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 L'amour est un cadeau

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La Confrérie Noire
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Aubrée de Sombregemme
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Message Sujet: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyMer 27 Déc - 18:23


Livre III, Chapitre 1 • D'Accord et de Chaos
Lancelot l’Adroit & Aubrée Martel

L’amour est un cadeau

Mais un objet concret, c’est bien aussi




• Date : 14 Novembre 1002
• Météo (optionnel) : Il fait froid et moche :geu:
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Aubrée est à la recherche de cadeaux d’anniversaire pour Grâce et Agathe. En panne d’idées, elle se rend chez Lancelot pour trouver des cadeaux parfaits.
• Recensement :
Code:
• [b]14 Novembre 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3170-l-amour-est-un-cadeau]L’amour est un cadeau[/url] - [i]Lancelot l’Adroit & Aubrée Martel[/i]
Aubrée est à la recherche de cadeaux d’anniversaire pour Grâce et Agathe. En panne d’idées, elle se rend chez Lancelot pour trouver des cadeaux parfaits.



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Dernière édition par Aubrée Martel le Mer 27 Déc - 18:26, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyMer 27 Déc - 18:24

Quand les clochettes de la porte de la boutique tintent en ce début d’après-midi, c’est pour annoncer l’arrivée d’une petite blonde en forme, et bien décidée. Parce que dans quelques jours, c’est l’anniversaire d’Agathe, et pour le moment, elle n’a rien trouvé à lui offrir. Et aussi parce que quelques jours plus tôt, c’était celui de Grâce, et qu’elle avait complètement oublié quand elles se sont retrouvées. Et elle s’est retrouvée comme une idiote à les voir toutes les deux offrir des cadeaux et des petites attentions alors qu’elle n’avait rien apporté. Bon, ce n’est pas de sa faute. Elle a passé des semaines entières à Ibelin à s’occuper de Lia, et elle n’a pas eu beaucoup de temps à elle. Elle a bien eu une semaine de vacances fin octobre, mais elle l’a employée à dormir et à se reposer, afin d’être en forme pour la reprise de son apprentissage. Mais de toute façon, Grâce est repartie, et elle avait le temps avant les dix-huit ans de sa cadette pour trouver quelque chose à lui offrir.

Seulement, elle a eu beau chercher dans son esprit une idée de génie, rien ne lui est venu en tête d’autre qu’une création de Lancelot l’Adroit, cet artisan aimable et talentueux. Et pourtant, elle ne voulait pas vraiment faire appel à lui, encore une fois. Elle a déjà offert à Agathe de ses créations, plusieurs fois, dont l’année dernière, il lui semble, et elle ne voulait pas faire preuve de si peu d’originalité. Et puis, elle avait peur d’en faire trop. Parce que si elle veut avoir l’espoir, un jour, de les faire tomber dans les bras l’un de l’autre pour des raisons de grande sœur hystérique, elle ne veut pas non plus donner l’impression qu’elle lui force la main. Elle ne l’a pas déracinée de Bellifère pour lui imposer un mariage. Mais en même temps, ils seraient si adorables, ensemble…

Enfin bref. Elle rentre dans la boutique, se dépêchant de fermer la porte pour ne pas que le froid qui règne à l’extérieur n’envahisse la pièce. Avec un sourire, elle lance un « Bonjour ! » enthousiaste à la jeune femme présente derrière le comptoir et à la riche dame qui semble régler un achat… Bonjour, qui se répercute dans toute la pièce pour se multiplier et se répéter plusieurs fois. Comme… Comme un écho. Haussant les sourcils, l’air surprise, elle met cet effet sonore sur le compte de sa puissance vocale. Elle a peut-être salué un peu fort, et comme il y a plein d’objets étranges dans la pièce, peut-être qu’ils lui ont renvoyé le son… Bah, elle n’en sait rien, et ce n’est pas grave.

Elle s’avance dans la boutique, doucement, prenant le temps de regarder autour d’elle. Là, elle reconnaît un petit oiseau dont elle a offert un des frères à Agathe, une fois. Ici, c’est une petite danseuse, devant laquelle elle s’émerveille à chaque fois qu’elle rentre. Elle repère aussi de nouvelles choses, toutes plus belles les unes que les autres. Ça fait un long moment qu’elle n’est pas revenue ici. Tant mieux, ça lui fait de nombreuses choses à découvrir et à pouvoir offrir. Doucement, elle s’approche d’une des étagères, intriguée par son contenu, cherchant une idée de présent à offrir à sa mère et à sa sœur.

Spoiler:
 


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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptySam 30 Déc - 15:17

Triste journée de novembre, le temps gris avait éloigné les clients de la boutique et Ygraine avait passé la matinée à soupirer lourdement.  Même quand je lui ai dis d'aller s'enfermer dans l'atelier pour peindre, elle n'avait pas bougé, complètement déprimée par le mauvais temps.  Elle m'agaçait et j'avais quitté donc la boutique pour rejoindre mon atelier et travailler sur quelques mécanismes à mon tour.  Je n'avais pas encore fini les automates pour les ornements avec Astarté.  Cette expédition qui m'avait éloignée aussi longtemps de mon atelier m'avait fait prendre un retard inconcevable.  Pourtant, bien que le projet fut fort motivant, j'avais beau travaillé avec les minuscules ressorts qui feraient bouger les automates, je n'arrivais à rien.  Mes mains habituellement si adroites tremblaient outre mesure.   Pourtant je n'avais pas envie de retourner à l'avant auprès de ma sœur qui était d'une humeur maussade.  Je me plaignais d'elle quand elle babillait, mais je l'aimais encore moins silencieuse.  Ça ne le ressemblait pas tout d'être ainsi.  Peut-être toutefois pensait-elle à notre mère.  Elle avait quitté Sombreciel en raison de la chasse lancée contre les mages en Ibélène, craignant qu'elle n'atteigne jusqu'à son duché aussi et qu'alors il ne soit trop tard pour fuir.  Ygraine avait fuit avec elle pour l'accompagner à Lorgol.  Et puis cette fichue maladie était arrivée, prenant tout sur son passage.  Je ne pouvais pas m'empêcher d'en vouloir à mère.  On lui avait dit de ne pas se servir de sa magie, mais elle s'est entêtée. Au point où lorsque je suis rentré avec le remède, il était déjà trop tard.  La mort l'avait emportée.  Ygraine n'avait plus que moi désormais.  Je n'osais pas la renvoyer en Sombreciel, elle ne le voulait pas d'ailleurs.  Je la gardais donc à la boutique avec moi.  Elle s'était révélée être une aide fort utile, un plus grand nombre de gens venaient et repartaient quelques fleurons en moins dans la poche.  Elle se débrouillait mieux que moi et pendant qu'elle s'occupaient des visiteurs, je pouvais travailler à mon art.

Sauf en des jours comme celui-là où nous n'avions tous les deux le moral à rien et où nous étions insupportables l'un à l'autre.  Dans le fond de mon atelier, en jouant avec mes outils, j'entendis subitement quelque chose d'étrange. Une voix se répercutait dans la boutique.  Curieux de nature et cherchant une excuse pour ne plus chercher à travailler, je m'avançai vers la porte que je poussai afin de jeter un œil à l'avant.  Tout semblait normal.  Ma sœur était avec une femme richement vêtue et lui montrait divers objets de la collection dans le bon espoir qu'elle reparte avec et dans un autre coin, une figure frêle sous des cheveux dorés.  Je reconnus immédiatement Aubrée Martel qui était venue à quelque reprise m'acheter de petits automates – je lui baissais les prix parce que c'était la sœur d'Agathe à qui elle ressemblait tant sans être aussi jolie bien qu'elle ne fut point laide.

Comme Ygraine était occupée et probablement pour longtemps, je m'approchai d'un pas un peu plus énergique vers la jeune visiteuse : la présence de visage connu était toujours agréable.  J'appréciais la jeune femme pour plusieurs raisons, entre autre parce qu'à l'inverse de sa sœur, elle n'avait jamais dédaigné ma nature d'homme, bien que je ne ressemblais en rien à ces brutes de Bellifère.

« Quel plaisir de vous voir mademoiselle Martel.  Puis-je vous être utile pour quelque chose? » fis-je une fois à proximité d'elle.  Elle regardait de petits oiseaux.  « Je crois me souvenir que vous ayez déjà acheté l'un de leur confrère, a-t-il apporté le plaisir que vous escomptiez à son destinataire? »






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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyDim 31 Déc - 16:24

Décidément, que ces oiseaux sont intrigants ! Si elle n’était pas ici pour trouver des cadeaux à sa famille, elle serait sûrement repartie avec un de ces petits automates, pour elle toute seule. Bon, après, elle ne sait pas trop ce qu’elle en ferait, mais ça pourrait être joli, et égayer un peu sa chambre d’apprentie assassin. Elle en effleure un du bout des doigts, véritablement enchantée par le petit animal de métal. Mais une voix la tire de ses pensées. Elle tourne vivement la tête et sourit au jeune artisan, très contente de le voir. Elle l’aime bien, à Lancelot. Comme Agathe, elle voit en lui tout l’opposé d’un Belliférien. Seulement, contrairement à sa cadette, elle trouve que c’est une excellente chose. Et pour Aubrée, il est la preuve incarnée qu’on peut être un homme sans avoir une carrure de guerrier, et que les hommes dans son duché natal ne sont que des abrutis finis à penser de telles bêtises. Et à cause d’eux, Agathe pense la même chose, ce qui est sacrément dommage.
 
