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 Quand amère vérité devient doux mensonge

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Tyr Parle-d'Or
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Message Sujet: Quand amère vérité devient doux mensonge   Quand amère vérité devient doux mensonge EmptySam 28 Oct - 21:03


Livre II, Chapitre 6 • La Chasse Sauvage
Tyr Parle-d'Or & Solveig de Sovnheim

Quand amère vérité devient doux mensonge

"Les plus détestables mensonges sont ceux qui se rapprochent le plus de la vérité."



• Date : 06/08/1002
• Météo (optionnel) : Enneigé. Trop, au goût de Tyr.
• Statut du RP : Fermé.
• Résumé : Tyr, coincé un temps à Svaljärd, profite de l'occasion pour rencontrer Solveig qui a une mission toute particulière à confier à la Cour des Miracles... Noyée la vérité de sa propre situation auprès du Maréchal de Serre, en la transformant en parfait mensonge.
• Recensement :
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• [b]06/08/1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2860-quand-amere-verite-devient-doux-mensonge]Quand amère vérité devient doux mensonge[/url] - [i]Tyr Parle-d'Or & Solveig de Sovnheim[/i]
Tyr, coincé un temps à Svaljärd, profite de l'occasion pour rencontrer Solveig qui a une mission toute particulière à confier à la Cour des Miracles... Noyée la vérité de sa propre situation auprès du Maréchal de Serre, en la transformant en parfait mensonge.



Dernière édition par Tyr Parle-d'Or le Sam 28 Oct - 21:04, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Quand amère vérité devient doux mensonge   Quand amère vérité devient doux mensonge EmptySam 28 Oct - 21:04

Je suis coincé ici. Un constat bien désagréable, après tout le mal que je me suis donné pour repartir sur mes deux jambes, et avec l’ensemble de mes doigts encore fonctionnels accessoirement. Je devrais cesser de me plaindre, oui. Nous sommes tout de même repartis avec bon nombre de trésors, grâce aux précieuses informations rapportées par Liselotte, qui nous a permis de piller en toute quiétude le palais impérial. Nous avons même eu le temps de faire un crochet vers Svaljärd, pour profiter de la fin des festivités plutôt… Sanglante. Oui, mais tout ce chaos, c’est idéal pour le déplacement d’une poignée de voleurs, qui n’ont que peu à se soucier des gardes, si occupés à rétablir l’ordre.

Et tout ce splendide butin n’a pas quitté la guilde de Svaljärd, où nous avons tous dû nous retrouver, en apprenant que notre contact n’était plus en mesure de solliciter sa magie pour nous ouvrir un portail. Le dit mage ne nous a pas vraiment attendus, alerté par les prémices de la maladie, pour se rendre aussitôt à Lorgol pour trouver un remède. Difficile de lui en vouloir, surtout quand on connait les risques considérables qu’ils doivent déjà prendre pour œuvrer en Ibélène… Mais que le retour me soit impossible me laisse un goût amer. Oh et il n’était pas question que nous bravions la moitié du continent pour rejoindre Lorgol, avec toutes nos trouvailles sonnantes et clinquantes. Autant qu’elles restent à la guilde, ici même, et soient disséminées en petites quantités auprès de notre réseau de contrebande. Ils sauront en tirer un bon prix.

Et en attendant, on se sent quelque peu coupé du monde, dans ces neiges éternelles. Je lance à la cantonade, derrière moi : « Ca s’arrête, des fois, de tomber ? » J’entends un rire me répondre, du voleur qui est installé lui aussi devant l’âtre de la cheminée. J’en ai assez, de rester enfermé, mais sortir est souvent pire. Je ne suis décidément pas habitué à ces températures extrêmes. Je supportais mieux le désert erebien, en vérité.

Je pousse un profond soupir et me relève, précisément quand un mendiant fait irruption dans un vent gelé du dehors. Je l’entends murmurer à l’entrée, à celui de garde, qu’il a un message à faire porter. « Hey, petit… » Ses grands yeux d’un bleu clair s’orientent vers moi, et je ne peux m’empêcher de sourire à songer comment ce gamin doit s’accorder les faveurs des passants. « Quel est ton message ? »

♦️♦️♦️

Ah ! Ma curiosité me perdra. J’y songe, précisément sur la route d’un bourg du nom de Vatr, à moins d’une heure de la capitale. J’aurais dû forcer cette mystérieuse femme à faire le chemin, mais c’était bien plus sûr que ce soit moi qui m’éloigne. Seulement, c’était oublié ce froid ! J’ai pressé le pas de ma monture, autant pour arriver plus rapidement à destination que me réchauffer dans le mouvement. Les fourrures seules ne suffisent pas. Je dois vraiment avoir du sang erebien dans les veines… Enfin ! Pas avec ces mèches et ces yeux si clairs non.

J’aurais pu déléguer à quelqu’un d’autres, mais l’affaire semblait d’importance et à ne pas prendre à la légère. Ce serait facile de produire plusieurs lettres en faisant croire à des origines différentes. Bien des espions savent le faire, ou un groupe de voleurs assez organisé peut aussi se le permettre. Seulement… C’est la raison qui me pousse à m’interroger, et à rencontrer moi-même la dite personne.

Je descends de ma monture pour la confier à un des deux voleurs qui m’a accompagné. Celui-ci attend patiemment à l’entrée, à guetter, tandis que l’autre fait le tour par derrière. J’ouvre la porte pour m’engager dans la masure à l’écart où le rendez-vous a été fixé par nos soins. On n’est jamais trop prudent.

