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 Et sinon, la famille, ça va ?

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Bastien Aigrépine
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Message Sujet: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptyVen 1 Déc - 11:17


   
Livre II, Chapitre 6 • La Chasse Sauvage
Maelys Aigrépine & Bastien Aigrépine

   
Et sinon, la famille, ça va ?

   
... faut voir...

   

   

   • Date : 30 novembre 1002
   • Météo (optionnel) : Il fait de plus en plus froid à mesure que la journée est avancée
   • Statut du RP : privé
   • Résumé : Bastien veut absolument savoir si Maelys s'en est sortie et si elle va bien, suite à ce qui s'est passé à l'Académie. Mais il n'a pas envie de la voir non plus. Il se perd alors un peu dans les rues de Lorgol et se fait dépouiller par de sales garnements en culotte courte.
   • Recensement :
   
Code:
• [b]30 novembre 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3046-et-sinon-la-famille-ca-va]Et sinon, la famille, ça va ?[/url] - [i]Maelys Aigrépine & Bastien Aigrépine[/i]
    Bastien veut absolument savoir si Maelys s'en est sortie et si elle va bien, suite à ce qui s'est passé à l'Académie. Mais il n'a pas envie de la voir non plus. Il se perd alors un peu dans les rues de Lorgol et se fait dépouiller par de sales garnements en culotte courte.
   

   


Dernière édition par Bastien Aigrépine le Ven 1 Déc - 11:20, édité 2 fois
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Bastien Aigrépine
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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptyVen 1 Déc - 11:18

Sourcils froncés, je marche d’un pas décidé au milieu des rues de Lorgol, sans vraiment prêter attention à ce qui se passe autour de moi. Je ne connais pas très bien ce quartier en réalité et je ne sais pas pourquoi j’ai décidé de commencer mes recherches par là. Peut-être parce que je continue de me persuader que Maelys a conservé ses mauvaises habitudes et qu’elle traine encore là où il ne faut pas. A cette pensée, je grommelle quelques jurons que personne ne peux entendre, même en prêtant l’oreille et j’accélère le pas au lieu de ralentir. Je devrais être attentif à ceux qui m’entourent, les examiner et essayer de trouver des visages familiers, à défaut de trouver celle qui m’intéresse. Mais, j’avoue, j’ai vraiment du mal. Parce que j’ai tout simplement du mal à me dire que c’est ma cadette que je suis en train de chercher. Oh, ce n’est pas pour le plaisir de sa compagnie, bien au contraire. Je n’ai pas particulièrement envie de passer du temps avec elle, je risquerais de vouloir l’étrangler au bout d’un moment bien trop court pour être acceptable. Et je ne suis pas persuadé de bénéficier de circonstances atténuantes, quand bien même je pourrais sortir une liste longue comme mon bras de bonnes raisons pour le faire. Tout du moins ai-je réussi à m’en convaincre.

Alors pourquoi suis-je ici ? A errer dans les pires ruelles de Lorgol alors que je pourrais savourer le fait d’être en vie avec une bonne pinte et une jolie donzelle qui ne pourrait que succomber à mes charmes ? En réalité, je refuse de totalement l’admettre mais j’ai besoin de savoir qu’elle est en vie. J’ai besoin de me rassurer et de la voir plantée devant moi, avec son petit sourire narquois qui me fait sortir de mes gonds. J’ai besoin d’être sûr qu’elle a survécu à ce cauchemar qu’a été la journée des Anciens et qu’elle n’est ni blessée ni trop marquée par les évènements. Que l’on soit bien d’accord, je n’ai nulle envie de lui adresser la parole ou de la prendre dans mes bras. Rien de tout cela évidemment. C’est juste que je n’arrive pas à concevoir un monde sans l’existence de cette petite idiote.

Mais, impossible de la trouver. Cela fait des heures que je marche, que j’essaie vaguement de la trouver parmi tous ces pouilleux inutiles avec lesquels elle s’entendait si bien naguère et je commence à être particulièrement agacé d’être bredouille. Elle aurait pu se précipiter à ma rencontre, avant même que je songe à la chercher non ? Ce serait le minimum. Mais non, bien entendu, c’est encore à moi de la chercher. Comme je devais le faire quand nous étions jeunes, avec la même absence de réussite soit dit en passant. Heureusement, je ne compte pas le moins du monde rassurer nos parents, ce serait un détour qui me déplairait tout particulièrement, en plus du reste en tout cas. Je soupire longuement, ignorant royalement la bande de gamins qui commencent à tourner autour de moi. Alors que je devrais leur demander, je suis sûr qu’ils sauraient eux. Je commence à me dire que je vais abandonner et tant pis, quand j’enfonce mes mains dans mes poches.

Pour les retrouver vides. Je suis sûr que j’avais une bourse pleine de fleurons il y a quelques instants à peine. Et j’entends les enfants éclater de rire alors qu’ils commencent à courir dans les ruelles. « Sales petits monstres ! Revenez ici tout de suite ! » Je commence à les suivre, à tenter tout du moins. Et voilà que je me perds dans ces fichues ruelles, entendant leur rire qui résonne contre les murs, leurs pas qui claquent sur le pavé. Parfois je les vois, parfois ils disparaissent et pour un peu, j’aurais l’impression d’avoir à faire à des fantômes. Mais je ne m’arrête pas. Je sais être aussi têtu qu’eux, voire plus. Ils lâcheront l’affaire avant moi, ils n’ont juste pas conscience qui ils ont eu la stupidité de voler. Et c’est comme ça que je finis par plaquer l’un d’eux contre un mur, le tenant par le col de la chemise alors que nous sommes tous les deux à bout de souffle. « Je te tiens. Rends-moi mon argent ou tu vas t’en mordre les doigts ! » Le sourire qu’il m’adresse me donne envie de le gifler et je le soulève un peu plus haut, jusqu’à ce qu’il se retrouve sur la pointe des pieds. « Tu crois vraiment que je plaisante et que je vais me laisser faire par des gamins comme vous ? J’ai l’air de trouver ça drôle ? » Il hoche la tête, gardant toujours cet air effronté alors que je sens la colère monter d’un cran. Par tous les dieux, il ressemble tellement à Maelys en cet instant que j’ai l’impression de me retrouver des années en arrière, sans bien comprendre comment. Et sans retrouver mon argent, ce qui est presque pire que d’avoir cette sensation d’être pris pour un idiot par un gamin haut comme trois pommes et demie.

 
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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptySam 9 Déc - 20:33

Je suis sortie de l’Académie dans un état second, couverte de sang des pieds à la tête. Du sang de la meute de la Chasse Sauvage. Du sang des autres, ceux qui ont survécu ou en sont morts. Du sang… D’Aïfa, même si celui-là est invisible. Son dernier héritage, Tonnerre,  n’a pas quitté ma main. De l’autre, je maintiens Vesper en sale état, logé dans une écharpe que j’ai grossièrement attachée autour de moi pour le maintenir. Le pauvre a sûrement eu quelques côtes brisées, s’il ne s’est pas déboité quelque chose, sous la puissance du choc. Il s’est battu vaillamment, comme un glouton face à un ours, sans peur et avec toute l’agressivité dont il est capable.

J’entends au loin un râle, un cri de désespoir, plus puissant que les autres qui m’environnent. C’est la dragonne, Malfurie, qui hurle sa rage, sa haine et sa rancœur. Elle est là, juste dans la cour, les derniers chiens noirs ayant disparus de son champ de vision. Un frisson me parcourt l’échine, tandis que je m’avance vers elle. Même si le lien est coupé, un écho de sa propre souffrance vibre en moi. Il n’est qu’un pâle reflet en comparaison, elle qui a été sa monture pendant des siècles. Elle est toujours aussi étincelante d’or, mais ses écailles se sont couvertes de carmin sur son poitrail, ses pattes griffues et sa gueule imposante. Elle tourne son long cou dans ma direction, son regard de braise rivé sur moi.

Je cours, aussitôt. J’ai besoin de ce contact, celui de ces écailles froides, comme d’un ancrage à cette réalité qui est désormais nôtre. Son souffle sent le souffre, comme celui de Mirage. Il parcourt ma main gelée par le froid et la mort, qui entoure ses naseaux. Tonnerre est retombée à côté, dans un bruit lourd, et le grondement de Malfurie me rappelle presque le son de la masse du Pion Noir, quand elle fauchait ses ennemis. Je suis orpheline, maintenant. L’esprit séculaire vibre dans mes pensées, et un sillage de larmes se trace au travers de mon visage. Je voudrais lui dire qu’elle m’a encore, moi, mais je serais bien peu de choses pour elle, rien qu’un fragment d’une ancienne existence qui en a duré tant d’autres auparavant. Et ses paroles évoquent en moi un autre souvenir… Celui d’un frère, tant haï, mais qui a peut-être bien succombé à la Chasse Sauvage. Je l’ai perdu de vue presque immédiatement, quand les lumières se sont éteintes. Je dois le retrouver.

