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 Messire le Duc de Mauvais Aloi

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Message Sujet: Messire le Duc de Mauvais Aloi    Messire le Duc de Mauvais Aloi  EmptyVen 24 Nov - 22:34


Livre II, Chapitre 6 • La Chasse Sauvage
Martial de Bellifère &
Sixtine d'Ibélène

Messire le Duc de Mauvais Aloi

Altesse ? Vouzici ? Amusons-nous !



• Date : 30 juillet de l'an 1002
• Météo (optionnel) : dégagé, mais c'est la nuit
• Statut du RP : privé
• Résumé : Sixtine est au bal de bienvenue qui marque les débuts des festivités au palais de Svaljärd. Elle y rencontre Martial, venu pour l'occasion.
• Recensement :
Code:
• [b]30 juillet 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3000-messire-le-duc-de-mauvais-aloi#106878]Messire de Mauvais Aloi[/url] - [i]Martial de Bellifère & Sixtine d'Ibélène[/i]
Sixtine est au bal de bienvenue qui marque les débuts des festivités au palais de Svaljärd. Elle y rencontre Martial, venu pour l'occasion.



Dernière édition par Sixtine d'Ibélène le Ven 24 Nov - 22:41, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Messire le Duc de Mauvais Aloi    Messire le Duc de Mauvais Aloi  EmptyVen 24 Nov - 22:37

La salle de réception du palais ducal de Svaljärd est magnifique, rivalisant de beauté et de richesse. Tu ne peux que approuver les choix de décorations des ducs et un léger sourire effleure tes lèvres alors que tu erres dans la salle somptueuse, enchaînant des politesses avec la noblesse ibéenne. A l'occasion de la Lughnasadh, tous les nobles de l'empire se réunisse à Svaljärd pour profiter des festivités kyréennes. Tu ne fais pas exception, tu n'as jamais loupé aucune de ses fêtes. Petite, tu les regardais avec envie, à travers ta fenêtre, rêvant de te faufiler hors du palais pour vraiment en profiter. Bien évidemment, cela ne c'est jamais fait. Tu n'as arpenté les rues de la capitale du duché qu'en compagnie d'une armée de gardes du corps, lorsque tu désirais faire quelques emplettes. Tes souvenirs de cette fête mythique, se résument à ces banquets, ces réceptions mondaines où tout la noblesse se réunissait autour de somptueux repas, parlant, riant et débattant. Et si toutes ces mondanités t'arrachent maintenant des soupirs d'ennuis et d'impatience, tu aimes venir à Svaljärd. Tu peux revoir Ljöta, la princesse de Valkyrion, avec qui tu as toujours entretenu de bons rapports. D'abord avec feue sa sœur, une des rares personnes que tu as pu considéré comme une amie. Sa mort t'a beaucoup affecté et tu ne peux te balader dans le palais ducal sans penser à elle. Néanmoins, tu t'es rapprochée de l'aînée, voyant en elle une sorte de modèle, de femme à qui tu pourrais ressembler. Et, comme chaque année, l'accueil que te donne Ljöta pour les fêtes est digne de celles organisées par ta mère à Ibelin. Dans ce duché où le froid et la glace règnent en maîtres, leurs réceptions chaleureuses réchauffent même les cœurs les plus glacés.

Hjördis n'est pas très loin derrière toi, assurant tes arrières. Sa présence discrète et effacée la fait paraître absente à bien des nobles. Mais tu es habituée à ses pas délicats et tu as l'impression d'en entendre les bruits lointain. D'un côté, ça te rassure. Tu te sens moins seule, moins oppressée dans cette ambiance de faux semblants. Des bonjours polis, quelques mots faussement bienveillants, dégoulinant d'hypocrisie, sortent de ta bouche. Une attitude en tout point exemplaire, sans aucune fausse note. Les dieux eux-mêmes peuvent se laisser berner par cette attitude si noble et gracieuse.

-Votre Altesse,
s'extasie une comtesse qui croise ton chemin. Quel plaisir de vous voir ainsi nous faire l'honneur de votre présence ! Vous portez-vous bien ? Quelles nouvelles nous ramenez-vous d'Ibelin, le cœur de notre bien-aimé empire.

