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 C'est ce qui fait que tout tourne rond

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Message Sujet: C'est ce qui fait que tout tourne rond   C'est ce qui fait que tout tourne rond EmptyLun 9 Oct - 22:54


Livre II, Chapitre 6 • La Chasse Sauvage
Richard le Harnois & Sixtine d'Ibélène

C'est ce qui fait que tout tourne rond

Subtilité et finesse d'esprit



• Date : 11 octobre de l'an 1002
• Météo (optionnel) : ciel clair et dégagé, temps frais
• Statut du RP : privé
• Résumé : Sixtine s'arrange pour croiser "par hasard" le chemin de Richard, afin de lui soutirer habilement quelques informations sur le Conseil
• Recensement :
Code:
• [b]11 octobre de l'an 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2745-c-est-ce-qui-fait-que-tout-tourne-rond#83721]C'est ce qui fait que tout toune rond[/url] - [i]Richard le Harnois & Sixtine d'Ibélène[/i]
Sixtine s'arrange pour croiser "par hasard" le chemin de Richard, afin de lui soutirer habilement quelques informations sur le Conseil

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Message Sujet: Re: C'est ce qui fait que tout tourne rond   C'est ce qui fait que tout tourne rond EmptyLun 9 Oct - 22:56

Tu contemples, pour une dernière fois, ton reflet dans le miroir alors que Hjördis ajoute la touche finale à ta coiffure. Tu prends le temps de t'observer, dans ta totalité, avec un regard plutôt critique. Le résultat est sans appel. Tu est en tout point impérial. Oh tu n'en doutais pas un instant, mais tu as le soucis du détail et en bonne perfectionniste, tu veilles à ce que rien ne soit laissé au hasard. Y compris ta tenue ou ta coiffure. Tu es toujours si bien apprêtée que les nobles demoiselles, rêvent de porter tes robes, d'essayer les joyaux de tes coiffures ou de poser leur pas avec la même grâce que la tienne. Mais Hjördis, elle, t'observe d'une façon plus moqueuse.

-Et Votre Altesse aura-t-elle l'amabilité de nous donner le nom de cet heureux prince ?

Tu pousses un soupir mais ne peux t'empêcher de sourire. Hjördis qui frôle toujours les limites du protocoles. Mais ta suivante est assez intelligente pour ce permettre ces petites familiarités lorsque vous êtes seules. De toute façon, il est hors de question pour ton image si bien préservée, que quelqu'un puisse soupçonner une telle tolérance de ta part.

-Ne sois pas ridicule, Hjördis, souris-tu, un brin mystérieuse. Le Maréchal sort d'un entretien avec mon cher frère et les généraux.

-Que Votre Altesse me pardonne, mais, personnellement, je le trouve un poil archaïque. Je suis presque sûre qu'il a assisté à l'apparition des  icebergs.

Tu lèves les yeux au ciel et préfères ne pas répliquer. La Kyréenne sait parfaitement ce que tu comptes faire mais sa manie de tourner tout à la plaisanterie rend par moment un dialogue sérieux difficile. Tu finis par lui désigner la porte d'un geste et sors de tes appartements. Le plan est d'une simplicité enfantine. Un plan qui ne ressemble pas à un plan. En bonne princesse impériale qui gère ses affaires d'une main de maître, tu vas naturellement te rendre à la salle de réception où tu dois rencontrer une joueuse de lyre, censée animée le prochain repas. Le fait que le rendez-vous aie lieu quelques minutes après le Conseil n'est qu'un « pur hasard ». Et le fait que ta route finira par croiser celle du Maréchal de Serre n'en est qu'un de plus. Des hasards habilement ficelés par tes soins. Ton frère est très réservé lorsqu'il s'agit de t'informer des détails du Conseil. Les hommes... il te faut donc trouver une autre façon de t’enquérir des événements ou de la stratégie à venir. Bien évidemment, personne ne répondra a ce genre de questions. Une femme n'a pas à se mêler de la guerre. Néanmoins, ta finesse d'esprit et ton maniement habile des mots te permets d'arracher quelques renseignements par des moyens détournés. Renseignements qui peuvent paraître anodins mais dont tu te fais un plaisir de te faire tes propres conclusions. Le Maréchal est une bonne cible. Il voue une loyauté indéfectible et un respect profond pour ta famille. Tu as également appris de source sûre, de la culpabilité qui le ronge après les événements de Svaljärd. Des points que tu comptes bien mettre à profit pour assouvir des desseins.

Autour de toi, les nobles s'inclinent et quelques-un se risquent à des salutations plus verbales, auxquelles tu réponds toujours si aimablement. Tu avances d'un pas décidé, sans toutefois trop te presser. Juste assez pour montrer que tu n'as pas le temps de t'arrêter discuter mais pas trop non plus, parce qu'une princesse ne court certainement pas. Elle marche toujours dignement. Tes pas finissent par te conduire au détour d'un couloir. Il ne doit te rester que quelques bifurcations avant d'arriver à salle de réception, Hjördis marchant à une distance respectable de toi. Et c'est au prochain tournant, que tu te retrouves devant l'objet réel de tes désirs.

