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 S'ouvrir aux convictions

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La Noblesse
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Anthim d'Erebor
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Message Sujet: S'ouvrir aux convictions   S'ouvrir aux convictions EmptyMer 17 Jan - 18:17


Livre III, Chapitre 1 • D'Accord et de Chaos
Shéhérazade Khamsin et Anthim d'Erebor

S'ouvrir aux convictions

Et observer la vérité sous un nouvel angle



• Date : 13 janvier 1003
• Météo (optionnel) : //
• Statut du RP : Privé - Express
• Résumé : Anthim rencontre les membres du clan Khamsin, invité par l'intermédiaire de la première épouse du harem, Shéhérazade. Celle-ci est d'ailleurs conviée à la rencontre.
• Recensement :
Code:
• [b]13 janvier 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3251-s-ouvrir-aux-convictions#120660]S'ouvrir aux convictions[/url] - [i]Shéhérazade Khamsin et Anthim d'Erebor[/i]
Anthim rencontre les membres du clan Khamsin, invité par l'intermédiaire de la première épouse du harem, Shéhérazade. Celle-ci est d'ailleurs conviée à la rencontre.







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Message Sujet: Re: S'ouvrir aux convictions   S'ouvrir aux convictions EmptyMer 17 Jan - 20:33

Voilà plus d’un mois et demi que Sitara avait disparu, enlevée et prise au piège par l’esprit récalcitrant d’une pièce de la Rose Ecarlate. Anthim n’avait pas abandonné l’idée de la retrouver et la sauver, mais plus le temps passait et plus ses convictions s’ébranlaient, lui donnant un air plus morose que jamais et une tendance à s’énerver plus facilement que d’ordinaire. Excédé que les recherches n’avancent pas, il avait accueilli la nouvelle de la trêve hivernale avec assez peu d’enthousiasme et la nouvelle du couronnement d’Octave avec beaucoup de dépit. Les seules choses qui eurent l’air de lui remonter un peu le moral furent sa sœur Alméïde, rentrée une dernière fois en Erebor spécialement pour lui, et les messagers de l’Ordre du Jugement qu’il avait invité des mois plus tôt à venir. Voir sa sœur avait fait du bien au sultan des sables, mais la joie était de courte durée car elle ne resta qu’une dizaine de jours à ses côtés pour rejoindre Sombreciel où elle se marierait. Cet événement ne plaisait en rien à Anthim qui n’avait pas le cœur ni le temps de participer à pareil événement. Si la guerre était mise entre parenthèse, sans sultane pour l’épauler, le duc ne pouvait se permettre de quitter ses terres trop longtemps.

Quant-aux messagers de l’Ordre… La nouvelle lui était relativement plaisante, particulièrement depuis qu’Anthim s’était mis à détester la Rose Ecarlate, coupable indirectement d’avoir causé la disparition de sa bien aimée Sitara. Par ailleurs, il n’avait nullement oublié sa discussion avec sa première épouse, Shéhérazade, qui l’avait incité à s’intéresser de plus prêt à l’Ordre, sans lui attribuer tous les torts qui le poursuivaient. Il n’en avait pas parlé avec Alméïde. Sa sœur avait bien assez souffert et son implication auprès de la Rose empêchait le duc de lui faire confiance à ce propos. Seule Shéhérazade avait été autorisée à participer à cette rencontre. Prochaine désignée pour la succession au rôle de sultane, personne ne s’étonnerait que celle-ci – et le duc par la même occasion – rencontre les émissaires des Khamsin. Cette pensée assombrissait bien souvent le regard d’Anthim, qui ne pouvait se résoudre à offrir la couronne à sa première épouse. Le souvenir de Sitara était encore trop vif, même s’il ne pouvait se permettre de faire durer encore bien longtemps ce nouveau mariage.

