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 Hâte et remontrances

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Bertin Vif-Envol
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Message Sujet: Hâte et remontrances   Hâte et remontrances EmptyVen 15 Déc - 7:11


Livre III, Chapitre 1 • D'Accord et de Chaos
 Quitterie des Deux-Ancres  et Bertin d’Ansemer

Hâte et remontrances

Retour de Bertin à Port-Liberté



• Date : 20 décembre 1002
• Météo (optionnel) : Fort venteux sur la côte, la tempête menace à Port-Liberté, avec ses vents précurseurs
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Dans sa hâte de rentrer à Port-Liberté, Bertin fait fit de son épuisement et se presse sur la route de retour. Dans sa hâte, il fait une mauvaise chute dont Quittera devra le soigner. Parce que c’est bien sur comme ça qu’on fait les meilleures retrouvailles, même amicales.
• Recensement :
Code:
• [b]20 décembre 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3132-hate-et-remontrances#113229] Hâte et remontrances [/url] - [i] Quitterie des Deux-Ancres  et Bertin d’Ansemer [/i]
Dans sa hâte de rentrer à Port-Liberté, Bertin fait fit de son épuisement et se presse sur la route de retour. Dans sa hâte, il fait une mauvaise chute dont Quittera devra le soigner. Parce que c’est bien sur comme ça qu’on fait les meilleures retrouvailles, même amicales.











Dernière édition par Bertin d'Ansemer le Mer 10 Jan - 23:33, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Hâte et remontrances   Hâte et remontrances EmptyVen 15 Déc - 7:14

La nouvelle de la trêve l’a surpris. Agréablement cela dit, mais tout de même. Il s’était attendu à passer un long et pénible hiver au front. Mais voilà qu’il était renvoyé, comme les autres chevaucheurs d’Ansemer, vers son duché. Il ne s’en plaint pas. Empaquetant le peu d’affaire qu’il a, le matin du départ, il soupire, éreinté, fatigué. Il sourit néanmoins quand il s’approche d’Ambroisie qui l’attend pour se remettre en route.

« Plus que cinq jours et nous retrouvons notre chez-nous Ambroisie… cinq jour… »
« Bientôt, oui. »

Il soupire, fermant les yeux un instant contre sa monture. Il a peu dormi ces derniers jours. La peur le ronge à cause de la chasse, et de la distance avec ses proches. Il lui tarde de rentrer, de pouvoir confirmer qu’ils vont tous bien, toutes surtout… Il ne pourra pas plus les protéger là-bas, il le sait, mais l’illusion lui permet de tenir. Sans plus attendre, il monte en selle. Il attachera les sangles avant que le duo se mette en vol. Droit vers l’Ouest. Le chemin le plus rapide possible. Il devait rentrer, maintenant qu’il en avait la chance. Il n’en pouvait plus. Ambroisie la sentait trop bien, l’anxiété qui commençait à lui nouer la gorge chaque fois qu’il songeait à Jehanne, à Bertille…

Les premiers jours, il fut sage. Il s’arrêta lorsque la fatigue le guettait de trop près, campant pour la nuit, cherchant à trouver le sommeil. Le plus souvent, il tournait et retournait au sol, ne réussissant à glaner que quelques heures de repos chaque nuit. Chaque matin, Ambroisie insistait un peu plus pour attendre, laisser un jour passer, qu’il se repose. Le cinquième jour, elle refusa même presque de s’envoler. Ils se mirent pourtant en route pour ce dernier bout de trajet. Ils étaient déjà en Ansemer, Port-Liberté n’était plus très loin, ils y parviendraient…

Le manque de sommeil rattrapait Bertin qui luttait de toutes ses forces. La fatigue, que dire l’épuisement lui courbaturait le corps, et rester en selle devenait un exercice de volonté. Il tint bon. Mais le temps clément jusque là se met à les faire valser dans les airs au rythme des bourrasques qui s’agitent tandis qu’ils arrivent enfin en vue de Port-Liberté. « La maison, Ambroisie… Nous y arrivons. Tiens bon ! » Elle aurait pu lui faire le même commentaire, mais elle n’en dit rien. Il sait de toute façon.

Plus ils approchent de la ville, plus le temps se fait mauvais. Une tempête guète la côte, et les vents l’annoncent déjà. Il s’accroche. Il n’est pas sanglé adéquatement pour la météo, il le sait, mais arrêter maintenant alors qu’il voit la ville, le palais ? Non. Il poursuit, se tenant aussi fermement qu’il en est capable. Tout ira bien, forcément. Puis arrive la ville qu’ils survolent, en route vers le palais pour se poser enfin et revoir les siennes. Il baisse sa garde dans sa hâte, cet envie, ce désir soudain de les voir.
Puis vient la bourrasque.
Puis vient la chute.
Désarçonné par un coup de vent.
Au ralenti.
Tombe. Tombe.

