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 Vous n'êtes rien

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La Noblesse
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Martial de Bellifère
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Message Sujet: Vous n'êtes rien   Vous n'êtes rien EmptyJeu 12 Oct - 21:04


Livre II, Chapitre 6 • La Chasse Sauvage
Grâce de Sombregemme & Martial de Bellifère

Vous n'êtes rien

Et sûrement pas une championne.



• Date : 22 septembre 1001
• Météo (optionnel) : Doux, il commence à faire nuit
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Durant le Tournoi des Trois Opales, Martial s'intéresse à la Championne d'Erebor. Belliférienne, celle-ci ose remporter une Opale, et le futur duc est déterminé à lui rappeler que, toute championne qu'elle se croit, elle n'est sur ces terres qu'une femme. Une femme qui, déjà, a trop fait parler d'elle.
• Recensement :
Code:
• [b]22 septembre 1001:[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2770-vous-n-etes-rien]Vous n'êtes rien[/url] - [i]Grâce de Sombregemme & Martial de Bellifère[/i]
Durant le Tournoi des Trois Opales, Martial s'intéresse à la Championne d'Erebor. Belliférienne, celle-ci ose remporter une Opale, et le futur duc est déterminé à lui rappeler que, toute championne qu'elle se croit, elle n'est sur ces terres qu'une femme. Une femme qui, déjà, a trop fait parler d'elle.

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Message Sujet: Re: Vous n'êtes rien   Vous n'êtes rien EmptyJeu 12 Oct - 21:07

Le tournoi des Trois Opales battait son plein, dans la ville d'Hacheclair. Septembre parait de ses couleurs et de sa température, pour une fois, clémente, la cité où Martial avait vu le jour. Le jeune prince, plein de toute sa suffisance dont il se parait volontiers, avait été plus que fier d'accueillir en son domaine, sur ses terres, tout ce qu'Arven comptait de magnifique et de noble... Et de moins noble, mais concernant la plèbe, il faisait suffisamment confiance à sa garde pour s'assurer qu'elle ne se croit pas tout permis et se laisse aller à ses pires travers. Il faisait confiance au peuple de Bellifère, moins aux autres, et encore moins aux faës.
Ainsi donc, Martial s'était-il vu être l'hôte de l'Empereur lui-même, de sa famille, et des autres Ducs et Duchesses de son empire. Offrir à ceux-ci l'hospitalité la plus confortable lui semblait normal, et, s'il avait dû quelque peu se forcer pour rester protocolaire face à l'impératrice Chimène et aux couples ducaux sous sa juridiction, il n'y avait aucune différence de traitement entre eux et leurs homologues ibéens.
Bien sûr, le blond prétendait diriger ces choses-là. Bien sûr, il pensait être le maître, déjà.
La réalité était qu'Ermengarde, encore et toujours, avait tout orchestré. Oh, il s'était vu, le dauphin, prendre la parole pour accueillir tout le monde, s'incliner, offrir ses respects ! Il s'était bien vu ! Mais ce n'étaient que des mensonges, des illusions dans sa tête.
Il était resté en retrait, Martial. Protocolaire. Héritier sans pouvoir en placer une.

Il était resté en retrait, et, comme tout le monde, il avait découvert les champions en même temps. C'était bien une idée aux autres, ça, de nommer une femme en temps que championne.... Championne faë. Championne faible. Il n'y avait pas tant d'écart, pas vrai ? Et qu'on ne lui parle même pas de celle de la Ville Basse. Une femme et, vraisemblablement, une pirate ! Pathétique. Au moins les hommes relevaient-ils la donne dans cette mascarade. Tenez, un exemple du bon sens : Cibella avait envoyé un guerrier. La preuve que ce duché n'était pas forcément bon à rien, juste les femmes !
Et puis vinrent les deux disgrâces. La première se présenta sous la forme de cette Voltigeuse, la seule et unique qui avait osé s'imposer dans le vol de Bellifère, Grâce Martel. Il savait, et il comprenait, aux murmures derrière lui, qu'il n'était pas le seul offusqué par sa présence. Il avait coulé un regard vers Anthim, interrogateur, ses pensées tourbillonnant trop vite dans son esprit.
Et la seconde disgrâce, celle qui lui arracha une exclamation involontaire, ce fut bien évidemment l'annonce du choix de la duchesse pour représenter leur duché.
Une femme ! Une femme, et, de plus, en temps que soigneuse ? Mais ils avaient l'air de quoi ?
Elle dépassait les bornes. Il se promit de lui en toucher un mot, le soir-même, ce qu'il avait fait.

