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 La valse des nénuphars

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Marjolaine du Lierre-Réal
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Message Sujet: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyMar 28 Nov - 4:54


Livre II, Chapitre 6 • La Chasse Sauvage
Bertin d'Ansemer &
Marjolaine du Lierre-Réal

La valse des nénuphars

Rencontre amicale entre le sel marin et le parfum des fleurs



• Date : 8 novembre 1002
• Météo (optionnel) :
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Marjolaine rencontre Bertin dans les couloirs du palais alors qu'elle cherchait Rose.  Un peu embarrassée d'avoir oublié la visite imminente du prince ansemarien, elle le sauve de l'enthousiasme enfantin de la princesse lagrane.
• Recensement :
Code:
• [b]8 novembre 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3028-la-valse-des-nenuphars#107719]La valse des nénuphars[/url] - [i]Bertin d'Ansemer & Marjolaine du Lierre-Réal[/i]
Marjolaine rencontre Bertin dans les couloirs du palais alors qu'elle cherchait Rose.  Si elle est surprise de le trouver chez elle, elle en reste ravie et est toute prête à le recevoir comme il se doit.






Marjolaine parle en mistyrose


Dernière édition par Marjolaine du Lierre-Réal le Mar 28 Nov - 16:30, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyMar 28 Nov - 4:56

C'était des jours plus remplis qui occupaient Marjolaine depuis l'arrivée de l'impératrice, malgré leurs quelques différends qu'elles tentaient de régler sans nécessaire ni l'une ni l'autre céder le pas à l'adversaire, elle se mettait tout de même en devoir de s'assurer que le séjour de Lauriane lui soit agréable et qu'elle ne manque de rien.  Malgré leurs opinions divergentes à propos de la magie du sang et de ses mages, il restait que c'était elle qui était assise sur le trône de Faërie auprès de Gustave et dans l'intérêt de Lagrance, il valait mieux prendre soin d'elle plus que correctement.  Ça, et il y avait les armées Ibéennes presqu'aux portes d'Edenia depuis cette épidémie qui avait ravagé les rangs des mages veillant à la sécurité du duché.  Elle avait pris soin de sa chère Faustine elle aussi touchée par la maladie et elle avait dû trouver un moyen d'empêcher Rose de naviguer dans sa vivenef à roulettes que la maladie avait aussi attaquée.  Ça avait été difficile car depuis l'apparition de ce jouet dans la vie de la petite princesse, elle n'avait eu de cesse de s'en servir et elle ne comprenait pas pourquoi on devait la priver de Maari.  La duchesse avait fait ce qu'elle avait pu pour le lui expliquer sans obtenir réellement le succès espéré.  Il avait fallu que Denys ne s'en mêle pour réussir à convaincre la petite princesse que la vivenef avait attrapé un gros rhume et qu'elle devait se reposer.

Mais le remède leur était parvenu et la figure de proue avait repris toute sa vigueur et on pouvait voir la princesse lagrane rouler à toute vitesse dans les couloirs du palais.  Ses rires y résonnaient à la longueur de journée quand on ne lui disait pas de se tenir tranquille pour ne pas réveiller sa petite sœur.  Marjolaine avait beaucoup à faire entre ses enfants, l'aide qu'elle apportait aux réfugiés et son rôle d'hôte.

Elle était justement à la poursuite de Rose et de sa vivenef dans les corridors du palais ducal quand elle la trouva finalement, debout en train d'agacer un visiteur.  Visiteur qu'elle reconnut rapidement comme étant le frère du duc d'Ansemer.  Elle ne le connaissait que très peu, sa position de Chevaucheur l'éloignant quelque peu de ses apparitions à la cour et elle-même n'ayant commencé à y paraître seulement après son mariage avec Denys.  Elle le connaissait pour être un homme charmant et aimable et avait par le passé échangé quelques mots avec lui.  Si elle se trouva d'abord surprise de le voir dans leur demeure - Denys n'aurait certainement jamais convoqué un Chevaucheur d'un autre duché au palais, surtout quand ils avaient tant besoin d'eux sur le champs de bataille - elle se rappela que leur invitée de marque l'avait convoquée.  Elle avait trop à songer ces temps-ci et elle s'en voulut d'avoir oublié quelque chose d'aussi important.  Elle n'avait pas cru qu'il serait là aussi vite.  Elle avait peut-être manqué son arrivée pendant qu'elle était occupée à autre chose : elle ne se mêlait que très peu des relations diplomatiques avec les autres nobles et convoqué par l'impératrice, ses affaires étaient peut-être trop pressante pour qu'on la fasse appeler.

Une fois remise de sa stupeur de courte durée, elle accourut pour délivrer l'homme de la petite fille.  « Rose, n'embête pas le comte de Vivécume! réprimanda-t-elle l'enfant avant de se redresser pour saluer d'une révérence le Chevaucher, Je suis heureuse de vous revoir.  J'espère que tous se portaient bien à votre dernière visite à Port-Liberté. »

Elle attira la petite princesse vers elle, l'incorporant à ses jupes pour qu'elle cesse de piailler.  Elle sourit pour s'excuser du comportement de la fillette qui avait montré beaucoup de joie à voir l'oncle de son amie Bertille.  « Mais maman!  C'est l'oncle de Bertille!  Il peut jouer avec moi! » protesta la gamine toute à sa joie d'avoir un peu de compagnie dans ses jeux.  La venue d'un personnage aussi important que l'impératrice de Faërie l'avait privée de la compagnie de ses parents et outre sa gouvernante, elle n'avait personne pour l'accompagner dans ses fantaisies d'enfant.  Raiponce était encore beaucoup trop petite pour s'y joindre, elle ne rampait pas encore la douce enfant.

« Peut-être qu'il est fatigué Rose, il est très occupé.  Voyons, tu ne lui montres pas comme ta révérence est devenue jolie? » proposa la mère pour détourner un peu l'attention de la petite qui s'exécuta avec un plaisir évident.  Le meilleur moyen de faire plier Rose était de la cajoler.  Elle n'arrivait pas à imiter ce ton sévère qu'il arrivait à Denys de prendre.

« Je suis désolée, j'espère qu'elle ne vous a pas ennuyé trop longtemps, visiblement elle se fait une joie de vous revoir.  Elle se languit souvent de votre nièce pour qui elle entretient une affection sincère. »


Dernière édition par Marjolaine du Lierre-Réal le Mar 28 Nov - 16:22, édité 1 fois
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Bertin Vif-Envol
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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyMar 28 Nov - 6:19

Son rendez-vous avec l’impératrice c’était achevé, et il l’avait quittée, donc, avec tout le décorum nécessaire. Se retrouvant seul dans les couloirs, il avait laissé tomber un peu de son maintien, son pas se relaxer. Il aurait souhaité pouvoir ressortir du palais aussi silencieusement qu’il y était entré, mais il savait que la coutume voulut qu’il passe à tout le moins saluer la famille ducale, si bien qu’il vint pour s’enquérir de l’endroit où il devrait se présenter pour leur présenter ses respects lorsque voilà qu’une jeune fille pas beaucoup plus vieille que sa « nièce » approche, et il ne peut s’empêcher de lui sourire, s’accroupissant même à son approche.

- Bonjour petite dame. Comment allez-vous aujourd’hui ?

Un sourire sincère, heureux, un peu d’innocence dans des temps troublés. Mais voilà que la mère approche déjà et qu’il lève la tête vers elle. Son sourire n’a pas quitté son visage, ses yeux ne montre aucun accablement, aucune irritation par l’interruption de Rose dans sa journée. Ce semble même être le contraire. Il se penche vers Rose pour lui dire :

- Tiens, voilà ta maman. Excuse-moi un instant.

Il se redresse à l’approche de Marjolaine tout en lui offrant un sourit amène en guise de salutation, s’inclinant lui aussi pour la saluer lorsqu’elle a terminé de s’adresser à sa fille. Ses traits fatigués ne l’ont pas quitté, marques laissées par son séjour au front, mais il semble ravi de la voir malgré tout.

- Bonjour, ma dame. Le duc et la duchesse d’Ansemer se portaient aussi bien que possible à mon départ, oui. Je vous en remercie, dit-il en inclinant légèrement la tête. Bertille se portait bien également, ajoute-t-il en se penchant vers la petite à moitié cachée dans les jupes de sa mère.

Son regard passe de la fille à la mère, puis de nouveau à la fille en suivant la conversation. Il ne peut s’empêcher de rire au commentaire de la plus jeune. Il lui offre une petite révérence lui aussi, semblable à celle qu’il a offert à la duchesse quelques instants plus tôt pour jouer le jeu et voir son visage rayonner – du moins il l’espère.

- En voilà une jolie révérence ! Vous êtes une petite fille charmante Rose.

Et quand il relève le regard enfin vers Marjolaine, ce n’est que pour nier de la tête en souriant légèrement.

- Ne vous inquiétez pas. Elle ne m’a pas embêté du tout, bien au contraire. Sa joie de vivre fait plaisir à voir. C’est un changement plus que bienvenu, et j’avoue qu’il me ferait plaisir de consacrer un peu de mon temps à la jeune princesse si vous le permettez.

Toujours souriant, il inspire lentement en observant la duchesse devant lui, puis finis par nier de la tête.

- J’ai vu que ma présence vous a surprise. J’espére que ma missive vous est bien parvenue du front ? demande-t-il d’un ton un peu inquiet. L’impératrice désirait s’entretenir avec moi pendant son séjour chez-vous. Je regrette de n’avoir pas eu le temps de vous saluer à mon arrivée, mais il faut dire que vous tombez bien, je vous cherchais afin d’à tout le moins vous offrir mes plus sincères salutations. Vous devez avoir fort à faire, mais dites-moi... comment vous portez-vous ? demande-t-il d'une voix sincère.








