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 Avant que le voile ne se soulève

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Message Sujet: Avant que le voile ne se soulève   Avant que le voile ne se soulève EmptyDim 15 Oct - 18:49


Livre II, Chapitre 6 • La Chasse Sauvage
Astrée Aubétoile & Aurore Aubétoile

Avant que le voile ne se soulève

Chantent les vivants pour ceux qu'ils aimaient tant



• Date : 30 octobre 1002
• Météo (optionnel) : Froid, venteux, gris.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Aurore et Astrée se rendent quelques jours à Souffleciel, auprès de leurs parents, pour célébrer la Samhain en leur compagnie. Elles en profitent pour passer du temps ensemble et aborder divers sujets.
• Recensement :
Code:
• [b]30 octobre 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2785-avant-que-le-voile-ne-se-souleve]Avant que le voile ne se soulève[/url] - [i]Astrée Aubétoile & Aurore Aubétoile[/i]
Aurore et Astrée se rendent quelques jours à Souffleciel, auprès de leurs parents, pour célébrer la Samhain en leur compagnie.
 Elles en profitent pour passer du temps ensemble et aborder divers sujets.



Dernière édition par Aurore Aubétoile le Dim 15 Oct - 18:51, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Avant que le voile ne se soulève   Avant que le voile ne se soulève EmptyDim 15 Oct - 18:51

Comme Souffleciel lui avait manqué. La capitale du duché de l’Honneur, ses vents marins qui traversent ses rues, ses hommes et ses femmes qui foulent ses pavés avec dignité et humilité, ses falaises et les vagues qui s'abattent contre la roche. Après des mois passés à Lorgol et des semaines à parcourir les routes en quête d'un remède, comme il est doux de retrouver sa demeure. Aurore a obtenu la permission de rentrer chez elle quelques jours, à l'occasion de la Samhain. Depuis, elle est excitée comme une puce à l'idée de retrouver sa maison et ses parents, de passer du temps avec eux mais aussi avec Astrée dans un environnement familier et chaleureux. Elle a même renoncé à faire entendre raison à Sucre ces derniers jours alors que la dragonne lui contait combien son cher ami Serment avait été de bonne compagnie en son absence, et que récemment, il lui a même présenté une petite humaine douée en teintures. Aurore n'a fait aucune remarques sur ses griffes roses et ses histoires sans queue ni tête, trop heureuse de l'avoir retrouvée et d'avoir retrouvé leur lien, mais elle n'en est pas moins restée perplexe devant ces nouvelles couleurs arborées par la dragonne d'Améthyste. Oh et puis... quelle importance ? Elle a survécu à cette terrible maladie et elle est de retour auprès d'elle, voilà tout ce qui compte.

Malgré la fatigue qu'elle ressent encore après la prise du remède, elle s'est sentie plus enjouée que jamais et au moment de prendre le portail aux côtés de sa soeur, elle en sautillait presque, son sac de voyage dans les mains.

Il ne leur a pas fallu bien longtemps ensuite pour se rendre de la Guilde des Mages à leur maison où elles ont retrouvé leurs parents dans une étreinte affectueuse. Leur mère porte encore les marques de la maladie, elle aussi, mais elle est radieuse avec ce sourire qui mange son visage et son regard empli d'affection. Sourire qu'elles retrouvent chez leur père, à chaque instant où elles le voient au sein de leur demeure.

Depuis leur arrivée la veille, les jumelles ne tarissent plus de paroles enthousiastes sur leur quotidien à Lorgol et sur leur récent voyage si terrible, mais dont elles ressortent plus unies et plus forte. Au sein de leur chambre, emmitouflées dans un plaid assez grand pour deux, elles s'occupent des plus jeunes lapins nés en leur absence. L'un d'eux, d'une couleur fauve, sautille frénétiquement un peu partout dans la pièce sous les rires des jumelles. Aurore s'empare de celui, plus calme, qui semble les observer avec suspicion. « Que penses-tu d'Obéron, pour celui-ci ? Il a l'air tout sérieux à côté des autres. » Le lapin blanc renifle un moment le morceau de céleri qu'elle lui tend et n'accepte d'y goûter qu'après de nombreuses secondes d'observation minutieuse. Oui, ce nom lui irait bien. Même pour un Outreventois, le noble empereur d'antan garde cette image si digne – et si coincée – dont il est si difficile de se défaire.
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Message Sujet: Re: Avant que le voile ne se soulève   Avant que le voile ne se soulève EmptyDim 29 Oct - 23:48

Astrée en avait besoin, terriblement besoin, de retrouver ses terres, la chaleur de sa famille. Peut-être même que leurs cousins et cousines, qu’ils soient Outreventois ou Ansemariens, pourraient venir les voir. Les mages de leur famille avaient été rudement malmenés, à cause de l’Épidémie, et s’il avait été du devoir d’Astrée de suivre et protéger sa sœur, du mieux qu’elle le pouvait, elle n’avait eu de cesse de s’angoisser pour sa mère, et toute sa famille dotée de magie. Elle en avait même fait quelques cauchemars, quand elle s’était enfin autorisée à réellement dormir, sur plus d’une oreille – vraisemblablement celle d’un de leurs lapins, plutôt que sa propre oreille, ces farceurs se glissant souvent sous sa couette -, et à tenter de récupérer le sommeil et de ne plus être constamment fatiguée.