-Comtesse, salues-tu avec un joli sourire. Je partage votre plaisir et votre présence parmi nous me comble de joie, soyez-en assuré. Ibelin se porte à merveille, même si nous avons eu une rude arrière-saison.

Oh mais quelle plaie. Alors que tu te répands en banalités à pleurer et que tu pestes intérieurement d'avoir croiser son chemin, tu sembles reconnaître une tête blonde, non loin de là. Sa vision t'arrache un autre sourire, interprété comme un signe d'encouragement par ton interlocutrice qui ne tarit pas d'éloges sur toute ta famille, comme si elle espère avidement que tu règles la dette grandissante que ne cesse de contracter son mari aux jeux. La Comtesse de Sombrelune est connue pour sa soif de potins, son avidité pour l'argent et sa manie de donner généreusement de l'argent à de jeunes artistes mâles. Lorsque tu estimes avoir assez perdu ton temps à écouter les propos désintéressant de la Comtesse de Sombrelune sans paraître impolie, tu t'esquives vers la tête blonde qui a attiré ton attention, quelques minutes auparavant. Tu ne mets guère de temps avant de le repérer de nouveau et te débrouilles pour te trouver sur son chemin, avec ton habilité si coutumière. Lorsque tu te retrouves face à lui, tes yeux feignent une surprise en tout point crédible, teintée de ton si célèbre petit sourire. Devant toi, aussi illustre que sa réputation dit de lui, se tient Martial de Bellifère, fleuron de son duché et parfait représentant mâle de son espèce. Un Belliférien comme on les aime. Ou non. En tout cas, une de tes plus belles sources d'informations, bien qu'il n'en soit absolument pas conscient. Et tant mieux pour toi. Tu connais assez ton étiquette pour savoir que vous n'êtes pas vraiment sur un pied d'égalité. Ton statut de princesse impériale ne fait pas le poids face à un homme qui sera un jour duc de Bellifère. Et inutile de rappeler que ta position de femme ne te donne droit à aucune prétention à un trône. Tu connais aussi la personnalité de Martial, même des Bellifériens en général, c'est sans aucune hésitation que tu t'inclines en première, présentant les salutations d'usages.

-Votre Altesse. J'ai ouïe dire de votre présence ici. Permettez-moi de renouveler de vive voix mes vœux de mariage.

C'est toi-même qui a rédigé la lettre de présentation, de ton écriture fine et soignée. Ce mariage orchestré par Castiel t'es, bien évidemment, parvenu aux oreilles et même si tu n'as pas encore eu le loisir de rencontrer la nouvelle duchesse de Bellifère, tu sais à quel point Castiel la porte dans son cœur. Une bien étrange personne qui a toujours attisé ta curiosité. Il te tarde de la rencontrer et de lier connaissances avec elle. En attendant, tu te conteras de t'amuser un peu avec le duc en personne.


Dernière édition par Sixtine d'Ibélène le Sam 9 Déc - 16:35, édité 1 fois
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Martial de Bellifère
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Message Sujet: Re: Messire le Duc de Mauvais Aloi    Messire le Duc de Mauvais Aloi  EmptyJeu 7 Déc - 16:15