Mon premier réflexe est d’allumer un feu dans la cheminée, puis de chercher deux verres avec de quoi me brûler le gosier, avant même de m’installer. La pièce se réchauffe tout juste quand elle fait irruption. Je suis déjà confortablement installé, et lui rends un sourire affable sans daigner me relever. « Mais installez-vous, je vous prie. » Je la détaille rapidement. Kyréenne, en tout point. Elle a la stature d’une guerrière, la peau et la chevelure claire. Je commence les hostilités, franc-jeu : « Je suis Tyr. Tyr Parle-d’Or, Second des Ombres. A qui ai-je l’honneur ? » J’approche le verre, la bouteille en main. « Vous en voulez ? Vos alcools sont de sacrés tord-boyaux ici… J’ai plutôt opté pour de l’hydromel, si vous aimez. » Mon sourire s’accentue. « Alors, et si vous me disiez ce qui vous amène ici ? »
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Message Sujet: Re: Quand amère vérité devient doux mensonge   Quand amère vérité devient doux mensonge EmptyDim 29 Oct - 12:00

La fièvre était passée mais on la forçait encore à rester aliter. Pour une femme comme elle c'était une torture sans pareille. Elle avait briqué les pièces d'amures composant sa tenue, cherchait à réparer le cuir qui avait été déchiré en combat puis avait abandonné face à l'ennui. Ses pensées s'étaient alors mises à vagabonder. Et elles avaient pris un tour terrifiant.
La journée passée en compagnie du maréchal refaisait surface, cuisante. Non pas à cause du charme qu'elle trouvait à l'homme mais à cause de ce que la bouteille avait finis par lui faire dire. Aujourd'hui, elle s'en souvenait clairement. Par … qu'avait-elle fait.
Passant une main sur son visage elle repassa une fois puis deux, puis dix fois ce passage dans sa tête. Adressez vous à Alrik, il vous dira ça que je suis devenue. Et connaissant son père adoptif celui -ci y répondrait, se disant que si ces mots venaient d'elle alors c'était une demande qu'il se devait de donner. Si le maréchal était mort dans l'incendie de la caserne, la menace de cette lettre atterrissant sur le bureau de l'homme était un poids conséquent dans sa conscience. Un autre la lirait, les conséquences seraient sans doute tout aussi lourdes.
Il fallait qu'elle agisse.
Après avoir promis sur chaque dieux qu'elle ne quitterait pas Vatr mais qu'il lui fallait quitter ce lit si les occupants de cette maison ne voulaient pas l'entendre chanter sans discontinuer, Solveig savoura avec satisfaction le froid puissant giflant ses joues.
Les bottes dans quelques centimètres de neiges, elle se mit prudemment en route, sachant plus ou moins où elle pourrait trouver l'homme de la situation. Ou plutôt le gueux.

Une rue après l'autre, une lourde fourrure sur ses épaules, finalement elle s'arrête soulagée de ne pas avoir à marcher d'avantage.
La kyréenne s’assoit sans ménagement à coté du vieux soûlard.

« K'est ce qu'tu fais ici toi ! Si c'pas la fille à la cat... à la Ragnhilde. » Le regard qu'elle lui jette est la promesse que même l'alcool ne le soulagera pas si il tente de prononcer devant elle le si connu surnom que les villageois donne à sa mère.

« C'est moi oui. Je te cherchais Ingvar. Je vais avoir besoin d'un service. »

C'est laconique mais ça fonctionne. Le vieux grigous regagne dix ans et lui jette un regard neuf. Décidément la mère comme la fille n'ont rien de commun avec les autres bouseux. Comment est elle au courant ? Parait qu'elle est partie vivre longtemps à Lorgol, ça doit venir d'la.

« J't'écoute fille. »

Alors il écoute. Il lui faut quelqu'un qui relaie l'information jusqu'à Svaljärd, ça tombe bien, y a bien deux orphelins qu'il a pris sous son aile. L'un ou l'autre, ils galoperont sans se fatiguer jusque la bas.

Quand amère vérité devient doux mensonge KN84EfQ

« T'as compris l'petiot. Lui faut un pro du zgouigoui. Qui f'ra d'beau travail avec du papier, d'l'encre et à la babille bien pendue. C'bon ? Allez file. »

L'vieux le regarde filer en se demandant dans quoi l'fille de la catin de Vatr s'est fourrée. Mais qu'elle s'inquiète pas. Tous ses secrets, toutes les p'tites richesses qui sont dans l'caboche, partiront avec lui.

Quand amère vérité devient doux mensonge KN84EfQ

Elle est rentrée pour attendre, faisant des estimations. Disons deux bonnes heures et elle y retourne. De quoi satisfaire le doc qui vérifie ses bandages et l'éponge d'opium qui barre son flanc après le passage de la lame de la sentinelle.
Et puis elle repart, toujours avec cette fourrure immense que sa mère lui pose sur ses épaules dans cet élan maternel inimitable.
Ingvar lui a parlé de la masure qui ne sert qu'a la saison de la chasse au sanglier. C'est a peine a la sortie de Vatr, elle à le temps d'y arriver sans forcer sur ses muscles.