Malfurie lit dans mon esprit comme dans un livre ouvert, pensées à peine formulées mais bien vite comprises. Que vas-tu faire, maintenant ? Ses yeux s’étrécissent, puis elle détourne son regard de moi pour fixer le lointain. Etancher ma soif de vengeance. Je le savais déjà, au fond de moi. La dragonne avait déjà tant de rage en elle, et bien plus encore maintenant. Je vais traquer la Chasse Sauvage, où qu’ils se rendent. Je ne serais pas loin derrière eux. M’accompagneras-tu, petit Pion ? Je récupère Tonnerre au sol, et la fixe avec une résolution chancelante. Non, Malfurie. Mais je n’oublierais pas, je n’oublierais rien. Un ultime regard échangé, comme un au revoir, avant qu’elle ne disparaisse dans un vol rageur, étoile sanglante dans des cieux noirs.

C’est étrange. Je les ai toujours entendues dans ton esprit… Nous ne sommes plus que tous les trois. Heureusement qu’ils sont encore là, Mirage et Vesper. Heureusement, car je n’aurais certainement pas supporté un silence total dans mon esprit. Malfurie et Aïfa m’ont vu grandir, ces dernières années, sous leur vigilance attentive. Elles m’ont rendue plus combative encore. Elles m’ont apprise que des causes méritaient d’être défendues, et que l’on pouvait compter sur les autres. J’ai pris d’un pas rapide la direction de Lorgol même, pour retrouver ces ruelles si familières. J’espérais secrètement retrouver Mélodie, petit Fou Blanc. En d’autres circonstances, j’aurais volontiers ri avec elle de ce que nous étions chacune devenue. Nous avions toutes les deux empruntés des voies bien différentes, et au fond de nous… N’étions-nous pas restées les mêmes, au point de partager des convictions si similaires ?

Je ralentis le pas, à entendre des éclats de voix non loin, alors que l’ambiance dans la Ville-Basse s’est faite étrange. Ils se terrent, méfiants, après les événements de l’Académie. J’entends murmurer sur mon chemin, mais ce sont les oreilles de Vesper qui captent le mieux les murmures. Pion Noir. Championne de Lagrance, de Gustave. Je commence à avoir bien des titres, pas tous agréables à porter, et certains même assez contradictoires. Marcher au grand jour, avec la masse d’Aïfa jetée nonchalamment sur mon épaule, est comme une discordance. Mais il est inutile de me cacher maintenant… L’Ordre sera bien vite avisé de mon statut d’écrin, et prendra ses dispositions. Il ne faudra pas que je m’attarde plus que nécessaire à Lorgol. Je connais bien ceux qui errent dans l’ombre, assez pour savoir qu’ils risqueraient de tenter un sale coup, parce que je suis devenue un des symboles que certains voudraient voir chuter. Chuter encore plus bas que nous l’avons déjà fait, en cette funeste soirée.

Mais dans l’immédiat, personne ne tente de m’approcher, ni de me barrer la route. Il n’y a bien que les gamins des rues pour être assez inconscient pour jouer dans mes pattes. Ils parviennent presque à m’arracher un sourire, mais mon expression se fige quand je l’aperçois enfin. Lui. Je ne le cherchais même plus, à force. « Lâche-le. » J’ai employé un ton sans appel, alors que quelque chose grondait au fond de moi, quelque chose comme une fillette qui arpentait ses ruelles, et qui avait ce même air farouche à lui opposer. Je me rends compte, au fond, qu’aucun de nous deux n’a changé. Il a cette même colère, cette même amertume, qui lui dicte sa conduite. J’attends qu’il le lâche avant d’avoir à le forcer à le faire. Il n’est même pas question de ce gamin, mais que de ce rapport de force entre nous deux, qui a toujours eu lieu. Je ne pense pas qu’il fera beaucoup d’histoires, à me voir dans cet état, comme un revenant de rouge et de noir, avec les yeux brillants de Vesper braqués sur lui, la bête aux poils rêches et aux yeux aussi noirs, et cette masse qu’il peinera peut-être à reconnaître, s’il n’a pas pris la peine d’écouter les rumeurs. Je lâche, dans un soupir, empreint d’une certaine nostalgie, autant que d’une grande lassitude, d’une tristesse et d’une rage qui le disputent au soulagement de le voir : « Ca faisait longtemps, Bastien. »
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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptyLun 11 Déc - 15:26

Je ne suis pas en colère. Je ne le suis que très rarement. Cela implique de perdre mon calme et, le plus souvent, de m’abaisser à me laisser influencer par les gens qui m’entourent. Ce qui est, en général, une idée particulièrement mauvaise. Lorsqu’on se laisse influencer, on perd généralement le cap, on oublie ses objectifs et, pire encore, on peut même changer d’avis. Alors, j’évite ce genre de désagréments autant que possible. Sans compter que les gens en colère ont généralement une tête affreuse. Donc, là, tout de suite, je ne suis pas en colère. Je suis juste passablement agacé. De ne pas trouver Maelys, de ne pas être capable de repartir d’ici sans m’être assuré qu’elle va bien, de ne pas comprendre ce qui s’est passé à l’Académie, et j’en passe et des meilleures. Sans compter sur ces fichus gamins qui n’ont rien trouvé de mieux que de me faire les poches. Point positif, cela doit vouloir dire que je n’ai plus l’air d’un pouilleux. En réalité, je ne sais pas vraiment si c’est quelque chose que je devrais remarquer. Passons.

D’autant que, à défaut de pouvoir sermonner ma cadette, je me retrouve à plaquer contre le mur d’une ruelle pour le moins sordide un garnement qui se contente de rire. Comme si je n’étais pas dangereux, comme si je n’allais pas mettre les menaces qui me viennent à l’esprit à exécution. Certes, c’est le cas, mais il n’est pas supposé le deviner par tous les dieux ! Parce que je dois tout de même reconnaitre qu’ils sont doués. Et arrogants. Une combinaison qui, au fin fond de mon être, ne me déplait pas complètement. Pour autant, je ne vais pas me laisser faire. Sauf que, bien évidemment, tout ne se passe pas vraiment que je l’avais imaginé. Je me fige en entendant cette voix si familière. Je suis venu pour l’entendre mais, en deux mots à peine, elle réussit à m’agacer. Comme toujours. Je me retourne, sans lâcher le garnement, lui jetant un regard noir. Avant que mes yeux ne s’arrondissent quelque peu sous l’effet de la surprise. Je vous ai dit que je n’aimais pas les surprises ? C’est un peu comme la colère, c’est un coup à vous prendre des revers de fortune et à vous retrouver à la tête d’un bateau pirate ou quelque chose de tout aussi improbable sans avoir eu le temps de dire ouf. En temps normal, j’aurais probablement cherché le rapport de force, par principe. Mais sa mine me surprend tellement que je finis par relâcher le col du gamin qui se frotte le cou avec une grimace. « Tire-toi le môme. Et que je ne te reprenne pas les mains dans mes poches. » Le gamin se fend d’un clin d’œil, me lance une bourse vide avec un rire avant de disparaitre dans les bas-fonds de la ville. Je lève les yeux au ciel avant de me retourner sur ma sœur.

« Bonjour Maelys. » Bien. C’est clair, concis, neutre. Parfait donc. Ou pas, nous sommes bien d’accord. J’ai du mal à ne pas la dévisager et encore moins à ne pas prêter attention à tout ce qui a changé chez elle. Et je souffle, avec un sourire en coin. « Je n’ai pas encore décidé ce qui m’étonne le plus. Cette bestiole à poils, cette arme qui a l’air de peser trois fois plus lourd que toi ou cette coupe de cheveux improbable. » Je baisse les yeux pour examiner le Familier à la mine aussi revêche que sa maitresse, ignorant superbement la vague de soulagement que j’éprouve alors qu’elle n’est pas blessée ou traumatisée. En tout cas, si elle l’est, elle ne l’est pas suffisamment pour être incapable de parler. Je plisse des yeux alors que je reporte mon attention sur elle, reconnaissant sans trop de mal la lourde masse. Mon cerveau ne fait qu’un tour, entre les rumeurs sur la Rose écarlate que j’ai entendus depuis l’attaque et je reprends, sans même chercher à masquer une certaine amertume, sans même être sûr que j’ai entièrement raison. « Ecrin en plus du reste ? Tant de qualités en une seule personne, c’est impressionnant. » Je secoue la tête, retrouvant mon allant habituel. « Tu m’as l’air entière. Tu n’as pas été blessée dans l’attaque ? » Je devrais peut-être prendre un air déçu, ne serait-ce que pour coller à l’image qu’elle a de moi et que je cultive avec tout l’amour fraternel dont je suis capable.