Le voyage pour Svaljärd avait été l’un des voyages les plus édifiants qu’avait pu faire Martial. Enfin non, car tout voyage en dehors des bordures de son territoire avait toujours été emprunt, pour lui, d’une forme de nostalgie des terres qu’il laissait derrière lui. Patriote, et pas qu’un peu, le futur duc. Prince qui s’ennuyait de voir continuellement la date de son couronnement repoussée : il commençait, d’ailleurs, à douter que sa grand-mère ne veuille jamais lui laisser ce trône qu’il réclamait – et qui lui revenait, et ce depuis la mort de Marcus, depuis la mort de son frère Néron ; depuis que Madeleine n’était pas une souveraine viable, quoi qu’en disent les femmes de leur peuple. Ca n’aurait été que justice, pas vrai ?
En soi, le voyage avait été lent. Agréable, oui, mais lent. Pour Martial, qui n’aimait qu’à moitié – voire pas du tout – attendre, c’était compliqué. Un jour, il faudrait quand même qu’ils inventent un moyen de locomotion plus rapide. Leurs talentueux savants, évidemment, il ne fallait pas compter sur des mages pour faire quelque chose, qu’ils gardent leurs portails chez eux. Tiens, par exemple, une voiture, mais sans chevaux ! Ah, quel visionnaire ce Martial. Une des plus grands esprits de ce siècle, assurément.
Ils n’étaient arrivés au palais impérial qu’en cette fin de mois de juillet, alors que le soleil ne réchauffait pas encore totalement le ciel, ou peut-être était-il juste frigorifié. La faute à ce duché si différent de Bellifère. Quelle idée… Le temps de s’installer, de se rendre compte qu’il n’aurait que peu de repos avant de se retrouver, à nouveau, entouré de tous les hommes et les femmes les plus influents de l’empire du Savoir - et d’autres, moins importants, mais ceux-ci n’étaient pas ceux qui inquiétaient le prince héritier du duché de la Guerre. Non, il s’inquiétait de revoir certains individus qu’il ne souhaitait, en aucun cas, revoir, sous peine de mystérieusement s’emporter. Aucun nom ne serait cité, mais il était assez simple de savoir, ce n’était pas comme si la liste d’amis du blond était excessivement longue. La liste de ceux qu’il méprisait, en revanche…
Il ne voulait pas gâcher les festivités, déjà loin d’être entamées, par une querelle.

Après un peu de repos, si peu, et des formalités dont nous tairons tout, Martial s’était rendu comme tout ce que le duché comptait de nobles, d’ici ou d’ailleurs, au bal d’ouverture officiel. Sa tenue d’apparat, retravaillée pour l’occasion - ce n’était pas tous les jours qu’il célébrait à Svaljärd, et celle initialement prévue l’aurait laissé mort de froid avant d’avoir pu honorer la pièce de sa présence - était moins éclatante que celles d’autres personnes. Où qu’il posât ses yeux, par ailleurs, il voyait à quel point tout l’éloignait de chez lui. Et à quel point, également, il ne pouvait pas toujours s’attendre à se retrouver en terrain connu. (Le Belliférien nota également la non-présence de sa femme, ou peut-être échappait-elle encore à son regard. Il la trouverait. Elle viendrait à lui, car il n’y avait d’autre choix pour elle.  Et si elle tardait trop, il irait à sa recherche, qu’elle n’aille pas importuner d’innocents hommes par sa présence. )

Un mouvement sur sa droite, alors qu’il se tenait légèrement en retrait de l’endroit où la plupart des gens se massaient en une foule distinguée et indistincte, lui fit tourner la tête. Il sortait à peine d’une conversation avec un certain noble qui disait avoir vu ladite femme, et en avait profité pour l’entretenir d’un sujet des plus exaltants. Pour conserver l’exaltation qui avait pris Martial, ledit sujet serait tu. Ou peut-être l’avait-il déjà oublié, c’est possible.
Ses yeux se posèrent sur une jeune femme, s’inclinant. Il ne lui fallut qu’une seconde, au Belliférien, pour reconnaître la princesse impériale, Sixtine d’Ibélène. Immédiatement, le prince héritier s’inclina en retour s’emparant de sa main pour la baiser délicatement le respect imprégnant ses gestes. “Votre Altesse.” répondit-il, se redressant. “Je vous en remercie. "  Curieusement, on pouvait presque retirer, de la manière dont il se tenait, une once de respect. Surprenant. "Comment vous portez-vous ? " Eloigner la conversation, à tout prix. Chercher à s'éloigner de la conversation du mariage. Ne pas gâcher la soirée.