Comme attendu des enfants des miracles, ils sont là, d'une discrétion naturelle. Bordant la maisonnée sans chercher à se dissimuler. Solveig n'a pas emmener son épée, trop lourde, elle ne prendra pas le risque de déchirer son flanc alors qu'ils sont à la veille du départ. Pour autant, elle n'est pas venue sans rien. Contre ses cuisses des poignards d'une longueur loin des cures dents que l'on trouve sur les casseurs de tavernes. Ce n'est pas vraiment une mesure de protection vis à vis de la cour des miracles. Mais elle n'oublie pas qu'ici même dans le lieu qui l'a vu naître, d'autres l'ont toujours considéré comme une étrangère.
De son bras, sous le regard des autres, elle pousse la porte pour se retrouver nez à nez avec celui qui semble être leur chef et qui ne perd pas de temps en se lançant dans des présentations.
Lâchant la poignée, la guerrière s'avance et referme l'entrée d'un vigoureux coup d'épaule, laissant le froid dehors, gardant sa blessure bien à l'abris de sa fourrure.

Un instant elle songe au mensonge mais l'idée est idiote. Tout le monde la connait et elle peut presque partier qu'ils connaissent déjà son identité. Autant jouer franc jeu, de toute façon, c'est ce qu'elle préfère.

« Solveig de Sovnheim, appellez moi Solveig. »


Sa proposition lui tire un sourire. Ces hommes sont d'un avenant qu'ils la mettraient à l'aise en un tour de main si elle ne se doutait pas qu'il s'agisse ici aussi d'un talent commun à leur guilde.

« C'est notre « repos du guerrier. » On le surnomme ainsi quand nos autres alcools nous menacent de rouler sous la table. De quoi nous laisser purger si vous voulez. Mais je suis cliente, volontiers Tyr. »

Du doigt la kyréenne pointe une chaise dans une demande silencieuse pour prendre place. Elle aimerait quand à faire de rester trop longtemps debout.

« Vous êtes direct, je ne vais pas vous faire attendre. J'ai... succombé à quelques émotions mal gérées il y a quelque jours et à la boisson. Très mauvais mélange, j'ai bien entendu fais une erreur. »

Solveig lui rend alors son sourire. Un poil plus gêné.

« J'ai orienté un homme dangereux sur quelques unes de mes activités en lui proposant d'écrire à un autre qui les connais. J'aurais besoin de vos plumes et de votre temps en réalité. Et beaucoup d'encre. Pour noyer cette lettre qui ne manquera pas d'atteindre son bureau. Je pensais à de fausses délations sur mon compte voyez vous. Est ce un service que la guilde peut accomplir ? »

De sa main tendue, elle attrape le verre qu'on lui tend, un peu tendue par l'attente d'une réponse.


Dernière édition par Solveig de Sovnheim le Lun 30 Oct - 1:08, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Quand amère vérité devient doux mensonge   Quand amère vérité devient doux mensonge EmptyDim 29 Oct - 21:00

Je n’apprécie pas particulièrement que quelqu’un vienne armé à un échange courtois, mais ne prends pas la peine de le relever. A peine ai-je un regard vers ces longues lames, désapprobateur. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’elle sait s’en servir. J’ai le souvenir, encore vivace, d’une autre Kyréenne qui aurait bien voulu jouer de ses lames en ma présence, et garde une distance de sécurité d’un bras, le temps de dégainer moi-même si nécessaire. Dans mon métier, mieux vaut toujours rester prudent.

Ce qui ne m’empêche pas d’être avenant, et de ne rien trahir. Je la laisse se présenter, et ponctue sa remarque d’un fin sourire. « Solveig, alors. » Elle n’a pas donné de faux-nom, ce qui est plutôt un bon point pour elle. Les mendiants de Vatr savaient pertinemment qui ils avaient en face d’eux, et ne se sont pas privés de me renseigner à ce propos. Ils ont l’œil pour repérer les personnes qui disposent de fond non négligeable, surtout quand ces mêmes personnes prennent parfois la peine de s’attarder sur leur triste sort.

Je me montre intéressé, quand elle me glisse quelques mots sur leur hydromel, et la façon dont ils l’interprètent ici. « Le repos du guerrier ? Et bien, visiblement, vous en avez grand besoin. » Je lui avance le verre, qu’elle prend ensuite en main. Bien, elle est assez en confiance pour ne pas craindre que ceux qu’elle va employer l’empoisonne. Ca n’est clairement pas dans mes habitudes, mais certains sont parfois paranoïaques en présence de voleurs. Je me demande bien pourquoi ?

Mon regard s’attarde sur son flanc. Elle paraît gênée dans ses mouvements. « Pardonnez ma curiosité mais … Vous vous êtes blessée durant les événements funestes qui ont eu lieu à Svaljärd ? Je ne suis arrivé que le lendemain, à peine le temps de voir l’agitation causée se calmer. » En vérité, nous sommes arrivés dans la nuit, mais elle n’a pas besoin de connaître en détail nos activités nocturnes. Je suis plus curieux de connaître son histoire, si elle est prête à la livrer.