Voir sa sœur si heureuse, si… vivante, alors qu’elle avait cru la perdre, quand elles avaient pris le portail, lui avait malgré tout grandement réchauffé le cœur. Et si elle avait quelques réflexes excessifs envers elle, les choses revenaient petit à petit à la normale. Cela faisait un peu plus d’un moins, qu’elles étaient retournées à Lorgol, et elles étaient revenues la veille à Souffleciel. Elle en avait prévenu le duc – son duc, son cher duc -, comme il le lui avait demandé, lors de leur précédente rencontre, et il l’avait mandée au sein du palais pour voir Aymeric le lendemain. Elle n’en avait encore parlé à personne, mais elle devrait le faire, assurément. À Aurore, en premier, puis à ses parents. Elle n’avait osé dire s’être rendue dans la tour du duc, pas certaine que Virgile ne l’ait pas fait, toutefois, mais elle ne l’avait pas questionné.

Mais elle veut profiter, pour l’instant, de la joie retrouvée de sa sœur. De la douceur de leurs échanges, de la simplicité de ceux-là. Plus que tout, cette vision la comble. Surtout alors qu’elles sont entourées de leurs animaux favoris, si doux et si mignons. Elle ne peut s’empêcher de rire aux éclats, devant le lapin qui ne tient pas en place, l’attrapant finalement entre les deux oreilles et le calant entre ses jambes, pour le gratouiller, tout en observant sa sœur. Il était étrange, ce lapin si… sérieux, oui, comme Aurore venait de le dire. « Oui, je pense qu’il lui ira très bien. Il a tout de notre ancien Empereur. Il y a même une ressemblance dans son attitude, et son maintien. Il t’a dit lui-même son nom, en réalité ? » Elle la taquinait, mais elle avait visé tellement juste. « Je pourrais essayer de les dessiner côte à côte. Je suis sûre que la ressemblance serait flagrante. » Elle se leva pour saisir son nécessaire à dessin, assez simple et peu luxueux, commençant à griffonner sa sœur avec le lapin dans ses bras. Peut-être pourrait-elle ensuite la dessiner, courtisée par l’empereur – le vrai empereur.
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Message Sujet: Re: Avant que le voile ne se soulève   Avant que le voile ne se soulève EmptySam 18 Nov - 2:17

« Oui, je pense qu’il lui ira très bien. Il a tout de notre ancien empereur. Il y a même une ressemblance dans son attitude, et son maintien. Il t’a dit lui-même son nom, en réalité ? » Elle rit de bon coeur, en observant le lapin à l'air si sérieux. « Ce serait bien non, de pouvoir parler aux lapins ? Ils auraient peut-être des choses à nous raconter. N'est-ce pas Obéron ? » Elle le soulève un peu dans ses mains, pour qu'il soit à hauteur de son visage, et elle l'observe alors qu'il machouille son céleri lentement, très lentement. Quel curieux petit animal. « Je pourrais essayer de les dessiner côte à côté. Je suis sûre que la ressemblance serait flagrante. » Nouveau petit rire. Ce serait une expérience intéressante.

Aurore repose le lapin au pelage blanc et le regarde s'éloigner de deux petits bonds, puis rester là, comme s'il ne savait quoi faire. Ses compagnons, quant à eux, sautillent dans tous les sens et reniflent curieusement les objets qu'ils rencontrent sur leur route. Comme ça lui avait manqué de s'occuper de petits animaux ! Apprendre à chevaucher un dragon est extraordinaire, mais elle peut bien faire tous les câlins du monde à Sucre, l'Améthyste n'aura jamais la douceur d'une fourrure de lapin. Et elle ne tient pas dans le creux de sa main ou sur son lit, bien au chaud dans son plaid.

Le vent siffle à la fenêtre mais pas un frisson ne parcourt le corps de la Chevaucheuse, habituée au froid et à l'humidité de son duché. Quelques effluves lui parviennent de la cuisine, l'odeur du pain qui monte dans le four, celle plus sucrée de la confiture qui refroidit sur le bord de fenêtre. Les habitudes ont rapidement été retrouvées pour l'Outreventoise adepte des fourneaux. Elle en salive déjà. « La maison m'avait manqué. » déclare-t-elle dans un soupir. Ce n'est pas la première année qu'elle passe loin de chez elle, mais ça a sûrement été la plus éprouvante. Apprendre à chevaucher n'est pas évident, mais si l'on ajoute à cela des semaines dont elle ne se souvient pas – à cause d'une vie qu'ils auraient soit disant tous vécu différemment – et des semaines de maladie, les derniers mois ont été éprouvants. Aurore se blottit un peu plus contre sa soeur, pose la tête contre son épaule, contente de l'avoir encore et toujours à ses côtés.