Lorsqu’il avait pénétré la pièce où les attendait ses invités, accompagné de Shéhérazade, le sultan des sables et du roc observa la dizaine de personne qui était présente. Tous membres de l’Ordre. Tous venus plaider auprès du duc et tenter de lui apporter une nouvelle vision. Il salua le plus ancien des Khamsin venu, chef de cette petite troupe comme le voulait leurs usages. Celui-ci fut le premier à prendre la parole, au nom de tous les siens.

« Mon roi, c’est un honneur d’être reçu par vous. Permettez moi, au nom de l’émir Khamsin, de vous remercier et de vous dire combien nous sommes désolé pour votre épouse la sultane. »


Les mots étaient sincères, Anthim le savait, mais il n’eut pas l’envie de poser un pied sur cette route qui lui faisait trop de mal.

« Merci à vous d’être venu, à ma demande et à celle de la première épouse du harem. »

A ces mots, il invita Shéhérazade à s’avancer à ses côtés, jusqu’ici restée un peu en retrait. Elle n’était pas encore sa sultane après tout. D’un regard, il la laissa, si elle le souhaitait, prendre la parole et saluer ses frères et sœurs Khamsin.






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Message Sujet: Re: S'ouvrir aux convictions   S'ouvrir aux convictions EmptyMer 17 Jan - 21:15

Shéhérazade avait oublié. Prise dans la tourmente après l’inquiétante disparition de Sitara, fortement préoccupée par le sort de sa sultane pour laquelle elle nourrit une admiration farouche et une sincère affection, elle avait oublié les lettres envoyées il y a des mois de cela, convient certains Khamsin affiliés à l’Ordre à former délégation pour rencontrer discrètement Anthim et s’entretenir de leurs revendications et motivations. Mais pas ses cousins, non – pendant des semaines, ils se sont fait passer le message, d’oasis en caravane, de campement en vallée, pour faire savoir aux fils et filles du clan thaumaturge que le tout-puissant roi des gitans appelait à lui ses enfants pour discuter de l’avenir d’Erebor.

Et ils sont venus. Une dizaine, pas plus, murmure Anthim à l’oreille de Shéhérazade, mais c’est plus qu’il n’en attendait. Heureuse qu’il prenne le temps de l’en informer, la première épouse le remercie et s’apprête à le voir partir du harem pour les rencontrer ; mais voilà que le duc l’invite à le suivre. En tant que représentante des Khamsin parmi les épouses royales, dit-il ; et aussi parce que c’est à travers elle qu’il a pu leur tendre la main. Et Shéhérazade observe, avidement, sous l’épais voile qui dérobe son visage aux regards, en retrait derrière son souverain ; elle dévisage chaque émissaire, s’émouvant de tous les reconnaître. À croire que ses intelligentes cousines ont fait en sorte qu’elle puisse personnellement confirmer l’identité de chaque arrivant, pour renforcer la confiance entre le sultan et les ambassadeurs officieux de l’Ordre du Jugement.

Parmi les silhouettes respectueusement inclinées, celle d’une seule et unique femme ; et les bracelets de Shéhérazade s’entrechoquent nerveusement tandis qu’elle retire son voile d’une main tremblante, bouleversée par l’émotion. Le souffle coupé, à court de mots, elle lui tend les bras – et sur un signe de tête d’Anthim, la femme hésitante s’y précipite, serrant étroitement la concubine contre elle. « Marjane ! » souffle la première épouse, bouleversée de trouver la propre sœur de l’émir Sinbad, sa chère cousine, meilleure amie et correspondante favorite, au rang des émissaires. « Mon époux, » commence-t-elle en s’adressant respectueusement à son duc, « mon cousin l’émir vous envoie sa propre sœur, et l’un de ses frères, si ma mémoire est bonne. » conclut-elle en adressant un sourire à l’homme qui a parlé et qui s’incline devant elle, main sur le cœur. « Mahjoub. », confirme-t-il. Rapidement, les présentations sont faites – il y a des émissaires de tous les âges, des lettrés, des artisans, des riches et des manants, mais tous avec la même fierté sauvage des Khamsin, et fondamentalement honorés de se voir convier au palais, eux qui sont notoirement exclus des sigisbées pour ne pas les détourner de leurs responsabilités dans les vallées funéraires. « Joseï vous bénisse, d’avoir répondu à la demande de mon seigneur Anthim. » « Lorsque le roi appelle, les Khamsin viennent. » « Et nous espérions te revoir, cousine – cela fait si longtemps ! »

L’impertinence joyeuse de Marjane ne dure pas – les circonstances sont trop graves, et Shéhérazade prend place aux côtés d’Anthim, gardant le silence tandis qu’il expose aux ambassadeurs les raisons précises de leur présence.