Je lui indique qu’elle peut s’assoir, dans un geste naturel, et écoute ensuite la requête qu’elle veut formuler à la Cour des Miracles. Elle a… Succombé à quelques émotions. Mal gérées. Très bien. La boisson a souvent cet effet, mais sa gêne est palpable. Un événement cocasse que l’on regrette après coup ? Sûrement. « Vu vos alcools forts, je ne peux que l’imaginer oui. » Et elle n’aurait pas demandé nos services, si elle n’avait pas précisément commis une erreur. Je prends une gorgée de mon verre, et tente de lire entre les lignes avec elle, mais l’exercice est pénible. Je n’ai pas spécialement de temps à perdre en devinettes. « Excusez-moi mais… Si vous voulez vraiment que l’on vous aide. Il va falloir être plus précise sur les faits que vous cherchez à dissimuler, et à qui. Un homme dangereux, c’est précisément ce qui pourrait changer toute la donne pour nous… Et par conséquence, le prix à mettre, vous en conviendrez. » Je lui rends un mince sourire, et me fais patient. Je rajoute, sur un ton conciliant : « Mais, bien entendu, propager des rumeurs ou en étouffer fait partie des compétences de la Cour des Miracles. Nous ne faisons pas qu’écouter l’information, nous la contrôlons aussi. Vous êtes loin d’être la première à s’adresser à nous pour masquer des… Erreurs, comme vous l’appelez. C’est même devenu notre principal gagne-pain suite aux événements qui se sont perpétrés dans la trame alternée. » Certaines hautes personnalités ont mis le prix fort, pour qu’une vie honteuse ne leur porte pas préjudice, même dans cette réalité retrouvée. Il faut dire que c’est parfois révélateur… Et que ça peut nuire à l’image malgré tout, ou à des relations bien tissées.
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Message Sujet: Re: Quand amère vérité devient doux mensonge   Quand amère vérité devient doux mensonge EmptyMar 31 Oct - 18:47

Elle le voit, il a vu son poignard. Solveig ne s'en formalise pas pour autant. Elle est seule et blessée, ils sont plusieurs, ils devraient pouvoir s'en remettre. Par curiosité elle se demande toutefois jusqu’où vont leur sens de l'observation. Elle a un peu forcé pour dissimule la rigidité de ses mouvements et les bandages sont bien aux chauds sous ses vêtements. Elle est curieuse même si l'inquiétude continue de la ronger. C'est en tout et pour tout son premier vrai contact la Cour des Miracles. Un nouveau sourire vient étirer ses lèvres quand il lui fait remarquer qu'elle semble avoir besoin de ce verre. C’est subtile mais suffisant pour lui faire comprendre qu'il a remarqué. Elle n'est pas déçue, elle n'est pas mécontente, elle est presque soulagée de voir qu'il a quasiment immédiatement remarqué. Le sens du détail, c'est ce qu'elle recherche aujourd'hui si elle a recours à ses talents.

Sans y réfléchir à deux fois, la kyréenne boit. Pourquoi se méfier, qui irait empoisonner son client. Quelques mercenaires sans doute mais une guilde comme la leur à une réputation à préserver. Et surtout, leur nombre lui indique qu'il y aurait des moyens plus rapides et efficaces de la faire passer de vie à trépas.
Elle reste muette quelques secondes avant de relever les eux vers lui. Plus sérieux.

« C'est une bonne analyse. C'est cela. Une situation dangereuse, deux de ces trucs sur un groupe pas assez nombreux et un civil. J'ai dû.. improviser. Mais malheureusement pour peu de résultat. On a appris bien plus tard par des renforts que le seul moyen de les arrêter était un bouton. »

Improviser voulait dire qu'elle était grimpée sur le dos de l'une des sentinelles pour tenter d'en décapiter une de son épée. Sa main gauche était encore un peu entaillée par l'effort mais c'était son flanc qui avait été découpé par la machine loin d'être impressionnée. Si elle avait su a ce moment là que rien ne pouvait les égratigner, elle se serait épargnée cette nouvelle cicatrice.
Si l'homme prenait le temps de raconter ce petit bout d'histoire à un autre, il apprendrait facilement son histoire. Ça avait fais le tour de la capitale, un petit surnom avait même fleurit de-là.

Reconnaissante, elle s’assit donc en posant son verre sur sa cuisse. Elle l'écouta attentivement lui demander des explications plus poussées. Il avait raison et elle s'y attendait. Mais la prudence était plus forte, elle n’avait pas réussi a tout raconter d'un seul tenant. Il était temps de rectifier ça.

« Vous avez raison. Pardon. Je vais reprendre depuis le début. Je suis Solveig de Sovnheim, fille adoptive du commandant de la guilde des Guerriers. La personne que j'ai rencontré il y a quelques jours était le maréchal de Serre, un ami de mon père. Malheureusement, disons que nous avons eu quelques mots plus hauts que d'autres pour des quiproquos. Je me suis laissée avoir par la bouteille et par la colère. Et l'orgueil aussi. Je lui ai révélé qu'il pourrait toujours se renseigner sur mes...nouvelles activités en adressant une lettre au commandant. Je ne doute pas un seul instant qu'il l'ait fais. Et que mon père lui ait répondu. »

Levant les yeux au plafond, elle était encore à se demander si il était bien prudent de lui dire qu'elle était actuellement pirate. Mais foutue pour foutue, de toute façon, avec son nom et son prénom il finirait bien un jour par avoir ce renseignement.

« Je me suis engagée dans la piraterie pour cette année et mes devoirs m'obligent à ne pas terminer la saison. Même si ce n'est pas le meilleur des endroits pour garder son anonymat, je dois le préserver au mieux »

Elle reporta son regard sur Tyr, bien décidée à ne plus ciller alors qu'elle prenait son courage à deux mains, déjà le cœur au bord des lèvres d'avoir révélé pour la première fois qu'elle songeait à quitter l'Audacia.

