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 Le froid des souvenirs

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Message Sujet: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyLun 30 Oct - 23:01




Livre II, Chapitre 6 • La Chasse Sauvage
Sighilde Vol-libre & Richard le Harnois

Le Froid des Souvenirs

Et la fraîcheur de l'âme




• Date : Le 07 novembre 1002
• Météo (optionnel) : il fait fr.fr.froid, il neige et y a du vent !
• Statut du RP : privé
• Résumé : Richard fait le déplacement jusqu'à Svaljärd afin de s'entretenir avec Hjalmar d'Evalkyr et de se rendre compte de la reconstruction de la Caserne détruite lors de la fête traditionnelle de Lughnasadh. Il recroise Sighilde Vol-Libre alors qu'il parcourt les lieux qui, quelques mois plutôt, n'étaient plus que désolation.
• Recensement :
Code:
• [b]Le 07 novembre 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2874-le-froid-des-souvenirs#99716]Le froid des Souvenirs[/url] - [i]Sighilde Vol-Libre & Richard le Harnois[/i]
Richard fait le déplacement jusqu'à Svaljärd afin de s'entretenir avec Hjalmar d'Evalkyr et de se rendre compte de la reconstruction de la Caserne détruite lors de la fête traditionnelle de Lughnasadh. Il recroise Sighilde Vol-Libre alors qu'il parcourt les lieux qui, quelques mois plutôt, n'étaient plus que désolation.

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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyLun 30 Oct - 23:08

Froid en Valkyrion ? Rien de surprenant, pourtant la froideur qui s'acharnait sur sa peau avait toujours le don de le prendre par surprise malgré les gros habits adaptés qu'il portait à l'occasion. Jamais habitué malgré les années à parcourir les duchés. Après la catastrophe de Svaljärd, l’épidémie en leur faveur, la chasse aux mages et l'avancée significative de la guerre, il avait été plus que temps de penser doucement à remettre la Caserne de la ville sur pieds ! Et c'est ce qui amenait Richard aujourd'hui, un aperçu des lieux, de l'avancée des reconstructions, du confort à prendre en compte ainsi que quelques mots courtois et entraînant entre vrais hommes, entre lui, Richard le Harnois, Maréchal, et Hjalmar d'Evalkyr, Capitaine.

Ils étaient nombreux à s'affairer, redoublant sans doute d'effort avant que le grand froid ne leur tombe dessus pour les geler jusqu'aux os. Le saluant au passage, lui, Richard, qui calculait les coûts qui entraient en compte pour chaque pierre levée et main d'oeuvre apportée. Elle s'en tirait bien, la reconstruction et c'est sans appréhension qu'il se mit à parcourir quelques couloirs. Sans appréhension, mais avec un picotement au cœur cela dit.

Là. C'était l'endroit où il se tenait et où il avait failli passer de vie à trépas. . Celui où un voltigeur avait perdu la vie. Plus loin encore, , ce mur qui n'avait pas encore été remit sur pied et qui laissait crier son désarroi quant à l'attaque sournoise dont il avait été victime et dont les vents froids à présent sifflaient au travers lui, lui si solide et redoutable barrière autrefois. Souvenir de catastrophe et d’échec qui lui martela soudain l'esprit et lui fit prendre appui contre le mur de derrière alors que doucement quelques flocons venaient trouver chaleur et  fondre sur lui. Un moment d'égarement. Un sentiment oppressant. Un moment de quasi malaise. Un seul instant perdu qu'Adamante ne sembla guère pouvoir percer jusqu'à ce qu'un son le ramène à lui. Une voix perçant doucement le froid qui sifflait à ses oreilles, crevant une espèce de carapace, l’abcès d'inconfort, qui le fit baisser les yeux.

Petite silhouette. Peu charmante voir pas du tout charmante en fait. La connaissait-il ? Oui. Il la connaissait. Et s'il était dans son état normal il aurait surement retrousser le nez devant Sighilde Vol-Libre pour la congédier avant même qu'elle n'ouvre le bec. Un nom hautain pour une si petite  impertinente. Il se contenta de froncer les sourcils, retrouvant doucement l'usage de la parole alors qu'il ne saisissait pas encore la portée de ce qu'elle avait dit.

« Que voulez-vous? » Parvint-il à demander, ses oreilles bourdonnant toujours.


Dernière édition par Richard le Harnois le Sam 4 Nov - 16:47, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyVen 3 Nov - 0:07

La neige, le froid de Svaljard, le calme après la tempête, la grosse tempête si je puis dire. Il s'en est passé des choses de toute manière entre cette attaque lors de cette fête qui n'en était pas une au final puis ensuite ces arrestations auxquelles j'ai participé. J'obéis depuis cette rencontre avec le Maréchal sans rechigner aux moindres ordres même aux plus sordides des fois je ne sors pas du rang, je ne veux pas que mon capitaine de vol ait honte de ma personne et je ne veux pas donner ma place à qui que ce soit d'autre.

Je suis là car je l'ai voulu, je suis là car je me suis battue, j'aurai encore des revers, des déceptions, des colères mais j'ai appris à vivre avec. La vie n'est rien si elle n'est pas bâtie sur des difficultés quotidiennes après tout. Je fais un avec ma griffonne, ma compagne de vol me seconde aussi elle ne m'a jamais quitté malgré les remontrances ; à peine plus âgée que moi elle m'a permis de me relever.

J'ai des nouvelles d'Hilding aussi qui est au front mais il est épaulé il ne risque rien. Je suis presque heureuse qu'il ait encadré une caravane de mages bien plus loin d'où je suis. Cela aurait été gênant pour moi de devoir intervenir voire de l'arrêter ou de me battre avec lui. Je sais que tôt ou tard nous devrons peut être nous affronter mais le plus tard sera le mieux je l'espère au fond de moi sincèrement.

Aujourd'hui c'est un jour de repos mais je suis seule dans les rues désertes alors je laisse aller mes pas vers la caserne. Je tends ma main en avant pour y voir choir un flocon de neige et un sourire s'empare de mon visage... l'espoir, l'eau se cristallise pour devenir flocon, des milliers de lignes pour devenir une forme parfaite et faisant naître le sourire sur les lèvres des enfants.

Oui cette neige qui tombe du ciel je la regarde penchant la tête en arrière au moment où je m'aperçois que je me trouve dans la caserne qui commence à ressembler de nouveau à quelque chose. Quelques ailes sont encore ouvertes et je me dirige vers l'une d'entre elle. Je m'arrête un instant posant la main contre un mur et je continue d'avancer jusqu'à remarquer une masse sombre à peine plus loin. Angélite survole et me transmet la vision d'un autre griffon un peu en retrait, position droite, toisant les autres griffons... oui c'est sûr que je la reconnais comme celle du Maréchal... je pourrais me crisper ou je devrais mais non je continue mon chemin, je me rapproche de lui l'homme aux traits tirés avec un sourire constant sur les lèvres ; je suis pleine d'aplomb et je me sens mieux « Maréchal enchantée de vous revoir en ces lieux » j'enchaîne malgré les paroles toujours aussi dures de l'homme « rien si ce n'est vous saluer » me tournant de profil et regardant à nouveau tomber la neige je choisis de rester neutre nullement affectée par cette rencontre malgré le cœur qui tambourine dans ma poitrine ; la dernière s'est mal terminée espérons que celle-ci s'augure sous de meilleurs auspices « la neige est synonyme d'espoir, la blancheur immaculée soignera les plaies des hommes et des femmes de Svaljard ; même s'il faudra bien d'autres traitements pour en panser d'autres ».