« BERTIN ! » Le cri d’un dragon là-haut, dans le ciel.

Tombe. Tombe.
Le choc d’un toit sur lequel il s’écrase, lourdement.
Vaine tentative de se rattraper, sans force.
Douleur.
Et soudain tout s’accélère.
Tombe. Tombe.
Une parcelle de toit le long de l’immeuble.
Puis la rue.

BAM.

Un cri, un autre, les gens se précipitent tandis que la dragonne s’affole, fonçant sur l’immeuble voisin pour s’y poser sans délicatesse aucune.

« IDIOT ! BERTIN ! »

On s’approche, on le reconnait peut-être, ou pas. Mais la présence d’Ambroisie rend une chose particulièrement claire : c’est à la caserne qu’il faut l’amener pour soigner ses blessures. Heureusement qu’elle est là, parce qu’entre la douleur, le choc de la chute et l’épuisement, il aurait bien été incapable d’articuler des paroles cohérentes… C’est à peine conscient qu’on l’amènera à la caserne sous l’eau très méfiant d’Ambroisie.








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Message Sujet: Re: Hâte et remontrances   Hâte et remontrances EmptyJeu 11 Jan - 2:09

Lourde.
Quitterie se sent lourde, et encombrante, et inutile, et disgracieuse. Il faut dire qu’à près de six mois de grossesse révolus, sa circonférence normalement modeste a quasiment doublé, et son ventre proéminent la précède désormais très amplement. Elle n’aurait jamais pensé que porter un enfant l’encombrerait autant – à Aubenacre, puis à l’Académie, puis chez les Chevaucheurs, elle a vu peu de femmes enceintes. Même pendant sa formation de guérisseuse, les futures mères qu’elle a pu croiser ne lui semblaient pas aussi… larges. Peut-être est-ce dû à son petit gabarit ? En tout cas, ses nouvelles robes taillées spécialement à ses nouvelles mesures lui semblent suffisamment grandes pour habiller aisément un baleineau de proportions raisonnables ; et la petite mage se prend à espérer que Rackham ne la trouve pas trop enlaidie par son état – il ne manquerait plus qu’il se lasse d’elle… ! Certes, l’empressement de Calico autour de sa personne est un indice éloquent de l’attachement que son mage continue de porter à sa petite épouse bien trop sujette aux caprices et aux sautes d’humeur engendrées par l’être en gestation dans son abdomen ; et chaque matin depuis la trêve hivernale, l’aveugle a la joie de s’éveiller étroitement enlacée dans les bras de son mari. La moitié de la semaine la trouve sur les bancs de l’Académie, à perfectionner sa nouvelle spécialisation ; le reste du temps, elle reste à la caserne de Port-Liberté, pour soigner les plaies et les bosses de ses anciens camarades de division.

C’est pour un bobo de cet acabit qu’elle imagine qu’on vient la trouver, en fin d’après-midi, alors que le soleil entame son long déclin sur l’horizon. Elle est paisiblement affalée dans un amas de coussins, dodelinant du chef dans son fauteuil préféré en vue d’une petite sieste improvisée, lorsqu’un staccato de coups frénétiques contre la porte du confortable logement qu’elle partage avec son mari la réveille en sursaut. « Oui ? » appelle-t-elle d’une voix clairement perplexe. « Il y a un blessé urgent pour toi, la Louison ! » C’est la voix de Clara, une consœur Chevaucheuse de garde cet après-midi, et Quitterie se résigne à se rendre jusqu’à l’infirmerie pour remplir son office. « De quoi est-il question ? » « Une chute de dragon au-dessus de la ville. » « Ah ; bah bravo ! » Elle ne songe pas à s’enquérir de l’identité du patient – il y a plus urgent, et cela ne pourrait que la distraire. Une fois sur place, elle s’affaire autour du brancard où le blessé a été déposé – un homme, à en juger par la barbe qui lui mange les joues. Inconscient, également – ce qui n’est pas forcément un mal, à en juger par l’ampleur des blessures qu’elle perçoit en déployant sa magie sur le corps contusionné. A mi-voix, elle énumère ce qu’elle détecte. « La jambe gauche est cassée – doublé du tibia et du péronné. L’épaule gauche est démise… J’ai trois côtes cassées à gauche, une fêlée à droite. Et une magnifique commotion cérébrale, hm. L’urgence, c’est la jambe, il y a hémorragie, je vais m’occuper de ça en priorité. Quelqu’un a prévenu les soigneurs, pour le dragon ? » « Ambroisie est dans le stade d’exercice, elle n’a rien, elle nous a expliqué qu’il s’est obstiné à voler fatigué et qu’il est tombé à cause de l’épuisement. »