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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptyDim 7 Jan - 17:46

J’ai finalement ce sourire satisfait, à voir le petit effet que je produis toujours auprès de lui. Il prend la sage décision de relâcher le gamin des rues, qui déguerpit aussitôt, son larcin commis presque impunément par mon intervention. C’est à constater de la surprise de mon frère, qu’il m’apparaît plus clairement l’impression générale que je dois rendre. Je n’ai pas vraiment eu le temps de me soucier de prendre une douche, de recoudre mes vêtements… Et encore moins les moyens de dissimuler cette arme légendaire. A quoi bon ? Ils étaient déjà une bonne dizaine à nous avoir vus nous élancer contre la horde sauvage, avec les armes de la Rose Ecarlate en main, et certainement tout autant à avoir aperçu les voiles noirs recouvrir mon visage. C’était seulement dérangeant d’être reconnue en tant que telle seulement lorsqu’Aïfa nous avait définitivement quittés.

Je pousse un soupir las, à secouer lentement la tête. « Bonjour, Bastien. » Je suis prête à me détourner, sur ces politesses, comme il l’a fait lors de la cérémonie, à l’Académie. Ce petit con a disparu soudainement quand les lumières se sont éteintes… Et ce serait sans doute la rencontre la plus calme et agréable que nous ayons eu, non ? Il me suffisait de le savoir en vie, bien portant, après tout. Je n’ai pas besoin de l’entendre, pas maintenant. Je n’ai pas pris le temps de souffler une seule seconde, et une joute verbale avec mon frère maintenant risquerait de mettre rudement mes nerfs à l’épreuve.

Je lui tourne déjà le dos, à lancer un regard en arrière, quelque peu surprise. « Quoi ? » Comment ça, ma coupe de cheveux ? J’ai une moue contrite en réponse. Vesper nous observe tour à tour. Non, pas un mot. Je plisse les yeux, en une mimique si semblable à celle de mon frère, quand il se départit de ses remarques désobligeantes. J’ai un sourire en coin, alors qu’il vient d’additionner et de sauter à la conclusion. Ecrin, oui. Je lâche sur un ton ironique et moqueur, en marchant à nouveau vers lui : « Perspicace. » J’ai même un bref rire, quand il se sent obligé de mentionner mes nombreuses qualités. La situation se prêterait peu à pavaner, mais c’est Bastien en face de moi. Je m’arrête à sa hauteur pour le défier du regard, malgré ma petite taille. « Jaloux que la Rose Ecarlate m’ait choisie peut-être ? » Je marque un silence, le regard toujours plissé. Je lui aurais glissé une remarque bien sentie en temps normal, mais il n’y a que cette lassitude qui revient, à lâcher dans un soupir : « Mais si ça te rassure... Elle est morte. Elle s’est sacrifiée pour sauver vos fesses. » Aïfa n’est plus. Ce silence dans mon esprit, qui heureusement n’est pas total. « Cette masse n’est qu’un héritage. » Je la laisse retomber à ses pieds, si lourdement qu’elle en fend les pavés, et lui aurait certainement broyé les pieds s’il était un peu plus près…

J’hausse les épaules, quand il me demande si je suis blessée. Attends… Quoi ? J’ai bien entendu ? Je lui rends un regard perplexe. « Tu ne t’inquiéterais pas pour moi, quand même ? » J’ai un rire désabusé, avant de m’interrompre subitement alors qu’il n’a pas l’air de… De quoi que ce soit, en fait. « Des ecchymoses, rien de plus. J'ai eu de la chance, les combats étaient sacrément violents. Vesper est en plus sale état que moi. Vesper, c’est lui. » Je désigne du menton le carcajou logé dans l’écharpe, qui bouge à peine, mais émet une pensée pourtant claire vers mon frère. On a repoussé la Chasse Sauvage. Les chiens noirs… Tu les as vus ? « Je peux savoir où tu étais, au juste ? »
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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptyJeu 25 Jan - 8:38

Si elle pouvait imaginer à quel point je déteste voir qu’elle arrive encore à avoir de l’influence sur moi, je pense qu’elle pourrait exploser de satisfaction. A la réflexion, voilà qui pourrait être une façon comme une autre de me débarrasser d’elle et de son petit sourire arrogant. J’ignore évidemment soigneusement cette part de moi qui ne souhaite pas que ma cadette disparaisse de la surface de la terre, trop occupé que je suis à pester parce qu’elle continue de me donner des ordres. Et, pire encore, que je me vois obtempérer sans vraiment montrer quelque opposition.

Evidemment, elle fait preuve d’une joie incommensurable à l’idée de croiser mon chemin. Mais elle cache bien son jeu et arriverait presque à faire croire que je l’agace. Ce qui n’est, bien entendu, jamais mon genre. Mais, tout de même, elle ne va pas me tourner le dos et partir comme ça, sans que j’aie le temps de… de quoi au juste ? De m’assurer qu’elle va bien ? Voilà bien quelque chose que je ne risque pas de dire à haute voix mais… oui, il faut bien que je le reconnaisse, j’ai besoin de savoir qu’elle s’est sortie de toutes ces histoires sans trop de dommages. Pourquoi ? Je refuse de répondre à cette question et même d’y songer. Savoir que j’ai besoin de m’assurer de son état est déjà bien assez difficile à admettre sans y rajouter ce genre de considérations qui ne mènera de toute façon à rien. Au moins, elle ne me tourne le dos que quelques instants. Le peu de mots que j’ai prononcés réussissent à capter son attention et je me fends d’un sourire à sa moue surprise. « Tu ne m’avais pas donné l’impression d’être devenue sourde. Tu veux que je répète peut-être ? »

Et là, elle plisse les yeux. Pour quelqu’un d’extérieur, qui ne saurait rien de nous, je suppose qu’il y aurait un air de famille passablement impressionnant en cet instant précis. Difficile de renier que cette sale mioche est ma sœur. Malgré tout ce qui a pu se passer. J’ai un haussement d’épaules quand elle me dit perspicace et je lâche, d’un ton moqueur. « A croire que ça t’étonne petite sœur. » J’ai bien entendu insisté sur le petite, même si mon sourire se fane quelque peu au reste de ses propos. « Jaloux ? Pas le moins du monde. Je n’ai pas besoin de ce genre d’artifices pour arriver à mes fins. » Je la fixe, curieux de voir qu’elle semble plus fatiguée qu’autre chose et, à sa remarque, je laisse moi-même filer un silence, non sans jeter un coup d’œil à cette masse monstrueuse. « Nos fesses ? Je risque de m’avancer, mais les tiennes étaient comprises dans le lot non ? Et je n’ai personnellement rien demandé. » J’arque un sourcil en voyant la masse retomber à quelques centimètres à peine de mes pieds. Bien. J’ai compris le message. Pour autant, je n’apprécie pas vraiment sa façon de faire. Enfin, ça se saurait depuis le temps si chacun de ses gestes ne m’agaçait pas prodigieusement. A croire qu’elle a un véritable don pour ça.

J’ai un ricanement à sa question et je hausse les épaules, en parfait miroir, sans même m’en rendre compte. Avant de rétorquer, un rien désabusé. « M’inquiéter ? Jamais de la vie. Mais s’il t’arrive quelque chose, je serais probablement contraint de l’annoncer à notre famille et donc, d’en croiser les membres qui ont le malheur de la composer. Et voilà bien quelque chose dont je me passerais bien volontiers. » Je sais, l’excuse ne vaut pas un clou. Mais je préfère ça que de reconnaitre que, d’une façon ou d’une autre, elle a peut-être éventuellement raison. Je la dévisage rapidement, comme pour m’assurer qu’elle dit vrai et qu’elle n’a rien de plus que quelques bleus et des bosses. « Tu as la tête dure, ce n’est pas ça qui t’empêchera de continuer à rendre la vie de tout le monde impossible. » Et j’ai un regard curieux en direction du dit Vesper qui n’a effectivement pas l’air au mieux de sa forme. Je sursaute à sa question et je plisse des yeux dans sa direction avant de souffler, pensif. « Je n’ai pas vu les chiens noirs boule de poils. Mais j’ai entendu des trucs. Sur les cavaliers. Et vous ? Vous avez vu les chiens et … le reste ? » Je me frotte la nuque à sa question avant de hausser de nouveau une épaule. « Pourquoi tu veux savoir ça ? Pour m’accuser de ne pas être resté défendre des gens à qui rien ne me lie ? »


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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptyDim 4 Fév - 20:19

J’ai envie de l’étrangler, là, de suite. C’est puni par la Loi, de tuer son frère, tu sais. Arrête… J’ai des circonstances atténuantes. Vesper dévoile en partie ses crocs, dans un rictus amusé, plus proche de l’humain que de l’animal. J’aurais mieux fait de continuer ma route, sans plus lui répondre, plutôt que de lui faire le plaisir de me retourner pour rétorquer. Sauf que… C’est plus fort que moi. J’ai toujours eu envie de le frapper, de mes petits poings à l’époque, alors qu’il se pensait capable de m’imposer quoi que ce soit. Je l’ai bien souvent détrompé. Et surtout, il a rarement eu le dernier mot, cet imbécile. Je suis plus butée que lui, même s’il n’est pas mal dans son genre. « J’ai surtout pas envie de t’entendre. » Voilà que mes mauvaises manières reviennent, portées par mon accent bassois.