Je m'adosse à un mur également à quelques mètres du maréchal ; remarquera-t-il mon aplomb soudain, changé... oui j'ai été affectée de cette dernière rencontre mais je n'en suis pas sortie moins forte au contraire ne vous en déplaise. On dit souvent que le venin du serpent n'atteint pas la blanche colombe je n'en suis pas une vous n'êtes pas un serpent mais peut être qu'un jour en ce bas monde vous pourrez tenir une conversation correcte avec une femme que vous l'aimiez ou non... à force d'haïr les autres vous allez finir par vous détestez vous même rendez-vous compte ou non... mais c'est un constat que vous devrez vous faire tôt ou tard, moi personnellement je suis fière de qui je suis, de ce que je deviens et de ce que j'aspire à devenir ne vous en déplaise oh Grand Maréchal de Serre.
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptySam 4 Nov - 16:47

Pouvait-il lui retourner ses enchantements ? Non. Enchanté de quoi ? D'être gelé jusqu'aux os sans pouvoir se plaindre ? D'admirer les vestiges d'une désolation qu'il n'avait pas su voir venir ? Ou devait-il être enchanté de la présence d'une gamine voltigeuse aussi laide que les fesses d'Adamante ? Encore que c'était insulter la griffonne. Griffonne qui marqua vite sa frustration par biais d'images de fesses poilues qu'il ne connaissait que trop bien comme étant les siennes.

Elle souhait juste le saluer disait-elle, bien, c'était fait à présent non ? Pourquoi se postait-elle donc en ce cas à côté de lui ? Semblait clairement demander les yeux du Maréchal qui prenait un temps pour se remettre bien droit dans ses bottes. Pourvu qu'il ne s'agisse pas encore de la malédiction d'un dieu, pensa t-il en se figeant momentanément en se rappelant la scandaleuse discussion qu'il avait eu avec la fille d'Alrik. Rho quelle humiliation à penser à certains propos dits qu'il aurait préféré rester tus ! Ses joues rougirent honteusement alors qu'il s'ébrouait pour chasser ces images et ce souvenir. Les flocons accumulés dans sa barbe  et ses cheveux tombèrent s'ils n'avaient pas déjà fondus. Et la colère sourde devant des soudaines images de bébés griffons ne fit que satisfaire et calmer la légère rancœur de la griffonne.

Soulagement. Partagea-t-elle. Oui, il s'était égaré un moment dans des souvenirs de chaos qui lui glaçait encore les sangs et qui lui rappelait des douleurs bien cuisantes. Si ce n'est la présence de la miniature désopilante collée au même mur que lui, il serait sans doute encore perdu dans ses pensées à s'en geler les bijoux de famille. La remercier ? Non. Reprendre sa respiration ? Oui. Pourquoi était-elle désopilante ? Par un positivisme affligeant enrobé de douceur et de naïveté. Sans doute sa voix clairement féminine attisait-elle sa mauvaise foi aussi.

« Le froid endort les hommes et tue les plus faibles. » Grogna-t-il comme pour la corriger, enfant de Bellifère, mettant fin aux espoirs qu'elle essayait de partager devant cette neige irritante - si toute fois c'était son objectif. Belle, mais irritante. « Ne devriez-vous pas être entrain de vous activer selon les ordres de votre Major, Recrue ? » demanda-t-il tout aussi froidement que le vent qui s'amusait à s'immiscer par tous les interstices possibles de ses vêtements.
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyDim 5 Nov - 11:54

J'ai les yeux mi-clos car après tout j'ai juste besoin de me concentrer sur les images que me transmet Angelite ; cette vision de la griffonne qui ressemble si bien à son cavalier qui domine les autres d'un regard narquois. Angélite, elle ne provoque pas comme moi, elle se contente de faire son travail, elle survole, observe et me transmet, alors que je suis en repos les images qui pourraient correspondre à quelques risques de débordement.

Mais quel débordement y a t'il quand les rues semblent désertes habitées juste par un mince duvet blanc immaculé pour le moment. Des cris de joie remplaceront les cris de souffrance que l'on a entendu il y a quelques temps pour cette fête. Des batailles de boule de neige auront lieu pour remplacer le sang qui a coulé. Je laisse parler mon âme d'enfant, ma détente de la simplicité retrouvée. En mon fort intérieur je reconnais que je devrai garder un œil tout de même sur la ville, je ne pourrai pas être comme les gamins de Svaljärd mais cela me complaît. Du moment que la ville retrouve sa joie, sa grandeur d'avant, qu'elle regarde vers l'avenir et qu'elle cesse de panser ses plaies cela me va.

Il y aura toujours les mines sombres des adultes, des voltigeurs qui ne laissent plus parler la douceur enfantine, ceux-ci sont d'ailleurs menés par Richard le Harnois, notre maréchal qui est juste à mes côtés. Si vous étiez mon père Maréchal, mon oncle vous savez ce que je ferais ? Je prendrais cette neige là que je vois en rouvrant les yeux j'en ferais une boule bien ronde et vous la mettrai dans la nuque pour vous faire réagir du moment présent, laisser parler cet homme au fond de vous et cessez d'être celui que vous êtes devenu ; rendez-vous compte que semer la terreur, le mépris des femmes finira par vous affaiblir ; cette force qui est la vôtre finira simplement par être votre talon d'achille que vous le vouliez ou  non.  

La voix de la raison j'en sais fichtrement rien mais profondément j'exprime ce que je ressens « il appartient à nous-même de leur garantir un avenir plus radieux que ces derniers mois » ; rappeler la mission qui nous est confiée ; il comprendra, ou pas, par ces paroles que malgré cette magie de la nature j'ai conscience du travail qui m'incombe, tout le temps.