Et puis la première épreuve était arrivée. Magnifique. Grandiose. Le Colisée était honoré, Martial était sûr, de ce combat, bien que le sable soit foulé par des pieds féminins. Le sol de Bellifère avait soif de sang, de gloire et de bataille. Le Tournoi lui donnait cette opportunité.
Le sol de Bellifère avait soif de victoire. Malheureusement, ce ne fut pas leur... Championne - par les Dieux, que le mot lui écorchait les lèvres ! - qui rapporta la gloire d'une Opale. Une enfant du duché, par contre, oui.
La championne d'Erebor. Aucune joie, aucune fierté, n'avait habité le futur duc lors de cette révélation.
C'était une femme et, toute Bélliférienne soit-elle, sa place n'était pas dans le Colisée. De plus, il s'était renseigné sur elle, et cette femme n'avait décidément rien qui ne puisse s'attirer une once de respect de la part de Martial.
Et ça, il comptait bien lui faire comprendre.

Alors, encore libre de ses mouvements, en ce soir du 22 septembre il s'était glissé sous le soleil couchant dans les rues, jusqu'à rejoindre l'arène. Les logements des Ibéens. Et là, dans le couloir, il avait attendu. Fort heureusement, il n'avait pas eu à attendre longtemps, pour cette pseudo-championne qui ne pourrait que couvrir de honte le duché d'Erebor. Elle n'aurait jamais du gagner, aussi vaillante avait-elle été.
"Dame Martel." l'interpella-t-il.
Martel. Le nom de son mari.
Le nom de celui à qui elle devait tout, sans lequel elle n'était rien, à leurs yeux.
Sans lequel elle était insignifiante pour Martial.


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Grâce de Séverac
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Message Sujet: Re: Vous n'êtes rien   Vous n'êtes rien EmptySam 28 Oct - 17:31

Le Tournoi des Trois Opales, si Grâce savait parfaitement qu’il n’avait rien de bon enfant et de sympathique, était particulièrement sanglant, cette année-ci. Principalement à cause de tous les affrontements qui avaient lieu en dehors de l’arène, qui menaçait de ternir l’image de Bellifère. Non pas car le tournoi ne serait pas à la hauteur des précédents – bien au contraire, si l’on considérait les combattants -, mais bel et bien parce qu’ils avaient failli à la sécurité de leurs invités. Si Grâce n’avait guère de temps pour s’en occuper, trop prise par les entraînements auxquels elle devait se soumettre, elle déplorait malgré tout les nombreuses attaques.

Elle avait beau cultiver nombre de griefs envers le duché de la guerre, dont elle était plus proche qu’elle ne le pensait, elle appréciait sincèrement la duchesse Ermengarde, et ce qu’elle avait fait pour elle. Ces terres qu’elle lui avait cédées dans le secret demeureraient siennes, et peut-être les offrirait-elle à l’une de ses filles, à l’avenir. Agathe, sûrement – elle doutait qu’Aubrée veuille revenir dans ce duché qu’elle avait désiré fuir, projet pour lequel Grâce l’avait aidée. Elle lui apportait un revenu certain, et elle ne manquerait pas d’y revenir, en possession des documents attestant qu’elle était autant Belliférienne qu’Erebienne.

Elle comptait malgré tout ne pas démériter, durant ce tournoi, pour leur montrer, à tous, que l’infériorité dont elle semblait dotée simplement par la faute de ses attributs féminins était nulle. Et elle y était parvenue. Cette opale, qu’elle conserverait précieusement, attesterait de tout cela. Il n’était pourtant pas question de se relâcher, de faillir à l’entraînement. Elle avait donc terminé, peu avant la tombée de la nuit. Elle n’avait aucune idée de ce qui l’attendait, ce soir-là, ou même plus tard dans la nuit, alors qu’elle se dirigeait vers les appartements qui lui avaient été alloués, son arbalète façonnée par magie du sang et le cimeterre offert par sa Grâce Sitara d’Erebor, avec elle.

Elle ne s’attendait certainement pas à voir Martial de Bellifère, face à elle. Et elle eut tout le monde du monde à rester impassible, à ce nom qu’il lui donnait. Il ne serait bientôt plus le sien. « Prince Martial. Sans doute n’avez-vous pas été averti des décisions de sa Grâce le duc d’Erebor, altesse, que de me nommer sigisbée tels les hommes protégeant son harem, et de me confier le domaine de Sombregemme, dont je porterai sous peu le nom. Cela va de pair, bien évidemment, avec le fait de représenter dignement son duché, et de le couvrir d’honneurs. Marianne d’Orsang est toutefois tout à fait capable d’offrir cela à Bellifère. » Elle n’avait aucun doute qu’il saisirait la nuance qu’elle faisait, l’appui sur la place de l’homme qui lui faisait face, en rappelant leurs titres respectifs, à lui et à Anthim d’Erebor. Pas plus qu’il n’ignorerait ce qu’elle impliquait en parlant de Marianne. Il ne pouvait approuver une telle nomination, elle en était presque certaine. Il ne se risquerait pas à l’attaquer, pas dans ce lieu, alors que sa garde ne l’accompagnait pas, et que nul ne pourrait prouver les agissements de Grâce, si elle était forcée à riposter. Et elle ne pouvait pas s’attirer plus d’animosité que celle présente dans ces deux brefs mots, qu’il lui adressait. Il ne valait pas mieux que les autres hommes de son duché – il était simplement davantage protégé, par ce statut de prince derrière lequel il se retranchait. « Puis-je vous proposer de poursuivre cette… discussion dans mes appartements ? Vous désirez vraisemblablement me dire nombre de choses, de manière urgente, sans quoi vous m’auriez fait mander auprès de vous, plutôt que de vous déplacer en ces lieux. J’ai d’excellentes bouteilles, à vous proposer, si vous désirez épancher quelque soif. » Ce faisant, elle ouvrit la porte des lieux, s’effaçant pour le laisser y pénétrer.
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Message Sujet: Re: Vous n'êtes rien   Vous n'êtes rien EmptyLun 30 Oct - 21:16