L’Affranchie hoche doucement la tête et s’apprête à répondre, mais il a déjà repéré ce qu’elle était en train de regarder. Ses doigts se détachent du petit automate comme par réflexe, comme si elle venait de se faire prendre au beau milieu d’une bêtise, mais elle lui sourit, un brin de malice au coin des lèvres. « Il me semble que oui. Même si elle ne m’en a rien dit, je crois qu’Agathe a… » Elle ne finit pas sa phrase, et referme la bouche, surprise et embêtée. Ça a recommencé. Sa voix s’est à nouveau répercutée un peu partout, comme si les Merveilles Adroites abritaient une multitude d’Aubrée, venues se réfugier dans la boutique à cause du temps maussade au-dehors. Elle imagine que ce n’est pas particulièrement souhaitable pour les autres, en plus. Enfin. Peut-être qu’elle a encore parlé trop fort ? Elle décide de faire comme si de rien n’était. « En fait, je suis venue ici parce que je cherche des cadeaux pour les anniversaires de… » Mais c’est pas vrai ! C’est quoi cette malédiction, encore ? Tant pis, il faut qu’elle finisse sa phrase. Elle n’a pas toute la journée non plus : c’est fini, les longs jours passés sans faire grand-chose à attendre un miracle, un signe de guérison, maintenant que Lia est guérie. Et son entraînement a repris comme avant. Elle ne va pas s’en plaindre non plus, Aubrée. Elle préfère de loin ses journées et nuits remplies à ces longues heures de doutes et de prières. « Les anniversaires de ma mère et de ma sœur. Mais je… » Non, décidément, c’est insupportable. D’autant plus que les deux autres femmes présentes dans la pièce ont arrêté de discuter, et la regardent. Un brin agacée par la situation, et embarrassée par le désordre qu’elle crée, Aubrée rosit légèrement, et revient vers l’Adroit. « Pardonnez-moi, je ne sais pas ce qui m’arrive. »  


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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyMar 2 Jan - 15:37

Elle est mignonne, l'aînée d'Agathe tandis que ses doigts se défilent et fuient le contact de l'oiseau sur lesquels ils glissaient doucement.  Son empressement, comme si elle supposait que je le lui reprocherais, était charmant.  Je suis toutefois un peu surpris lorsqu'elle ouvre la bouche, sa voix se répercutant contre les murs, comme si nous nous trouvions au beau milieu des montagnes.  Je la regarde en masquant ma surprise et continuant de me montrer affable.  Je ne savais trop qu'elle était cette étrange chose que cette voix qui se répercutait, mais ça ne me rendait en moins la jeune femme désagréable.  Quoique j'en aurais peut-être un mal de tête plus tard, sa voix résonnant avec force dans la boutique.  Et puis, elle venait de parler d'Agathe et sans que je ne m'en rendisse réellement compte, j'avais les yeux d'un merlan frit en superposant le visage de la plus jeune des sœurs sur celui de l'aînée.  C'était facile, elles se ressemblaient tant d'une certaine façon.  Jamais elles ne pourraient réussir à prétendre ne pas avoir de lien de parenté, c'était une chose dont j'étais absolument certain.  Et l'idée que sa cadette puisse aimer l'une de mes œuvres, cela me mettait le cœur en joie.  Cela faisait au moins une chose qu'elle appréciait chez moi et c'était un baume sur mon cœur encore incertain des sentiments qu'elle y agitait.  C'était nouveau et étrange, parce que parfois, j'avais l'impression un peu folle que peut-être que si j'osais la courtiser, elle n'y serait pas complètement fermée.  Mais c'était fou n'est-ce pas?

D'un léger signe de tête, je fis comprendre à la visiteuse qu'elle pouvait continuer à parler, j'avais été un peu surpris par l'expression forte de sa voix, mais c'était peut-être un effet temporaire pour une raison inconnue.  Pourtant, lorsqu'elle poursuivit, l'écho était tout aussi présent et difficile à ignorer.  Du coin de l'oeil je vis Ygraine me lancer un coup d'oeil qui voulait en dire beaucoup et celui que je lui retournai lui disait de ne pas importuner cette jeune dame si présente.  Elle avait apporté ses changements fantaisistes à la boutique et je l'avais laissé faire tant que cela n'abîmait pas mes œuvres d'art, mais je restais le patron et c'était moi qui décidait qui méritait d'acquérir mon ouvrage et qui devait être mis dehors de ma boutique.  Si cette dame bien vêtue qu'elle servait ne pouvait supporter les incidents qui tombaient sur les autres,  je préférais qu'aucun de mes automates ne se rendent dans sa demeure.

Toutefois, devant l'embarras de la jeune fille, je pris rapidement ma décision.  « Si nous passions à l'arrière boutique?  J'y quelques créations qui pourraient peut-être intéresser votre mère et votre sœur.  Elles manquent seulement un peu de finition avant de rejoindre leurs congénères, vous serez plus aise de faire votre choix. »  Je lui adressai un sourire qui signifiait que son petit problème de tonalité ne m'ennuyait pas et qu'elle n'avait pas besoin de se répandre en excuses pour si peu.  Ce n'était certainement pas de sa faute, pas en voyant sa surprise devant la chose.  Je lui offris avec galanterie mon bras : « Si vous voulez bien me suivre, » proposai-je en attendant qu'elle pose sa main telle que le voulait l'étiquette pour l'entraîner vers l'arrière où ses petits problèmes vocaux ne poseraient pas de soucis à personne d'autre que nous-mêmes.






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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyMer 10 Jan - 19:33

La jeune femme lui offre un sourire muet, mais reconnaissant en réponse à sa proposition, en plus d’un hochement de tête. Parce que si son malheur ne semble pas le déranger personnellement, elle est bien embarrassée de devoir s’interrompre à chaque phrase pour que l’écho ne s’arrête. Et elle va rendre la jolie demoiselle et la cliente folles, à force, elle en est persuadée. Par contre, elle est un brin surprise quand il lui propose son bras, peu habituée à ce qu’on la traite de la sorte. Elle n’est pas une dame, n’est pas non plus considérée comme telle par personne. Personne ne se montre aussi galant avec elle. Oh, il y a bien eu Castiel, il y a un peu plus d’un an et demi, et plus récemment Tybalt, qui… Non, pas lui, pas le neveu du Harnois, l’homme affreux qui a bien failli découvrir le terrible secret de Ljöta. Plus le temps passe et plus elle a l’impression qu’il n’est qu’un outil du Maréchal de Serre pour essayer de la toucher. C’est peut-être idiot et totalement infondé, mais le doute est là. Coupant cours à ses rflexions qui l’éloignent à une vitesse vertigineuse de l’instant présent, elle se contente de sourire et de poser sa main sur le bras de Lancelot, telle une princesse escortée par son prince charmant. A la nuance près qu’elle n’a aucune envie de se lier d’une quelconque manière avec lui et qu’il épouse plutôt sa sœur, mais soit.

Ils traversent rapidement la pièce. Et c’est timidement qu’Aubrée entre dans l’arrière-boutique, l’antre de l’artiste, où elle ne pensait pas pouvoir mettre les pieds un jour. C’est vrai, elle n’est pas une amie proche de Lancelot, elle est une simple cliente, qui lui rend visite de temps à autre pour gâter les personnes qu’elle aime. Et maintenant, elle se sent honorée de pouvoir découvrir un nouveau lieu. Bon, c’est sûrement ridicule et enfantin, comme manière de penser, mais elle s’en moque. Et de toute façon, elle est toute seule à entendre ses pensées, même si les autres peuvent lire sur son visage si transparent tout ce qu’elle peut bien être en train de se dire.

Elle s’avance dans la pièce, et laisse courir ses yeux absolument partout. Si la boutique est parfaitement ordonnée et rangée, chaque objet ayant parfaitement sa place sur chacune des étagères, l’atelier est tout le contraire. Des rouages, des engrenages, des bouts de métal, un peu partout, sur les étagères, le plan de travail. Là, un automate inachevé, attendant que son créateur le termine. Là-bas, une structure de fer abandonnée. Et elle trouve ça peut-être plus fascinant encore que les petits oiseaux ou les dragons miniatures. Tout ce travail, que l’on soupçonne à peine quand on achète un de ces petits objets… Et de savoir qu’ils vont finir par prendre vie grâce à la magie est quelque chose d’incroyable. Et si la plupart du temps elle considère la magie comme une tare ou quelque chose de mauvais qui a bien failli lui enlever son modèle de vie, elle lui trouve aussi de jolis côtés, de temps en temps, comme dans les créations de l’Adroit.

Elle se retourne vers lui. « J’espère que je ne vous dérange pas en plein travail. » Ce fichu écho a repris, comme plus tôt. Elle fronce les sourcils aussitôt, mais enchaîne, afin de ne pas gâcher le temps sûrement si précieux de l’artisan, ainsi que le sien par la même occasion. « Je cherche quelque chose pour elles, donc. L’ennui, c’est que je ne sais pas exactement quoi. » Elle marque une pause, pour essayer de ne pas s’énerver toute seule à cause de l’écho. « Est-ce que vous auriez des idées, un conseil… ? »


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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyVen 19 Jan - 16:29

Le plaisir qui se peint sur le visage d'Aubrée, ce visage si similaire à celui d'Agathe, mais si différent à la fois, est contagieux.  Satisfait d'avoir réussir à plaire à un membre de la famille de la petite voleuse, je referme la porte de l'atelier derrière nous.  Pas complètement, je laisse une légère embrasure.  Je n'allais quand même pas m'enfermer seul en compagnie de sa sœur.  Si elle arrivait et nous trouvait ensemble, elle tirerait forcément les pires conclusions.  Il y avait quelques légers désavantages à être cielsombrois de naissance.  On ne le vous faisait pas oublier facilement.  Ils n'avaient rien compris à qui nous étions.  Je lui laissai quelques instants, pour lui permettre d'observer plein son saoul.  Heureusement, je n'étais pas en train de travailler à quoi que ce soit de secret ou de bien spécial.  Ce matin j'avais rangé les ornements sur lesquels je travaillais avec Astarté des Sables, ceux-là même que nous comptions offrir aux souverains d'Ibélène.  Comme c'était des objets uniques, il valait mieux éviter que quiconque ne les voit pour le moment.  Ils ne seraient vu qu'une fois accrochés sur leur destinataire.  J'étais très fier du travail accompli et bien que j'étais passablement en retard – j'avais de bonnes raisons – j'avais presque fini.  Il ne manquerait bientôt plus qu'à allier mon travail à celui de la merveilleuse joaillière.  Sertie de merveilles.

« Vous ne me dérangez point, mademoiselle Martel, » répondis-je rapidement, ignorant totalement l'écho qui se répercutait sur les murs et les pièces de métal.  Elle en semblait très embarrassée et la galanterie élémentaire demandait à ce que je fasse preuve de tolérance à cet égard.  C'était une bonne cliente, mais surtout la sœur de… je n'osai pas formuler les mots, même par l'esprit et je me contentai donc de visualiser son joli minois.

« Je comprends.  Peut-être pourrions nous d'abord nous attarder sur le cadeau de votre mère? » proposai-je.  Ce serait le plus difficile.  Je ne connais pas vraiment Grâce Martel en-dehors de sa réputation et d'une brève rencontre particulièrement périlleuse à Ibelin.  Je réfléchissais intensément, posant mes yeux ça et là sur les différentes figurines qui trônaient partout sur les étagères.