« le froid est salvateur ici, il n'y a pas d'endormissement juste un retour des choses à leur état normal » comme ça devrait toujours l'être et d'ailleurs vous vous permettez de me rappeler ma mission « un jour de repos mais je préfère le passer à surveiller les allées et venues dans la ville plutôt que me perdre dans des tavernes et me lier ; aucune famille, aucun ami, mon boulot est mon simple allié ici » c'est pas vous qui allez dire le contraire non ? Je ne vous parlerai pas, plus de votre neveu, je ne vous parlerai pas de vous, je ne parlerai pas de moi non je parlerai simplement de notre avenir, de l'avenir de cette contrée, de Svaljärd et de ce que l'on doit protéger jusqu'à ce que la mort vienne nous cueillir.
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyLun 6 Nov - 16:12

Qu'il était sérieux et glacial, le Maréchal, malgré la température qui l'avait prit pas surprise au niveau des joues et la fragilité des souvenirs de Lughnasadh qui avait saisi son cœur. La question tranchante s'était abattue comme une lame de rasoir sur Sighilde Vol-Libre, une lame cela dit émoussée par le froid mordant qui l’enlaçait de toute part. Il était homme, elle était pouilleuse, il était Maréchal, elle n'était rien. Elle osait reprendre son point de vue. Il ne pouvait le supporter et laissé passer.

« Seriez vous entrain de contredire le Maréchal de Serre, Recrue ? » Renifla-t-il de manière méprisante en ayant prit soin de poser son titre en entier, reprenant vigueur par la même occasion. Elle n'était strictement rien, il avait failli le souligner d'ailleurs, mais c'était abstenu de peu. Et à sa manière de rétorquer il s'assurerait de son vivant qu'elle le reste, qu'elle ne soit personne, qu'une simple petite voltigeuse aussi insignifiante que possible.

Il se frotta les mains, protégés pourtant par des gants, tout en écoutant la réponse à sa question. Que foutait-elle à ses côtés au lieu de s'activer à ses devoirs. Il doutait que son major, le Major de Vifesprit, soit du genre a laissé flemmarder ses hommes - ou n'importe quel sexe étranger. Réponse tomba. Elle était de repos, mais préférait rester de garde plutôt que de se prélasser et de se lier à quelqu'un. Il l'aurait presque félicité, pour la peine, si elle ne se rapprochait pas autant de la femme. Presque. Il le fit un peu cela étant, en radoucissant le ton, mais sans perdre de son mordant.

« Cela rachète au moins votre conduite de votre première, et il aurait souhaité dire dernière, mais avec aujourd'hui cela comptait vraisemblablement pour une deuxième fois, entrevue. Si l'on pouvait qualifier cela comme ça, difficile de définir leur échange de ce jour là. Je constate que votre sanction a été bénéfique sur vos heures de loisir en tout cas. » Sur ce point tout du moins, sur son éducation et l'art de lui rétorquer, on repassera par contre.
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptySam 11 Nov - 13:26

Immuable comme le froid qui règne en ce moment à Svaljärd, impassible comme le silence qui se fait au fur et à mesure que les flocons recouvrent les terres de cette terre que j'apprivoise je reste de marbre. J'énonce des paroles bien osées sans volonté profonde de le contredire. Je ne manque même de me dire au vu de sa réaction qu'il doit être profondément au fond de lui-même paranoïaque. Encore une idée que je vais me garder pour moi-même sans lui toucher le moindre mot. J'apprends au fur et à mesure des mes rencontres avec des personnes quelles qu'elles soient à me faire une idée personnelle de chacune d'entre elle..  Richard le Maréchal est égal à ce que l'on dit sur lui mais je perçois aussi autre chose, une blessure profonde. Mais je suis trop jeune pour lui dire, trop inexpérimentée pour oser lui tenir tête et simplement trop femme pour dire quoi que ce soit.

« je ne me le permettrais pas » ah oui pour sûr j'apprends de mes erreurs toujours impassible contre le mur fermant à nouveau les yeux alors que ma respiration se calme. Je ne fais qu'une avec le mur froid, qu'une alors que je tends la main et qu'un flocon vient finir sa vie bien éphémère dans ma paume blanche. Je le regarde avec un sourire sans tourner ma tête vers le Maréchal. Je lui confie même que je suis en repos et que malgré cette journée où certains profitent de ce court laps de temps qui leur est octroyé pour aller voir famille et proches moi je m'occupe à errer entre ces murs où je grandis.

Sa remarque sonne comme une sentence et je déglutis sans perdre mon sourire ; il ne se veut pas moquerie, il ne se veut pas je m'en foutiste de vos paroles Oh grand Maréchal non il se veut simplement fidèle à ce que je suis et je me tourne vers vous alors que vous évoquez cette dernière entrevue « c'est ainsi que j'apprends » et je poursuis « de mes erreurs » qui n'en fait pas ? Qui n'en a jamais fait ? Et vous Maréchal vous en avez fait je suis sûre, vous n'êtes pas devenu l'homme que vous êtes détestant la gent féminine, les liens sans avoir connu quelques déconvenues ? Je me trompe ? Rarement... après un court instant de silence « nul loisir ne remplacerait ma conviction profonde depuis ce qu'il s'est passé ici Maréchal » je soupire alors que mon regard se tourne vers les ruines visibles à peine plus loin « nous n'avons pas assez de temps pour tout reconstruire de nos journées de labeur, je n'ai plus envie de rire, de jouer, de m'apitoyer, j'ai juré à mon capitaine de vol de servir cette contrée jusqu'à ce que le dernier souffle quitte ma bouche et ce n'est pas en cherchant mes amis ou ma famille que je serai le plus efficace  non ? » oui je veux vous mettre face à la vérité, que vous vous rendiez compte que profondément ils sont là tous dans ma tête Tybalt, Hilding... mais chacun d'entre nous suivons notre chemin... chacun d'entre nous obéissons à nos idéaux, à nos supérieurs ; ils resteront ce que j'ai de plus cher jusqu'au jour où je serai face à lui ce guerrier, ce frère de lait sur le champ de bataille.. je ne vous livrerai pas mes craintes Maréchal mais ce que vous devez savoir c'est que je ferai mon possible pour l'éviter, fuir un affrontement peut être pas si lointain que ça mais espérer toujours que le Destin nous épargne...
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyDim 12 Nov - 11:59

« Bien. » Qu'elle ne le reprenne plus, qu'elle se taise, qu'elle évacue les lieux, qu'elle disparaisse de sa vue. Silhouette infâme. Voix exécrable. Présence absurde. Identité révoltante. Qu'elle ai au moins du poils au menton, un certain âge, un certain titre, une certaine prestance et un certain charisme avant de lui répondre à la face, pensait Richard avant de la reprendre sur ses heures de loisirs.

Le fait qu'elle passait ses heures de 'repos' à travailler était tout à fait respectable, louable, digne d'être souligné et félicité, chose qu'il fit de façon amer puisqu'il n'oubliait pas facilement qu'elle était de sexe opposé. Ni même qu'elle lui avait manqué de respect un jour et qu'elle s’évertuait à le foutre en rogne malgré elle aujourd'hui. Peut-être fonctionnait-elle mieux sous punitions ? Il le lui fit remarquer sous ce vent glacial qui perçait sa peau. Et elle approuva ses dires, la masochiste.