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Message Sujet: Re: S'ouvrir aux convictions   S'ouvrir aux convictions EmptyJeu 18 Jan - 0:09

Il y a quelque chose de touchant dans les retrouvailles de Shéhérazade et des siens. Elle était la première femme à avoir rejoint son harem, voilà dix ans déjà. Autant d’années qui la séparait des Khamsin qu’elle n’avait pu revoir. Telle était la cruauté de la situation qui entourait les femmes du sultan. Enfermées dans un luxe indécent, ne souffrant d’aucun manque sinon celui de leur famille abandonnée. Seule celle couronnée sultane recevait le privilège de sortir de cette cage dorée. Et si d’une certaine manière, Anthim le savait, il ne pouvait déroger aux traditions d’Erebor. Patiemment donc, il attendit que les retrouvailles se fassent et que l’attention revienne sur lui, une fois que Shéhérazade recula. Il observa alors de son regard clair la dizaine d’ambassadeur spécialement venu à sa demande. Ces fils et filles d’Erebor venus de loin, croyant en l’Ordre du Jugement qui pourtant, ces dernières années, s’était montré plus que belliqueux. Soigneusement il avait choisi ses mots, refusant d’accuser ces gens qui se tenaient devant lui.

« Ambassadeurs des Khamsin. C’est pour votre affiliation à l’Ordre du Jugement que j’ai souhaité vous faire venir jusqu’à moi sans aucune mauvaise intention. Ce sont des réponses que je cherche, mais surtout un nouveau point de vue sur les agissements de votre organisation. Mon épouse m’a révélé que pour nombre d’entre vous, les derniers événements impliquant l’Ordre n’étaient pas au goût de tous. » Il n’avait pas terminé ses explications et les raisons de leur venue à tous ici, mais il ménagea un silence, autant pour lui que pour eux. « Je vais être clair, les objectifs connus de l’Ordre visant à rétablir les Savoirs Perdus me touchent autant que vous. Mais les massacres successifs engendrés dernièrement et les attaques qui m’ont personnellement touché m’incitent à penser que votre ordre est dangereux. » Plongeant son regard sur le dénommé Mahjoub, le sultan des sables et du roc conclu avec une certaine fermeté. « Eclairez moi sur vos intentions. »






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Message Sujet: Re: S'ouvrir aux convictions   S'ouvrir aux convictions EmptyJeu 18 Jan - 0:35

Anthim parle, et Shéhérazade sent saigner son propre cœur lorsqu’il évoque les souffrances et la douleur récemment causés par l’Ordre. Tant de morts, tant de peines ! Elle non plus ne parvient pas à comprendre l’intérêt que représentent de tels actes pour la restauration des héritages perdus lors de la Trêve. Elle voit bien la nette désapprobation sur les visages des ambassadeurs, doublée ici de gêne, là de regret, ou bien même de colère. Un instant, son regard se pose sur Marjane, et les larmes qu’elle voit briller dans les yeux de sa cousine lorsqu’Anthim y rive les siens lui fend le cœur. Dans un cliquetis discret de ses bracelets, elle étend le bras, pour poser la main sur le poignet du duc, dans un geste silencieux lui assurant le soutien infaillible de sa première épouse.