« Que dirais-tu qu'on aille se balader demain matin ? On aura quelques heures devant nous avant les célébrations de la Samhain et ça fait longtemps que je n'ai pas pris le temps de profiter de la capitale. » Rien que les deux, comme elles en avaient l'habitude. Rien que les deux à flâner dans les rues.
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Message Sujet: Re: Avant que le voile ne se soulève   Avant que le voile ne se soulève EmptyJeu 7 Déc - 21:02

Elle sourit, aux propos de sa sœur. Oui, ce serait drôlement bien. Était-ce seulement possible ? Les mages parlaient bien aux dragons et à leurs Familiers. Les Voltigeurs, à leurs griffons. Même si elle n’avait aucune idée de la façon dont ça fonctionnait. « Tu parles à Sucre, toi. Tu sais comment ? Tu crois que ça pourrait être reproduit, grâce à une potion ? Ça, ou peut-être la communication avec un Familier. Ou un Griffon. Ils sont plus proches des animaux, que les dragons. » Après tout, les dragons étaient des créatures mystiques, millénaires, très anciennes donc. Alors que les griffons n’étaient que des sortes d’oiseaux… Très beaux et impressionnants, mais plus proches des animaux que ne le sont les dragons, oui. « Ce serait génial, si les mages ou les savants, voir les deux, trouvaient une façon de nous permettre ça… » Son esprit s’emballait déjà à cette possibilité, même si elle n’avait aucune idée de la façon de faire ça.

Elle suivit le lapin sautiller brièvement puis s’immobiliser, presque trop sage, alors que tous les autres menaçaient d’un instant à l’autre de renverser quelque chose – un encrier, une boite de pinceaux, ses cartes du ciel, les gâteaux qu’elles avaient ramené de Lorgol, une pile de vêtements… Ils étaient énergiques, mais elle aimait profondément chacun d’entre eux et aurait pu passer ses nuits avec eux blottis contre elle, à profiter de leur douceur et de leur adorable bouille. Elle pouvait nommer chacun d’entre eux, de mémoire, et ne les confondait jamais. Ou très rarement. Elle aimait ces nuits d’hiver, qu’elles passaient plus jeunes, au coin du feu, avec leurs parents qui conversaient de choses diverses et variées, pendant qu’elles regardaient leur album de cartes d’Omen, ou qu’elles nourrissaient les lapins, où qu’elles essayaient de deviner ce que l’avenir leur réservait. Elles avaient même essayé de le lire dans les cartes d’Omen, sans grand succès. Il fallait dire que leurs tentatives pour glisser ‘involontairement’ les cartes de Liam et Lionel à un moment ou à un autre au milieu de leurs essais y contribuait. « À moi aussi. J’aimerai que l’on puisse y rester plus longtemps… Beaucoup plus longtemps. » Elle aimait être à l’Académie, mais leur maison douillette lui manquait, les étreintes de leurs parents et ces petits moment si simples aussi. Elle passait son bras autour des épaules de sa sœur, comme pour la rapprocher encore plus. Tout irait bien, tant qu’elles seraient ensemble, de toute façon, n’est-ce pas ?

Elle lui adressa un sourire radieux, en l’entendant. « Oh oui, comme quand nous étions plus jeunes ! On pourra acheter un cadeau pour papa et maman, de nombreux marchands seront sûrement présents, sur la place… Mais il ne faudra pas que l’on s’absente trop, c’est demain soir, tu sais, que je dois montrer les étoiles au prince Aymeric. Crois-tu que je doive amener quelque chose à leurs Altesses ? Ils doivent tout avoir, mais… Ce serait plus respectueux, non ? J’aimerai tellement que tu m’accompagnes… Mais je te rejoindrais, une fois que j’aurai terminé, et on fêtera la Samhain ensemble, jusqu’au petit matin ! Et après, je te raconterai tout en détail, avec un bon chocolat chaud. » Oui, elle lui raconterait tout. Elle méritait bien cela. Et s’il y avait une prochaine fois… Alors elle ferait tout son possible, pour l’amener avec elle.
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Message Sujet: Re: Avant que le voile ne se soulève   Avant que le voile ne se soulève EmptyDim 24 Déc - 0:51

« Tu parles à Sucre, toi. Tu sais comment ? Tu crois que ça pourrait être reproduit, grâce à une potion ? Ça, ou peut-être la communication avec un Familier. Ou un Griffon. Ils sont plus proches des animaux, que les dragons. » Elle hausse les épaules, incapable de répondre. Ca se fait tellement... naturellement, c'est magique, voilà tout. Comme pour les Familiers, même si elle n'a pas encore rencontré le sien. La sensation sera-t-elle aussi évidente qu'avec Sucre ? Ou plus encore ? Elle s'interroge en acquiesçant aux paroles de sa soeur, qui rêve de pouvoir inventer une potion qui permet de parler aux animaux. Oui, ce serait intéressant !

