous fait honneur sire le Rouge.  Je suis enchantée.  Vous ne m'en voudrez pas de vous priez d'enseigner cette mélopée à nos ménestrels de cour.  J'insiste.  Je ne connais point votre amie, mais elle ne m'en voudra point de vouloir entendre à nouveau ces mots qui m'ont tant touchée, très certainement.  Ne vous inquiétez pas, je ne vous demanderai pas de vous produire à nouveau quand je vois que cela vous semble si peu naturel, » ajouta-t-elle dans un petit rire fleuri qu'elle cacha sous sa main.

Ses yeux étaient moins humides déjà, mais l'écho des paroles de la pièce lui résonnait encore à l'oreille mélodieusement.  La voix grave avait également contribué à l'émouvoir, elle le savait, mais elle ne voulait pas l'embarrasser à force de compliments.  D'ailleurs, il semblait avoir une trop bonne estime de sa bonté : Marjolaine était peut-être Lagrane et habile au mensonge, mais sa nature l'empêchait de complimenter à outrance quand elle ne ressentait pas réellement ce genre d'émotions.  Non, elle ne pourrait point le flatter en disant que jamais elle n'avait entendu de voix plus merveilleuse, mais elle pouvait lui dire sans gêne qu'elle avait apprécié son chant.

« Puis-je vous offrir quelque chose pour vous désaltérer?  Une fois cela servi, je ferai appeler ma fille, » lui proposa-t-elle avec un air calme.  Peut-être sa gorge était-elle sèche d'avoir chanter avec autant de cœur.





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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyMar 28 Nov - 0:36

La duchesse tamponne ses jolis yeux bleus et Octavius remarque que ceux-ci sont trempés de larmes, délicates perles qui brillent au bout de ses cils et menacent de dévaler sur ses joues. Il l’a fait pleurer ?! Oh non. Le duc Denys ne sera pas très heureux, qu’il ait fait pleurer son épouse, ça non. Quelle souffrance a-t-elle dû endurer, pendant tout son chant ! Encore heureux qu’il n’ait pas choisi quelque chose de plus long… « Pardonnez-moi, je crois que je suis un peu émue. Ce chant, c'est très fort, vous ne trouvez pas ? Ou-oui, votre Grâce, c’est… très fort. » Il est un peu bête, là, à comprendre qu’il ne l’a pas fait pleurer d’horreur, ou de souffrance, mais bien d’une émotion… plus douce. Touchée, la belle Marjolaine, par son chant imparfait (mais fort, très fort), par ses manières un peu bourrues et définitivement maladroites. Il ne s’attendait pas à cet effet, le guerrier, et il est extrêmement… flatté. Fier, en tous cas, de savoir que lui ! Octavius le Rouge, fils de Fernand Fer-Vaillant ! guerrier ibéen des plus simples, mercenaire au passé trouble !, puisse tirer quelques larmes émue de la duchesse des Arts.
Il ne doit pas s’enfler la tête avec ça, et il n’en vantera pas non plus, mais il y a de quoi être fier, oui. De quoi se tenir encore plus droit, le torse bombé, comme s’il se tenait devant l’empereur Augustus lui-même. Quand il racontera ça à Vesper et à Maelys ! Elle se moquera bien de lui, mais peut-être que ça la convaincra qu'il n'est pas si mal que ça, en Lagrance, son tendre et cher.

Il hoche la tête, quand elle lui demande - ordonne - d’enseigner le chant à ses ménestrels de cour, et se retrouve même bien soulagé qu’elle lui demande ça, et non pas de se joindre aux rangs desdits ménestrels. Ça… ça non. L’idée seule suffit à ce qu’il se sente ridicule et la franchise amusée, et amusante, de la duchesse est bienvenue. Polie, mais pas à outrance - et pas hypocrite non plus. « Puis-je vous offrir quelque chose pour vous désaltérer ? Une fois cela servi, je ferai appeler ma fille, Juste de l’eau, Votre Grâce, j’vous r’mercie », répond l’homme, peu désireux de profiter à outrance de l’hospitalité du palais ducal. Les tisanes, très peu pour lui, et il ne va tout de même pas demander une bière. De l’eau, c’est très bien. Octavius reprend place sur le banc, à une distance toujours aussi raisonnable et réglementaire, et boit d’une seule et longue gorgée le contenu de son verre lorsqu’on leur fait venir les rafraîchissements. Autant pour la politesse. « La princesse Rose… elle, elle… elle a quel âge ? Elle… aime des choses ? », demande le guerrier sur un ton un peu prudent, conscient de la bêtise (ou enfin, de la simplicité) de ses questions. C’est une enfant, il le sait, mais pour le reste… elle a des loisirs ? des goûts ? Il n’est pas spécialiste des enfants et imagine mal la conversation qu’il devra entretenir avec la petite princesse. Cela dit, il n’est pas rébarbatif à l’idée. Juste… prudent, voilà. Tout a bien été avec son chant : tout ira aussi très bien avec Rose.



