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 Le récit du cavalier

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Message Sujet: Le récit du cavalier   Le récit du cavalier EmptyDim 7 Jan - 21:33




Livre III, Chapitre 1 • D'Accord et de Chaos
Melsant de Séverac & Richard le Harnois

Le Récit du Cavalier

& ses confessions




• Date : 16 décembre 1002
• Météo (optionnel) : grand froid dehors, obligé de mettre un feu dans la demeure
• Statut du RP : privée
• Résumé : Le nom des écrins de la Rose Écarlate a fait le tour et Richard en a convié un, en début de soirée, pour son plus grand plaisir afin de lui poser des questions et le remercier personnellement. Et quoi de plus facile à mettre en place quand il s'agit d'un voltigeur.
• Recensement :
Code:
• [b]Le 16 décembre 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3213-la-recit-du-cavalier#118840]Le récit du Cavalier[/url] - [i]Melsant de Séverac & Richard le Harnois[/i]
Le nom des écrins de la Rose Écarlate a fait le tour et Richard en a convié un, en début de soirée, pour son plus grand plaisir afin de lui poser des questions et le remercier personnellement. Et quoi de plus facile à mettre en place quand il s'agit d'un voltigeur.



hrp:
 


Dernière édition par Richard le Harnois le Dim 7 Jan - 21:58, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Le récit du cavalier   Le récit du cavalier EmptyDim 7 Jan - 21:40

Si la question de l'homme ou de la femme ne se posait guère, il était par contre nécessaire pour lui de se poser afin de choisi qui du blanc ou du noir serait invité en privé.
Le premier, frère d'un voleur de griffon et époux d'une germe. Le second, exempt pour l'heure de tous défauts à ses yeux. L'un avait des nuisibles à proximité, le second que l'écho d'une passe oubliée. Il était hors de question de demander les deux pour finir exclu de façon fort polie d'une conversation qui aurait pu lui échapper totalement.

Il avait hâte, ô comme il avait hâte de ce tête à tête, de ce premier tête à tête historique avec l'écrin d'une pièce selon lui. Et si Richard n'était pas homme à faire dans l'excès ou dans les festivités de gouffre à fleurons, les écrins restaient des exceptions, car les écrins avaient veillés à la protection de la famille impériale. Catarine d'Ibélène, l'impératrice, avait certes perdu la vie, mais ses enfants étais saufs. Et d'un pincement au cœur devenu habituel depuis une quinzaine de jours, il lui fallait faire avec la disparition de son empereur, Augustus d'Ibélène. Il n'était pas homme à pleurer, Richard. Il n'était pas homme à se lamenter pitoyablement, à moins d'être sous la malédiction d'un dieu comme Levor, et encore. Aussi, la mort d'Augustus l'avait psychologiquement épuisé complètement une fois la nouvelle tombée. Aussi avait-il fait front, tête haute, touché, mais prêt à relever n'importe quel défi pour se montrer de taille pour l'empire. Que les pleurs soient laissés aux jeunes et aux femmes du peuple, car même les enfants d'Augustus se retiendraient en public, il en était convaincu.

Si l'envie de remercier personnellement chaques écrins avait traversé son esprit, il s'était vite calmé devant l'identité de certain. Remercier un Faë, revenait à trahir l'empire pour l'heure  tout en oubliant la chasse qu'il avait ordonné pour le bien du peuple – et ce malgré la trêve en cours. Et remercier un ibéen sonnait mieux que remercier une ibéenne. Sans compter que certain le vexait d'une certaine manière et l'aurait presque fait faire une remise en question inutile de lui-même ; Marianne d'Orsang par exemple. Pourquoi elle. Pourquoi pas lui. Pourquoi l'esprit de certaines pièces dans le corps de certains écrins ? Pourquoi ? Et si la première question tentait à s'évader de sa tête pour un bien commun, la seconde se poserait peut-être à l'invité.

« Et le vin ? »
« Ici même maréchal, désirez-vous le goûter ? »


Tout devait être prêt. Et d'un geste il approuva. Il était certain qu'il serait bon, mais il serait le premier fâché s'il avait payé pour une médiocre qualité. Il n'était pas dépensier Richard, aussi lorsqu'un achat était effectué, il était de bon goût et avait intérêt à l'être. Et ce n'était pas le portrait de la famille impériale prônant dans le salon qui dirait le contraire.

Ses lèvres effleurèrent le liquide carmin après que ses mains l'ai fait tournoyer dans son réceptacle de verre. D'un hochement de tête il rendit grâce au bon goût avant de se lever de lui-même pour aller recevoir l'invité qui toquait à la porte tandis qu'Heverl, prit de court dans l'exécution de ses tâches, reprenait le verre à pied pour en préparer des propres.

Le Cavalier blanc ou le Cavalier noir, lequel cela serait-il ? Chose était sûr, recevoir un noble aurait été équivalent à peu de chose près.

Et il ouvrit la porte.
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Message Sujet: Re: Le récit du cavalier   Le récit du cavalier EmptyVen 12 Jan - 17:08

Une partie de son monde était parti en fumée cette fameuse nuit, quand il avait du dire adieu à Raphaël. Quand il avait découvert les noms et visages des autres écrins. Une partie de sa famille en faisait partie. Les Séverac semblaient avoir été privilégiés pour protéger Arven, chacun accomplissant son devoir, même Castiel... Castiel, qui semblait si fragile, ce duc qui ne savait pas se servir correctement d'une épée et qui avait été l'écrin d'Hypérion... Avec ces informations, beaucoup de choses qui s'étaient écoulées cette année prenaient un sens bien différent. Mélusine avait été gravement blessée lors de l'attaque visant à tuer le couple impérial et qui avait ravi la vie de l'Impératrice... Il avait aussi découvert son ailière dans la pièce. Il ne pouvait que trembler respectivement pour eux, qui avaient pris des risques fous, croyant en une cause qui était désormais perdue. Il doutait l'ancien Cavalier Blanc. Il doutait de la cause à défendre. Il avait bien saisi que la Rose n'était pas faite que de nobles personnes altruistes. Mais il ignorait quels sombres secrets n'avaient pas été dévoilés. Avaient-ils été emporté avec les esprits des anciens ? Peut-être. Mais cette perte n'était pas sans conséquences sur le Major. Cela n'avait duré qu'un an, avait été difficile au début, il avait fallu concilier la présence de Soie et celles de la Rose, d'un Ansemarien et d'un Dragon. Et ils n'étaient plus là. Il ne lui restait que la lance du Cavalier, dont il n'avait pu se séparer... Une étrange mélancolie s'était emparée de l'aîné des Séverac depuis cette perte, quand bien même il la cachait à tous.