Elles se comprennent, les jumelles, presque sans mots. Un regard, et elles retrouvent tout ce qu'elles partagent depuis leur plus tendre enfance, dans cette demeure qui les a vu grandir. Les souvenirs s'entremêlent, emplis de joie et de rires, d'épreuves aussi parfois, mais rien qu'elles ne puissent surmonter ensemble. Aurore sourit à entendre le ton enthousiaste de sa soeur lorsqu'elle mentionne la Samhain, mais elle se redresse brusquement, le coeur serré, lors de sa mention de sa visite au palais ducal. « C'est... c'est demain ? Tu ne restes pas toute la soirée ? » demande-t-elle, penaude. Elle a déjà eu beaucoup de mal à ne pas se sentir délaissée lorsqu'elle lui a appris sa rencontre avec le duc d'Outrevent et son invitation – qu'il n'a pas étendue à sa jumelle, mais elle a su rester positive, véritablement heureuse de cette occasion inespérée pour sa soeur. Ne serait-elle pas tout ausis heureuse, elle aussi, si le comte de Rivepierre l'avait invitée à visiter son domaine ?

Aurore fait la moue un instant, mais elle ne peut pas retirer cette chance à sa soeur, alors elle reprend d'une voix plus décidée : « Est-ce que tu penses qu'on peut leur offrir quelque chose... de notre part à toutes les deux ? Même si je ne viens pas ? » Faire un présent pour le duc, quelque chose qu'il recevra réellement en mains propres. C'est inespéré ! « Oh j'ai... j'ai d'ailleurs quelque chose. Je l'ai trouvé au marché, à Lorgol. Je pense que sa grâce le duc sera ravi de la récupérer. » La cadette se redresse et va fouiller dans son sac de voyage pour en ressortir un objet soigneusement emballé dans un mouchoir. Elle retourne aux côtés de sa soeur et le déballe sous ses yeux. « J'ai tout de suite reconnu le symbole des Marches d'Argent, quelqu'un a dû le lui dérober pour gagner quelques fleurons. Crois-tu qu'il sera content ? » La broche de kilt étincelle dans sa main et elle le tend à Astrée pour qu'elle le prenne. Elle voulait le lui donner, de toute manière.
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Message Sujet: Re: Avant que le voile ne se soulève   Avant que le voile ne se soulève EmptyMer 10 Jan - 13:17

Elle était presque déçue, qu’Aurore ne puisse pas lui expliquer vraiment comment se passaient les échanges avec Sucre. Elle avait très envie d’en savoir plus, mais elle comprenait que ça ne soit pas facile à expliquer. Ou elle le supposait, du moins. Elle avait déjà entendu la dragonne lui parler, mais était-ce seulement pareil, quand elle échangeait avec Aurore ? Elle ne le pensait pas, même si elle n’en aurait jamais la preuve, à moins qu’elle puisse voir par les yeux de sa sœur, un jour. La magie pourrait-elle faire ça ? Rien n’était moins sûr.

Elle sentit son cœur se serrer, en entendant la voix de sa jumelle, déçue elle aussi qu’elle ne puisse pas l’accompagner, et prit sa main dans la sienne, la serrant brièvement, en geste d’excuses, sans la lâcher toutefois. Elles partageaient tout, et elle aurait souhaité qu’elles partagent ça aussi, mais… Ce n’était pas possible. Pas pour le moment, du moins. « Je… Je demanderais si tu peux m’accompagner, pour m’aider à porter mon matériel. Ou pour, je ne sais pas. Je trouverais bien une raison. Je suis sûre que tu pourras être avec moi, la prochaine fois. » Elle ne vivait pas tout avec sa jumelle, mais les choses aussi importantes… Elle voulait les vivre avec elle. Toutes. Si elle arrivait à l’y faire venir… Ce serait merveilleux.

Elle sourit, malgré le pincement au cœur qui n’était pas parti, en l’entendant. « Mais oui ! C’est une excellente idée ! À quoi penses-tu ? Je… je te l’avais dit, il m’a semblé très sympathique et attentif. Je, je suis sûre que ça lui fera plaisir. On pourra peut-être faire quelque chose pour lui et, et la princesse Chimène ? » Elle grimaça, se rendant compte de sa maladresse. La verrait-elle ? Elle ne l’espérait pas, pour ne pas avoir cette chance, en l’absence de sa sœur, même si… Voir la princesse Chimène serait merveilleux ! Purement merveilleux ! Elle oublia bien vite cette pensée, cependant, en entendant les paroles de sa sœur, puis en voyant la broche, écarquillant les yeux. C’était celle de leur duc ? Incroyable ! Elle parla d’une toute petite voix. « Je suis obligée de la lui donner ? ». Elle se força malgré tout à rire à sa propre question, même si elle était partiellement sérieuse. « Je le lui donnerai, je te le promets. Il sera probablement enchanté, de la retrouver. » Oui, probablement.
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Message Sujet: Re: Avant que le voile ne se soulève   Avant que le voile ne se soulève EmptyVen 12 Jan - 19:08