Martial était loin d'être un lâche. Il se le répétait à longueur de soirée, quand le sommeil ne voulait pas de lui et que, fourbu par les entraînements, il avait l'impression que l'instructeur avait retenu ses coups. Il n'était pas lâche, mais vaillant comme tout homme de Bellifère digne de ce nom - les autres, déserteurs, menteurs, pouvaient tous mourir de déshonorer le duché qui leur avait donné la vie - ; il n'était pas faible, mais ne voulait pas tuer son adversaire. Martial, oui, il ne reculait devant rien, quoi qu'il arrivât. Il ne reculerait pas, pour prouver à tous qu'il était digne du trône qu'encore on lui refusait.
Madeleine avait tenté de le retenir, ce soir. Elle avait tenté de lui dire de rester en retrait, de ne pas s'aventurer dans les couloirs des Champions. De ne pas aller confronter la championne d'Erebor, cette Martel échappée de ce duché dans lequel elle avait vu le jour, car qu'aurait-il à dire ?
Il ne l'avait pas écoutée. Encore une fois. Il était parti, plein de cette fierté qui était la sienne, avec l'impression de porter en lui toutes les plaintes de Bellifère. Il irait, un autre jour, un autre soir, confronter celle qui les représentaient. Une disgrâce à la fois.

Et soudain, elle était là, et il aurait presque pu la croire guerrière et fière, la Voltigeuse, il aurait presque pu la penser légitime à arpenter ces couloirs. Et elle était presque magistrale. De près, c'était vrai, elle l'aurait peut-être impressionné, si elle n'était pas une elle. Si elle avait été un homme, sa volonté aurait été la preuve de son appartenance à Bellifère ; si elle avait été un homme, il l'aurait chaudement félicité : Erebor n'était pas de leurs ennemis, et il avait pour leur duc un profond respect.
Mais elle ne l'était pas.

Il resta coi, le prince. Coi de la virulence à peine cachée de ses propos. Anthim devenait-il déjà gâteux ? Il savait que le duché avait une manière bien particulière de voir les femmes, mais quand même, à ce niveau-là ? Une femme ne pouvait... Surtout... Enfin... Surtout... Voilà. C'était une réflexion extrêmement intense, à l'intérieur de l'esprit du blond.  
"Je n'avais pas été notifié de ce... Changement." Pour ce qu'il en avait à faire, de ce qu'elle allait être. Ici, au coeur de son Vol, elle ne serait rien. Qu'elle profite bien de sa gloire erebienne ! Peu importait. La mention de Marianne d'Orsang lui fit réprimer un sursaut de dégoût. Qu'on ne lui parle pas d'elle.
Il ne fit qu'hocher la tête, avant de se laisser entrer dans les appartements de la championne, sans vraiment faire attention à la décoration. Son but, ici, était précis. Le prince attendit que la porte soit fermée.
Il ne maniait pas les mots aussi bien que l'épée. Cependant, il pouvait toujours s'en servir.

"Je vous remercie, mais je n'en ai pas pour longtemps." dit-il, déclinant le plus poliment qu'il le pouvait la proposition d'un verre. Il ne savait pas ce qu'elle avait pu y glisser. "Je serai bref, dame. Je suis ici au nom du peuple auquel, par le sang, vous appartenez. Ce peuple qui est le mien et qui, dans l'arène, aurait pu saluer vos exploits. "
Si vous n'étiez pas femme.
" Ce peuple qui souffre, doublement, de votre présence. De votre trahison envers vos valeurs, et envers eux. Envers nous."