« En effet. » Conclu-t-il. Elle n'était pas là pour rire disait-elle, pourtant elle parlait positive attitude à adopter plutôt. S'adaptait-elle à son interlocuteur ? Peut-être. C'était bien vu si c'était le cas, Richard en était presque satisfait. Si seulement elle n'était pas femme. Si seulement !

« Servez de votre mieux votre Major, ne lui faites plus outrage, écoutez le avec attention puisqu'il agit dans l’intérêt du duché sous les ordres de son Capitaine. Et peut-être qu'un jour votre Maréchal reconnaîtra votre efficacité, mais pour l'heure, Recrue, n'oubliez jamais votre place. Vous n'êtes actuellement que très peu de chose et ce très peu de chose peut vous être retiré si vous n'y faites pas garde. » Conseil, menace, c'était un peu de tout. Par son comportement elle offensait ses supérieurs, mais en temps de guerre c'était autre chose qui risquait d'ôter tout sens à son nom si elle n'écoutait pas attentivement les directives. « Si votre Major vous dit de vous reposer, reposez-vous. Ce n'est pas une proposition, mais un ordre. Rapportez-moi donc ses mots fidèlement, vous a-t-il dit de vous reposer ou de faire ce que vous vous vouliez ? » Il en appelait à sa mémoire.


Dernière édition par Richard le Harnois le Dim 12 Nov - 16:08, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyDim 12 Nov - 12:40

Droite dans mes bottes pour moi, debout sur un des promontoires pour Angélite face à la griffonne du Maréchal. Nous sommes toutes deux sans honte ni reproche simplement là où il faut, comme il faut sans peur aucune. Après tout quel mal faisons nous de venir là où nous devons être. Nous n'avons nulle part où aller que dans ces ruines qui sont peu à peu recouvertes par un manteau blanc. Je pourrais lui parler de ce manque cruel de ma famille de Tybalt ou d'Hilding mais je ne lui montre plus cette faiblesse qui est la mienne et je continue le chemin qui est le mien simplement.

J'entends le bien, une félicitation bien surprenante mais des paroles aussi glaciales que le temps environnant. Je n'y crois pas, je n'y crois plus mais je ne suis pas perdue. Je sais qui il est et je prends les mots tels qu'ils viennent les envoyant voltiger sur le dos de sa griffonne là haut perchée. Je commence à avoir une carapace face à cet homme. Certains apprennent sur le champ de bataille, d'autres dans des échanges avec leurs supérieurs et j'ai un peu l'impression que c'est mon cas en ce moment.

La suite je la connais il distribue encore des conseils, des ordres, les mêmes que j'entends et que je connais. J'incline la tête doucement, j'assimile peu à peu. Il me parle de reconnaissance mais je n'en veux pas je ne fais pas mon travail pour récupérer des lauriers quelques jours ou mois après. Je ne veux pas de son sourire, je ne veux pas de sa pitié ni de celle de personne. Je fais ce que j'ai toujours souhaité défendre ma patrie et je n'aspire à aucun prix. Je pourrais lui dire cela mais il serait encore bien capable de prendre le contre pied et me démonter alors je souris simplement et murmure pour moi-même et un peu pour lui « la reconnaissance majeure est le sourire des habitants qui croient à nouveau en l'avenir ». Il faut que vous compreniez Maréchal que certes j'obéis à vos ordres mais que, en priorité, mon plaisir majeur reste la quiétude des civils.

D'ailleurs quand il me demande les paroles du Major quant à ce jour de repos, je souris. Il souhaite simplement que les voltigeurs soient fonctionnels le lendemain matin, qu'importe leurs actions en ce jour tant qu'ils sont frais et dispos pour le lendemain matin alors d'un murmure je réponds « nous sommes libres d'opérer, son seul souhait est que nous soyons aptes au travail dès le lendemain matin » oui c'est à peu près cela. J'ai vu quelques un de mes collègues en repos s'adonner à la beuverie, très peu pour moi, d'autres prendre des risques inconsidérés, très peu pour moi... quoique ne suis-je pas en train d'en prendre là en ce moment à m'obstiner à lui parler ? Personnellement je me laisse aller aux souvenirs, je erre dans ces lieux sans raison apparente. Je profite du temps qui m'est donné pour honorer des souvenirs bien douloureux... ces souvenirs qui forgent notre existence et qui sont le fondement de notre avenir.

Je soupire alors qu'Angélite reprend son envol pour faire un tour de surveillance « une promenade n'a jamais fait de mal à personne et je ne souhaite pas prendre de risque inconsidéré car demain comme me l'a ordonné mon capitaine de vol je devrai être fraîche et dispose » et osant un petit humour « en ce qui concerne la fraîcheur au vu du froid ambiant il ne devrait pas y avoir trop de problème » froid de l'environnement, froid de la personne avec qui je m'entretiens... jusqu'au moment où le mur de glace sera tellement épais que je m'en irai pour le laisser à ses vieux démons intérieurs.
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyLun 13 Nov - 13:43

Ah comme il parlait droit et froid, mais également supérieur et complètement conscient de sa fonction et de son titre. Que n'aurait-il donné autrefois, plus jeune, pour être reconnu du plus haut gradé de la voltige. Et il avait été reconnu, Richard, remarqué même, puisqu'il était à présent en haut du haut, à la place tant enviée par beaucoup et qu'il avait amplement mérité. C'était un privilège, un succès en soi, un accomplissement, selon lui, d'être estimé par son Major, par son Capitaine, mais également par son Maréchal. Mais il fallait croire que sa reconnaissance ne valait que très peu de chose pour certains parasites voltigeurs, à nonante neuf pour-cent ces parasites étaient de sexe féminin. La racaille de la voltige toute bonne à être sacrifiée pour la bonne cause, pour l'Empire. Si Adamante, qui lissait ses plumes haut perchée et qui invitait Angélite à faire de même, n'approuvait guère la notion du sacrifice féminin, elle était par contre fière et complètement en accord avec la reconnaissance dont parlait son vieux partenaire.

Lorsque Sighilde Vol-libre souffla léger que sa reconnaissance majeure était le sourire des habitants croyant à un avenir, Richard ne pu que retrousser une nouvelle fois le nez devant cette affligeante naïveté de poupée amochée. Elle se serait limité à dire 'la reconnaissance du peuple' que cela aurait sonné bien mieux, un début au moins, car cette voltigeuse n'irait finalement pas loin, parce qu’elle ne visait rien, parce qu’elle n'avait au fond aucune ambition. La reconnaissance du peuple était une chose honorable, la reconnaissance de ses supérieurs une chose de qualité, enfin celle de la famille royale ne trouvait ces mots tant elle était inestimable.

« La reconnaissance absolue, recrue, est celle de la famille impériale qui représente l'Empire. Ni plus ni moins. »

Et cette phrase n'incitait guère à un retour de la part de la jeune fille. Irrespect aurait été de le reprendre à ce niveau sans compter l'insulte envers la famille impériale qu'il n'aurait laissé passer pour rien au monde. Son regard menaçant eu raison de sa verve jeunesse puisqu'elle ne reprit pas.