Il ne peut pas la fermer deux minutes ? Chaque parole qui passe ses lèvres m’exaspère un peu plus. Il me donne envie de me hausser sur les pieds, pour qu’il arrête de me rabaisser, alors que ça serait pire encore. Je préfère manquer d’écraser les siens de ma masse, comme un avertissement muet. « Putain, Bastien ! Tu crois que j’ai demandé tout ce qui m’arrive, depuis ce début de soirée désastreux ? A chaque fois que je suis conviée à une fête, ça dégénère. Le Destin se fout de ma gueule, et encore plus à te mettre toi sur mon chemin. J’ai failli me faire bouffer le bras par un de ces roquets. La Rose Ecarlate n’est plus, tu comprends ? C’était la pire soirée de ma vie, et je suis au regret de te dire que ce n’est pas seulement parce que tu y étais. » J’ai envie de lui en mettre une, vraiment, à l’entendre ricaner. Il a gagné. Il a réussi à m’agacer, comme à chaque fois. Je ne me suis même pas rendu compte que je commençais à crier. Les quelques rares Lorgois assez audacieux pour quitter leur foyer s’arrêtent, interloqués, ou accélèrent aussitôt le pas.

Je me fige, quand il commence à me parler de la famille, notre famille. Je n’ai pas revu Bastien depuis de longues années, parce qu’il a subitement décidé de tout plaquer et de laisser ma sœur aînée tenter seule de reprendre les affaires. Je ne sais pas quelle mouche a pu le piquer, lui qui me bassinait toujours après la famille, à me reprocher mes absences, et même mon départ. Je suis mal placée pour lui demander des comptes… Et j’ai toujours eu l’impression de ne pas vraiment le connaître, encore moins le comprendre. Mais Bastien est quelqu’un qui en veut, et je ne le verrais pas s’enfuir, en lâche, à baisser les bras. Lui comme moi avons toujours été des acharnés qui préféraient se ramasser plutôt que d’avouer qu’ils ont eu tort. Alors je le lâche, de but en blanc : « Pourquoi t’es parti ? » Rien d’autres. Il va m’envoyer bouler. Il va le faire, en me rappelant qu’il ne me doit aucun compte. Je le connais peut-être plus que je ne le pense.

Il me dévisage, quand j’en fais de même, à guetter sa réaction, à chercher ces moindres détails qui font que, c’est toujours Bastien, après que les années nous aient séparées. C’est vrai que je le voyais plus grand dans mon souvenir. Je fronce les sourcils. « T’as raison. Je suis comme de la mauvaise herbe. » Un peu plus, et ça aurait presque sonné comme un compliment. Il est bien plus réceptif, quand c’est Vesper qui lui parle directement. Lui le fait sans doute avec moins d’animosité que moi, parce que même si nous avons le même vécu, Bastien ne faisait pas partie à proprement parlé de son existence. Je lui ai mordu le museau. Vesper montre sa rangée de crocs impressionnantes, presque dérangeantes, avec un brin de fierté. Oui, on les a vus de près. Les cavaliers… Non. Je me demandais où ils étaient passés, après qu’on les ait repoussés. « Il ne sait rien, Vesper. Il s’est enfui à la première occasion. » J’en suis autant irritée que soulagée, si bien que sa question me surprend. J’ouvre de grands yeux, alors qu’il a perçu l’accusation dans mes paroles, mais l’a interprété bien autrement. Je suis tellement lasse, et pourtant, il arrive sans mal à éveiller cette petite flamme, celle d’une petite sauvageonne qui avait l’habitude de mordre et de se battre, et qui détestait tellement sa famille. « Parce que tu m’as laissé derrière, sans un mot ni un regard ! » Je lui envoie mon poing contre le torse, avec bien plus de force qu’à l’époque. « Parce que t’es qu’un petit con, Bastien ! » Parce que durant un instant, si infime, je me suis demandée ce que ça me ferait, de voir son nom parmi ceux des victimes. Et j’ai eu peur.
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Bastien Aigrépine
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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptyMer 7 Fév - 22:27

Je peux voir dans son regard cet éclat si semblable au mien. Pour quelqu'un qui s'est autant détaché de sa famille, elle restera toujours une Aigrépine, qu'elle le veuille ou non. L'espace d'une seconde, je me demande si quelqu'un est assez fou pour lui avoir demandé sa main. Et j'ai une prière muette pour ce pauvre inconscient avant de me focaliser de nouveau sur mon adorable cadette. Je croise les bras, mon sourire s'accentuant devant sa mine butée et je rétorque, dans un haussement d'épaules. "Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut entendre… ne me demande pas ce que ça veut vraiment dire, je trouvais juste que ça sonnait bien." J'arque un sourcil et je reprends, d'un ton toujours aussi narquois. "Tu as peur de ce que je pourrais dire alors ?" Ou elle s'en moque, ce qui est probablement la meilleure option. Mais elle ne me met guère en valeur. Alors je préfère la mienne, cela va sans dire.

Et voilà que je touche un point sensible. Bon, plein de points sensible semblerait-il. J'arque un sourcil alors qu'elle part dans une diatribe que je n'ose même pas interrompre, la fixant, la tête légèrement penchée sur le côté et les bras toujours croisés. Je dresse un index, comme pour répondre quelque chose, avant de finalement me décider à la laisser finir son monologue. "Alors, premier point, parce que je suis plus intéressant que le reste, je n'y étais pas tant que cela. Donc je me doutais bien que cette soirée n'était pas gâchée par ma brillante présence. Deuxième point, tu as vécu des années sans ta Rose là, pourquoi tu ne serais pas capable de le faire de nouveau ? Ne va pas me faire croire que tu peut être dépendante de qui que ce soit, je ne te croirais pas." Et j'ai un regard en direction de ses bras, comme pour m'assurer qu'elle n'a rien avant de sourire, comme si je m'en moquais totalement. Parce que je m'en moque, bien évidemment. "Tu m'as l'air bien en forme pour quelqu'un qui a manqué de se faire déchiqueter. Tu veux que je te plaigne peut-être ?"

Je ne sais même pas pourquoi j'évoque notre famille. Ce seul lien, si ténu, qui existe encore entre nous. Pour un peu, il suffirait d'un rien pour que ce qui subsiste encore disparaisse pour de bon. Et je ne sais pas si j'en ai envie ou pas. Si je veux couper tous les ponts avec cette petite idiote, ne plus jamais savoir ce qu'elle deviendrait. J'ai toujours trouvé moyen de le découvrir ces dernières années, d'une façon ou d'une autre et je ne peux pas m'avouer que je n'ai pas envie que cela s'arrête. Et je plisse des yeux à sa question, sortie de nulle part. Je laisse filer un silence avant de répondre, d'un ton plus neutre. "Parti d'où ? Sois plus précise quand tu veux des réponses à tes questions." Je ne peux quand même pas m'empêcher de laisser échapper un ricanement quand elle dit être de la mauvaise herbe. Et je lâche, non sans une certaine amertume. "Parait que c'est de famille ça." On ne peut rien y faire, ça nous collera à la peau, quelle que soit la façon dont on pourra bien s'élever. Mais, j'ai beau en avoir parfaitement conscience, hors de question de m'arrêter à ça. Ce n'est pas mes origines qui m'empêcheront de faire ce que je veux.

Je fixe tout de même le Familier de ma sœur et j'ai un sourire plus franc à ses propos. "Bien joué boule de poils. Je parie que tu leur as refilé la rage. Impressionnantes les dents en tout cas." J'ai même un léger sifflement admiratif alors qu'il parle des cavaliers et que, dans mon esprit, j'ai les images d'Ortie qui me montrent des animaux atteints de la rage. Hum, ce serait gênant, j'avoue. "J'ai entendu des rumeurs dans les rues. Et je les ai vus partir au loin. Vous savez ce qui s'est passé depuis ?" Je plisse des yeux à sa réaction, accusant le coup, au sens propre comme au sens figuré. J'aurais du le prévoir pourtant, elle n'a pas tant changé que ça. Qu'elle crie, ça ne me surprend pas plus que ça. Mais j'ai quand même un mouvement de recul quand elle me frappe avant de répondre, sur le même ton qu'elle. "Et pourquoi tu crois que je me balade dans les rues là, tout de suite ? Pour le plaisir de me faire détrousser ou égorger ? Je te cherche depuis des heures ! Et pour quel résultat ? Pour que tu te comportes comme toujours, comme une sale petite conne qui m'a jugé à la seconde ou elle m'a vu !" Je me frotte le torse avec une grimace, avant de laisser filer un ricanement mauvais. "Et pas la peine de t'enflammer sur les mots doux soeurette, je sais que je suis un petit con."