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Message Sujet: Re: Vous n'êtes rien   Vous n'êtes rien EmptyJeu 9 Nov - 19:11

Dire qu’elle dépréciait cette confrontation aurait probablement été un mensonge. Voir Martial de Bellifère à l’entrée de ses quartiers l’agaçait et l’irritait, assurément, mais elle ne pouvait nier l’amusement que cela lui causerait, de se confronter à l’un de ses plus importants détracteurs. Comme elle aurait aimé lui avouer l’entente tacite qui s’était construite entre sa Grâce Ermengarde et elle. Seule ce qu’elle perdrait s’il venait à le savoir la retenait, bien qu’elle imagine aisément le plaisir qu’elle aurait, à voir le choc prendre place sur son visage, le ravager. Elle ne pouvait nier qu’il était bel homme, malgré son caractère détestable, et voir l’horreur déformer ses traits, le rendre aussi hideux que son âme pouvoir l’être, était quelque chose qu’elle aurait grandement apprécié.

Elle se contenta malgré tout de conserver un air neutre, contenant difficilement le sourire qui menaçait de poindre sur son visage alors qu’elle le reprenait sur ses paroles qui ne correspondaient plus à la réalité, ou n’y correspondrait prochainement plus quand elle prendrait possession de plein droit du domaine que les altesses d’Erebor avaient eu l’immense bonté de lui transmettre, tout comme elle avait difficilement réprimé l’éclat de colère et de dégoût que ses yeux auraient pu traduire, à l’entendre réduite à ce qualificatif détestable de dame Martel. « Votre duchesse l’a assurément été, notamment car cela implique que je quitte vos terres, et le Vol de Bellifère. Je ne vous apprends pas qu’elle est directement concernée par les gens à même de défendre son duché, notamment lorsqu’elle doit se priver de leurs compétences. »

Qu’il ose dire que c’était une aubaine, qu’elle n’en fasse bientôt plus parti. Qu’il ose, et elle lui rappellerait la menace qu’elle était vraisemblablement pour les Voltigeurs de son Vol, qui avaient plusieurs fois tenté de s’en prendre physiquement à elle. Elle lui rappellerait qu’elle avait plus de force qu’eux, qui se retranchaient derrière le nombre, pour s’en prendre à elle. Elle les déferait un à un, en combat singulier, elle en était sûre. Même lui, le prince arrogant, l’homme privilégié, qui n’avait du affronter que des guerriers qui n’osaient pas se battre réellement, face à lui. Même s’ils en avaient l’ordre, même s’ils faisaient de leur mieux, tous devaient retenir inconsciemment leurs coups. Elle ne l’aurait jamais reconnu, mais ils avaient du mérite, de ne pas refuser de former le prince héritier – une seule blessure trop sérieuse, et il en était fini, de leur vie.

Elle retint un sourire quand il refusa de la suivre dans ses appartements – craignait-il donc de se retrouver en tête à tête avec elle ? Elle n’était pas sotte au point de s’en prendre au prince héritier de son duché. Qu’elle en change bientôt ne changeait rien. Qu’elle exècre ses manières, ses pensées, non plus. Elle tenait plus qu’elle n’était prête à le reconnaître au duché qui l’avait vue naître, qui l’avait vue grandir, qui l’avait vue s’affirmer aussi, dès lors qu’elle en était devenue Voltigeuse. « Vous ne réussirez pas à me faire culpabiliser, altesse, avec de belles paroles de loyauté. Où était-elle, cette loyauté, quand je me faisais bousculer par des hommes censés défendre tous les habitants de ce duché, au même titre que moi ? Où était-elle, quand à plusieurs, ils tentaient de saboter mes armes ? Où était-elle, aussi, quand ils me laissaient voler seule, ne couvraient pas mes arrières ? Où était-elle, quand je devais obtenir une nouvelle lame, car la mienne avait été détruite, en mon absence ? J’ai fait couler le sang, le mien et celui d’autres, pour ce duché, de longues années durant. J’y ai donné mon énergie, ma loyauté, j’ai prononcé mon serment pour lui. Je l’ai aimé et défendu, malgré tout ce qu’il m’a infligé. Malgré toutes ces blessures, qui jamais ne s’effaceront. Je ne sais certainement pas aussi bien m’exprimer que je mets d’ardeur à le défendre et à l’aimer. »

Elle conserva le silence un instant, avant de l’affronter du retard. « Qui a trahi l’autre en premier ? Vous parlez, mais jamais je n’aurai été nommée championne. Même notre duchesse, car elle est et restera aussi la mienne, que je vive en Erebor ou non, ne l’aurait pas osé. Marianne d’Orsang fait partie de notre noblesse, des personnes honorables de ce duché, elle est moins controversée que je peux l’être. Mais jamais Ermengarde n’aurait risqué la colère de ses sujets, en me nommant championne, et vous le savez aussi bien que moi. J’ai défendu mes valeurs, de nombreuses années durant, alors que j’étais traînée dans la boue, blessée mentalement autant que physiquement. Je n’ai nullement failli à mes engagements, et je ne vous permettrais pas cet affront. Si vous n’avez rien de plus à me dire que des insultes, altesse, je vous prierai de m’autoriser à retourner dans les appartements qui m’ont été dédiées, pour que je puisse faire honneur à un duché qui ne me rejette pas. »
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Message Sujet: Re: Vous n'êtes rien   Vous n'êtes rien EmptyLun 13 Nov - 21:20

