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 Mirta, apprends-moi.

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Tim l'Escampette
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Message Sujet: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyLun 18 Déc - 16:22


Livre III, Chapitre 1 • D'Accord et de Chaos
Liselotte Passefil & Tim l'Escampette

Mirta, apprends-moi.

Cielsombrois deviendra grand.




• Date : Le 25 janvier 1003
• Météo (optionnel) : Il neige dehors
• Statut du RP : privé
• Résumé : Tim attend le retour de Liselotte, sa cousine, avec impatience chez Théodore, il sait qu'il aura un cadeau de sa part. Et ce ne sera pas n'importe lequel.
• Recensement :
Code:
• [b]Le 25 janvier 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3143-mirta-apprends-moi#114587]Mirta, apprends-moi.[/url] - [i]Liselotte Passefil & Tim l'Escampette[/i]
Tim attend le retour de Liselotte, sa cousine, avec impatience chez Théodore, il sait qu'il aura un cadeau de sa part. Et ce ne sera pas n'importe lequel.



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Tim ~ #A13239


Dernière édition par Tim l'Escampette le Jeu 12 Avr - 21:09, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyLun 18 Déc - 16:30

Après un vol maladroit en début de mois, un voyage par portail et une discussion avec Adonis, je n'avais plus couru les rues avec autant d'aisance qu'en début d'hivernage ! Outre la Chasse sauvage, j'avais à présent peur qu'en plus, ma cible ivre de cette nuit là se rappelle de moi – et ce malgré une fuite en escalade remarquable comme on pouvait s'attendre de mon nom et de mon jeu de jambes.

Je passais mes matinées à la boutique de Lancelot l'Adroit et mes journées chez mon cousin Théodore ainsi qu'à aider dans sa boutique. J'étudiais' tellement bien à l'Académie, que j'avais eu droit à quelques mois de repos en hiver. C'est ce que j'avais indiqué, je doutais de plus en plus que mes mensonges ai pu passer, mais si Théodore savait, il le cachait bien. En outre, je redoutais la venue de mes parents depuis ce qui c'était passé lors du Jour des Anciens. Je ne flemmardais ceci dit aucunement, pas trop, je travaillais pour gagner ma croûte  – je n'en pouvais plus de nettoyer les devantures des boutiques. Malgré tout, il m'arrivait également de sortir en catimini pour me rendre à la Taverne de la Rose la nuit tombée et y retrouver un bon bout d'équipage avec qui bavarder.

Mes crises d'angoisses et mes cauchemars s'estompaient petit à petit, mais il m'arrivait de me lever encore en hurlant en pleine nuit. Je n'avais pas été présent le Jour des Anciens, mais la perte d'Ortie, le récit d'Adonis et tout ce qui se disait à ce sujet me refroidissait les os complètement tant mon imagination était débordante en détails. Imaginez, qu'à 14 ans, chez mon cousin, je mouillerai le lit, ne m'avait pas semblé possible avant et pourtant... je l'avais fait. J'en avais été fort honteux et j'avais déprimé une semaine entière.

Puis mon anniversaire était arrivé et j'avais relevé le menton me disant que plus jamais cela n'arriverait. Je m'étais même mit des objectifs ! Toucher véritablement trois mouettes en un coup avec ma fronde, faire en sorte d'avoir du poils au menton, tenter de foutre un coup de pied au cul de Vira, retirer le tabouret alors que le boucher de l'Audacia s’apprêterait à s'asseoir, avoir plus de muscles, affronter mes corvées, perdre ma virginité et j'en passais. Naturellement bon nombre ne serait pas respecté, mais j’espérais que le dernier point se ferait quand même ! En tant que cielsombrois, il était plus que temps et je me trouvais presque en retard. Je n'osais même pas l'avouer à mon cousin de peur qu'il en soit choqué et se pose des questions sur mon engin. J'en racontais tellement sur le Petit Mirta et sur les choses au lit ou ailleurs que finalement on pouvait se confondre à mon égard – ce qui m'arrangeait quelque part.

Bref. Mon anniversaire était déjà passé, j'avais eu quelques jolis présents, d'autres moins, dont un cure dent en verre de la part de Gratte-Cul, soit le truc que j'utiliserai jamais quoi. Et j'avais entendu dire que Liselotte (logiquement la seule au courant de ma nouvelle vie comme de mon ancienne) était en chemin pour rentrer à Lorgol. J'avais trouvé à me plaindre en moi-même qu'elle ne soit pas arrivé plus tôt... elle aurait pu m'apporter un chouette présent de la capitale ! Mais en même temps, Théodore m'avait signalé, je ne sais pas pourquoi, qu'elle aussi avait eu son anniversaire. Je m'étais senti un peu embêté d'avoir oublié... et finalement qu'elle ne soit pas encore là m'avait fait gagner assez de temps pour que je lui écrive quelques lignes et lui tisse un joli ruban. D'accord, Théodore avait passé plus de temps à repasser au dessus, que moi à tout détruire, mais il était serti de quelques perles que j'avais choisi moi-même et le rendu était plutôt bien, qu'importe les soupirs de mon cousin.

Nous en étions à table à couper le pain en plein après-midi bien avancé. Et je grondais sur le manque d'éducation d'une cliente qui avait trouvé à se plaindre à la boutique de Théodore sur les tissus jolis qu'il vendait, quand quelques coups à la porte m'interrompirent.


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Liselotte Passefil
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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyDim 24 Déc - 1:24

Il y a seulement deux jours qu'elle est arrivée à Lorgol, deux jours qu'elle flâne sur les pavés de la Cour des Miracles sans vraiment flâner – elle est restée longtemps à Ibelin, il y a longtemps qu'elle n'est pas revenue, et les nouvelles à communiquer ne manquent pas. C'est au moment où elle a entendu parler de la trêve hivernale qu'elle a demandé la permission de rendre visite à de la famille dans les terres du nord ; elle a pris la route rapidement, suivant un convoi qui devait se rendre sur le front belliférien, ne bifuruquant qu'au dernier moment pour remonter jusqu'à Lorgol. Elle a payé grassement une carriole pour transporter ses effets et accélérer l'allure afin de ne pas arriver trop tard ; chaque jour perdu durant le trajet est un jour qu'elle ne passe pas auprès de la cour ibéenne ou à gérer ses affaires. Affaires florissantes malgré la guerre, si elle en croit ses derniers livres de comptes. L'Aiguille d'Or d'Ibelin a été laissée entre les mains d'une personne de confiance – une cousine un peu sotte qui n'a aucune idée de son réel métier, mais qui sait tenir les comptes et vendre ce que les clients réclament, c'est tout ce dont elle a besoin. Quant à l'Aiguille d'Or de Lorgol... Eh bien, elle n'aurait pu choisir meilleur associé, comme elle le pressentait depuis le début. Et comme il lui tarde de revoir son cousin Théodore ! Ils ont tant à se dire depuis sa dernière visite.

Liselotte est chargée de paquets quand elle parvient devant la demeure de son cousin. Elle frappe quelques coups à la porte et entre sans attendre ; il sait qu'elle est rentrée et il ne se formalise plus depuis très longtemps de ses allées et venues inopinées. Quand il la voit, emmitouflée de son lourd manteau couvert de neige, les bras chargés de ses effets, il se précipite à l'entrée pour lui venir en aide. Après s'être emparée de ses sacs de voyage, il dépose un baiser enthousiaste sur sa joue rosie par le froid. « Ma chère Liselotte. J'espère que tu as fait bon voyage. » Elle sourit, véritablement heureuse de le retrouver et d'être au chaud, surtout. « C'était long, mais pas trop incofortable. Certains des voyageurs étaient bavards, ce qui compense le silence de la majorité des Kyréens qui étaient présents. » Ils sont parfois d'un ennui, ces Kyréens !

Théodore rit et la devance dans la pièce pour aller déposer ses affaires dans sa chambre. Liselotte le suit, retirant manteau, écharpe et gants, puis aperçoit le jeune homme assis à table. « Oh Tim, quelle bonne surprise. » Surprise qui n'en est pas réellement une, n'est-ce pas ? Ce cher Théodore l'a prévenue que leur cousin passait beaucoup de temps en sa compagnie ; le jeune mousse n'a pas jugé bon de mettre son aîné au courant de sa situation particulière, mais la couturière n'a eu nul besoin de le faire à sa place – Théodore n'est pas né de la dernière pluie. Mais il ne lui a pas dit qu'il savait. Et elle ne le dira pas non plus. Ils veulent voir jusqu'où leur jeune cousin peut aller pour se couvrir, et c'est bien plus divertissant ainsi.

La couturière ébouriffe les cheveux du Tim et s'assoit en face de lui. « Je sais que j'ai quelques jours de retard, mais je tiens à te souhaiter un bon anniversaire, mon cher cousin. Je t'aurais bien envoyé ton cadeau, mais quand j'ai su que je pouvais rentrer quelque jours, je me suis dit que je te le remettrais en mains propres. » Elle lève les yeux vers Théodore quand celui-ci revient dans la pièce, échangeant avec lui un sourire complice. Il s'avance vers elle, pose ses mains sur ses épaules, son regard braqué sur leur jeune cousin. « Ca tombe bien, il en a aussi un pour toi. N'est-ce pas Tim ? » demande-t-il d'un ton détaché, légèrement joueur. L'expression de Liselotte se fait curieuse. Mais avant qu'il ne puisse répondre, Théodore enchaîne. « Quant à moi, je te le donnerai plus tard, j'ai des courses à faire. Je vous retrouverai tout à l'heure. » Il leur adresse un sourire à la fois moqueur et énigmatique avant de récupérer son manteau et de sortir dans le froid et la neige. Liselotte se retourne ensuite vers Tim, l'air interrogateur, presque innocent.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptySam 30 Déc - 17:37

« Si tu veux mon avis, elle devrait perdre deux à trois tours de taille avant de venir se plaindre à la boutique. La prochaine fois que je vois ses grosses fesses insultantes, son début de barbe et ses souliers immondes encrassés le sol que je m’évertue à rendre propre, je te jure, cousin, que je lui - »

Mes gestes de doigts grossiers et mes menaces imaginaires, à la faute-de-gout-en-jambes qui avait trouvé à se plaindre auprès de mon cousin, furent interrompus par quelques coups à la porte. Coups qui s'invitèrent même à ouvrir et à pénétrer dans le logis de mon cousin, laissant entrer un vent froid et des flocons qui me mirent rapidement la chair de poule alors que je dévisageais l'arrivante.

Liselotte !

Liselotte, ma cousine !

Liselotte, ma cousine, et ses cadeaux !

Je ne voyais que ça qui pouvait gonfler autant les affaires qu'elle amenait avec et que Théodore prenait soin de décharger de ses mains. Vu l'ampleur, j'en avais facilement quinze ! Des bijoux ? Des habits ? Un peigne ? Des chaussettes ? Un jouet cielsombrois ? Un animal de compagnie peut-être ? Non... il serait sans doute mort durant la trajet vu la température. Sauf si Liselotte comptait en faire une création de fourrure faite sur mesure. Ce qui serait très joli et gentil de sa part, surtout en hiver.

« Oh Tim, quelle bonne surprise. »
« Bonjour cousine ! Content de te voir. » Très content. J'avais grand hâte de tout savoir de ses achats, mais également aussi, si elle avait des histoires passionnantes à raconter venant tout droit de la capitale. Ou si elle avait eu des conquêtes sans prix à m'en faire glousser durant son récit. C'est que, Liselotte était une femme magnifique, tout comme Théodore l'était côté homme, j'étais dès lors certain que l'on s'arrachait sa présence et que l'on se disputait ses faveurs. La vie pouvait être bien injuste quand je me comparais à côté. Et j'avais arrêté de le faire au final. Je me faisais plus de mal qu'autre chose à tenter de me chercher une qualité physique qu'ils n'avaient pas.