Il enchaîna alors en demandant le mot pour mot des paroles de son Major. Demande claire et explicite à laquelle elle répondit par le message qu'elle avait compris suivi de sa manière de pensée et d'un léger trait d'humour. Elle osait. Une petite gueuse osait.

« Mot pour mot, recrue Vol-libre, ne signifie pas le message codé que vous pensez tirer des paroles de votre Major. À l'avenir, tachez de répondre correctement à la demande qu'un supérieur vous fait ou abstenez vous de brasser du vent en pensant répondre avec justesse et humour. Faites la bien ou ne la faites pas, il n'y a pas d'autres réponses. Est-ce clair ? »

Il se détacha du mur froid, captant les images de sa griffonne perchée qui observait la partenaire ailée de la voltigeuse. Elle faisait bien son travail, mais elle aussi devait être 'fraîche et disposée' aussi, d'une pensée commune, Adamante envoya des images proposant un repos bien mérité à Angélite, à prendre ou à laisser.

Hrp:
 
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyLun 13 Nov - 16:28

Moi perturbée ? Moi troublée d'une telle attitude tellement représentative de ce Maréchal ? Nullement. Il m'en faut bien plus désormais pour me trouver affligée. Cet affront que vous m'avez fait dans ce bureau il y a quelques temps de ne même pas laisser transparaître un brin d'humanité a été tellement puissant que je suis armée face à votre attitude. Je pensais quoi il y a quelques instants au fait que vous soyez un serpent ? Non en fait vous êtes bien plus qu'un serpent vous êtes... deux voire trois serpents au final. C'est ça le problème un ensemble de personnalité néfastes qui font de vous cet être infâme au final.

Foutaises de vos paroles, de votre attitude, foutaises de l'attitude que l'on est « obligé » d'avoir à votre égard si nous ne souhaitons pas éveiller une sombre colère. Vous nous manipulez, vous faites de nous ce que l'on est pas mais sachez que je ne changerai en rien dans ce que je suis. En votre compagnie je serai comme vous le souhaitez, la jeune femme que vous exécrez, que vous ne supportez pas mais faisant rien d'autre que son travail pour éviter d'attirer des foudres bien meurtrières.

Je sens à sa réponse cinglante qu'il est cassant, probablement vexé d'un tel oubli et je rouvre les yeux un court instant... laissant mon regard face à moi, oubliant sa présence. Tiens si j'allais la rencontrer cette famille impériale, ce qu'elle est devenue du moins, leur promettre une allégeance certaine comme j'ai pu prêter allégeance à l'homme père des deux jeunes gens ?

« il en va de soi » 4 mots simples, d'une voix blanche qui confirme son fait. Peut-être est ce que je suis en train de donner le bâton pour me faire battre, peut-être ne sera-t-il pas satisfait d'un tel commentaire. Mais j'ai prononcé ces mots non pas par dépit mais plutôt par la voix de la raison. Nulle agressivité, juste le constat affable ; la famille impériale et le peuple ensuite... une logique implacable qui était dans ma tête mais visiblement pas dans la votre Maréchal. Vous ne voyez pas les petites gens uniquement l'empereur et vous semblez comme écraser les autres, le peuple, d'où je viens...

Toutefois une chose me vexe, une seule que vous osiez prétendre que je ne vous restitue pas les paroles du Capitaine de Vol je sourcille un instant, me mordant les lèvres toujours sans pencher la tête, rester droite même en se faisant « défoncer » « marteler » « démonter » « je ne permettrais aucune interprétation Maréchal, ce sont ses propres mots, nous sommes libres d'opérer de la manière qu'il nous convient du moment que nous sommes aptes au service dès le lendemain ; j'ai appris de mes erreurs et je ne me permettrais aucunement de répondre d'une autre manière que celle que vous souhaitez Maréchal ».

Aplomb alors que je sens Angélite regarder Adamante. Le regard de la griffonne est comme celui de son cavalier, froid, direct. La réaction de ma griffonne me fait secouer la tête discrètement alors qu'elle s'installe en position de repos obéissant à ce courroux incessant de sa compagne dans les airs en ce moment... déjà que j'ai le Maréchal sur le dos... et cette fois ci ce n'est pas moi qui partirai... je ne souhaite pas qu'il en soit de même pour Angélite et Adamante...

HRP:
 
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyMar 14 Nov - 0:46

Comme le vent fouettait et les flocons de neige tombaient, aussi intolérant des protestations, la langue de Richard ne cessait de claquer et son intolérance de souffler. Vigueur était revenue, torpeur était derrière, décidément, Sighilde Vol-libre avait eu une bonne idée de passer par là, tout du moins pour lui, de son point de vue, la voltigeuse devait regrettait amèrement son passage et son arrêt.

Il lui avait fait la remarque que la famille impériale passait avant tout côté reconnaissance, bien avant la sienne, puisque c'était elle qui entretenait son peuple et le représentait. C'était la reconnaissance absolue au regard de l'homme. Celle du peuple pouvait être prise pour acquise dès que l'on était figure de protection. Et en épousant la carrière de voltigeur, elle devenait relativement accessible. Il ne prit pas à mal le fait qu'elle se contente de lui répondre d'un 'Il en va de soi.', c'était plus que bienvenue de sa part de démontrer qu'elle connaissait les priorités et qu'elle était fidèle aux dirigeants de l'Empire d'Ibélène.

Il avait ceci dit dû la reprendre quant aux mots à mots et au fait de s'abstenir de faire une demande si l'on en était incapable de l'accomplir. Ses conseils et son air tempétueux, aussi glacial furent-ils ne l’empêchèrent pas de répondre par autre chose qu'un 'Bien Maréchal'. Elle s'obstinait, la miniature, à lui faire du rentre dedans malgré sa sottise. Elle ne s'en rendait visiblement même pas compte malgré une bonne volonté dont il se serait passé de remarquer.

Adamante de son côté était bien heureuse de voir la jeune griffonne écouter ses conseils, pour preuve qu'elle était bien plus tolérante et abordable que Richard, elle s'envola pour se placer aux côtés d'Angélite avant de l'aider, maternellement presque, à lisser les plumes de sa voisine. Erreur que de la comparer à son partenaire, ils étaient aussi différents que complices sur certains points.