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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyMer 6 Déc - 17:05

Le prince ansemarien était vraiment d'une noblesse qu'appréciait beaucoup la duchesse.  Là où d'autres hommes aussi occupé que lui aurait repoussé les affections démonstratives de la jeune princesse, il les accueillait avec bonne grâce.  Il y avait de quoi émouvoir le cœur tendre de la mère de l'enfant, elle qui ces derniers jours avaient été fort occupée, trop pour jouer autant qu'elle l'aurait voulu avec sa charmante fille.  Celle-ci ne semblait pas comprendre tout ce qui se passait autour d'elle, mais c'était une fillette intelligente, elle voyait la fatigue de sa mère, même si ça ne l'empêchait pas complètement de se laisser aller à quelques caprices que la Lagrane ne pouvait s'empêcher de chercher à satisfaire, se sentant quelque peu coupable de laisser son enfant au profit d'une impératrice qu'elle ne portait pas particulièrement en haute estime.  Cependant, elle savait ne pas pouvoir faire autrement et elle faisait de son mieux dans la tenue de toutes ses responsabilités.  Même si ce n'était en réalité pas tant de choses que cela.

« Vous êtes fort aimable messire, votre gentillesse me touche droit au cœur, » répondit-elle à son aimable réponse.  Peut-être sa propre nièce lui manquait-il, lui qui était au front lagran parmi les renforts.  Ce ne devait pas être rose tous les jours.  Il était dommage qu'un homme aussi galant que celui-là ne soit pas marié encore.  Il aurait été un excellent père, Marjolaine en était persuadée par cette gentillesse dont il faisait preuve à l'égard de sa fille.  Elle n'avait pas besoin de plus pour juger sous une bonne lumière leur invité.  Évidemment, il logerait au palais, il était un prince d'un duché voisin et elle était ravie de l'avoir chez elle.  Il faudrait qu'elle rappelle qu'on ajoute un couvert pour le Chevaucheur ce soir et que l'on cuisine de quoi lui redonner des forces et le revigorer, lui qui se battait pour votre salut.  Elle lui était extrêmement reconnaissante, comme  à tous ces autres gens dont elle ne connaissait le nom qui se battaient aux frontières de leurs terres pour protéger ces sujets qu'elle aimait tant.

« Oh, oui, nous avions reçu votre missive, seulement cela m'était sorti de l'esprit.  Je ne m'attendais pas à ce que vous arriviez si tôt, mais cela n'enlève absolument rien au plaisir que j'ai à vous revoir, soyez en assuré. » Elle ne lui dirait certainement qu'elle était sur le qui-vive en raison de la visite de l'impératrice.  C'était pourtant bien ce qui la rendait si nerveuse et lunatique.  Seulement, sa réserve naturelle ne lui permettait pas de s'exprimer sur de tels sujets.  Cela aurait été inconvenant, songeait-elle.  Et surtout, elle ne désirait pas que sa relation avec la femme au sommet de la pyramide sociale ne s'envenime.  Elle ne désirait pas de rapprochements, réellement, mais elle refusait de voir la situation rétrograder pour quelques mots de trop.

« Je crois que mon époux est occupé en ce moment.  Peut-être voudrez-vous passer dans le boudoir.  Les couloirs sont frais et après le front j'ose croire qu'un peu de chaleur et de confort ne vous serait pas de refus.  Nous y serons également plus à l'aise pour échanger quelques nouvelles, » proposa-t-elle quelque peu hésitante.  Elle tenait la main de Rose dans la sienne et celle-ci semblait vouloir se tenir tranquille pour le moment.  Elle avait probablement compris que c'était une conversation entre adulte et qu'il valait mieux qu'elle attende sagement que vienne son tour de profiter de l'Ansemarien.

D'ailleurs si Marjolaine proposait de quitter les couloirs, c'était également en raison de sa fille : elle craignait qu'elle ne prenne froid et elle la serrait contre elle pour lui communiquer sa chaleur.  Sans cérémonie, elle se pencha et attrapa la jeune fille pour la prendre dans ses bras.  Bientôt, la princesse serait trop grande pour que sa mère la soulève ainsi et elle redoutait l'arrivée d'un tel jour.





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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyJeu 7 Déc - 5:55

Le compliment le fait sourire avec douceur, et le voilà qui nie légèrement de la tête dans un geste plein de modestie.

- Si vous saviez comme j’aspire à un peu de calme et de simplicité, vous ne me considériez pas aussi aimable. Votre présence à toutes les deux est un baume apaisant après ces dernières semaines. J’en profiterai autant que je ferai plaisir à votre fille.

Il semble rassuré quand il entend que la missive s’est bien rendue. Il s’était sincèrement inquiété de la qualité de la poste à partir du front et, pendant un instant, il avait cru au pire. Mais voilà qu’elle affirme que le tout était bien arrivé à destination ce qui lui donne tout de même un peu plus confiance au système de communication en place. Qu’elle ait oublié sa venu ne semble ni le choquer, ni le déranger, il n’aura qu’un petit sourire pour elle.

- Vous avez déjà fort à faire avec votre invitée d’honneur, je ne peux pas vous en vouloir. Mais me voilà rassuré. J’ai cru qu’elle s’était peut-être perdue, et que je vous arrivais donc sans prévenir.

Il écoute sa proposition ensuite, celle de se rendre au boudoir. D’un hochement de tête, il lui indique qu’il est d’accord, ajoutant du même ton sincèrement aimable :

- Cela me ferait plaisir, ma dame. Vous avez entièrement raison : je profiterais volontiers de la chaleur d’un feu de cheminé et d’un peu de confort, surtout en bonne compagnie, dit-il en souriant amènement.  Je vous offrirais bien de vous y conduire, mais je dois admettre ne point connaître la maison, ajoute-il avec un petit rire léger. Seriez-vous toutes deux assez aimables pour m’y conduire ?

Il n’a pas forcément froid. Il est vêtu de façon à ne pas avoir froid en volant, donc forcément le palais ne lui semble par particulièrement froid. Cela dit, il marche depuis Un bon moment, entre sa propre balade et celle faite avec Lauriane. Entre ça et les heures de vol auparavant, l’appel d’un fauteuil dans une pièce chauffée ne s’ignore pas ! Il suivra donc Marjolaine et Rose vers le boudoir. Sa démarche est calme, presque paisible, même si elle trahit par moment sa fatigue si on l’observe bien. Mais le connaissaient-elles assez bien pour le remarquer ? Peut-être pas. Peut-être ne verront-elles que son sourire, son regard aimable, la détente qui s’empare de ses traits à mesure qu’il parvient à éloigner ses pensées du front et de la guerre, sans jamais l’oublier… Mais leur présence, celle de la petite surtout, repousse le tout à l’arrière-plan, temporairement. Une pause qu’il apprécie.

Arrivé au boudoir, il attendra que Marjolaine dépose sa fille, puis l’invite à prendre place – ou une politesse équivalente, du moins. Il lui demandera alors d’un geste discret si elle peut attendre un instant tandis qu’il se penche vers Rose.

- Dites-moi, jeune princesse...  Si tu avais à choisir un jouet lagran pour l’envoyer à Bertille, lequel est-ce que ce serait ? Ce doit être assez petit pour pouvoir être envoyé par la poste. Tu veux bien y penser pour moi pendant que je discute avec ta maman ?

Il pourrait fort bien faire une gaffe et lancer la petite dans une discussion interminable, mais soit. Peut-être aussi cela l’aidera-t-elle à rester sage si elle a de quoi s’occuper l’esprit. Il ne la connait pas assez pour juger. Cela dit, il désire réellement connaître son opinion afin de choisir un petit quelque chose à offrir à sa « nièce ». Que connait-il des jouets qui plaisent aux petites filles après tout? Rien que le tout petit peu qu’il peut apprendre des courts moments qu’il peut passer avec Bertille, ce qui n’est pas suffisant à son goût, mais dont il doit pour le moment se contenter.  Évidemment, il espère que cela l’aidera à patienter quelques peu encore afin qu’il puisse échanger avec la duchesse quelques nouvelles vers qui il porte à nouveau son attention, prenant place donc si elle l’a fait elle-même en lui souriant.

- Pardonnez-moi. J’ai souvenir de longues conversations lorsque j’étais enfant, et d’à quel point il pouvait être difficile de rester sage lorsque le sujet ne m’intéressait pas. J’aimais avoir quelque chose pour m’occuper l’esprit, j’espère que cela ne vous embête pas, d’autant plus que l’avis de votre Rose m’intéresse réellement, dit-il avec sincérité et un sourire toujours aux lèvres. Enfin dites-moi, maintenant que nous sommes au chaud, reprend-t-il après quelques secondes, comment vous portez-vous ? Et le duc ?