Le sang de Quitterie se glace. « Ambroisie… ? Vous voulez dire que, ce crétin, là – » dit-elle en pointant du doigt l’homme inconscient étendu devant elle, « c’est le prince Bertin ? » Le silence vaguement coupable lui indique que l’infirmier doit être en train de se mordre la langue. Un soupir exaspéré lui échappe, et elle campe les poings sur les hanches. « Bertin. J’aurais dû le savoir, il n’y a que lui pour voler alors qu’il est épuisé, cet idiot borné ! » Elle tape du pied, vigoureusement – puis avance de quelques pas en direction de la jambe à rafistoler, pestant contre son ventre qui bute contre le rebord du brancard et entrave son amplitude de mouvement. Pendant quelques minutes, elle suture grossièrement les veines lésées, vérifiant sommairement l’intégrité de l’artère – le travail délicat sera fait plus tard, l’urgence est d’arrêter l’écoulement sanguin, ponctuant son travail de quelques épithètes bien senties. Un grognement vague entre un « Débile arriéré ! » et un « Vil sot ! » lui indique que son patient est en train de reprendre conscience, et elle abandonne la jambe amochée pour s’intéresser au crâne malmené, tirant sans ménagement sur le lobe d’une oreille pour manifester son mécontentement. « Ne bouge pas, espèce de demeuré ! Tu mériterais des claques pour ta stupidité, mais je dois te rafistoler avant, alors tiens-toi tranquille ! » Pestant sans interruption, elle saisit la tête de ses doigts prudents, palpant le traumatisme pour commencer à le soigner. Son agacement ? Sincère, bien qu’un peu forcé.

C’est qu’il faut bien ça, pour tenir en respect la frayeur rétrospective qui menace de la submerger !

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Message Sujet: Re: Hâte et remontrances   Hâte et remontrances EmptyMer 17 Jan - 4:13

Il n’a aucun souvenir de ce qui s’est passé immédiatement après sa chute, si ce n’est les appels paniqués d’Ambroisie jusqu’à ce que la douleur l’entraîne dans l’inconscience. Avait-il été transporté par un ou dix hommes ? Il n’en savait rien. En fait, il ignore toujours où il est lorsqu’il commence lentement – très lentement – à revenir à lui. Il a du mal à respirer et tout ce qu’il entend c’est un grognement – le sien en occurrence – avant qu’une voix vienne résonner à son oreille.

Une voix qu’il a l’impression d’avoir déjà entendue, mais dans l’immédiat il se sent tellement perdu qu’il ne la reconnait pas. Puis viennent les coups à l’oreille qui le font grimacer en éveillant sa douleur. Il tente de lever un bras pour l’arrêter, mais la voix le somme de ne pas bouger et son geste s’arrête ce qui donnera l’impression qu’un frisson lui a traversé le bras.

- Qui..? Où..?

« Idiot ! Tu es à la caserne, où d’autre ? Tu as failli crever ! » La dragonne s’énerve dans le stade d’exercice. Elle tient à peine en place. « Caserne ? Port-Liberté ? » « Où d’autre idiot ? T’étais presque rentré quand tu t’es laissé tomber comme un gros idiot. Tu mérites toutes les insultes de Quitterie, et plus encore ! » « Quittou… » Si la dragonne avait pu soupirer de façon particulièrement audible dans la tête de Bertin elle l’aurait fait. Il l’énerve. Mais elle s’inquiète trop pour s’éloigner et du coup son humeur se compare au temps qu’il fait dehors, à la tempête qui se lève. Entre les insultes – puis la bouderie – d’Ambroisie et celles de Quitterie, il commence doucement à réaliser ce qui est arrivé…

- Quitterie ? C’est toi ?

Il y a davantage d’émotions dans sa voix que ce à quoi il s’attendait. Des notes plus aigues qu’à l’habituel qui tiennent peut-être de la douleur, mais il sait que c’est l’inquiétude et la peur qui parlent ainsi pour lui. S’en rendra-t-elle compte ?

- C’est bien toi ?

Il s’inquiétait pour elle aussi, bien sûr ! Pour Jehanne et Bertille. Pour Bartholomé aussi un peu, leur famille, tout ça. Mais aussi pour Quitterie. Comment s’en était-elle sortie ces derniers mois ? Comment allait-elle ? Plein de questions qu’il n’ose pas demander vu à quel point elle le réprimande. Il la laissera se concentrer alors que la réalité le happe. Il est rentré, oui. Mais pas au palais. Jehanne devra attendre et elle s’inquiétera…

- Idiot…

Un seul mot pour étaler comment il se sent. Ambroisie avait bien choisi son insulte. Elle lui allait comme un gant en ce moment…








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Message Sujet: Re: Hâte et remontrances   Hâte et remontrances EmptyJeu 8 Fév - 21:12