Lorsqu'elle ébouriffa mes cheveux, j'esquissais un geste de la tête fuyant sa démonstration de tendresse. Je n'étais plus un enfant, ni un petit cousin, j'étais un homme (presque), un grand, il fallait qu'elle comprenne. Et j'avais bien l'intention de le lui prouver en discutant avec elle. Ma bouche s'ouvrit pour la complimenter, mais elle me devança sans mal pour me souhaiter un bon anniversaire et pour me signaler un cadeau qui n'attendait que moi et qu'elle souhaitait me remettre d'elle-même tant il était précieux, naturellement.

« Merci ! À toi aussi, avec du retard, je te souhaite un bon anniversaire. Tu es toujours aussi charmante malgré les années qui passent. Je dirais même plus, que tel le vin, tu te bonifies avec l'âge. »

Et même si j'en buvais rarement du bon, cela devait sonner comme un compliment au fond. Y avait de la recherche, de la finesse, du charme (autre que physique) et de l'intellect dans ce que je disais, je trouvais. Non ? Allez ! Je sentais qu'elle ne tarderait pas à offrir mon présent et j'avais presque les mains moites d'attendre, mais Théodore avait décidé de jouer sur ma patience, à coup sûr, puisqu'il mentionna l’œuvre que j'avais confectionné et qui n'attendait qu'elle en se plaçant derrière Liselotte. Il me surpris par contre en indiquant son départ. Avait-il peur d'être rattaché à mon cadeau ? Je n'indiquerais pourtant pas qu'il m'avait aidé beaucoup. Ou avait-il peur de lire de la déception dans les yeux de notre cousine ? Déception parce que son propre cadeau ne serait pas aussi grandiose que le mien ?! Ah ! Je n'avais pensé qu'à moi, j'aurais dû l'aider également. Bête que j'étais. Et quand il quitta la pièce, je me retrouvais donc en tête à tête avec une Liselotte que je ne pouvais faire attendre vu son regard. Je me levais donc pour m'en allé chercher le cadeau emballé grossièrement. Il était de moi. Et il était accompagné d'une petite carte parfumée sur laquelle on pouvait lire :

Liselotte, créatrice merveilleuse,
Indéniable créature somptueuse,
Si sexy, ma très chère cousine
Élégante, mais aussi douce et fine.
La plus belle des cielsombroises
Obsessionnel sont son reflet et son image.
Tout lui réussi à la jeune et belle
Tant son métier que sa beauté éternelle
Et nombre de fanatique rôdent autour d'elle.


J'avais buté sur la fin. Clairement buté. Et c'est peut-être bien pour ça finalement que Théodore était parti. C'était un peu gênant à lire, mais je m'y étais donné du mal. Certes Ygraine passait au-dessus, mais je ne pouvais le lui dire. Et puis elle était la plus belle de notre grande famille. Je revins à elle et lui tendit la carte et le paquet grossier qui contenait un ruban rouge parsemé de petites perles blanches et moins blanches. Et je repris place en face d'elle, attendant patiemment sa réaction, un fier sourire sur mes lèvres.

« C'est muwè qui l'ai fait. Le poème aussi. »

Avec l'aide précieuse de Théodore que je mentionnerais seulement si elle désirait des détails.


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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyDim 31 Déc - 2:34

Qu'il est mignon, ce cher Tim. Et comme il a grandi ! Avec les années, les traits des Passefil se font de plus en plus évidents sur son visage, comme dans ses manières. Elle reconnait l'esbroufe et l'insolence, elle reconnaît l'esprit vif, malgré un manque terrible d'expérience – encore si jeune et si manipulable, son cher cousin. Quelques mots ont suffi pour qu'il lui fournisse les informations demandées, sans aucun effort, sans insistance. Quelques lettres de temps en temps et elle ajoute à ses rapports quotidiens ceux, si précieux, sur les déplacements de l'Audacia. Il a pourtant du potentiel – il est assez malin pour faire croire n'importe quoi à ses parents qui ne se doutent rien, de là où ils sont. Et il vient d'avoir quinze ans.

« Merci ! À toi aussi, avec du retard, je te souhaite un bon anniversaire. Tu es toujours aussi charmante malgré les années qui passent. Je dirais même plus, que tel le vin, tu te bonifies avec l'âge. » Elle rit, face à ces flatteries éhontées et cette tentative presque réussie de charme. Il devra travailler un peu ses boniments, mais c'est un bon début. Liselotte échange un regard amusé avec Théo, avant qu'il ne dise devoir partir. Elle ne se questionne même pas sur les raisons ; il a peut-être un rendez-vous galant, ou il a quelque chose à faire pour la Cour, ou alors va-t-il simplement se fournir de quelques herbes délicates de leur duché. Il lui en parlera certainement plus tard, tout comme elle lui parlera de la suite de cette soirée en compagnie de Tim. Ce jeune homme a quelques sérieuses étapes à passer maintenant qu'il devient adulte, et ce n'est pas une fille de Mirta qui dira le contraire.

La couturière prend ses aises à table, tandis que son cousin se lève pour aller chercher son cadeau. En l'attendant, elle récupère le tabac soigneusement rangé dans une boîte sur la table, ainsi que sa pipe dans un tiroir – elle connaît si bien les manies de Théo depuis le temps. Elle commence à peine à bourrer sa pipe quand Tim revient avec son cadeau et un morceau de papier. Liselotte repose son ouvrage et déplie le poème qui lui est adressé. Son regard saute d'une ligne à l'autre, voguant de l'amusement à l'attendrissement – avec peut-être une pointe de fierté, puis elle déballe le cadeau. Le ruban est fin, grossièrement assemblé, mais le travail semble soigné par ailleurs. Elle y décèle la patte d'un couturier à l'aise dans son ouvrage, et quelques hésitations de débutant. Son sourire s'illumine d'une moue ravie.

« C'est muwè qui l'ai fait. Le poème aussi. » Et il en est si fier. « C'est du beau travail Tim. Il y a de la place pour de l'amélioration, mais c'est pas mal du tout. » déclare-t-elle avant de retirer son voile et de dénouer ses cheveux pour essayer le ruban sur le champ. « Les perles sont très belles, c'est toi qui en as eu l'idée ? » Elle est attentive, tandis qu'elle termine de nouer ses cheveux d'une main assurée, avant de reprendre la pipe et de l'allumer. Elle sait que le tabac est légèrement relevé, mais juste assez pour qu'elle garde ses esprits ; les herbes les plus fortes sont dans la réserve personnelle de Théo et il ne les laisse pas traîner aux yeux de tous. Liselotte tire un instant sur sa pipe d'un air pensif avant de la tendre à son jeune cousin, sans plus de cérémonie. Il faut bien qu'il se détende un peu avant de découvrir ce qui l'attend.

« Ah, Timothée, tu verras comme les années qui viennent seront belles pour toi. Quinze ans, c'est l'âge où tout commence. » souffle-t-elle, énigmatique. À quinze ans, elle passait les épreuves de la Cour des Miracles, elle construisait sa vie à Lorgol, faisait des rencontres, perfectionnait son art, apprenait tout ce qu'il fallait savoir pour devenir une bonne espionne... C'est l'âge où tout a commencé pour elle, l'âge où la jeune fille est devenue femme. Son regard se fait presque scrutateur, elle s'avance un peu plus pour poser ses coudes sur la table et l'observer, le menton entre les mains. « Je t'ai préparé une petite surprise pour ce soir. Tout à l'heure, tu iras faire ta toilette, je veux que tu sois irréprochable, c'est une occasion spéciale. » Le ton sibyllin est suivi d'un sourire rayonnant avant de récupérer la pipe. « Tu as déjà eu le temps de feuilleter le cadeau de Théo ? » La dernière édition du Petit Mirta Illustré, c'est tout de même un beau présent, surtout relié comme celui-là. Il paraît que les dessins de l'ouvrage sont bien mieux réalisés que dans les précédents, il faudrait qu'elle y jette un oeil, c'est certain.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyDim 31 Déc - 23:11

Oh que j'étais fier, si fier. Et comme je faisais le beau coq de mon buste presque bombé devant ma cousine tandis qu'elle parcourait ma poésie. Il y avait du progrès à faire, j'en étais certain et conscient, et la belle en cuisse que j'avais rencontré l'an passé, Hermine Chantelune, aurait certainement pu le remarquer – enfin je l’espérais, cela aurait été insulter ses conseils sinon. Et lorsque Liselotte me félicita de l'ensemble, je ne pu faire sans élargir davantage mon sourire hautain. Mes chevilles pouvaient facilement enflées, ma tête tout autant, heureusement qu'elle avait indiqué qu'il y avait encore de la place pour de l'amélioration, sans quoi mon corps aurait explosé de vanité.

Plus fier encore fut de la voir dénouer ses cheveux pour user du ruban. Elle était sincère en indiquant apprécier le cadeau. Ou elle le paraissait suffisamment bien que pour faire grimper mon estime de moi en flèche. Si ça, ce n'était pas une preuve flagrante de mon bon goût et de ma perception visuelle sans défaut pour attribuer des couleurs aux femmes, qu'était-ce ? Elle avait l’œil en tout cas pour déterminer ce qui était de moi sans me demander des détails sur la participation de Théodore dans tout ça.

« C'est bien moi, Théodore préférait sans, ou d'une autre couleur plus uni, mais je trouvais que le blanc s'accordait bien à ta peau d'ivoire. »

Et que pleuvait les compliments. Ce n'était pas sur l'Audacia ou parmi mes connaissances proches que je pouvais sortir pareils jolis mots. Vira aurait cru à une insulte et m'aurait pendu par les pieds par exemple, Solveig n'aurait rien comprit à la subtilité des mots choisis, Eponine aurait virée au rouge directement, piétinant ainsi le côté ivoire, quant à Liry Mac-Lir... j'étais certain qu'elle m'aurait lâché un gras 'Keuwè ? Mais t'sais qu'chui pas un é'phant, tuwè t'as bu.' Enfin, si elle savait ce qu'était l'ivoire ! Je n’eus pas le temps de m'étendre sur la question que je réceptionnais la pipe pour la porter à mes lèvres – avec moins de classe que Liselotte ceci dit. Ça manquait de qualité de ce genre sur le navire et certains me regardaient drôle comme si il fallait des poils au menton pour tirer à la pipe... au moins en Sombreciel c'était naturel et j'appréciais ce naturel qui revenait au galop quand je restais chez mes cousins à Lorgol. Aucun jugement, aucun jugement... non madame aucun jugement.

« Ah, Timothée, tu verras comme les années qui viennent seront belles pour toi. Quinze ans, c'est l'âge où tout commence. » 

Hum. Devais-je chercher une signification cachée dans sa phrase ? Avait-elle saisi que j'étais un débutant dans certains domaines ? Autant j'aimais énormément Liselotte, autant sa manière de deviner relativement vite me donnait des fois le tournis et me déstabilisait complètement. Après, j'avouais sans mal que je réfléchissais parfois un peu trop et que je voyais des doubles sens là où il n'y en avait pas.

« C'est parfois l'âge où tout se termine aussi. » Ah. Sans même y penser, j'avais sorti le genre de remarque qui avait le don de plomber l'ambiance. Tout sauf moi. Et je préférais me concentrer sur la fumée et le goût qui piquait ma langue et ma gorge plutôt que sur son regard. Elle lisait à travers les gens, Liselotte. Beaucoup trop facilement. Et je n'avais pas encore d’immunité contre elle, je le savais bien. Désireux d'oublier le sujet qui me foutait une boule dans la gorge, et parce que même sans Théodore il était facile de comprendre que je sous entendais le Jour des Anciens et la Chasse Sauvage, j’accueillis avec joie le sujet de la surprise que j'attendais avec impatience.