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Message Sujet: Re: Messire le Duc de Mauvais Aloi    Messire le Duc de Mauvais Aloi  EmptySam 9 Déc - 14:52

Tu ressens une certaine satisfaction alors que le futur duc de Bellifère entreprend les salutations d'usage, dans un parfait reflet de sa noble éducation. Satisfaction intérieure que toi seule peut comprendre. Tout a commencé cette fois où tu as malencontreusement réceptionné une lettre qui ne t'étais pas destinée. Tu as hésité à la remettre à son propriétaire mais quand tes yeux se sont posés sur le destinataire... La curiosité l'a emporté et tu as lu la missive envoyé par ton interlocuteur actuel. Le jeune Martial demandait quelques conseils militaires et tactiques auprès d'un des généraux de ton père. Comment dire... tu n'as pas pu résisté. Non seulement tu tenais dans tes mains une précieuse source d'informations que tu n'étais pas prête de laisser filer, mais en plus, tu pouvais peut-être jouer un rôle plus ou moins actif dans les affaires des « hommes ». Tu as laissé passé une bonne nuit de sommeil. Nuit que tu as surtout passé à conspirer, à mettre bien en place ton plan de façon que jamais personne ne puisse deviner ce que tu t'apprêtais à faire. Et tu lui as répondu. Tu as dû t'y reprendre plusieurs fois. Changer ton style d'écriture pour qu'il soit moins féminin. Changer la façon de former tes phrases pour qu'elles paraissent moins suspectes. Et le mieux, ce fut lorsque tu as reçu les remerciements de Martial, vantant les conseils « judicieux » que tu lui as prodigué. Une véritable victoire pour toi et c'est ainsi que la correspondance s'est poursuivi. Le futur duc de Bellifère ne se doute pas un instant que le prétendu général Murien de Hachelourde se tient en réalité face à lui. Et c'est cette satisfaction que te procures la vision du futur duc. Néanmoins, ton visage garde cette expression digne et distinguée face au fleuron du duché de Bellifère. Il a toujours été un parfait enfant de son duché. Très beau garçon, fier et vaillant combattant comme seul le duché sait les produire. Des guerriers aguerris et agressifs. Tu te souviens des commérages ponctués de gloussement à te donner la nausée, de ces dames qui ne cessaient de vanter son charme et insistant sur le fait qu'une alliance entre vous deux seraient un véritable don du ciel. Tu as su rougir, montrer quelques signes d'embarras et même feindre une pointe de déception quand tu as été au courant de son mariage. Mais, au fond de toi, tu n'as jamais désiré une telle alliance. Épouser un mâle belliférien aux idées très misogynes, persuadé que la femme n'est guère plus utile qu'une statue décorative... Non merci, très peu pour toi. Tu as été tellement contente et soulagée d'apprendre son alliance avec une Cielsombroise. Tu l'as su aussi par Castiel et tu connais les sentiments du duc de Sombreciel envers sa cousine. Une véritable haine qui ne fais qu'attiser ta curiosité à son égard. De ce que tu sais, la jeune astronome ne doit pas être spécialement ravie de se retrouver emprisonner dans la cage d'un Belliférien. Il serait judicieux que tu fasse sa rencontre. En attendant, parler du mariage ne semble pas au goût du futur duc et, une fois encore, tu en retires une certaine joie d'appuyer sur un sujet qui ne le met guère à l'aise. Tu ne vas pas pousser le vice en lui demandant le nombre d'invité, les splendeurs de la robe ou encore les menus présents car tu sais que ce sera la meilleure façon de le faire fuir. Même si ce genre de sujets entretient parfaitement ton image de faible femme. Tu ne vas pas non plus te glisser sur le terrain de la politique militaire, qui ne ferait qu'attiser des soupçons que tu ne veux pas. Ce n'est pas un vulgaire pantin. Il faut que tu sois plus sournois. Alors tu souris, aussi royalement qu'une princesse impériale peut se le permettre.

-Je me porte à merveilles. Les fêtes de Svaljärd en cette période de l'année me transportent de joie. Elles parviennent à nous faire oublier l'ombre de cette guerre.

Tu pousses un soupir à fendre l'âme, très réaliste, ton visage se teintant d'une certaine tristesse tragique. Puis, tu souris de nouveau, comme si tu avais bien joué le jeu de la pauvre princesse éplorée à l'idée du nombre de vie perdu pour gagner du terrain sur Faërie.

-Votre femme vous a-t-elle accompagné ? Je n'ai guère encore eu le plaisir de faire sa connaissance.