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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyDim 10 Déc - 6:15

Une fois arrivés dans l'un des boudoirs destinés au confort des châtelains, Marjolaine reposa sa fille au sol pour qu'elle retourne à ses jeux et qu'elle-même puisse prendre place dans l'un des nombreux fauteuils.  C'était l'une des pièces favorites de la duchesse en raison de son confort.  Elle aimait à s'y installer avec Faustine pour l'écouter s'exercer à la vielle.  C'était un instrument très peu commun en Lgrance, il indisposait la plupart de ses sujets en raison de son son qui leur semblait si dissonant, mais pour la fille de Blanc-Lys les mélodies jouées par sa première amie étaient fort plaisantes à l'oreille.  Elle ne pouvait nier avoir été plutôt surprise les premières fois, c'était si différent!  Mais avec le temps elle avait appris à en apprécier les différentes subtilités.  Ça et aussi parce que sa dame de compagnie était particulièrement douée, malgré ses mains tordues.  Elle l'aimait tendrement sa Faustine et cette pièce était emplie de cette affection qui les liait toutes les deux.  Un étranger ne pourrait pas reconnaître ce subtil parfum dans l'air et cela ne lui rendait que la pièce encore plus agréable.  Elle invita son invité à prendre place dans un des fauteuils également : il y serait plus confortable pour se reposer.  Forcément, les dernières semaines, voir les derniers mois, devaient avoir été forts difficiles pour le Chevaucheur, revenir du front n'avait pas dû être une mince affaire.  Elle espérait que son séjour chez eux lui serait agréable et lui rendrait les forces nécessaires à son retour sur le champ de bataille.

Si elle fut un peu surprise de le voir s'adresser ainsi à Rose, elle en fut émue.  Elle pouvait voir à l'air sérieux que prenait la fillette qu'elle prenait avec beaucoup de sérieux cette question et était très fière qu'on lui demande son avis.  Elle s'écarta des adultes pour aller s'asseoir dans sa vivenef qui les avait suivis.  Après un petit moment de silence, elle se mit à chuchoter avec Maari, probablement pour discuter avec elle de cette tâche de la plus haute importance que de trouver un cadeau pour cette chère Bertille.

« Vous êtes vraiment fort aimable sire.  Je vous remercie au nom de Rose de lui accorder votre confiance à ce propos, » répondit la duchesse.  Elle appréciait beaucoup le fait que le Chevaucheur se préoccupe du plaisir de la petite fille et regretta qu'il ne soit pas marié.  Il aurait fait un merveilleux père, lui qui était si compréhensif envers les enfants des autres!  Il y avait quelque chose de très attendrissant de voir un homme se mettre au niveau des enfants pour le donner le sourire.

« Votre sollicitude me touche beaucoup.  Le duc et moi-même nous portons très bien.  Comme vous l'avez peut-être appris, notre seconde fille est née il y a quelques mois déjà.  Si cela vous plairait, nous pourrions peut-être aller la voir lorsque vous serez reposé, » proposa-t-elle avec un sourire timide.  Elle s'était remise de sa déception de ne pas avoir eu un fils et était particulièrement fière de cette belle enfant qui était venue ajouter un peu de bonheur au sein du palais.  Même Rose raffolait déjà de sa sœur, bien qu'elle trouva bien ennuyant de ne pas pouvoir jouer avec elle pour le moment.  Elle prenait bien soin de demander tous les jours si Raiponce pouvait enfin monter avec elle dans sa vivenef pour qu'elle lui montre enfin toutes ses cachettes favorites.  Elle ne baissait pas les bras et ne perdait pas espoir que demain ce jour viendrait enfin.

« Je ne vous embêterez point en vous rappelant au front tandis que vous y êtes à l'écart : ce doit être un certain soulagement, j'en suis persuadée.  Néanmoins, vous me pardonnerez de vous demander votre avis sur la question.  Croyez-vous qu'il soit possible que Lagrance retrouve ses frontières initiales bientôt? »

Elle était un peu embarrassée de rappeler à son devoir un valeureux combattant, mais Marjolaine était la duchesse de Lagrance, le peuple la surnommait mère bénie et elle désirait ardemment être digne de ce titre dont on l'honorait.  Elle s'inquiétait pour les terres qui l'avaient vu grandir, Blanc-Lys se trouvant à la frontière près d'Erebor et de Sombreciel.  Elle ne regrettait pas son choix et d'être partie de cet endroit où elle avait toujours vécu en recluse.   Toutefois, une part de son cœur y était encore attachée et elle espérait que les choses reviendraient un jour dans l'ordre.  Elle déplorait vivement cette guerre qui ne faisait que trop s'éterniser.





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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyDim 10 Déc - 18:31

Le sérieux avec lequel la petite prend sa mission le fait sourire, et c’est avec un air heureux qu’il prend place non loin de Marjolaine. Il nie ensuite légèrement de la tête.

- Ce n’est rien. Ça leur fera plaisir à toutes les deux. Et entre vous et moi, Rose et vous connaissez bien mieux le marché de jouets que moi. Vos conseils seront les bienvenus.

Il lui sourit ensuite, l’écoutant attentivement parler des nouvelles de sa famille. Un bref hochement de tête quand il parle de la naissance de la petite. Oui, il en a sans doute entendu parler, surtout si Jehanne a été mise au courant.

- Cela m’était complètement sorti de l’esprit, avouerai-je honteusement, mais maintenant que vous en parlez, oui, la nouvelle nous est parvenue. Mes félicitations. Puisse-t-elle grandir et s’épanouir aussi bien que votre jolie Rose.

Puis un petit rire léger quand elle propose d’aller la voir.

- Vous savez, je ne m’y connais guère en bambin, mais il me ferait plaisir de la rencontrer. Comment s’appelle-t-elle déjà ?

Ça fera plaisir à Marjolaine, et ça ne lui coûte guère de son temps. Pourquoi refuserait-il ? Il compte profiter de ses quelques jours de congé pour se reposer et se détendre. Passer un moment en compagnie de la mère et de cadette ne l’empêchera point de profiter de son séjour. Son seul plan défini, après tout, est de faire envoyer vers Port-Liberté les missives qu’il transporte. Il a le temps. Il lui sourit ensuite légèrement quand elle évoque ne pas vouloir lui rappeler le front et pourtant lui demander son opinion sur la situation.

- Le front ne s’oublie pas, en temps de guerre, ma dame. N’hésitez pas à poser vos questions, même si je ne peux garantir pouvoir répondre à chacune d’entre elles. Vous comprendrez certainement pourquoi.

Il a un petit soupir, réfléchissant ensuite à la question de Marjolaine. Elle sera peut-être rassurée par le sourire qui n’a pas quitté ses lèvres même s’il met quelques secondes à répondre. Le compte rendu qu’il a donné à Lauriane ne conviendrait pas. Marjolaine a besoin d’être rassurée – autant que possible sans qu’il lui mente ouvertement bien sûr.

- Tout est possible, ma dame. Tout est fait pour que vous retrouviez vos terres le plus rapidement possible. J’ai confiance en nos capacités. Nous repousserons l’ennemi et protégerons le peuple lagran, dit-il en hochant la tête légèrement. Ne perdez pas espoir.

Un nouveau sourire tandis qu’il l’observe avec une certaine douceur dans le regard.

- Les efforts de tout le monde paieront. Vous verrez.








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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyMer 13 Déc - 6:54

Marjolaine précisa rapidement que la princesse cadette s'appelait Raiponce et se retint de s'extasier à propos du poupon tout rose : quiconque ne connaissait pas très bien la duchesse lagrane n'avait aucun moyen de savoir qu'à la naissance, lorsqu'elle apprit qu'elle n'avait pas mis au monde un garçon, elle avait été très déçue.  Elle avait rapidement succombé au charme de la petite et en était tout aussi gaga qu'elle l'était de son aînée.  Elle espérait qu'une fois qu'elles seraient plus âgées toutes les deux elles deviendraient d'excellentes amies.  Elle-même avait toujours déploré de ne pas avoir de sœurs pour grandir avec elle.  Enfin, elle avait suffisamment de frères et sœurs, mais ils étaient venus sur le tard et elle n'avait jamais réellement réussi à se lier avec eux.  Elle était la grande sœur, un peu une étrangère.  C'était l'arrivée de Faustine qui avait tout changé pour elle, mais c'était tard, très tard.  Elle éprouvait des sentiments mitigés à l'égard des parents de son amie : d'une part, elle désapprouvait la façon dont ils avaient traité leur fille, mais de l'autre si ça n'avait pas été ainsi, elle n'aurait pas eu la chance de venir s'installer à Blanc-Lys, de devenir la camarade de Marjolaine et cela aurait été un grand vide dans la vie de la noble dame.  La petite mage du sang qui était devenue sa camarade de banc auprès de se précepteurs avait été la rédemption de la petite héritière de Blanc-Lys qu'elle était à l'époque.  Mais peu de gens savaient tout cela.  Elle espérait que ses propres enfants ne connaîtrait pas la même solitude à laquelle elle avait été soumise jusqu'à ce qu'elle soit presqu'une femme.  Elle voulait mieux pour leur enfance que ce qu'elle avait eu et c'était peut-être pour cela qu'elle manquait complètement de colonne vertébrale face à elles.  Elle n'avait jamais connu sa mère et malgré ses occupations, elle se faisait un point d'honneur de passer du temps en compagnie de ses filles.  Elle était heureuse aussi de voir que sur ce point Denys était prêt à la suivre, alors qu'il était si occupé.  Elle n'aurait pu rêver de meilleur père pour leurs enfants.

Cependant, le continent était en guerre, les ennemies étaient aux portes de votre ville, les terres où vous aviez tous les deux grandis avaient été avalées par l'armée ibéenne.  Elle en souffrait, la jolie lagrane.  Penser que les lys de son comté d'origine pourraient être détruit à jamais… son cœur se serrait à l'idée et ses yeux étaient levés plein d'espérances vers le Chevaucheur ansemarien.  Elle ne se faisait pas d'illusion, mais elle aurait été prête à croire toute bonne parole qu'il pourrait énoncer à ce sujet, rien que pour se rassurer un peu.