Retendant la pipe, mes yeux étincelaient de gourmandise d'en savoir plus. Ce soir. Toilette obligé. Irréprochable. Occasion spéciale. Alors je n'étais certes pas doué avec le fil, mais je savais compter relativement vite. Et pour moi, ces quatre mentions additionnés ne donnaient comme probabilité que deux choix : Une rencontre avec des grosses pointures, avec un peintre pourquoi pas. Ou, et cela me donnait des palpitations au cœur, le plaisir de la chair. Je me fis violence pour ne pas glousser et virer au rosé, même si mes yeux criaient 'Coupable !' de mes pensées. La mention de la nouvelle version du Petit Mirta offert par mon cousin ne fit qu’accélérer l'adrénaline de parcourir mon corps. C'était la deuxième option. La deuxième par Mirta ! Enfin ! Et j'aurais pu sauter sur ma cousine si je ne désirais pas cacher le fait que j'avais découvert l'objet de la surprise.

« Je ne l'ai pas feuilleté, je l'ai dévoré ! Les détails sont plus, plus, enfin, plus détaillés, c'est plus que bien fait et ça a fait son petit effet. » Pardon, draps de Théodore, pardon. Je toussais un peu pour échapper à certaines images envahissant mon esprit. Pas devant ma cousine, aussi charmante soit-elle. Avec Ygraine c'était mieux. « J'ai voulu le montrer à une fidèle écoutante, mais elle se trouve à l'Académie. Une autre fois peut-être. » Et je pensais à ma petite Eponine. Elle devrait un jour apprendre certaines choses, et le Petit Mirta l'aiderait assurément sur le chemin de la grandeur ! En tant que pseudo grand-frère, c'était mon devoir de lui donner conseils.

« Désires-tu le voir ? Je t'avouerais, cousine, que certaines positions me laisse perplexe. J'ai beau avoir de l'imagination, je doute d'être assez acrobate pour les pratiquer toutes. Pourtant je suis particulièrement doué dans l'escalade ! »

hrp:
 


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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyVen 5 Jan - 17:22

« C'est parfois l'âge où tout se termine aussi. » Oh Tim, quelles pensées traversent-elles ton esprit en ce moment ? Liselotte observe attentivement le visage de son cousin, qui paraît s'affaisser un instant, alors qu'il goûte aux herbes de leur terre natale. Ah, ces effluves familiers, qui la ramènent à des souvenirs agréables de ses séjours à Vivessence ou Euphoria, où elle est libre d'agir comme bon lui semble sans craindre les regards courroucés des habitants d'Ibelin ou de Lorgol. Difficile pourtant de s'oublier à ces beaux moments quand son interlocuteur semble pris dans une tourmente dont il est difficile de le sortir. Théodore lui a parlé du Jour des Anciens, des nombreuses pertes, des conséquences que ça a eu. Ces événements ont dû le marquer si l'émotion se voit ainsi sur ses traits ; il y connaissait des personnes, elle s'en doute. Et savoir que la Chasse Sauvage parcourt désormais librement le continent ne doit pas le rassurer beaucoup. Raison pour laquelle Liselotte change de sujet pour continuer sur sa lancée et éclairer un peu ses pensées.

Pari réussi, lorsqu'elle aperçoit l'éclat brillant dans ses yeux. Et que dire de la douce teinte rosée qui colore ses joues ? L'innocence du jeune homme semble si évidente à cet instant, c'en est touchant. « Je ne l'ai pas feuilleté, je l'ai dévoré ! Les détails sont plus, plus, enfin, plus détaillés, c'est plus que bien fait et ça a fait son petit effet. » Elle rit de cette franchise qui ne s'embarrasse pas de faux-semblants, elle rit de l'enthousiasme de son cousin. « J'ai voulu le montrer à une fidèle écoutante, mais elle se trouve à l'Académie. Une autre fois peut-être. » Le sourire de l'espionne est indulgent, presque attendri. « Désires-tu le voir ? Je t'avouerais, cousine, que certaines positions me laisse perplexe. J'ai beau avoir de l'imagination, je doute d'être assez acrobate pour les pratiquer toutes. Pourtant je suis particulièrement doué dans l'escalade ! » « Oui, montre-le moi. » répond-elle, curieuse, amusée. Elle tire distraitement sur la pipe en attendant qu'il revienne avec l'ouvrage en question, le posant devant elle avec empressement. Oh, la reliure est définitivement un travail d'artiste. Et que dire des pages qu'elle feuillette d'un oeil connaisseur. Les dessins sont superbes et, en effet, extrêmement détaillés. Un sourire en coin illumine son visage quand une page lui rappelle un souvenir en galante compagnie. « Ne t'aventure pas à tenter celle-ci à moins d'avoir les jambes solides, Tim. » chantonne-t-elle avec bonne humeur en tapotant l'un des dessins. Douce Mirta, elle a pu l'essayer en compagnie d'un Voltigeur fort doué, c'était des plus acrobatiques, sans nul doute.

Liselotte tourne encore quelques pages et referme soudain le livre fermement avant de planter son regard dans celui de son cousin. « En fait, n'essaie même pas d'aborder ce qu'il y a là-dedans tant que le dragon n'a pas visité sa première caverne. Pour le temps que ça va durer, autant faire simple. » Autant ne pas trop se faire d'illusions à ce sujet. Son air se fait songeur. « A moins que ce soit déjà le cas ? Est-ce la jeune fille de l'Académie dont tu parlais tout à l'heure ? » Théodore paraissait persuadé que leur jeune cousin n'avait pas encore goûté aux plaisirs de Mirta, dans leurs derniers échanges épistolaires, mais qui sait ?




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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyLun 8 Jan - 17:06

J'avais hâte de lui montrer, comme j'avais hâte de prendre de la fraîcheur aux joues en courant chercher le cadeau de Théodore. J'avais également hâte d'entendre son point de vue, Liselotte avait dû goûter à tout de toute façon, c'était obligé. Fou serait l'homme la repoussant, fou ou simplement homosexuel – et encore, cela n’empêchait nullement de tester diverses choses avec ma cousine. D'un pas pressé j'avais ramené l'ouvrage et l'avais placé devant elle avant de me rasseoir en quatrième vitesse, coudes sur la tables, mains encerclant mon menton, pour ne rien rater de ses réactions.

Elle le trouvait bien, l’ouvrage, il n'y avait aucun doute, elle souriait même devant la fameuse position problématique. J'avais raison. Elle connaissait tout Liselotte. Je notais son commentaire dans un coin de ma tête, non sans jeter un coup d’œil sous la table à mes propres jambes... Certes elles étaient loin d'être fortes et musclées, mais un jour peut-être.

« Elles finiront par l'être, le travail de mousse sur l'Audacia est plus exigeant que les devoirs de l'Académie sur mon boulier après tout. » Boulier qui n'était plus depuis longtemps.

Mes jambes s'amusèrent sous la table à se balancer d'avant en arrière, incapable de rester en place alors qu'elle poursuivait de se rincer les yeux sur les jolies illustrations. Peut-être me parlerait-elle d'une de ses aventures et de la pratique d'une position en détails... ou peut-être que non. Liselotte ferma le bouquin avant de reprendre en me fixant.
Je paru outré un instant de sa première phrase. Je refusais de paraître empoté pour ma première fois. Je refusais de paraître inexpérimenté en tant que cielsombrois, même si en pratique c'était bien le cas. J'avais bien étudié, c'était normal de ne pas vouloir passer pour un bleu après tout. Quand bien même cela ne durerait pas... mais il fallait que ça dure voyons ! D'outré je failli presque recracher mes poumons en comprenant qu'elle associait Éponine et moi à... à quelque chose qui n'arriverait jamais. Quelle horreur.

« Non, bien sûr que non ! Éponine est bien trop jeune et naïve ! C'est une enfant. Du genre qui tomberait dans les pommes pour un simple effleurement de lèvres... je ne préfère même pas imaginer avec la langue ou même en bas. »

Ah bah pour sûr que j'y allais fort, mais comme elle prenait des couleurs rapidement, j'étais convaincu de ce que j’avançais.

« C'est plus comme une petite sœur pour moi. »

Et je préférais m'abstenir d'indiquer à Liselotte que mes premiers baisers étaient avec mes sœurs, cela aurait rendu ma remarque comme étant non recevable.

« J'ai si bien étudié. »

Finis-je par indiquer comme pour reprendre sur le fait qu'il était préférable de ne rien tenter de ce qui était illustré dans le livre avant d'avoir visité une première grotte.


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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyMer 10 Jan - 20:57

« Elles finiront par l'être, le travail de mousse sur l'Audacia est plus exigeant que les devoirs de l'Académie sur mon boulier après tout. » Chercher à avoir des jambes assez solides pour pouvoir honorer les enseignements de Mirta, est un but tout à fait honorable en soi, songe l'espionne. Et pourquoi pas après tout ? Il est encore jeune, dans la fleur de l'âge, et elle connaît de nombreux pirates bien bâtis capables de porter une femme – ou un homme – sans la moindre difficulté. Elle l'a d'ailleurs expérimenté à quelques reprises. Mais si beaucoup sont assez forts, tous ne sont pas aussi souples que le Cielsombrois moyen pour ce genre d'exercice. Peut-être Tim saura-t-il concilier les deux ? Il est déjà si étrange qu'il se soit engagé dans un tel corps de métier, mais qui sait. Peut-être est-ce son imagination débordante et ses rêveries habituelles qui l'ont guidé vers une vie pleine d'aventures et de rebondissements.

Son cher cousin semble légèrement vexé de s'entendre dire une vérite aussi crue, mais il perd bien vite son expression pour prendre un air pratiquement choqué par ses insinuations, ce qui lui fait hausser un sourcil, à la belle espionne. « Non, bien sûr que non ! Éponine est bien trop jeune et naïve ! C'est une enfant. Du genre qui tomberait dans les pommes pour un simple effleurement de lèvres... je ne préfère même pas imaginer avec la langue ou même en bas. C'est plus comme une petite sœur pour moi. » Oh, c'est donc ça. Trop occupée à tirer sur la pipe, elle ne prend pas la peine de répondre. Quel dommage, il serait tellement plus aisé pour lui d'apprendre s'il avait quelqu'un en vue. Homme ou femme, qu'importe, il pourrait expérimenter avec une personne de confiance. N'est-ce pas là tout l'intérêt d'avoir des amants réguliers ?

« J'ai si bien étudié. » Un petit rire s'échappe de ses lèvres cette fois. Plus détendue encore grâce aux herbes euphorisantes de son duché, elle passe la pipe à Tim puis s'appuie sur le dossier de sa chaise, les doigts entrelacés. « Mon cher cousin, l'étude n'est qu'un premier pas. Il n'y a aucne honte à ne pas savoir pratiquer les enseignements de Mirta dès la première fois, nous sommes tous passés par là. Je pourrais t'en raconter, des nuits maladroites de mon adolescence, si tu savais... » raconte-t-elle avec nostalgie, un petit sourire attendri sur les lèvres. Il y a eu ses premières fois avec les hommes, celles avec les femmes, tant de soirées où ses mains tâtonnaient sans bien savoir où se poser pour réellement faire l'effet escompté à ses partenaires. « Même si on me faisait lire tous les ouvrages au sujet de la sculpture sur bois, je ne saurais en tailler si l'on me met un ciseau et un maillet entre les mains. » ajoute-t-elle, tout à fait sérieuse et patiente, tout à fait ravie de faire part de son expérience avec un jeune homme qui a encore tout à découvrir – un Cielsombrois, un Passefil ! Il saura un jour faire honneur à leur nom.

« Nous sommes des enfants de Mirta, Tim. Nous ne nous moquons pas des débutants, nous leur apprenons à s'améliorer. » conlue-t-elle, espiègle, mais également très sage. Elle est née sous Mirta et elle respecte la déesse pour tout ce qu'elle leur offre chaque jour. « Serais-tu partant pour une petite sortie, ce soir ? » demande-t-elle finalement, le regard pétillant.