La mort d'Augustus n'avait rien arrangé. Bien au contraire. Melsant n'était pas confiant pour l'avenir alors qu'Octave, son fils, allait prendre ses fonctions bientôt. Il n'avait pas la poigne de son père et c'était bien là le problème. La guerre était-elle encore nécessaire ? L'empereur Fae leur avait accordé quelques mois de répit, mais ensuite ? Et si c'était une ruse pour endormir la méfiance des Ibéens ? Il ne savait que penser. Et si une trêve durable pouvait s'établir de nouveau ? Mais encore fallait-il que l'Ordre cesse ses agissements, honteusement tolérés voire encouragés par la couronne fae !

Il avait été convoqué par son Maréchal. Il se hâta de s'y rendre, on ne faisait pas attendre son supérieur. Supérieur au sang chaud, mysogine à l'extrême, qui avait tout de même accélérer l'entrée en guerre en se disputant avec Diane de la Fère, rien que ça. Il savait aussi qu'il détestait, méprisait, Grâce. C'était un sujet délicat pour le cielsombrois. Il ne s'était jamais retrouvé avec les deux dans la même pièce, n'ayant ainsi pas à devoir prendre parti pour sa fiancée. Le Maréchal était-il au courant d'ailleurs de ces fiançailles et des projets du Séverac ? Si c'était le cas, il risquait de ne pas tenir Melsant en très haute estime. Pourtant, les rapports entre les deux étaient cordiaux et professionnels. Il n'ignorait pas l'opinion du belliférien à l'encontre des cielsombrois, mais il semblait épargné par cette aversion. Au moins, Richard savait-il mettre de côté ses préjugés et reconnaître la valeur d'un homme de temps en temps. Pas d'une femme en revanche. Il n'y avait que cette vision de la place de la femme qui pouvait venir envenimer leurs rapports.

Et il se présenta à la porte, le Marquis d'Automnal, Major de Division du Vol d'Euphoria, dernier écrin du Cavalier Blanc. Il frappa à la porte, et fut surpris que ce soit Richard en personne qui lui ouvre. Une surprise qui passa brièvement dans le regard bleu glace du cielsombrois, avant qu'il ne pose le point sur sa poitrine et ne se fende du salut militaire de rigueur. « Maréchal, vous m'avez fait mander. » La question était de savoir ce que lui voulait Richard au juste, sa curiosité étant poussée à son paroxysme.



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Message Sujet: Re: Le récit du cavalier   Le récit du cavalier EmptyJeu 18 Jan - 13:58

« En effet. Entrez, entrez donc major. »

Reprit-il à peine la porte ouverte et la présentation impeccable de Melsant de Séverac faite. D'un geste de la main, il lui fit signe de pénétrer les lieux et d'un autre signe, cette fois de tête, lui désigna ce qui s'apparentait à un salon en refermant derrière l'invité. Il l'aurait presque d'ailleurs poussé ou même tiré pour qu'il se hâte à avancer, à prendre place et à se réchauffer d'un peu auprès de l'âtre. Il faisait un froid à fissurer les os et à raviver d'anciennes blessures. Ou à en faire apparaître de nouvelles.

« Mettez vous à l'aise, Heverl se chargera de votre manteau. »

Pas besoin de claquer des doigts, il ne l'avait jamais fait de toute manière. Il avait grande confiance en l'homme qui le servait, l'unique pour ainsi dire des lieux et qui lui facilitait bien la vie depuis des années. Et l'homme en question, de la quarantaine, s’avança pour libérer du poids de leur hôte tandis que Richard se laissait tomber sur une des chaises recouvertes d'une étoffe aux couleurs de son duché natal situé en face du feu. Le feu, mauvais souvenir, mais il était des plus agréables quand il était sous contrôle. Réitérant son invitation à prendre ses aises en désignant la chaise confortable d'en face, il reprit.

« Nous traversons une dure période, douloureuse même. Et il me fâche de reconnaître que la mort de notre empereur nous a affaiblit. »

Il siffla du nez lentement et attrapa bien volontiers le verre à vin que lui tendit Heverl. Verre dans lequel il noya ses lèvres un moment alors qu'un verre était proposé au cavalier blanc. La mort d'Augustus avait du mal à passer, elle l'avait affaiblit, cela avait été un coup dur qui l'aurait fait perdre pied s'il n'avait pas eu son titre de Maréchal auquel se cramponner. Sujet délicat qui lui sera le cœur un instant. D'un raclement de gorge il continua.

« Mais je ne vous ai pas invité ici pour palabrer sombrement, pour me plaindre ou pour parler affaire major. »

Il ne lui viendrait jamais à l'idée de se plaindre à un homme de la Voltige – peut-être grincher à un capitaine, mais se plaindre non. Quant au fait de broyer du noir, Melsant de Séverac risquait d'en faire sans doute en parlant du lien qu'il avait perdu. Enfin, indiquer que l'objet de cette invitation n'était pas d'ordre professionnel revenait à dire qu'il s'agissait du privé et... c'était une chose assez surprenante venant de Richard le Harnois qui n'aimait guère mélanger les deux.