-Oh ! Maréchal... quel plaisir de vous croiser ainsi. J'ose espérer que votre santé se porte bien, t'enquis-tu, feignant une surprise tellement crédible que tu pourrais tromper Trelor en personne.
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Message Sujet: Re: C'est ce qui fait que tout tourne rond   C'est ce qui fait que tout tourne rond EmptyMar 10 Oct - 22:08

Le Conseil s'achevait, échange d'informations, de points de vue, de prochaines actions à faire, de... conseils également et naturellement. Et Richard n'aurait manqué pour rien au monde à son devoir et à cet appel à y participer dont il était fier. La famille impériale et Ibélène avant tout. Quand bien même, certaines personnalités en charge de conseiller, n'ayant jamais usé d'une quelconque force d'une manière ou d'une autre, le ventre bien trop rond à son goût, le mettait fort peu en joie d'écouter.

Il avait failli à sa tâche et à sa parole envers Augustus, il était hors de question que l'histoire se répète avec son fils, Octave. Octave qui deviendrait un jour Empereur d'Ibélène. Et si Richard avait son opinion sur la couronne, à jamais il la garderait pour lui. Le fils n'était en rien son père, preuve était de son propre sang. Le fils se montrait hésitant et loin d'être aussi affirmé et grand que ne l'était son paternel. Il avait toujours pensé qu'il manquait de poigne et plus encore, mais cela n'ôtait en rien la fidélité et le respect que Richard éprouvait pour la famille. Avec les événements de Svaljärd, tout s'était vu accéléré pour le jeune prince. Avec l'épidémie, Ibélène avait reprit ses terres et plus encore. Octave apprenait sur le vif, bien obligé, il était fortement bien entouré et nul doute planait qu'il ferait honneur à son rang. Il serait comme Augustus. Il deviendrait comme Augustus. Il le serait. Il le devait ! Augustus était fort, son fils se devait de l'être ou de le devenir également rapidement.

Après salutation profondément respectueuse et un accord reçu pour prendre congé, le Maréchal avait quitté la pièce. La tête pleine d'informations, il n'avait qu'une seule hâte : coucher le tout sur papier dans un premier temps et relire ensuite l'ensemble. D'une démarche raide, le torse bombé et le regard aussi sérieux que droit, Richard s 'était mit en route, saluant les têtes au passage, machinalement.

Surprise de taille comme de couronne, ses pas croisèrent ceux de la princesse Sixtine à qui il démontra vivement ses profonds et sincères respects quand elle lui offrit l'honneur de s'adresser à lui. Il inclina le buste et baissa la tête avant de la relever pour lui répondre. Ses yeux saluant sa beauté et son rang à chaque mot prononcé.

« Son Altesse m'ôte les mots de la bouche. Tout le plaisir est pour moi. » Rigide, mais droit, poli et respectueux. « Ma santé se porte bien votre Altesse, je vous en remercie. » Ajouta-t-il formel bien que songeant en son cœur qu'il ne méritait pas qu'elle s'inquiète de son état en vue de celui de son père, l’Empereur et de feu sa mère, l'Impératrice. Sixtine, belle princesse à la beauté élégante et froide, aux traits lui rappelant un peu ceux d'Augustus, en beaucoup plus délicats et féminins bien entendu. À la silhouette si droite et pure qu'elle semblait avoir été façonnée dans un glacier.  Elle, Sixtine, princesse semblant dépourvue de poids sur les épaules et en même temps prête à tout porter. Au caractère si noble et fier qu'il aurait pu tuer quiconque doutant de sa couronne. « Puis-je me permettre, votre Altesse, de m’enquérir de votre état de santé également ainsi que de celui de sa Majesté votre père,  l'Empereur Augustus ? » Il salua de nouveau des yeux la princesse. Lui souhaiter bonne journée alors qu'elle lui avait demander nouvelle de sa santé aurait été fort impoli à ses yeux. Lui demander où elle se rendait semblait presque tout aussi déplacé de sa part. Lui retourner la question par contre, lui semblait être la meilleure décision. Ajouter Augustus, l'Empereur, ne faisait qu'accentuer sa loyauté envers la famille et son espoir de le voir rétabli.
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Message Sujet: Re: C'est ce qui fait que tout tourne rond   C'est ce qui fait que tout tourne rond EmptyMer 18 Oct - 21:52

Ta présence fait son petit effet sur le Maréchal et tu t'en réjouis intérieurement. La loyauté incommensurable de cet homme envers ta famille est légendaire. Son côté misogyne également, même si tu n'as jamais ressenti cet aspect lorsqu'il s'adresse à toi. Lui qui a toujours été profondément respectueux. Impassible, tu attends la fin de ses salutations et profites de ce moment pour l'inspecter discrètement. Il semble assez remis de ses blessures, ce qui te rassure. Tes troupes ne peuvent se passer de leur Maréchal. Ils ont déjà perdu leur Impératrice et se rongent le sang au sujet de leur Empereur. Ils ne leur restent que le Maréchal. Et tu espères qu'il saura tempérer les conseils très théoriques de certains généraux. Tu les connais assez pour savoir que certains d'entre eux sont de redoutables chasseurs lorsqu'il s'agit de partir à l'assaut de la table, alors qu'ils se montrent beaucoup moins impatients en première ligne. Mais l'important, pour le moment, c'est qu'ils secondent efficacement ton frère. Tu fais confiance au Maréchal pour gérer ses Voltigeurs. Sa question t'arrache un soupir, non feint cette fois, alors que tes traits se ferment imperceptiblement. Tu as beau avoir une parfaite maîtrise de toi-même, ta tristesse et ton inquiétude demeurent très présente. Ici, dans ce couloir, tu n'as pas honte de laisser transparaître une petite parcelle de cette inquiétude qui ne cesse de te ronger de l'intérieur. Mais le but c'est de sauver les apparences et tu ne parais pas plus angoissée que de mesure.