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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyJeu 11 Jan - 18:06

Le point réflexion se cala. Oui l'étude n'était qu'un premier pas, pas qu'on préférait parfois éviter ou du quel on faisait marche arrière. Je pensais à mes études à l'Académie qui m'avait fait fuir et m'avait mené à l'Audacia, j’espérais qu’expérimenter une partie de jambes en l'air ne me ferait pas le même effet. Non pas que je détestais l'Audacia, bien au contraire, mais je redoutais qu'un chemin aussi passionnant que ma vie actuelle existe et arrive à me détourner du petit Mirta.

Les points doute et angoisse soudain prirent le pas. ET si je n'étais pas à la hauteur et qu'on riait de moi et de mon oiseau ?! Je ne prenais pas grand cas de ma fierté, mais je me sentirais affreusement mal et perdrais toute confiance si je faisais l'objet de brimade à ce sujet. J'étais sujet cielsombrois, pas outreventois après tout ! Loin d'être coincé.
Pourtant sans avoir eu à énoncer mes plaintes enfantines et mon assurance soudaine en sucre, Liselotte me rassura. Tout le monde y passait, je le savais, mais l'entendre mettre en exemple ce point en prenant son cas dans la balance, pesait beaucoup à mes yeux. Cela étant j'avais du mal à imaginer ma cousine être gauche, je la voyais plutôt ambidextre, à jouer de ses deux mains habilement. La curiosité m'irritait la bouche d'en demander le récit de ses premiers ébats, mais je parvins à la calmer, me focalisant sur ses propos sages. La comparaison avec la sculpture était bien trouvé... néanmoins... et si je ne démontrais aucune qualité avec les années ? Elle disait qu'il n'y avait nulle moquerie pour les débutants, mais qu'en était-il ensuite ? Je tirais vivement sur la pipe pour trouver réconfort dans la sensation, mais cela ne semblait pas suffisant pour effacer mes tracas, par contre, cela me fait parler !

« Je suis entièrement partant, mais... et s'il s'avère que je ne suis pas doué ? Je suis Passefil, mais pas doué pour le fil après tout et pourtant je l'ai étudié. Et si j'étais enfant de Mirta, mais que j'étais le plus mauvais au final ? » La boule à la gorge venue et le rouge aux joues me donnaient envie d'enfouir ma tête sous la table et de disparaître. « J'ai déjà touché les seins d'une femme, cousine, et ça ne lui a pas fait plus d'effet que ça. Elle m'a juste dit que j'avais les mains douces... sauf que je suis un homme, pas une femme, c'est un peu insultant je trouve. » Ah, je m'enterrais vivant en y repensant. Et Liry Mac Lir m’enfonçait et me foutait en rogne sans être présente.


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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptySam 27 Jan - 11:03

Elle lit dans ses yeux une inquiétude grandissante, de celle qui précède le premier pas vers un nouveau monde inconnu qu'on n'a fait qu'imaginer jusqu'à présent. Mais elle sait, Liselotte, que ces doutes laisseront bientôt place à l'excitation, au plaisir de l'anticipation. Puis une fois le cap passé, il réclamera encore ce délice que les enfants de Mirta vivent pleinement sans se soucier du reste. L'idée même qu'il puisse refuser de retenter une telle expérience ne lui vient même pas à l'idée, pas après la surprise qu'elle a préparée pour lui. Le jeune Passefil saura se faire la main, avec le temps, à son rythme, avec ses envies. Quelle pression ce jeune homme se met-il sur les épaules !

« Je suis entièrement partant, mais... et s'il s'avère que je ne suis pas doué ? Je suis Passefil, mais pas doué pour le fil après tout et pourtant je l'ai étudié. Et si j'étais enfant de Mirta, mais que j'étais le plus mauvais au final ? » Liselotte ne dit rien. Elle observe son cousin aux joues soudainement rougies par cette perspective insultante que de ne pas savoir donner du plaisir à l'autre. Il est attendrissant dans ces questionnements plein d'angoisse. « J'ai déjà touché les seins d'une femme, cousine, et ça ne lui a pas fait plus d'effet que ça. Elle m'a juste dit que j'avais les mains douces... sauf que je suis un homme, pas une femme, c'est un peu insultant je trouve. » Et elle rit, la couturière, d'un rire doux et franc, sans aucune once de moquerie. En voilà de drôles d'idées.

« Oh Tim, il n'y a aucune insulte là-dedans, pas à mes yeux. Avoir es mains douces a ses avantages, tu peux me croire. » Durant toutes ces années, elle a laisser passer sous ses jupons autant d'hommes que de femmes aux particularités bien différentes. Les mains rugueuses d'un artisan, les mains douces d'une Compagne, les lèvres pleines d'une noble et la force brute d'un guerrier ; et nombreux sont ceux qui ont su l'enchanter au-delà de ses espérances. Elle secoue la tête, l'amusement perceptible sur ses traits. « Allons Tim, tu es cielsombrois, tu sais qu'il y en a pour tous les goûts et que tu trouveras forcément des partenaires qui apprécieront tes mains, aussi douces soient-elles. Encore qu'elles ne le resteront pas très longtemps avec tes activités. » Elle ne se souvient pas avoir rencontré de pirate expérimenté qui ait les mains douces, il n'a donc aucun souci à se faire.

Finalement, Liselotte pousse un soupir et reprend d'une voix plus forte, plus autoritaire : « Allez, va donc faire ta toilette, il ne sert à rien de tergiverser plus longtemps. » Elle se lève et sort de la pièce pour aller chercher un paquet qu'elle dépose devant son cousin. À l'intérieur, des vêtements de bonne facture mais également résistants, pour tenir au mode de vie du jeune mousse. Pas des vêtements à porter sur un navire cependant, mais tout à fait adéquats lors de son hivernage – un pantalon épais, noir, une chemise au col délicat et aux boutons d'argent, des sous-vêtements simples mais fort seyants, ainsi qu'une lavallière, pour les jours où il désirerait se faire mieux voir encore. Un petit sourire illumine les traits de Liselotte quand elle s'adresse à lui. « Théo m'a envoyé tes mesures. Nous ajusterons le reste tout à l'heure si nécessaire. » Il sera certainement le pirate le mieux habillé de tout le continent.




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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyDim 4 Fév - 21:13

J'avais l'impression que quelque soit la soirée qui m'attendait, je ne serais pas à la hauteur. Et les 't'as d'mains douces tuwè' de Liry Mac Lir, dans mes souvenirs soudain, ne m'aidaient pas à me relaxer, bien au contraire. Je me sentais petit malgré ma grande taille de cielsombrois qui grandit, grandit et grandit plus encore jusqu'à atteindre la taille-perche. Tellement d'angoisses ! Tellement de sentiments croissants alors que je regardais ma cousine et lui faisais part de mes doutes, malgré ma gêne quelque peu flagrante. Merci les couleurs.

Et si et si et si !

Mirta, déesse, est-ce que tous les cielsombrois se sentaient partir en guerre avant leur première fois ou n'était-ce que moi, fils de l'esprit, qui pensais beaucoup trop pour mon bien être ? Et si ma première fois se mettait à pouffer d'une honteuse gaucherie de ma part, d'une rapidité fulgurante ou d'un mouvement sur le côté ? Et si on me disait 't'as les mains d'un gosse tuwè' ?!  Ou pire encore , si je m'évanouissais devant la nudité ? Je me senti presque défaillir à cette idée. Et puis les interrogations de trop en regardant ma cousine rétorquer.

Est-ce que Liselotte, ma cousine, serait là ?
Est-ce qu'elle me tiendrait la main et la caresserait pour me guider dans mes débuts ?
Est-ce qu'elle commenterait le tout pour le tout et indiquerait quoi faire à la dame ?
Est-ce que Liselotte savait ce que j'aimais ?
Est-ce que Théodore lui avait dit ?
Théodore serait-il là ?
Et qu'est-ce que j'aimais moi ?


Mes petits yeux agonisants et perdus se refirent alertes alors qu'elle m'indiquait que j'étais cielsombrois ; bonjour la pression. Une chance elle argumentait, pimentait, saupoudrait, soulageait  la douleur interne en ajoutant qu'il y en avait pour tous les goûts. Et j’espérais dès lors qu'elle eu trouvé quelqu'un d'adroit pour deux, quelqu'un de compétent, de patient et de compatissant. Est-ce que faire l'amour à une oreille en lui racontant des histoires comptait pour première fois ?

Non.

Je ne devais pas viser bas, enfin haut, enfin bref. Je devais viser une chose, un point précis, et me focaliser dessus. Inspirer et expirer à mon rythme. Tout se passerait bien. Et mes mains douces ne le seraient plus par la suite – si seulement j'avais moins prit la poudre d'escampette sur l'Audacia !

Je me contentais d’acquiescer pour tout avant de me faire rigide devant son dernier timbre semblable à celui du Second qui me reprenait sur la Vivenef. Et je me levais sous ses ordres, troquant mes jambes flageolantes contre des mats solides pour me soutenir, à la limite de lui sortir des 'Aye Aye M'dame !'. Et elle se leva également, disparue partiellement un instant sous mes œillades de gros curieux, pour venir ensuite placer devant mon nombril un paquet contenant de quoi me rendre présentable – ce que j'en déduisais vu qu'il était mention de Théodore et de Liselotte, Passefil, Fil, Couturiers et couturières renommé(e)s. Je devais avouer avoir de la chance à ce niveau. J'en étais sincèrement ému alors que je prenais l'ensemble, m'éloignais de la table un peu pour mieux revenir déposer un léger baiser sur la joue de ma cousine.

« Merci cousine ! »

Non mais si ça se trouvait je me faisais une scène de théâtre pour rien au final. Je m'éclipsais dans une pièce voisine en marmonnant des 'tu es la meilleure', renversant une chaise dans mon sillage, et rouspétais un peu en enfilant les vêtements après avoir fait une toilette approfondie et longue en certains endroits. Je craignais, vu le temps passé sur ma toilette, que Liselotte ne soit parti. Une fois rendu présentable, je gloussais pour moi-même sans même avoir un miroir sous les yeux. C'était beau. Je devais donc être de toute beauté.

« Alors ? Pas mal ? »

Fis-je en revenant dans la pièce plus tard, bras ouverts en faisant une presque pirouette sur moi-même.

« Je suis comme les canons de l'Audacia, j'envoie du lourd n'est-ce pas ?! »

Et je pouffais. Alors qu'on pouvait franchement me répondre que je tenais plus du boulet qu'autre chose actuellement. Il y avait peut-être des retouches à faire côté manches et bas de pantalon, mais l'on pouvait clairement dire que Théodore avait l’œil. Quand avait-il prit les mesures, par contre, était une autre question.


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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyDim 11 Fév - 1:00

À voir son air réjoui et ses grands yeux brillants, elle sait qu'elle a fait mouche en lui offrant ces quelques vêtements. Il est même à court de mots, son cher cousin, si fébrile à la seule idée d'essayer ces merveilles. Eh, c'est qu'il faut bien qu'il y ait quelques avantages à venir de la meilleure famille du fil de tout Arven ! « Merci cousine ! » Elle rit au baiser déposé sur sa joue et le laisse s'éloigner, non sans jeter un regard attendri à ce jeune homme dégingandé qui grandit si vite.

Liselotte pousse un petit soupir et retourne dans sa chambre, où elle a disposé quelques affaires pour cette nuit. Elle en profite également pour faire un brin de toilette pendant que Tim se décrasse et elle enfile quelques vêtements bien cielsombrois, de ceux qu'elle n'ose arborer à Ibelin – tout d'abord parce qu'il fait bien trop froid, mais surtout parce qu'elle doit faire attention à préserver son image au sein de la cour impériale. Tout de même, ce n'est qu'un petit décolleté ! Et un tissu fort peu opaque, certes. Ce serait même bien trop décent pour Euphoria. Malgré tout, Liselotte apprécie le retour aux sources et accroche un voile serti de perles par dessus ses cheveux noués, d'une couleur qui se marie avec le ruban offert par son cousin. Devant son miroir, elle tournoie et glousse de l'effet de cette robe, créée par ses soins. Une petite gâterie qu'elle s'offre de temps à autres.