« Ah!  Peut-être que… » m'exclamai-je alors que j'avais une idée.  Je m'approchai d'une étagère pour y farfouiller un instant avant d'en tirer une petite boule de cristal dans lequel il y avait un petit paysage montagneux et un griffon qui volait à l'intérieur – j'avais fait appel à l'aide d'un mage pour qu'il lévite, le mécanisme animé par une entité le faisait bouger et prendre différentes positions en vol.

Je reviens près d'Aubrée et posai l'oeuvre d'art devant elle.

« Peut-être ceci pourrait-il convenir, votre mère étant Voltigeuse? » suggérai-je.  Je ne savais pas si cela pourrait vraiment convenir, peut-être n'était-ce pas vraiment du genre de la Belliférienne émancipée de collectionner les bibelots décoratifs.






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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyMar 30 Jan - 19:30

Elle est soulagée que Lancelot ne lui tienne pas rigueur de ses petits… problèmes vocaux. Il faudra tout de même qu’elle essaie de comprendre la cause de ses maux. Elle n’a pourtant rien fait de particulier ce matin, rien mangé ou bu d’étrange. Hier non plus. Serait-ce une malédiction jetée par quelqu’un, comme juste avant les événements de Svaljärd, la fois où elle s’est retrouvée à souffrir le martyre à chaque fois qu’elle enfilait une paire de chaussures ? Peut-être. Mais elle ne comprend pas, cette fois. Elle n’a offensé personne cette fois, pourtant. Elle s’en serait souvenue, non ?
 
Elle répond à l’artisan par un sourire, contente d’apprendre qu’elle ne le dérange pas, avant de lui exposer sans plus de détours sa recherche. Quand il lui propose de commencer par le cadeau de Grâce, Aubrée hoche la tête en silence. Lancelot a beau être tolérant envers son écho étrange, sa propre voix se répercutant dans toute une boutique sans raison apparente a tendance à agacer de façon notable l’apprentie assassin. Alors, elle préfère faire entendre sa voix le moins possible, pour le moment, avant de devenir folle, et attendre que ça passe. Parce que ça passera, forcément. Ses douleurs aux pieds liées à la malédiction du cordonnier ont disparu du jour au lendemain, d’elles-mêmes. Elle espère que ce sera la même chose pour sa voix.
 
Elle attend patiemment que Lancelot trouve une idée, observant en même temps que lui son environnement à la recherche d’un semblant d’inspiration. Chose difficile, alors qu’elle ne connaît pas du tout le lieu et n’ayant pas la moindre idée de ce qu’elle pourrait imaginer trouver au milieu de tout ce bric-à-brac. Elle tourne la tête vers lui quand il s’exclame avoir peut-être trouvé une idée, et le suit du regard jusqu’à une petite étagère, et croise sagement les doigts en l’attendant. Elle est un brin surprise de le voir se retourner, l’objet désiré entre les mains. La blondine aurait été certainement incapable de retrouver un objet précis dans une pièce plus grande qu’une armoire et avec autant d’objets dedans. Enfin, elle imagine qu’elle n’est pas Lancelot, et qu’il se retrouve forcément mieux qu’elle dans la pièce. Forcément, il doit passer des heures ici, à confectionner des jolies choses.
 
Elle se penche doucement vers l’objet et frôle du bout des doigts la surface de cristal. Elle ne peut retenir un petit « Oh ! » ravi alors qu’elle reconnaît l’animal à l’intérieur. Un griffon, plus vrai que nature, qui vole, sur un fond montagneux. Elle hoche la tête au commentaire du jeune homme, réfléchissant quelques secondes à la question, sans y répondre directement toutefois. « C’est très beau. » Elle le pense vraiment. De toute façon, elle n’est pas très objective dans ses commentaires, étant totalement sous le charme de ses créations. Elle ignore cependant si cela plairait à Grâce. Même si elle aime sa mère, de tout son cœur, elle ne peut cependant prétendre bien la connaître, alors qu’elles ne se voient pour ainsi dire quasiment jamais. Mais Aubrée a une idée. Elle relève les yeux vers Lancelot. « Corail… Sa griffonne, est toute blanche. Est-ce que vous auriez le même, mais avec un griffon blanc ? Ce n’est pas très grave, sinon. » Fermant la bouche, elle tente d’ignorer les quelques Aubrée qui lui répondent en écho, et maintient ses azurs en direction du blond.


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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyJeu 1 Mar - 5:17

Tandis que sur son visage je cherchais désespérément les mimiques d'Agathe, j'étais un peu trop hors de mes pensées pour réellement porter attention à ses réactions à elle.  C'était un peu injuste pour l'aîné de la dame qui occupait mes pensées, mais je ne pouvais m'en empêcher.  Au point même où j'en oubliais complètement cet écho qui résonnait contre les murs et le plafond chaque fois qu'elle parlait.  Il me fallut également un certain temps pour réaliser qu'elle m'avait posé une question et ainsi reprendre toute ma contenance.  Je ne pouvais pas lui laisser voir que j'étais obnubilé par la pensée de sa sœur cadette et que je n'avais porté qu'une oreille très distraite à sa demande.  Pour me remettre les idées en place, je secoue la tête et j'en profite également pour lui signifier que je n'ai pas ce qu'elle demande.  La minutie du travail demandé pour cette boule n'a pas été facile à composer et une fois les mécanismes de métal liés ensemble, je n'avais pas osé utiliser de peinture pour colorer l'animal, lui laissant cette couleur bronze du métal que j'avais utilisé comme matière première.  La peinture aurait pu nuire au roulement sans heurts des rouages et ceux-ci auraient fait en sorte que la couleur ne s'écaille rapidement.  Avec Ygraine désormais à la maison, c'eut été probablement possible si je lui en avais confié la tâche, mais la boule était désormais refermée, il serait fort complexe de la rouvrir et c'était un article unique.

« Malheureusement, ceci est un objet unique en son genre et il serait complexe d'y apporter des modifications désormais, » répondis-je avec regrets.  C'était la sœur d'Agathe, mon Agathe, et j'escomptais lui offrir un service exemplaire.  Nous trouverions bien quelque chose qui pourrait convenir à ce que sa mère pourrait aimer.  Après tout, j'avais le désir aussi d'impressionner cette femme, plutôt connue sur le continent en tant que femme Voltigeuse issue de Bellifère.  L'impressionner dans l'espoir qu'elle m'approuve, qu'elle me considère un bon parti pour sa fille.  Je devais donc trouver un bon cadeau à conseiller à l'aînée des filles Martel.

« À l'avant-boutique nous avons aussi des modèles de griffon qui marchent de long en large.  Un peu plus gros que celui à l'intérieur de cette boule.  Je la suggérais pour son format plutôt facile à transporter pour votre mère qui peut être amenée à faire de longs déplacements.  Je ne puis garantir qu'il y en aie de blanc en ce moment, mais dans le cas où il n'y en aurait pas et où vous ne seriez pas trop pressée, mon assistante Ygraine est une peintre accomplie et pourra donner un air plus vrai que nature à l'automate. »

Je proposais une alternative, cherchant à cerner les besoins de la jeune femme.  Il fallait qu'elle reparte avec l'assurance d'avoir entre les mains le meilleur présent pour sa mère.  Un présent lié à mon nom et qui ferait en sorte que celle-ci aie bonne opinion de ma personne.






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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptySam 17 Mar - 22:56

Aubrée plisse légèrement les yeux. Le délai entre sa question et la réponse de Lancelot lui paraît légèrement long, et elle se demande s’il a réellement entendu son interrogation. Normalement oui, quand même – comment ne pas l’entendre alors que chacun de ses mots est amplifié et répété par ce fichu écho dans toute la pièce ? Elle ne fait aucun commentaire cependant, parce que ce n’est pas exactement poli, que l’artisan est peut-être seulement dans ses pensées, ou bien qu’il réfléchit, tout simplement. Il finit par lui répondre par la négative cependant, tirant à la blondine une petite moue contrite. Elle hoche cependant la tête à ses précisions, notant le ton contrarié du jeune homme. Et elle a l’impression qu’il est sincèrement navré de devoir lui répondre cela, contrairement à ce maudit cordonnier qui avait ensorcelé ses chaussures, cet été. Quand elle est revenue le voir pour lui demander des explications, il a pris un air faussement désolé, en lui répondant que cet incident n’était pas volontaire. Et elle sait qu’il mentait aussi mal qu’elle. « Je comprends. Ce n’est pas très important, mais je me suis dit que ça aurait été une bonne idée. » Enfin, si ça n’est pas possible, elle ne va pas insister, n’en déplaise à son écho, qui laisse une impression absolument désagréable et insistante aux oreilles d’Aubrée.

Elle n’a pas le temps de réfléchir à une autre idée que déjà, Lancelot lui propose une alternative, à laquelle elle répond en acquiesçant, un brin songeuse. «  Oui, éventuellement. Pourrais-je les voir, afin de me faire une idée ? » Elle finira par choisir le modèle qui lui plaît le plus, et si ce n’est finalement pas les griffons qui marchent qui l’emportent dans son cœur, alors le griffon ne sera pas blanc, tant pis. Elle s’y prend bien trop tard pour ne pas devoir faire quelques concessions. L’anniversaire d’Agathe est bientôt et celui de Grâce est déjà passé depuis un moment. Et quitte à faire des concessions, autant jouer sur le temps aussi. «  Combien de temps cela prendrait-il, de peindre un de ces griffons, environ ? » Elle est prête à sacrifier quelques précieuses minutes pour la bonne cause.

Néanmoins, elle ne peut s’empêcher de se sentir curieuse à propos de cette Ygraine, qu’elle ne connait pas et qu’elle n’a jamais vu, et de se dire qu’elle pourrait être une menace potentielle pour les plans qu’elle imagine pour un jour finir par marier Agathe et Lancelot. Si jamais cette demoiselle assistante est… Autre chose qu’une assistante pour l’artisan, alors cela risque de lui causer quelques problèmes. Et c’est presque innocemment qu’elle questionne. «  Dites-moi, Lancelot… Ygraine travaille avec vous depuis longtemps ? Il me semble ne jamais l’avoir rencontrée auparavant. » Peut-être qu’elle se trompe totalement sur elle. Elle espère, en tout cas. Elle serait bien déçue de savoir qu’ils sont en réalité en couple, et qu’Agathe ne l’intéresse pas. Bon, c’est totalement ridicule et enfantin, elle le sait, mais c’est plus fort qu’elle. Elle a décidé un jour qu’ils formeraient un couple parfait, et elle compte bien faire en sorte que ce jour merveilleux arrive- même si elle ignore ce qu’il en est réellement de la relation réelle entre sa sœur et Lancelot.