-Hélas, son état ne s'améliore guère. Nous ne pouvons que garder espoir et prier la divine Callia.

Tes propos sont mesurés, digne d'une véritable princesse impériale. Certes, tu es lasse de cette ignorance. Se réveillera-t-il un jour ? Comme tu l'as si bien dit, tu ne peux que l'espérer. Et prier. Prier Callia de guérir ton père et supplier Sithis de le refuser aux portes de son royaume. Parce que vous avez tous encore besoin de lui. Quoiqu'il en soit, cette lassitude ne transparaît pas. Pour ton peuple, tu seras forte, comme tu l'as toujours été.

-Alors Maréchal, souris-tu légèrement, mais montrant clairement que tu souhaites changer de sujet, aurais-je l'immense plaisir de vous revoir sous peu ? Nous organisons une réception dans quelque lunes et je serai très heureuse de vous compter parmi nos invités.

Rien de plus anodin qu'une telle proposition, qui te révélera bien plus qu'il n'y paraît. Une invitation qui se veut anodine, alors que tu te devines aisément les sentiments du Maréchal à l'égard de ce genre de réception qui émoustillent l'intérêt de ces dames. Une habile manœuvre de ta part, qui te renvoie à tes obligations de première dame d'Ibélène mais qui te permettra d'analyser scrupuleusement chaque mot prononcé par ton interlocuteur.

-J'allais justement m'entretenir avec une charmante joueuse de lyre, dont on dit que les mélodies font pleurer Valda elle-même.

Tu sens presque le sourire intérieur narquois de ta suivante dans ton dos. Elle te connaît. Elle sait où tu veux en venir et que derrière ces apparences innocentes se cachent une véritable manipulatrice qui met tout en œuvre pour avoir réponses à des questions qu'elle ne peut poser elle-même. Or il n'y a pas plus activité féminine que d'aller écouter une musicienne pour un bal à venir. Si intérieurement tu attends avec une avidité grandissante les réponses du Maréchal, ton visage garde cette même expression polie et courtoise, parsemé d'un soupçon de doux sourire, qui caractérise si bien ce que tu reflètes au quotidien, dans les yeux des autres.
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Message Sujet: Re: C'est ce qui fait que tout tourne rond   C'est ce qui fait que tout tourne rond EmptyJeu 26 Oct - 13:29

Rho qu'il était poli Richard alors qu'il s'adressait à la princesse Sixtine. Il l'avait toujours été envers la famille impériale après tout, il en serait toujours ainsi. Et ce n'était pas le cadre de la famille ornant le mur de son bureau qui démentirait son allégeance à la couronne, bien au contraire. Fidèle serviteur de l'Empereur, protecteur de l'Empire, le but du Maréchal avait toujours été de servir au mieux les intérêts des ibéens, du royaume, en conseillant et en s’exécutant face aux décisions prises au niveau de la voltige. Si misogyne il était, comme tous bellifériens initialement bien conçus, il se gardait bien d'en faire part à la princesse car il connaissait les limites et le respect dû à son rang. Il était flatté, Richard, il fallait l'avouer, que son altesse la princesse Sixtine prenne le temps de s'adresser à lui. Il avait envisagé à vrai dire une toute autre attitude de sa part, de leur part, se sentant affreusement coupable d'avoir manqué à sa parole envers leur parent. Pourtant si rancœur il pouvait y avoir, les enfants d'Augustus et de Catarine la cachèrent bien, faisant passer leur devoir et leur rôle avant tout comme on l'attendait d'eux ou plutôt, comme on l'exigeait d'eux.

Tout poli et soigné qu'il pouvait l'être, il avait répondu consciencieusement et avec franchise avant de s’enquérir à son tour de l'état de santé de la princesse et de celui d'Augustus d'Ibélène. S'il n'eu guère de réponse sur sa personne, il en eu tout de même pour le père. Il ne pu que s'incliner, compréhensif, sans en demander davantage.

« Mes prières et mes vœux de rétablissement l'accompagnent. » Se contenta-t-il de répondre sincèrement. Ce n'était pas Calla qu'il priait quotidiennement, surtout en temps de guerre, mais s'il fallait la prier pour retrouver un Empereur digne sur le trône, il le ferait plutôt deux fois qu'une. Naturellement, si l'état d'Augustus s'était amélioré et que ce dernier s'était réveillé, il était fort à parier que la rumeur se serait déjà répandu se disait-il. Cela n'engageait à rien pour autant de s’enquérir des nouvelles.