« Corrigez-moi si je me trompe, Recrue Vol-libre, mais je doute fortement que votre Major utilise le NOUS pour VOUS congédier. C'est cela que j'entends pas le 'mot à mot', mais peut-être est-ce trop difficile et subtile pour vous ? Ou bien comprenez-vous la nuance à présent ? »

Fit-il remarquer et demanda t-il bien tranchant. Elle avait tout intérêt à ne pas monter sur ses grands chevaux et à mesurer l'impact de ses mots si elle désirait poursuivre dans sa carrière au-delà de la guerre ou même dès à présent.
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyMar 14 Nov - 16:41

Cela sonne comme une certitude je ne m'entendrai jamais avec le Maréchal. J'ai l'impression que tout ce que je peux dire, faire ou penser est contraire à ce qu'il pense pour la bonne et simple raison que je suis une femme. Comment ça j'ai tout juste ? Bah oui tout cela à cause du fait que je suis pas née avec ce qu'il faut entre les jambes je suis automatiquement cataloguée comme une personne exécrable si ce n'est pas du sexisme ça je sais pas ce que c'est ? Elle est où l'égalité homme-femme hein ? Pas ici en tout cas ou du moins pas sous la gouvernance de ce cher Maréchal... qu'importe là n'est pas le sujet après tout si je me trompe pas ?

Je constate qu'Angélite a de bien meilleurs rapports avec Adamante que moi-même avec son cavalier... comme quoi peut être que personne n'est irrécupérable ? Adamante n'aurait pas envie de c changer un tant soit peu celui qui lui sert de partenaire ? Franchement, elle doit bien être outrée des fois la belle griffonne d'une attitude aussi sournoise si ce n'est pas méchante de l'homme non ? Je tente de contenir ma colère sourde qui se fait de plus en plus sentir face au Maréchal car oui j'en ai marre, tellement que je pourrais cracher mon venin là tout de suite mais une punition me suffit largement alors je reste moi-même, ou plutôt pas moi-même, du moins pas celle que je suis en train de devenir comme voulant creuser au plus profond de l'homme pour tenter de trouver un brin de gentillesse... non il est irrécupérable donc autant laisser tomber et une fois de plus reconnaître ses torts comme il semble l'attendre depuis toute à l'heure.

Il est ravi par ailleurs que j'approuve le fait qu'il en va de soi pour la protection de la famille impériale... mais ça, ça fait partie des choses qui m'exaspèrent et m'énervent au plus haut point avec l'envie de lui hurler... vous êtes stupides ou quoi ? Bien entendu que c'est eux que je respecte en premier. Angélite lève la tête à ces pensées et me calme... se laissant faire pendant qu'elle relève la tête par Adamante... encore heureux qu'Adamante n'a pas de lien à mon égard car si elle faisait passer à ce cher Maréchal toutes les pensées qui m'habitent je pense que je serais bon pour le cachot ou la pendaison au bout d'une corde sous les vivas du public.

La suite et sa reprise quant à ma formulation c'est pour ainsi dire trop mais je me contiens une fois de plus comme ma griffonne je me laisse faire, me laisse conter, et j'approuve « oui bien entendu Maréchal, je perçois la nuance vous m'en voyez navré et honorée que vous m'expliquiez ce que vous attendiez comme réponse» rien de plus juste l'aveu une fois de plus... ou l'aveu que vous êtes... non je ne le penserai pas et je relève les yeux, des yeux un peu perdus qui se posent sur le Maréchal alors que je m'arme d'un sourire simple « Permettez moi de vous demandez si vous vous portez mieux ? Si je fais acte d'impolitesse oubliez une telle question je m'en retourne vers Angélite au plus vite mais je vous respecte et si je peux vous aider en quoi que ce soit j'en serais honorée Maréchal ».

Question osée, question que je pose à bien des personnes en cette caserne à mes heures perdues, question que je poserai peut être à la princesse le jour où elle acceptera de me recevoir... question qui me renverra probablement dans mes quartiers avant même que j'aie eu le temps de respirer.
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyMar 14 Nov - 21:05

À son âge, à son statut reconnu, au respect qu'on lui devait, Richard ne se privait pas, ne se privait plus, de mettre les points sur les i et même les trémas quand il était question d'une toute jeune recrue se permettant trop de chose et ne comprenant pas directement ses propos. Le Major de Vifesprit devait se montrer patient avec elle et sincèrement il le plaignait de beaucoup. Comment un majestueux griffon avait-il pu accepter pareil avorton. Et l'image de sa propre personne que lui envoya Adamante ne le fit pas sourciller d'un poils. Non monsieur. Il n'y avait rien de comparable. Lui avait de l'ambition, lui était respectueux, et on ne lui avait pas apprit à l'être, il n'avait jamais fauté envers ses supérieurs. Un peu comme l'apprentissage des lettres, il n'avait pas fallu qu'on l'y oblige ou qu'on l'aide, il avait apprit de lui-même. Fier belliférien, homme exemplaire  à bien des niveaux.

Qu'elle le corrige seulement s'il avait tort, qu'elle ose seulement lui dire avoir raison. Sa réponse déciderait si elle était bien plus stupide qu'escompté et si elle était encore digne d'être pardonnée, pour son comportement défaillant, ou non. Elle percevait enfin, disait-elle, bien ou malheureusement, tout n'était pas perdu pour elle. Sighilde Vol-libre le flattait même, mais la flatterie ne marchait pas avec lui venant d'elle.  Il resta fier et droit, hautain jusqu'au bout des ongles, l'écrasant de sa supériorité alors qu'elle lui posait question tout en prenant des précautions quant à sa santé.

« Je n'ai jamais souffert physiquement, Recrue. » *Douleur. Plainte. Chair brulée. Chambre retournée.* En tout cas il ne l'admettrait pas, cela coulait de source qu'il avait souffert le martyre un tant soit peu. Et il s'était déjà suffisamment humilié devant la kyréenne blonde que pour en parler ici à une gamine disant connaître Tybalt.

« Avez-vous eu des nouvelles de ce Tybalt Ondenoire ? » Comment cela il l'avait éjecté quand elle avait mentionné ce point. Et bien à présent c'est lui qui en faisait une brève mention. Il en avait le droit. Tous les droits.


Dernière édition par Richard le Harnois le Mer 15 Nov - 18:07, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyMar 14 Nov - 23:04

Je me sens de plus en plus à l'aise mais dans le même temps, étrangement je sens que je vais regretter ce sentiment profond d'exaltation au contact du Maréchal. Cet homme qui m'a démontée il y a si peu de temps. Pourquoi ? Car je sens qu'il a toujours un tour dans sa poche et que même quand les conditions semblent parfaitement réunies pour que tout se passe bien il y a toujours un grain de sable qui vient enrayer le mécanisme de la roue qui tourne, tourne  jusqu'à se casser.

Pourtant à l'image d'Angélite qui trône aux côtés d'Adamante je me positionne un peu plus droite, je me permets quelques interrogations sur l'état de santé du Maréchal. Je me crispe un peu, presque prête à entendre une remontrance bien servie. Naturellement j'aurais opiné de la tête s'il m'avait renvoyé dans mes 40 m en me disant que cela ne me regardait pas.

Sa réponse toutefois me convient quant au fait qu'il n'ait pas été blessé physiquement. Toutefois, je ne suis point stupide, je me doute que d'autres blessures l'habitent. Le froid qui règne en ce moment sur Svaljârd n'est peu propice au constat de quelques cicatrices et je préfère ne pas laisser traîner un regard quelque peu maladroit.