Mahjoub semble être le porte-parole du groupe, et après un instant de silence, c’est lui qui prend la parole. « Mon roi. L’Ordre existe depuis que la Trêve a été signée, il y a plus de mille ans. Il a toujours été silencieux et discret, à agir dans l’ombre avec délicatesse et humilié. Nous, Khamsin, » dit-il en plaquant la main grande ouverte sur son cœur, « nous sommes les gardiens de l’éternité. Nous servons la mémoire de ceux qui ont tout sacrifié il y a un millénaire, nous protégeons les merveilles qu’ils ont léguées à leurs descendants. Notre intention est de sauvegarder ces trésors inestimables, en vue du jour où Erebor décidera de restaurer sa grandeur de naguère. Et ce jour-là, mon roi, nous répondrons à l’appel de notre sultan. Car telle est l’essence de notre serment. » Il relève fièrement le menton, le prince des Khamsin, et Shéhérazade ressent une irrépressible bouffée de fierté l’envahir devant la prestance du clan dont elle porte le nom. Si seulement Mansour pouvait un jour posséder une droiture aussi noble, aussi pure !




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Message Sujet: Re: S'ouvrir aux convictions   S'ouvrir aux convictions EmptyJeu 18 Jan - 2:08

Il ne peut nier la sincérité dans le regard de chacun. Cette gêne visible, cette tristesse ou cette colère, lorsqu’il évoque à demi mots les sombres actes de l’Ordre du Jugement. Ce que celui-ci avait fait ne pouvait être facilement pardonné, et hélas, pour le commun du peuple voyait en ces massacres la signature de cette organisation. Changer la vision de tous serait certainement complexe, même si d’aventure, ces émissaires – et d’autres à venir – parvenaient à changer le point de vue d’Anthim sur la question. En tous les cas, il croyait Mahjoub quand celui-ci parlait de leurs intentions de protéger les trésors passés et de restaurer les grandeurs perdues d’Erebor. Un rêve que tous les erebiens ou presque partageaient.

« Je respecte profondément vos valeurs et même, je les partage. Je n’ignore pas que notre terre recèle de bien des trésors cachés, par vos soins donc. Et je donnerais cher pour vous aider, et aider notre peuple, à retrouver ce qui a été perdu à cause de la Rose. » Oui, et depuis la rupture de la Trêve, rien ni personne n’empêcherait le retour de ce savoir depuis si longtemps caché. Même la Rose Ecarlate qui avait aujourd’hui disparue ne serait plus un obstacle. Mais il demeurait toujours ce doute profond, cette plaie béante, cette entaille qui noircissait les si nobles objectifs de l’Ordre. « Qu’en est-il des actes perpétrés ces dernières années ? Des attentats qui ont touchés l’empire ? Des massacres d’innocents ? Des menaces ? Sont-ce là aussi les actes de l’Ordre ? » Ou les actes de misérables assassins qui se cachaient sous la réputation d’une grande organisation secrète.






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Message Sujet: Re: S'ouvrir aux convictions   S'ouvrir aux convictions EmptyJeu 18 Jan - 2:27

Mahjoub répond aussi clairement que possible aux questions d’Anthim, et Shéhérazade est tout aussi attentive aux explications données qu’aux réactions de son souverain, dont elle peut percevoir chaque crispation sous les doigts qu’elle a posés sur son poignet. Pour le moment, il semble concentré, et intéressé ; il faut bien avouer que ce que raconte le prince des Khamsin est fort intéressant. Petite, la concubine avait surpris quelques discussions ici et là, sans vraiment en comprendre la teneur. À la question d’Anthim, Mahjoub reste silencieux un instant ; et lorsqu’il prend la parole, c’est semble-t-il à contrecœur. « Mon roi… C’était l’Ordre, je ne peux le nier. J’ai honte de le reconnaître, une honte qui est partagée par tous dans cette salle, et par la majorité des Erebiens membres de l’Ordre. » Il se tait abruptement, comme s’il ne savait comment présenter la suite ; et c’est la voix douce de Shéhérazade qui résonne ensuite.