« Je… Je demanderais si tu peux m’accompagner, pour m’aider à porter mon matériel. Ou pour, je ne sais pas. Je trouverais bien une raison. Je suis sûre que tu pourras être avec moi, la prochaine fois. » Aurore serre un peu plus la main de sa soeur, comme un geste de reconnaissance, même si elle est terriblement déçue de ne pas pouvoir l'accompagner cette fois. Oh, ce ne sera que partie remise, elle ose l'espérer. Puis ce ne serait pas juste d'en vouloir à qui que ce soit pour cette raison ; Astrée a la chance de sa vie et le duc a sûrement bien assez à penser pour ne serait-ce que songer à une jeune cadette Chevaucheuse qu'il ne connaît pas. Elle préfère donc se concentrer sur l'idée de pouvoir lui offrir quelque chose qui lui sera réellement mis en mains propres, quelque chose qui pourrait lui faire plaisir.

« Mais oui ! C’est une excellente idée ! À quoi penses-tu ? Je… je te l’avais dit, il m’a semblé très sympathique et attentif. Je, je suis sûre que ça lui fera plaisir. On pourra peut-être faire quelque chose pour lui et, et la princesse Chimène ? »  Aurore hoche la tête. « Bien sûr, ça lui fera sûrement plaisir. On trouvera peut-être quelque chose au marché. » En parlant de marché... La jeune femme tend la broche à sa soeur. « Je suis obligée de la lui donner ? » Elle rit doucement – elle n'est pas la seule à y avoir pensé. Durant des jours, elle l'a gardée dans sa poche ou sous son oreiller, comme un porte-bonheur précieux dont elle ne pouvait pas se séparer. Elle est presque triste de devoir la rendre. « Je le lui donnerai, je te le promets. Il sera probablement enchanté, de la retrouver. » Elle hoche fermement la tête. Oui, ce sera la meilleure chose à faire. Elle n'a aucune envie d'être assimilée à une voleuse, surtout pas. Si c'était un cadeau... elle serait ravie de le garder pour elle, mais puisque la broche a été trouvée sur un étal marchand, elle n'a pas le droit de se l'approprier.

Aurore pousse un soupir, puis se redresse et tend la main à sa soeur. « Viens avec moi. » Elle l'aide à se relever et la cadette l'entraîne dans leur petite maisonnée, vide pour le moment. Le moment idéal pour ce qu'elle a en tête. Elle entraîne sa soeur à travers leur humble demeure, jusqu'à la cuisine dont s'échappe de doux effluves chauds et sucrés. Elle soulève un linge de cuisine qui couvre un plateau où trônent quelques pâtisseries faites au cours de la matinée. « Tiens, goûtes-en un tant que c'est encore chaud. » fait-elle, conspiratrice, en lui tendant un morceau. Elle même s'empare d'un petit gâteau et recouvre le plateau. Après avoir croqué dedans, elle pousse un soupir de satisfaction et échange un regard avec sa soeur qui la fait doucement rire à nouveau. Elle a l'impression d'être revenue quelques années en arrière, quand elles étaient petites et qu'elles piquaient des biscuits en l'absence de leurs parents. Le souvenir la rend songeuse, et son ventre se tortille, pas uniquement par gourmandise. Vas-y petite, demande-lui. Elle cligne un peu des yeux, surprise d'entendre la voix de Sucre se manifester – peut-être était-elle aux aguets de ses pensées depuis qu'elle s'est mise aux fourneaux ce matin. Une idée qui la fait sourire et qui l'encourage un peu ; elle sait qu'elle n'est pas toute seule.

« Dis Astrée, je peux te demander quelque chose ? » Elle attend une confirmation, un peu hésitante. Puis... « Est-ce que... tu pourrais me raconter un peu plus en détails ce qu'il s'est passé en mai ? Tu sais quand... on était pas vraiment ici ? » Il lui semble lire l'étonnement dans les yeux de sa soeur, et pour cause : Aurore refusait catégoriquement d'entendre à nouveau parler de grossesse, d'Archipel et de soi-disant parents. Mais les mois passant, elle s'interroge et elle est prête, désormais, à écouter ce récit. Elle porte à nouveau le gâteau à ses lèvres, comme pour se donner courage.
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Message Sujet: Cépala   Avant que le voile ne se soulève EmptyMar 6 Fév - 23:50

Si sa sœur garde le silence, si elle se contente de cette pression sur sa main, Astrée sait qu’elle est… non pas jalouse, déçue, peut-être, de ne pas avoir la même chance qu’elle. Mais elle n’oubliera jamais sa jumelle, et elle fera tout pour qu’elle puisse venir avec elle. Même si elle doit observer de loin, même si elle doit rester silencieuse. Parce que voir leur duc, et son neveu… Rien n’est plus merveilleux. Et elle n’a aucune envie que sa sœur passe à côté de cela, alors qu’elle-même, elle a la chance de le vivre. Comme bien d’autres choses, des choses dont elle veut se souvenir, et d’autres qu’elle veut oublier. Elle déglutit, avant de se concentrer à nouveau sur les paroles de sa sœur, son visage s’illuminant alors qu’elle entend son idée. Sa merveilleuse idée. Moins merveilleuse, que de devoir rendre la broche. Mais… Elle est à leur duc, elles n’ont aucunement le droit de la garder. Pourvu qu’il ne les accuse pas de vol.