« Je suis aussi une Skjaldmö. Pas vraiment élevée dans la tradition je n'avais pas saisi l'ampleur de ce que cela signifiait. J'ai besoin d'aide si je ne veux pas voir mon portrait affiché dans toutes les grandes villes que je traverse et me faire lapider quand j'arriverais au front. »

C'était dis. Très succinctement, mais c'était dis. Ce qui arriverait dans les jours suivant serait plus terrible pour elle que tous les flancs arrachés du monde. Elle devait encore prévenir Vira et Géralt.
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Message Sujet: Re: Quand amère vérité devient doux mensonge   Quand amère vérité devient doux mensonge EmptyLun 6 Nov - 16:07

Elle est en confiance, assez sûre d’elle. Je n’en attends pas moins d’une guerrière Kyréenne, ce dont elle a tout l’air. Je ne me fie pas seulement aux rapports, mais aussi à cette posture fière et à sa démarche, un peu raide de par sa blessure, mais qui traduit une formation militaire. J’ai passé plusieurs années à en côtoyer, assez pour les reconnaître facilement. A mes débuts en tant que voleur, ça m’a même beaucoup servi pour m’éviter quelques déconvenues déplaisantes, avec les mauvaises personnes…

De ces « trucs » ? Je crois bien savoir de quoi elle parle, si les rumeurs sont avérées. J’ai eu le temps d’écouter, à rester coincé dans ces terres gelées, bien loin des miennes. J’hoche lentement la tête, avec un léger sourire en coin quand elle parle d’improvisation. « Vous avez été courageuse. » Un civil. Elle fait la distinction. A croire que les vieux réflexes restent, de protection.

Elle est sauvage, méfiante. Si parler de ses exploits publiques ne lui posent aucun problème, elle a plus de mal à se confier sur des éléments plus personnels. J’essaie de lui faire comprendre ma démarche. Oh… Bien entendu, ma curiosité est toujours intacte, mais c’est avant tout pour mettre une stratégie en place, qui serait couronnée de succès. J’aime le risque, mais pas les risques inutiles.

Quand vient la mention du Maréchal de Serre, je savais déjà que les ennuis nous guettaient. Je me retiens réellement de rire, devant l’absurdité de la situation, quand elle me confia ensuite s’être engagée dans la piraterie. Parfait. Qui était assez idiot pour se targuer d’être pirate devant le Maréchal de Serre lui-même ? Je siffle. « Vous êtes suicidaire, en vérité. » Skjaldmö, fille adoptive du commandant de la Guilde des Guerriers… Elle était promise à un bel avenir. Je serais tenté de lui demander ce qui a pu lui passer par la tête, pour tout plaquer, mais ce serait outrepasser mes droits et puis… Qui suis-je pour juger ? J’en ai fait de même en oubliant ma carrière de stratège pour arpenter les pavés de la Cour des Miracles. Je me suis même fait un bon ami de mon ancien duc, mais Denys est bien plus ouvert d’esprit que ne le sera jamais Richard le Harnois.

Je croise les bras, avec une moue désabusée. « Si je comprends bien, vous avez besoin d’une couverture. Vous n’avez pas songé à prévenir votre père adoptif, qu’il évite d’envoyer de fausses informations, ou vous êtes tous les deux brouillés ? Je suppose que si vous avez besoin de nos services, c’est qu’il est déjà trop tard pour le mettre dans la confidence. Ca aurait été plus simple pour vous qu’il rattrape votre bourde et protège vos arrières pour vous évitez de devenir une paria pour un écart de conduite. Enfin… » Je reprends une gorgée, à prendre le temps de la réflexion. « La désinformation, donc. Pour vous éviter de passer pour une pirate, il va falloir que nous vous inventions une existence de… Marchande ? Espionne ? Voleuse ? Troubadour ou… Compagne ? Un peu de tout ça peut-être. Les lettres sont à envoyer directement au Maréchal, ou plutôt à votre père ? Que je sois bien sûr de qui nous devons confondre. Le Maréchal ne comprendra peut-être pas pourquoi il reçoit toutes ces lettres sur son bureau, subitement. Au moins, ça aurait le goût d’une mauvaise blague qui l’agacerait, mais dissimulerait la vérité en effet. » J’hausse les épaules. « Alors, qu’est-ce que vous préférez ? » Je me penche ensuite en avant, les mains croisées, avec un mince sourire. « Vous savez qu’il risque de vous en coûter, de duper le Maréchal de Serre ? C’est un gros poisson. »
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Message Sujet: Re: Quand amère vérité devient doux mensonge   Quand amère vérité devient doux mensonge EmptyDim 12 Nov - 19:32

Le peu qu'elle a décris fait sourire Tyr qui lui parle de courage et provoque un éclat de la Kyréenne.
C'était aimable de sa part mais c'était aussi douloureux pour elle. Se retenant de peu de venir plaquer une main sur son flanc, elle essuya une légère larme au coin de son œil.

« C'était totalement stupide surtout, vous pouvez le dire. Ça aurait eu plus d'effet si les sentinelles ne s'étaient pas révélées indestructibles. »

Oui vu la force qu'elle y avait mis, si ce maudit truc avait eu la décence d'avoir une nature commune, sa tête aurait roulé loin du corps. Elle l'aurait peut être même gardé en souvenir.

Leur discussion continue, plus ou moins difficile pour elle alors que l'homme l'écoute avec attention. Enfin un sifflement sort de ses lèvres et met les mots sur ce qu'elle est. Suicidaire. Stupide était un bon adjectif, mais suicidaire était parfaitement adapté.
Depuis qu'elle a quitté sa voie pour en arpenter une autre les situations plus que délicates s’enchaînent. Et c'est peu de le dire. Même pour elle qui faisait partie de la Guilde des Guerriers. Au moins la-bas le risque était connu et évalué plus ou moins de façon précise.

« Je ne vais pas pouvoir vous contredire. »

Même avec toute la bonne volonté du monde. Elle qui en avait simplement eu marre d'être une femme guerrière en Ibélène avait désormais d’autre motif de se plaindre. Mais en même temps... le regrettait elle réellement. Sa vie était tout de même devenue passionnante. Dangereuse au possible, d’avantage qu'avant. Mais elle n'arrivait pas à regretter son coup de tête.