« Comment vous portez vous ? N'avez-vous vraiment plus de contact ? »

Et il ne parlait de sa fiancé Grâce de Sombregemme, bien qu'il aurait apprécié entendre qu'en effet il n'avait plus de nouvelles de cette dernière et qu'elle n'était qu'une fâcheuse erreur dans son parcours, comme son jeune frère voleur de griffon...
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Message Sujet: Re: Le récit du cavalier   Le récit du cavalier EmptyDim 21 Jan - 10:11

Heureusement que le Voltigeur était habitué à être servi. S'il avait été issu du peuple, probablement aurait-il été gêné de se voir ainsi accueilli et débarrassé par un serviteur. Mais il était Marquis, né dans une famille ancienne et puissante, riche aussi. Pourtant, s'il savait s'imposer et commander, il n'était jamais hautain ou dédaigneux et quand il était au sein de son Vol, il était certes, pourvu du commandement de quelques Voltigeurs et imposait son autorité naturelle, mais totalement accessible et un bon camarade de beuverie et d'amusements en tout genre, en toute simplicité. Il avait plusieurs facettes et savait jongler entre elles. Il pénétra donc à l'intérieur, laissa le dénommé Heverl prendre son manteau épais et s'assit à l'invitation de son Maréchal. Le feu commençait déjà le réchauffer et il retint un petit soupir d'aise.

Il fixa son attention sur Richard après avoir balayé la pièce du regard, tandis qu'il parlait de la mort de leur empereur qui annonçait une période troublée pour Ibélène en attendant qu'Octave lui succède... Si tant est que cela résolve les problèmes alors que le jeune Prince n'était point connu pour être aussi ferme et autoritaire que ses parents. Il serait difficile de passer derrière Augustus. « Période trouble pour notre empire avec la perte successive de nos souverains... La trêve proposée par Faërie est plus que bienvenue, mais est-elle totalement désintéressée ou masque-t-elle une quelconque fourberie... ou une faiblesse également chez nos adversaires ? » La question était légitime et Melsant ne faisait qu'énoncer tout haut ce qui le hantait depuis un moment désormais, quand bien même son supérieur ne semblait pas disposé à parler de cela. Bien, il n'était donc pas convié pour parler de la situation de l'Empire. Alors pour quelles raisons ? Les yeux bleus glace du cielsombrois se posèrent sur le belliférien, trahissant sa curiosité.

Il but quelques gorgées du vin servi, appréciant son arôme. Un vin de grande qualité, sans aucun doute. Et les questions fusèrent. La première était simple. La seconde... Il fallu quelques secondes à Melsant pour comprendre de quoi Richard parlait. Si tant est qu'il parlait vraiment de cela, évidemment. Rien ne changea chez le Major, habitué à bien dissimuler ce qu'il pouvait penser ou ressentir. Il l'avait fait toute sa vie pour épargner ses frères et sœurs et même ses parents. Ce n'était pas difficile de continuer. Il baissa le regard et regarda le liquide carmin qu'il faisait tourner lentement dans son verre. « Aussi bien que possible dans de telles circonstances je suppose. Mieux vaut trop s'appesantir sur soi. » C'était un coup à sombrer dans la dépression que de trop réfléchir à ce qu'il pouvait bien ressentir. Et pourtant... Il ignorait pour quelle cause il se battait... Il agissait pour l'Empire, bien sûr, mais tout ceci n'était-il pas vain ? Un énorme gâchis ? Il se sentait trahi par la Rose, par les secrets qu'elle dissimulait et dont il n'avait pas eu vent, sentant juste les réticences et la honte de Raphaël avant qu'il ne le quitte. « Si vous parlez de l'esprit de Raphaël d'Ansemer... Non, plus aucun. Il a disparu. » Et cela laissait un vide assez terrifiant. Et à cette pensée, il eut celle de Soie, sa partenaire, son amie, toujours là, qui lui envoyait des images de réconfort en sentant sa mélancolie. « J'ignorais que vous vous intéressiez à la Rose Écarlate, Maréchal. Est-ce pour cela que vous m'avez fait quérir ? Pour en discuter ? Pour que je puisse répondre à quelques questions ? » Probablement. Il soupira et reprit, le regard dans le feu : « Je le ferai si j'ai les réponses. Mais je n'ai été Cavalier Blanc qu'une année. » Une année riche en émotions et en rebondissements.



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Message Sujet: Re: Le récit du cavalier   Le récit du cavalier EmptyDim 28 Jan - 16:15

« Période trouble pour notre empire avec la perte successive de nos souverains... La trêve proposée par Faërie est plus que bienvenue, mais est-elle totalement désintéressée ou masque-t-elle une quelconque fourberie... ou une faiblesse également chez nos adversaires ? »

L'interrogation était légitime et tout en faisant tournoyer le liquide carmin dans sa coupe Richard lui répondit rapidement.

« Je n'aime pas particulièrement Faërie, commença t-il personnellement et sans mentir. Personne d'ailleurs n'aurait prétendu le contraire au vu de sa position dernière sur la magie en période de crise. Mais je serais bien sot et inapte à porter le titre de maréchal si je ne faisais que sous-estimer les opposants tant en force, en nombre qu'en intellect. Il peut dès lors s'agir d'une ruse, mais si c'est bien le cas, sachez qu'Ibélène est prêt à répondre à tous temps. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous restons à l’affût. Au moindre mouvement suspect... » Et il laissa sa menace en suspens tout en serrant sa coupe et en reprenant une gorgée et puis une deuxième. Il avait bien vu la trêve arrivé, mais il était loin d'avoir baissé sa garde pour autant. Irrespectueux aurait été de profiter de la mort de l'Empereur voisin. Irrespectueux, mais bien pensé. Il le savait. Et il se tenait prêt au cas ou. Toujours.

Il avait poursuivi sur l'objet de son invitation sans pour autant y aller directement dans son choix de mots ce qui était contraire à ses habitudes – un peu comme le fait d'inviter une jeune personne hors de son 'cercle' pour parler privé. Il voulait discuter de la Rose, de sa mission, du Cavalier blanc et de son rôle. Il le désirait sincèrement car après tout la Rose avait protégé la famille impériale durant la fête de Svaljärd, durant un temps semblant infini où il avait sombré dans le néant, noyé sous les flammes, à la suite d'une explosion.

Il acquiesça silencieusement en entendant la première réponse. Il allait bien et c'était important pour lui de se rendre compte qu'un major se portait en pleine forme malgré la perte d'une entité. Et il acquiesça derechef lorsque l'invité Melsant de Séverac mentionna l'Ansmarien. Disparu. Est-ce que la perte était semblable à celle d'un Voltigeur perdant son griffon ? Il ne le saurait vraisemblablement jamais, n'ayant jamais été écrin et n'ayant pas encore perdu Adamante – et il ne désirait pas perdre ce lien malgré les fois, nombreuses, où ils se rendaient chèvre l'un l'autre. Elle en était d'ailleurs touchée.