Idiot ! Idiot, idiot, triple idiot. Quitterie grogne et râle, tournant autour du brancard en émettant un bourdonnement continu courroucé clairement désapprobateur, telle une grosse abeille fortement contrariée. Oui, elle râle, Quittou, tant elle a rétrospectivement peur pour ce Bertin qu’elle adore au fond d’elle comme un frère, comme un cousin. Cet idiot, ce crétin ! Qui ose ajouter à ses tourments de future jeune mère, à cette angoisse sourde qui ronge patiemment un peu plus ses pensées chaque jour, et contre laquelle le pauvre Rackham est totalement impuissant. Même Calico et son attention presque permanente ne réussit parfois pas toujours à la rasséréner – et voilà que Bertin s’amuse à augmenter encore ses soucis. La colère le dispute à la préoccupation dans son esprit, et la petite mage bout tellement qu’elle pourrait presque en exploser.

« Evidemment, que c’est moi ! D’nous deux c’est moi l’aveugle, fais un effort, essaie de suivre un peu ! »

Et Quitterie de taper férocement du pied par terre pour appuyer ses propos, de son petit mètre soixante-dix, poings campés sur les hanches et menton farouchement relevé en avant. Une fille de rien, une bonne à rien, une demi-Chevaucheuse – en train d’engueuler avec férocité le gros orteil gauche de son prince. Elle a tôt fait de constater sa méprise lorsqu’elle tend les mains pour reprendre ses soins, émet un sifflement hargneux, et contourne le brancard de sa démarche chaloupée, se postant de l’autre côté en plaçant soigneusement sa bedaine encombrante hors du chemin. Une main de chaque côté de la tête commotionnée, elle déploie progressivement sa magie entre ses paumes ; baignant le front et les tempes de Bertin d’un flot d’énergie apaisante, tentant d’apaiser la douleur tout en réparant les dommages structurels les plus importants.

« Là, ça devrait aller un peu mieux… » Elle marmonne, la petite guérisseuse contrariée, prenant mentalement note de l’état dans lequel son patient se trouve, chantonnant à mi-voix une mélodie toute simple tout en comptant les pulsations de son cœur. « Tu as été bien secoué, tu sais ? Tu as de la chance de t’en être sorti avec tous tes membres encore accrochés à l’endroit adéquat, tu aurais facilement pu te tuer. Ambroisie a eu très peur, je pense. » Elle passe sous silence le fait que Serment, son propre dragon d’Améthyste, est allé rejoindre sa jeune comparse pour la calmer et tenter de la rassurer – la dragonne en informera son cavalier, si elle le souhaite. « Il faudra plusieurs semaines de convalescence avant que tu ne sois de nouveau apte au service – c’est Rackham qui va être content, tiens, c’pas l’moment d’fainéanter ! »

Et c’est reparti pour quelques minutes de grommellements râleurs, ponctués de détails biologiques renseignant abondamment l’infortuné blessé sur l’état exact des diverses parties de son anatomie. « Et pourquoi tu t’es pas arrêté pour dormir un peu, au lieu de t’entêter ? T’étais donc si pressé d’rentrer ? » finit par questionner Quitterie, toujours un peu grognonne, désireuse d’étancher sa curiosité.

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Message Sujet: Re: Hâte et remontrances   Hâte et remontrances EmptyJeu 15 Fév - 16:16

Le regret ne le ronge pas. Pas encore du moins. Ça viendra certainement quand il aura eu le temps d’assimiler ce qui est arrivé. Pour le moment, tout lui semble encore surréel. Il est sous le choc et, avouons-le, fort confus. Il fallait s’y attendre. Se réveiller soudain aussi endolori à la caserne sans avoir conscience de s’y être rendu a de quoi faire perdre ses repères. Sa voix ne laisse pas entendre son assurance habituelle, Quitterie qui est sans doute plus habituée à saisir les intonations de la voix y entendra sa confusion et son inquiétude, plutôt.

- Je n’ose pas ouvrir les yeux. Tout tourne déjà assez comme ça.

Ceci explique cela. Il n’aura donc pas de commentaire amusé à propos de sa méprise comme il en aurait d’ordinaire lancé un pour se moquer d’elle en toute amitié. Enfin, un tout petit commentaire plein d’amabilité et d’affection, bien sûr, pour tenter de la faire sourire. La situation est trop grave pour se prêter à se genre d’humour. Même sans parvenir pleinement à saisir, voire à se rappeler des événements –  ça lui reviendra plus tard, Ambroisie y veillera – il arrive à percevoir le sérieux de la situation. Il faut dire que la douleur qui l’habite est si forte qu’il en a la nausée. Raison de plus pour ne pas déconcentrer Quittou dans son travail. Même s’il l’avait voulu – ce qui n’est absolument pas le cas – il aurait été incapable de faire quoi que ce soit d’autre que de s’abandonner aux soins de la petite mage adorée. Aussi bien lui permettre de faire calmement son travail.