Lorsque la princesse reprit la parole et changea de sujet, il n'en fut pas le moins du monde étonné. L'état de santé d'Augustus était préoccupant, il devait la peiner bien plus que d'autres, elle avait beau être forte – bien plus qu'il ne l'aurait pensé – elle restait femme de cœur, être sensible et plus faible que l'homme. Le nouveau sujet abordé était lui-même plus... féminin, puisqu'il s'agissait d'une réception. Il doutait sincèrement d'y retrouver des vaillants. Il se voyait d'ailleurs déjà droit comme un piquet décoratif assistant à contrecœur au baratin de quelques petits baronnets, le tout sous une ribambelle de gloussement à le piquer au vif. Horrible proposition qu'il ne pouvait dûment refuser comme un goujat.

« Son altesse Sixtine m'honore par cette invitation et si mes devoirs de maréchal me le permettent, ce sera avec grand plaisir que je me joindrais à votre réception. »

Prédiction surprenante, il aurait un tas de paperasse à faire le jour J, cela va s'en dire, malheureusement. Si l'offre venait d'Augustus, il se serait damné de ne pas y assister, mais l'heure n'était pas à la fête et il doutait que les gens invités soient aussi plaisant à entendre que ceux de l'Empereur. Quant à la joueuse de lyre à faire pleurer un dieu.

« Oh. Jouera-t-elle lors de cette soirée ? » demanda-t-il intéressé pour peu qu'il en avait à faire. Il n'était pas très mélopée, Richard, et voir pleurer un groupe de dames et des baronnets était tout sauf dans ses goûts. « A quel nom répond-elle si je puis me permettre ? » Simple curiosité, peut-être que la dite charmante joueuse était reconnue. Lui, préférait de loin musique bien grasse et animée que chanson à faire pleurer un dieu.
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Message Sujet: Re: C'est ce qui fait que tout tourne rond   C'est ce qui fait que tout tourne rond EmptyJeu 9 Nov - 23:21

Dans ta tête, tu te permets de ricaner éhontément, t'imaginant un Maréchal si fier et droit, emmailloté dans une tenue un peu étriquée, immobile et mal à l'aise au milieu d'une salle de bal, entouré de nobles gens qui jacassent comme des pies de choses aussi anodines que stupides et inintéressantes. Ce que tu peux être mauvaise, par moment. Un de tes rares plaisirs, sûrement, deviner le malaise des autres à travers des minimes expressions ou tiques. Tu sais que le Maréchal est trop poli pour te refuser directement une invitation royale, mais tu sais aussi que le temps ne se prête pas à des réceptions mondaines pour le chef des Voltigeurs. Pourtant tu continues de le torturer encore un peu, pour le plaisir de contempler sa retenue courtoise légendaire. Bien évidemment, la réputation du Maréchal n'est pas inconnue à tes royales oreilles. Tu connais très bien ses sentiments vis à vis des femmes. Sa misogynie n'est un secret pour personne. Mais il est loyal envers ta famille, toi y compris. Alors certes, tu prends un plaisir mesquin à le confronter à des situations très féminines mais, au fond, tu l'aimes bien ce Maréchal. Et tu l'admires aussi un peu. Lui, est libre. Le monde doit être si beau là haut, filant au gré du vent à dos de griffon. Une occasion de contempler d'un œil l'étendue d'Arven.

-Elle se fait appeler Harmonie Doucecorde. Elle vient de Lorgol mais elle vit en Sombreciel. Son art est très réputé par ici.

Ta main vient se poser sur tes lèvres alors que tes traits prennent une expression à la fois navrée et embarrassée. Un savant calcul qui a souvent fait son petit effet.

-Que dis-je, Maréchal, vous avez mieux à faire que m'entendre discourir sur les joueuses de lyre et les réceptions. J'en oublie presque le principal, comment se porte mon peuple ?

Les mots choisis, la formulation de ses phrases, tout te laissent sous entendre que le Maréchal n'a guère le temps de venir s'occuper dans tes réceptions. Quelque chose se prépare. Tu sais que la magie reprend ses droits en territoire faë, tes troupes doivent s'organiser pour continuer leur progression. Le Maréchal toi certainement mettre des plans au point et tu es persuadée que la stratégie a été évoquée lors du Conseil. Tu n'es pas dupe. Il ne te répondra jamais, même si tu lui poses directement la question. Ce que, évidemment, tu ne feras jamais. C'est le meilleur moyen pour attirer les soupçons. Non, tu as d'autres projets. Tu t'es résignée à ne pas tout savoir. Tu dois composer avec ce que tu as et tenter de deviner. Souvent tu devines juste, ton esprit s'affine de plus en plus, mais il n'y a jamais aucun moyen d'avoir de réelles certitudes. Cela fait parti du jeu, tu le sais. L'unique avantage quand tu es seule à y jouer, c'est qu'il n'y a pas de réelles conséquences à tes erreurs et que personne, en dehors de toi, ne s'en aperçoit.

-Je n'ai guère beaucoup d'échos sur ce que ressent nos loyaux sujets, Maréchal. Ma mère a toujours veiller à se tenir au courant du bien-être des roturiers mais maintenant qu'elle n'est plus là...