Et il fit honneur à ses espoirs dans ces paroles énoncées avec confiance.  Il ne répondait pas exactement à la question qu'elle lui avait posé, mais étrangement c'était exactement ce genre de réponse qu'elle attendait.

« Sachez que nous vous sommes, à vous et vos camarades Chevaucheurs et mages de bataille, très reconnaissants.  Vos efforts conjugués jusqu'à présent ont permis de gader l'ennemi à l'écart et si ce n'avait été de cette étrange maladie…  Nous avons subit beaucoup de pertes, » déplora la duchesse.  Quand elle repensait à ce fléau qui avait ravagé Faërie, elle était toute bouleversée.

« Je suis contente de constater que vous ne semblez pas en porter trop de marques.  Permettez-moi alors de remettre en mon nom entre vos mains et celles de tous nos alliés le sort de Lagrance, » ajouta-t-elle avec un sourire aimable.

Au même moment, à grands bruits de roulettes, Rose s'approcha d'eux, toujours à bord de sa vivenef, un air sérieux et important sur tout le visage.

« Maari et moi, nous avons bien réfléchi.   On pense que ce qui ferait le plus plaisir à Bertille, ça serait une vivenef à roulettes, » fit la fillette avec grand sérieux.  Elle avait bien réfléchi à la question et avait fait l'inventaire de tous ses jouets – toupies, poupées, figurines, cheval à bascule – rien n'était à la hauteur pour tenir la comparaison avec Maari.  La petite princesse se tourna vers sa mère et s'accrocha à ses jupes l'air suppliant : « Tante Faustine ne pourrait pas lui en faire une aussi? »

Le cœur de Marjolaine se serra.  Elle avait en horreur de refuser quoi que ce soit à ces petits yeux brillants, mais c'était impossible.  Faustine se remettait à peine de la maladie, la duchesse s'inquiétait encore beaucoup pour sa santé.  Et faire une vivenef comme elle l'avait fait pour Rose demandait beaucoup de temps et il ne serait pas possible pour leur invité d'attendre.  Essentiellement toutefois, elle s'inquiétait pour Faustine, cela aurait été trop fatigant.

« Je crois qu'il faudrait quelque chose d'un peu plus petit ma chérie.  L'oncle de Bertille ne restera pas très longtemps ici.  N'y a-t-il pas quelque chose d'autre? »

Un air un peu boudeur s'afficha sur le visage de la princesse qui se tourna vers l'Ansemarien, en espérant que lui, il voudrait bien l'écouter.





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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyJeu 14 Déc - 6:36

- Raiponce ? Voilà un joli prénom.

Il sourit légèrement à la duchesse qu’il observait en silence un moment. Vint ensuite sa reconnaissance, si élégamment présentée, qu’il ne put qu’incliner humblement la tête. Son regard se teinta de regret lorsqu’elle évoqua l’épidémie, et il finit par soupirer, hochant légèrement la tête.

- Je partagerai vos paroles avec les guerriers qui protègent vos frontières, si vous le désirez. Mais je vous en prie, ne tentez pas de faire briller sur moi la lumière de leur sacrifice. Si je me porte si bien, c’est que j’ai, au fond, eu énormément de chance. Je n’ai rejoint les troupes au front qu’il y a trois semaines. J’étais chargé de veiller sur Ansemer auparavant. Je n’ai donc pas été touché aussi fortement par l’épidémie que nombre de nos mages et chevaucheurs. Trop d’entre nous ont perdu la vie alors que je me reposais à Port-Liberté… Il m’apparaît important qu’Ansemer fasse sa part, et je suis honoré de faire partie du contingent d’hommes envoyés par le duc et notre capitaine.

Il sourit légèrement.

- Et vous m’honorez de votre confiance. Nous regagnerons vos terres, ma dame.

Il se tourne vers la petite à qui il sourit calmement quand elle s’approche, plutôt heureux qu’elle arrive avant qu’il ne se mette à trop songer à la guerre, une fois de plus. Il écoute sa suggestion, et ne peut s’empêcher de sourire de plus belle, hochant la tête à l’affirmative, tant à cause de l’enthousiasme de la petite que de la réserve de la mère. C’est qu’elles ont toutes les deux raisons, malheureusement. Quand Rose se tourne vers lui, le regard plein d’espoir, il ne peut s’empêcher d’avoir un petit rire – tout petit et discret, mais qui allège son cœur alourdi par le poids de la guerre.

- Je suis d’accord avec toi. Une Vivenef à roulette serait le meilleur cadeau qui soit. Mais ça ne s’envoit pas vraiment dans une enveloppe, n’est-ce pas ? Ce serait difficile de la faire livrer jusqu’à Port-Liberté ! Puis, entre toi et moi, je crois que Bertille t’enviera et embêtera sa maman pour venir plus souvent si elle n’a pas sa propre Vivenef !

Il pause un instant, souriant toujours.

- Tu crois que tu peux trouver quelque chose qui pourrait lui plaire, et qui soit assez petit pour être envoyé jusque là-bas ?

Bon. Il ne réussira peut-être pas à la convaincre, mais il essaie bien. C’est une discussion légère, qui lui fait penser à Bertille, à Jehanne, à ce qu’il y a de positif dans sa vie. C’est un changement plus que bienvenue.








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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyDim 17 Déc - 7:35

Marjolaine ne savait pas exactement sur quel pied danser.  Elle ne savait trop que faire pour faire remarquer à Rose qu'elle devrait peut-être songer à autre chose.  Elle ne voulait pas trop contrarier l'enfant qui pouvait parfois se montrer particulièrement têtue et capricieuse.  Mais pour quelque chose de la sorte, elle ne devrait pas trop offrir de résistance non plus.  Ce n'était pas un cas très grave et que la petite princesse ansemarienne n'aie ou n'aie pas de vivenef à roulettes n'influait pas sur la vie de la petite Lagrane.  Elle l'aurait même oublié que son amie avait le même jouet qu'elle au bout de quelques semaines.  Elle ne la voyait pas assez souvent pour que ses pensées enfantines soient constamment emplie d'elle.    Une fois de plus, ce fut le Chevaucheur qui vint au secours de la duchesse et elle lui en fut extrêmement reconnaissante.  Ses propos étaient emplis d'une certaine sagesse à même d'être comprise par la petite princesse.  Peut-être était-ce la fatigue.  Marjolaine avait toujours su comment s'y prendre avec sa fille, mais il s'était passé tellement de choses étranges au cours des derniers mois, Lagrance était envahie, elle manquait un peu de courage pour faire face à tout cela.  Elle enviait l'aisance avec laquelle s'exprimait le Chevaucheur, bien qu'il devait être tout aussi fatigué qu'elle, sinon même plus.  Elle ne savait pas exactement depuis combien de temps était-il au front, mais elle pouvait supposer assez facilement que ce n'était pas une partie de plaisir.  Comme elle la déplorait cette guerre, la première dame du duché des fleurs.

La jeune mère posa un regard fatigué sur sa fille, cherchant à voir si les mots de Bertin auraient l'effet qu'elle leur prêtait.  Le visage de l'enfant se montra un instant songeur et ses petits sourcils encore très fins se froncèrent légèrement tandis qu'elle réfléchissait.  Forcément, il y avait quelque chose qui pourrait faire plaisir à Bertille en-dehors d'une vivenef à roulettes.  D'ailleurs, Marjolaine considère que Rose ne manque pas de jouets pour ponctuer sa vie d'enfant et c'est probablement le cas de l'autre princesse.  L'attention du prince ansemarien était toutefois fort aimable, avoir une pensée pour sa nièce alors qu'il était en permission, c'était très touchant et la duchesse lagrane voyait cela comme une envie d'avoir ses propres enfants lui aussi.  Un jeune homme aussi charmant et toujours pas marié.  Il était même un peu plus âgé qu'elle, pourtant il avait toutes les qualités pour être accepté par n'importe laquelle des dames de son choix, cela ne faisait pas de doutes.  Elle était étonnée la jolie brune.  Comment elle qui n'avait jamais eu d'espoir de mariage pouvait déjà être comblée de la naissance de deux adorables petites filles?  Ses sourcils s'étaient froncés de la même manière que ceux de sa fille tandis qu'elle réfléchissait à tout cela.  C'est la voix fluette de l'enfant d'ailleurs qui la ramena à la réalité.

« Ça alors, » disait-elle en tendant dans ses mains une de ses multiples poupées qu'elle emmenait avec elle dans ses promenades en bateau roulant.  C'était une simple poupée de bois habillée d'une jolie robe et coiffée d'un grand chapeau.  On lui avait sculpté un visage élégant et on avait l'impression qu'elle ouvrait et fermait les yeux tant le travail de l'artiste était délicat.  « Une pareille que celle-là.  Ce seront des sœurs.  Moi j'ai une petite sœur maintenant, mais Bertille elle est toute seule.  Maman, est-ce qu'on pourra inviter bientôt Bertille à venir ici?  Elle doit s'ennuyer et je voudrais lui montrer ma sœur, » déclara l'enfant avec grand sérieux.  Elle regardait Marjolaine avec des yeux suppliants auxquels il était difficile de refuser quoi que ce soit.