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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyLun 26 Mar - 21:48

Je me sentai réellement navré de la déception de la demoiselle, mais en même temps… Il aurait été réellement difficile de faire le changement et il s'agissait d'une pièce unique.  Il m'arrivait de faire des automates similaires, mais la monotonie d'un tel travail me convenait peu.  Si elle était venu un peu plus tôt, j'aurais pu faire les changements en quelques instants, mais il était alors trop tard.  Heureusement, elle semblait ouverte à jeter un œil à ces griffons automatisés qui marchaient de long en large.  J'étais à peu près certain d'en avoir un de la bonne plume, mais je ne pouvais pas non plus garantir que c'était le cas.  Avec Ygraine à la boutique, j'avais moins de contrôle sur les automates qui partaient et entre quelles mains.  Nous avions déjà eu quelques discussions à ce sujet, elle qui ne prenait pas suffisamment le temps de considérer si l'acheteur était digne ou non de posséder un objet de ma création.

« Cela pourrait être fait aisément aujourd'hui, » répondis-je.

Ygraine avait le talent pour appliquer les couleurs efficacement et rapidement.  Il y aurait moyen de protéger la peinture également si Aubrée désirait partir en sa possession le jour-même.  J'indiquai le chemin de la boutique, j'étais presque sûr que la dame dont s'occupait ma sœur était désormais partie.

« Si vous voulez bien me suivre, » fis-je en ouvrant le chemin.

Je m'arrêtai toutefois à la porte lorsqu'elle me demanda à propos d'Ygraine et me tournai vers elle, interloqué.  Pourquoi demandait-elle?

« Ygraine est là depuis octobre environ.  Je la connais depuis qu'elle est toute petite, » répondis-je en haussant les épaules.  Je voyais pas pourquoi c'était important et pourtant tout le monde me parlait de ma nouvelle petite vendeuse.  Je savais que je n'aurais jamais dû la prendre chez moi, mais à la mort de mère, je n'avais pas vraiment eu le choix comme elle ne voulait pas retourner en Sombreciel.  Sa présence commençait à poser problème…  Combien de temps faudrait-il pour que les gens ne s'y habituent?

Je poussai la porte et me dirigeai vers l'étagère où se trouvaient les griffons animés.  Ils étaient là où je les avais laissés, dans plusieurs couleurs de plumes.  Aucun d'entre eux n'étaient exactement pareils, peut-être trouverait-elle ce qui l'inspirerait le plus pour sa mère.

« Vous pouvez y jeter un œil en toute tranquillité.  Il ne reste plus qu'Ygraine et nous deux.  S'il y a des ajustements à faire au niveau de la couleur, nous pourrons en discuter directement avec elle.  C'est une artiste peintre très douée. »

Je lui jetai un coup d'oeil, occupée à rêvasser assise sur un tabouret, elle n'avait même pas remarqué que nous étions revenues à l'avant boutique.






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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptySam 7 Avr - 14:34

Aubrée accueille la réponse de l’artisan avec un grand sourire et un petit hochement de tête. Le délai, assez rapide, lui convient parfaitement. Dans le pire des scénarios, si elle devait vraiment partir de la boutique avant que l’automate ne soit finalisé par manque de temps, elle pourra toujours venir le chercher le lendemain, et le faire aussitôt parvenir à sa mère. Après tout, elle est pressée, mais elle n’est pas à un jour près, après tout. « Ce serait parfait. » Elle commence même à s’habituer à son écho étrange. Elle espère néanmoins qu’il disparaîtra, quand même. Cela risque d’être sacrément pesant et handicapant, à la longue, d’autant plus qu’elle ignore pourquoi et comment cela est possible. Peut-être est-elle encore maudite, et que dès qu’elle franchira la porte de la boutique, tout redeviendra normal. Enfin, elle ne peut que l’espérer.

Elle s’apprête à lui emboîter le pas, mais une question pleine de curiosité ne peut s’empêcher de franchir ses lèvres, à propos d’Ygraine. En apparence innocente, elle dévoile la simple curiosité de la blonde pour la nouvelle associée de Lancelot. Elle ne l’a jamais vue ici, et il est normal qu’elle s’intéresse à elle. Cependant, elle cache aussi des desseins un peu plus personnels et sans doute moins innocents. Elle veut savoir si elle est un obstacle aux plans secrets de l’apprentie pour sa sœur et Lancelot, ou du moins aux histoires qu’elle se crée toute seule dans sa tête, sûrement. En tout cas, sa question surprend visiblement le jeune homme, qui se retourne vers elle, visiblement surpris. Est-il gêné par ra question ? Peut-être. Ou peut-être n’en comprend peut-être-t-il pas l’intérêt. En tout cas, sa réponse titille davantage sa curiosité. Elle a envie de lui poser tout un tas de questions, sur les circonstances de leur rencontre jusqu’au lien qui les lie. Mais la bienséance – et son écho qui amplifie tout au passage – l’en empêche. Elle lui adresse alors un petit sourire et penche légèrement la tête sur le côté. « D’accord. J’ai hâte de faire sa connaissance. » C’est vrai. Et elle sera peut-être même une source d’informations un peu plus bavarde que Lancelot, qui sait ?

Ils ne s’attardent pas plus dans l’arrière-boutique, et la jeune femme suit Lancelot jusqu’à l’étagère des griffons, tout en écoutant ses explications. Elle acquiesce à plusieurs reprises, et jette un œil au passage à la jeune vendeuse, qui ne semble pas les avoir remarqués. « Je vous remercie de votre aide, Lancelot. » Ignorant son écho, elle s’avance vers l’étagère, examinant d’abord l’ensemble des petits griffons afin d’avoir une vue d’ensemble, avant de s’approcher davantage. Sans mot dire, elle laisse ses yeux parcourir l’étagère, avant de les frôler, un par un, du bout des doigts. Ils sont impressionnants, et leur démarche paraît si réaliste que c’en est presque troublant. L’Adroit fait un travail remarquable, c’est une certitude. Et finalement, ses azurs se déposent sur l’un d’eux, qu’elle sait être le bon. Fruit du hasard ou coup du Destin, la simple forme de sa tête lui rappelle celle de Corail, ou du moins de ce dont elle s’en rappelle. Elle se penche vers lui, attentive. Il n’est pas blanc, plutôt dans des tons bruns, mais si Lancelot dit vrai, Ygraine peut le transformer. Elle lui effleure la tête avant de reporter son attention vers le Cielsombrois, un petit sourire aux lèvres. « Combien celui-ci coûterait-il, si on le repeint en blanc ? » Parce que, mine de rien, cette question est importante. Ljöta fait attention à ce que son apprentie ne manque de rien, mais Aubrée rechigne à lui emprunter plus que nécessaire, surtout pour des choses aussi personnelles et qui ne concernent en rien son rôle de demoiselle de compagnie ou de fille de Lida.


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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyVen 13 Avr - 19:46

J'étais surpris de son intérêt pour Ygraine, mais ce ne me gênait pas vraiment.  En vérité, la sœur aînée d'Agathe était charmante et environ du même âge que ma benjamine, elles pourraient peut-être devenir amies.  Forcément, animé des tendres sentiments que m'inspiraient la plus jeune des sœurs Martel, j'espérais que nos deux familles se rapprochent plus intimement.  Distraitement, je l'observai du coin de l'oeil, celle qui ressemblait tant à ma bien aimée, mais qui lui était si différente aussi.  Que penserait-elle de mes relations avec sa cadette?  J'espérais que mes attentions à son égard ce jour-là malgré sa voix qui se répercutait en écho me présenteraient sous un beau jour à ses yeux, qu'elle me recommanderait à sa sœur, à sa mère aussi.  Si cela avait été possible, également à ses frères mais je doutais probablement avec raison que ceux-ci ne m'acceptent un jour.

« Elle en sera très certainement ravie elle aussi, » répondis-je donc à l'expression de son désir de mieux connaître ma sœur.  Lorsqu'un jour, je ferais d'Agathe ma femme, j'espérais que nos deux familles s'entendraient.  Ce ne serait qu'un premier pas et je regrettais d'avoir à cacher mes liens de parenté avec Ygraine à la jeune Martel, mais c'était la condition sans quoi je refusais de la garder à Lorgol avec moi.  Le métier d'espion comporte ses dangers et même si la Cour protège bien les siens, je préférais tenir ma sœur loin de tout cela.

« Deux écus, » répondis-je quand elle me demanda le prix du griffon.   C'était en-deçà de sa vraie valeur, mais comme un jour nous serions peut-être parents…  J'avais baissé le prix de moitié.  Il fallait de petits rouages compliqués à faire et à assembler pour ce genre de petits bibelots, or les prix en augmentaient rapidement.

« Si vous le désirez, je puis demander à Ygraine dès maintenant combien de temps croit-elle qu'il serait nécessaire pour le repeindre.  Ne désiriez vous pas également un présent pour mademoiselle Agathe?  Si ce griffon vous convient, elle pourra s'atteler à la tâche pendant que vous choisirez pour votre sœur, » proposai-je avec élégance.  En vérité, je savais déjà ce qu'elle devrait offrir à sa cadette, j'y songeais depuis son entrée dans la boutique, car ce que je comptais lui proposer avait été créé spécialement en pensant à elle.  J'avais terminé l'automate le matin même et j'en étais plutôt fier et l'honneur serait immense de savoir qu'il irait dans les mains de celle qui l'avait inspiré.  S'il était du goût d'Aubrée, bien évidemment.






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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyLun 23 Avr - 20:21

Deux écus ? Aubrée s’attendait à plus, et le haussement de sourcils intéressé trahit son étonnement et son ravissement. Le prix lui paraît abordable, pour un tel objet, d’autant plus qu’elle en a un deuxième à acheter pour sa cadette. « Alors, je crois que je vais le prendre. » La blondine ne fait même plus attention à son écho, pourtant si présent dans la grande pièce. Elle s’y est habituée, déjà – et elle espère que c’est aussi le cas de Lancelot, au fond, et qu’il ne se force pas à lui sourire simplement parce qu’elle est une cliente fidèle.