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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyMer 6 Déc - 13:45

Marjolaine esquissa un sourire et d'un geste de la main ordonna à un serviteur qui était là à cet effet de servir de l'eau à son invité.  Elle aurait voulu lui proposer plutôt quelque vin lagran, ils n'en manquaient pas au palais malgré la guerre qui continuait aux frontières.  L'espace d'un instant, elle se sentit quelque peu détestable : des gens étaient déracinés de leur maison en raison des combats qui faisaient rages et elle, elle s'amusait à recevoir des ménestrels.  Était-ce le comportement digne d'une duchesse?  Puis elle songea que depuis le débuts des affrontements, elle n'avait jamais manqué à son devoir.  Elle continuait avec plus d'ardeur les œuvres de charité qu'elle avait mise en place avant même qu'Ibélène et Faërie ne brisent la paix qui les liaient depuis fort longtemps déjà.  Elle aussi avait besoin de distraction et de ce fait, la présence d'un homme comme Octavius n'était pas superflue.  Il fallait qu'elle pense à autre chose que tous ces problèmes et dangers si elle désirait y faire face avec détermination.  Et comme ce chant l'avait marquée et troublée!  Elle se sentait beaucoup plus sereine maintenant qu'elle l'avait entendu et elle était particulièrement reconnaissante au guerrier de lui avoir chanté quelque chose de si différent de ce qu'elle était habitué d'entendre.  Ce n'était pas comme la vielle de Faustine, mais cela changeait assez pour être presque exotique.

Elle rit délicatement en entendant la question du jeune homme à propos de Rose.  Ce n'était pas un rire moqueur, elle était toutefois amusée devant ce gros ours qui finalement se montrait bien maladroit.

« Ne me dites pas que Rose vous intimide tout autant que moi? » demanda-t-elle avec un sourire.  Elle secoua la tête et leva la main pour couvrir sa bouche dont le sourire s'étirait encore.  S'il pouvait voir l'enfant, il ne lui résisterait pas, Marjolaine en était certaine : qui pourrait résister à un petit bout de chou aussi adorable?  Pas elle en tout cas.

« Elle n'a pas encore cinq ans.  C'est une petite fille bien curieuse.  Elle aime beaucoup les fleurs, mais je ne crois pas que ce soit votre tasse de thé.  Je crois qu'elle sera tout simplement impressionnée par vos histoires, elle rêve de preux chevaliers, » répondit-elle à sa question, une fois son amusement passé.

Un bruit de roulette se fit d'ailleurs entendre sur les sentiers de pierres qui traversaient les jardins.  Le sourire de Marjolaine s'élagit en reconnaissant le bruit caractéristique de Maari, la vivenef de sa fille aînée.  Ce cadeau de sa marraine ne s'usait vraiment pas.  Comme de fait, la petite princesse arrivait à toute vitesse en riant.

« Quand on parle du loup, » souffla la mère avec un sourire attendri.  Elle appela l'enfant qui roulroula jusqu'à sa mère avant de se jeter dans ses bras.  Elle n'avait visiblement pas vu l'invité de la duchesse.  Après une légère étreinte, Marjolaine assit Rose contre elle et désigna Octavius pour faire les présentations.  « Rose, voici Sire le Rouge, un grand guerrier et un admirable chanteur.  Sire le Rouge, je vous présente ma fille. »  Rose se souleva pour s'incliner d'une petite révérence polie, ses yeux emplis de paillettes.  Elle attendait très certainement l'autorisation de sa mère pour bombarder l'invité de questions et de grimper sur ses genoux pour écouter ses histoires qui devaient être si passionnantes.  « Et elle, c'est Maari, la figure de proue de ma vivenef, » ajouta la fillete pour ne pas rester en reste.  Et puis Maari était tout comme sa meilleure amie, en attendant que Raiponce ne soit assez grande pour partager ses jeux.