Quand elle revient dans la cuisine, Tim n'est pas encore là. Elle leur sert à chacun un petit verre d'eau-de-vie cielsombroise, juste de quoi lui donner du courage et lui tenir chaud pour aller à leur prochaine destination. En l'attendant, Liselotte en descend un cul-sec puis remplit à nouveau son verre. Elle est en train de ranger la bouteille quand enfin, son cousin apparaît.

« Alors ? Pas mal ? » Elle rit, mais pas de son apparence, uniquement de son enthousiasme exacerbé. Oh, il a retrouvé des couleurs, son jeune cousin. Et quelle élégance, par Alior ! « Je suis comme les canons de l'Audacia, j'envoie du lourd n'est-ce pas ?! » Elle secoue la tête et s'avance vers lui, amusée. Son voile est encore relevé et elle examine Tim de la tête aux pieds. « Ca te va comme un gant. » Les manches sont un peu longues, mais il va grandir si vite que ce ne sera bientôt plus un problème. D'un geste habitué, elle les retrousse de façon à ce que ça fasse naturel, puis elle lisse le bas de la chemise avant de passer ses doigts dans les cheveux humides de Tim, pour les replacer convenablement.

« Je pense que tu seras assez présentable. Juste encore une petite chose... » Elle s'empare d'une des lavallières et l'attache elle-même à son col, pour un résultat du plus bel effet. Satisfaite, elle se recule pour observer le résultat et hoche la tête d'un air résolu. Oui, c'est très bien ainsi. Liselotte se retourne pour prendre les verres sur la table et en tend un à son cousin. « À cette soirée. Puisse Mirta veiller sur nous. » Un petit clin d'oeil entendu, puis elle boit son verre d'une traite. Enfin, elle prend son manteau et l'enfile. « Dis-moi Tim, que sais-tu de la Caravane des Plaisirs ? » Une simple question, en toute innocence, juste avant de passer la porte.




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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyMar 13 Fév - 12:17

Que j'étais beau, vu la qualité des vêtements je devais l'être. Et qu'elle était belle ma cousine, magnifique pour être plus exacte. Je la préférais sincèrement dans ces vêtements là, bien cielsombrois. Ça la mettait plus en valeur, quoique le reste faisait dans le mystère de ce qu'il y avait en dessous. Tout lui allait de toute manière, tout allait aux Cielsombroises et j'osais même penser que tout allait aux Cielsombrois même à moi. Je l'admirais tandis qu'elle me flattait et ajustait le tout de quelques détails, soignant mes cheveux noirs.

« Merci ! Toi, tu es honteusement séduisante, mais je ne t'apprends sans doute rien. » Et je gloussais de mes propos. Je tachais sans doute, dans mes rires, d'oublier le tracas de  plus tôt et ce qui allait advenir de moi plus tard. Va t'en la nervosité, va va va ! Mais c'était plus facile à penser qu'à faire.

Je relevais le menton lorsqu'elle ajouta un tissu aux boucles flottantes. Je faisais presque issu d'une classe hautement supérieure et un côté de moi aimait cela, l'autre moins. Que cela fasse de trop ou non je n'allais de toute manière rien indiquer, aussi bavard étais-je. Liselotte et Théodore savaient plus des femmes et sur ce qu'elles aimaient qu'un jeune comme moi de toute façon. J’espérais juste ne pas croiser quelqu'un de l'Audacia, ils auraient hurlé de rire à s'en pisser dessus et certains auraient sorti des 'M'sio l'Escampette' pour se moquer, j'en étais certain.

Vint l'eau-de-vie que je pris soigneusement. Au premier contact je su qu'elle n'était pas de la qualité de celle que j'avais goûté à la Belle Hélène en compagnie de Dame Hermine, mais elle arrachait tout autant le gosier. Et lorsque Liselotte me questionna, je bu d'une traite l'alcool pour noyer ma surprise et ma gêne. Là j'y allais vraiment, j'étais sur le chemin complètement. Après quelques toussotements arrachés par le verre, je repris, sérieux, comme un un élève.

« La Caravane est réputée et traverse tout le continent. Et je me disais d'un coup que la guerre ne devait pas aider leur affaire. Elle offre du plaisir charnel, elles écoutent bien, ou autre en fonction des goûts de... du client. C'est bien ça ? » Finalement j'en savais moins que je ne le pensais. Et j'avais chaud et l'envie horrible soudainement d'arracher le nœud. Je devrais choisir ? Rousse, blonde, noire ? Grande ou petite ? Est-ce qu'on nous donnait un livret avec leurs visages et leurs atouts et spécialités pour aider à se décider si c'était le cas ? « Existe t-il un inventaire ? » Demandais-je, sérieux et inquiet de ne pas arriver à me décider directement si on me laissait le choix. J'aimais bien parler, mais peut-être que certaines avaient horreur de ça...


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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyJeu 8 Mar - 12:49

« Merci ! Toi, tu es honteusement séduisante, mais je ne t'apprends sans doute rien. » Un petit sourire entendu, un regard sans équivoque. Elle sait. C'est voulu. À quoi bon se trouver dans la cité des peuples libres si elle ne se sent pas libre de s'habiller comme elle le souhaite ? Peu importe qu'il y air dans cette ville quelques âmes encore prudes qui pourraient être choquées, elle n'en a cure et elle en rit, la Cielsombroise, très fière de faire tourner les têtes et de provoquer des commentaires sur son passage – qu'ils soient admiratifs ou outrés, voire les deux. C'est donc avec une aisance toute particulière qu'elle récupère ses affaires et qu'elle se recouvre de son manteau pour sortir, mais elle voit bien l'air nerveux de son cousin. Cette vision l'attendrit ; elle se rappelle sa propre première fois, maladroite et peu satisfaisante. Elle se rappelle cette angoisse à l'idée de ne pas être la digne fille de Mirta qu'elle se doit d'être. Puis elle a appris, elle est devenue véritablement adepte du plaisir offert par la déesse et elle n'a plus nulle crainte désormais. Son cousin finira par s'y faire, elle n'a aucun doute à ce sujet.

« La Caravane est réputée et travers tout le continent. Elle offre du plaisir charnel, elles écoutent bien, ou autre en fonction des goûts de... du client. C'est bien ça ? » Liselotte acquiesce. « C'est bien ça. » L'air, à l'extérieur, est particulièrement froid. Mais après des mois passés à Ibelin, Liselotte n'y fait plus guère attention. « Existe t-il un inventaire ? » La couturière hausse les sourcils, interloquée par cette question. Elle répond avec sérieux : « Oh Tim, n'utilise pas ce terme auprès de la Caravane si tu ne veux pas en être exclu avant même d'avoir testé ses bienfaits. Les Fils et Filles de la Caravane ne sont pas des objets, on ne parle pas d'inventaire. » Elle lui fait la leçon comme un professeur à son élève – le sujet de la Caravane des plaisirs est très sérieux pour la Cielsombroise qui n'hésite pas à faire appel à eux quand elle le désire. Tout comme les bordels à Euphoria qui sont là pour ça, après tout. Et elle est toujours ravie d'honorer la profession des hommes et des femmes du plaisir.

Liselotte entraîne son cousin à travers les rues qu'elle connaît bien, continuant ses explications. « La Caravane est tenue par sa maîtresse, Bethsabée Ivresens. Si tu te tiens bien et que tu respectes les gens de la Caravane, elle t'accueillera à bras ouverts, mais si tu te comportes mal avec ses gens, elle te jettera sans ménagement. » Elle ne désire pas lui faire peur, mais il lui semble important de lui rappeler qu'on ne peut pas faire n'importe quoi sous prétexte que l'on paie quelqu'un pour son propre plaisir. Ce serait tout de même terrible. « Mais tu verras, c'est une personne délicieuse. Elle est cielsombroise et elle saura te conseiller ; je lui ai parlé du cadeau que je voulais te faire et elle a déjà quelques filles en tête pour toi. » Des filles qui savent très bien ce qu'elles font et qui ont l'habitude des jeunes gens maladroits qui sont encore inexpérimentés dans le domaine. Des filles qui sauront le mettre à l'aise, elle n'en doute pas.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyJeu 15 Mar - 14:56

Ah, j'avais presque tout bon jusque là, mais mon étourderie m'avait rattrapé. À moins que ce ne soit plutôt mon côté sérieux étudiant à l'Académie, qui donne dans les termes qui seront essentiels dans l'avenir dans le métier tournant autour de la comptabilité ou dans la prise en mains d'une entreprise, qui avait prit le dessus. On ne parlait pas d'inventaire ici et il était hors de question de mentionner ce terme aux Compagnes. Je fronçais les sourcils à mon tour sous sa leçon et ne répondit qu'un simplet « Entendu ». Ce serait fâcheux si j'étais interdit à vie de plaisir et de compagnie charmante pour ma bêtise adolescente. Je n'avais pas voulu paraître misogyne, mais quelque part j'avais l'impression que ce terme aurait pu être cité par un Belliférien étroit d'esprit, tout ce que je détestais, et je détestais ça. Je m'en voulais à moi-même énormément alors que j'enfilais mon manteau et que nous quittions le domicile de Théodore.

L'air froid eu tôt fait de me libérer et de me rafraîchir les idées, j'avais fait une erreur, humaine, jeune, stupide, et celle-ci ne se reproduirait plus. L'erreur ne pouvait se reproduire de toute manière, cela ternirait sinon la bonne réputation de mes cousins ou même fragiliserait leurs relations, peut-être - ce que je ne désirais évidemment pas. J'avais froid, mais j'avais chaud aussi, mon cœur battait fort, autant que mes bottes tapant sur les pavés - et j'aurais certainement encore plus chaud plus tard. Liselotte entendait-elle les battements de mon cœur qui me semblaient de plus en plus assourdissants ? J’espérais que non, mais je supposais que la Compagne qui prendrait soin de moi, et dont j’espérais pouvoir prendre soin d'elle et la satisfaire en retour ne serait-ce qu'un peu, le remarquerait directement. Je hochais la tête frénétiquement alors que Liselotte me mettait en garde, mes oreilles me picotaient et j'avais les joues et le nez rouges, j'avais une crainte certaine de ne pas être à la hauteur et puis... j'étais bien connu pour raconter des histoires farfelues qui plaisaient ou ne plaisaient guère – cela pouvait-il m'handicaper ? Et si je faisais insulte sans m'en rendre compte ? Comme plutôt ? Madame Ivresens semblait quelqu'un à l'écoute en tout cas – et si elle entendait les choses cachées sous mon crâne ?

« On me connait pour raconter des histoires, et aussi pour filer d'où mon surnom, et j'aime raconter des histoires, je ne pouvais mentir ni à elle ni à moi-même, est-ce que cela risque de déplaire ou de me porter préjudices, de trop parler ou de mentir sur certaines... aventures ? »

En même temps que mes craintes sur mon côté bavard se manifestaient, j'avais hâte de découvrir le visage des filles que la Madame de la Caravane avait en tête pour moi.