Elle pose à nouveau les yeux sur l’animal de métal, l’imaginant avec une autre teinte plus claire, aux couleurs de Corail – du moins, des couleurs qu’elle se rappelle être celles de la griffonne. Elle espère que ses souvenirs ne sont pas détériorés à cause du temps et de l’image idéalisée qu’elle a tendance à se faire de sa mère et de tout ce qui l’entoure, et que l’automate sera fidèle à la réalité. Elle fait confiance à Lancelot, et par la même occasion à sa nouvelle assistante, mais un peu moins à sa propre mémoire. Enfin, c’est l’intention qui compte, il paraît.

Elle relève le nez vers l’artisan, tout sourire, en acquiesçant à ses paroles. « Oui, je veux bien. » Et comme ça, elle pourra essayer de voir de quelle manière il s’adresse à elle. Comme à une assistante, ou une compagne. Elle sait qu’elle est trop curieuse et qu’avec ses talents de menteuse de haut vol elle finira par se retrouver dans une situation gênante. Mais c’est bien trop important, et elle craint que cette Ygraine ne lui brise tous les jolis rêves qu’elle s’était forgé sur une de ses lubies d’adolescente.

Mais s’il s’est peut-être entiché d’Ygraine, au moins il n’oublie pas Agathe et son anniversaire. Cela ne veut peut-être rien dire, et c’est juste le signe qu’il fait attention à ses clients et à leurs demandes comme tout bon commerçant le ferait, mais Aubrée ne peut s’empêcher de se dire que tout n’est pas perdu. Elle hoche encore la tête, tout à fait d’accord avec lui. Cela peut être un bon moyen de gagner du temps, d’autant plus qu’elle n’a encore aucune idée précise de ce qu’elle pourra acheter pour sa petite sœur. « C’est d’accord, je vous remercie. » Elle pivote sur elle-même, prête à se lancer dans l’exploration du magasin et le parcourt rapidement des yeux, avant de se lancer dans l’exploration d’une étagère totalement au hasard, à la recherche de quelque chose de beau, de délicat et de percutant pour Agathe, afin que sa sœur chérie se souvienne de l’attention qu’elle a eu pour elle lors de son anniversaire – et accessoirement pour qu’elle ait une preuve de plus que Lancelot est un homme talentueux.


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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyVen 4 Mai - 23:03

Comme elle acquiesçait à ma suggestion je pris délicatement entre mes mains l'automate et me dirigeai vers le comptoir où était assise Ygraine, occupée à gribouiller quelque chose sur un parchemin.  Habitué à me mouvoir discrètement, elle ne m'entendit pas arriver et j'en profitai pour jeter un œil à ses croquis.  Je fus stupéfait de voir qu'elle s'était attaquée à un portrait d'Aubrée.  Il faudrait que je lui rappelle qu'elle ne peut pas faire le portrait de la clientèle à sa guise.  Je posai le griffon à recolorer sur le comptoir, la faisant sursauter, elle qui était sûrement partie dans une de ses innombrables rêvasseries.

« Fais en sorte qu'elle ne le voit pas, s'il te plaît, » fis-je en désignant du menton le portrait tracé au fusain.  Je ne voulais pas que mon unique vendeuse passe pour une lunatique étrange – même si le terme lunatique était particulièrement approprié pour ma sœur sous plusieurs aspects.  « J'aurais besoin que tu me peignes ce griffon en blanc.  Maintenant.  Je vois que de toute façon tu n'as rien de mieux à faire, » ajoutai-je en parlant à voix basse.  Elle me lança un regard outré avant de tourner les yeux vers la jeune fille qui regardait tranquillement les étagères.  « C'est elle « ma chère Agathe »? » demanda-t-elle avec une curiosité à peine masquée.  Elle ne prenait même pas la peine de parler discrètement pour être certaine que nous ne soyons pas entendus.  Je poussai un long soupir.  Il était vrai que sans l'intervention de ma sœur qui avait honteusement fouillé mon courrier, je ne connaîtrais pas les joies immenses de ces rendez-vous volés avec la plus jeune des sœurs Martel, mais je lui en voulais encore de son indiscrétion et ses taquineries incessantes mêlées à sa curiosité déplacée.  Elle m'avait déjà demandé quelles étaient les préférences d'Agathe.  « Non, ce n'est pas Agathe… C'est… » « Oh Lancelot!  Tu entretiens donc déjà une nouvelle relation je suis choquée!  Je ne croyais pas que tu emmènerais quelqu'un d'autre avant elle à l'atelier!  Coquin! » me tança-t-elle en gloussant.  Même mon regard le plus noir ne suffit pas à calmer ses fous rires.  « Ygraine! Ça suffit, tu me peins ce griffon ou non?  C'est une cliente régulière, je l'ai emmenée à l'arrière parce que l'écho de sa voix semblait indisposer la dame de tout à l'heure, mais qu'elle mérite tout de même un excellent service. »

Mécontent de ma sœur à qui je prévoyais d'abord d'évoquer la relation de parenté entre Aubrée et Agathe, je m'éloignai, agacé.  Je tâchai toutefois de maintenir un sourire cordial en m'approchant de la Belliférienne qui regardait les étagères.

« Avez-vous vu quelque chose qui conviendrait pour votre sœur? » demandai-je une fois auprès d'elle, m'étant approché à pas de velours pour ne pas l'empêcher de regarder à sa guise.






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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyDim 20 Mai - 15:48

Les yeux bleus sondent les étagères avec rapidité, se posant à intervalles réguliers sur l’une ou l’autre des créations. Plusieurs fois ses doigts viennent effleurer la surface de métal des petits automates, avant que la jeune femme ne s’en détache et ne poursuive son observation des lieux. Elle est fascinée par tout ce qu’elle voit, et tout lui plaît, mais pour l’instant elle ne trouve pas le cadeau parfait. Bien sûr, elle pourrait prendre un des petits êtres de métal au hasard – ce papillon d’argent, par exemple, qui vole sur place – mais elle ne veut pas offrir quelque chose qui ne lui correspondrait pas. Elle aimerait lui donner quelque chose qui lui ressemble, un clin d’œil à une de ses caractéristiques, à une discussion ou à quelque chose qui les relie, toutes les deux… Plus que pour le symbole, elle veut être certaine de lui faire plaisir. Et Aubrée est sûre que le meilleur moyen de se tromper est de perdre patience et d’acheter la première chose qui lui tombe sous la main.

Elle tend la main pour essayer de toucher le papillon mais une voix féminine et les mots qui en sortent l’interrompent dans son geste. A-t-elle rêvé, ou Ygraine a parlé d’Agathe ? Fronçant légèrement les sourcils, elle entreprend de se décaler doucement vers le comptoir pour mieux entendre ce qu’il se raconte. Elle sait qu’elle ferait sûrement une bien piètre espionne, mais elle veut savoir pourquoi elle parle de sa sœur en riant. Elle leur jette un coup d’œil. Lancelot semble un brin contrarié, mais son assistante reprend à voix haute. Et les yeux de la blondine s’écarquillent. Est-ce qu’elle a bien compris ? Elle n’a pas tout entendu, mais… A-t-elle évoqué une relation ? Avec Agathe ? Ou bien est-ce que c’est sa tête qui s’emballe et qui comprend ce qu’elle veut entendre ?

Ou alors… Est-ce que c’est d’elle, dont la vendeuse parle ? Est-ce que Lancelot voudrait… Avec elle… Oh non, ce n’est tout simplement pas possible. C’est inimaginable. Elle n’avait jamais songé à… Elle se trompe, n’est-ce pas ? Heureusement, le Cielsombrois semble réfuter ses paroles. Mais le doute s’insinue en elle. Ne réagit-il pas comme ça, seulement pour ne pas perdre la face ? Ment-il ? Non, non. Elle ne peut décemment pas s’imaginer être désirée par chaque jeune homme qu’elle croise, enfin ! Qu’elle arrête de se monter la tête avec des histoires qui n’auront jamais lieu. Rêver, c’est beau, mais il faut être réaliste, tout de même.  Et puis, dans ses rêves, il ira avec Agathe. Pas avec elle.

Elle réalise tardivement que Lancelot revient vers elle et se concentre sur l’étagère devant elle, analysant rapidement ce qu’elle était censée observer, avant de tourner un visage voulu souriant vers l’artisan. « Je… Pas encore. Il y a de beaucoup de choses et de nombreuses me plaisent énormément, mais… » Elle esquisse une petite moue et le sonde rapidement du regard, essayant de s’ôter son doute de l’esprit. Elle ne rouvre la bouche que lorsque l’écho cesse. « Peut-être auriez-vous votre idée sur la question ? Vous connaissez Agathe, peut-être sauriez-vous mieux que moi ce que je pourrais lui offrir ? » Et tant qu’à faire, s’il pouvait l’assurer sans le vouloir de la relation qu’il pourrait, dans un futur hypothétique, entretenir avec sa cadette, ça l’arrangerait, au passage.


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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyJeu 31 Mai - 5:17

J'eus un sourire entendu devant la remarque confuse de la jeune femme, l'écho étant désormais rendue muet à mes oreilles.  Naturellement.  Je n'étais pas peu fier de tout le travail que j'avais su accomplir avec le temps.  Je gardais la boutique aussi pleine de curiosités que possible, plus que vendre et produire massivement, je voulais épater les visiteurs, leur montrer mon art dans toute sa splendeur et jamais je ne me serais contenter d'automates mal terminés, mal animés.  J'aimais le métier que j'avais choisi et je passais de nombreuses heures dans mon atelier, jusqu'à parfois tard dans lui, ne m'arrêtant que parce que la lumière des bougies s'était doucement laissée mourir.  J'hochai simplement de la tête quand elle me demanda si jamais je n'avais pas ma petite idée de ce qu'elle pourrait offrir à sa sœur.  Oui, je savais bien quoi lui offrir, j'avais eu le temps d'y songer longuement et en vérité, c'était en songeant à elle que j'avais créé cette pièce que je n'avais pas encore osé sortir de l'atelier, mon amour naissant étant encore trop beau et trop pur pour être dévoilé à la face du monde.  Une légère rougeur passa sur mes joues et j'espérai qu'elle n'en remarquerait rien, il eut été gênant qu'elle ne voit mes faiblesses s'afficher lorsqu'il était question de sa cadette.