Ton regard balaie la pièce à ces mots, cherchant la concernée avec une réelle curiosité cette fois. La passation de pouvoir doit se rapprocher à grand pas et de ce que tu connais de Martial, il doit réellement attendre ce moment avec impatience. Tu te demandes quel duc il va devenir. Comme nombreux Bellifériens, son impulsivité le rend imprévisible. Et malgré cet air calme et réfléchi, tu as beaucoup de mal à accorder ta confiance à quelqu'un imprévisible. Il sera capable du meilleur, comme du pire.
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Message Sujet: Re: Messire le Duc de Mauvais Aloi    Messire le Duc de Mauvais Aloi  EmptyMer 13 Déc - 13:28

Martial aurait pu détonner, en plein milieu de la réception. Les hommes de Bellifère n'étaient pas connus pour leur talent en réceptions mondaines. Leurs femmes non plus d'ailleurs mais, d'une certaine manière, leurs femmes n'étaient pas connues du tout : pourquoi accorder une renommée à une machine à enfanter, à un utérus capable de parler mais sans avis défini ? Non, définitivement, on ne retiendrait pas de Bellifère leurs réceptions. A la limite, les célébrations guerrières.
Fort heureusement pour lui, en tant que dauphin et futur héritier de la couronne ducale, le blond homme avait appris à se fondre dans la masse de nobles têtes ; il avait appris leurs codes, leur monde de vie, leur manière d'exister et d'interagir entre eux. Tout ça pour tous les connaître, savoir comment réagir, comment les battre si d'aventure, la foule devenait hostile. Comprendre le monde dans lequel chaque soirée mondaine pouvait le plonger également.  L'horreur dans laquelle un bal, une cérémonie, serait de ne pas savoir comment réagir, comment se comporter !
Car, il fallait l'avouer, Martial ne voulait pas faire honte à sa terre natale : il portait sur ses épaules la lourde tâche qui était sienne depuis ses huit ans. Il était le futur de Bellifère, et devait lui faire honneur, ne pas entacher son nom.

La princesse impériale, en face de lui, était une jeune femme dont le port altier et les pas, tout chez elle, trahissait l'ascendance du duché de la guerre aux yeux du blond. Si elle était née homme, elle aurait eu cette flamme de vaincre dans les yeux, et aurait fait la fierté de l'empire.
Il avait songé, plusieurs fois, à écrire à l'empereur pour savoir si un enlèvement était possible : il en aurait été honoré, Martial, de pouvoir prétendre enlever la fille de l'empereur actuel ! Elle aurait même été plus légitime de s'asseoir à ses côtés que ne l'était Séverine.
Les femmes avaient beau être des créatures étranges et sans intérêt à ses yeux, une descendante de Bellifère aurait toujours la priorité face à une Cielsombroise.
"Vous me voyez ravi de savoir qu'elles peuvent effacer le conflit de votre esprit. A défaut de rétablir la paix sur notre continent, au moins celles-ci vous permettent-elles d'instaurer une forme de quiétude dans vos pensées. "
Il n'ajouta pas que la guerre et son ombre planaient toujours dans les coeurs des hommes qui la supportaient, à chaque instant. Que lui-même peinait à la sortir de ses pensées, ce conflit. "J'espère cependant qu'ils ne vous empêchent pas de vivre. Que vous pouvez toujours profiter de votre vie pleinement. Jamais un combat ne devrait assombrir votre existence, Altesse." Car la guerre n'était pas une affaire de femme, et elle ne le serait jamais.

Le sujet de Séverine. Evidemment. Toujours, la future duchesse revenait.
"Mon épouse s'apprête sans doute encore, afin d'être présentable avant de vous rencontrer. " finit-il par dire. Ce n'était pas un mensonge, bien sûr que non. Il ne faisait aucun doute qu'elle était déjà là, apprêtée et magnifique - Martial était loin d'être insensible aux charmes de son épouse, même s'il se trouvait bien embarrassé de ne pas savoir comment prendre en compte ces désirs -, mais qu'elle restait loin du regard du blond.
Il saurait la faire plier. En temps et en heure.  "Je veillerai à ce qu'elle vienne vous présenter ses respects dès que celle-ci daignera rejoindre cette salle. " Dès qu'il aurait mis la main sur elle, plutôt.