L’apaisement qu’elle lui offre à la tête lui tire un petit soupir de soulagement. Mieux, oui. « Merci… » Un simple merci, bien trop faible pour le service qu’elle lui rend en le soignant ainsi. Ce ne sera pas le dernier qu’elle entendra de sa part, certainement. Bertin sait reconnaître le travail de tout un chacun… Pour le moment, cependant, il retombe dans le silence, écoutant la mélodie de Quitterie d’une oreille tout en tentant de rassurer un peu Ambroisie. De la rassurer et de la calmer, surtout. La douleur est déjà suffisamment forte sans la colère de la dragonne qui lui résonne dans le crâne. Soupir, léger, pour ne pas causer trop de douleurs aux côtes fort meurtries par sa chute.

- C’est ce que me hurle Ambroisie, oui… Je n’ai aucun souvenir de ma chute, mais vu comme elle semble m’en vouloir, elle a dû être terrorisée…

Ce n’est pas le moment de fainéanter.  Quittou le lui souligne comme s’il ne le savait pas déjà. Hors ça, il le sait très bien, même si ses raisons sont probablement toutes autres. On le placera derrière un bureau pour sa convalescence. Au palais et à la caserne aussi sans doute. Il faudra d’un côté profiter du fait qu’il ne parte pas en mission pour le forcer à mener à bien ses tâches de comte et de prince. De l’autre, il faudra bien trouver une utilité au prince temporairement estropié lorsque, pour échapper un peu à la vie du palais, il cherchera à se réfugier à la caserne. Il serait difficile d’imagine pire punition aux yeux de Bertin. Enfin tant que ça n’implique pas Jehanne…

-  Tu crois que je l’ai fait exprès ? C’est pas mon genre de chercher à rester cloué au sol tu sais !

Il espère bien que ce n’est pas l’image que les gens auront de lui à la caserne. Plusieurs semaines sans pouvoir voler… La seule consolation est qu’il pourra voir Jehanne pendant ce temps. Il n’a qu’à penser à elle pour chasser son irritation, et laisser apparaître un sourire tendre sur ses lèvres. Heureusement que Quitterie ne pourra pas le voir, ce sourire. Ça lui évite de devoir jongler avec une série de questions délicatement indiscrètes ! Pas que celle qu’elle lui pose soit vraiment plus aisée à répondre, cela dit. Il faudra masquer les vraies raisons…

- Évidemment, oui, que j’étais pressé ! Il me tardait de revoir ma chevaucheuse préférée, même si je t’avoue que dans ma tête nos retrouvailles étaient beaucoup plus confortables !

Un petit rire s’échappe de ses lèvres, rire qu’il regrette aussitôt vu la douleur qu’il éveille. De quoi bien vite chasser son humour.

- Blague à part… J’étais trop inquiet pour arriver à dormir. Je croyais sincèrement pouvoir rentrer, vous voir, toi et nos camarades ici, et ma famille au palais. Prendre un bain chaud pour changer, et dormir dans un vrai lit, plutôt que de tourner en rond sur ma couche improvisée en forêt à courir après le sommeil qui me fuit, dit-il en soupirant. Je sais qu’on me croira idiot, mais ça me semblait le mieux à faire.








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Message Sujet: Re: Hâte et remontrances   Hâte et remontrances EmptyJeu 22 Fév - 1:23

Bertin se défend d’avoir prémédité sa chute, avec un peu plus de véhémence que lors de leurs précédents échanges, et cette vigueur plus notable rassure légèrement Quitterie. Il a vraiment échappé de peu à un sort fatal, et elle en tremble encore – elle qui a si peu d’amis leur voue à chacun un attachement féroce, et le fait que celui-ci soit également le prince de la couronne à laquelle elle a juré allégeance ne change rien. D’où le déluge de reproches et de remontrances que son statut de guérisseuse lui permet – il faut qu’il comprenne, cet idiot, l’ampleur de la peur rétrospective qu’il lui fait subir. L’instinct lui souffle qu’Ambroisie est d’ailleurs sûrement en train de tempêter sous son crâne avec la même énergie qu’elle-même déploie à l’assourdir en le houspillant avec férocité.

Bien fait !

Il émet quelques justifications, et la pointe d’humour qui y transparaît rassure un peu plus la praticienne sur les facultés mentales de son patient. Visiblement, il n’a pas trop souffert du bon coup sur la tête dont elle rafistole prudemment les conséquences, et c’est déjà un bon signe. Le reste sera plus long à se remettre, elle est en convaincue – plusieurs semaines de convalescence, et une rééducation pénible et douloureuse. Voilà ce qui attend Bertin, simplement à cause d’une trop grande hâte ; et malgré ce qu’il affirme de son ton rieur, la petite mage peine à croire qu’elle en serait l’unique responsable. La suite des explications confirme ce pressentiment, et la Chevaucheuse retient un soupir exaspéré. Son patient, après tout, a bien dû finir par comprendre qu’elle était contrariée !