À sa dernière question et face à son regard, l'homme reprit, déposant son verre sur une petite table, penchant le buste quelque peu pour poser ses coudes à ses genoux.

« Et je n'ai jamais été jugé digne d'être écrin. Rétorqua t-il poli, mais quelque peu amer avec un pincement au cœur. Oh il n'avait jamais pensé l'être un jour, mais sachant qu'il aurait pu en savoir davantage pour soutenir la famille impériale s'il avait été un élu le contrariait quelque peu. Surtout lorsque des gueuses avaient les faveurs d'anciens hommes reconnus. Une année fait beaucoup. » Et il pourrait presque lui dire qu'il le jalousait quelque part, presque.

« La Rose Écarlate, vous en partie, avez assuré une bonne partie de la sécurité de la famille impériale quand je ne le pouvais plus, quand nous étions dépassés. Je ne pouvais dès lors fermer les yeux et manquer l'occasion de rencontrer et de remercier en quelque sorte les réceptacle, les écrins, tout du moins certains alors que leurs identités étaient révélées et qu'ils se trouvaient parmi nous voir plus près que je ne l'aurais imaginé. » Car il était hors de question d'inviter certains faës ou de se retrouver coincé tête baissée devant le duc de Sombreciel.

« Je me demandais, comment cela s'est-il passé ? L’expérience de votre 'union' – et il aurait presque était malade devant le mot accompagnant le Voltigeur et l'esprit ancien d'un homme – était-elle similaire à celle avec votre griffon ? Ou bien était-ce différent ? Vous a-t-il parlé directement, Raphaël d'Ansmer ? »
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Message Sujet: Re: Le récit du cavalier   Le récit du cavalier EmptyMer 7 Fév - 15:09

Si Richard n'appréciait pas Faërie, ce n'était pas vraiment le cas de Melsant. Il n'avait aucun grief envers leurs voisins et avait même noué quelques amitiés et relations respectueuses avec des faes. Il était fidèle à Ibélène et ne remettait pas les ordres donnés en cause, mais ne voyait pas vraiment l'intérêt de cette guerre, déclenchée par son Maréchal en grande partie alors qu'il n'avait su taire sa misogynie à l'encontre de son homologue Fae. Ce qui était, pour Melsant, une preuve que le Maréchal pouvait se montrer sot et inapte parfois, bien qu'il s'en défende en disant ne pas sous estimer leur ennemi. Ce qui était tout à son honneur. Le Major sourit légèrement et hocha la tête. Personne ne pouvait savoir ce que mijotaient les Faes finalement. Ils ne pouvaient que se tenir prêts. Ou rompre la trêve et leur fondre dessus, mais sans véritable empereur pour diriger, ce serait là bien périlleux. Alors, Gustave de Faërie avait-il simplement fait preuve d'honneur ? Ou de félonie ?

Qu'importe en vérité alors que la présence du Marquis d'Automnal n'était pas requise pour parler de la guerre ou de stratégie, mais parce qu'il avait été une pièce de la Rose, ce qui semblait fasciner son supérieur qui avait moultes questions à lui poser à ce sujet, à sa plus grande surprise. Il ne savait pas s'il devait être contrarié ou soulagé d'avoir été découvert. Il aurait probablement préféré que son nom ne soit pas associé au Cavalier Blanc. Que son supérieur ne le fasse pas mander pour assouvir sa curiosité mais pour reconnaître ses capacités martiales. Mais maintenant qu'il était là, il ne pouvait que faire bonne figure et répondre au mieux. Il n'avait aucune raison de masquer quoique ce soit. Il ne cacha pas le vide que cela pouvait laisser en lui, ni le bouleversement que ça avait engendré, mais assura son supérieur que cela ne le diminuait en rien pour assurer son devoir. Melsant n'était pas homme à se lamenter. Ni à trop réfléchir. Il était homme d'action, bon vivant, qui aimait profiter de la vie et de ses plaisirs. Plutôt optimiste, même si la dissolution de la Rose l'avait plongé dans une grande perplexité qu'il masquait au mieux. Il avait toujours fait passer les autres avant lui et ce n'était pas prêt de changer.

Et dans les paroles de Richard, il décela l'amertume. Oh... Le Maréchal avait voué sa vie à la défense d'Ibélène et de la famille royale et n'avait pas été choisi... « Ou les circonstances ne se sont jamais présentées pour vous être favorables. » Ce n'était pas une question d'être digne ou non. Enfin si, mais beaucoup de personnes qui étaient des hommes d'honneur, de grands combattants, de fins politiciens, qui aimaient Faerie ou Ibélène n'avaient pas été choisis non plus. « Ce fut certes une année très riche. » Que ce soit en émotions ou en événements. Si longue et si courte à la fois dans sa vie. Richard fit alors part de sa reconnaissance envers la Rose, arrachant un petit sourire amer au Major. « Vous avez autant assuré leur sécurité que nous. A Svaljard... Nous nous sommes retrouvés confrontés à des ennemis puissants, mais la Rose a pu compter sur l'aide des citoyens. » Et malheureusement, la défense acharnée de la Rose et des Ibéens n'avait pu empêcher le meurtre de Catarine. « La Rose n'était rien sans l'appui du peuple, Maréchal. » Il haussa une épaule, regardant le feu. « Quelle importance désormais ? Nous avons échoué à maintenir la paix. » C'était bien là le but de la Rose Écarlate... C'était ironique que Richard en soit si admiratif quand il était l'un des acteurs de sa chute en ayant provoqué la guerre. « Et nous avons échoué à détruire la Chasse. » Cela par la faute d'une seule pièce.