La situation change dans la pièce. Tyr reprend la conversation pendant que Solveig se tait. Elle écoute, se met dans la peau de celui qui jusque là évaluait son discours.
Elle ne le coupe pas, même quand il prend le temps de boire. Enfin il achève son récapitulatif par une mise en garde.
La kyréenne imite alors son attitude. Elle s'avance à son tour, coudes sur les genoux mais ne sourit pas.

« J'aurais aimé me souvenir de ce que j'ai balancé au visage du maréchal de Serres quand il était temps. Malheureusement c'était en plein Lughnasade que ma mémoire est revenue. Ca aurait été plus facile, pour moi comme pour vous si j'avais eu le temps d'écrire une lettre. Mais.. enfin. Je n'ai pas le temps de regretter. »
Son sourire revient, comme le soleil après la pluie. Le sourire ne la quitte jamais très longtemps. Pour le moment. Elle ne peut pas affirmer qu'elle sera capable de continuer quand elle sera physiquement en Bellifère.
« Vous pouvez utiliser l'information qui vous plaît. Plus les identités seront diverses, plus ce sera efficace non ? Il faudra les envoyer au Maréchal. Alrik... je le soupçonne presque de... disons de ne pas m'en vouloir. »

Elle aurait presque pu lui avouer qu'elle pensait que si Alrik avait eu son age, il aurait été capable de prendre la même décision. Monter sur une vivenef lui aurait plu. Vivre de piraterie n'aurait pas trop affecté non plus sa conscience si elle en jugeait son histoire. Mais l'homme était ce qu'il était. Un homme. Le monde de la guerre et des armes s'était ouvert à lui sans que l'on ait à remettre ses compétences en questions. Et ils avaient eu raison, il était un combattant exceptionnel doublé d'un fin stratège que les cas de consciences n'affectaient pas.

« Je sais. J'ai de la chance, il me reste un bon fond d'économie. »

Elle avait pensé un jour acheter une maison avec les primes qu'elle gagnait en effectuant des missions. Mais elle n'avait jamais franchi le pas, se bornant à renouveler son équipement de temps à autre. Elle avait enterré le tout en dehors de la ville et l'avait récupéré en s'engageant sur l'Audacia. Choix judicieux.

Elle revient tout contre le bois de la chaise en laissant ses mains entrecroisées. Ce fils de la Cour des Miracles n'a pas bronché quand elle lui a dis être Skjaldmö. Elle ne le recroisera peut être jamais. Alors elle finit enfin par poser la question qui dansait jusque là dans son esprit.

« Êtes vous kyréen ? Vous n'avez pas semblé surpris quand j'ai parlé des Skjaldmös. C'est pourtant un ordre peut courant. »

Connu en Valkyrion. Méconnu ailleurs. Peut être moins dans les lignes armées. Se retrouver en tête à tête avec une guerrière bardée de métal et de fourrure ça doit marquer certains esprits.
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Message Sujet: Re: Quand amère vérité devient doux mensonge   Quand amère vérité devient doux mensonge EmptyJeu 16 Nov - 18:19

Ah, les sentinelles indestructibles ! Je suis bien heureux d’avoir été plus occupé à commettre quelques larcins dans la confusion, et de ne pas avoir eu le malheur d’en croiser. Elles étaient déjà désactivées quand les voleurs sont passés à l’action. Mieux vaut toujours rester prudent… Ce n’est pas vraiment moi qui serais venu sauver la veuve et l’orphelin dans cette cacophonie, mais on dirait que c’est précisément le comportement qu’a adopté la Kyréenne qui me fait face. Si brave. Stupide aussi, certes. Elle a raison. Je souris avec indulgence. « Vous ne pouviez pas le savoir. Mais vous avez pris le risque, oui. »

Mon sourire s’étire, quand elle ne cherche même pas à me contredire, à la qualifier de suicidaire. Et elle ne m’interrompt pas davantage, quand je lui explique comment nous allons devoir procéder, à se positionner en parfait miroir. Elle a plus de contrôle qu’elle n’en laisse paraître dans ses paroles… La boisson délie les langues plus facilement que n’importe quel subterfuge.

J’hoche la tête, quand elle m’annonce que la lettre était déjà partie. « Alors nous n’allons pas devoir perdre de temps. » C’est trop tard, pour agir directement auprès de son père adoptif, et la prise de risque est plus conséquente avec le Maréchal de Serre. Mais écrire des courriers anonymes, disséminer des informations fausses pour noyer la vérité… C’est précisément ce que font de mieux les espions pour se couvrir. Ce n’est pas une tâche insurmontable pour eux, loin de là.

« Il va me falloir un petit délai. Nos Outreparleurs ne pourront pas relayer ma voix pour que nos espions s’activent immédiatement. Ce sera facile de communiquer en toute discrétion les consignes, parce que nous avons l’habitude, mais ça prendra du temps. Les lettres viendront tous d’une main différente, et d’un lieu différent, pour plus de sécurité. Elles seront anonymes et impossible à retracer, nous nous en assurerons. Le mieux à faire est de le noyer sous les fausses informations, assez pour qu’on croie vraiment que quelqu’un cherche à vous jouer un sale tour, et que ce n’est pas la vérité. J’espère que vous êtes bonne comédienne, vous devriez faire un scandale s’il vous apprend le contenu de ces lettres. N’hésitez pas à insister pour retrouver ce fauteur de troubles, nous ne lui laisserons pas l’occasion de le faire, même avec tous les moyens à la disposition du Maréchal de Serre. »