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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptySam 31 Mar - 12:27

« Entendu » Satisfaite, Liselotte hoche la tête. Il fait des efforts, il cherche à suivre son enseignement, et c'est très bien ainsi. Il n'est pas question qu'un Passefil se comporte mal à la Caravane des Plaisirs, il n'est pas question que Tim déshonore leur nom en se comportant comme un mufle – ou un Belliférien sorti de sa campagne profonde. Ah ça non ! Tim se comportera de façon exemplaire ou il ne mettra plus un pied à la Caravane. Ce n'est même pas elle qui se chargera de lui faire comprendre le message, les filles le feront très bien, tout comme Bethsabée et son fort caractère. C'est qu'elle a la rancune tenace, la maîtresse de la Caravane. Ses filles n'ont certes pas l'éducation ou le raffinement des Compagnes – elles sont aussi plus abordables pour les petites bourses ainsi – mais elles ont du talent. Un talent qui ne doit pas être gâché à donner du plaisir à des clients sans aucun savoir vivre. Heureusement, son cousin est encore jeune et il a l'air de vouloir bien faire. Mieux encore, il craint de ne pas être à la hauteur, c'en est touchant.

« On me connait pour raconter des histoires, et j'aime raconter des histoires. » La Cielsombroise jette un regard sur le côté, pour observer son cousin, légèrement intriguée. « Est-ce que cela risque de déplaire ou de me porter préjudices, de trop parler ou de mentir sur certaines... aventures ? » Un sourire fend les lèvres de la couturière. Voilà bien un Passefil. « Mon cher Tim, si je peux te donner un conseil : ne mens que sur les choses pour lesquelles tu peux donner le change. Si, à la moindre occasion, on arrive à découvrir ton mensonge, c'est que ce n'était pas un bon mensonge. » Elle semble sérieuse, la jeune femme, sous le sourire pétillant qui illumine ses traits. Elle sait de quoi elle parle l'espionne aux mille facettes, la couturière au mille et un talents. Mentir, c'est à la fois son quotidien et son gagne-pain. Sans cette qualité, elle ne serait pas là où elle est aujourd'hui.

« Certaines filles de la Caravane aiment écouter les histoires, elles aiment aussi discuter. Mais il ne te servira à rien de mentir sur ce que tu sais faire. Garde ces histoires-là pour tes futures conquêtes, tu es là pour apprendre et expérimenter. » Peut-être pas tout de suite, l'expérimentation, mais il aura tout le temps pour ça. D'ailleurs, tous les deux arrivent près de la Caravane aux nombreuses roulottes, dont certaines sont déjà prises ou on terminé pour la journée. Liselotte entraîne immédiatement son cousin vers Bethsabée, qu'elle salue chaleureusement d'une étreinte avant de lui montrer le jeune homme d'un ample geste de la main. « Beth, voilà mon cousin Timothée. » Bethsabée adresse un sourire franc au jeune homme, tout en le dévisageant de son regard vif. « Bienvenue à la Caravane, Timothée. La jeune Delphine t'attend dans sa roulotte, c'est celle du fond, là-bas. » Puis elle se tourne vers Liselotte, presque complice. « Et toi ma belle, qu'est-ce qui te ferait plaisir ? » La couturière n'hésite qu'un instant. « Est-ce que Manon travaille ce soir ? Ca fait longtemps que je ne l'ai pas vue. » « Elle a terminé avec un client il y a une heure, mais je peux t'annoncer. Si tu veux bien patienter quelques minutes. » « Ce sera parfait. » Un simple clin d'oeil et elle se tourne vers Tim, qui paraît hésiter. Elle l'encourage d'un signe de tête ; c'est à lui d'y aller seul, elle ne peut plus rien faire pour lui.




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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyMar 3 Avr - 21:33

J'avais hâte autant que je nourrissais des craintes. Je craignais de ne pas être à la hauteur. Je craignais de pourfendre le bien de mes mots maladroits, comme je craignais aussi d'être parjure à ma famille en tous points. Je n'avais que mon innocence à offrir, mais celle-ci s'accompagnait d'un nom à ne pas froisser et à garder digne pour ma chère parenté, mais aussi d'une certaine réputation à mon duché comme fierté liée à Mirta. Je devrais faire de mon mieux, et par tous les nœuds coulants de l'Audacia que j'avais déjà fait à m'user les mains, je ferais de mon mieux !
J'avais pourtant quelques doutes malgré ma bonne volonté, car mes mots sortaient de ma bouche comme bulles de savon. Ils sortaient jolis ; mes mots. Ils étaient brillants, extraordinaires, vibrants et même pouvaient faire de l'effet en bas de la ceinture si j'y donnais du cœur et du frisson – et ce malgré mon inexpérience. Mais ces mots, ces histoires, me faisaient douter de faire le même effet sur elles, ces dames de la caravane, que sur la Vivenef. Et si ma langue fourchait ? Et si, malheureux, elles décelaient que rien de cela n'était vrai et me jetaient dehors ? Après tout, cela riait bien sur l'Audacia, mais rirait-elle autant ?

Sacrilège sur ma capacité à enjoliver et à créer de belles choses dont je fis part à ma cousine. Je pouvais duper une enfant, je pouvais duper des adolescents, je pouvais duper encore quelques adultes, mais pas tous, oh dieux pas tous, je manquais cruellement encore d’expérience dans ce domaine là aussi. Énormément. « Mon cher Tim, si je peux te donner un conseil : ne mens que sur les choses pour lesquelles tu peux donner le change. Si, à la moindre occasion, on arrive à découvrir ton mensonge, c'est que ce n'était pas un bon mensonge. »  Alors j'avais déjà échoué sur ce point me fis-je. J'avais menti honteusement à Eponine sur le fait d'avoir été écrin, je savais trouver parade suite à l'exposition des noms, mais je doutais que cela durerait éternellement. La naïveté de mon écoutante favorite prendrait un jour fin, mais d'ici là j'aurais progressé, j'aurais affiné ce talent à conter des bobards. Je l’espérais tout du moins. « Certaines filles de la Caravane aiment écouter les histoires, elles aiment aussi discuter. Mais il ne te servira à rien de mentir sur ce que tu sais faire. Garde ces histoires-là pour tes futures conquêtes, tu es là pour apprendre et expérimenter. » J'écoutais et imprégnais comme une éponge les mots et conseils de ma cousine. Ceux ci sonnaient et sonneraient en moi jusqu'à atteindre un certain cap dans mon avenir et dans cet art à tisser mensonges et histoires ; pas un petit cap, mais l'excelsior. J'avisais de ma compréhension de ces derniers d'un énième hochement tête bien sérieux. Sur certains points l'on pouvait dire que j'apprenais lentement, mais j'apprenais néanmoins. Lentement, mais surement comme l'on disait. Lors de ce cadeau, ce beau comme bon présent, je gagnerais de l’expérience non pas dans un domaine, mais dans plusieurs, c'était certain. Cette soirée était riche en tous points.

Nous progressions toujours dans les ruelles de la ville, et petit à petit je quittais un certain nid pour atterrir dans un autre, celui de l'homme, de l'adulte, du pas qui suit la découverte. Découverte qui m'attendait plus au devant. Je ne mentirais pas sur mon manque de prouesse et d’expérience, c'était une chose que j'avais noté à l'encre spirituelle sur ma langue libertine en écoutant Liselotte. Pas aujourd'hui tout du moins. Et nous poursuivions toujours notre chemin jusqu'à l'endroit clé, maître lieu d'un nouveau cap, l'endroit où je laisserais un bien précieux de Idril pour le donner pleinement à Mirta. Mains moites, bien muet, bien serré dans mes vêtements, je saluais vivement et bien élevé – trop peut-être, je ne sais – la fameuse Bethsabée. Bethsabée qui me mit bien vite à l'aise de son franc sourire et de sa bonne humeur à discuter avec ma cousine.

Et puis,
Baboom que j'entendis mon cœur faire sans pour autant sortir se vautrer à mes pieds. Mon regard se perdit vers la dernière roulotte sous les échanges entre les deux femmes. Baboom se refit puissance quand je compris pleinement que Liselotte serait présente sans vraiment l'être. Elle aussi venait se détendre, mais pas à mes côtés. Tant mieux sans doute – une personne pour accueillir ma gaucherie et ma nouveauté valait sans doute mieux que deux. Quoiqu'en terme de chiffre et de nombre, comme sur mon boulier, plus y avait de boules et mieux c'était. Mes sourcils se froncèrent à mesure que comptabilité s’immisçait dans ma crâne, et puis je vis un drap recouvrant une petite porte se lever plus loin et la propriétaire de la roulotte me jeter un petit regard.

Delphine,
Je jetais un dernier regard quelque peu hésitant à ma cousine, puis le reposais sur la jolie brune plus loin. Elle m'attendait. Moi. Personne d'autre pour l'heure à venir - au moins. Son sourire accueillant fit naître le mien. Son épaule que je vis dénudée fit naître un certain désir, ce n'était nullement les épaules d'une femme sur l'Audacia. Il y avait plus de douceur là, sur les traits et formes que je lisais, que n'importe où ailleurs. Hypnotisé, je ne quittais mes yeux d'elle sans migrer pour autant. Peut-être devrais-je encore poser questions à Liselotte... Et puis il y eu un autre signe, une belle invitation, plus que et je bombais le torse.

« Mesdames. » Et je saluais tant Bethsabée que Liselotte d'une vigueur et assurance nouvelle. À chacun son plaisir, et le mien m'attendait, m'invitait bien joliment. Je ne pouvais la faire attendre. Delphine. Un signe de tête, un nœud que je fis mine de délier un peu, et j'y allais. L'oiseau quittait son nid pour découvrir de nouveaux horizons. J'allais parcourir les collines, les faire chanter, chanter avec, et m'y abandonner complètement. Vers la dernière roulotte, vers l'infini et au-delà.


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Dernière édition par Tim l'Escampette le Lun 9 Avr - 14:12, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptySam 7 Avr - 23:48

« Mesdames. » Liselotte adresse un petit signe de la main à son cousin et le regarde un instant s'éloigner, un petit sourire aux lèvres. « Encore un Passefil qui va nous en faire voir de toutes les couleurs ? » Elle rit, la Cielsombroise, aux paroles de son amie et camarade de la Cour. Et elle secoue la tête, le regard pétillant. « Oh, tu n'as pas idée. » Complice, elle jette un regard vers la Maîtresse de la Caravane qui finit par s'éclipser quelques instants pour aller voir l'une de ses Filles. Alors l'espionne patiente, elle échange quelques mots avec celles qui sont présentes, certaines dont elle a déjà pu apprécier les services. Ce n'est que quelques minutes plus tard que Bethsabée revient et lui indique la roulotte qui n'attend plus qu'elle. À cet instant, elle a déjà oublié son cousin et cette nouvelle expérience qu'il ne tarderait pas à vouloir renouveler ; elle a son propre cadeau pour elle, ce soir. Et – oh Mirta ! – comme ça lui manquait d'avoir pour elle la compagnie d'une autre femme ! La seule pensée d'une telle chose serait impossible en Valkyrion, et elle se languit parfois de ces corps délicats, lorsqu'elle se trouve à Ibelin, incapable de rentrer. C'est plus difficile encore depuis le début de la guerre, car elle a le malheur de se trouver dans le camp de ceux qui interdisent la magie. Oh, elle aime Ibélène, elle aime son empire et particulièrement son duché, mais elle est bien agacée la Cielsombroise alors que ses désirs peinent à être assouvis. Bien heureusement, Lorgol permet bien plus de libertés.

Les minutes passent, de longues minutes savoureuses et baignées d'une agréable félicité. Dans les bras de Manon, elle profite de ces quelques instants qui suivent le plaisir et elle rit, de ce rire franc et sans retenue, alors qu'elle discutent et devisent ensemble, encore un moment. La jeune femme est une beauté, une Cielsombroise à la peau si pâle et douce, au regard effronté et aux lèvres pleines ; elle est aussi vive d'esprit, ce qui plaît à Liselotte qui ne se contente pas de profiter d'un corps et de repartir sans demander son reste. Non, elle aime à échanger quelques mots, même si ceux-ci sont sans importance, même s'ils n'ont pas de réelle portée. Bien qu'elle ne se soit jamais entichée de personne, se vouer à Mirta n'est pas pour elle une simple question de plaisir physique. Elle tire tout autant d'amusement à la complicité qui peut naître entre deux êtres, une fois les tabous effacés et le rideau tombé. Tous ses amants ne sont pas nécessairements ouverts à ce genre d'échanges, mais tout de même. Avec Manon, elle sait qu'elle peut se le permettre.