Tu préfères détourner le regard un instant. Mettre la carte de l'Impératrice sur le tapis pour appuyer et justifier ses dires tout en enfonçant un peu plus le poignard dans la culpabilité du Maréchal... Tu as l'impression d'entendre Hjördis te chuchoter que c'est très vil de ta part. Tu le regardes de nouveau et sourit doucement, d'un petit sourire empreint d'une tristesse très contenue et d'une invitation polie à répondre à tes questions si anodines en apparences. En sachant le moral de ton peuple, peut-être pourras-tu deviner celui de tes troupes et leur état d'esprit actuel.
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Message Sujet: Re: C'est ce qui fait que tout tourne rond   C'est ce qui fait que tout tourne rond EmptyVen 10 Nov - 14:54

Bien poli envers la famille impériale, Richard n'avait pu refuser platement l'offre de la princesse, préférant laisser entrevoir un possible accord sous réserve qu'il en ai le temps. Temps qu'il n'aurait évidement pas pour ces choses là. Peut-être soupçonnait-elle ce refus poli, peut-être que non, quoiqu'il en soit, il mesurait ses mots avec attention. Elle était la fille de son empereur, la sœur du prochain également, comment oserait-il seulement se montrer vulgaire en sa présence. Sur son corps mort qu'on souillerait son nom.

Affichant un faux intérêt pour la joueuse de lyre, histoire de passer sur le refus poli de plutôt et ne pas tourner le dos à la princesse, il écouta sans laisser filtrer une once de grimace. Doucecorde. Si elle faisait pleurer les gens c'était davantage la corde au cou qui lui sciait. Sombreciel. Ce duché de dévergondée... Il sourit léger en inclinant la tête une nouvelle fois lorsqu'elle changea de sujet. Signalant qu'elle n'avait pas de quoi se sentir honteuse d'aborder un chapitre féminin, remerciant également surtout sa sagesse de faire la part des choses. Sixtine comprenait vite l'essentiel, la princesse n'était pas une gueuse stupide, elle avait de la jugeote et des manières, l'une des rares exceptions qu'il pouvait supporter quand on le connaissait.

« Le peuple ibéen se porte bien votre Altesse. Soyez-en assurée. »

Il s'était contenté du stricte minimum et de ce qu'une princesse souhaitait/pouvait entendre. Nul mensonge. Le peuple se portait mieux depuis cette épidémie, mais combien de temps cela durerait-il ? Lorsqu'elle mentionna Catarina et sa douleur, il rajouta cela étant, ne pouvant laisser l’inquiétude persister chez la princesse, la fille de l'impératrice assassinée alors qu'il avait les yeux fermés.

« Que feu votre mère, l'Impératrice Catarina d'Ibelène, repose en paix. À ce jour, son peuple s'agrandit à merveille autant qu'il s'épanouit. Ibelène avance, votre Altesse, et l'Empire résiste. Je vous le garanti. » osa-t-il même. Des terres en plus, des habitants en plus. 'Si Faërie attaque, l'Empire contre-attaque.' se rappelait-il avoir dit un jour. Et ils avaient contre-attaqué, ils avaient résisté, maintenu à distance les envahisseurs jusqu'à ce que ces derniers soient punis de leur avidité par cette épidémie. Il ne fallait cela étant rien lâcher, c'était bien trop tôt pour savourer victoire, les faës ne lâcheraient sûrement pas le morceau. L'épidémie s'en était allé et les belligérants ne tarderaient pas à revenir en force. Il fallait être prêt, préparer, concevoir, imaginer, conseiller.

Il espérait la conscience de sa princesse tranquillisée et voir son minois gracieux relevé fièrement. « Que son Altesse m'excuse, mais je ne désirerais nullement que ma présence vous mette en retard. » Il ne pourrait en dire plus, il en avait déjà trop dit à ses yeux. Et si Sixtine s'aventurait à poser une question sur la guerre, aussi invraisemblable cela lui ça, il aurait l'obligeance de lui refuser au nez – chose qu'il refusait s'imaginer faire à un membre de la famille impériale. En outre, il ne souhaitait guère mettre la princesse en retard. Il s'en mordrait les doigts, même si cela épargnerait à Sixtine de verser des larmes en écoutant Cordeaucou.
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Message Sujet: Re: C'est ce qui fait que tout tourne rond   C'est ce qui fait que tout tourne rond EmptyMer 6 Déc - 22:30