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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptySam 17 Fév - 18:46

J’ai horreur de cette expression suffisante, du grand frère qui se croit meilleur que moi, alors qu’il n’est qu’un raté. J’aimerais bien lui faire ravaler ce sourire, et ne plus avoir à entendre ce ton narquois qui me donne surtout envie de le frapper. Je souffle, avec dédain, alors qu’il me balance sa citation toute faite au visage. Moi, peur de ce qu’il pourrait me dire ? A d’autres… « Tu te donnes vraiment trop d’importance, Bastien. »

Comment fait-il pour toujours à ce point m’agacer ? Ou alors, ce n’est pas seulement moi. J’ai envie de lui attraper cet index qu’il pointe pour le tordre. Je lève les yeux au ciel, à l’entendre… Il ne se prend pas pour de la merde, celui-là. Ton langage, ma petite… Ca va, sérieusement. Qu’il aille se faire foutre aussi. Chassez le naturel, il revient au galop. Toi aussi, tu t’y mets avec des citations pourries ? Mais dans ce discours narcissique, je suis presque étonnée de noter un semblant de lucidité. Je marque un temps d’arrêt, à le détailler d’un air perplexe. Vivre… Sans Aïfa ? Oui. Je ne la connais que depuis quelques années, mais… « Qu’est-ce que tu peux comprendre, toi, à ce lien ? Elle n’était pas seulement une arme, un étendard, une pièce… Elle était bien plus que ça. Elle était constamment avec moi, à me chuchoter à l’esprit. Tu serais pas capable de comprendre ce que ça peut faire, c’est comme si elle était une partie de moi, un fragment, comme Mirage et Vesper le sont devenus. Tu crois vraiment me connaître, Bastien ? Je ne suis plus la petite gamine des rues que tu as connue. » Durant l’espace d’une seconde, ses paroles ont sonnées comme un conseil avisé, presque comme un compliment, avant qu’il ne poursuive sur ce même ton moqueur qui m’insupporte. Il faut croire que, même maintenant, une part de moi ne veut admettre qu’il est un cas désespéré. « Je sais bien que ça t'intéresse pas, te donne pas trop de mal. » Que ce soit de mon état de santé, ou de mes états d’âme. J’aurais envie de m’écrouler, de crier, de pleurer… Qu’il me donnerait simplement l’envie de le frapper. J’ai encore la rage, envers eux, envers lui. Je ne lui donnerais pas la satisfaction de me contempler dans un accès de faiblesse.

Alors, je me raccroche à cette colère qui gronde en moi, qui réclame justice. Je ne suis pas mécontente de l’avoir surprise avec mes interrogations abruptes, même si ce n’était pas l’intérêt principal. « Pourquoi t’es parti de Lorgol ? Pourquoi tu les as laissés ? C’est toi qui m’as toujours bassiné qu’il fallait être là pour la famille, et voilà que tu disparais du jour au lendemain sans plus de donner de nouvelles. » Je mime le vent, dans un souffle et un mouvement de main, avant de lui sourire avec ironie. Elles sont où, toutes ses bonnes résolutions qu’il me balançait au visage, hein ? Je l’imite, sur un ton subitement moqueur : « Allez, Maelys… Rentre à la maison, va aider maman s’il te plaît. Sois une gentille fille… Maelys, pourquoi t’es jamais là ? » Je reprends d’une voix incisive : « Pourquoi t’es jamais là, hein Bastien ? »

Je l’aime bien, moi. Une grimace m’échappe, mauvaise, quand Vesper me coupe. Je lève les yeux au ciel, dépitée. C’est uniquement parce qu’il vient de lui faire un compliment sur son sourire ravageur… Dans le sens littéral du terme. Je reprends momentanément mon sérieux, alors qu’il lâche la première information utile depuis que nos routes se sont croisées. « Non. Ils ont tout simplement disparus. Je saurais pas dire… On les a repoussés, mais pour combien de temps ? » Je ne suis pas certaine que ça le préoccupe vraiment, avant que… Je me fige, sous le coup de la surprise, à le détailler comme si une seconde tête venait de lui pousser. Il me cherchait ? Depuis des heures ? Il n’est pas sérieux… Je plisse le regard, sur le point de le frapper à nouveau, quand il se permet de m’insulter. J’ai un moment d’hésitation, de flottement. Je me raccroche plus fermement à cette colère. « Arrête de raconter n’importe quoi ! Pourquoi tu me chercherais ?! Ca fait des années que t’as disparu, que t’en as plus rien à foutre ! »
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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptyDim 18 Fév - 15:00

On pourrait dire que j’ai l’esprit de contradiction. Je ne sais pas si c’est en général mais en tout cas, j’ai le sentiment que ce qualificatif me concernant est exacerbé quand je suis face à Maelys. Quand bien même je ne l’avais pas vraiment croisée de la sorte depuis bien longtemps. Et c’est peut-être pour ça que je souffle, avec un sourire amusé. « Il faut bien que je m’en donne… qui d’autre le ferait à ma place sinon ? Les gens sont bien trop occupés à baiser les pieds des gens qui détiennent déjà le pouvoir... » Je ne plaisant qu’à moitié mais je suppose qu’elle le prendra mal comme le reste.

Je me fige un peu quand elle s’enflamme de nouveau avant de souffler, d’un ton plus sérieux, plus sec aussi. « Oh je ne suis qu’un idiot mais laisse-moi deviner… si je pouvais comprendre un tant soit peu ce que tu peux ressentir, je dirais qu’en partageant sa vie tu avais l’impression de ne pas ressentir simplement tes souvenirs mais aussi les siens. Et ses émotions. Et tu pouvais te sentir deux fois plus forte, juste parce qu’elle était là. Qu’il y a un lien qui s’était tissé au-delà des mots, au-delà du sang, au-delà de tout. Mais comme je sais que son Altesse Maelys Aigrépine pense qu’il n’y a qu’elle qui peut tisser des liens avec d’autres, je vais donc éviter de t’offenser et de faire croire que je pourrais peut-être éventuellement comprendre quelque chose donc. Après tout, c’est toi qu’on choisit. Tout le temps. » Amer ? Moi ? Si peu. Et comment peut-elle donc savoir ce qui peut m’intéresser ou non ? Elle s’en moque totalement, tant elle est focalisée sur sa propre petite personne. Et c’est moi l’égoïste qui ne se préoccupe de rien d’autre que de lui. Tu parles.

J’avoue, sa question me prend un peu au dépourvu. Plus que je ne l’aurais cru possible en réalité. Parce qu’elle soulève des souvenirs douloureux, que j’aimerais oublier. Que je m’efforce d’oublier tous les jours. « Pour ce que ça a servi que je te bassine tout le temps sur le fait que tu ne te souciais pas d’eux… pas de nous… Pourquoi j’aurais continué à faire des efforts vu que même l’enfant prodige s’en moquait totalement ? Alors que quoi que je pouvais faire, ce n’était jamais assez bien pour personne ? » Et j’ai un rire sans joie quand elle se met à m’imiter, quand elle utilise de nouveau ces paroles que j’ai pu prononcer il y a si longtemps déjà. J’y croyais. Vraiment. Et maintenant ? « Pourquoi être là quand on a pas besoin de ma présence ? T’as réponse à ça, toi qui as l’air de tout savoir ? » J’ai un bref regard en direction du Familier et mon sourire réapparaît, plus franc. « Je t’aime bien toi aussi. T’as l’air de savoir ce que tu fais. Tu plairais à Ortie. »

Je secoue la tête, fronçant les sourcils au reste de ses propos. « Tu crois vraiment qu’ils ont été repoussés ? Qu’ils ne sont pas plutôt partis faire… autre chose, maintenant qu’ils ont réussi à se débarrasser du danger le plus immédiat ? » Et qui pourra les arrêter de toute façon ? Enfin, pour le moment, je sais que ce n’est pas ma préoccupation première. Je grimace, sa colère se faisant de plus en plus palpable, alors que je prends une profonde inspiration. « C’est pas parce que toi, ça te viendrait jamais à l’idée, que c’est pas un truc que je pourrais faire. » Je réalise que ma voix est étonnamment calme par rapport à la sienne mais je sens mes poings se crisper. Et, d’un coup, j’explose. « Pourquoi je fais ça ?… mais … parce que tu es MA SOEUR bon sang ! Je sais, ça n’a aucune importance pour toi, ça fait des années que TOI tu n’en as rien à foutre, que toi t’as tissé des liens qui t’importent beaucoup plus et que je pourrais crever, ça te ferait au mieux sourire mais… bordel Maelys, arrête de faire comme si tu me connaissais par coeur. » Parce que moi-même, je ne me reconnais pas vraiment en cet instant précis. Alors comment pourrait-elle le faire elle ?