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Message Sujet: Re: Messire le Duc de Mauvais Aloi    Messire le Duc de Mauvais Aloi  EmptyVen 5 Jan - 1:35

Qu'il est galant et distingué. Inutile de te voiler la face, dans d'autres circonstances, tu pourrais  succomber à son charme. Dommage qu'il soit Belliférien. Tu inclines respectueusement la tête, en signe de remerciements face à ces propos.

-Le combat en lui-même n'est pas responsable de ma mélancolie, Votre Altesse, soyez rassuré, assures-tu avec un doux sourire. Mon cœur bat pour notre peuple et ma peine va à ceux qui le défendent. Voyez en cela les peines naïves d'une princesse encore bercée de quelques douces illusions.

Tu ponctues cette phrase par un petit rire assez gêné, mettant en avant une prétendue méconnaissance de tout ce que la guerre signifie. Ton statut de princesse ne te permet pas de passer pour autre chose que cela. Le fait de savoir te suffit amplement. Le fait aussi de te dire que c'est Martial lui-même qui te consigne par écrit les avancées de la guerre accentue encore plus la dérision de la situation. Pour rien au monde tu ne trahiras cette source d'information. Elle est bien trop précieuse. Tu ne t'attardes pas non plus sur le sujet et un nouveau sourire illumine ton visage lorsque Martial commence à parler de sa femme, mettant de côté le souci des combats comme si tu viens de remplir tes obligations envers ce sujet épineux. C'est bien malheureux et tu t'en désoles, mais les principaux centres d'intérêt des femmes en Ibélène, tournent autour de mariages, fiançailles et arts divers. En princesse impériale exemplaire, tu sauves donc les apparences en respectant tout ce jeu insignifiant et fort inintéressant.

-J'en serai ravie, remercies-tu avec un sourire bien calculé. J'ai entendu dire que sa beauté rivalise avec les œuvres si délicatement ciselées par nos meilleurs sculpteurs de glace.

Ici, en Valkyrion, les sculpteurs de glace font de véritables merveilles et tu as plus d'une fois admirer leur travail si délicat. Leurs œuvres sont d'une grâce exquises, semblent posséder une grâce presque humaine et sont d'une telle beauté qu'il est dit que certains en tombent éperdument amoureux. Bien évidemment, il y a de vieilles légendes mais ce ne sont que des affabulations qui ont émerveillé ton âme de petite fille à l'époque. Toutefois, leurs beautés restent très réputées. Tes yeux quittent provisoirement Martial pour se promener sur l'assemblé, revenant plus d'une fois vers la porte en espérant y voir la nouvelle mariée. Ta curiosité est sincère. Néanmoins, en dehors des nobles riant, commérant ou jouant tout bonnement aux cartes, il n'y a nul trace de cette fameuse Séverine. Tu retournes à Martial, lui adressant un petit sourire d'excuse.

-Vous nous ferez l'honneur de votre présence tout le temps des festivités ? J'aimerai beaucoup inviter votre épouse à prendre le thé. Si jamais je n'ai guère le loisir de la rencontrer ce soir, pourrai-je abuser de votre bonté pour lui transmettre mon invitation ?

Le banquet des fêtes de Svaljärd a toujours été très réputé et nombreux nobles de tous les duchés d'Ibélène y sont conviés. Il t'est arrivé de ne voir certaines personnes que quelques jours après. Entre les divers invitations, les conseils, réunions ou promenades il est parfois compliqué de saluer tout le monde. Ta mère et toi aviez pourtant toujours fait en sorte de n'oublier personne et tu sais déjà que les jours à venir vont êtres remplis par les nobles dames et leurs filles venues papoter dans vos appartements. Tu sais que tu trouveras forcément du temps pour recevoir Séverine. D'ailleurs, c'est ta priorité. Une nouvelle tête, bientôt Duchesse de Bellifère et cousine de Castiel... une Cielsombroise dans un duché misogyne. Il n'y a rien de mieux pour titiller ta curiosité. Peut-être, d'ailleurs, pourras-tu t'en faire une alliée potentielle ? En toute subtilité, bien évidemment.
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Message Sujet: Re: Messire le Duc de Mauvais Aloi    Messire le Duc de Mauvais Aloi  EmptyLun 8 Jan - 13:38