Cette réponse claire et courte, propre au guerrier, te fait intérieurement sourire. C'est le genre de réponses nettes, sans artifice, que tu apprécies, loin des discours redondants de la Cour. Exactement ce qu'on attend de toi. De broder autour d'un oui ou d'un non. Car oui ou non n'est pas une réponse appropriée pour une princesse impériale. Ils doivent toujours s'accompagner d'une justification, d'une précision, de quelques détails bien croustillants. C'est ce qui manque surtout ici. Les détails bien croustillants. Mais tu n'en attendais pas tant de la part du Maréchal.
En revanche, le coup de ta défunte mère et un bonne avancée dans ta partie d'échec et semble délier un peu la langue du Maréchal. Tu le savais déjà, sa culpabilité n'est un mystère pour personne. Peut-être qu'au fond tu ressens une pointe de pitié pour ce Maréchal alors que tu enfonces le couteau dans la plaie. Après tout ce n'est qu'un homme. Les hommes peinent à reconnaître leur échec qu'il voit ensuite comme une faiblesse. Et, ensuite, il vont tourner et retourner le problème dans tous les sens, se ronger les ongles et se torturer la cervelle pour essayer de comprendre la raison de cette faiblesse. Parce qu'ils se perçoivent ainsi. Faibles. Les femmes sont différentes. Elles sont plus fortes. Elles portent plus de poids, plus de responsabilités et, surtout, plus de secrets. Mais tout ceci, les hommes n'en sont pas conscience. Les naïfs. Tu as presque pitié, en effet. Juste presque. Cela ne lui fait pas trop du mal à ce Maréchal misogyne et imbus de lui-même. Combien restent ainsi désœuvrés devant tes battements de cil de jeune fille en deuil ? Que tu es cruelle. Ton sourire intérieur est victorieux et presque un tantinet moqueur devant cette facilité avec laquelle le Maréchal est tombé dans le panneau. Tu médites cette réponse. Le peuple semble se remettre, sûrement parce qu'il sait être victorieux sur cette bataille. Leurs guerriers continuent donc à se battre avec acharnement et la mort de l'Impératrice, loin de déstabiliser les troupes, n'a fait que renforcer leur agressivité et leur envie de gagner plus de terrain. Sa mère serait ravie. Pour le moment, ils continuent donc à avoir l'avantage. Parfait. Combien de temps cela allait-il durer, tu ne le sais pas. Le plus longtemps possible de préférence. Ton air, toutefois, ne change pas d'un poil. Tes lèvres s'étirent dans un doux sourire, nourri d'une tristesse poignante à faire pleurer un Belliférien. Tu joues admirablement bien ce rôle de jeune fille fragile dont la mère vient de décéder mais qui fait tout son possible pour rester forte et tenter de le montrer.

-Merci Maréchal. Puisse Levor porter vos paroles aux oreilles de notre Impératrice. Il me plaît de penser qu'elle nous contemple depuis le royaume de Sithis et veille sur nous. Sachez, en tout cas, que vos paroles m'apportent un certain réconfort.


Tu préfères changer de sujet, tu sais qu'insister sur ce sujet ne fera qu'attiser des soupçons que tu préfères éviter. Une princesse qui se soucie de son peuple, c'est normal. Une princesse qui insiste sur ce sujet en espérant y deviner certaines informations militaires c'est suspect. Tu lui adresses donc un sourire poli, inclinant légèrement la tête en signe de remerciement. Une marque de respect qui, tu sais, sera bien perçue. Donner plus d'importance qu'elles en ont à certaines personnes est toujours une manœuvre bénéfique. Tu perçois également le sous-entendu du Maréchal derrière ses bonnes manières. Tu sais qu'il est pressé. Il a sûrement quelques secrets techniques à aller confier à ses capitaines. Tu te doutes que tu le retardes et n'a pas envie de continuer de le retenir contre son gré. Dans quelques minutes, tu lui rendras sa liberté. Jusqu'à la prochaine fois où tu tomberas « par hasard » sur lui, encore une fois.

-Vous ne mettez guère en retard Maréchal, je suis même un peu en avance je crois,
dis-tu doucement, d'un ton rassurant.

Tu laisses planer un peu le silence, t'amusant de ce délai l'obligeant à rester encore un peu ici, tant que tu ne lui auras pas donné congé. Tu ne fais pas durer l'amusement plus que nécessaire. Le temps est tout de même compté, le Conseil a dû donner quelques ordres bien précis que le Maréchal doit rapidement exécuter.

-C'est moi qui abuse ainsi de votre temps,
précises-tu d'un air faussement inquiet. Vous avez sûrement des choses plus pressantes à faire que de subir les bavardages futiles de votre princesse.

Tu lui adresses un sourire ravageur, un tantinet embarrassé.

-Sachez que je suis désolée d'abuser ainsi de votre temps précieux et que j'apprécie tout ce que vous faites pour notre famille et notre peuple. Mon père n'a jamais caché votre dévouement à notre cause et vous a toujours beaucoup estimé. Je tiens à ce que vous le sachez, Maréchal.

Après la mère, le père. Peut-être est-il temps de faire ainsi cesser ces tortures subtiles, mais néanmoins cruelles, et rentre sa liberté à ce cher Maréchal ?
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Message Sujet: Re: C'est ce qui fait que tout tourne rond   C'est ce qui fait que tout tourne rond EmptySam 16 Déc - 17:52

Richard se tenait toujours bien droit, tout poli, tant dans son attitude que dans ses paroles. Il s'agissait de son altesse la princesse Sixtine après tout, pas d'une petite bourgeoise qu'il aurait pu regarder de haut. Il était inutile de faire le paon devant la fille de l'empereur, elle savait qui il était, ce qu'il faisait, et son rôle pour l'empire. Et Sixtine était bien au dessus de ces petites glousseuses sans intérêt, elle ne gloussait d'ailleurs pas en sa présence, c'est elle qui faisait glousser les gens, pauvres désireux de son statut et de sa prestance. Il était presque regrettable, aux yeux du maréchal, que Sixtine ne devienne pas la prochaine impératrice, car elle avait plus de noblesse et de charme en elle que n'importe quelle autre femelle à sa connaissance. Il fut d'ailleurs surpris en la regardant, de penser à la futur impératrice, serait-elle aussi élégante et belle que celle sous ses yeux ? Il doutait de la réponse et préféra oublier la question. De toute manière c'était une impolitesse que de songer à une autre femme tout en regardant son altesse Sixtine d'Ibélène.