On pouvait faire confiance au futur souverain du duché de la Guerre pour ne pas s'embarrasser de mots inutiles, ou pour tergiverser sur les apparences. Pour ne pas reconnaître la valeur d'une femme, aussi, car il était sûr, Martial, qu'elle était loin d'être aussi prestigieuse qu'elle semblait se pâmer. Une femme ne pouvait, décemment, pas effectuer avec autant de panache et de bravoure - qualités indéniablement masculines - tous ces actes qu'elle aurait pu lui avouer. Le duc d'Erebor n'était sans doute pas au fait de la faiblesse naturelle de chaque femme, évidemment, vu qu'il acceptait sans broncher que l'une d'entre elles reçoive quelque chose d'aussi prestigieux qu'un domaine. Quand il fallait couvrir les femmes d'attention, et de cadeaux - faiblesse nécessaire, comme on l'avait si bien appris au blond -, c'était uniquement des présents sans importance. Pas des terres, ou un titre aussi important que celui qu'elle allait porter.
La mention de la duchesse, et du fait que lui n'en avait pas été informé le fit se tendre un peu plus qu'il ne l'était déjà.
"Assurément, la duchesse aura omis de mentionner ce détail. Je suppose qu'elle n'estime pas vos services si importants, car toute décision concernant la sûreté de notre peuple m'est transmise."

Il savait qu'elle n'oserait pas, elle, la Voltigeuse, se laisser aller à la colère face ç lui.Il était venu seul dans l'optique de lui exprimer le désarroi d'un peuple de la voir combattre dans l'arène, de souiller le sol de ses pas. Il n'existait pas tellement de femmes bellifériennes issues de conditions modestes avaient le privilège de seulement pouvoir admirer le sol du Colisée. Le fouler restait, jusque là, un rêve prohibé. Jamais avait-on vu une femme issue de ce duché, une femme humble et fière de tenir en ordre sa maison, poser le balai et les enfants pour venir se déshonorer dans cet illustre endroit, voyons ! Le lieu presque religieux acceptait les guerrières venues d'autres duchés - avec reluctance, mais il l'acceptait, de son âme de bâtiment. Martial n'était pas sûr qu'il eut vraiment une âme, mais au cas où - mais jamais il n'aurait été capable de se laisser fouler par une faible issue de sa terre.
Les femmes, en Bellifère, de par leur nature humble, n'étaient pas des combattantes. Il fallait donc que Martel, en fasse d'elle, ne soit plus réellement une Belliférienne pour oser prendre part à ce tournoi, pour oser ainsi déshonorer le duché qui l'avait vue naître. Oui, ça collait.
Ca marchait. Elle reniait ses racines, s'imposant une personnalité qu'elle n'était pas, tout au fond d'elle. Comment l'expliquer autrement ? Sa voix, féminine, le tira de ses réflexions. Ah mais elle comptait lui répondre ?

Sans rien dire, il l'écouta se plaindre. Oui, se plaindre. Se plaindre que des hommes, ayant voulu jouer, ayant voulu simplement peut-être tenter de l'incorporer à leurs jeux, aient cherché à l'amener à exister à leurs côtés. Elle ne pouvait pas se plaindre, la blonde Voltigeuse, à castrer sciemment des hommes de par sa présence, elle n'avait que ce qu'elle méritait. Un passage, cependant, le fit froncer des sourcils légèrement. Quel homme, digne de ce titre, digne de ce qu'il était, irait saboter l'arme d'une femme ? Qu'elle la brisât d'elle-même aurait été logique. En revanche, qu'un combattant la lui détruise ? C'était une forme de rancoeur sourde, et une manière de montrer sa peur envers elle. S'ils n'estimaient qu'elle n'avait pas sa place, qu'ils la laissent se débrouiller seule, histoire de montrer combien elle était incapable de survivre : il n'était pas stupide, Martial.
Elle voulait à tout prix se comporter comme un homme. Qu'aurait fait un homme face à ça ? Il se serait relevé. Et elle s'était relevée, et avait continué.
Et maintenant, elle se trouvait là, face lui, presque fière ! Fière de partir, de fuir ce duché qu'elle avait 'aimé'. Fière de se dévouer à ceux qui la respectaient, comme elle le disait.
Il ne le dirait pas, le futur duc. Il ne le dirait pas, mais son incapacité à retenir une sujette dans son duché, qui de plus avait en elle cette forme de masculinité que seules les femmes de Bellifère semblaient développer, si on leur en laissait le temps. A croire qu'elles pensaient pouvoir duper leurs maris, frères et parents.