« Un messager a dû partir pour le palais, et j'ai envoyé un cadet prévenir Rackham. Sa Grâce Bartolomé et notre Capitaine ont été informés de ton accident, je pense. Est-ce que tu préfères rester ici, à la caserne, pour que je m’occupe de superviser tes soins et ta convalescence ? Ou est-ce que tu veux que je te fasse transporter au palais, sous la surveillance du guérisseur ducal ? »

Elle se doute qu’il préférera sûrement retourner auprès des siens, qu’il avait tant hâte à revoir ; et il faut bien admettre que le confort du palais est largement plus appréciable que les installations de la caserne. Quitterie, en tant qu’épouse, partage l’appartement douillet de Rackham dont le statut de Capitaine s’accompagne de privilèges ; mais les Chevaucheurs du rang, fussent-ils prince cadet du duc, sont loin de bénéficier des mêmes largesses. Elle aurait préféré qu’il reste là, toutefois, quitte à le faire installer temporairement dans l’une des chambres spacieuses réservées aux quelques invités de marque que la caserne reçoit parfois : ainsi, elle aurait pu surveiller personnellement les progrès de son patient, et organiser des exercices de rééducation adaptés aux exigences d’une activité de Chevaucheur. Le choix est sien, toutefois : elle sait bien que la motivation est un facteur important pour la bonne convalescence d’un patient, et elle a l’impression persistante que Bertin brûle de hâte de retourner auprès de son frère et des siens.

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Message Sujet: Re: Hâte et remontrances   Hâte et remontrances EmptyJeu 22 Fév - 6:54

Heureusement pour lui qu’il n’a qu’à rester étendu en ce moment. Les étourdissements ressentis suite à sa chute cherchent à se transformer en véritable vertige sous l’assaut des reproches. Seule l’immobilité lui permet de les ignorer partiellement. Les étourdissements, pas les reproches qui sont fort mérités. Il finira par s’en rendre compte lorsque sa capacité de réflexion logique lui reviendra pleinement. D’ici là… Par besoin d’utiliser sa logique pour sentir qu’elle est contrariée et c’est peut-être ce qui le frappe le plus après la colère d’Ambroisie. Il se sent impuissant à les calmer, à les rassurer l’une comme l’autre.

- Quitterie…

Pour un instant, il oublie les étourdissements, le vertige qui menace, la douleur, et il tente de se relever. Elle l’aura à peine senti bouger sous ses mains, à peine plus qu’un sursaut. La douleur est si vive, soudain, qu’il grogne en s’affaissant de nouveau sur le brancard. Regret immédiat.

- Mauvaise… idée… Un soupire s’échappe de ses lèvres tandis que ses traits s’étirent dans une grimace de douleur. Pardon… je voulais te prendre dans mes bras pour m’excuser. Mais je crois qu’il vaut mieux que je ne bouge pas pour le moment…

L’excuse paraîtra peut-être sans force. La douleur ressentie jusqu’à maintenant n’avait rien à comparée celle de cette tentative de mouvement et elle lui coupe le souffle, rendant sa voix hésitante. Elle n’est pas moins sincère pour autant. Il voudrait pouvoir la rassurer. Même si au final il est presque aussi inquiet qu’elle sur ce coup.

- Je n’avais pas réalisé l’ampleur de mes blessures…

Il entend sa question. D’ordinaire, il y aurait répondu après quelques secondes de réflexion, au plus. Mais le silence s’installe. Cela dure une bonne trentaine de secondes au cours desquelles il tente de trouver que répondre, mais ses pensées sont confuses, et au final ce sont ses émotions qui parlent, plus vite que son esprit arrive à les contrôler…

- Il faut que je rentre Quitterie. Elle me manque trop, si tu savais… Et elle ne peut pas…

Sa voix s’éteint. Si Quittou avait pu le voir, elle aurait noté que son teint déjà fort pâle suite à sa chute avait pris une couleur encore plus claire. Il a réalisé ce qu’il était en train de dire trop tard, se rend-t-il compte. Il regrette de n’avoir pu contrôler ses paroles. Il parle si bas ensuite qu’elle ne l’entendra sans doute que si elle se tait elle-même.

- venir ici…

Silence inconfortable pour Bertin qui se maudit déjà. Il tente de trouver un mensonge, quelque chose pour couvrir cette bêtise qui le rend si vulnérable ! Encore plus dans son état actuel ! Mais rien ne lui vient en tête, et c’est faiblement qu’il ajoute :

- Et je dois voir mon frère. Et il y a Vivécume et…

Et tellement d’autres choses encore qu’il pourrait maladroitement utiliser pour cacher son malaise.