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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyLun 11 Déc - 5:36

Le rire de la duchesse le gêne davantage (et encore, s’il savait qu’intérieurement, elle le qualifiait de jeune homme, alors qu’il a bien dix années de plus qu’elle…) et le confronte d’autant plus à l’idiotie de sa question. Il est incapable de suivre les conseils du duc Denys. D’en montrer le moins possible. Il était doué, pourtant, avant, et être impassible est encore une de ses grandes forces. Qu’est-ce que cette mollesse, alors, cette sensibilité à tout et rien qui s’est implantée en lui ? Est-ce la conséquence de son amour pour Maelys ? De son service auprès de dame Angélique et ses exigences vestimentaires pour son garde du corps ? Le fait de vivre dans le duché des Arts, des Jardins et de toutes les tapettes du continent ? Il est en train de se transformer en ça, en bougre de fanfreluche coquet. Dès qu’il quitte cette cour, reprise en main immédiate, et tant pis pour les belles chemises offertes par dame Angélique.
Un homme, un vrai, et tant pis pour les petites filles qui oui, l’intimident tout autant qu’une duchesse. Surtout quand ces petites filles sont des princesses et capables de demander sa décapitation pour un oui et pour un non. Les nobles ne changent pas tant que cela, d’un duché à l’autre.
« Elle n'a pas encore cinq ans. C'est une petite fille bien curieuse. Elle aime beaucoup les fleurs, mais je ne crois pas que ce soit votre tasse de thé. Je crois qu'elle sera tout simplement impressionnée par vos histoires, elle rêve de preux chevaliers. » Comment dire qu’il est bien loin d’être un preux chevalier aux histoires romantiques et rocambolesques ? Octavius hoche néanmoins la tête, sortant de sa réflexion boudeuse et de ses nouvelles décisions.

Un bruit de roulettes se fait entendre et il se redresse un peu. Probablement la petite Rose, en pleine exploration des jardins sur son… cheval de bois à roulettes, prévoit-il. Il est alors d’autant plus surpris lorsque la fillette se pointe juchée sur un bateau à roulettes. Le guerrier se lève de son siège d’un bond, comme un fou dans une boîte, et s’incline devant la fillette, sans s’occuper du ridicule de la chose. Elle a bien les airs qu’il lui imaginait, avec les mêmes grands yeux bleus de ses parents et leurs cheveux sombres. Le minois plus souriant que celui de Félicie, qui déjà petite, avait un air bien sérieux. Et les joues définitivement plus rondes, aussi, que tous ceux nés dans sa famille pauvre. « Rose, voici Sire le Rouge, un grand guerrier et un admirable chanteur. Sire le Rouge, je vous présente ma fille. Enchanté, princesse Rose, articule-t-il le mieux possible. Et elle, c'est Maari, la figure de proue de ma vivenef. » Une vivenef. Pas un simple bateau. Ses yeux clairs se déposent sur la soi-disant vivenef et Octavius étouffe mal un hoquet de surprise, en voyant la figure de proue - Maari - effectuer un geste poli de révérence.

Quelle est cette sorcellerie !
Cette magie !

De la magie, justement. Il n’a jamais vraiment vu de vivenef et ses seules aventures à bord d’un bateau ont été la barque pourrie des souterrains lorgois et la fausse vivenef du Tournoi des Trois Opales, invoquée par la Reine de Sang. L’homme surveille prudemment la création magique, alors qu’il reprend place sur son banc, et il lui faut pratiquement se forcer pour arracher son regard ébaubi de la vivenef à roulettes. Une vivenef ! Miniature ! À putains de roulettes ! Par les couilles d’Alder et le con d’Aura ! « La duchesse vot’ mère m’a dit qu’vous aimeriez p’t’être entendre des histoires d’guerriers. Je ne suis pas l’meilleur, mais si vous voulez, je peux vous raconter l’histoire des Opales. » Comme celle qui brille au pommeau de son épée, l’Opale de Feu comme un oeil vivant et magnifique. A-t-elle été un Tournoi des Trois Opales, justement, puisqu’il y pense ? Il ne croit pas, ce n’est pas un spectacle pour une enfant lagrane, mais s’il réussit à capter un peu sa curiosité, ce sera ça de gagné.