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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptySam 24 Fév - 22:08

Je lève les yeux au ciel, agacée, certainement comme à chaque fois qu’une parole franchit ses lèvres. Et il ne peut pas être sérieux deux minutes ? Visiblement si, il suffit de toucher un point sensible pour qu’il se braque. Je me sentirais presque pousser des ailes, surtout à l’entendre lui-même se traiter d’idiot, mais ce qu’il dit ensuite… Je ne sais pas. C’est bien trop authentique. Je l’observe un temps, quelque peu perturbée, alors qu’il décrit avec une justesse effrayante la relation que je peux entretenir avec mes partenaires qui se bousculaient dans mon esprit. « Et bien… Oui. Comment tu… ? » Je n’imagine pas le vide qui aurait pu naître, impossible à combler, si Vesper et Mirage n’étaient pas encore avec moi. Je n’imagine pas le silence dans l’esprit de certaines pièces, qui a dû se faire cruellement ressentir, alors qu’un compagnon bien plus ancien leur était arraché. J’ai cru le deviner, quand le Fou Noir s’est laissé retomber au sol, pour ne plus se relever. C’est la mission confiée par Aïfa qui m’a fait tenir jusque là… Et maintenant que la Chasse Sauvage est repoussée, cette intense lassitude aurait pu me laisser dans le plus puissant des désarrois. Sauf que… Bastien est là, et son arrogance me donne surtout l’envie de le frapper plutôt que de m’effondrer. Il ne le sait sans doute pas, mais c’est exactement ce qu’il me faut.

J’ai envie de l’écraser, comme une vulgaire punaise. La terre gronde sous ses pieds, d’une colère à peine contenue, la fissure provoquée par la masse s’étendant jusque sous ses pieds. Je relève le menton, et lâche d’un ton suffisant juste pour l’agacer davantage : « Maelys des Quatre Vents, s’il te plaît, c’est mon titre, pas votre Altesse. » Je secoue lentement la tête, à pousser un nouveau soupir. « Tu es vraiment ridicule, Bastien. Tu t’entends parler ? Si c’est pas précisément une crise de jalousie que tu me fais là… Et c’est toi le grand frère, l’exemplaire ? Laisse-moi rire. T’as jamais eu assez de cran pour faire quoi que ce soit de ta vie, et c’est bien ton problème, parce que j’ai choisi quoi faire de la mienne. Je me suis battue pour en arriver là. Et tu sais pourquoi ? Parce que je ne voulais plus rien à voir avec vous, avec votre échec dans lequel vous vous enfonciez ! » Tu vas trop loin, Maelys. Reste en dehors de ça.

Je voudrais bien m’en moquer totalement, comme il le dit si bien. En vérité, chacune de ces paroles assénées me rappellent uniquement à quel point ils sont devenus des étrangers pour moi. L’enfant prodige ? Je n’ai pas fait assez attention. Mon père a commencé à vendre des produits au nom de « l’Aigrépine » juste après le Tournoi des Trois Opales, pour profiter de ma renommée. Quand exactement Bastien est-il parti ? C’était bien avant encore. J’étais encore en formation, et l’envie ne me prenait pas bien souvent de rentrer à la maison au milieu de mes études. J’ai du mal à comprendre où il veut en venir. Je lâche un souffle ironique. « Tu vas pas me dire que t’es parti à cause de moi. Je n’étais même plus là. » Je ne crois même pas à ce que j’avance.

Vesper redresse une oreille, et se gargarise quand mon frère s’adresse directement à lui. Je sentirais presque sa joie, à se faire reconnaître, apprécier par un membre de la famille. Sa réaction me donne simplement envie de vomir. C’est qui, Ortie ? On n’en a rien à faire, non ? « On les a repoussés. Que ça t’étonne change pas les faits. » Il m’énerve, définitivement. Je lui rends un regard fulminant de rage, alors qu’il me traite à demi-mots d’égoïste. Bien sûr ! Et lui ? Il s’est bien gardé de donner la moindre nouvelle. J’aurais pu crever mille fois sur le front qu’il ne serait pas apparu par magie pour me sauver. Pour qui se prend-t-il ? « Je te signale que je risque ma vie tous les jours, alors ton numéro de grand frère protecteur… » Et je me fige, proprement soufflée, alors que sa propre colère explose en représailles. Je l’observe, abasourdie, me hurler dessus que je suis sa sœur… Sa sœur ! « Que… » Je fais un pas en arrière, déboussolée et… Honteuse. Parce que même si je voudrais lui crier que je ne suis pas comme ça, il a en partie raison. Combien de fois ai-je dit à Thomas qu’il était le frère que j’aurais rêvé d’avoir ? Pourtant, il n’est pas parfait non plus, mais… Je baisse la tête, à lever un regard brillant et chargé de rancœur vers Bastien. « T’as raison. Je te connais pas, et t’as rien d’un frère pour moi. » Je lui rends un sourire qui se veut suffisant, mais ressemble davantage à une grimace hésitante. « C’est bon. Je suis en vie. Alors, heureux ? T’as pu soulager ta conscience ? »
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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptyLun 26 Fév - 15:48

Je devrais garder mon calme, surtout devant elle. Mais comme toujours, d’aussi loin que je me souvienne, elle a le don de me faire sortir de mes gonds. Le pire ? C’est qu’elle a à peine besoin d’ouvrir la bouche pour faire ça. Il me suffit de penser à notre famille, à notre passé commun, à ce qu’elle est devenue pour que toute trace de bonne humeur disparaisse. Et le fait de l’avoir devant moi, juste sous mes yeux, n’aident en rien. C’est même tout le contraire en réalité. Je peux la voir lever les yeux au ciel, sentir un agacement semblable au mien qui ne fait qu’augmenter à mesure que nous parlons. Alors pourquoi je suis là ? Pourquoi je reste ? Ces questions résonnent dans mon esprit alors que je lui parle du lien si particulier qui peut unir un humain à l’animal qui a décidé de partager sa vie avec lui. Que ce soit son dragon, son Familier ou mon griffon, ça ne change pas grand-chose à une réalité que nous partageons. Sans eux, nous serions perdus. Je sens Ortie m’envoyer des images d’intense satisfaction à mes pensées et j’ai du mal à retenir un sourire, surtout aux propos de ma sœur. Je la fixe un instant, haussant une épaule avant de rétorquer, d’une voix plus douce. « Tu n’as pas une petite idée ? De la façon dont je peux savoir ça ? De la façon dont je peux connaitre ce sentiment que, sans eux, plus rien n’aurait de sens ? Que si on te les arrache tous, pour de bon, tu auras l’impression d’un vide que plus rien ne pourra combler. Quand bien même tu as parfois envie de lui arracher la tête et de la plumer, juste par principe. » Je me demande si elle a compris cette fois, ou si cette petite insolente va encore se dire qu’elle est la seule à vivre ce genre de choses, tant elle est supérieure au reste de la famille.

Je ferme les yeux un instant avant de me fendre d’une révérence devant elle quand elle me corrige sur son nom, agitant le poignet dans un moulinet on ne peut plus exagéré. « Toutes mes confuses Maelys des Quatre Vents. J’avais oublié que tu préférais ne plus accoler ton nom de famille à ton titre. » Et je me relève, penchant la tête sur le côté alors que j’ai un sourire narquois qui se dessine sur mes lèvres. « Encore une fois, tu parles sans savoir. Tu sais ce que je fais de ma vie ? Non, tu as décidé que je n’étais qu’un raté tout juste bon à écumer les tavernes, c’est ça ? Quand madame Maelys des Quatre Vents décidait que sa famille n’était pas assez bien pour elle, qu’elle ne voulait pas un boulet à se trainer. N’essaie même pas de me donner mauvaise conscience parce que je suis parti. Ce que tu as fait, c’est bien pire. » Et à ses paroles qu’elle finit par souffler, je rétorque avec une acidité que je n’arrive même pas à maitriser. « Toi non. Ton fantôme oui. Et autant dire que lutter contre ça, c’est mission impossible. » Je sens mes mâchoires ses contracter et j’inspire longuement, essayant de retrouver un semblant de calme.