"La championne de Bellifère n'est pas le sujet." Prononcer son nom lui donnerait trop d'importance. Il aurait voulu y être, secrètement, dans l'arène. "Ce ne sont pas des insultes que je vous porte, dame. Ce sont les paroles de celui qui aujourd'hui continue de vous considérer comme membre de son duché. Ce ne sont que des ressentis, de ce que notre peuple sait de vous. " Son visage était impassible, ne trahissant que la suffisance qu'il pensait insuffler à ses mots.
" Ce ne sont que des mots. Mon ressenti, également. "
Oserait-il le dire, que son combat, là-bas, l'avait étonné ? Oserait-il la complimenter ? Il était franc, il n'aurait jamais menti.
Le silence, ça n'était pas mentir. "Mais, comme je vous sens peu réceptive à mon avis, je le garderai mien. Qu'en auriez-vous à faire ? Vous ne reconnaissez plus notre autorité, que ce soit celle de la duchesse ou de Bellifère en général. Vous nous quittez. Et avec ce départ, toute l'estime que le duché aurait pu avoir pour vous s'évanouit. "


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Message Sujet: Re: Vous n'êtes rien   Vous n'êtes rien EmptyLun 27 Nov - 17:45

La Voltigeuse se retint à grande peine de ne pas serrer les poings, de ne pas laisser ces mots qui l’auraient dépouillée des terres que Sa Grâce Ermengarde lui avait transmises, à entendre les dires de Martial de Bellifère. De cet homme dont la seule existence l’excédait, dont la vue suffisait à la mettre hors d’elle. Elle bouillonnait intérieurement, mais elle était tenue de rester impassible. Il avait beau ne pas être duc, elle lui était inférieure. Non pas parce qu’elle était une femme, quoi qu’il puisse en penser ou en dire, mais parce qu’il était prince de son duché. Prince héritier, qui plus est. Quel gâchis ! La princesse Madeleine, bien que Grâce ne la connaisse pas personnellement, aurait été une bien meilleure duchesse, elle en était convaincue.

« Peut-être, Altesse. Vos hommes me voient sûrement comme une menace, à même de livrer un combat loyal, face à eux, ainsi devais-je nuire à la sécurité de Bellifère. Vous m’en voyez contrite. » Contrite, de n’avoir pas eu l’opportunité de les mettre à terre, un par un, assurément. Si elle contenait sa fureur, elle ne faisait pas l’effort de dissimuler le sourire narquois sur ses lèvres – quoi qu’il puisse dire, quoi qu’il puisse la forcer à faire de par son rang, elle ne ploierait pas, en son fort intérieur. Il n’arriverait pas à la briser, et à la convaincre que ce qu’il disait était vrai. Il n’était rien, en comparaison avec ces Voltigeurs, qui avaient essayé par bien des moyens de la faire fuir, de la détruire. Par des moyens bien sournois, pour des Bellifériens. Un homme seul, fusse-t-il prince, n’avait pas la force nécessaire pour la détruire. Jamais elle ne l’autoriserait.

Il était pourtant curieusement silencieux, alors qu’elle-même respectait ce moment de calme. Cela ne durerait pas. Pas alors qu’elle affrontait l’une des personnes qu’elle méprisait le plus, en Arven. Elle avait beau ne pas le connaître personnellement, ne pas avoir été directement en contact avec l’homme, elle en savait suffisamment pour affirmer qu’elle ne l’appréciait pas. Seul le respect qu’elle portait à la duchesse lui interdisait de le provoquer en duel. Il aurait été tellement facile d’assouvir sa rage, de ne pas retenir ces coups, de marquer à tout jamais ce visage immaculé d’homme précieux, et non de guerrier digne de Bellifère.

Oh, elle était injuste, et elle le savait, mais elle ne croyait pas un seul instant qu’on le laisserait risquer sa vie, réellement la risquer, aux côtés de ses hommes. Ce ne serait qu’une mascarade, s’il se battait. Un combat orchestré pour lui faire croire qu’il jouait avec la mort, la frôlait de près, quand tant d’autres mourraient pour lui. Elle-même, aurait pu mourir pour lui, et elle l’aurait fait fièrement. Parce qu’elle en avait fait le serment, parce que, malgré tout ce qu’elle y exécrait, elle aimait ce duché qui l’avait vue naître, qui l’avait vue évoluer, qui l’avait vue s’affirmer même, quand elle y était revenue Voltigeuse. Victorieuse, d’avoir fui et d’être revenue, parce qu’elle l’avait décidé, et non pas parce que le Destin en avait décidé ainsi. Parce qu’elle avait pris sa vie en main, qu’elle avait fait des choix qui l’avait menée là, et pas parce que sa naissance ou un mariage catastrophique l’y avaient obligée.