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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyMer 13 Déc - 17:24

Si la nouvelle de se faire raconter l'histoire des Opales remplit la fillette pleine de joie, sa mère, elle, se sentit un instant défaillir.  Elle essayait de ne pas repenser à ce funeste événement dont elle ne s'était que tout récemment remise : rien que le nom de la pierre lui rappelait le Tournoi des Trois Opales.  Elle avait été bouleversée par ce qui s'était passé dans l'arène à Hacheclair et encore plus d'avoir été presque noyée.  Maintenant qu'elle y repensait, ce visage ne lui était pas inconnu.  Cela expliquait donc pourquoi.  Il ne fallait pas lui en vouloir, elle était encore traumatisée par son expérience et préférait penser le moins possible à cette histoire.  Tout comme à celle dans la réalité alternée.  Le continent était secouée de beaucoup trop d'incidents déplorables depuis trop longtemps.  Si certains étaient faciles à l'oublier, ils ne l'étaient pas tous.  Surtout quand on en avait été la victime directe.  L'espace d'un instant, elle songea à dire au guerrier qu'elle préférait qu'on n'évoque pas le sujet, la princesse ayant été là et effrayée de ce qui c'était passé, mais celle-ci semblait déjà prête à entendre cette histoire, des paillettes dans les yeux – elle avait probablement complètement oublié le tournoi contrairement à sa mère – et elle serait terriblement déçue que la duchesse s'interpose, c'était certain.  Pourtant, elle restait partagée.  Mais c'était sûrement en raison de ses propres mauvais souvenirs.  Il n'allait pas lui parler du tournoi tourné à la catastrophe, elle faisait un drame pour rien.

Elle se rassura ainsi quelques instants, observant un silence quelque peu prolongé.  Elle devrait prendre la parole bientôt, autrement son malaise serait beaucoup trop visible.

« C'est une bonne idée.  Je crois que cette histoire lui plaira beaucoup, n'est-ce pas Rose? »   Elle caressa les cheveux soyeux de la petite qui sautillait d'impatience assise près de sa mère.

Puis, prise d'un élan enfantin sûrement, elle se leva pour grimper tant bien que mal sur les genoux du pauvre Octavius, empêtrée dans ses jupes, elle lui donna sûrement quelques petits coups de pied.  Marjolaine laissa échapper un petit rire malgré : c'était une scène amusante que de voir la fillette grimper sur les genoux de cet homme si… si… masculin donc.  Elle tenta de réprimer comme possible son amusement et réprimanda à moitié-sérieusement sa fille.

« Voyons Rose, reviens ici, n'embête pas le Sire le Rouge, c'est déjà fort aimable à lui de te raconter une histoire.  Ce n'est pas le comportement d'une princesse, » lâcha-t-elle en tendant une main pour rattraper la petite princesse capricieuse.  Celle-ci esquissa une moue de déplaisir : elle se trouvait très bien sur les genoux de ce monsieur.  Peut-être qu'elle pourrait aussi toucher sa barbe.  Il arrivait parfois que quand son père déposait un baiser sur son front cela pique, mais il n'avait pas autant de poils sur le visage.  « Mais je suis mieux ici pour l'entendre l'histoire, » protesta l'enfant en s'agrippant aux vêtements du Belliférien.  Marjolaine ne savait plus trop sur quel pied danser : elle était un peu honteuse de ne pas arriver à tenir sa propre fille en place.





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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyVen 22 Déc - 22:17

Octavius ne comprend pas ce qui rend la duchesse si subitement, et durablement, silencieuse. A-t-il fait, ou dit, quelque chose qu’il ne devait pas ? Il est loin de penser aux horreurs arrivées au dernier Tournoi des Trois Opales, avec sa proposition, et au moment M pas très intéressé par Lagrance et ses dirigeants, il n’a pas le souvenir de l’attaque perpétrée sur les duchesses. Il se dit que peut-être, tout simplement, elle trouve inapproprié au final qu’il propose de raconter des histoires de combat à une fillette, ou juste quelque chose de tellement ibéen, alors qu’ils sont dans l’empire ennemi. Il est prêt à lui dire d’oublier sa proposition, que c’est idiot, il n’a pas réfléchi (comme d’habitude), mais Sa Grâce Marjolaine intervient enfin, la voix douce : « C'est une bonne idée. Je crois que cette histoire lui plaira beaucoup, n'est-ce pas Rose ? » La petite sautille, pour approuver les dires de sa mère, et met aussitôt en action une grande ambition : grimper sur ses genoux.
À lui. Octavius le Rouge. Pas ceux de sa mère.
Les siens, à lui, maintenant.