« Nous verrons avec ton père plus tard, » répondit-elle plus simplement.  Il valait mieux laisser Denys gérer les demandes d'invitation de la petite.  Marjolaine ne savait pas exactement comment lui refuser quoi que ce soit ces temps-ci et la gâtait outrageusement.  Elle craignait pour elle.  L'empire était en guerre, ils avaient reçu ce présent étrange de la Confrérie Noire et il y avait eu cette drôle de réalité où tout avait été détruit.  Elle ne s'était pas encore remise de la perte de sa fille plus que tout le reste.

« Je pense que c'est une très bonne idée, Bertille aimera beaucoup jouer avec une poupée elle aussi, » ajouta-t-elle pour changer tout de suite le sujet de conversation afin que Rose n'insiste pas sur ses plans d'inviter des amis au palais.  Il faudrait probablement le lui refuser avec la situation actuelle.  C'était dangereux de faire voyager la princesse du duché voisin jusqu'à Edenia quand vous ne saviez pas encore quand les troupes ennemies seraient-elle repoussées.





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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyLun 18 Déc - 1:39

Lui ne pense qu’à faire plaisir à Bertille, et à Rose par le fait même. Oh, oui la petite a forcément plein de jouets déjà. Mais même s’il n’est pas particulièrement proche d’elle – pas autant qu’il aurait pu le souhaiter du moins – il tient à lui souligner qu’il pense à elle, même loin. Qui sait ce qu’elle entend dans les couloirs, ces demi-conversations entendues qui pourraient lui laisser croire que son oncle pourrait ne jamais revenir ? Ce présent devient dès lors une façon de lui montrer qu’il va toujours bien, qu’ils songent à eux tous, qu’ils lui manquent. Parce que bien sur il y aura aussi un mot pour Bartholomé dans sa petite pile de lettres. Sans doute la plus volumineuse, même si Jehanne se doutera que ce n’est que pour préserver les apparences…

Puis, ce cadeau, c’est aussi sa façon d’être l’oncle qui gâte un peu trop. L’oncle gâteau. Sans doute littéralement puisqu’il est fort à pariée qu’il aura par le passé ramené des gâteaux qu’il aura cuisinés à la caserne et volé un moment avec la petite princesse pour les déguster. Au moins une fois. Ou deux. Ou dix… Qui sait… Depuis le front, ça fait un peu loin pour envoyer des gâteaux. Mais une poupée, ça, ça peut sans doute se faire. Et il sourit à la petite, un grand sourire franc, qui illumine son regard d’une joie calme. D’un geste doux, il tend la main tout en demandant :

- Je peux la voir ?

Si la petite lui tend la poupée, il la regardera un instant – avec délicatesse – avant de la rendre à la petite.

- Ça me semble être une idée parfaite pour Bertille. Je vous remercie princesse Rose.

Il incline légèrement la tête, souriant toujours, riant presque de bon cœur devant l’enfant à l’innocence si précieuse, surtout en cette période de guerre.

- Je vais parler un peu avant ta mère. Mais je n’ai pas oublié que tu voudrais jouer avec moi. Je m’arrangerai avec ta mère pour avoir un peu de ton temps, d’accord ?

Il sourit à la petite avant de se tourner vers Marjolaine, ajoutant en souriant calmement.

- J’insiste, si cela est possible bien sûr avec l’horaire de la jeune princesse et que vous n’y voyez pas d’inconvénient, bien sûr. L’innocence de l’enfance possède le don de faire un instant oublier ses propres inquiétudes.

Et des inquiétudes il en a, forcément. La vie au front en est remplie. Tout n’est qu’incertitude, là-bas, songe-t-il. La seule certitude est le moment présent, l’immédiat, et le fait que là, maintenant, vous êtes encore en vie. Là, maintenant vous vous battez, ou vous tenté de sauver un camarade tomber. Ou de protéger l’avancée des troupes. Ou… Enfin… Il n’y a que le moment présent, même quand il réussit à arracher assez de temps pour cuisiner sur le feu de camp quelque chose d’un peu plus satisfaisant que les rations fournies, petit luxe qu’il se permet pour lui-même et quelques camarades afin de conserver le moral aussi haut que possible. Un long soupire lui échappe, et son regard qui s’était embrumé à la pensée du front s’éclaircit à nouveau en se posant sur la duchesse à qui il sourit.

- Dites-moi. Quelles bonnes nouvelles avez-vous à partager ?

On croirait qu’il repart de loin, sa voix étant encore un peu distante, même s’il se reprend par la suite, y ajoutant la chaleur toute typique du charme bertinien.

- Vous m’avez parlé de Raiponce, mais nous n’avons guerre eu l’occasion de nous réjouir d’autre chose. Si vous ne trouvez pas la question indiscrète, de quoi vous réjouissez-vous ces derniers mois, ma dame ?

Voilà un sujet qui convient aux oreilles de la petite, songe-t-il. Elle entend forcément parler de la guerre, mais il n’a pas envie d’en parler devant elle en détail. Peut-être cela pourrait-il attendre qu’ils soient entre adultes si l’on tient à avoir son opinion sur la question. Ainsi il n’aura pas à parler à demi-mots, à toujours se demander s’il est trop clair pour la jeune fille, et si il ne nourrit pas, à son insu, une peur qu’il ne voudrait pas lire dans les yeux d’une enfant si jeune.








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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyJeu 21 Déc - 9:15

Bertin était un amour.  Il n'oubliait pas sa promesse à la petite princesse de lui accorder de son temps, mais il prenait quand même encore un peu de temps pour discuter avec la mère de la petite.  C'était fort courtois de sa part et Marjolaine était flattée de ces délicates attentions à son égard et à celui de sa fille.  La compagnie du Chevaucheur était extrêmement rafraîchissante en comparaison de celle de l'impératrice.  Il était plus simple dans ses manières et elle craignait moins le faux pas diplomatique grâce à son côté avenant et complaisant.  Bien qu'ils aient abordés légèrement la guerre en cours, comment l'oublier, la discussion restait légère et agréable.  Cela faisait beaucoup de bien à la duchesse qui avait eu beaucoup de choses à penser au cours des derniers mois.

« Même si elle avait une horde de précepteurs à ses trousses, je crois qu'elle serait incapable de se concentrer sur quoi que ce soi en sachant que quelqu'un est tout disposé à jouer avec elle, » répondit simplement Marjolaine tandis que Rose retournait à sa vivenef et à sa poupée : les conversations des grands ne l'intéressaient pas beaucoup, c'était souvent très ennuyeux.

Par contre, elle ne savait que trop répondre à cette dernière question.  La naissance de Raiponce était certainement l'événement le plus joyeux qui s'était produit récemment.  Du moins dont elle puisse parler.  Bien qu'il y avait eu quelques bas, sa relation avec Denys s'était beaucoup améliorée depuis juin dernier.  Elle avait la nette impression qu'il n'invitait plus aussi souvent d'autres personnes à partager sa couche qu'elle-même, malgré leur grosse bouderie suite à la réception du cadeau de Raiponce – qui n'avait rien de réjouissant d'ailleurs.  C'était un véritable baume sur le cœur de la Lagrane qui songeait avec un espoir mitigé que peut-être enfin son mari se tournait un peu plus vers elle et qu'elle était désormais maîtresse de toutes ses affections.  Ou presque.  Le duc de Lagrance n'était pas une personne simple à lire et à comprendre, encore moins à conquérir.  Elle avait pourtant cru le contraire au moment de leurs fiançailles.  Elle s'était trompée, mais n'avait pas abandonné.  Toute aussi heureuse qu'elle en soit toutefois, de ce changement, elle ne pouvait en parler ouvertement.  Ça aurait été un affront à leur intimité conjugale et il était douloureux d'admettre de ne pas être la seule dans le cœur de celui qu'elle aimait.  Et surtout, surtout, ce n'était pas un sujet à aborder avec un autre homme, encore moins devant une enfant.  Marjolaine n'avait pas besoin de sa timidité naturelle pour s'en empêcher.

« Eh bien, vous me trouvez fort confuse messire.  Les derniers mois ont été tellement mouvementés, et la guerre qui fait rage…  En-dehors des petits bonheurs quotidiens, je ne puis dire.  Peut-être le rétablissement de ma dame de compagnie lorsqu'on lui a remis le remède contre cette épidémie fort fâcheuse.  Ou alors j'ai reçu il y a quelques semaines l'agréable visite de la princesse Gabrielle de la Volte. »

Une visite qui avait été remplie de surprises, c'était le cas de le dire.  Marjolaine éprouvait une affection très profonde pour la Cibellane et les nouvelles qu'elles lui avaient apportées étaient de nature à se réjouir.  Néanmoins, elle n'en parlerait pas d'elle-même.  Ce n'était pas les siennes, mais bien celle de son amie.  Elle avait éprouvé le même soulagement que celui qui s'était pris d'elle quand après des semaines passées au chevet de Faustine, celle-ci s'était enfin éveillée et que la fièvre était tombée.  Savoir ses deux meilleures amies en danger, frappée par un mal dont tous ignoraient la cause avait été une dure épreuve.

« J'aimerais vous communiquer plus d'heureuses nouvelles, mais il se passe tellement de choses étranges depuis l'an dernier.  En de temps pareils, les grandes joies semblent plus rares et nos petites joies ne comblent plus tout à fait le vide de nos tristesses, » soupira-t-elle.





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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyVen 22 Déc - 6:59

Et voilà qu’un éclat de rire léger, poli tout de même, à tout le moins contenu, mais pourtant bien vivant s’échappe de ses lèvres tandis qu’elle affirme que la petite serait bien incapable de suivre une leçon, ou d’écouter un précepteur à présent.

- Je ne peux que la comprendre. C’était sans doute un peu maladroit de ma part, j’espère que vous ne m’en voulez pas.