Elle fronça les sourcils, en entendant sa sœur soupirer, mais saisit sa main sans hésitation aucune, alors qu’elle l’intimait de venir avec elle. Pourquoi ce soupir lourd de… d’elle ne savait quoi, et ce mystère ? Elle lui faisait confiance et la suivrait partout, mais tout de même. Elle sourit, plus longuement, en reconnaissant le chemin, et en sentant les odeurs qui s’échappaient de la cuisine. Était-ce Aurore qui les avait faites ? Ou leur mère ? Ça n’avait pas réellement d’importance, tant des scènes similaires se rappelaient à son esprit, alors qu’elle croquait dedans, qu’elle voyait Aurore rire, une image à laquelle se superposait Aurore plus jeune, à sourire de leur malice, tout en jetant des coups d’œil fréquents vers la porte, pour être sûre de ne pas être surprise. Ce ne serait plus le cas, maintenant. Elles étaient grandes, adultes même, elles pouvaient manger des gâteaux si elles le voulaient. Elles pouvaient même les faire.

Elle finissait le morceau qu’elle tenait, quand Aurore la surprit, à la questionner d’une voix qui était tout sauf habituelle. Elle semblait… perdue. Incertaine de pouvoir la questionner. Et pour cause… elle se figea, en entendant ce qu’elle lui demandait. Si elle avait acquiescé de la tête, intriguée mais curieuse, elle regrettait presque de lui avoir dit oui. Parce qu’elle ne se souvenait que trop bien de ce qu’elle avait pris pour un rejet, le seul qu’elle ait jamais ressenti venant d’Aurore. Elle avait été bouleversée, elle aussi, mais… Elle s’était sentie accusée d’être une menteuse. Pire, d’inventer les choses, d’être folle. Même si… même si elle savait qu’Aurore avait juste été sous le choc. Elle ne pouvait pas la haïr, n’est-ce pas ? Elle ne lui en voudrait pas, de ce qu’elle dirait ? Elle inspira grandement, prenant conscience qu’elle avait retenu son souffle, malgré elle. « Je… Tu veux vraiment, euh, savoir ? » Elle ne put retenir une grimace, avant de se mettre à parler. Si elle l’interrompait… elle ne pourrait pas finir. « On était… sur l’archipel. Au milieu de gens qu’on ne comprenait pas. Qu’on aurait comprendre, parler comme eux, le… l’ilien. Et y’a quelqu’un qui parlait comme le plus gueux des gueux, qui nous a dit qu’on avait jamais rien vécu de notre vie. Qu’il était notre père, et qu’on était nées en Ansemer, avant de venir là. Et il a parlé pour nous. Mati, qu’ils l’appelaient. Et… il a dit que la vivenef de notre mère était venue nous chercher – Pennia. Celle qu’il prenait pour notre mère. Et on était sur le Zéphyr. J’ai parlé à Etincelle, la figure de proue qu’on nous a présentée, pour savoir si elle aussi elle trouvait les choses bizarres. Je sais plus ce qu’elle m’a dit. Mais c’était affreux. Juste affreux. Et puis, on le sait, non, qui sont nos parents ? C’est forcément n’importe quoi, hein ? »
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Message Sujet: Re: Avant que le voile ne se soulève   Avant que le voile ne se soulève EmptyDim 18 Fév - 19:21

Elle a longtemps hésité, avant de demander. L'horreur de ce qui lui a été raconté l'a trop souvent emporté sur la curiosité. La rancune ressentie au sujet de ceux qui les ont autrefois abandonnée était bien plus forte que l'envie de comprendre pourquoi, de savoir comment. Cette autre réalité, pour Aurore, elle n'a jamais eu lieu ; dans le pire des cas, c'est une produit de l'imagination collective, une illusion que tous ont vécu avec force, probablement créée par des êtres fourbes et sans scrupules. Elle, enceinte d'un sauvage, hors mariage ? Jamais. Quel déshonneur, quelle honte, pour la cadette outreventoise qui cherche tant à faire honneur aux valeurs du duché qui l'a vue grandir. Les questionnements ont pourtant tourné longtemps dans son esprit, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus les ignorer. Et plutôt que d'esquiver les tentatives d'en parler de sa soeur, c'est désormais elle qui fait un pas dans sa direction.