Il n’ose pas bouger, comme si au lieu d’une petite fille, d’une princesse, c’était un régiment de chatons qui l’attaquait et qu’en restant parfaitement immobile, ceux-ci allaient se lasser de lui et aller semer la mort ailleurs. Cela dit, la princesse Rose n’est pas une dangereuse portée de félins décadents (car Cielsombrois), et il ne peut pas la chasser de quelques mouvements de main, alors il peut seulement attendre qu’elle ait terminé son ascension. « Voyons Rose, reviens ici, n'embête pas le Sire le Rouge, c'est déjà fort aimable à lui de te raconter une histoire. Ce n'est pas le comportement d'une princesse. » La princesse en question se cramponne d’autant plus à ses vêtements, fuyant la main de sa mère. « Mais je suis mieux ici pour l'entendre l'histoire. C’est, c’est très bien, Votre Grâce, elle ne me dérange pas. » Il y a beaucoup de calme, dans la voix du guerrier, pour ne pas en révéler la nervosité qui suinte par tous les pores de sa peau. Un peu gauchement, il se replace sur le banc, et fait de même avec la demoiselle, qu’il ose à peine toucher. Sa robe format enfant vaut probablement plus que tout ce qu’il possède, il ne s’agirait pas de la tacher de ses grosses pattes de gueux.
Il n’a pas été formé à chanter, ou à parler, vraiment. Il a été formé à être un soldat, à obéir, à ne pas discuter. Pourtant, il a toujours été fasciné par les histoires des ménestrels de la Caravane des Plaisirs, par leur facilité à user des mots, comme lui se sert avec habileté de son épée. C’est un peu de leurs talents, qu’il tente de conjurer pour son histoire - ô Aïda, ô Aïon, vous qu’il ne prie jamais, soyez indulgents et accompagnez cet enfant qui est si loin de vous : « Je viens d’Ibélène et là-bas, à chaque année, il y a un grand tournoi. Le Tournoi des Tr... Des Trois Opales !, s’exclame la petite, fière de savoir ce dont il lui parle. Octavius hoche la tête. C’est lui. Tous les guerriers y vont. Les bons, les mauvais, pis même ceux qui n’ont jamais appris comment t’nir une arme, pour les regarder. »
Il ne sait absolument pas où il va, avec cette histoire. Il n’est pas très éduqué, l’Ibéen, après tout. Il poursuit tout de même, en tentant d’ignorer ses maladresses, en tentant de soigner son langage de paysan autant que faire se peut : « Y’a trois gagnants, au Tournoi. Et chacun part avec une opale. C’est une pierre qu’on n’trouve pas partout, et dedans, c’est comme s’il y avait toutes les pierres précieuses et tous les arcs-en-ciel d’Iridia. Si vous r’gardiez dans une opale, princesse, et moi aussi, vous y verriez pas la même chose que moi. Vous y verriez les flammes d’Igni et moi un soleil de Valda, et ce s’rait bien aussi. » La gamine hoche la tête, un peu fascinée, et ses doigts viennent tâter sa barbe - rousse comme les flammes d’Igni, comme un soleil de Valda - machinalement. Le geste le crispe, mais encore une fois, il se retient de la chasser. C’est une princesse. Enfant. Se dérober pourrait lui valoir pire que de rester là sagement, comme un jouet géant. « La première est de Lumière. On la donne au noble de coeur. Celui qui sait retenir sa lame devant les injustices et qui sait qu’un guerrier est aussi fort que ses camarades. » Sire Hiémain, par la suite gravement blessé. Dame Marianne, sacrifiée de son propre gré. « La seconde est d’Obscurité. Elle est pour l’astucieux, le rusé, le combattant qui sait qu’il n’y a pas que la force des armes, mais aussi celle de l’esprit. » Dame Grâce, écumant de fureur. Mayeul, qui a montré une force d’âme qu’il ne lui aurait jamais attribué. « La troisième est de Flamme. Comme le coeur de son guerrier. Celui qui se relève, après être tombé, celui qui n’abandonne jamais. » Maelys. Lia (Ljöta). Sa petite mage qui a embrassé les cieux, la skjaldmö qui a épousé la mort. Son expression calme s’est fait fière, au fur et à mesure de ses mots, qui revêtent cette fois une réelle poésie, et à la pensée des deux femmes tellement opposées et pourtant porteuses de cette même flamme, elle s’est adoucie. Une affection envers Lia. Un amour envers Maelys. Des choses qu'il ne comprend pas. « C’est bien, de gagner, mais c’est aussi un honneur d’avoir combattu avec ceux qui ont gagné. Et d’se souvenir comme ils sont grands. »

Et lui, avec son Opale à son épée, ne se sent jamais bien grand. Ni bien méritant. Un homme qui en a trop perdu, pour ensuite gagner.
Seulement, il se dit que parfois, ça vaut la peine.