Je me redresse, à calculer mentalement. « Il vous en coûtera cinquante écus. » Un prix raisonnable, qui lui coûte tout de même une demi-année de soldes, pour du papier et quelques lettres… Mais le risque à prendre rehausse le prix de ce service pourtant assez banal pour la Cour des Miracles. Je lui souris avec indulgence, et finit mon verre, lui rappelant sur un ton amusé : « Soyez prudente à l’avenir, avec la boisson. »

Elle est curieuse, cette Skjaldmö, et c’est une qualité que j’apprécie assez. J’ai un léger rire, quand elle me demande honnêtement si je suis Kyréen. « Ce sont les cheveux blonds et les yeux clairs qui vous font le dire ? Je n’ai rien de Kyréen. J’ai des origines lagranes, à vrai dire… Mais depuis le temps, tout ce qui me définit est la Cour des Miracles et ses pavés. » Je repose mon verre vide. C'est inutile de le cacher. Que ferait-il d'une telle information ? « Mais pour vous répondre, en toute honnêteté… J’ai appris l’art de la guerre et la stratégie militaire, avant de m’épanouir dans une toute autre voie. Alors… Oui. Je connais les Skjaldmös de réputation. » J’ai l’impression de me projeter de longues années en arrière, des années insouciantes encore, où ma seule préoccupation était d’étudier, assez pour prétendre à un grade important dans l’armée lagrane. Mon sourire se fait plus sincère, nostalgique. « Nous ne sommes pas si différents, quelque part. » Sauf qu’elle veut revenir en arrière, ce qui m’est clairement impossible.
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Message Sujet: Re: Quand amère vérité devient doux mensonge   Quand amère vérité devient doux mensonge EmptyJeu 23 Nov - 11:51

La rencontre avec cet homme aurait été bien plus plaisante si elle ne découlait pas d’une bêtise monumentale. Mais elle lui sourit quand il lui demande un petit délai. Petit, grand, dans son cas elle ne peut plus vraiment faire la fine bouche. Mais ses explications provoquent chez elle une écoute active. C’en est presque passionnant de l’écouter décrire la procédure qui sera mise en place. Ça l’aurait été d’avantage si elle n’en avait pas été le nerf. Ce n’est que lorsqu’il lui parle de ses talents de comédienne que Solveig se laisse aller à une réflexion plus profonde. Mais son sourire s’élargit aussi.

« Oh. Je pense être à la hauteur. »


Sans être une menteuse compulsive elle sait qu’elle a le mensonge facile. Elle se remémore les parties jouées avec ce tricheur perfide de maitre et père adoptif. Alors créer un scandale. Elle à ce malheureux pressentiment qu’elle n’aura aucun mal à se convaincre réellement outrée par des potentielles suspicions.

« Mais je dois avouer que je n’aurais jamais osé jurer vouloir retrouver le responsable de celle ou celui qui bafoue mon honneur. C’est peut-être ce que vous m’avez dit de plus impressionnant depuis le début de cet entretiens, cet homme est un molosse qui ne sait pas quand il faut lâcher son os. »

Oh oui. Cette preuve de confiance absolue dans leur pouvoir face à cette résolution bornée qu’elle a deviné chez le maréchal malgré tout ce qu’elle a déjà entendu sur lui, mérite qu’elle soit louée. C’est d’ailleurs certainement ce qui lui vaut en parti son poste aujourd’hui. Cette hargne insatiable.

D’un hochement de tête plus sobre, le prix que Tyr lui indique va faire un vide dans ses économies. Mais après tout, elle n’est pas certaine d’avoir encore besoin d’argent quand elle se rendra sur le front. Mais c’est ce même sentiment d’incertitude qui la pousse à prévoir ses arrières dans le cas où elle survivrait. Morte mais avec de quoi s’assurer une retraite ou vivante avec de quoi encore tenir un peu, le choix est vite fait.

« Je serais prudente, je n’aurais plus le loisir de dépenser mon argent en alcool si la situation se représente. » Ses dents blanches apparaissent alors qu’elle rajoute amusée. « Sauf peut-être si je revois le maréchal un jour et qu’il se décide à repayer les consommations »

Ce trait d’humour n’a rien de vrai pourtant. Elle doute déjà de recroiser son chemin et encore plus de retoucher à une goutte d’alcool après un tel souvenir.

D’un sourire plus doux elle l’écoute parler de lui et de sa conviction d’être lié profondément à la Cour. C’est définitivement ce qui lui a toujours manqué à la Skjaldmö, ce genre de conviction. Elle commence tout juste à en avoir et n’est même pas encore certaine de faire le bon choix. Sa rédemption pourrait bien prendre fin par la main d’un faë mais aussi de son propre « camp ».