La surprise est visible sur les traits de sa soeur, et elle ne peut que comprendre sa réaction. Ne l'a-t-elle pas traitée de menteuse, sous le choc, sous le coup de la colère ? Elle s'est excusée bien sûr ; Astrée compte bien trop à ses yeux pour qu'elle puisse lui en vouloir de lui parler de ce qu'elles ont vécu, mais elle n'en était pas moins réticente à l'idée de croire à de telles histoires. « Je… Tu veux vraiment, euh, savoir ? » Une forte envie de dire non flotte à l'orée de ses pensées, mais elle hoche fermement la tête, déterminée. Elle veut savoir. Et en même temps... à chaque mot de sa soeur, elle regrette un peu plus sa décision.

L'Archipel, au milieu de sauvages, de gueux dont elles devaient faire partie. Leur père, un père qu'elle ne connaissent pas, leur racontant des choses insensées sur leur véritable naissance. Aurore écoute, sans savoir si elle doit se sentir en colère ou outrée par tant de lagraneries. Leur mère, Pennia, posséderait le Zéphyr... un nom qui lui semble fort familier. Tant d'absurdités... « Mais c’était affreux. Juste affreux. Et puis, on le sait, non, qui sont nos parents ? C’est forcément n’importe quoi, hein ? » La cadette hoche la tête, fermement, malgré la confusion qui règne dans son esprit. « Bien sûr qu'on le sait. » Elles savent, oui. Dans son coeur, Sélène et Léandre Aubétoile seront toujours ceux qui les ont élevées, aimées et vu grandir. Ils sont leurs parents, quoi qu'on puisse en dire. Et pourtant...

« Tu crois que ces... Mati et Pennia, sont aussi nos parents ici ? Que papa et maman les connaissent ? » Sélène a toujours évité le sujet, a toujours tu ce qu'elle savait – si elle sait quelque chose. Ont-il seulement une bonne raison de ne pas les avoir élevées, toutes les deux ? Aurore se renfrogne, à cette idée. « Est-ce que tu penses qu'on peut les retrouver ? Je sais que le Zéphyr est une vraie vivenef, il y a sûrement quelqu'un qui sait à qui elle appartient. » La réflexion se peint sur ses traits mais bientôt, elle croise le regard de sa soeur, lui adressant un sourire qui se veut rassurant. « Je ne veux rien avoir à faire avec eux, je veux juste... comprendre. Je veux qu'ils assument, qu'ils nous expliquent... S'ils sont vraiment là, vraiment, c'est indigne de leur part que d'ignorer ce qu'ils ont fait. » Les lèvres pincées, elle garde le menton levé, assurée dans ses mots. N'ont-elles pas le droit de savoir ? Elles pourront toujours... tourner la page, ensuite, revenir à ce qu'elles connaissent. Rien ne les oblige à reconnaître des lâches.
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Message Sujet: Re: Avant que le voile ne se soulève   Avant que le voile ne se soulève EmptyJeu 5 Avr - 19:55

Pourvu qu’elle dise non. Levor en soit témoin, si Aurore disait oui, alors Astrée ne pourrait pas lui mentir. Elle ne pourrait pas atténuer la vérité, non plus. Elle serait condamnée à lui raconter les choses, telles qu’elles s’étaient réellement passées. A les lui dire, à nouveau, au risque d’attiser encore sa colère. Elle aimait sa sœur, mais… Ces souvenirs étaient déjà douloureux, impropres, écœurants pour elle, alors elle n’était pas certaine de supporter à nouveau un rejet de sa part. Et pourtant, sa sœur avait acquiescé, demandé à savoir. Elle avait écouté, sans l’interrompre, sans l’accuser. Sans lui reprocher de mentir, de vouloir la choquer. Plus que tout, peut-être, c’était de cela dont Astrée avait peur, et elle accueillit avec soulagement, presque, le silence d’Aurore. Bien sûr, elle était anxieuse du moment où elle se mettrait à parler mais… Sa réaction avait été tellement instinctive, la dernière fois, instantanée, alors Astrée ne pouvait que supposer qu’elle serait différente, cette fois. Même si le récit était identique, les horreurs aussi horribles, les frissons qui la prenaient à l’idée de tout cela aussi violents.



Et elle ne supporta plus le silence, le rompant en réitérant l’aspect affreux de cette vie qui n’était pas la leur. En appuyant le fait que ça ne signifiait rien, que leurs parents n’étaient nuls autres que Sélène et Léandre. Elle laissa échapper un soupir de soulagement involontaire, quand Aurore approuva, acquiesça en réponse à sa question. Qu’aurait-elle fait, si elle lui avait dit que ça n’était pas vrai ? Pas leurs vrais parents, du moins. Sûrement aurait-elle suffoqué, peut-être se serait-elle évanouie. Elle manquait en tout cas d’air, de souffle, alors qu’Aurore l’interrogeait.