C'était tout un art que celui de se déplacer dans ce nid de dignitaires haut placés à ne pas offenser, de femmes bien trop libres pour le goût de l'héritier de Bellifère, et de faux-semblants qu'était une cour. Tous n'avaient pas la franchise et l'art de la franchise des Bellifériens, si l'on pouvait classifier comme un art le fait de ne pas supporter les phrases et détours de conversation. En réalité, on pouvait très bien le voir quand d'autres se retrouvaient nez à nez avec un Belliférien qui ne se laissait pas conter des histoires sinueuses et bien compliquées à comprendre pour finir par l'entourlouper - un peu comme cette phrase. Ca se terminait mal.
C'était tout un art, que d'apprendre à vivre avec une cour, quand il le fallait. Martial, même si ce n'était pas son domaine de prédilection, pouvait au moins se targuer de connaître les usages et les règles de bienséance et savait comment en jouer. Quelquefois, même, il s'y perdait, se prenant à se croire agréable et faible, à plus faire de courbettes qu'à tenir une épée. Heureusement que l'ombre de la guerre, toujours bien trop présente, lui rappelait qui il était réellement. Né pour diriger les hommes. Les mener au massacre, quelquefois. Peu importait.

La remarque que lui adressa la princesse impériale amena un sourire innocent, presque joyeux, sur son visage. Oui, sur ce point, c'était vrai, sa femme était des plus belles. Dommage que son caractère ne suive pas, trop impétueux, sournois, trop cielsombrois pour le duc du duché de la Guerre. Elle était trop tout ce qu'elle n'était pas, et pourtant aucun n'en était encore venu à tuer l'autre. Un miracle, ou une grande déception pour certains.
Son sourire présageait-il de ce qu'il cachait à propos de l'énervante épouse, de cette légère fascination étouffée par son agacement face à son refus de se plier aux us et coutumes de l'aride duché ? Etait-il transparent ? Il ne dissimulait que peu de choses, mais il préférerait mourir avant de l'avouer.

"Bien entendu." s'entendit-il répondre à sa requête. Il préférait passer son temps avec la princesse impériale qu'avec sa propre femme, en conversation privée. Oserait-il se l'avouer ? Il y avait quelque chose d'intriguant chez elle, qui faisait dire à l'entêté dauphin que sur bien des points, cette femme était la véritable et digne héritière de son père. Plus digne que son frère. Etrangement, il y avait dans son maintien, dans son discours, tout raffiné et calme qu'il soit, quelque chose. La question était 'quoi ?'. "Elle en sera ravie. J'ose espérer qu'elle se présentera à vous sous peu." ajouta le futur duc, un sourire aux lèvres pour cacher son impatience de la voir paraître. Elle le mettait dans un embarras pas possible. Stupide Séverine.

"Nous serions ravis, également, lorsque les routes entre Ibelin et Hacheclair seront sûres et que la guerre le permettra, de vous inviter à séjourner dans notre cité." Découvrir, vraiment, la beauté de Bellifère. Même une femme ne pouvait y être insensible, si l'on savait quoi lui montrer. Le ciel qui s'embrasait sur des plaines encore vierges de vie, les falaises d'ocre qui se dressaient, toutes dans les teintes du sang à l'or. Son duché était un duché de guerriers, mais également de paysages uniques, que beaucoup rataient sous prétexte qu'ils étaient d'immondes rustres misogynes. Bon, c'était légèrement vrai, mais passé ce détail...
Aurait-il été plus attentif, il aurait entendu un air de musique se lancer, léger, prompt à ces danses dans lesquelles, comme pour les arts de la conversation, il se débrouillait. La danse viendrait après, il en était certain.


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Message Sujet: Re: Messire le Duc de Mauvais Aloi    Messire le Duc de Mauvais Aloi  EmptyMer 17 Jan - 21:57

Ton visage s'illumine d'un léger sourire.