Avant d’esquisser un sourire en direction du Familier. « Mon grif… » Et voilà qu’Ortie m’assène une image d’elle, une patte posée sur mon épaule, juste pour me rappeler qui appartient à qui. « … le grand et merveilleux griffon doté d’un égo surdimensionné qui m’a fait l’insigne privilège de m’accepter comme son cavalier. Mieux comme ça ? » L’image se brouille et je lève les yeux au ciel avant de reprendre, d’un ton plus sec. « Je ne suis pas étonné, je m’interroge. Comme tout le monde. Pourquoi avoir choisi cette soirée où nous étions tous invités par exemple et… bref… rien qui ne semble vraiment t’intéresser on dirait. » Je me contente de ricaner au reste de ses paroles et je lâche, avec un sourire en coin qui ne gagne pas mes yeux. « Pendant que moi, je fais du tricot. Evidemment. Toujours la grande Maelys qui se démène alors que les autres ne font rien… » Sauf que ça finit par éclater. Parce qu’elle me pousse à bout à se croire si supérieure à moi, parce qu’elle ne sait rien et, pire encore, ne veut rien savoir. Je la vois reculer d’un pas alors que je la fixe, le regard brillant de cette colère que je n’ai pas réussi à garder pour moi. Je finis par la pointer du doigt et par continuer, d’une voix un peu tremblante. « Et ça, c’est entièrement ta faute. » Je ne lui rends pas son sourire, le visage toujours aussi fermé et je finis par secouer la tête à sa question qui n’en est pas vraiment une. « Non. Mais j’imagine que tu te fous totalement de la réponse. Et ma conscience va très bien, t’en fais pas pour ça. »


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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptyJeu 1 Mar - 16:58

De… De la plumer ? Je reste bouche bée, interdite, à le détailler comme si une seconde tête venait de pousser à mon frère. Voltigeur. Mirage met un mot sur ce qui parvient si difficilement à se frayer un chemin dans mon esprit. Mon frère, un voltigeur ? « Impossible. » Ces mots m’échappent, niant la réalité, alors que je me recule précipitamment d’un pas en abandonnant sur place la masse de guerre d’Aïfa. La voix grondante de Mirage me fige. Il est l’ennemi maintenant ma petite. Et c’est bien pire que d’imaginer son frère comme un raté, qui écume les tavernes. J’aurais préféré qu’il me sert cette version de l’histoire, tout plutôt que ça.

Je l’entends bien, avec son petit air arrogant, et la surprise se teinte peu à peu d’une colère sourde. L’envie me prendrait de me saisir de la masse du Pion Noir pour le broyer proprement. « Qu’est-ce qui t’as pris ?! Pourquoi t’as fait ça ? » Je me contente de le repousser d’un poing rageur. « Tu croyais peut-être pouvoir oublier ton ancienne vie en Ibélène, en volant haut dans le ciel ? T’as dû être bien déçu, car peu importe où tu te rends… Ils te considéreront jamais comme un des leurs, tu seras seulement l’étranger, le lorgois… » Je sais très bien de quoi je parle. Rien n’était assez parfait pour eux, même pas cette Opale de Feu que j’ai ramené au péril de ma vie pour leur prouver ma valeur. Mais il y a sans doute plus que cette seule envie de s’extraire d’une condition de vie misérable, une raison qui fait moins écho aux miennes, qui me fait subitement douter qu’il soit réellement encore le frère qu’il prétend. « Et tout ça pour quelles raisons ? Si t’avais juste besoin d’une bonne excuse pour me tuer impunément, profite ! Mirage n’est même pas là. Je suis une cible facile, non ? Une ennemie d’Ibélène, une pièce de la Rose… Un magnifique trophée que tu pourrais ramener à ton Maréchal pour obtenir une belle promotion. Alors qu'est-ce que t’attends, hein ? »

Je m’empare de la masse qui marquait une démarcation nette entre lui et moi dans les dalles de Lorgol. Deux camps opposés, Ibélène contre Faërie. J’attends, camper sur mes appuis, alors qu’il me crache sa haine au visage autant que son mépris. Je mérite certainement les deux… Je me suis volontairement comportée comme il l’attendait, seulement pour le sortir de ses gonds. Le voilà, le visage que je m’attendais à voir, et il n’a rien du grand frère bienveillant.

Maelys ? On ne va pas se battre là, maintenant ? Le glouton s’agite dans l’écharpe, et avant même que je n’ai pu le retenir, se laisse retomber lourdement au sol malgré ses os cassés. Il s’aplatit au sol en grondant bassement, son regard noir braqué sur Bastien. Je sais que, peu importe ce qu’il peut se passer, ce qu’il peut dire, Vesper sera toujours prêt à se battre à mes côtés, même contre un membre de ma propre famille. Je sais qu’il n’approuve pas, mais la rancœur affichée de Bastien est suffisante. Il veut me faire payer, il est venu uniquement pour ça. Difficile de penser le contraire, à le voir me pointer du doigt, la voix tremblante sous le coup de la colère, à me désigner comme fautive… Et de quoi encore ? Je suis responsable de tous ces malheurs, à l’entendre. Il s’est contenté de vivre dans le passé, tout ce temps, moi qui commençais doucement à persuader qu’il a trouvé un avenir ailleurs. Oh… Il l’a fait, mais aujourd’hui, le voilà revenu pour régler ses comptes. La guerre change bien des hommes.
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Bastien Aigrépine
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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptyMar 6 Mar - 10:09

Est-ce qu’elle va enfin se décider à comprendre ? Pour ça, il faudrait qu’elle fasse l’effort de m’écouter réellement et de ne pas s’arrêter à l’image préconçue qu’elle a de moi. Et visiblement, c’est bien plus difficile qu’il n’y parait. Se remettre en question ne doit pas vraiment être quelque chose d’habituel chez elle, à croire qu’elle est bien trop arrogante pour ça. Mais finalement, je vois dans son regard que ça y est, elle a enfin compris. J’arque un sourcil au mot qui lui échappe et j’ai un sourire narquois avant de hausser une épaule. « En quoi ce serait impossible petite sœur ? C’est le moment où je te dis que je suis aussi diplômé de l’Académie ou ça aussi tu penses que je suis incapable de le faire ? »

Je croise les bras alors qu’elle me repousse une fois de plus, alors que je n’ai même pas fait de pas dans sa direction. « Pourquoi j’ai fait ça ? Tu veux vraiment savoir ou c’est juste pour la forme ? La réponse t’intéresse réellement ? » Et je me fige au reste de ses propos, plissant des yeux dans sa direction alors qu’elle parle d’oublier mon ancienne vie. « … ça c’est toi Maelys, ne nous confond pas. La vie que j’ai trouvée à Sombreciel me convient parfaitement. Ils m’ont accepté, même si ça a été… délicat. Mais j’ai des gens sur qui compter, tout étranger que je sois. » Bon, ce n’est pas entièrement vrai, mais peu importe. Après tout, elle se moque bien de la vérité, elle se contente d’énoncer des faits comme si c’était exactement ce que je devais penser.

La suite des évènements devrait me surprendre. Mais en réalité, ce n’est pas vraiment le cas. Je retiens un soupir alors qu’elle s’empare de la masse. Par réflexe, je pose ma main sur le pommeau de mon épée alors qu’Ortie m’envoie des images de bataille, sans bien comprendre le pourquoi du comment. Mais je ne bouge pas, la fixant avant de secouer la tête. « Si j’avais voulu te tuer, j’aurais déjà essayé. L’effet de surprise, tout ça. Je suis moins stupide que tu sembles le croire. Et oui, tu serais un magnifique trophée, je ne vais pas t’enlever ça. Surtout pour le… comment m’appelle-t-on déjà ? Ah oui, le tueur de mages. » J’ai un sourire sans joie, me demandant à quel point les gens vont vraiment finir par y croire. Et surtout, à quel point je vais le croire moi-même à force, alors que la colère qui m’a fait exploser retombe, à l’inverse de celle de Maelys qui ne fait que monter en pression. Ou alors, je la joue colère froide. En vérité, je ne sais pas trop, cette foutue petite sœur m’emplit de sentiments plus contradictoires les uns que les autres.

Je me masse la nuque à la question de Vesper et je secoue la tête dans sa direction, même s’il me gronde dessus. « J’en ai pas l’intention boule de poils. Lorgol reste un terrain neutre. Maintenant, si c’est ce que veut ton humaine, si elle a besoin d’une excuse pour me tuer, qu’elle le fasse, apparemment, elle en trouve toute seule et se fait des idées sans que j’ai besoin de dire quoi que ce soit. » Je détache mon ceinturon et je laisse tomber l’épée par terre avant d’ouvrir les bras et de fixer de nouveau ma sœur. « Vas-y, fais-toi plaisir. Si c’est vraiment ce que tu veux. Tu seras débarrassée de moi pour de bon. Mais ce sera TON choix Maelys. Pas le mien. Et tu devras l’assumer. Si tu en es capable. » Parce que je ne suis pas venu là pour ça. J’ai beau essayer de me persuader que ça pourrait être une des options, je sais bien que non. Je n’ai jamais eu envie de lui faire vraiment du mal. De lui en coller une, voire deux, possible. Mais la tuer ? Un monde où il n’y aurait pas cette petite peste de Maelys ? Impossible. Enfin, ce n’est pas comme si ce point de vue était partagé visiblement. Et à cette pensée, mon visage se ferme alors que j’attends qu’elle fasse quelque chose, que je me demande si elle va vraiment me balancer un coup de masse dans la figure. Je me demande si ça fait mal tient, alors que je m'efforce d'ignorer cette petite pointe de déception la concernant.