« Je ne doute pas de la vérité que recèle ces paroles, pour vous, altesse. De votre conviction que je trahis ce peuple à qui je dois ma loyauté – mais vous devez penser que je l’ai trahi il y a bien des années, quand je n’ai pas su me contenter de mettre au monde suffisant d’enfants, d’hommes dignes de remplir une caserne complète, et de défendre ce duché. Car oser montrer une femme guerrière, capable de se défendre, cela équivaut assurément à offenser les hommes vaillants qui peuplent ce duché. Je suis confuse, d’agir de manière si irrévérencieuse. Confuse, au point de ne pas oser affronter le regard de ce peuple dont j’ai bafoué les valeurs guerrières en osant me tenir à leurs côtés, priant Kern avec autant de ferveur qu’eux, m’imaginant être la hache et le bouclier de Vigdis, répandre sa bravoure en Bellifère. » Elle savait jouer avec le feu, et qu’une seule parole allant trop loin pourrait alimenter l’étincelle qui peinait à ne pas s’éteindre. « Vous n’êtes pas plus réceptif à mes paroles que moi aux vôtres, si je peux me le permettre. Je pourrais renouveler mon appartenance à Bellifère, autant que j’appartiendrais à Erebor, plus encore alors que j’en partage les valeurs, la culture, une partie tout du moins, mais vous n’y croiriez pas, pas plus que je ne crois à cette prétendue estime, dont vous voudriez que je me convainque bénéficier. » Il manipulait les mots, pour tenter de lui faire croire qu’elle bénéficiait d’une estime, quand il disait, en fin de compte, qu’elle aurait, peut-être, éventuellement, dans une autre réalité, l’avoir. S’il n’avait pas été son prince, elle aurait probablement craché à ses pieds, pour exprimer qu’elle n’était pas dupe.
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La Noblesse
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Martial de Bellifère
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Message Sujet: Re: Vous n'êtes rien   Vous n'êtes rien EmptyJeu 7 Déc - 16:16

Martial n'était pas dupe. Il sentait bien tout le dédain, la rancoeur, presque de la haine dans le coeur de la femme en face de lui. Il sentait quelque chose, une chose bien peu recommandable, s'échapper d'elle. Du mépris, qui l'aurait fait bien rire en d'autres temps ou d'autres circonstances. Une question s'imposa à son esprit. Claire. Précise. Mortellement douloureuse.
Pourquoi cherchait-il à la retenir, d'une certaine manière ? Pourquoi n'avouait-il simplement pas que sa perte serait négligeable, mais qu'un seul apprenti Voltigeur saurait remplacer la Martel ; qu'un centième d'homme serait amplement suffisant pour combler la perte ; que la naissance d'un simple enfant, au niveau démographique, aurait plus d'importance que tout ce qu'elle avait fait dans sa vie ?
Pourquoi ne la laissait-il pas partir sans bruit, elle qui n'était rien de plus qu'une gueuse qui avait eu la chance de s'élever, elle qui n'était pas grand chose face à un duc et pourtant paradait fièrement ?

La Voltigeuse s'estimait peut-être bien trop importante, mais Martial savait qu'il n'en était rien. Les hommes, perturbés par la présence d'une femme, n'avaient sans doute pas voulu l'offenser en lui faisant mordre la poussière, voilà tout. Il y avait bien une voix, minuscule, filet d'eau glacé à l'arrière de son crâne qui tempêtait : peut-être était-elle une digne engeance de Kern née les armes à la main, pourquoi lui refuser cette appartenance qui pouvait courir dans ses veines ? Et elle continuait, la voix. Agaçante. Menteuse. Vestige d'un temps où il écoutait encore les femmes de sa vie. Bien qu'aujourd'hui encore Madeleine et Ermengarde aient un certain poids dans sa vie, elles n'avaient plus sur lui cette influence néfaste et cette éducation si typiquement féminines.
Poison dans son esprit. La source gelée ne l'était que parce qu'elle apportait la mort, dans sa boîte crânienne. Il devait exister un remède à l'éducation de toute une vie.

Mais elle lui permettait de se tenir calme. De retenir sa suffisance, des mots malheureux - esquisse de sa véritable pensée qui ne sortirait que plus tard. Il lui ferait payer. La mâchoire du prince se contracta, contenant son impatience. Il ne voulait pas l'interrompre, écouter son pauvre plaidoyer. A ses yeux, elle tentait de se justifier d'une désertion. Elle ne comprenait pas qu'aux yeux du bon peuple de Bellifère, qu'elle combatte pour eux ou pour Erebor, elle restait ici un affront. Son allégéance n'avait aucune valeur. Elle était de Bellifère.
Elle le serait resté, s'il n'y avait eu ce contretemps.
"Vous n'avez pas su pleinement profiter de vos fonctions naturelles, préférant modifier votre corps et vos prédispositions naturelles pour la maternité pour vous rapprocher du modèle masculin. " Un instant. Une pause. Un sourire, suffisant et narquois. "En ce sens, il est normal que vous n'osiez pas vous montrer en plein jour. Votre habileté au combat, en soi, n'est pas le problème. Il s'agit du fait qu'une femme n'a pas les mains faites pour les armes. Une seule de vos défaites, ainsi, effare plus le dieu de la Guerre que celle d'un homme, car il place en vous plus d'espoir qu'en ses valeureux fils. " Il n'irait pas jusqu'à dire que Kern l'avait abandonnée depuis longtemps, car personne ne pouvait deviner la volonté ou la faveur des dieux.