-Merci bien. Sachez que votre invitation n'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde et que je serai absolument ravie de vous visiter dans votre magnifique cité.

Tu marques un temps d'arrêt avant d'enchaîner.

-Je n'ai guère eu le loisir de vraiment contempler les merveilles d'Hacheclair mais le peu que j'en ai vu m'a émerveillé. Votre duché n'a rien à envier aux autres, Altesse.

Tu as déjà pu visiter un peu toutes les capitales des duchés d'Ibélène lors de visites protocolaires. Mais tu n'as pu vraiment en profiter, vos séjours ne durant pas assez longtemps. Et la dernière fois que tu as mis les pieds en Bellifère, l'année passée, tu t'es retrouvée enlevée par une vivenef, écourtant ainsi ton séjour. Expérience pas très sympathique même si, au fond de toi, tu avoues avoir apprécier un minimum cette aventure un brin excitante qui t'a changé de la routine du palais. Comment expliquer cet ennui qui te gagne parfois à l'idée de t'occuper de réception, de banquet ou assister à des rencontres avec des artistes pour y dénicher de jeunes talents à présenter lors de vos bals. Un ennui majoré par cette frustration de te voir t'occuper de ce genre de tâches redondantes alors que d'autres endossent des responsabilités bien plus importantes. Alors tes péripéties à bord de cette vivenef avec la Voltigeuse de Sombregemme t'ont offert quelques moments un peu trépidants. Même si tu ne le reconnais pas, tu veux bien t'avouer à toi-même que tu n'as pas non plus trouver ça confortable et que tu as eu assez peur, pensant ne jamais revoir ta famille. La présence de la dame de Sombregemme t'a beaucoup réconforté. Avec une telle femme, tu pouvais te sentir en sécurité. Bref, un souvenir que tu affectionnes un minimum tout en espérant qu'il ne se reproduise pas. Il t'a offert une petite dose d'aventures que tu préfères ne pas réitérer. Du moins, pas de cette façon.

-Je vais en faire part à ma mère et peut-être trouverions-nous le temps de venir vous faire quelques visites. Il y a trop longtemps que je n'ai point vu son Altesse la duchesse.

Une Duchesse que tu respectes, parce qu'elle a su se faire une place dans le duché misogyne de la guerre. Certes, tu en es issue par ton propre-grand père, celui-là même que tu n'as cessé d'admirer depuis ta plus tendre enfance et qui a bercé ces histoires que tu aimais tant. Mais Ermengarde   de Bellifère et sa forte personnalité, ont su s'approprier une certaine place et liberté que tu ne peux qu'admirer en envier. L'actuelle Duchesse fait fi de toute cette mentalité belliférienne qui rabaisse les femmes pour agir et même supplanter certaines décisions du conseil par d'autres. Tu as secrètement applaudi sa décision de nommer une femme conseillère pour les affaires familiales. Tu songes qu'elle en ferait certainement plus si elle ne craignait pas de choquer et de rebeller son duché tout entier. Un exemple que tu aimerais suivre à l'avenir. S'il te le permet, bien évidemment.

-Chers invités, vos hôtes vous invitent à rejoindre votre place. Le banquet est sur le point de commencer.

Voilà qui met un terme définitif à la conversation. Le futur duc de Bellifère ne sera pas placé à côté d'elle et même si c'est le cas, les discussions vont se tourner vers la guerre entre nobles « viriles » qui ne vont guère louper une occasion de flatter l’ego du belliférien.

-Ce fut un réel plaisir de converser avec vous, Altesse,
remercies-tu dans une légère révérence polie. J'espère que vous passerez une excellente soirée. Transmettez mes salutations à votre femme ainsi que mon impatience de la rencontrer rapidement.

Sur ces belles dernières paroles, tu lui adresses un dernier sourire léger. Tu compatis un peu dans le fond. Le pauvre tomberait sûrement de haut s'il savait qu'il te transmet des nouvelles capitales du front. Une réelle satisfaction que tu cultives bien au fond de ton esprit. Une sorte de petite victoire personnelle. Même si, dans le fond, tu l'apprécies ce futur duc.

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