« Eh bien j'aurais justement quelque chose qui pourrait peut-être convenir.  Une œuvre unique qui séduira très certainement votre sœur.  Si vous voulez bien m'attendre quelques instants.  Ne laissez pas Ygraine vous embêter, je ne serai pas absent longtemps, mais elle serait bien capable d'en profiter pour vous importuner et se montrer indiscrète. »

Je jetai un regard sur ma sœur, pourtant bien concentrée sur son travail.  Le griffon serait prêt pour la demoiselle rapidement, j'avais confiance en son travail consciencieux.  Je m'inclinai pour m'excuser auprès de l'aînée des sœurs Martel et pris la direction de l'arrière boutique.  Il ne me faudrait que très peu de temps pour ramener ce que j'avais en tête.

Après moins d'un tour de cadran, j'étais de retour à l'avant, avec une petite boîte entre les mains.  En vérité il était difficile de forcer un hasard sur un pareil objet, mais j'osais espérer que le sens de l'observation de la jeune fille ne verrait rien de plus et qu'Agathe, une fois le présent entre les mains comprendrait que cet automate avait été fait spécialement en pensant à elle.  C'était une chance que sa sœur eut songé à venir dans ma demeure pour trouver ses cadeaux d'anniversaire, car autrement il aurait peut-être fallu fort longtemps avant que cette pièce ne se retrouve entre ses mains.  « Demoiselle Martel, voici ce que j'ai à vous proposer.  Je vous laisse ouvrir de vous-même et regarder à votre guise. »

À l'intérieur du coffret, elle trouverait une petite boîte à musique à thème d'hérisson.  Agathe m'avait parlé de son compagnon Hallebarde et c'était ce qui m'avait inspiré cette boîte.






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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyMer 27 Juin - 18:21

Aubrée accueille son hochement de tête d’un sourire. Il a acquiescé presque immédiatement, comme s’il avait parfaitement en tête l’idée parfaite de cadeau. C’est peut-être la marque d’un grand professionnalisme, celle d’un artisan qui sait exactement ce qu’il a en réserve et qui pourrait correspondre à une personne en particulier. Mais Aubrée a envie de croire qu’il y a autre chose, et que cela ne la concerne pas directement, au passage. Elle ne remarque pas grand-chose du rougissement de l’Adroit cependant, trop concentrée sur ses paroles. Tout comme Lancelot, l’Affranchie jette un œil à Ygraine, qui a pour l’instant l’air parfaitement concentrée sur son travail, avant d’acquiescer à son tour.

Elle regarde l’artisan s’éloigner et disparaître dans l’arrière-boutique. Immédiatement, Ygraine relève la tête et adresse un grand sourire à la blondine, auquel elle répond un peu plus timidement. La vendeuse ouvre la bouche comme pour lui dire quelque chose, mais elle est coupée dans son élan par des bruits de pas et se ravise à l’instant même où le Cielsombrois revient dans la boutique. Tant mieux. Sûrement Ygraine voulait-elle lui poser des questions sur une possible relation entre lui et elle. Du moins, cela ne l’aurait pas étonné : elles doivent avoir environ le même âge, et leurs pensées doivent se recouper. Enfin, la blonde se dit qu’elles pourront peut-être sympathiser, plus tard. Et puis, elle a mentionné Agathe, plus tôt. Aubrée a envie de savoir pourquoi, et le meilleur moyen est peut-être de lui demander directement. Mais elle n’est pas ici pour cela, aujourd’hui, et c’est la vue de ce que lui rapporte Lancelot qui le lui rappelle. Elle pose les yeux sur le coffret, et s’empresse de le prendre dans ses mains. Elle relève les yeux et balaie la pièce rapidement, avant d’aviser le comptoir pour s’en approcher et déposer dessus l’objet. C’est qu’il ne s’agirait pas de tout faire tomber et de le casser. Elle se connaît, et elle s’en sait capable.

Elle ouvre doucement le coffret, et le petit « Oh ! » émerveillé qui franchit ses lèvres et se répercute dans la pièce traduit son ravissement. Une petite boîte hérisson ! Comme Hallebarde, le petit animal que possède sa cadette. Agathe en aura sûrement parlé à l’artisan, ce qui explique la coïncidence. Aubrée la soulève délicatement pour la poser juste à côté du coffret. Elle enclenche le mécanisme pour ouvrir la boîte, et sourit franchement en entendant une jolie mélodie résonner dans la boutique et en voyant une petite danseuse se mettre à tourner. Elle l’observe quelques secondes encore, avant de refermer la boîte et de ramener son attention vers Lancelot. « C’est parfait. Merci beaucoup, vraiment. » Parfaitement réalisé. Parfaitement ce qu’elle cherchait. Parfaitement adapté à l’anniversaire de sa petite sœur. Parfaitement tout. Aussitôt, elle porte la main à sa taille à la recherche de sa bourse, savamment dissimulée entre les plis de ses vêtements. « Combien vous dois-je, pour tout cela ? » Elle a déjà oublié le prix du griffon, d’ailleurs. Ce n'est pas très grave, il le lui rappellera.


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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyMer 22 Aoû - 0:11

J'étais plutôt certain de mon idée.  Je pouvais espérer qu'elle n'était pas très observatrice et qu'elle ne remarquerait pas qu'un tel objet puisse avoir été le fruit d'un pur hasard.  Naturellement, il avait été conçu pour Agathe, jamais je ne m'en serais départi pour le remettre à qui que ce soit d'autre, je l'avais pensé alors qu'elle hantait mes songes de ses jolis sourires et de ses soupirs.  Un sourire fier n'avait de cesse que de s'exhiber sur mon visage sans que je ne puisse rien y faire.  J'attendais avec impatience qu'elle n'ouvre la boîte et que ses yeux si similaires à ceux de sa sœur – et pourtant si différents dans l'expression que j'y lisais – ne se posent sur la surprise qui s'y cachait.  L'effet fut bien celui escompté.  Je pus lire le ravissement, l'émerveillement et la satisfaction dans ce regard avec beaucoup d'orgueil : j'avais bel et bien visé dans le mille et il me faisait plaisir de répondre aux demandes de la jolie blonde aussi parfaitement, comme elle ne put s'empêcher de laisser échapper un petit mot d'appréciation.  Je n'entendais déjà plus l'écho de sa voix, il était devenu habituel, et je ne pouvais que constater ses prunelles brillantes.  J'imaginais alors avec  tendresse celles d'Agathe quand elle verrait son présent.  Sûrement, elle serait heureuse.  Je n'en doutais pas, je la connaissais suffisamment mon Agathe pour le deviner avec exactitude.  Elle aurait le même air gai que sa sœur, mais elle serait encore plus jolie.

Je retournai les chiffres dans ma tête jusqu'à arriver à un prix satisfaisant.  Je ne pouvais vendre à plein prix à celle qui deviendrait un jour ma sœur, bien qu'elle ne le sache pas encore, mais je ne voulais pas non plus lui donner l'impression que je lui vendais des pièces de basse qualité parce qu'elles se vendraient à un faible prix.  Je lui donnai donc le montant, heureux de voir des objets de valeurs aller vers des propriétaires qui sauraient leur faire honneur.

Je me tournai alors vers Ygraine.  « Emballe le griffon dès qu'il sera prêt pour que mademoiselle Aubrée puisse repartir en sa possession aujourd'hui, » lui demandai-je en insistant sur le prénom de la demoiselle.  La curiosité de ma sœur était sans limite et je n'avais nulle envie qu'elle n'importune ma jeune cliente.  Ni qu'elle ne lui pose de question sur Agathe, car cela serait fort mortifiant, Aubrée étant  sa sœur aînée et la cadette tenait pour le moment à garer le secret de nos relations.

« Pouvais-je faire autre chose pour vous aujourd'hui?  Désirez-vous une tasse de thé en attendant que nous emballions vos présents soigneusement afin qu'ils ne s'abîment point pendant le voyage? »






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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyJeu 13 Sep - 23:39

Le prix prononcé, et Aubrée sort aussitôt les pièces pour les poser sur le comptoir, juste à côté de la boîte à musique. Elle n’a pas bien la notion des choses, mais cela lui semble assez peu, pour deux objets tels que ceux qu’elle vient d’acheter. Lancelot lui fait peut-être un prix, probablement parce qu’elle visite souvent sa boutique – par tous les dieux, faites que ce soit pour ça. Enfin, au fond, cela l’arrange. Au moins, elle a le compte.

Elle ne remarque qu’à peine l’insistance de Lancelot sur son prénom, et offre à Ygraine un large sourire pour appuyer les paroles de Lancelot. Plus tôt elle aura les objets en sa possession, plus tôt elle pourra les envoyer à leurs destinataires respectives. Grâce a assez attendu son cadeau, au goût d’Aubrée. Pas question de faire davantage traîner les choses. Ygraine ne répond rien, mais Aubrée capte un regard de sa part qu’elle ne sait pas bien comment interpréter. Elle ne relève pas, cependant, peu désireuse de passer pour une fille étrange auprès de son potentiel futur beau-frère.

Ses yeux se posent un instant sur la boîte à musique avant de revenir vers l’Adroit. A sa proposition, elle hésite un instant, calculant ce qu’il lui serait le plus judicieux à faire. Sortir pour revenir à la boutique lui ferait certainement perdre du temps, et un coup d’œil à travers la fenêtre lui confirme qu’elle n’a aucune envie de ressortir des Merveilles Adroites pour le moment, peu envieuse de devoir affronter le froid. C’est peut-être le seul et unique point qu’elle regrette de son duché de naissance, et mesure depuis qu’elle est à Lorgol à quel point les hivers bellifériens étaient doux. « Ce ne serait pas de refus, si vous me le proposez… Surtout par ce temps. » L'écho est presque oublié. Elle penche un peu la tête sur le côté. « Le griffon emballé résisterait à un voyage par les airs ? J’hésite à le faire portailler, mais j’ai peur que ce soit une solution trop chère et compliquée… » Trouver un mage, déjà, qui puisse lui ouvrir un portail vers Sombregemme et qui accepte de l’y envoyer risque d’être une mission délicate, et elle n’a pas forcément le temps de s’y pencher.