« Il faudrait peut-être que j'y aille. Je dois réceptionner mon cousin. » souffle-t-elle, délassée, bien détendue. Oui, elle ne va certainement pas le dire ainsi, mais il a certainement fini depuis longtemps. Quoique Delphine a sûrement pris le temps de le mettre à l'aise, peut-être même de recommencer pour qu'il apprenne de ses erreurs. Les filles de la Caravane savent y faire, après tout. « Tu sais que t'as encore un peu de temps ? » Elle a un rictus, la Cielsombroise, et elle semble hésiter en détaillant son corps découvert. « Je sais. Mais je reviendrai avant de repartir à Ibelin. » souffle-t-elle, complice, avant de l'embrasser une dernière fois et de se lever pour se préparer. Ah, il est si facile de se perdre dans la volupté, mais le retour à la réalité n'est pas toujours évident. Elle se console en se disant qu'elle aura au moins le plaisir de se moquer gentiment de l'air niais de son cousin quand il la rejoindra.

Et ça ne loupe pas. Liselotte n'attend que quelques minutes quand Tim sort enfin de sa roulotte pour la retrouver. Il fait des efforts, ça se voit, mais il ne peut totalement masquer ce sourire de son visage. Et l'espionne ne se gêne pas pour le lui faire remarquer. « J'en conclus que ça s'est bien passé ? » le taquine-t-elle, le regard appuyé. Sans vraiment attendre, elle s'accroche à son bras et l'entraîne en avant, saluant au passage Bethsabée qui a reçu quelques fleurons supplémentaires de sa main et qui en est fort satisfaite. « Tu me raconteras tout ça devant un verre, qu'en dis-tu ? » Et elle veut tout savoir. Tout.




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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyLun 9 Avr - 13:57

« Allez viens, viens, on est bien, viens. » Et je n'avais pas traîné devant les mots de la sirène tentatrice, encore moins devant ce petit doigt dépassant m'invitant à pénétrer dans la roulotte comme un grand. M'invitant à la découverte et à quelques réactions fulgurantes. Oh Mirta que j'avais remercié mes pieds de ne pas s’emmêler devant ma hâte, Mirta que j'avais aussi remercié mon cœur d'être bien préparé à la suite, parce-qu’il aurait pu sauter de ma poitrine et s'échapper devant le corps presque nu qui m'attendait en entrant sinon. Presque. Une simple robe toute légère avec des nœuds derrière... des nœuds à défaire rien que pour moi. Et j'aimais beaucoup ces nœuds là. Ils auraient pu être encore plus facile à défaire si mes mains ne se jouaient pas à trembler autant. Une chance, Delphine était patiente et me flattait de quelques mots sur mon adresse déjà.
« Je m'y connais dans le tissu, je suis un Passefil. Avais-je commencé à raconter en me concentrant sur le dos à dénuder. Et j'ai l'habitude de faire des nœuds coulants sur l'Au – sur l'eau, dans les bateaux je veux dire. » Mirta, Liselotte, pouvais-je indiquer que j'étais sur l'Audacia sans risque ? Ma panique à la seconde dû se lire vite car Delphine loin d'insister reprit en souriant, conversant un peu sur les bateaux et la mer qu'elle appréciait beaucoup. Elle aimait beaucoup les loups de mer et les mats disait-elle. « Oh je suis bien agile pour grimper aux mats, ils peuvent se dresser haut que je ne capitule pas devant eux, ni ne me laisse intimider. » Elle gloussa à mes propos sans que je ne saisisse la portée de mes mots. Et puis mes doigts vinrent à bout de ses lacets et la robe légère glissa. Delphine se retourna ensuite vers moi et se fut mon tour de goûter de ses doigts sur ma peau. Et puis il y eu des caresses et puis la première fois et la seconde...

Et puis le temps passa à vitesse folle, trop vite. Aussi rapide que moi.

« N'hésite pas à me redemander, Tim aux doigts agiles. » Et je gloussais, gloussais, gloussais comme une dinde en quittant la roulotte après l'avoir saluer plusieurs fois de la main. Mirta que je devais avoir l'air neuneu – si pas pire. Doigts agiles qu'elle a dit. Me répétais-je en moi-même, fier, en ne pouvant me défaire d'un sourire tremblant tandis que je rejoignais ma cousine. Malgré tous les efforts pour paraître imperturbable, je devais être aussi transparent que du verre pour Liselotte comme pour n'importe qui d'ailleurs.
« J'en conclus que ça s'est bien passé ? »
« Ohhhh. » Fut la seule réponse dont j'étais capable sur l'instant. Si elle savait ! Je tripotais ma lavallière défaite sans le moindre succès pour la remettre en état comme elle était avant. Et je ne relevais pas les yeux vers Liselotte de peur qu'elle y lise plus de choses que je pourrais en décrire. D'un signe de tête je remerciais la maîtresse de la Caravane, puis en reprenant la route, je tapotais la main de ma cousine accrochée à mon bras ; un premier remerciement timide si l'on pouvait dire.
 « Tu me raconteras tout ça devant un verre, qu'en dis-tu ? »
« Tout, tout, tout ? » Demandais-je rapidement, continuant la marche. Par 'tout', entendait-elle tout ? Ou un tout petit tout ? Serais-je capable de raconter ? Moi qui aimait tant raconter des histoires, serais-je en mesure de raconter celle-ci ? Mon passage à l'age adulte ? Cette simple pensée me refit glousser. Et avec un verre, tiendrais-je longtemps ?


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Liselotte Passefil
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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyDim 13 Mai - 19:11

Il est dans l'hébétude la plus totale, son cher cousin. Ca se voit, ça se s'entend à cette exclamation rêveuse. Mirta a été généreuse cette nuit, elle s'est montrée douce et conciliante, elle a ouvert la voie vers les trésors de l'amour et de la volupté pour un jeune homme qui grandit déjà bien vite. Car des cousins, Liselotte en a bien trop pour tous les connaître ou même se rappeler leurs prénoms, mais le jeune Tim, elle l'a souvent aperçu, elle l'a vu grandir, de loin. Elle se rappelle les louanges de ses parents, quand ils étaient à l'une de ces réunions familiales, ne cessant de vanter les mérites du jeune Passefil si habile avec les chiffres qui ne tarderait pas à rejoindre l'Académie et faire de leur talent familial une affaire florissante. Oh, s'ils savaient à quoi leur petit prodige occupe ses journées désormais.

Un petit sourire de connivence fleurit sur les lèvres de la couturière quand il réagit enfin. « Tout, tout, tout ? » « Tout, tout, tout. » confirme-t-elle, malicieuse. Oh, voilà bien longtemps qu'elle a dépassé l'âge où parler de ces choses l'embarrasse, même avec sa famille. Combien de fois a-t-elle parlé à Théo des tendres moments en compagnie de ses conquêtes ? Ils ont des goûts très similaires, parfois même des ont-ils goûté aux lèvres du même amant, et les avis et conseils échangés ne sont pas rares dans ces discussions à bâtons rompus, entre deux rire et deux potins anodins.

Liselotte entraîne son jeune cousin à une petite taverne animée et sympathique, pour qui connaît l'endroit. Peut-être est-il déjà venu d'ailleurs, à présent qu'il parcourt la Ville Basse en compagnie de ses camarades pirates lors de l'hivernage. La Taverne de la Rose est bien plus chaleureuse et Liselotte l'apprécie également, mais elle a plutôt envie d'un moment tranquille en compagnie de Tim. Ils ont encore plein de choses à se dire.

La Cielsombroise s'installe à une table libre, au son des rires, des conversations et des verres qui s'entrechoquent. Elle fait signe à une serveuse et lui commande une liqueur de poire ainsi que la boisson de son choix pour son cousin. Elle glisse la monnaie dans sa main et se penche ensuite sur la table, face à Tim. « J'espère que tu es content de ton cadeau, mon cher cousin. » Un sourire en coin orne ses lèvres. « J'ai peine à croire que tu n'aies pas eu l'occasion de vivre ça avant, ne serait-ce que lors d'une escale de l'Audacia. Ne descendez-vous donc jamais à terre ? » La question semble si innocente, mais peut-être comprendra-t-il où la conversation les entraîne. Leur petit accord n'est pas nouveau pour lui, mais elle n'a guère envie de passer pour celle qui lui tire les vers du nez. Il vaut bien mieux que ça vienne de lui, après tout.




On joue parce qu' on aime la vérité et parce qu' on la déteste. On joue parce qu' on deviendrait fou si on ne jouait pas. Jouer ! Est-ce que je sais, moi, quand je joue ? Est-ce qu' il y a un moment où je cesse de jouer ?



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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyVen 25 Mai - 17:06

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur mon zizi.

Riez, riez, mais c'est bien autour de lui que cela tournait au final. Et Liselotte voulait tout savoir de mon expérience et peut-être bien de mon ressenti avec. Mes joues virèrent au rouge à me rappeler certains moments de la soirée. Ça avait été aussi bon que cela en était troublant alors que je marchais à présent aux côtés de ma cousine. Comment pourrais-je seulement lui raconter ? Par quel bout commencer, quelle caresse conter, quel chuchotement fredonner, quelle réaction le tout avait engendré aussi. J’avançais dans le soir, gloussant comme une poule, guidé par les seuls pas de ma magnifique bienfaitrice. Quelle bonne idée elle avait eu. Ah. Vraiment. C'est sacré la famille, je ne le répéterai jamais assez !

Arrivé dans une taverne moins familière que celle de la Rose, mais tout aussi connue de ma mémoire, je pris rapidement place une fois table atteinte. Je commandais par 'La même', comme il m'arrivait de le faire quand je ne savais plus que penser. Ou trop à penser. Liselotte paya ensuite la somme et je me laissais un instant submerger par les bruits et odeurs ambiantes. Tellement différent. Mes yeux filèrent la salle et ma tendre rencontre, ma douce conquête en drap, me paru soudain déjà bien loin. Pas loin de sorte à m'échapper, mais presque comme un rêve. Sauf que je savais ne pas avoir rêvé. Je ne manquais pas d'imagination. Pour sûr, je racontais bien des histoires, mais j'aurai été incapable d'imaginer ce que j'avais vécu et l’expérience comme la chance qui m'avait été donné. Encore un peu rêveur, je répond enfin à l'affirmative : « Oh oui, très. Plus que très même. »

Un peu plus attentif à ce qu'elle me disait, décidé à bien émerger, je fronçais les sourcils légèrement en répondant avec une pointe d'hésitation. « Y a, fis-je pour les escales avant de reprendre d'une mine plus grave, entre le dégoût, l'irritation et le choc. Trop rapide, ils m'ont dit. J'avais bu un peu, quelque chose dont j'ai pas l'habitude. Ils ont rigolé. Puis j'me suis retrouvé ailleurs. Je frissonnais un moment, je préférais laissé ça à l'oubli, délaisser ce douloureux souvenir (ou résidus de souvenir) au ravin. De ce qui avait jailli dans mon sommeil, de la vieille cageot qui m'attendait au réveil, à la fuite cul nu que j'avais démontré en pleine taverne. Elle a juste eu l'temps de t'faire une gâterie pendant que tu roupillais l'Escampette, qu'on m'avait dit, mais ça avait été beaucoup trop, déjà, pour avoir envie de renouveler l’expérience sans y être préparé et en étant sûr de ne pas me faire avoir surtout. Pas voulu renouveler ça avant cette nuit. » Marmonnais-je entre mes dents. Et la seule autre expérience avait été avec Liry que j'avais mentionné plus tôt.