J'aurais été un homme aussi gradé que lui peut-être que je lui aurais répondu que son état physique me tenait un tout autre discours mais je n'en suis pas un alors je me tais simplement et je souris. Un sourire vite estompé à la question suivante qui me fait battre des cils un instant avant de relever la tête.

Je plonge mon regard dans le sien, un regard rempli d'interrogations... cette allusion à Tybalt alors que c'est cette même personne qui avait causé ma perte dans son bureau. Cette question qui me met éperdument mal à l'aise. Cette vision que m'envoie Angélite quant à mon apprentissage à la Caserne et quand Tybalt l'a rencontrée à son tour me redonne un peu de contenance. Ces instants de connivence m'encouragent à répondre au Maréchal dans une voix qui se veut poser calme alors que mon regard n'a pas quitté le sien pour lui assurer ma franchise « nullement Maréchal ; nous avions fort à faire avec les missions qui nous incombaient quant à cette épidémie et je n'ai guère eu le temps de m'enquérir de ses nouvelles ; les rares fois où j'ai pu revenir ici-même je n'ai eu aucun courrier de sa part » poursuivant en détournant le regard « toutefois j'en ai eu par l'intermédiaire de mon frère, un guerrier de la Guilde ; il m'a assuré que tout allait bien mais qu'il avait fort à faire à Lorgol »

Je ne sais pas si j'ai trop bien fait de lui parler d'Hilding mais maintenant que c'est fait et évoqué je ne peux plus revenir en arrière... quoi qu'il se passe.
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyMer 15 Nov - 18:21

La réponse sur son état était de celles qu'on pouvait prévoir  venant d'un homme fier. Proche du déni, il oblitérait complètement son ressenti, ses ressentis alors que le froid mesquin semblait s'amuser à le lui rappeler en élançant les parties touchées guéries aujourd'hui, mais autrefois embrasées. Si l'état de ses mains marquées se trouvait caché sous une bonne paire de gants, il n'en était pas de même pour les traces sinueuses visibles à sa joue et à son oreille que le vent glacial venait découvrir et mettre en évidence. Sighilde Vol-Livre les remarqua, ses vestiges personnels du drame encrées dans sa chair, mais s'abstint de commentaire ; un bon et rare point pour elle. Le Maréchal, de toute manière, ne l'invitait guère à faire traîner ses prunelles autre part que sur son regard ou sur le sol.

Tybalt Ondenoire fut amené de son propre chef dans le court échange. Il avait refusé de lui en toucher mot il y a de cela quelques mois, mais c'était de lui que cela venait aujourd'hui, c'était différent. Il ne s'agissait pas d'admettre qu'il était sa chair et son sang ou qu'elle avait raison de les penser proche. Qu'elle pensait ce qu'elle voulait, qu'importait bien pour lui au fond, mais il était curieux pour la peine. Tybalt ne lui avait plus envoyé de lettres depuis des mois et avec la guerre et l'épidémie, il ne pouvait trouver le temps de faire le déplacement pour s'assurer de sa santé. Le jeune homme était de toute manière assez grand pour s'occuper de lui, se disait-il. Et s'il tenait bien de son père, il devait être entrain de s'activer à la tâche et de prendre les bonnes décisions. À pas de nouvelles, bonnes nouvelles disait-on. Il se montra à moitié contrarié et satisfait en lui-même quand Sighilde Vol-Libre lui indiqua n'avoir eu aucun courrier également. Il aurait trouvé cela agaçant et irrespectueux de la part de Tybalt si il l'avait tenu au courant et pas lui. Pourtant grâce à ses 'contacts', elle avait eu vent, mention de lui ainsi que de sa santé. La laideronne avait un frère, un frère dans la guilde des Guerriers. Guilde qu'il rattachait par extension à Alrik. Si seulement ils pouvaient échanger leur place, elle, Sighilde Vol-Libre et lui, son frère inconnu.

« Je vois. Qu'il en soit ainsi. » Fit-il imperturbable en guise de réponse en commençant doucement à lui tourner le dos pour s’apprêter à poursuivre sa route, il n'avait de compte à rendre à personne de toute manière. Il s'interrompit pourtant, pivotant de la tête pour la trouver.

« Le nom de votre frère ? »

Une question avant d'en amener sans doute une autre menant à une conclusion.
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyMer 15 Nov - 19:01

Pour l'heure tout va bien, c'est que je commence presque à tenir mon rôle, celui qu'il affectionne de simple voltigeuse, femelle telle qu'il aime nous qualifier et je l'assume. Je rentre dans le moule petit à petit, un moule bien compliqué quand fondamentalement on ne cherche qu'une seule chose être simplement soi-même. Qu'importe peut être qu'à force d'être appréciée ou du moins respectée je pourrai laisser éclater un peu plus ce que je suis avec le temps ? Tout en restant bien entendu prudente.

Je ne me suis pas attardée sur ses cicatrices, je ne veux pas me faire rabrouer violemment et je maîtrise notre échange. Etonnant pour une rencontre pour le moins fugace avec le Maréchal aujourd'hui représenté comme un véritable dragon pour les femmes voltigeuses. Un homme puissant, un vrai homme... un homme dont me parle Hilding quelques fois dans ses lettres, me disant de tenir le choc, de rester moi-même... j'ai pleuré, oui j'ai pleuré quand il m'a renvoyé dans mes 40 m, je lui ai écris et lui seul sait à quel point j'ai été blessée... profondément.

Lorsque mon capitaine de vol m'a annoncé ma « sentence » si je puis dire j'ai hoché la tête, souris, certifié que j'avais compris la raison de cette leçon mais mon cœur était meurtri. L'apprentissage de la vie est bien difficile des fois mais mes pleurs nul supérieur, nul voltigeur ne le verra. Non je suis bien assez discrète pour cela... je manque suffisamment de confiance en moi, cette faiblesse qui est l'instrument de bien de mes détracteurs.

Une fois de plus il me rabaisse, il me blesse, il me trouble quand il évoque Tybalt, une fois de plus je me trouve démunie mais je lui réponds sobrement ouvrant sans m'en rendre compte une porte qui pourrait bien servir à me détruire juste un peu plus. Evoquer celui que je considère comme mon frère car après tout nous le sommes, pas dans les textes, pas dans l'hérédité, mais dans mon cœur nous le sommes. Tybalt lui dira peut être dans quelques mois que nous sommes simplement cousins et ce jour là il viendra me redire mes 4 vérités en face... et là je lui dirai simplement que pour moi Hilding est et restera mon frère qu'il le veuille ou non...

Quand je le vois faire demi tour je commence à sourire, tiens donc vais-je m'en sortir si facilement ? Ce serait bien surprenant... je ne bouge pas, ne changeant pas mon regard, reste impassible et sa question, son ultime parole n'attend qu'une réponse... je réponds simplement « Ianssen » il n'a pas voulu son prénom je ne lui délivre pas... c'est mon nom d'origine que j'ai troqué pour Vol-Libre peut-être fera-t-il le lien, j'en sais rien.