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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyLun 10 Déc - 23:30

Je m'étais déjà habitué depuis un moment à l'étrange écho de la voix de la jeune femme et ne l'entendais plus depuis un moment déjà.  Il était vrai que le temps n'était pas des plus doux par ce mois de novembre et c'est avec un sourire que j'acquiesçai à la demande de la jeune femme.  Je lançai un coup d'oeil sévère à ma bavarde de sœur pour qu'elle n'embête point trop notre cliente pendant que je m'absenterais pour faire bouillir un peu d'eau chaude pour le thé.  Je n'avais peut-être pas besoin de faire montre d'autant de sévérité, Ygraine étant appliquée à exécuter les derniers ajustements sur le griffon désormais harfang.  Je reviens plutôt rapidement muni d'une théière d'eau chaude et hochai de la tête pour la question de la jeune femme : mes créations étaient solides et survivrait bien au déplacement du moment qu'on les emballait soigneusement.  Je pouvais compter sur la minutie de ma cadette pour s'en assurer, elle ne laisserait pas tant d'heures de travail se gâcher en aussi peu de temps, avant même que le destinataire de ce présent n'ait le temps d'y poser les yeux, émerveillé.

« Ne vous inquiétez pas pour le transport, nous nous assurerons que l'automate soit bien emballé pour le protéger de tous les coups que pourraient occasionner son déplacement jusqu'à bon port. »

Je versai l'eau chaude sur des herbes que j'avais préalablement déposée dans trois tasses : une pour chacun d'entre nous, nous le méritions tous avec ce froid.  J'en tendis une à Aubrée en lui rappelant bien d'être prudente puisque l'eau était encore bien brûlante et qu'il ne faudrait pas qu'elle ne se brûle en voulant aller trop vite.

« Quel que soit le mode d'expédition que vous choisirez, la pièce arrivera en un seul morceau à bon port, pour le plaisir de celle à qui elle est destinée.  J'espère qu'elle saura combler de plaisir sa propriétaire. »

J'éprouvais toujours une immense fierté devant mes créations.  Elles étaient loin d'être parfaites, mais j'y mettais tout mon cœur pour qu'elles soient les mieux réussies possible.  Il me faisait plaisir d'être choisi comme l'artisan d'un bonheur offert de bon cœur, pour le plaisir de faire plaisir à l'autre et non pour être gagnant de quelque avantage.

« Je crois que le thé a suffisamment infusé, dites-moi ce que vous pensez de son parfum. »

C'était une infusion que je faisais préparé tout spécialement pour moi, elle avait des propriétés calmantes et apaisantes.  Par temps froid, c'était la boisson toute désignée.  Reconnaîtrait-elle le goût du soupçon de cannelle qui la composait?






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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyMar 8 Jan - 22:11

L’Affranchie suit l’artisan du regard alors qu’il disparaît préparer l’eau pour le thé. Elle songe vaguement que s’il avait été Belliférien, il y aurait envoyé sa collaboratrice, actuellement occupée à changer la couleur du griffon de métal. Il n’y a pas à dire, si l’idée même de parler à un Cielsombrois la mettait mal à l’aise des années plus tôt, la tête remplie de clichés plus durs les uns que les autres sur les habitants du duché de l’Esprit, elle préfère nettement leur compagnie à celle  des Bellifériens auprès desquels elle a grandi. Au moins, eux respectent les femmes comme n’importe quel être humain.

Ses yeux se posent sur Ygraine, et elle l’observe quelques instants en train de travailler. Elle est appliquée, et sait ce qu’elle fait. Aubrée est rassurée de savoir que son cadeau ne sera pas détruit par un malheureux coup de pinceau ou une manipulation maladroite. Se sentant certainement observée, la jeune femme relève les yeux et lui adresse un large sourire, qu’Aubrée lui rend, un peu plus gênée. Un instant, elle craint qu’elle ne reprenne ses questions embarrassantes, mais la vendeuse ne dit rien. Du moins, rien de plus qu’une question banalement professionnelle à propos de la couleur utilisée pour savoir si elle convient à la blonde, qui répond par l’affirmative.

Lancelot revient assez rapidement, et l’apprentie assassin l’interroge sur le transport de son cadeau, peu désireuse de le voir réduit en miettes avant d’atteindre sa mère. Que pourrait-elle penser des intentions de sa fille en recevant une réplique de Corail cabossée ou brisée ? Elle le prendrait sans doute mal. Du moins, à sa place, Aubrée l’aurait bien mal pris. « Je vous fais confiance, alors. » Elle sait à quel point le travail de Lancelot lui tient à coeur. Et sûrement qu’il ne souhaiterait pas non plus à une de ses créations d’être abîmée par un griffon trop brutal ou un coursier peu respectueux de ce qu’il transporte.

Elle saisit sa tasse en le remerciant, puis elle hoche la tête alors qu’il lui recommande d’être prudente pour ne pas se brûler. Venant d’un autre, elle aurait sûrement mal réagi, en lui rétorquant qu’elle n’est plus une gamine et qu’elle n’est pas non plus en sucre ; mais Lancelot lui offre gentiment le thé, et ne fait qu’en sorte que sa cliente ressorte indemne de sa boutique, réconfortée par une boisson chaude et non brûlée par un geste maladroit. Elle ne peut lui en vouloir. Est-il aussi gentil que cela, avec Agathe ? Elle aimerait bien. En fait, cela lui ferait réellement plaisir, tout en lui ôtant de la tête ce doute qui traîne dans ses pensées depuis quelques instants plus tôt. Agathe mérite un homme tel que lui, c’est certain.

Elle relève ses yeux de la tasse fumante, et sourit en réponse à l’artisan. « Moi aussi. Mais je pense qu’il n’y a pas de doutes à avoir à ce propos. Le cadeau lui plaira. Du moins je crois. » Un temps de pause. A vrai dire, qu’en sait-elle ? Elle ne sait pas tant de choses que cela de sa mère, Aubrée. C’est bien pour cela qu’elle s’est rattachée à l’idée du griffon, aussi évidente et simple qu’elle puisse paraître. « Enfin, même si ça n’est pas le cadeau de ses rêves… C’est l’intention qui compte après tout, non ? » Essaie-t-elle de se rassurer ? Complètement. Mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Le cadeau lui plaira. Elle est sa fille. Les cadeaux d’une enfant feront toujours plaisir à leur mère, peu importe le résultat, non ?

A l’invitation de Lancelot, elle hoche la tête et porte la tasse à ses lèvres doucement, par crainte de se brûler. Et elle boit, un peu, profitant de la chaleur et du goût du thé, fort agréable avant de lever les yeux vers Lancelot. « Est-ce que… C’est de la cannelle ? » Logique, pour un Cielsombrois. Elle se rappelle avoir raffolé de ces pâtisseries au parfum inconnu pour la petite Belliférienne qu’elle était début 1001, découvrant Sombreciel et le monde extérieur pour la première fois à la cour de Castiel de Sombreflamme. « J’aime beaucoup. Pour tout vous dire, je crois que les gâteaux à la cannelle sont devenus mes préférés, depuis que j’en ai goûté en Sombreciel. Agathe pensera sans doute différemment, mais pour moi, ils surpassent ceux à la noisette. » Aura-t-il remarqué celle allusion plus ou moins discrète à la passion d’Agathe pour les pâtisseries bellifériennes ? Enfin, il le sait peut-être déjà – sait-on jamais. Innocemment, elle porte de nouveau à ses lèvres la tasse de té, et la boit davantage, véritablement charmée par le goût du breuvage.


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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyLun 21 Jan - 18:38

Devant les hésitations d'Aubrée, je ne pus m'empêcher de me sentir attendri.  Agathe m'avait parlé un peu de sa relation avec Grâce.  Le sujet semblait sensible, un peu douloureux et je ne l'avais pas pressée de questions à ce propos, la laissant décider de ce qu'elle voulait ou ne voulait pas me raconter.  Je respectais son désir de silence, comme son désir de se confier.  De ce que j'avais entendu jusque là, je pouvais simplement me douter qu'il en allait sûrement de même pour l'aînée des deux sœurs, qu'elle aussi devait se sentir toute étrangère devant cette mère qu'elle avait à peine eu le temps de connaître lorsqu'elle était enfant.  Me voulant rassurant, j'acquiesçai d'un hochement de tête : certainement l'intention comptait plus que le cadeau en lui-même et je n'avais pas le moindre doute que l'attention de sa fille pour elle saurait toucher le cœur de la mère.  Si cela ne le faisait pas, il n'y aurait aucun moyen de la toucher un jour, c'était évident à mes yeux, mais ça il ne fallait pas que je le laisse transparaître.  Chaque enfant a besoin de sa mère et le départ de la mienne me le rappelait encore plus cruellement, maintenant qu'elle n'était plus là et que je ne pouvais plus rattraper toutes ces années passées à Lorgol sans lui accorder un peu de temps.  C'était grâce à elle que la magie avait germé en moi, grâce à elle que j'en étais curieux et certainement grâce à elle que j'avais choisi la magie de l'invocation qui me permettait d'exercer aujourd'hui mon métier.  D'un sens, je les enviais d'avoir encore une mère, même si elle n'était encore qu'une inconnue, ou presque.

En portant ma tasse à mes lèvres, je continuais de fixer le visage de la Belliférienne, curieux de voir si les mêmes expressions que sa sœur s'y peindraient.  Je cherchais les traits d'Agathe dans son visage, impatient de les retrouver bientôt.  Un léger sourire étira mes lèvres devant son plaisir et ses yeux brillants : Aubrée et Agathe ne pouvaient nier être sœurs, cela ne se voyait pas seulement dans leur apparence semblable, cela transparaissait même dans la façon que s'illuminait leur visage quand elles éprouvaient un quelconque plaisir.

« Vous avez le goût développé mademoiselle Aubrée.  C'est un thé que je fais préparer expressément pour mon usage personnel avec la cannelle récoltée à Automnal où je suis né. »

Je devais tout de bien même encourager mon village avant les autres endroits.  Mais m'éterniser sur la provenance des ingrédients de l'infusion ne m'intéressait désormais guère parce qu'un sujet qui m'intéressait plus encore venait d'être porté sur la table : Agathe.  J'avais bien remarqué qu'elle avait un faible pour les pâtisseries, le bout de son museau observant régulièrement ma vitrine de la boutique de gâteaux tout juste en face, mais je n'avais point encore eu le temps de découvrir quelle saveur avait sa préférence.