Il a un grand sourire pourtant, malgré la fatigue. L’air pensif de Marjolaine lui laisse le loisir de l’observer un instant, attendant sagement sa réponse qui l’attriste tout de même un peu. Pas pour leur conversation, mais bien pour Marjolaine et sa famille.

- Il semblerait que je saute de maladresse en maladresse aujourd’hui, je vous demander pardon. J’aurais dû m’en douter et ne pas vous poser la question. Pas ainsi, du moins. Vous me voyez néanmoins heureux que votre dame de compagnie se soit remise. Et si vous permettez, comment se portait la princesse Gabrielle ? demande-t-il d’un ton sincèrement inquiet. Je n’ai pas encore eu l’occasion de lui écrire depuis l’épidémie, mais il me tarde d’avoir de ses nouvelles. J’espère qu’elle se remet bien elle aussi ?

Il se tait, la regardant avoir un espoir inquiet. Comment se portait son amie ? Il s’en voulait de ne pas avoir pris le temps de lui écrire avant ce jour. Oh, bien sûr s’il lui était arrivé quelque chose de très grave il imagine que Gabin aurait fini par le lui annoncer dans une lettre. Mais encore fallait-il qu’il sache où il se trouvait. Suffisait que sa missive annonçant son départ vers le front croise celle du jeune prince pour que… Enfin non, si elle avait rendu visite elle était vivante, et sans doute relativement bien portante, songe-t-il. Peut-être avait-elle réussi à éviter le pire de l’épidémie en ayant la sagesse de ne pas utiliser sa magie. Enfin, il sourit légèrement, ce qui chasse un peu de son inquiétude. Oh, une inquiétude toute amicale, il l’aime bien la Gabrielle après tout, mais tout de même.

- Il faudrait que je lui écrive… mais je préfère lui éviter l’inquiétude de me savoir au front. Cela doit déjà être difficile pour elle, avec Gabin…

Il soupire légèrement.

- La guerre… nous aurons un jour à nouveau de quoi discuter librement, et gaiement. Je prie pour que ce jour nous vienne aussi tôt que possible. Une jolie dame comme vous ne devrait pas porter les traces de l’inquiétude qu’un tel conflit fait naître. En d’autres circonstances je vous aurais offert de venir nous visiter à Port-Liberté pour vous changer les idées. Vous y seriez bienvenus, remarquez, vous et les vôtres. Mais je sens que vous préfèreriez rester ici afin de veiller sur les vôtres, et cela me semble naturel.

Il sourit légèrement alors, avec sympathie. Une certaine douceur, même.








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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyLun 25 Déc - 14:36

Que ses propos semblent laisser croire à son invité qu'elle était mécontente l'affligeait profondément.  Marjolaine n'avait point de jugement de ce genre à l'égard de Bertin.  Ce n'était pas de sa faute.  Après tout, avant l'épidémie magique, Lagrance avait été très peu touchée par la guerre, les poussées sur le territoire cielsombrois étaient avancées.  Elle aurait pu avoir de bonne nouvelles à partager.  Seulement, elle n'en avait pas beaucoup qui méritait d'être communiquées pour la bonne raison que Marjolaine trouvait son bonheur dans les simples petites choses de la vie, notamment en l'incarnation de ses deux filles.  Comment l'expliquer à quelqu'un qui lui-même n'avait pas d'enfant?  C'était un sentiment indescriptible, du moins la Lagrane n'arrivait pas à mettre les mots sur ce qu'elle éprouvait exactement en songeant à ses filles.  Elle était remplie de chaleur dans la poitrine et le monde semblait plus beau.  Mais dangereux aussi.  Elle avait perdu Rose et Raiponce dans la réalité alternée.  Toutes deux n'existaient pas.  La vie de ses enfants n'était pas assurée, elles pourraient disparaître du jour au lendemain et pour une mère déjà très indulgente comme Marjolaine, cela n'avait que fait renforcer cette tendance maternelle à vouloir offrir à ses filles tout ce qu'elles désiraient.  Pour le moment avec Raiponce, elle semblait plus modérée, le poupon ne pouvant pas encore exprimer ses désirs, mais quand il était question des caprices enfantins de Rose… elle avait du mal à ne pas cédé devant ses petits yeux brillants, surtout quand il s'agissait de petites requêtes inoffensives.

« Elle commençait à se remettre de la maladie, cette chère Gabrielle, mais je crois que mes nouvelles ne sont plus toutes fraiches, j'en ai bien peur, » répondit-elle avec circonspection à sa question concernant sa tendre amie.  Elles avaient eu une discussion qu'il ne lui était certainement pas permis de divulguer au reste du monde.  Elle n'en avait d'ailleurs pas l'envie, eusse été permis, tellement c'était indécent d'oser partager ainsi des secrets de femmes avec un homme.  Aussi charmant Bertin était-il, Marjolaine ne le connaissait que peu à travers des réunions mondaines des dernières années.  Il n'y en avait pas eu beaucoup d'ailleurs au cours des derniers mois, bien évidemment.

Elle fut toutefois surprise de savoir que le prince ansemarien et que la princesse cibellane entretenaient une correspondance.  Gabrielle n'avait pas nécessairement mentionné le Chevaucheur dans ses propos, du moins Marjolaine n'en avait pas la mémoire.  Serait-il possible que… parmi ses prétendants l'homme en face d'elle eu sa faveur?  Ça ne serait pas un mauvais mariage pour son amie de cœur et la duchesse ne pouvait s'empêcher de noter qu'Ansemer était plus près d'Edenia que bien d'autres endroits.  Bien que dans le cas de la mage des portails, ce n'était pas particulièrement important, considérant qu'elle avait une liberté de mouvement que la plupart des gens n'avaient pas.

« En effet, cette guerre nous cause bien des soucis à tous.  Il y a tant à faire et les moyens sont limités.  J'aimerais m'impliquer plus auprès du peuple, malheureusement je n'arrive pas à la moitié de ce que j'aimerais entreprendre, » soupira-t-elle doucement.

Elle jeta un coup d'oeil à Rose qui jouait plutôt silencieusement de son côté.  Elle semblait en grande conversation avec la figure de proue de sa vivenef, avec qui elle devait échanger quelques secrets très probablement.  Elle frémissait de se savoir aussi près du front avec les enfants, mais elle avait confiance en leur armée – enfin surtout en les renforts des autres duchés considérant que les Lagrans étaient de très piètres guerriers – et elle savait que dès que le danger serait trop grand, Denys prendrait les mesures nécessaires pour protéger les petites.

Ils avaient eu tous les deux quelques différends à ce sujet, mais il était équivoque que tous deux ne pensaient qu'au bien des princesses et n'agiraient jamais qu'en ce sens.

« Lorsque tout cela sera terminé, bientôt nous l'espérons, je me rappellerai de votre invitation.  Un peu d'air marin ne nous ferait de mal ni à moi ni aux enfants.  Par ailleurs, Rose serait ravie de retrouver Bertille, j'en suis persuadée.  Votre nièce est une enfant charmante.  C'est vraiment dommage pour dame Jehanne, une si jolie femme emmurée dans le silence.  Je voudrais qu'elle fut un peu plus heureuse…  Ah… je… je ne veux pas porter parjure à votre frère, le duc Bartholomé est un homme qui connaît son devoir et je lui souhaite également d'être très heureux. »

Marjolaine rougit quelque peu à sa bourde.  Sa timidité naturelle grossissait d'elle-même le sens de ses propos et cet élan de compassion à l'égard de son homologue la rendait soudainement très mal à l'aise.  Elle n'avait pas eu l'intention de médire du duc Ansemarien, mais en pensant à sa femme, elle ne pouvait s'empêcher d'être prise d'empathie.





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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptySam 30 Déc - 18:58

Ses traits se détendent un peu, et son sourire gagne en chaleur quand elle affirme que Gabrielle se remettait. C’était déjà une relativement bonne nouvelle. La rémission n’aura pu que se prolonger après, non ?

- Voilà tout de même qui est rassurant. Vos nouvelles sont plus fraîches que les miennes, et je vous remercie de les avoir partagées avec moi.

Il l’écoute ensuite, hochant légèrement la tête. Il pouvait comprendre. Il s’était senti frustré, tellement limité dans sa capacité à aider l’effort de guerre pendant qu’il était coincé à Port-Liberté. Et encore il savait que sa présence là-bas, à veiller sur le duché, était nécessaire pour Ansemer et qu’il supportait donc, fort indirectement certes, les soldats au front.

- Cela est honorable, ma dame. Je suis persuadé qu’ils sont reconnaissants pour ce que vous parvenez à mettre à terme pour eux. La situation n’est pas idéale, loin de là, et l’améliorer n’est guère aisé, dit-il enfin avec un petit soupir.

Il se tait un instant, pensif, l’observant, reprenant au bout de quelques secondes d’un ton qui se veut rassurant :

- Si certains s’en plaignent, sachez qu’ils ne sont que de mauvaises langues, ma dame. Le peuple ne se rend pas toujours compte de ce qui est fait pour lui. Nous savons tous les deux que la situation demande plus de votre part qu’il ne pourrait y apparaître à leurs yeux. À vrai dire, je n’ose pas imaginer le casse-tête que doit présenter la gestion de Lagrance en ce moment…

Il a un petit soupir, niant de la tête en lui souriant, partageant sa compassion, sa sympathie par le regard qu’il a posé sur elle. Il n’est pas duc, et en ce moment il en est particulièrement heureux. Trop de travail, surtout quand les choses tournent mal. Mais il comprend fort bien que ce n’est pas une option, et il ferait pareil s’il était à leur place, songe-t-il. Il a fort conscience que, malgré sa paresse et sa tendance à procrastiner, il y a des moments où il faut réellement bosser, quand on est noble. Il n’a pas besoin de l’être pour se douter aussi qu’en de pareilles circonstances, le peuple pourrait fort bien se montrer ingrat sans même le vouloir. La peur au ventre, la fuite à l’avancée des troupes ennemies… Comment pourrait-il leur en vouloir ?