Je reste debout, le regardant sans nulle agressivité ; ce n'est pas à moi de clôturer cet échange, je suis là car je l'ai décidé et ce ne sera pas moi qui partirai la première, pas cette fois...
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyMer 15 Nov - 19:33

Pourquoi était-elle ici et non son frère ? Avait-il échoué là où elle avait miraculeusement réussi ? Ou bien n'avait-il jamais imaginé épouser la carrière de voltigeur ? Quoiqu'il en soit c'en était presque regrettable – ou ridicule, au choix. À tel point que piqué par une légère curiosité il lui avait demandé son nom. Un nom à essayer de retenir pour en faire part à Alrik un jour qui sait... quand ils auraient épuisés leur lot de sujet passionnant par exemple.

Peut-être Alrik lui-même avait-il croisé la route de ce 'frère', peut-être était-il du même genre que la laideronne sous ses yeux, vilain en tout point ou transgenre en plus d'être irrespectueux. Difficile d'imaginer la chose quand on ne l'avait pas sous les yeux ou bien lorsqu'il fallait se contenter d'une version rognant et épuisant les pupilles.

Elle lui avait vite répondu, se contentant du nom. Sans broder ou baver autour. Bien, fort bien, se fit-il. Soit elle se riait de lui, soit elle prenait en compte ses conseils, mais que ce soit l'un ou l'autre, elle en oubliait la politesse et la forme. Aussi reprit-il de son air supérieur et d'un claquement de langue.

« Maréchal. » avant de poursuivre en détachant clairement ses mots. « Ajoutez 'Maréchal' à la fin de votre réponse quand je vous interroge, Recrue. » Indiqua-t-il l'invitant à se répéter de son menton relevé. « Reprenez à présent. »

Cela pouvait sembler stupide voir même ressembler à de l’acharnement, mais oublier les titres pouvaient un jour lui coûter cher. Il fallait qu'elle apprenne à tenir sa langue comme à s'en servir correctement.


Dernière édition par Richard le Harnois le Jeu 16 Nov - 12:56, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyMer 15 Nov - 20:08

Contenance, droiture alors que j'ai l'impression que la scène qui se déroule ici juste auréolée de quelques flocons de neige ressemble limite à une joute verbale. J'en ai eu des enseignements diligentés par Braham, par ma tante et sur le terrain si je puis dire mais je crois, que celui que je reçois en ce moment est distribué par le meilleur de tous.

Il y a un plaisir que je ressens en cet instant précis c'est le temps qu'il m'accorde au final. Dès le début, il aurait pu m'inviter à tracer mon chemin mais tel n'a pas été le cas, dès le début il aurait pu me dire que je n'avais pas à lui adresser la parole mais il a poursuivi jouant avec la langue et les formulations grammaticales, dès le début de notre rencontre celle-ci aurait pu s'achever bien autrement.

Dans vos yeux Maréchal je pourrais presque voir une lueur de défi si ce n'est de plaisir non je me trompe ? Rarement au final... je ne manipule pas, je joue simplement avec le feu. Oui je joue avec mes lames quand je m'entraîne... tout n'est que jeu sinon ce n'est simplement pas drole. La vie est un jeu qui mérite le coup d'être vécu, les risques que l'on prend sont les instruments pour nous faire avancer. Je me souviens de cette rencontre dans votre bureau, cette entrevue qui s'est si mal finie qui m'a arraché des larmes pour aujourd'hui finir par un face à face tellement loyal ou presque correct, chose bien surprenante qui en décontenancerait plus d'un s'il venait à nous surprendre.

Tiens donc quel est ce mouvement en bas de la caserne, n'y aurait-il pas une venue d'autres voltigeurs ? Les voyez-vous Maréchal par le regard d'Adamante posée aux côtés d'Angélite ? Quelle donc serait votre attitude alors que vous tournez le dos à l'entrée ? Et que vous me reprenez une fois de plus sur ma formulation.

Je reste stoïque tête droite, ne rougissant pas restant tel que vous me l'avez toujours demandé fidèle à moi-même « Bien Maréchal, excusez tant d'impolitesse, son nom est Ianssen, Maréchal ». Pas de complément juste le strict nécessaire qui devrait lui suffire jusqu'à quand ?
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Message Sujet: Re: Le froid des souvenirs   Le froid des souvenirs EmptyJeu 16 Nov - 13:46

Qui aurait cru qu'il gaspillerait de sa salive et de son temps auprès d'une jeune recrue même pas fichu de savoir se tenir devant lui, Maréchal qu'il était. Certainement pas lui. Pourtant c'est bien Richard, son air méprisant et son ton intolérant qui lui indiquait de se répéter pour ne plus fauter à présent. Il insistait même, jusqu'à être satisfait de ce qu'il entendrait dire malgré la répugnance des traits de la recrue. La défense des frontières n'était pas fini, la guerre non plus, elle pouvait toujours servir, se disait-il, mais au moindre faux pas elle serait expulsé fissa.

Du mouvement avait pointé le bout du nez et Adamante le lui avait naturellement signalé. Il s'agissait de deux hommes, deux gardes peut-être et un voltigeur accompagnant. *Hjalmar. Soleil. Bureau. Inquiétude.* Ah ! Peut-être étaient-ils en effet là pour lui ! Il avait signalé sa venue, mais n'était toujours pas arrivé à la porte du capitaine de Svaljärd pour autant. Que le Maréchal en personne soit en retard, ne donne signe de vie, se révélait plus qu'étrange et inquiétant sans nul doute. Lui-même en  ressentait une pointe de honte. Il s'était laissé submerger par ses souvenirs jusqu'à en oublier le temps qui s'écoulait toujours.

Il revint à Sighilde Vol-Libre lorsqu'elle reprit en usant de ses fameux conseils. Menton toujours levé, le regard de haut, il l'observa un instant avant de lui répondre. « Mieux. Ne l'oubliez pas, recrue. N'oubliez jamais à qui vous vous adressez. »

Il retint dans un coin de son esprit le nom du garçon dont il n'aurait plus le temps de demander s'il avait pensé à la voltige ou non. La faible flamme de curiosité à son égard s'étouffa aussi vite qu'elle était arrivé. Plus tard peut-être. Un jour. Ou jamais.

D'un hochement de tête raide, maîtrisé, calculé, parfait, il salua son propre départ. Il était inutile d'en dire davantage, si elle suivait à la lettre les mots de son Major, elle ne finirait pas en glaçon. Au pire... ce ne serait pas une grande perte pour la voltige. Elle le salua également, rougissante un peu de honte, d'embarras peut-être ou de froid.* Il tourna bien les bottes et s'en alla à la rencontre des hommes avant de se rendre au bureau de Hjalmar bien encadré de gens tant respectueux que silencieux face à sa grandeur.



- Rp Terminé -

*Accord de Sighilde.
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