« J'ignorais qu'il existait un tel débat entre votre sœur et vous.  À votre prochaine visite, venez avec Agathe, j'ai le plaisir de connaître un maître boulanger Cielsombrois à Lorgol.  Ses rouleaux à la cannelle n'ont rien à envier à ceux que vous avez mangé à Euphoria.  Naturellement, je ferai préparer quelques gâteaux à la noisette pour votre sœur, si jamais il advenait que nous ne pouvions la convaincre à les lui préférer le goût de la cannelle. »

Au nom d'Agathe, les oreilles d'Ygraine s'étaient dressées et elle nous regardait désormais avec une intensité palpable, son pinceau à mi-chemin entre le griffon et la peinture.  Je lui lançai un regard qui lui ordonnait de continuer bien que je sentais qu'il lui brûlait d'harceler la pauvre Aubrée d'une multitude de questions.  De surcroît, elle avait bientôt terminé et pourrait venir nous rejoindre pendant que l'automate sècherait.






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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyJeu 21 Fév - 19:38

Lancelot se veut rassurant avec elle. Peut-être qu’il comprend ses doutes à propos de la pertinence de son cadeau, et qu’il compatit. Ou alors, peut-être qu’il cherche juste à ne pas perdre une cliente fidèle, ce qui serait bien possible, venant d’un commerçant vivant de ses ventes. Et il est vrai qu’Aubrée est assez radicale lorsqu’un vendeur la déçoit ou qu’elle estime que son travail est mauvais. Elle se souvient encore de ce cordonnier malhabile qui lui avait fabriqué des chaussure d’une bien mauvaise qualité. Elle s’est énervée contre lui, en lui disant sans doute des mots durs et sûrement peu mérité, et n’avait plus jamais remis les pieds dans sa boutique. Elle avait boité toute la semaine suivante d’ailleurs, sans doute une vengeance du cordonnier. Enfin. Elle ne réagirait pas ainsi avec Lancelot, dans tous les cas. Il est bien trop talentueux, et Aubrée l’estime assez pour savoir qu’elle ne cherchera pas à lui causer du tort ainsi. Non. S’il venait à la décevoir, elle changerait juste d’avis sur son potentiel de prince charmant, et arrêterait sans doute d’imaginer sans arrêt qu’il ferait un parfait compagnon pour sa cadette.

Elle ne tarde pas à goûter le thé que l’artisan vient de préparer en faisant attention à ne pas se brûler. Elle croit deviner le goût de la cannelle, ce que Lancelot confirme. Elle glousse doucement, satisfaite d’avoir trouvé toute seule. Ce parfum si particulier lui rappelle des moments à la fois étranges et agréables en Sombreciel, et elle croit qu’elle a trouvé son nouveau péché mignon. Surprise, elle relève toutefois les yeux vers lui. « Oh, vous venez d’Automnal ? » Est-ce qu’il connaît le lien que les sœurs Martel ont avec le marquisat ? « Grâce… Ma mère en sera bientôt la marquise, dès qu’elle se mariera avec Melsant de Séverac. Le saviez-vous ? » Elle ne lui apprend sans doute rien, Aubrée, mais elle est fière de pouvoir le dire – et même que l’information se répète plusieurs fois, se répercutant dans le moindre re Sa mère, Belliférienne de naissance, va refaire sa vie avec l’homme qu’elle aime. Et elle sera marquise. Oh, comme elle aimerait se détacher autant de ce qui la relie encore à Bellifère – son nom, pour commencer ! Mais ça ne changera sans doute que lorsqu’elle se mariera et qu’elle prendra le nom de son époux. Si elle se marie un jour. Mais comme ce n’est pas prêt d’arriver…

Elle ne tarde pas à développer un peu plus son goût pour les biscuits à la cannelle tout en introduisant Agathe dans la conversation. Elle sent qu’elle a visé juste en prononçant son prénom, car elle sent un mouvement assez brusque, quelque par à côté d’elle. C’est Ygraine qui écoute. Par tous les dieux, c’est que l’entraînement d’un apprenti assassin peut aussi servir dans la vie de tous les jous ! Aubrée feint de ne rien remarquer et reprend une gorgée pour éviter de trop sourire, avant d’acquiescer. « Ce serait avec plaisir ! Je pense que rien ne pourra faire changer ma cadette d’avis, mais… On ne perdrait rien à essayer. Et puis, je ne connaît pas encore les moindres recoins de Lorgol, alors… S’il y a moyen de rajouter un nom sur ma liste des boutiques de confiance, je suis loin d’être contre. » Peut-on réellement faire confiance à un Cielsombrois ? Oui, Lancelot en est la preuve. Mais un Cielsombrois qui vend de la nourriture… ? Le risque est grand pour que s’y trouvent des pâtisseries étranges et peu recommandables pour des jeunes femmes simplement en quête de gourmandise, comme Agathe ou elle. Mais Lancelot ne chercherait pas à leur causer du tort, n’est-ce pas ?

Elle pivote légèrement vers Ygraine, cherchant à jauger l’avancée de son travail. Les jeunes femmes échangent un regard, et Aubrée sent bien qu’elle la scrute, comme si l’Affranchie était sur le point de lui révéler le plus incroyable des secrets. C’est certainement réciproque, d’ailleurs. Il faudra qu’elles discutent, toutes les deux, car la vendeuse saura certainement lui expliquer pourquoi le prénom d’Agathe la fait tant réagir… Mais juste toutes les deux, sans Lancelot. Entre filles, ce sera certainement bien mieux, et chassera l’embarras des joues empourprées d’Aubrée. Son regard revient à lui, néanmoins, ne trouvant pas quoi dire à la jeune vendeuse. « Racontez-moi Automnal, Lancelot. Comment est-ce, là-bas ? Je veux dire… Tout ce que je connais de Sombreciel peut se résumer à Euphoria et au palais ducal. Mais ailleurs… A quoi cela ressemble-t-il ? » Elle le verra, un jour, le marquisat. Au mariage, sûrement. Mais avant, elle veut s’en faire une idée. Sa famille va être liée à cet endroit, et elle aimerait qu’Automnal vienne remplacer Brumecor, quelque part, en tant que lieu d’attache familial.


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Message Sujet: Re: L'amour est un cadeau   L'amour est un cadeau EmptyLun 11 Mar - 5:14

Je hochai affirmativement de la tête.  Je n’ignorais pas que la future marquise des terres où j’avais vu le jour était également la mère de ma dulcinée.  Bien qu’Agathe était plutôt réticente sur le sujet, nous avions déjà parlé de cette mère qu’elle n’avait jamais connue.  Je ne pouvais comprendre tout le ressentiment qu’elle avait pour elle, je n’avais jamais rencontré pareille situation et ma propre mère me manquait tellement que tel sentiment m’était inexplicable.  Néanmoins, je respectais qu’à ce sujet, mon aimée soit sensible et je ne l’avais jamais trop pressée de questions.  Il me brûlait d’interroger l’aînée des soeurs Martels, mais cela aurait été de mauvais goût puisque Aubrée ignorait tout de mes relations avec sa cadette.  J’étais curieux de savoir comment une Belliférienne avait pu se retrouver sur le chemin d’un marquis cielsombrois.  L’ironie de la question m’échappait complètement alors, il m’arrivait si souvent d’oublier que telle était la même situation entre Agathe et moi.  Bien qu’établi à Lorgol depuis de nombreuses années déjà, on ne pouvait oublié que j’étais né en Sombreciel et que les valeurs du duché de l’esprit s’étaient profondément ancrées en moi dès l’enfance pour ne jamais errer bien loin.

Et comme la conversation tournait, je sentis l’attention de ma soeur se faire plus intéressée.  Naturellement, elle a entendu le nom d’Agathe et n’ignorant plus son méfait, je n’étais pas du tout surpris de remarquer qu’elle cherchait à accumuler quelques détails de plus.  Je plaignais à l’avance la jolie voleuse pour le jour où elle ferait connaissance avec mon impétueuse soeur, incapable de ne pas étaler sa curiosité au grand jour.  J’espérais toutefois qu’Aubrée ne remarquait rien de l’attention que portait à nos propos Ygraine.  Je ne voulais pas qu’elle ne se fasse d’étranges idées à l’égard de ma cadette, ni même qu’elle n’apprenne un jour que nous étions reliés par le sang.  Du moins, peut-être cela serait-il envisageable lorsque ma relation avec Agathe serait dévoilée au grand jour.  Peut-être.  Ce n’était pas pour tout de suite, néanmoins.

« Vous n’aurez qu’à me laisser un mémo à ce sujet et je ferai préparer le nécessaire pour votre visite.  Ne vous inquiétez guère, je m’assurerai que rien qui ne puisse vous déplaire ne se retrouve dans ces pâtisseries, » ajoutai-je.  L’une comme l’autre, les deux soeurs Martel doutaient visiblement de notre capacité en tant que Cielsombrois à consommer de la nourriture sans petit supplément.  Pour ma part, je m’adonnais très rarement à ce genre d’activité : il n’y avait rien de mal à rehausser son quotidien d’herbes, mais ce n’était pas une habitude quotidienne généralisée à tous les Cielsombrois.

J’inspirai profondément toutefois quand elle m’interrogea sur Automnal.  Il y avait bien longtemps que je n’y étais pas allé.  Mes témoignages à son sujet étaient-ils fiables.  Ygraine serait certainement mieux placée pour lui conter les beautés du bourg où nous avions tous deux grandis.

« Il y a longtemps que je ne suis pas retourné chez moi.  Sombreciel tolère ses mages tant qu’ils ne font pas trop voyants, avec mon commerce vous comprendrez qu’il est plutôt difficile pour moi de me tapir. »  Tout mon art reposait sur ma magie.  Sans les entités, mes automates n’étaient que de vagues formes sans vie.  Je ne craignais pas pour ma vie en retournant chez moi, je craignais simplement de ne pas arriver à survivre sans mon travail.  « Le bourg attenant au domaine de Melsant de Séverac est toutefois charmant avec ses maisons biscornues.  L’odeur de la forge se mêle à celle de la cannelle et de la cerise.  J’y suis à peine retourné depuis que j’ai entamé mes études à l’Académie.  Ygraine saurait mieux vous renseigner, nous y avons grandi ensemble et elle n’est revenue à Lorgol que depuis quelques mois.  Ses souvenirs sont plus frais que les miens. »

Il m’était pénible d’intégrer ma soeur à la conversation, je craignais qu’elle ne laisse échapper la moindre bêtise qui me compromettrait, mais elle avait terminé son travail et elle n’attendait manifestement le moment opportun pour s’immiscer dans notre conversation.  Autant l’y inviter de moi-même plutôt que d’attendre qu’elle ne s’impose.






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