- Vous avez mon admiration, ma dame, d’arriver malgré tout à sourire et à garder la tête haute.

Oh, elle n’en a guère le choix, ils le savent tous les deux, mais le compliment ne peut guère faire de tords, songe-t-il, d’autant plus qu’il est sincère. Quand elle affirme qu’elle se souviendra de l’invitation lorsque le conflit sera derrière eux, il incline la tête, poliment, avec un sourire aux lèvres. La suite le prend un peu au dépourvu, pas pour les raisons que Marjolaine imaginera sans doute, et elle le verra hocher légèrement la tête, avec un petit sourire aux lèvres.

- Ne vous inquiétez pas, ma dame. Il me semble naturel que votre sympathie se tourne vers la duchesse. Vous avez fort en commun alors que vous devez à peine connaître mon frère. Cela me semble naturel, d’autant plus que Bartholomé se permet d’exhiber publiquement l’état de leur relation lors des soirées mondaines.

Il est dégoûté par l’attitude de son frère. Il le cache bien sûr, mais ça transparaîtra tout de même dans sa voix qu’il n’approuve pas son attitude. Après, qui le ferait ? C’est fort déplacé pour un duc, tout de même, peu importe les circonstances de son mariage…

- Cela restera entre nous, rassurez-vous. Ce que mon frère ignore ne peut lui faire de mal, et vous n’avez rien à vous reprocher.








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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyMer 3 Jan - 10:41

Marjolaine était fort embarrassée, il n'était pas dans ses habitudes d'exprimer de telles opinions, surtout pas en présence de gens extérieurs.  Toutefois, avec les manières affables et séduisantes de Bertin, elle avait parlé plus vite qu'elle n'avait réfléchi ce qui ne lui ressemblait guère.  Son élan de compassion était naturel et sincère, c'était quelque chose qui lui était caractéristique, mais qu'elle contrôlait en temps normal.  Elle qui savait se montrer si discrète, même devant Denys à propos de secrets très importants alors qu'ils étaient mariés depuis près de dix ans déjà.  Elle ne se pardonnait pas cette erreur de jugement.  Pourtant, le prince ansemarien ne faisait que lui sourire aimablement, il ne savait pas vexé par ses propos, ni même les désapprouver.  Elle aurait vu tout cela si elle avait osé lever les yeux vers lui, mais sa pudeur l'en empêchait.  Ses propos avaient pu être interprétées comme une insulte au duc voisin et si elle avait droit à avoir un avis sur certains comportements du duc, elle n'avait pas à les énoncer à voix haute et surtout pas devant son frère.  C'était le comble du manque de délicatesse, surtout quand elle ne connaissait que très peu Bartholomé d'Ansemer.

Ce furent ses paroles qui lui firent relever la tête, légèrement étonnée.  Elle tenta de n'en laisser rien paraître, probablement avec succès, ses gènes lagrans faisant surface.  Aussi sincère que Marjolaine l'était, elle avait hérité du talent de son peuple pour le mensonge et la tromperie.  Ce qui la surprenait autant en vérité c'était qu'il voyait des points communs entre elle et Jehanne.  Parlait-il des infidélités de Denys?  Elle se sentit rougir violemment, fortement embarrassée.  Il y avait quelque temps déjà que les écarts de son mari n'étaient plus aussi fréquents que par le passé et… au moins il avait la délicatesse de ne pas s'afficher en public avec ses maîtresses et de leur montrer une préférence marquée. Du moins pas à sa connaissance et elle l'aurait très vite su si c'était le cas.  Sans le montrer, elle était un peu blessée, croyant que Bertin faisait explicitement allusion à cela.  Elle ne parlerait pas à ce sujet, pas devant Rose pour qui Denys était le meilleur des papas – avec raison de le croire – mais aussi parce que c'était déplacé d'en parler avec un presque inconnu.  La faute lui revenait à elle, tandis qu'elle avait parlé de Jehanne et plaint son sort.

Elle esquissa un simple sourire, masquant complètement son inconfort.

« Je vous remercie de vos aimables mots.  Vous connaissez certainement mieux que moi la duchesse d'Ansemer et je puis voir que vous avez beaucoup d'estime pour elle, or je vous remercie de voir en moi quelques points communs avec elle, » répondit-elle, éloignant la conversation des infidélités des deux ducs, bien que différentes l'un de l'autre. C'était un sujet beaucoup trop sensible pour être abordé dans une conversation de salon entre deux presque étrangers.

« Peut-être êtes vous fatigué et voudriez vous prendre un peu de repos? » demanda la duchesse, songeant qu'il avait fait longue route pour arriver jusqu'ici.  C'était aussi une façon de changer le ton de la conversation.  C'était de sa faute s'ils s'étaient aventurés sur des chemins aussi boueux, mais elle pouvait rectifier le tir.  D'ailleurs, elle remarquait que Rose s'était endormie dans sa vivenef qui avançait et reculait dans un mouvement de bascule, comme si elle protégeait son propre petit.  Brave petite créature née de Faustine.  En temps normal, pareil jouet aurait inquiété Marjolaine, mais Maari portait bien son nom, Rose était probablement plus en sécurité à bord de sa vivenef à roulettes que dans son lit.

« Je veux dire, vous aurez peut-être envie de vous rafraîchir un peu avant de vous joindre à nous pour le dîner.  Vous resterez bien quelques jours n'est-ce pas? »

Elle sourit timidement en se levant et se pencha auprès de la vivenef pour qu'elle ramène Rose à sa gouvernante afin de la mettre sous la couette.  L'après-midi était encore jeune et il ne faisait aucun doute qu'après une heure, la fillette défilerait à nouveau dans les couloirs à bord de son moyen de transport favori.  Elle se retourna vers Bertin, toujours ce sourire hésitant aux lèvres.

« Vous accepterez n'est-ce pas?  Vous ne voudriez pas que l'on croit que je sois mauvaise hôte pour nos honorables voisins, » plaidoya-t-elle avec chaleur.





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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyVen 5 Jan - 6:20

Heureusement peut-être pour elle, il ne sait pas lire dans ses pensées. Si elle avait pu lire dans les siennes, en tout cas, elle aurait tout de suite su qu’il ne se doutait de rien quant aux agissements de Denys. Ou s’il savait, il n’y pensait même pas. Loin de lui l’idée de comparer Jehanne à ce sujet, de toute façon. Il sait bien que ça n’a rien d’exceptionnel, de tromper sa femme, mais tout de même. Il n’en soupçonnerait pas Denys qu’il connait à peine. Quand elle affirme qu’il est aimable, il hoche légèrement la tête, puis ne peut s’empêcher de sourire.

- Ne voyez-vous pas vous-même des éléments communs ? Allons, même au-delà des titres que vous partagez… Vous êtes toutes les deux des mères attentives et aimantes, souligne-t-il avec douceur.

N’est-ce pas là bien suffisant pour qu’elle nourrisse une certaine compassion pour Jehanne ? Il n’insiste pas cependant, voyant qu’elle fait tourner la conversation vers un autre sujet. Fatigué, il l’est certainement, mais il ne l’avouerait pas aussi franchement. Elle lui tire un sourire néanmoins, et un bref hochement de tête avant que l’invitation officielle arrive. Il l’observe ensuite, en silence, aller voir la fillette qui dort, et quand elle se tourne vers lui, plaidant sa cause, son invitation il se lève à son tour.

- Je ne comptais pas imposer ma présence, ma dame. Mais vous m’invitez avec une telle grâce qu’il m’est impossible de refuser. Je n’ajouterai pas à vos tâches bien longtemps, mon congé est fort court, mais il me ferait plaisir de le passer en votre compagnie, à vous et aux vôtres.

Il soupire légèrement, brièvement, penchant la tête un instant vers ses habits.

- Le repos est alléchant. Si cela ne vous embête pas, cependant, je profiterais d’un peu de temps libre pour retourner à la ville avant que les échoppes ferment pour la nuit. J’ai espoir de peut-être pouvoir trouver une tenue acceptable avant de me présenter à votre table, devant votre marie et l’impératrice, s’il est prévu qu’elle dîne avec nous. Peut-être sauriez-vous me diriger quelques peu ? Je maudis quelque peu mon manque de planification à mon départ de Port-Liberté, mais il me fallait voyager léger…

Une tenue simple, mais au moins sans tâche, sans marques du front. Il se fout un peu de ne pas avoir l’air particulièrement noble. Personne ici, il s’en doute, ne lui reprochera son manque d’apparat pendant une visite inattendue. Il se sent néanmoins un peu mal à l’aise de ne pas avoir prévu de vêtements de rechange qui soit convenable dans son paquetage original. Passer pour un court entretien est une chose. Rester en est une autre. Il a quand même un peu d’égo, Bertin, mine de rien. Et comme ça, avec de la chance, il pourrait avoir au moins une tenue décente de rechange.