Impolitesse qui revint pourtant au galop lorsqu'elle mentionna Levor. Il en aurait presque grimacé à se souvenir de l’humiliation qu'il avait vécu face à la kyréenne sous cette tente non loin du champ de bataille. Il le cacha bien dans ses traits, mais le fait était là, il avait soudain songer à cette chevelure blonde sous un casque éraflée par les luttes et la survie, plutôt qu'à la magnifique tête brune et couronnée.

« Vous m'en voyez ravi votre Altesse. Vos pensées quant à l’Impératrice trouvent écho dans les miennes, sachez-le. »

Inclina t-il la tête pour soutenir ses dires et répondre au remerciement respectueux de la femme devant lui. Si Sixtine pensait cela au sujet de sa défunte mère, Catarine d'Ibélène, il était hors de question d'indiquer penser autrement. Il était également ravi que ses mots ai pu soulager la couronne tout comme il était conquit, encore une fois, par la bonne éducation dont elle lui faisait grâce en inclinant elle-aussi la tête.

À l'idée de la mettre en retard pour l'audition de Cordaucou, s'installa celle qu'il prendrait du retard lui aussi pour faire passer des mots aux capitaines de la Voltige s'il ne se hâtait pas. Elle comprendrait fort bien, mais il se voyait pourtant mal se congédier lui-même. Elle n'était pas Augustus, ni Catarine, mais elle était de leur sang, respect des coutumes et du rang l'obligeait à attendre à ses yeux – même si quelque part au fond, il se disait qu'il aurait pu s'excuser et prendre son départ car après tout, l'heure était à la guerre. Lorsqu'elle indiqua être en avance, Richard ne trouva que dire et se contenta d'un hochement de tête raide pour son ravissement à entendre ses mots.

« Vous n'abusez en rien votre Altesse et il faudrait être sot pour trouver votre conversation déplaisante. »

Et il menacerait quiconque prétendrait le contraire. Certes parler chant et bal ne l'enchantait guère, loin de là, mais si cela venait de la famille impériale, il le supporterait tout de même ! En outre, il préférait largement entendre une princesse parler de cela que de se mettre à songer aux tactiques de la guerre. À chacun sa place, quelle soit tête d'or ou tête nue. Et Sixtine connaissait la sienne à sa plus grande joie.

À son sourire et ses dernières paroles, son cœur se serra autant qu'il fut inondé de ravissement. Oh combien il regrettait le coma de son empereur, mais entendre la princesse parler du respect qu'Augustus éprouvait à son égard ne pouvait que l'emplir de joie et d'un honneur immense. Il savait que son empereur l'estimait, mais l'entendre d'une autre bouche était plaisant. Fils du dieu de la Guerre, l'homme donna du poing sur son buste.

« Vous m'honorez par ces mots. Et votre père, l'Empereur d'Ibélène, a toute ma fidélité à son égard. En mon nom et pour le sien, je jure à votre Altesse que jusqu'à son réveil et même au-delà, je veillerais à la grandeur de l'Empire. »

Et une nouvelle fois, il inclina la tête férocement, plein d'honneur et de vaillance à exceller dans son devoir et à s'exténuer à la tâche.
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Message Sujet: Re: C'est ce qui fait que tout tourne rond   C'est ce qui fait que tout tourne rond EmptyMar 9 Jan - 22:38

C'est peut-être un peu cruel, tu en es bien consciente, mais tu ne peux pas t'en empêcher. Taquiner le Maréchal fait parti d'un de tes jeux favoris. Des petites manipulations gentilles, sans aucune méchanceté, mais tout de même aussi fréquentes que possibles. Bien évidemment, il n'en est pas conscient. Comme avec beaucoup d'autres, il te suffit de quelques sourires timides, de petites inclinaisons respectueuses ou de propos humbles pour l'enrouler autour de ton doigt. Tu t'en amuses, certes, mais tu gardes tout de même un respect profond pour ce Maréchal si dévoué à Ibélène, et une certaine affection pour lui. Tu es bien au fait de son caractère hautement misogyne et ne doutes pas que seule ta situation impériale te confères son respect, pourtant tu l'apprécies tout de même. Après tout, il n'a jamais fait preuve d'arrogance envers toi.
Tu souris grandement toutefois, lorsque le témoignant du respect de ton père lui inspire un élan de patriotisme fort touchant, bercé par un honneur très belliférien. Des propos qui ont réveillé sa loyauté envers l'empire et sa famille. Malgré toi, il t'arrache quelques frissons, manquant presque d'humidifier tes yeux. Tu le laisses apercevoir une parcelle de ton émotion, sachant que ça jouera en ta faveur. Dans l'esprit d'un homme, les femmes sont plus émotives. Et tu as beau être une princesse, cette émotion témoigne également des souffrances qui sont tiennent depuis quelques semaines. En clair, tu renvois l'image de cette princesse impériale qui garde sa dignité et sa fierté, montrant qu'elle peut mettre de côté ses émotions, tout en dévoilant une petite part plus fragile qui signifie clairement que tu t'efforces très noblement de garder le contrôle. Bref, encore une fois, tu parviens à entretenir ton image avec une justesse parfaitement calculée.