"Vous doutez de mon estime ? " Incrédule, le blond. "J'accorde à tout ceux qui combattent dans mon duché la même considération, dès lors qu'ils s'en montrent dignes. " Les mots lui arrachaient la gorge, mais mentir n'était pas un choix. "Vous connaissez vos capacités. "
Il semblait presque calme. Presque tranquille, mais il était en ébullition. Il avait besoin qu'elle comprenne, enfin. "Vous pensez que votre engagement a quelque valeur, que vous pouvez choisir à quel duché, au gré de vos envies, vous vous vouez ? Vous n'êtes pas suffisamment importante pour cela. Vous n'êtes rien, simplement rien, pour peser. Votre sang et votre lignée vous détermineront toujours. "
Parlait-il encore pour elle, seulement ? "Que vous partagiez les valeurs ou la culture, que vous viviez là-bas, que sais-je encore ? Vous resterez aux yeux de tous une Belliférienne. Vous resterez insignifiante, quels que soient les actes que vous accomplissiez."
Il ne comprit, qu'après coup que sa pensée s'était précipitée en dehors de ses lèvres sans qu'il ne puisse rien y faire.




CE BÉBÉ EST MORT À L'APOCALYPSE.
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Message Sujet: Re: Vous n'êtes rien   Vous n'êtes rien EmptySam 9 Déc - 19:29

Elle aurait pu rebondir sur ses propos, mais elle sentait que le prince la provoquait, et cherchait à la faire sortir de ses gonds – ou peut-être était-elle à deux doigts de le faire, étant donné la personne face à elle, peu importe ses paroles. Aussi se contentait-elle de garder le silence, pour ne pas lui faire ce plaisir, et de s’empêcher de serrer les poings. Elle était proche de s’emporter, et elle ne pouvait pas le risquer. Pas alors qu’elle était officiellement associée à un autre duché, et que les conséquences seraient désastreuses. Pourtant, si cela avait été une toute autre personne,  elle aurait déjà répondu avec véhémence, et dégainé son arme – quelle que soit celle qu’elle avait sur elle à ce moment-là. Elle aurait sûrement défiguré ce visage bien trop sibyllin, bien trop parfait, pour un guerrier. Si quelqu’un devait avoir honte de celui qu’il était, c’était lui, pas elle – il avait une belle gueule d’ange, jamais souillée par la terre, la boue, le sang. Rien à voir avec celle d’un vrai guerrier, qui ne reculait devant rien. Rien du tout.

Elle était malgré tout contrainte de ne rien en faire, à sa plus grande fureur. Pendant qu’ils parlaient sans s’arrêter. À croire qu’il aimait le son de sa voix. Si ça n’avait tenu qu’à elle, elle aurait ignoré tout ce qu’il disait, mais elle ne fuyait pas. Jamais. Même pas quand celui à qui elle parlait ne disait que des insanités. « Vous avez probablement raison, votre Majesté. Je n’ai jamais donné que quatre enfants à notre duché, dont deux jeunes hommes qui l’honorent particulièrement. Ils ont très certainement suivi les traces de leur père et de leur mère, de fiers guerriers. Mais sûrement est-ce un échec de ma part, de ma part. Mon cerveau peu fiable de femme n’a pas compris qu’il devait uniquement obéir aux hommes, et porter des enfants, non. Au lieu de cela, il m’a mis en tête de combattre. Veuillez pardonner son manque de capacités, qui lui fait imaginer des possibilités qui ne devraient même pas lui être accessibles. » Foutaises. Lagraneries. Elle avait survécu, jusqu’à présent, n’est-ce pas ? Face à nombre d’hommes, même. Elle garda cela pour elle, cependant.

S’appuyant contre le mur le plus proche, elle feignit une soudaine faiblesse. « J’ai d’ailleurs surestimé mes forces de faible femme – je les sens me quitter. Je vais devoir, je le crains, me retirer dans mes appartements, sans quoi je crains ne défaillir dans vos bras, ce qui ne serait agréable ni pour vous, ni pour moi. » Elle se fendit d’une révérence impeccable, malgré la douleur qui était bien réelle en soi mais pas handicapante au point qu’elle veuille le faire croire, appuyant sa main sur le bouton de la porte, pour prendre congé de Martial de Bellifère. « Si vous m’y autorisez, altesse. »

|HJ| Voilà, si tu veux répondre, go ! Sinon, je te laisse le signaler terminé ? :coeur:
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