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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptySam 21 Avr - 20:52

Je lui ferais bien ravaler son sourire suffisant, cette fausse nonchalance. Et le voilà qui pavane, avec une histoire de diplôme de l’Académie… « J’en ai rien à foutre ! » Ce fut clair, énoncé. Par contre, j’étais réellement intéressée par ses raisons, connaître le pourquoi de cette folie. Il ne me répondait pas. Je reconnaissais bien là mon frère, toujours à paraître, sans ne jamais rien révéler de ses pensées profondes. J’aurais dû m’en douter. Il avait cette colère sourde en lui depuis toujours. Il serait parvenu au point de rupture, tôt ou tard, avec ce beau masque qui se fissure… Où était mon frère maintenant ? Je ne savais pas vraiment. L’avais-je un jour réellement connu ? Etait-ce lui, maintenant, plus vrai que l’image qu’il se faisait de nous autrefois, comme une famille soudée et accomplie ? Comme avait-il pu s’élever à ce point en tombant de si haut ?

Je fronçai les sourcils, peu amène. « Ne te fous pas de moi, Bastien… Réponds ! » Comment pouvait-il le prendre autant à la légère ? Sûrement parce qu’il ne venait pas de l’apprendre, lui. Il avait fait son choix en connaissance de cause, alors que je me retrouvais bêtement devant le fait accompli. Mon frère, Voltigeur ! Mon frère, l’ennemi. Je m'étranglai à moitié. « So… Sombreciel ?! » Je restais bouche bée, face à cette nouvelle révélation. Voltigeur de Sombreciel… Nous étions jetés l’un l’autre contre le même front. J’avais peut-être tué certains de ses frères d’armes, et ce fourbe en avait fait de même. Mon regard devint brillant, enragé, alors que ma voix se fendait. « Pourquoi tu fais ça, Bastien ? Pourquoi ? Ca te… Ca te convient ? Comment ça peut te convenir… Tu as pris parti dans cette guerre contre moi ! T’en as rien à faire, c’est ça ? Pourquoi t’avais besoin de faire ça ! »

Ma main reposait contre ma masse, et la sienne sur le pommeau de sa lame, en parfait contraste avec ses paroles. Il ne voulait pas me tuer, vraiment ? Je ne parvenais pas à le croire, après en avoir appris autant sur sa nouvelle vie. Peut-être se moquait-il même que je vive ou que je meure, après tout ? Il paraissait nous avoir si bien rayés de sa vie. Je devrais en faire de même, ne pas me sentir aussi affectée par son choix égoïste. Par bien des aspects, il s’était révélé mon parfait miroir, mon opposé direct. Tueur de mages. Ma propre distinction me venait précisément de ces mages.

Vesper se détendit quelque peu, contrairement à moi, quand Bastien annonça clairement ses intentions pacifiques. Je le regardai, interdite, alors qu’il retira son ceinturon. La lame tomba à terre dans un bruit sourd. Ses paroles ne firent que raviver ma colère à son égard. « Ca te va bien, tiens, de te décharger de toutes responsabilités. On dirait que tu as passé ton temps à les fuir ces dernières années. Je ne sais pas pourquoi tu es venue me trouver, mais si c’était seulement pour me cracher ton fiel au visage sans me fournir la plus petite des explications, tu aurais pu t’épargner cette peine. » Ma masse dessina un arc-de-cercle juste devant lui… Avant de se reposer nonchalamment sur mon épaule, son poids n’entraînant qu’un déplacement d’air. Je fis signe du menton à Vesper, tendant la main pour récupérer mon Familier déjà si malmené. Le glouton ne fit pas beaucoup de difficultés, risquant seulement un regard vers le Voltigeur. « Viens, Vesper. On s’en va. » Je n’avais pas la force de porter un coup sur mon frère, pas plus que de rester à encaisser cette réalité. Je me retournai pour moitié vers lui, lui lançant un regard incisif, lâchant des paroles qui me coûtaient déjà de prononcer : « Tu n’es plus mon frère. Tu n’es qu’un sale traître, c’est tout. »
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Message Sujet: Re: Et sinon, la famille, ça va ?    Et sinon, la famille, ça va ?  EmptyLun 30 Avr - 13:38

Elle m’agace. Bon sang qu’est-ce qu’elle m’agace. J’ai l’impression d’être retourné dix, non quinze ans en arrière et de la voir avec son regard plein de défi, à essayer de trouver tous les moyens possibles et imaginables de me mettre en rogne. Le pire ? C’est que ça fonctionne plutôt pas mal. Et  je tousse un rire avant de lâcher, non sans sarcasme. « Le contraire m’aurait étonné petite sœur. Pas comme si tu t’intéressais à autre chose qu’à ton propre nombril. » Quand on pense que c’est quelque chose qui m’est souvent reproché. Pour un peu, je me dirais que c’est quelque chose de famille mais là, je n’ai pas vraiment envie d’avoir un lien quelconque avec elle.

Quand elle fronce les sourcils, mon sourire se fait plus large. Non pas qu’elle m’amuse réellement, mais c’est le seul moyen, à mes yeux, de l’énerver autant qu’elle m’énerve. « Tu n’es pas spécialement bien placée pour me donner des ordres. Tu ne t’intéresses qu’à ce qui peut te toucher directement alors j’avoue que je n’ai pas spécialement envie de te répondre. » J’avoue pourtant que sa réaction dépasse de loin ce que j’aurais pu imaginer. A ses propos, j’arque un sourcil avant d’éclater de rire. Quand bien même mon rire sonne faux, que je suis sur le point d’éclater une nouvelle fois et que, pire encore, j’ai envie de la secouer dans tous les sens pour lui faire entendre raison. « Mais bon sang Maelys, tu n’es PAS le centre du monde ! Encore moins du mien ! Je n’ai pas pris parti contre TOI ! Tu n’es pas celle qui mène cette guerre, arrête de croire que j’ai bâti mon existence uniquement dans le but de pourrir la tienne. J’ai fait mes choix et tu te fous complètement des raisons. Tout ce que tu vois c’est que tu est lésée et une fois de plus c’est TOI qui importe ! Comment j’ai pu croire l’espace d’une seconde que tu aurais pu changer. »

Je secoue la tête, presque atterré par ma propre stupidité. Elle est Chevaucheuse, elle a été choisie par ces foutues pièces. Elle aurait pu devenir intelligente avec ça ! Mais non, elle s’obstine à croire que j’ai fait tout ça contre elle. Certes, j’ai fait une partie de mes choix pour pouvoir m’élever de mon côté et éviter qu’elle soit la seule de la famille à le faire, j’ai fui ma famille parce que je ne supportais plus de les entendre l’encenser constamment. Mais bon sang, elle n’a pas raison. C’est tout bonnement impossible, inconcevable et je ne sais quoi.

Et voilà qu’une fois plus, elle comprend tout de travers. Alors que la boule de poils elle, a visiblement compris que je ne suis pas là pour lui nuire. De nouveau, j’ai un rire, incrédule cette fois. « Je suis impressionné de cette capacité que tu as de ne rien comprendre Maelys. Tu entends vraiment ce que tu veux, tu comprends ce qui t’arrange. » Je pointe un doigt dans sa direction, sourcils froncés. « Je t’ai cherchée pour être sûr que tu allais bien après tout ce qui s’était passé. Rien plus. C’est toi qui me crache toute sa rancoeur à la figure, ne mélange pas tout. Mais tu as raison sur un point, je ne prendrais plus cette peine. Définitivement plus. » Je secoue la tête, sans cacher mon écoeurement, avant de reculer d’un pas quand elle commence à jouer avec sa masse. Ce geste me fait sourire, sans que j’arrive bien à saisir pourquoi. Et mon regard accroche le sien alors que mon sourire s’accentue. « Ca fait longtemps que tu ne me considères plus comme ton frère, Maelys des Quatre Vents. Ne va pas me faire croire le contraire. C’est toi qui a lancé les hostilités. Pas moi. Et c’est toi qui as trahi notre famille, quoi qu’ils en disent. » Je relève la tête, plissant les yeux avant de détourner le regard en direction de son Familier. « Prend soin d’elle boule de poils, elle a pas l’air capable de le faire toute seule. » Et je hausse les épaules avant d’ajouter, d’une voix plus douce. « Bon vent Maelys, en espérant que tu retrouves un peu de bon sens en cours de route. » Et je me détourne d’elle, m’éloignant déjà de plusieurs pas, mâchoires contractées. Je sens Ortie perplexe, voire déstablisée. Elle n’est pas habituée aux sentiments que je ressens en cet instant et à dire vrai, moi non plus. Cette peine, cet espèce de déchirement à voir cette nouvelle réalité. Pire encore, ce sentiment de ne plus savoir quoi penser cette fois. Mais j’y penserais plus tard. Là, j’ai besoin de boire. Et beaucoup. Et d’oublier que je n’ai plus de sœur.


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