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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyMer 10 Jan - 5:57

Marjolaine fut soulagée d'entendre sur quels points communs la jugeait Bertin.  Apparemment, il n'avait pas songé à la même chose qu'elle et cela était un doux baume sur son cœur.  Certains ignoraient encore les… déviances de l'affection de son époux, dirigées vers d'autres femmes momentanément, l'espace d'une nuit.  Cependant, elles s'étaient espacées ces nuits d'infidélité, Marjolaine se demanda vaguement à quand remontait la dernière où une autre avait dérobé de ses bras son mari avant de chasser cette douloureuse pensée.  À quoi bon songer à tout cela.  N'était-ce pas fini?  Elle l'espérait de tout son cœur.  Elle avait appris qu'elle était une femme forte qui n'avait pas besoin de la présence d'un homme à ses côtés pour accomplir de grandes choses.  Elle découvrait de nouveaux aspects d'elle-même peu à peu, avec beaucoup d'appréhension, mais avec courage aussi.  Elle se sentait de plus en plus digne de l'affection de n'importe quel homme qu'elle aurait choisi.  Et son cœur était constant depuis qu'elle avait dix-neuf et lui désignait toujours Denys.  Même si la plante issue de la greffe d'une rose et d'un lys à leur mariage ne se portait pas particulièrement bien.  Elle savait que c'était en partie de sa faute, parce qu'elle n'était pas faite comme les autres femmes, mais c'était son secret le mieux gardé et elle évitait d'en parler à qui que ce soit.  En-dehors de sa famille, celle où elle avait été élevée, personne ne savait, pas même Denys.  Elle ne comptait pas le lui dire d'ailleurs.  Du moins, pas tout de suite.  Dans le meilleur des cas, jamais.

L'acceptation à son invitation de Bertin la tira de ces sombres pensées et lui ramena un peu de joie au cœur.  Il n'était pas question de tenir un grand dîner – rien de moins que ce qui était nécessaire pour satisfaire les besoins de l'impératrice et son désir à elle de montrer que Lagrance savait quels hommages lui étaient dus – mais elle était ravie d'avoir un convive de plus à table pour le repas.  Elle pourrait également lui déléguer la tâche ainsi qu'à Denys d'entretenir la bonne humeur de leur illustre invitée sans avoir à trop participer à la conversation.  Les affections de Marjolaine à l'égard de la femme de Gustave étaient toujours mitigées même si elles avaient pu mettre au clair quelques points à propos de cette dissension qui régnait entre les deux femmes.  Et le prince ansemarien lui étai beaucoup plus agréable par ailleurs par ses manières charmantes et son désir de plaire à la princesse Rose.

« Vous êtes le bienvenu ici aussi longtemps que vous le désirez, je suis certaine que Denys serait du même avis, » ajouta-t-elle.

La présence d'une unique personne en plus que Lauriane n'ajouterait que très peu à la charge de Marjolaine, d'autant qu'elle y voyait même un moyen de s'en libérer en vérité.  Ce qu'elle n'avouerait quand même pas : ce genre de paroles pourraient être mal interprétées.

Cependant la requête du Chevaucheur la surprit beaucoup et l'espace d'un instant elle ne sut trop que dire.  En vérité, bien que familière avec les rues d'Edenia autant que faire se peut pour une duchesse, elle n'aurait pu répondre à cette question.  Ses habits à elle-même étaient faits sur mesure par d'habiles tailleuses qui venaient au palais directement pour prendre ses mensurations.  Et une fois le travail terminé, elle le faisait livrer directement sur place.  Elle était beaucoup plus familière à Blanc-Lys, mais c'était il y avait près de dix ans et les choses avaient sûrement changées… Peut-être étaient-elles même détruites, avec la guerre qui avait englobé le domaine.

« Vous me voyez confuse, je ne sais trop où vous diriger.  Les couturières qui s'occupent de mes habits viennent directement au palais.  En ce qui concerne mon époux, je ne puis l'affirmer avec certitude, mais je crois qu'il en est de même. »

Denys étaient un homme qui avait du chic et de l'élégance sans que sa femme n'aie besoin de se mêler de sa garde-robe.  Après tout, les Lagrans étaient plutôt bien connus pour aimer les jolies tenues et pour aimer bien paraître.  Cela l'empêchait toutefois d'être très précise dans ses conseils à l'égard de son invité.  Il était vrai que s'il n'avait que cette tenue affiliée à sa fonction… enfin personne ne lui reprocherait de ne pas faire la guerre en tenue d'apparat.

« Nous serons pas gênés par vos habits quels qu'ils soient sire.  Je ne puis vous indiquer à quel endroit vous trouverez quelque chose qui puisse vous convenir, néanmoins je ne crois pas que vous trouviez avec grande difficulté une boutique qui aura tout ce dont vous aurez besoin.  Elles sont assez nombreuses dans la ville, je crois, » ajouta-t-elle.





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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyVen 12 Jan - 6:26

Il sourit en l’entendant lui dire qu’il est le bienvenu. Il ignore à quel point ça tient de la politesse due à son rang. C’est toujours embêtant, les rencontres diplomatiques, pour ça. Il n’en reste pas moins qu’il est plutôt heureux de l’offre. Un vrai repas, un lit aussi pour dormir, et la chaleur d’un feu. Le tout proposé avec douceur. Sans compter la petite Rose qui lui permettra d’oublier ses tracas pendant une petite heure au moins… et bien sûr les liens qu’il pourra ainsi établir avec l’impératrice et le duc et la duchesse de Lagrance. Enfin. Soyons réaliste. Ce qui l’importe ce n’est pas tant les retombées politiques même s’il les garde à l’esprit, mais bien un peu de confort, et un semblant de normalité dans la vie un peu trop mouvementée du front.

- Votre invitation est fort aimable, ma dame. Je vous en remercie sincèrement.

L’hésitation de Marjolaine à sa question lui semble normale, et il sourit en niant légèrement de la tête. Ça n’importe pas à ses yeux.

- Cela est fort bête de ma part de ne pas y avoir songé. Vos tenues ont toujours été ravissantes, et je n’ai point à douter que vous employez les meilleures couturières de la ville et qu’elles sont honorées de pouvoir vous vêtir. Je crains qu’elles n’aimeraient guère le temps à ma disposition pour trouver un habit, cependant.

Il a un petit rire qui se termine avec un sourire calme.

- Mais vous avez raison, je devrais pouvoir trouver quelque chose de convenable afin de faire honneur à votre hospitalité. Permettriez-vous que je me retire, ma dame, pour partir en quête de ces tenues ? Je m’assurerai d’être rentré à temps pour me joindre à vous ce soir. À quelle heure prévoyez-vous servir le dîner ?

Il serait quand même mal vu d’être en retard après avoir donné sa parole. Il préférerait encore être mal habillé qu’en retard une nouvelle fois devant l’impératrice. Mais certainement en commençant ses recherches ce jour-même il pourra avoir une tenue à tout le moins pour le lendemain. Ce n’est pas comme si ses goûts vestimentaires étaient particulièrement complexes. Il y croit. Si bien que si Marjolaine l’autorise à se retirer, il se lèvera et s’inclinera respectueusement, le même sourire naturellement charmeur aux lèvres, avant de quitter la pièce.








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Message Sujet: Re: La valse des nénuphars   La valse des nénuphars EmptyVen 26 Jan - 12:23

Marjolaine rosissait de plaisir sous les compliments du Chevaucheur ansemarien.  Elle était toujours aussi coquette après dix ans de mariage et se faire complimenter sur ses tenues était délectable pour la noble dame.  Si elle avait été plus jeune, elle aurait peut-être gloussé même, mais l'âge et la maternité l'éloignait de ces gamineries.

« Vous êtes beaucoup trop flatteur, » répondit-elle avec modestie, même s'il avait peut-être raison de dire que les couturières étaient toutes honorées de pouvoir travailler sur la garde-robe de leur duchesse, bien que celle-ci n'y songerait jamais.  Marjolaine était loin d'être prétentieuse et acceptait avec beaucoup d'humilité les honneurs qu'on lui donnait, n'étant jamais tout à fait certaine de les mériter.  Elle réfléchit un instant, navrée de ne pas pouvoir venir plus encore en aide à leur hôte.  Enfin, ce n'était pas elle-même ni son époux qui avait requis sa présence, mais les hôtes de l'impératrice était les siens lorsque ce celle-ci logeait chez elle.  Par chance, elle avait des connections fréquentables et agréables. Elle regrettait seulement qu'elle n'aie emmenée avec elle la princesse Armandine, Marjolaine ayant grande envie d'approfondir sa connaissance.

« Bien sûr messire, mais ne vous inquiétez point, votre aimable caractère est un habit qui vous sied mieux encore que tous les costumes que vous trouverez.  Je vous souhaite de trouver chaussure à votre pied rapidement, car je suis certaine qu'un peu de repos ne vous serait point superflu.  Et je vous rappelle votre promesse à Rose qui sera peut-être épuisante, » répondit-elle avec un aimable sourire.  Elle songea un instant à toute l'énergie de sa fille, redoublée par la présence d'un étranger.  Elle ne se lasserait pas vite de son nouveau partenaire de jeu.  Elle lui indiqua ensuite l'heure où ils prenaient habituellement les repas et s'inclina poliment avant de se retirer.

Elle devait faire prévenir les cuisines d'ajouter un couvert pour le prince ansemarien et elle irait ensuite informer Denys de la présence du Chevaucheur.  Peut-être voudrait-il lui aussi en profiter pour entretenir une conversation à propos du front avec lui.  Quelques nouvelles de première main lui seraient peut-être utiles.





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