Tu as presque envie de poursuivre la conversation. Inutile de te le cacher, la curiosité te brûle mais tu as déjà appris et deviner pas mal d'informations. Pour le reste, tu laisseras une de tes sources les plus efficace te les conter, même si c'est contre son gré. En tout cas, cet entretien avec le Maréchal a été riche en information et t'a procuré un bon divertissement, loin de tout le côté assez ennuyeux de la gestion du palais. Tâche à laquelle tu t'adonnes avec une efficacité redoutable, même si elle n'est pas des plus passionnantes. Elle contribue cependant à entretenir ton image tout en te permettant d'avoir la main mise sur quelques informations plus intéressantes supplémentaires. Et surtout, elle te permet d'évacuer un tantinet cette frustration en t'offrant plus de liberté dans la gouvernance de l'empire, même si elle reste à une très petite échelle. C'est tout de même un pas important que tu ne peux te permettre de perdre. Pour le reste, tu pourras toujours voir avec Octave. Vos rapports ce sont nettement améliorés, même si ce n'est pas encore ça.

-Je n'en doute pas, Maréchal, et sachez que nous comptons tous sur vous, déclares-tu d'un ton plus solennel, comme un écho à l'étalage de sa loyauté envers ta famille.

Tu as beau reprocher pas mal de choses aux Bellifériens, surtout par rapport à leurs femmes, tu n'en restes pas moins une. Après tout, ce grand-père que tu respectes tant était Belliférien. Et s'il y a une chose que tu gardes de ce duché, c'est bien l'honneur.

-Je ne vais pas vous retardez plus longtemps Maréchal. Vos devoirs vous attendent, ainsi que les miens. C'était un réel plaisir de partager votre conversation le temps de quelques minutes. Et vous m'avez, en quelque sorte, soulagée le cœur par vos paroles. Je vous en remercie.

Cette fois, tu te permets même une légère révérence de remerciements et d'adieux.

-Restez en vie, Maréchal. Ibélène ne peut se permettre de vous perdre. Que Kern guide vos pas.

Tu attends ses ultimes salutations et reste un moment sur place, stoïque, à l'observer s'éloigner. Puis tu te retournes, adresses un sourire complice à Hjördis et te rend à ton rendez-vous musical. Tu auras de quoi réfléchir pendant l'entretien.
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Message Sujet: Re: C'est ce qui fait que tout tourne rond   C'est ce qui fait que tout tourne rond EmptyMer 10 Jan - 14:23

Ah, qu'il avait le cœur lourd, chargé d'émotions. Tant de fierté et d'honneur se partageaient son espace de battement en cet instant. Sixtine avait su trouver les mots qui rendait n'importe quel homme heureux, tout du moins ceux au caractère similaire à celui de Richard le Harnois, les Bellifériens entre autre. Augustus d'Ibélène, son empereur, avait toujours occupé une place importante pour lui après tout, homme au respect et à la prestance sans pareil – dommage qu'il ne partageait pas sa misogynie.

Sincérité, mais surtout loyauté sans faille sortirent de sa bouche alors qu'il répondait à la princesse. Princesse qui fut prise d'émotion en l'entendant, il le vit dans ses yeux, mais n'en dit mot car c'était normal. Qu'une femme montre ses émotions étaient commun, qu'une princesse en fasse autant était plus rare voir privilégié car à noblesse au sang oblige on avait tendance à les camoufler. Si Sixtine ne versa goutte malgré l'humidité et la brillance de son regard, c'est bien parce qu’elle mesurait magnifiquement bien ses émotions. Et parce qu’elle avait apprit à le faire, à les cacher en public.

Il la remercia d'un signe de tête et approuva ses dires par ce même mouvement. Répétitif d'une certaine manière face à une altesse. Et lorsqu'elle indiqua le libérer de cette discussion pour le laisser vaquer à son devoir ainsi qu'au sien, il reprit à sa suite, s'inclinant toujours aussi respectueusement avec un geste de main accompagnant ses manières et se portant contre son buste, allant embrasser son insigne épinglée au niveau du cœur.

« Le plaisir fut mien, votre altesse, et il en va de même pour vos paroles. Vous avez tout mon respect ainsi que ma loyauté envers votre personne et votre famille. »

Il la remercia encore de ce geste devenu automatique lorsqu'elle indiqua son importance à rester en vie. Il avait déjà échappé au flamme du duché des glaces, ce n'était donc pas dans ses projets de se laisser aller et de la perdre de si tôt. Foi de maréchal et acquiescement lointain et fier d'Adamante.

« Puisse Alder poursuivre à guider les vôtres. Votre altesse. »

Quel dieu était le plus approprié à citer devant une princesse que celui qui bercait l'empire. Alder était approprié à ses yeux. Il ne prit pas la peine de répéter mot pour mot le fait qu'elle aussi devait rester en vie, car cela était évident à ses yeux et qu'il veillerait à s'en assurer – peut-être plus proche un jour qu'à partir de son poste de maréchal actuel. Et il s'inclina légèrement encore une fois et il prit son départ. Nombre de paperasse à rédiger et à transmettre l'attendait.


***
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