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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyLun 25 Déc - 15:06

Marjolaine ne put s'empêcher de douter des propos de l'homme qui disait ne pas être gêné par la présence de la petite princesse sur ses genoux, mais elle craignait de le mettre plus mal à l'aise en insistant pour faire descendre de son perchoir sa fille donc elle se contenta de sourire, embarrassée.  Alors qu'il commençait à conter, le plaisir visible de son enfant lui fit oublier quelque peu les quelques accrocs sur le côté.  À ses yeux, rien de comptait plus que les petits bonheurs de Rose et elle s'efforçait de lui en offrir autant que possible.  Même si parfois elle était complètement déraisonnable.  C'était pire depuis le mois de juin, quand elle s'était réveillée dans son lit et qu'elle y avait trouvé à sa très grande surprise un Denys bel et bien vivant.  Les choses étaient revenues à la normale et la duchesse était devenue encore plus faible devant le plaisir de sa progéniture.  Surtout celui de son aînée puisqu'elle savait exprimer plutôt clairement ce qu'elle désirait.

Au fil du récit, Marjolaine était plutôt impressionnée par ce conteur improvisé.  Visiblement, il n'était pas dans ses habitudes de raconter des histoires et pourtant Rose était pendue à ses lèvres, avalant chacune de ses paroles dans une attitude presque révérencieuse.  Il se débrouillait avec beaucoup plus d'aisance que lui-même ne devait le croire, songea-t-elle avec une tendresse au cœur.  Elle appréciait particulièrement cet homme.  Il était simple, ne parlait pas avec l'élégance coutumière de ses proches et autres fréquentations, mais il y avait une certaine sincérité qui se dégageait de lui qui le lui rendait attachant.  Évidemment, elle ne lui ferait pas part de ce genre de réflexions, il s'en trouverait très certainement embarrassé, voir même vexé : un guerrier n'espérait certainement pas donner aux gens une apparence d'ours en peluche.  Elle ne pouvait toutefois s'empêcher de se sentir émue et touchée par ce Belliférien.  Il était le détenteur de grandes sagesses et elle se demandait s'il en avait seulement conscience.  Leurs routes respectives auraient probablement peu de chances de se recroiser par la suite, mais Marjolaine garderait un vif souvenir de cette rencontre, elle le savait.

« Je voudrais bien qu'Aymeric soit un grand guerrier comme vous! » lança Rose après un court silence une fois l'histoire terminée.  Ses yeux brillaient et elle se cala encore plus confortablement contre le torse d'Octavius à la manière d'un chat paresseux.

Elle semblait réfléchir encore un peu.  On lui voyait rarement cet air aussi sérieux, la petite princesse songeant encore surtout à s'amuser plutôt qu'à mûrir.  Et on n'attendait encore rien de plus d'elle pour le moment.  Elle avait le temps de vieillir et de retenir ses leçons encore.

« Par contre, se battre c'est pas très bien.  Ça fait mal et j'aime pas avoir mal.  Mais peut-être que vous êtes plus fort, donc ça vous fait moins mal.  Une opale, ça doit être bien joli.  Est-ce que vous en avez une? » demanda-t-elle.

Marjolaine l'imaginait déjà exiger de la voir si elle obtenait une réponse positive.  Elle était toutefois fière de voir qu'à un aussi jeune âge, Rose avait déjà ses premières idées sur les notions de paix et d'harmonie.  Plus tard, elle comprendrait mieux que parfois, on ne se bat pas pour le plaisir, mais parce que c'est nécessaire.  Cependant, elle espérait que la voie de la diplomatie pourrait toujours être disponible pour sa fille lorsqu'elle serait appelée à son tour à gouverner comme son père.

« Je vous remercie sire le Rouge pour cette histoire, c'était charmant, » fit Marjolaine sans réprimander la princesse pour ne pas avoir d'elle-même pensé à remercier le guerrier de lui avoir raconter cette histoire.