Je vis la serveuse apporter et poser les verres et lâchais un soupir, un énième, de béatitude retrouvée. Je me mit à la dévisager, et plus encore, jusqu'à poser mon coude sur la table et à glisser mon menton dans la paume de ma main. Je préférais oublier l'Audacia en cet instant. Elle était charmante, elle aussi, mais rien de semblable à Delphine. Delphine. Et je me laissais de nouveau aller à la dérive. « Elles sont toutes comme elle ? Êtes-vous toutes aussi douées qu'elle ? Est-ce que c'est toujours aussi magique que ça ? »


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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyMer 20 Juin - 0:40

« Oh oui, très. Plus que très même. » Bien, au moins il a apprécié le cadeau, l'inverse aurait été dommage après tout. Il a l'air aux anges et elle ne peut que se rappeler ses premières expériences à elle. Les maladresses, les incertitudes, les tentatives ratées qui la font sourire désormais. Ca n'a pas toujours été concluant, mais elle n'en apprécie pas moins le chemin parcouru durant lequel elle a appris de ses erreurs. Mirta est généreuse avec ses enfants, elle récompense la juste dévotion et Liselotte sait se montrer reconnaissante envers la déesse pour tous les bienfaits qu'elle lui a apportés, pour toute la passion qu'elle insuffle dans le moindre de ses gestes, y compris au quotidien. Celle qu'elle vit au coeur de son métier et celle qui l'anime quand elle foule les pavés de la Cour des Miracles. Il est donc naturel pour elle de chercher à savoir si un membre de sa famille a su trouver le même plaisir à parcourir cette voie.

« Trop rapide, ils m'ont dit. J'avais bu un peu, quelque chose dont j'ai pas l'habitude. Ils ont rigolé. Puis j'me suis retrouvé ailleurs. » Liselotte penche un peu la tête, songeuse. Il n'a pas dû se passer grand chose s'il avait bu et qu'il ne s'en souvient plus. L'alcool aide un peu, parfois, souvent, mais quel intérêt de partager un moment intime avec qui que ce soit lorsque l'on n'a pas les idées claires ? « Pas voulu renouveler ça avant cette nuit. » Elle acquiesce. « Je comprends. » Il n'y a rien de pire qu'une première expérience ratée pour dissuader de réessayer.

Les verres arrivent et Liselotte savoure le sien sans se presser, plus détendue elle aussi, satisfaite de sa soirée. « Elles sont toutes comme elle ? Êtes-vous toutes aussi douées qu'elle ? Est-ce que c'est toujours aussi magique que ça ? » La couturière rit doucement, sans se moquer néanmoins. Il est d'une telle naïveté parfois, c'en est touchant. « Pas toujours. Vois ça un peu comme... une danse. Parfois tu tombes sur un bon partenaire, parfois tu as moins de chance. Quelques fois, deux bons danseurs ne trouveront pas les pas qui leur conviennent à tous les deux et il y a des jours où tu n'es simplement pas d'humeur à danser. » Elle boit une nouvelle gorgée, esquisse un sourire en coin. « Danse avec plusieurs partenaires, trouve ce qui te convient, essaie des choses différentes. Et n'oublie pas de montrer autant de ferveur quand tu les invites à faire quelques pas en ta compagnie que lorsque tu évolues sur la piste de danse, car c'est tout aussi amusant. »

Reposant son verre, elle observe un instant son jeune cousin. « Il y a d'autres mousses de ton âge avec toi ? Des jeunes filles, peut-être ? » La malice luit dans ses yeux, tout comme dans son sourire. L'Audacia accueille autant d'hommes que de femmes, dit-on. Il y trouvera peut-être un peu de compagnie durant les traversées ?




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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptySam 30 Juin - 11:23

Elle comprenait, ma cousine, elle comprenait sans chercher à crever l’abcès de cette histoire que je préférerai oublier à jamais et dont j'estimais déjà en avoir trop dit pour ma propre santé. J'étais dès lors enchanté que le sujet s'en aille se noyer ailleurs que dans les verres qu'on avait commandé. Quelle honte... quelle horreur... quand j'y repensais. À la rigueur j'aurai pu ne jamais vouloir renouveler ça, être, comment on disait déjà, chaste peut-être. Oui, chaste. À vie. Même si c'était difficile d'y croire encore moins à présent que j'avais goûté à la vraie chose. À une vraie expérience. Une belle et passionnante aventure dont je ne me lassais finalement pas de ressasser les moments intimes dans ma tête. Une aventure qu'il me tardait de raconter à certains aussi. J'en lançais des sourires idiots à la serveuse quand notre commande arriva. Parce-qu’elle aussi était bien jolie elle aussi. Et que son regard noir donnait envie de le teindre de bien des couleurs différentes.

Ma question sur Delphine, sur les femmes, sur les relations, s'envola ainsi à l'oreille de Liselotte qui me répondit d'une manière toute aussi poétique, qui aurait plu fortement à la messagère d'Aïon, Dame Hermine, qu'imagée. Je comprenais. Même si j'étais loin d'être le parfait danseur, je comprenais le sens qu'elle donnait à la scène.
« Je vois. Un peu aussi comme les chaussures, il faut en essayer plusieurs pour trouver celle qui convient à ses pieds. »
Mais c'était tout de suite moins beau vu sous cet angle. Et bien souvent, avec les chaussures, il fallait se contenter de ce qu'on avait sous la main. Peut-être aussi avec les partenaires. J'avais déjà décidé de qui serait mon partenaire, ma partenaire, mais il est vrai qu'en terme de cette danse particulière elle devait être déjà bien loin devant moi.
Je fronçais les sourcils de réflexion sérieuse. Qui étaient les partenaires de danse d'Ygraine ? Sur qui devrai-je marcher sur les pieds et faire tomber quand le bon moment viendrait ? Je secouais la tête en buvant à mon verre tout en réfléchissant à la question de ma cousine. J'y lisais une autre question, peut-être pas volontairement, mais je la lisais quand même.

Est-ce qu'il y avait d'autres gens avec qui je pourrai m’entraîner à 'danser' sur l'Audacia ?

C'était une bonne question. Une question que je pris soin d'étudier en reprenant une fine gorgée de la boisson sélectionnée. Il y avait tant de filles que de garçons en effet. Plus de garçons de mon âge parmi ceux-ci, mais je ne parlais pas non plus à tout le monde et seul trois personnalités me vinrent en tête. Trois intérêts. Pour divers raisons.
Le premier surnommé Siffle me rappelait le gros Tom de mon enfance sauf qu'il ne tenait pas à m'intimider, lui. Il tirait la langue comme lui, il fredonnait pire que moi, mais ce qui m’intéressait c'était le monde propre dans lequel il semblait évoluer. Un monde qui m'était sourd, même à moi. Il était à ce point appliqué sur des petites tâches que finalement on ne pouvait que le réclamer lui sur certains points. Les nœuds par exemple, j'avais l'impression de n'en avoir jamais vu d'aussi beau que les siens. Mais il hurlerait si je tentais de danser avec lui. Sa concentration était précieuse. Et, d'une certaine manière, j'aurai l'impression de toucher un enfant ce que je ne désirai pas. Aussi l'éliminais-je aussitôt.
Le second, Bachir, avait des origines erebiennes et poussait juron dans sa langue des sables à chaque fois qu'on piétinait le travail qu'on faisait ensemble. Il ne semblait pas apprécier la chair... il retroussait le nez et crachait par dessus bord à chaque roucoulades entendues – ou pire. Peut-être par timidité... je ne savais pas trop.... et la seule fois où je lui avais chuchoté avoir partagé un baiser avec une de mes sœurs, je l'avais regretté aussitôt. Il m'avait regardé drôlement pendant une semaine. De fait j'étais certain qu'il me fuirait ou qu'il tenterait si pas de me faire jeter par dessus bord, de se jeter par dessus bord si je l'invitais à danser. mais c'était déjà mieux que la troisième. Plus sûre sans doute.
Parce-qu’enfin.... « Y a bien Lou-Ann. C'est pas vraiment une fille. Mais c'est pas non plus un garçon. C'est surement elle qui mènerait la danse... Et elle claquerait des mains pour m'ordonner si elle acceptait de danser avec moi... Est-ce que je réfléchissais véritablement à elle en ce moment ? Lou-Ann comme... Partenaire ? Heuw. Mais d'un côté pourquoi pas ? Sauf que. Et je grimaçais en le partageant avec Liselotte. C'est la fille du capitaine et de la seconde. Je préfère oublier. Je risquerai ma vie. Ou pire. Mes bijoux de famille s'envoleraient !  Ce sens des priorités si soudain n'est-ce pas ? Je posais par réflexe une main sur mon entrejambe et une autre sur mon cou. Lequel des deux serait touché le premier si j'osais opter pour la troisième solution. Danser avec Duchesse serait presque moins horrible à côté. » Naturellement dans ce dernier cas ce serait véritablement une danse et pas autre chose !


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Message Sujet: Re: Mirta, apprends-moi.   Mirta, apprends-moi. EmptyMar 24 Juil - 23:02

« Je vois. Un peu aussi comme les chaussures, il faut en essayer plusieurs pour trouver celle qui convient à ses pieds. » Mh, la formulation est moins élégante, mais c'est à peu près ça. Liselotte hausse les épaules et reporte son verre à ses lèvres pour en savourer le contenu. Sa question semble plonger son cousin dans une profonde réflexion, alors elle n'insiste pas plus, observe la taverne animée et ses clients tantôt rieurs, tantôt braillards. Elle aime venir ici, elle y sait l'ambiance chaleureuse et les consommations délicieuses. Elle reconnaît parfois quelques visages, des connaissances côtoyées au fil des ans sur les pavés de la Ville Basse, quelques amants ou amantes, de temps en temps, la bouche en coeur, au bras d'une nouvelle personne. Mais aussi quelques confrères et consoeurs, venus se détendre un peu. Elle voit l'un d'entre eux à quelques pas de leur table derrière le jeune Tim, et il s'approche légèrement, sourcils haussés, comme pour demander la permission. Liselotte utilise le Signe pour lui signaler de passer son chemin, et il s'en va tout sourire, détrousser un autre innocent.

« Y a bien Lou-Ann. C'est pas vraiment une fille. Mais c'est pas non plus un garçon. C'est surement elle qui mènerait la danse... Et elle claquerait des mains pour m'ordonner si elle acceptait de danser avec moi... » Liselotte rit doucement et se penche un peu sur la table, posant le menton contre la paume de sa main. « Et ce serait vraiment un problème ? » « C'est la fille du capitaine et de la seconde. Je préfère oublier. Je risquerai ma vie. Ou pire. Mes bijoux de famille s'envoleraient ! » Oh, voilà qui explique tout. Le regard de l'espionne se fait d'autant plus malicieux. « Danser avec Duchesse serait presque moins horrible à côté. » Ce jeune homme a décidément un sérieux instinct de préservation, c'est un bon point. Mais il lui manque le goût du risque, la douce sensation de danger. Quoique... n'est-il pas devenu pirate pour ce goût de l'aventure ?

« Je ne sais pas qui est Duchesse, mais tu as peut-être raison de te tenir à l'écart de la fille du capitaine. Enfin, pour le moment. » Son sourire se fait complice, empli de malice. « Est-ce qu'elle te plaît ? Non, mieux, est-ce que tu penses qu'elle ferait une bonne partenaire de danse ? Tu peux sûrement la convaincre de ne rien révéler à ses parents. Tout le monde a des secrets qu'on ne veut pas voir révélés au grand jour. » Un peu de manipulation n'a jamais fait de mal à personne, surtout si c'est un petit flirt innocent, quelques pas de danse sans arrière-pensée, uniquement pour passer le temps en mer. Ou ne serait-ce que... quelques baisers ? « Sinon, tu peux toujours espérer trouver quelqu'un d'intéressant pendant vos escales. » Dans le pire des cas, il fait comme tout le monde, il s'occupe en solo.




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