« Non. Ce n'est pas comparable. Soie est toujours présente, je la sens. Raphaël... savait se faire oublier. Il lui arrivait de me parler bien sûr, comme son dragon, mais il ne se manifestait pas souvent. En revanche, quand la situation l'exigeait, il prenait totalement le contrôle et je n'avais plus mon mot à dire. » Ce qui était assez perturbant au demeurant, surtout pour un homme qui aimait le contrôle comme Melsant. Devenir simple spectateur de ce qu'il se passait. « Sa disparition laisse un vide, mais moindre que si cela avait été Soie. »



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Message Sujet: Re: Le récit du cavalier   Le récit du cavalier EmptyMer 7 Fév - 20:11

« Ou les circonstances ne se sont jamais présentées pour vous être favorables. »

Richard acquiesça doucement, convaincu que Melsant de Séverac devait avoir raison sur ce point. De toute façon, la pire insulte qu'il aurait pu avoir à ce niveau aurait été d'entendre que Diane de la Fère, la mijaurée stupide coincée et insensible comme peu réceptive à ses plaisanteries, avait été écrin. Et comme elle ne l'avait pas été à sa connaissance, c'était un soulagement.

Son année avait été riche admettait l'ancien Cavalier Blanc et cela amenait avec cette révélation d'autres interrogations. D'autres interrogations et curiosités auxquelles il ne recevrait peut-être pas toutes les réponses. Qu'avait-il fait par exemple, qu'avait recherché la Rose, qu'avait-elle trouvé, étaient-ils tous détenteurs de secrets ? Tant de choses, tant d'informations qui pouvaient être enfouis sous la tignasse brune de l'homme d'à côté et que seuls les autres écrins détenaient aussi. Mais chaque chose en son temps, se disait le maréchal. Et ces questions pouvaient attendre une autre rencontre peut-être ou une autre personne.

Il salua la réponse sur l'aide du peuple et l'intervention des forces. « En effet, mais il est plus délicat d'inviter un représentant du peuple pour le remercier, compte tenu du nombre, sans assouvir la jalousie et l'envie des autres, que d'inviter un écrin de la Rose. Ancien écrin. Notre échange ci présent, à côté, passe pour une rencontre professionnelle et privée. Ce qu'elle est tout de même. » Et il doutait que les autres écrins jalousent l'invitation du maréchal s'ils venaient à le savoir, quoique, mais est-ce que Melsant en discuterait seulement une fois sorti d'ici ?

Il préféra s'abstenir de reprendre au sujet de la paix disparue, de peur, peut-être, de perdre son sang froid en se mettant à insulter la maréchal de flamme dans son salon. Cela serait gacher sa salive et cela tournerait le goût du vin en pisse de cheval. Gardant le sujet de la Chasse, il écouta le reste, les explications attendues sur la sensation d'être 'parasité' par un esprit millénaire, de devenir un hôte, une carcasse manipulée. Et cela ne lui plu guère à imaginer au final. Une grimace légère passa sur ses traits un instant. Une autre encore lorsqu'il entendit parler du dragon. Être lié à Adamante seule pouvait être envahissant, qu'est ce que cela devait être avec trois.

« Je vois. Sans mots dire. Répéta t-il, décidément pas fan de cet aspect. Mais vous aviez accès à nombre de connaissances et savoirs. Ce qu'il enviait grandement. Et vous maîtrisiez une arme légendaire, spéciale, aussi. D'ailleurs, que sont-elles devenues ? Ne pourraient-elles être utilisées contre la Chasse Sauvage ? » Rho que cela serait bien de mettre la main sur une de ces armes ! À défaut d'avoir fait partie de la Rose Écarlate, il aurait un témoin du Passé.
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Message Sujet: Re: Le récit du cavalier   Le récit du cavalier EmptySam 17 Fév - 19:28

Melsant était quelque peu mal à l'aise que le Maréchal soit si déférent vis à vis des Pièces de la Rose. Oh, il captait bien l'admiration de l'homme envers cet organisme aux nobles intentions, du moins en apparence, mais il lui semblait important de remettre les choses dans leur contexte et de rappeler que la Rose n'avait pu exister que grâce aux hommes et femmes de bonne volonté, ainsi que l'aide de leurs contemporains. Lors de l'attaque de Svaljard, les civils avaient été d'une aide précieuse, même si cela n'avait pas été suffisant. Le courage du peuple n'était pas à négliger, loin de là. Et il était bon de le rappeler. Melsant se montrait prudent avec son Maréchal. Il savait que ses fréquentations n'étaient pas du goût de Richard. Il avait Grâce en horreur, la méprisant comme tout belliférien méprisait une femme, surtout de caractère et indépendante. Et puis, il était le frère de Melbren, le voleur de griffons. Malgré cela, les états de service du Major étaient impeccables. Il hocha la tête aux mises au point de Richard. Très bien. Ce qui se disait ici, resterait ici et il ne serait pas question de cette discussion concernant la Rose. Il avait bien compris.

Malgré tout le Séverac ne put s'empêcher de rappeler pour quoi œuvrait la Rose... La paix. Paix piétinée par les chicaneries entre cet homme incapable de reconnaître la valeur des femmes et une femme qui n'avait su prendre les piques lancées par cet homme pour ce qu'elles étaient : de la provocation ridicule. Sans doute que la guerre aurait éclaté de toutes façons, mais en attendant, Richard le Harnois était un des acteurs de cet état de fait. Melsant était assez fin pour ne pas l'accuser, mais ne se priva pas de rappeler les faits. Sans porter de jugement et laissant au Maréchal tout le loisir de réfléchir à son admiration pour la Rose Écarlate et ses actions, qui entraient en contradiction avec ses propres actions. Richard eut la sagesse de ne pas relever.