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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyDim 31 Déc - 18:33

Son histoire s’achève bien simplement. Il n’est pas conteur et n’a donc pas le don des grandes finales, des belles morales, mais il suppose que c’est tout aussi convenable ainsi. La princesse a probablement entendu des récits plus travaillés et plus délicats, serait-ce de la bouche d’une bonne formée à l’art du discours comme lui l’a été à celui de la guerre, mais elle ne semble pas déplûe. Sa frimousse est songeuse, même sérieuse. « Je voudrais bien qu'Aymeric soit un grand guerrier comme vous ! » Il ne se risque pas à demander qui est cet Aymeric. Probablement un autre enfant de la noblesse, un petit Lagran délicat qui ne connaît pas grand chose du combat. Un peu comme la demoiselle Rose, à nouveau plongée dans des réflexions intrigantes, confortablement calée contre lui. Le guerrier ne pense même plus à la déplacer, lui laissant de loisir de s’étendre sur ses genoux jusqu’à ce qu’elle en ait assez de sa présence. « Par contre, se battre c'est pas très bien. Ça fait mal et j'aime pas avoir mal. Mais peut-être que vous êtes plus fort, donc ça vous fait moins mal.  Une opale, ça doit être bien joli. Est-ce que vous en avez une ? J’en ai une. » Chassez le naturel des Lagrans et il reviendra au galop, n’est-ce pas ? Il a pour la petite un sourire indulgent, mais pas moqueur. Cette réflexion si enfantine est importante et née dans un duché qui répugne la guerre (du moins, celle qui demande des armes visibles), Rose semble déjà comprendre la laideur de la bataille.

Octavius désigne l’épée à son côté, rangée dans son fourreau. On l’a autorisé à la conserver dans l’enceinte du palais, sous prétexte de la guerre et de son emploi de garde du corps, mais il sait qu’on le surveille étroitement. La garde en dépasse et son Opale, fabuleuse, brille comme au premier jour dans les quelques rayons de soleil que l’ombre ne cache pas. La pierre exerce, pendant quelques autres secondes, son pouvoir de fascination sur la demoiselle du Lierre-Réal. Il peut voir les flammes de l’Opale luire dans ses prunelles, se mêler au bleu de ses iris pour le transformer en verre d’eau, et il la laisse même toucher la pierre du bout des doigts. Elle ne risque pas, en aucun cas, de se blesser. La lame est à l’abri et il serait très surpris qu’elle puisse soulever son épée. Même un peu. « Je vous remercie sire le Rouge pour cette histoire, c'était charmant. » Le guerrier incline respectueusement la tête, révérence tronquée par la présence de la fillette sur ses genoux. « Vous m’avez fait un grand honneur, Votre Grâce, en m’recevant dans vos jardins et en m’présentant la princesse Rose. » Il pourrait continuer ! Lui dire à quel point elle et le duc denys sont généreux, mais ça ferait trop… trop lagran. Trop faux. Même s’il le pense, un peu. Qu’elle a été généreuse, même un peu trop, et que son époux doit encore se demander pourquoi il lui a proposé de venir en Lagrance, si c’est pour qu’il prenne l’invitation au pied de la lettre. Pour un séjour assez permanent, pour le moment. « Si vous désirez m’excuser, Votre Grâce, j’dois reprendre service auprès de dame Angélique. » Il ne peut pas avoir permission indéfiniment, avec une Compagne aussi populaire, n’est-ce pas ? Il ne veut pas non plus générer chez la blonde plus de ragots que ce qu’elle cherchera déjà à lui soustraire.



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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyMer 3 Jan - 11:23

Marjolaine reçut les hommages du guerrier avec beaucoup d'humilité.  Tout avait été son plaisir à vrai dire.  Elle avait adoré cette chanson qui lui avait chanté, elle en était enchantée à dire vrai.  Il n'avait pas été tout à fait le ménestrel qu'elle s'attendait de voir, avec sa carrure solide et son air un peu bourru, mais elle n'avait pas à se plaindre de la prestation.  Ni de la conversation, qui bien que simple avait beaucoup intéressée la duchesse.  Et il avait été un amour de patience avec Rose, alors qu'elle grimpait sur ses genoux et s'amusait avec sa barbe.  Son malaise avait été palpable, mais dans le désir de plaire, il avait tout supporté avec une patience exemplaire.  Il avait même permis à l'enfant de contempler son Opale, elle qui n'arrivait même plus à en détacher ses yeux, subjuguée parce qu'elle y voyait.

Elle fut un peu désolée de le voir partir déjà, mais elle ne pouvait pas le retenir éternellement bien sûr.  Il avait ses propres devoirs à remplir et elle comprenait.  Elle lui adressa un sourire empli de chaleur.  Elle se leva pour récupérer délicatement Rose qui se lovait comment un chat sur le genoux du guerrier, y ayant trouvé un perchoir particulièrement confortable.  La princesse n'opposa pas trop de résistance, elle savait qu'elle avait suffisamment fait de caprices pour les prochaines minutes et elle laissa sa mère la poser tranquillement au sol.  En vérité, Marjolaine avait craint que le guerrier n'ose déplacer la princesse de lui même par crainte de lui faire mal peut-être, et c'était pour cela qu'elle lui était venue en aide.