Elle porte son verre à ses lèvres avant d’ajouter. « Non nous avons quelques points communs mais vous avez surement les meilleurs cotés. »

De son autre main, elle sort sa bourse qu’elle dépose sur la table. Il va bien falloir compter.
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Message Sujet: Re: Quand amère vérité devient doux mensonge   Quand amère vérité devient doux mensonge EmptyJeu 28 Déc - 17:44

Bien. Si elle pense être à la hauteur… Après tout, cette partie du plan ne me concerne pas, n’est-ce pas ? Si cette jeune femme ne parvient pas à jouer correctement la comédie, elle ruinera nos efforts, mais le gain restera le même, et cette mission n’atteindra pas notre réputation. Car oui, même une organisation de voleurs et d’espions a sa réputation à tenir. Mais après tout… C’est une femme. J’ai toujours trouvé qu’elles avaient de grandes facilités pour l’art de la comédie, surtout les lagranes, même s’il existe quelques exceptions à la règle. Sa rigueur toute militaire ne lui suffira pas pour se sortir de ce mauvais pas. « Alors, l’affaire est entendue. »

Je lui souris doucement. « Un mensonge est toujours plus crédible quand il a une part de vérité. » Ou quand on se place en victime quand on est le bourreau, à accuser ses propres alliés… Mais dans ce cas précis, les dits alliés n’auront aucun mal à se couvrir, elle peut en être assurée. Maréchal de Serre ou non, je suis plutôt assuré de notre réussite. « On ne parle pas de n’importe quel homme, surtout. Il n’est pas arrivé à se placer si haut sans raison. » Les ambitieux, ceux qui ne lâchent rien, ont toujours davantage de chances de réussir ce qu’ils entreprennent. Je suis bien placé pour le savoir.

Je rends un regard entendu à la guerrière, qui accepte ensuite mon prix sans broncher. Elle semble plutôt pragmatique, en plus de ne pas avoir froid aux yeux. Dommage qu’elle manque de retenue… Mais difficile de lui reprocher de ma part, et puis, c’est précisément ce qui nous permet de nous enrichir en cet instant. Je penche la tête, interrogateur, quand elle mentionne le Maréchal. « Vous semblez le tenir en grande estime, surtout pour quelqu’un qui n’a de cesse de rabaisser la gente féminine… » Enfin, c’est parfois aussi ce que les femmes recherchent, non ? Je ne fais pas l’affront à ma cliente de lui demander directement, mais un sourire amusé se dépeint sur mes traits.

Et pourtant, la conversation dévie vers des sujets plus légers, sans rapport direct avec l’affaire qui semble l’inquiéter. Elle est curieuse, et c’est tout à son honneur. Je ne lui révèle rien qui pourrait me porter préjudice, mais faire plus amples connaissances avec la fière guerrière donne une autre saveur à cet alcool dégusté devant un bon feu. Je finis mon verre et le repose, soufflant un rire léger à sa répartie. « Vous vous sous-estimez. N’importe qui ne peut pas se prétendre Skjaldmö, vous devriez être fière de ce que vous êtes capable d’accomplir… Surtout que la Cour va vous permettre de prendre un nouveau départ, alors ne gâchez pas cette opportunité. »

J’incline la tête, avec respect, puis m’empare de la bourse pour la délacer. Je compte à toute vitesse les cinquante écus demandés, puis relève le regard pour la fixer un temps d’un air entendu. « Le compte est bon. » Je la glisse dans la poche intérieure de ma veste et m’apprête à me relever. « Vous aurez rapidement des nouvelles de nos ombres. Je gage qu’elles feront suffisamment de bruit à votre goût. »
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Message Sujet: Re: Quand amère vérité devient doux mensonge   Quand amère vérité devient doux mensonge EmptyMer 24 Jan - 11:06

Elle a conscience que ce n’est pas le moment le plus idéal ni le lieu d’ailleurs mais dans sa situation, si elle n’arrive pas à se réjouir de petits rien, il se peut qu’elle n’en connaisse plus jamais. Alors en dépit de l’ambiance aux relents encore menaçants, elle se contente de trouver la compagnie de Tyr agréable en se disant qu’elle aurait pu tomber sur pire. Elle relativise à l’extrême, c’est un exercice nouveau mais qui est loin de lui faire du mal.

Sa mention du maréchal provoque l’étonnement chez lui. C’est a peine si elle arrive a retenir un sourire, toussotant en cachant sa bouche de sa main.

« J’avais entendu parler de lui bien avant de le croiser, je m’étais faite une idée bien précise de l’homme. Mais je dois avouer que malgré tout, il s’est révélé bien plus drole que ce qu’en dit sa réputation. J’ai préféré m’amuser de ses idéaux plutôt que de m’en offusquer. »

L’exercice devint trop compliqué aux souvenir de cette rencontre, elle ne put retenir la commissure de ses lèvres qui s’étiraient dans un fantôme de rire.

« Trop rigidement planté dans la grandeur de l’homme, un honneur qui frise le fantastique et un franc parlé qui en fait trembler plus d’un. C’est un mélange rare que j’ai été la première à exploiter je pense. »

Oh vu l’incrédulité mélangée à l’horreur de voir une femelle portant l’épée ignorer le venin de ses mots, elle pensait avoir de la marge dans son affirmation.

Le sujet se clôt pour revenir à eux. Ce n’est pas plus mal. Surtout que contrairement au Maréchal l’enfant de la Cour était plus flatteur dans ses mots. Même si elle doutait d’être a la hauteur de l’estime qu’il portait aux Skjaldmös, elle acceptait bien volontiers le bénéfice du doute. Et pleinement ce nouveau départ dont il parlait.

Sans émotion la guerrière regarde l’argent disparaître dans ses vêtements. Il est loin le temps ou une pièce était une pièce et qu’elle aurait eu la sensation qu’on lui arrachait le cœur en se séparant d’une somme pareille. Mais c’est la magie de la relativisation.

Plus lentement, Solveig se lève a son tour, tendant une main à Tyr pour un dernier échange de sourire.

« Tant pis si je passe pour une écervelée complète. Je ne peux pas vous cacher que j’espère sincèrement et avec beaucoup d’impatience d’avoir des échos de là où je serais. »

Elle a comme dans l’idée qu’elle ne rira plus avant longtemps.

HS: Tu peux répondre ou clôturer dès maintenant si tu le souhaites :3
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