Le Major enchaîna donc sur ses impressions concernant le fait d'être un écrin et il crut capter chez son supérieur une réserve nouvelle. Et oui, être un Écrin avait eu un prix. Il était un corps à la disposition d'un esprit millénaire... Avait été plutôt. Et cela n'était pas sans une certaine angoisse de devoir être le propre spectateur de ses actions. Heureusement, Raphaël n'était pas le plus imposant des esprits de la Rose, il avait rarement imposé sa volonté à Melsant. Cela doucha quelque peu l'enthousiasme du Maréchal. « A certaines. » Il commençait à se demander où Richard voulait en venir. Il se souvint de cette fameuse abeille, récupérée dans le désert, dans les ruines de palais disparus, qui était le produit d'un savoir ancien et oublié, permettant de jouer avec le temps, rien que ça. C'était le Cavalier Blanc qui avait insisté pour récupéré cet artefact. Il avait vu des merveilles et bon nombre dont il ne saurait jamais l'utilité. « La plupart d'entre nous les avons gardé. » Il n'avait pas à mentir à ce sujet. La sienne, la lance, était encombrante, mais il ne lui était pas venu à l'idée de l'abandonner. Il avait appris à la manier. « La solution pour venir à bout de la Chasse est malheureusement ailleurs. » Elle avait été affaiblie par le sacrifice de la Rose, mais elle aurait du être détruite... Annihilée. Quant aux armes... Il soupira. « Les armes... Sont désormais dépouillées du moindre pouvoir. Elles ne sont d'aucune utilité dans ce combat. »



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Message Sujet: Re: Le récit du cavalier   Le récit du cavalier EmptyDim 25 Fév - 15:26

Si l'idée de n'être qu'un corps, qu'une marionnette, sans aucun contrôle ne lui plaisait guère, celle d'avoir accès à une panoplie de connaissances l'emballait beaucoup plus. Pour ne pas dire, énormément. Aussi avait-il posé les pieds dans le plat, tout du moins une part en démontrant son intérêt par une question rhétorique. Et la réponse était tombée. À quoi faisait-il référence, Melsant de Séverac le Cavalier Blanc, par ce large et énigmatique 'certaines'. Répondrait-il seulement à une question tout aussi large de type 'Lesquelles ?'. Sans doute que non.

Sans doute lui faudrait-il proposer une option de réponse plus ciblée. Un choix défini. Et Richard médita la dessus, posant d'abord l'accent sur les armes de la Rose afin de se laisser le temps de trier les informations. En outre les armes de la Rose l’intéressait également ; qui n'aurait rêvé collectionner ces pièces uniques ? Lui qui avait jadis brûlé de corps et d'esprit pour le façonnage d'objet, et avait acquis ainsi son nom, cela était tout naturel de porter une envie sur des items d'exception pour ne pas dire ; légendaire. La plupart d'entre eux, les anciens écrins, les avait gardé, mais cela sous entendait également qu'elles n'étaient pas tous préservées, lesquelles donc pouvait-il imaginer posséder ? Estimer s'enquérir ? Ou se trouvaient-elles ? Se vendaient-elles au noir ? Où était-il possible de les marchander ? Il s’abstint de le demander au Cavalier Blanc, la réponse du non catégorique était pour le moins certaine. Il chercherait plus tard, à titre privé, et paierait les services de la Cour des Miracles certainement pour les retrouver.

« Elles n'en restent pas moins prestigieuses. Indiqua t-il. Même dépourvu de pouvoir, c'est l'ancienneté qui primait, le côté précieux, rare et presque sacré, qui lui donnait envie. J'aimerais beaucoup en voir une, un jour. » Avoua t-il plein de désir dans le regard à la pensée d'en admirer une sous tous les angles. Lui qui avait grandit en partie dans une forge, ne pouvait échapper à se souvenir de voir la perfection entre ses doigts. Et il espérait que Melsant saisirait son désir et proposerait de la lui montrer un jour. Il espérait sincèrement.

« Pour en revenir aux connaissances, le temps à été distordu à plusieurs reprises. Autre réalité, ralentissement, y a t-il d'autres effets, d'autres mécanismes, pouvant mettre en danger notre trame ou la modifier ? Des connaissances susceptibles de tomber entre les mains de l'Ordre et dont il vaudrait mieux préserver en mettant la main dessus avant ? » Oh qu'il serait friand de posséder, de protéger, d'utiliser un savoir tel que celui de modeler le temps. De l'acquérir avant qu'un Faë ne mette la main dessus.
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Message Sujet: Re: Le récit du cavalier   Le récit du cavalier EmptyDim 4 Mar - 18:07

Melsant hocha la tête au commentaire de son supérieur. Oui, elles étaient prestigieuses et d'excellente facture, mais ne demeuraient que des armes. Elles n'avaient pas le pouvoir d'arrêter la Chasse Sauvage. Plus personne n'avait ce pouvoir désormais. C'était tant source de regrets chez le Séverac... Des regrets qu'il ne pouvait pas confier au maréchal. Il ne pourrait pas comprendre. Cela serait trop long et il était de secrets qui ne pouvaient être divulgués de toutes façons. Pourtant, à la remarque anodine du maréchal, Melsant dut dissimuler un sourire. Il ne voyait que trop la demande sous jacente de son supérieur et il appartenait au major de lui accorder cette faveur ou de ne point relever. Cela ne lui coûtait rien de lui proposer de lui montrer son arme. « Cela ne sera pas bien difficile. J'ai conservé la mienne. Si cela vous intéresse... » L'arme du Cavalier Blanc avait été une lance. Une arme que Melsant avait apprit à manier, alors qu'elle ne lui était pas forcément familière, profitant des enseignements de Raphaël. Il avait gardé Sereine, le Murmure du Secret, par nostalgie et parce qu'il aurait été sacrilège que de laisser telle arme traîner.

Le Maréchal de Serre avait grand espoir concernant les connaissances des pièces de la Rose également. Ils avaient eu accès à des savoirs anciens, à de la magie oubliée. Rien que cette salle contenant divers objets aux propriétés inconnues avait de quoi laisser rêveur. L'Ordre avait tout saccagé, mais impossible pour ces sagouins de pénétrer dans la pièce scellée. Et heureusement ! Ils avaient déjà fait suffisamment de mal comme ça sans avoir accès aux secrets enfermés dans cette salle antique. Richard rappela que le temps avait été altéré à plusieurs reprises déjà... Et la découverte des magies et savoirs perdus n'y était, évidemment, pas étranger. « Pas à ma connaissance. » Ce qui avait été découvert et utilisé l'avait été, il ne restait rien en réserve pour jouer avec le temps. Heureusement que des Savants avaient été en mesure de se servir de l'Abeille mécanique récupérée par le Cavalier Blanc pour ralentir le temps. « En revanche, il demeure effectivement des connaissances dangereuses entre de mauvaises mains. Malheureusement, je ne les détiens pas, ce sont là des recherches qu'il conviendrait de mener. » Le regard du major s'assombrit. « L'Ordre semble toujours avoir un coup d'avance. J'ignore comment. Et leurs desseins demeurent flous. » Ils avaient accès à des choses qui dépassaient l'entendement et jamais la Rose n'avait pu déjouer leurs plans, arrivant toujours trop tard et pouvant simplement réparer les dégâts... « Beaucoup de choses furent perdues et oubliées il y a 1000 ans... J'ignore toujours si cela serait une bonne chose que de remettre la main dessus et balayer les fondations même de la Rose... Tout ce qui fut fait a-t-il été vain ? »