« Bien évidemment, je ne vous retiendrai pas plus longtemps loin de vos obligations.  C'était déjà très charmant à vous d'accepter mon invitation. »

Elle posa une main sur l'épaule de Rose, plutôt contente de la fillette qui se tenait bien droite : ses leçons d'étiquette commençaient tranquille à faire ses fruits.  Elle ne pouvait se plaindre de sa fille, elle avait toujours été bien élevée, seulement un peu plus active et impossible à tenir en place.

« Vous n'oublierez pas, n'est-ce pas, d'apprendre cette chanson aux ménestrels de la cour, » lui rappela-t-elle sa demande faite précédemment.  Elle serait charmée d'entendre à nouveau cette mélodie.  Ça ne serait probablement pas aussi fort en émotion que cette première fois, mais elle y trouverait du réconfort.

« Pensez à transmettre mes salutations à dame Angélique.  Vous êtes le bienvenu à revenir, » ajouta-t-elle avant de s'incliner, imitée par la petite princesse.  Des serviteurs venaient en effet de s'approcher pour raccompagner le visiteur jusqu'à la sortie du palais.

Oui, Marjolaine était navrée que la réunion se termine si tôt, mais elle avait passé un agréable moment et en garderait un précieux souvenir.  Une main tenant celle de Rose, elle regarda le guerrier s'éloigner.





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Message Sujet: Re: Chantez-les !   Chantez-les ! EmptyDim 7 Jan - 1:20

La petite princesse ne rechigne pas lorsque la mère la déloge de son nouveau perchoir et de sa contemplation de l’Opale de Flamme, satisfaite de son moment sur les genoux du guerrier. Rose reste bien droite, ses yeux bleus revenus à son visage, petite poupée à l’étiquette impeccable. Il a de quoi se sentir intimité, d’être regardé avec tant de noblesse par une enfant qui doit bien faire le tiers de sa taille… sans parler de sa duchesse de mère, debout à ses côtés. Octavius se lève à son tour, droit comme la justice. « Bien évidemment, je ne vous retiendrai pas plus longtemps loin de vos obligations.  C'était déjà très charmant à vous d'accepter mon invitation. Vous n'oublierez pas, n'est-ce pas, d'apprendre cette chanson aux ménestrels de la cour. Ce s’ra fait, Votre Grâce », lui assure-t-il. Décevoir la duchesse Marjolaine ? Après cette rencontre des plus agréables, lui qui la craignait tant ? Ne pas respecter cette demande, cet ordre ? Pas même en rêve ! Il a été élevé à respecter la noblesse et à les servir de son bras armé, et même dans cette demande des plus particulières, il le fera. Ces prétentieux menteurs de ménestrels Lagrans en mangeront leur luth et leur lyre, de le voir arriver pour leur enseigner une ritournelle, ha ! L’idée l’amuse déjà, mais il fait bien attention de ne pas laisser passer un sourire mesquin sur ses lèvres. Il ne faudrait pas que la dame le prenne pour elle, alors qu’il n’en est rien.

« Pensez à transmettre mes salutations à dame Angélique. Vous êtes le bienvenu à revenir Je lui transmettrai sans faute. Merci encore, duchesse, ce s'ra un honneur de vous revoir, ainsi que vous, princesse Rose. » C’est sa dernière salutation, avec une révérence respectueuse et définitivement plus marquée, plus sincère, que celle avec laquelle il a accueillie la noble, au début de leur entretien. Il se laisse ensuite sagement escorter jusqu’au coeur du palais, puis à sa sortie, par les gardes. Ceux-ci le regardent avec une expression des plus curieuses, à laquelle il offre un visage redevenu impassible, débarrassé de toute la sympathie éprouvée à l’endroit de la duchesse des Jardins et de la princesse Rose. Il a fait ce qu’il devait faire, il a honoré l’invitation faite par Sa Grâce Marjolaine, et il honorera sa demande par la suite, une fois qu’il sera remis de ses émotions. Peut-être aussi une fois qu’il sera sûr qu’on n’ira pas chanter des trucs ridicules à son sujet dans tout Edenia, et quand Maelys aura finir de hurler de rire au sujet de tout cela.



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