- Je… je reviendrai après quelques jours. Je préfère être entre tes mains, mais je dois vraiment rentrer au palais, pour un temps. Quelques jours pour les voir… Je ne réussirai jamais à trouver le sommeil autrement.








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Message Sujet: Re: Hâte et remontrances   Hâte et remontrances EmptySam 3 Mar - 21:54

Par-devers elle, Quitterie se demande très sérieusement quelle proportion des paroles de Bertin est attribuable au coup qu’il a pris sur la tête. Le choc a été rude, la chute terrible et la blessure est conséquente – elle en contrôle la plupart des effets, répandant sa magie guérisseuse le long des failles de sa boîte crânienne, mais le travail de rétablissement sera long et lent. Il ne faut pas précipiter ces choses-là, tout ce qui touche à la tête est forcément sérieux, et elle préfère travailler avec prudence pour assurer le maintien de toutes les facultés cérébrales de son ami ; alors un peu de délire, de divagation, d’hallucination et d’incohérence n’est pas étonnant. Elle est même un peu surprise qu’il parvienne à s’exprimer avec un semblant de pertinence – elle a déjà eu des patients moins amochés qui n’étaient déjà plus capables d’aucune logique. Il faut croire qu’il a la tête dure, cet entêté de Bertin – cet idiot, idiot de prince.

Qu’est-ce qui est fondé, et qu’est-ce qui découle de l’hématome qui enfle à la lisière de sa tempe ? Impossible de savoir avec certitude jusqu’à quel point l’homme est atteint, et la petite mage préfère ne pas le fatiguer en lui assénant une cohorte de questions pour cerner les limites de sa lucidité. Il y aura bien le temps de faire le point avec le guérisseur du palais, d’ici quelques jours, quand le Chevaucheur aura dormi et pris le repos nécessaire à lancer sa convalescence dans les meilleures conditions possibles – son environnement doit être d’un calme rigoureux, si la guérison doit se faire de manière optimale. L’idéal serait la réclusion dans une aile isolée du palais, sans allées et venues perpétuelles qui le fatigueraient plus qu’autre chose – une chambre propre et lumineuse, bien aérée, loin du bruit et de l’agitation du quotidien. Elle en touchera deux mots à l’intendant du duc Bartholomé. Peut-être qu’un mot aux guérisseurs ducaux ne serait pas de trop non plus, détaillant les soins d’urgence qu’elle a appliqués et la nature des blessures qu’elle a relevées – elle a déjà constaté que ses capacités de perception et de diagnostic étaient meilleures que celles des mages non entraînés sur le champ de bataille. Si cela peut aider à la prise en charge de Bertin, elle ne reculera devant rien ! Il lui suffira de dicter tout cela à l’un des soigneurs de la caserne pour que cela soit minutieusement consigné.

« Très bien, je vais faire envoyer un messager au palais pour que l’on s’y prépare à ton arrivée. Pour l’instant, tu vas me faire le plaisir d’oublier quelques temps Vivécume, la Chevauchée, ta mission, Sa Grâce ton frère qu’Atal veuille garder sous sa protection, et cette mystérieuse inconnue dont tu ne m’as jamais parlé ! »  Un rien de rancune sourd dans ses paroles – elle aurait bien aimé être jugée digne de recevoir les confidences de son ami ; mais qu’est-elle, après tout, qu’une infirme bien en-dessous de son royal statut. Allons, il faut agir – reléguant sa petite déception dans un tiroir de sa mémoire pour examen ultérieur, elle frappe dans ses mains pour rappeler l’infirmier qui a dû prendre position dans la salle aux remèdes, attenante à la salle de soins.



Dernière édition par Quitterie des Deux-Ancres le Dim 8 Avr - 15:46, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Hâte et remontrances   Hâte et remontrances EmptySam 10 Mar - 1:12

- Comme si tu arriverais à arrêter de penser à Rackham !

Il soupire, se taisant. Ça martèle contre ses tempes, et les cris d’Ambroisie n’aident absolument en rien. Puis, soudain, brisant le silence, une interjection sérieuse et pourtant presque enfantine. Même s’il avait voulu lui tenir tête et la force, il n’en aurait pas eu la force en ce moment, ni même la présence d’esprit nécessaire.

- Tais-toi… Ambroisie…

Ça frôle la supplication. Il semble ailleurs, un moment, incapable d’être avec elle et de gérer la colère d’Ambroisie à la fois. L’avantage, peut-être, c’est qu’il restera ainsi immobile pendant près de deux minutes. Dehors, soudain, le cri d’un dragon, ou d’une plutôt, celui d’Ambroisie qui se fait entendre une nouvelle fois. Bertin grogne alors, grimaçant de douleur tellement Ambroisie s’impose avec force dans son esprit trop faible pour lui résister. La colère est si forte...