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Message Sujet: Re: Le récit du cavalier   Le récit du cavalier EmptySam 10 Mar - 17:08

Prestigieuses, le mot était presque faible pour qui avait le plaisir d'en détenir une, se disait le Maréchal au fond de lui. Il aurait donné beaucoup, Richard, pour en posséder ne serait-ce qu'une seule. Un objet de collection, rare, que l'on s'arrache et qui a une histoire derrière, cela n'avait pas de prix ou au contraire, trop. En attendant de faire recherche et couler fleurons, écus et ducats dans celle-ci, un bon début serait sans aucun doute d'en voir une de près. Cela lui donnerait davantage envie, l'envie d'avoir envie. Et il était intelligent, le maréchal, il savait d'avance que son invité serait de ceux a avoir gardé son arme. Il ne volerait point celle-ci, mais il pourrait au moins la voir de près. Bref, doucement il avait glissé sa demande, sous entendue, mais jamais dite complètement. Et son regard appuyé et bien passionné sur le Cavalier Blanc n'avait fait qu'accentuer ce besoin de conquête et de découverte. Une chance, Melsant de Séverac était réceptif et lisait entre les lignes. Il aurait pu refuser et feindre de ne rien comprendre, il le savait, mais il ne le fit pas. C'était un bon point pour lui. Il arrivait presque à faire oublier que sa famille comportait un voleur de griffon et qu'une vermine s'y grefferait bientôt. Verre déposée, il se frotta les mains devant la réponse. « Je ne peux déjà attendre de la voir. Il s'agit d'une lance n'est ce pas ? » Il ne mettrait pas la pression sur le Cavalier, ne le pousserait pas dehors pour allé la chercher, mais le prochain rendez-vous se posait déjà doucement sur papier dans son esprit. Ou bien viendrait-il en personne dans la demeure du Séverac.

Quand au Savoir. Puissants savoirs. Puissance cachée, puissance dissimulée et redoutable. De temps manipulé dont il n'avait aucun souvenir d'avoir goûté. Il aurait bien aimé entendre qu'Ibélène possédait ce dernier, quitte à s'en faire maître pour le bien de tous. Son pouvoir serait sans limite. Proche des dieux. Et les Faës n'auraient qu'à bien se tenir et à se soumettre – à l'instar des Bellifériennes. Malheureusement, et Melsant semblait exploser de sincérité en disant cela, il n'en savait rien. La mine un peu sombre et déçue, Richard reprit son verre pour reprendre une gorgée de vin. La suite le tira de sa déception ceci dit. Melsant n'en connaissait rien, mais il avouait y en avoir nombre, mais ces dernières se trouvaient déjà en de mauvaises mains – et non les siennes. Et il était « En effet. » nécessaire de mener recherche, peut-être les épines s'activaient-elles en ce sens déjà. Encore fallait-il savoir où chercher. Et si l'Ordre avait à chaque fois un tour d'avance, c'est que ses pions se trouvaient admirablement bien placé. Diane en serait-elle un que cela ne l'étonnerait guère. De même que, songeur, il se disait que si les informations circulaient bien, c'était sans doute qu'il y avait des agents dans la Cour des Miracles, peut-être même en haut du haut, mais cela serait fort problématique et dangereux pour tous si c'était bien le cas. Et mener enquête risquait de voir sa vie s'achever fort rapidement s'il soupçonnait sans prendre de gants. Mieux valait en l'état garder ses soupçons pour lui, on ne savait jamais.

« La Rose et son existence, vous, avez pu sauver une partie de la famille impériale. Famille qui se résumerait à néant un jour, si seulement il pouvait lire dans les lignes qui façonnaient la vie, il empêcherait bien des choses de se produire. Et malgré les pertes, vous avez réussi à contre-carrer les plans de l'Ordre. Fusse l'instant bref. Ce qui a donc était fait jadis est le résultat de ce que nous sommes aujourd'hui et n'est donc pas rien, tout cela n'a donc pas été vain, mais nécessaire. J'applaudis l'existence de la Rose et regrette sa disparition, mais peut-être que tout cela fait partie d'un tout, d'une suite logique afin de nous mener à la victoire, afin d'assurer la paix un jour ou l'autre. Cette 'suite' a été brisée par ce Johan d'Outrevent, mais rien n'est définitif, et si le temps ne peut plus être modifié par des sabliers, reste à nous de le moduler en ôtant le caillou qui bloque la roue du temps d'une manière ou d'une autre. Je réfléchirais à ce que vous m'avez indiqué en tout cas, et si il y a moyen de faire bouger les choses, je les bougerais, avec violence si il faut – mais cela bougera, croyez-moi. » Et il était bien motivé le maréchal en cette soirée. Les choses bougeraient bien, en effet, mais pas dans le sens qu'il prévoyait.

« Si vous avez la moindre idée, la moindre proposition, la moindre information, le moindre doute ou soupçon à me faire part et pouvant nous aider, n'hésitez pas à frapper à ma porte, vous y serez le bienvenu, Major de Séverac. En tout temps.  » Seul tout du moins. Les hommes étaient plus fort ensemble. Il termina son verre d'une traite et proposa à Melsant de se resservir.