La colère traversa ses prunelles à elle, cette fois, à ces questions. Pas envers sa jumelle, mais envers ces gens, qui étaient peut-être ceux qui avaient contribué à leur naissance, rien de plus. Sûrement se serait-elle écriée qu’ils n’étaient rien pour elle, qu’elle ne voulait rien en savoir, si Aurore n’avait pas poursuivi rapidement, ne l’avait pas empêchée de parler. Sûrement aurait-elle tenu des propos indignes d’elle, des propos qu’elle aurait regrettés. « Je refuse de dire qu’ils sont nos parents. Mais peut-être qu’on est venues au monde par leur fait, oui. Je ne veux… » Elle déglutit, s’interdisant de poursuivre. Elle ne voulait rien savoir, mais elle ne voulait pas laisser sa sœur seule avec eux. « Je chercherai avec toi. J’irai les voir avec toi, si tu le veux, pour les confronter à leur abandon. À leur lâcheté, s’ils ont fauté, et ont décidé qu’on en valait pas la peine. Mais je ne veux pas les connaître. » Elle se tut, réfléchissant à son tour. « On pourrait sûrement nous renseigner, au port, à Lorgol… Mais ce n’est pas un endroit pour des jeunes filles. Connais-tu… quelqu’un, chez les Chevaucheurs, qui pourrait se renseigner ? Ou nous escorter ? Nous protéger ? » Elle avait peur, rien qu’à l’idée de se rendre dans les coins moins bien famés de Lorgol mais… Si elle le devait, pour Aurore, elle le ferait.
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Message Sujet: Re: Avant que le voile ne se soulève   Avant que le voile ne se soulève EmptyVen 20 Avr - 13:51

Elle sent la colère dans les yeux de sa soeur, elle sent la même indignation qu'elle peut ressentir, au plus profond de son coeur. Des années durant, elles n'ont pas eu à se poser la question de qui étaient ces personnes qui leur avaient donné la vie, des années durant, ça n'avait pas la moindre importance. Mais les jumelles grandissent, elles s'épanouissent et désormais, il semblerait que le moment est venu de comprendre, de savoir. Aurore se pose beaucoup de questions depuis qu'elle a commencé sa formation de Chevaucheuse – peut-être parce que Sucre la sort très souvent des sentiers battus en posant des questions auxquelles elle ne s'attendait pas ou qu'elle repousse les limites de ce qu'elle est capable de faire. La cadette aime profondément ses parents, les êtres chers qui l'ont élevée, mais depuis cette autre vie, depuis qu'on lui a conté ces horreurs, elle ne peut se sortir de la tête que ses parents sont peut-être là, quelque part, et qu'il lui suffirait de creuser un peu pour les trouver. Elle n'a pas envie de demander à Sélène et Léandre, elle aurait trop peur de leur faire de la peine. Et si elle revient bredouille de ses recherches, elle passera à autre chose, elle tournera la page et ainsi, elle ne les aura pas inquiétés pour rien.

« Je refuse de dire qu’ils sont nos parents. Mais peut-être qu’on est venues au monde par leur fait, oui. Je ne veux… » Elle ne comprend que trop bien ce que les mots de sa soeur peinent à exprimer. Il n'y aurait rien de plus terrible que de renier ceux qui les ont chéries durant toutes ces années. Elle ne veut pas ça non plus. « Je chercherai avec toi. J’irai les voir avec toi, si tu le veux, pour les confronter à leur abandon. À leur lâcheté, s’ils ont fauté, et ont décidé qu’on en valait pas la peine. Mais je ne veux pas les connaître. » Aurore hoche doucement la tête. Elle s'approche légèrement d'Astrée et prend sa main dans la sienne pour la serrer doucement, pour la rassurer. « On pourrait sûrement nous renseigner, au port, à Lorgol… Mais ce n’est pas un endroit pour des jeunes filles. Connais-tu… quelqu’un, chez les Chevaucheurs, qui pourrait se renseigner ? Ou nous escorter ? Nous protéger ? » Cette fois-ci, elle fronce les sourcils, en pleine réflexion. Mais c'est une autre voix qui en interrompt le fil. Vous faut-il un mâle pour vous protéger ? Prise au dépourvu, la cadette ouvre la bouche pour la refermer aussitôt, sans comprendre. Des femmes dans un port... ça ne doit pas être si rare en Ansemer, là d'où viennent leurs parents. Ce n'est pas très dignes de fières Outreventoises, mais Aurore répugne à mettre quiconque au courant de ce qu'elles font.

Alors elle secoue la tête, de manière assurée. « Nous irons ensemble, sans personne. Le port de la Ville Haute ne doit pas être aussi terrible, et puis... Sucre ne sera pas loin. » Tu peux compter dessus, petite. Elle adresse un sourire chaleureux à sa soeur avant de la serrer dans ses bras, de façon aussi soudaine que sincère. L'affection qu'elle lui porte ne connaît pas de limites, elle ferait tout pour elle. « Merci. » souffle-t-elle. « Je veux que tu saches que, quoi qu'il arrive, ça ne changera rien. Toi, maman et papa, vous passerez toujours en premier. » Et elle la relâche à peine, pour lui faire face et la regarder dans les yeux.
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