Puis le vide, assourdissant après ces gris mentaux…

- Quitterie ?

Il hésite, et sa voix se teinte de peur et de confusion.

- Comment vont… Bartholomé ? Et Jehanne ? Et Bertille ? Elles vont bien ?

Pause. Elle le sentira tendu sous ses doigts, comme si la réponse avait énormément d’importance pour lui.

- Et Rackham ? Il est bien rentré ? Et toi ? Et les autres ? Ils sont tous rentrés ?

Avait-il seulement entendu les directives de la guérisseuse ? Elle pourrait en douter. Peut-être leur sens s’est-il perdu dans celui des reproches d’Ambroisie ?








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Message Sujet: Re: Hâte et remontrances   Hâte et remontrances EmptyDim 8 Avr - 15:57

Il peine à suivre, le prince tout amoché étendu devant elle, et Quitterie a la désagréable impression qu’il a perdu une grande partie de ses explications. Allons bon – s’il n’est pas capable de faire preuve d’un peu de cohérence, les dégâts sont peut-être plus importants qu’elle ne l’avait cru. Une dragonne furieuse hurlant dans son esprit ne doit pas aider, clairement… Serment, peux-tu demander à Ambroisie de laisser Bertin en paix quelques heures, je crains qu’elle ne le fatigue trop, il a besoin de repos. L’assentiment de son dragon résonne en retour, et la guérisseuse se remet au travail.

« Ta famille va bien. Sa Grâce ton frère, qu’Atal garde en sûreté, continue à régner sans heurt, le Conseil du Peuple prend forme et je suis honorée d’en faire partie. Sa Grâce la duchesse son épouse, puisse Maari continuer à l’honorer, se porte bien également, pour autant que je le sache, tout comme la princesse Bertille ta nièce, qu’Idril la protège des dangers de la guerre ! » Cela ne peut pas faire de mal d’appeler la bénédiction des dieux sur d’aussi hautes personnes, et Quitterie est généreuse dans ses prières… et ses malédictions. « Quant à toi, tu es dans un état sérieux, par Callia, alors tiens-toi tranquille un peu, et repose-toi ! Tu es le seul blessé de la division de Port-Liberté, sois rassuré, tous les autres vont bien. Je suppose que Rackham te verra plus tard, et il va sûrement te gueuler dessus dans une langue que tu comprends pas, alors… Repose-toi, tant que tu peux. Je m’occupe de tout. »

Une dernière touche de magie guérisseuse pour atténuer la douleur qui doit pulser sous son crâne, puis Quitterie s’adresse à l’homme qui attend, plume prête à noter ses instructions. Elle dicte d’abord un message sommaire, informant le palais ducal que le prince Bertin est en cours de soins à la caserne et qu’un transfert avec prise en charge par un guérisseur doit être assuré ; puis elle délivre une litanie de consignes en matière de dispositif de traitement, avant de livrer le détail de ses observations cliniques. Une fois cela fait, elle s’assure que le messager transmette le tout au palais, puis prend congé de son patient, veillé par un infirmier vigilant.

« Je vais aller faire mon rapport à Rackham, l'infirmier reste à ton chevet, tâche de dormir un peu. Et tu ne perds rien pour attendre – quand tu iras mieux, tu me diras tout de cette mystérieuse dame de tes pensées. Repose-toi bien, Bertin, et guéris vite, d’accord ? À très vite. »

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Message Sujet: Re: Hâte et remontrances   Hâte et remontrances EmptySam 14 Avr - 20:32

Ambroisie aura bien entendu râlé un coup quand on lui demande de le laisser tranquille. Pourtant, au fond, elle s’inquiète. Beaucoup. Elle fait mine de se désintéresser de Bertin, repartant pour aller bouder ailleurs, peut-être, ou simplement paresser. La mer lui a manqué et paresser au soleil encore davantage. Elle en profitera pour accabler Bertin tout en se prélassant. Quand il sera un peu remis. Il payera son inquiétude, assurément.

Bertin semble toujours confus, par moment, mais ne pas avoir Ambroisie qui hurle dans sa tête l’aide tout de même à être un peu plus cohérent. « Ils vont tous bien… » Ça semble le soulager, tant pour sa famille que ses camarades de caserne. Il ferme les yeux au contact de Quitterie. Il somnole déjà à moitié, complètement épuisé, quand elle commence à tout énumérer à l’infirmier et s’éveille dans un sursaut lorsqu’elle s’adresse de nouveau à lui. « Oui… d’accord. Mais on discutera dans ma chambre, pas ici. »

Trop public. Puis son lit lui semble tout de même préférable à ceux de l’infirmerie. Pourtant, il ne faudra guère de temps pour qu’il s’endorme. Son sommeil est agité, mais il dort. C’est un début.








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