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Message Sujet: Re: Le récit du cavalier   Le récit du cavalier EmptyMar 13 Mar - 15:35

Le Major hocha la tête devant l'air intéressé et presque avide de son supérieur. Il semblait convoiter ces armes, sans doute pour satisfaire une curiosité dévorante et un esprit bercé de récits légendaires. Le Maréchal avait une haute opinion de la Rose Écarlate. Il était vrai qu'aux yeux de tous, la Rose avait œuvré pour le bien d'Arven, préservant une paix fragile pendant un millénaire. Ce n'était pas rien. Et cette trêve avait fini par voler en éclats, sous la pression d'hommes et de femmes ayant soif d'exister... Et de chaos. Melsant demeurait circonspect concernant l'Ordre. Ils avaient commis de graves fautes pour arriver à leurs fins. Ils avaient pillé, massacré. Ils avaient joué avec la roue du Temps. Et le but qu'ils poursuivaient demeurait fort obscur pour le Séverac. Il ne pouvait croire que tant de gens pouvaient les suivre aveuglément. Raphaël en avait été écœuré, presque soulagé d'enfin se retirer et trouver le repos pour cesser de voir ce que les hommes faisaient de leur libre arbitre, allant jusqu'à cautionner les actes d'un groupe de fanatiques. Son écrin était plus posé, mais tout aussi perplexe.

Maintenant, il n'y avait plus d'esprits anciens pour les guider. Les écrins qui vivaient encore gardaient en tête l'esprit de la Rose, mais avaient perdu bien des Savoirs. Ils continueraient le combat, parce qu'il ne pouvait en être autrement, mais ils n'avaient plus que leurs propres armes et leur savoir pour se faire. Richard fondait de grands espoirs sur eux, et Melsant était malheureusement contraint de le décevoir à ce sujet. Il demeurait bien des savoirs interdits qui ne demandaient qu'à être retrouvés et surgir de nouveau... S'ils tombaient entre de mauvaises mains... Les deux ibéens savaient ce que cela signifiait. Mais comment ne pas se laisser griser par cette puissance qui ne demandait qu'à être exploitée ? Le Major ne courait pas après ce genre de gloire, mais qu'en était-il de son supérieur qui ne vivait que pour servir Ibélène ? Il était un belliférien, avec un caractère parfois difficile et emporté et sa misogynie insupportait le cielsombrois qui s'abstenait prudemment d'y redire quoique ce soit. C'était déjà un miracle que le Maréchal de Serre ne l'ai pas dans le collimateur avec ce qu'avait fait Melbren et le fait qu'il était fiancé à Grâce. Et si le Séverac n'avait pas peur d'affirmer ses opinions, il était aussi assez sage et avisé pour ne pas se mettre son chef à dos inutilement.

Il serait probablement judicieux de lancer des recherches des artefacts et parchemins oubliés, histoire d'en trouver avant l'Ordre qui n'avait pas renoncé. Le problème étant que n'importe qui pouvait être un agent double et que sous couvert d'une mission officielle, certains trahissent Ibélène. Au fils de la discussion, Melsant ne pouvait pas vraiment dissimuler ses regrets concernant la Rose et ses objectifs. Il avait perdu la foi, l'ancien Cavalier. Foi en ses contemporains, foi en ceux qui furent. Il ne savait plus que penser. Qui servir. La guerre entre Faërie et Ibélène lui semblait vaine, inutile, futile. Les objectifs qu'il poursuivaient, dénués du moindre sens. Il était désabusé et luttait contre ce sentiment pour n'en rien laisser paraître. Même s'il se laissait aller à quelques interrogations avec son supérieur. Supérieur qui semblait prendre les choses avec plus de philosophie que lui. « Je n'ai aucun doute concernant votre motivation. » Il était pugnace Richard, il le savait et pas du genre à se laisser abattre. « Je n'y manquerai pas, Maréchal. Mon devoir est de servir Ibélène. » Ainsi renouvelait-il son allégeance tacitement. Même s'il pouvait dévier de son devoir dés lors qu'il s'agissait de sa famille, celle-ci primant sur tout le reste, mais Richard n'était pas obligé de le savoir. Il imita son supérieur en vidant son verre, acceptant volontiers un autre verre. Il était loin d'être de mauvaise compagnie, le bougre. Dommage qu'il ai des idées si arrêtées. Pour autant, Melsant avait au moins foi en son sens du devoir et son désir de protéger Ibélène, ce qui leur faisait un point en commun et pas des moindres.

Spoiler:
 



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Message Sujet: Re: Le récit du cavalier   Le récit du cavalier EmptyMar 13 Mar - 17:29

Le major n'avait aucun doute sur ses motivations. C'était satisfaisant à entendre. Richard en avait beaucoup, il n'en serait pas arrivé à être Maréchal sans aucune ambition ou motivation de sa part après tout. La motivation menait donc à la réussite. Et à bien d'autres choses aussi, elle pouvait mener un homme à la folie par exemple. Mais nulle folie en cet instant, nulle folie en cette soirée, si ce n'est dans le prix du vin, à moins d'aborder un sujet tabou et sale, ils étaient sauvés.

Si la phrase sur ses motivations et donc la confiance, ce dont il comprenait, était suffisante pour lui plaire, la dernière sur le devoir le fit sourire large. C'était bien dit, admirablement bien dit, une phrase qui faisait peindre la fierté dans le regard des grands, dans le regard des hauts et dans le regard de Richard le Harnois, Maréchal de Serre. Il n'y avait rien de plus beau ni de plus noble et louable que de servir l'empire. Empire qui serait peut-être un jour divisé, empire qui ne serait plus que l'ombre des anciens dirigeants, des fantômes du Passé.

Fier, bavard, accompli, il proposa d'autres coupes au de Séverac présent et bientôt fut fait promesse de visite au sujet de la lance ayant traversée les âges ! Puis la bouteille se vida, la seconde aussi, à discuter Rose, Empire et Voltige, Promotions aussi autour du feu, sans jamais aborder une seule ombre au tableau. L'on pouvait avouer sans mal que Melsant de Séverac était bien doué pour se faire apprécier, quand bien même il n'avait aucun gout en matière de femme - car après tout, qui voudrait d'une femme revêche, rebelle et forte (d'ailleurs que des hanches et de la poitrine) si ce n'était un masochiste.

Et doucement la soirée prit ainsi fin. Melsant se retira au dehors dans le froid et Richard se retira ensuite dans sa chambre au chaud, bien heureux du temps écoulé. Et même à supposer que le vin ai été un des facteurs de sa bonne humeur, il avait apprécié discuter ainsi en bonne compagnie. Ils remettraient ça un jour, plus tard, c'était assuré.


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