« Enfant, je me souviens avoir entendu de temps en temps des agents de l’Ordre parler entre eux au campement. Ils ne clamaient pas leur allégeance ouvertement, mais ne se cachaient pas non plus, et je me souviens du grand respect qui leur était témoigné. Mes cousins, ma cousine, dites-nous – qu’est-ce qui a changé ? Dix ans ont passé, et j’ai la sensation de ne plus reconnaître la tribu de ma jeunesse. » Un regard brièvement échangé avec Anthim quémande son pardon pour avoir parlé sans permission – pardon accordé, sans hésitation, et une vague de chaleur envahit le cœur de la première épouse, à voir sa tentative acceptée. C’est Marjane cette fois qui parle, devant la répugnance des anciens.

« Ma cousine, ce que tu dis est vrai, car je m’en souviens aussi. Ces dernières années, l’Ordre a… changé. Des ordres sont arrivés, bien plus agressifs que naguère – et petit à petit, tous nos responsables ont été remplacés. Il y a une gangrène qui grandit dans la caste des dirigeants, et elle est train de contaminer… tout le continent. » Son regard sombre passe des yeux de Shéhérazade à ceux d’Anthim, porteurs d’une supplique muette. « Mon roi, nous ne souhaitons pas renier nos engagements – nous ne sommes pas des briseurs de promesses. Mais nous avons peur – que la masse de savoir que nous avons protégé ne finisse par être utilisé… à mauvais escient. »
 
Fiers, oh ! Si fiers, les Khamsin ! Qu'un appel à l'aide ne peut tomber de leurs lèvres, quand bien même leurs regards sont éloquents.




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Message Sujet: Re: S'ouvrir aux convictions   S'ouvrir aux convictions EmptySam 27 Jan - 23:32

Le contact des doigts Shéhérazade sur son poignet est un doux soutien pour le duc d’Erebor qui observe les Khamsin venus répondre à ses questions. Son principal interlocuteur, Mahjoub, ne cache guère le malaise qui s’installe en lui suite à sa dernière question, et celui-ci semble se répandre chez tous les autres gitans des sables, ne laissant guère planer de doutes sur la réponse attendue. Tendu mais patient, Anthim attendit qu’on lui réponde clairement, même s’il ne peut masquer la dureté que prend en l’instant son regard quand les mots tombent. Il s’y attendait certes, mais les choses étaient clairement dites, confirmant à ses yeux les coupables des multiples tragédies qui avaient touché Arven. Pourtant, il n’avait pas la sensation d’avoir devant lui ces misérables terroristes qui s’en étaient pris à sa famille. Aussi après une longue respiration, il donna à son regard si clair et perçant une teinte bien moins ferme et accusatrice, plutôt bienveillante. Ce n’est pourtant pas lui qui prend la parole, mais bien sa douce épouse qui s’octroie le droit de parler. Il suffit d’un coup d’œil à Anthim pour lui pardonner son audace, et s’il en avait eu le courage malgré son cœur lourd, il lui aurait certainement sourit.

Ses mots cependant sont pleins de sens, éclairés comme toujours, offrant une vision que le duc ne possédait pas et que les autres dans cette pièce n’avaient pas encore tout à fait envisagé. Et il la voit, cette supplique silencieuse qui hurle dans leurs yeux à tous mais qui ne peut être exprimée à haute voix. Il la perçoit très clairement. Mais que peut-il faire lui, duc d’Erebor pourtant, pour aider ses frères et sœurs des sables à protéger ces Savoirs qu’il aime tout autant ?

« Je crois en votre serment de protéger nos trésors du passé et je ne vous crois pas coupable des récentes exaction de l’Ordre. Je suis tout disposé à vous venir en aide… » Il eut un léger silence, pesant, mesurant les réflexions du duc. « Mais si l’Ordre change, s’il se transforme en quelque chose de plus sombre et plus dangereux, que puis-je faire pour vous aider ? J’ai à cœur de rendre à nos terres sa gloire d’antan, mais vous seuls êtes protecteurs de ces trésors passés. » Mais Anthim était totalement sincère dans sa proposition de les aider. Qu’importe si effectivement l’Ordre avait agit agressivement et dangereusement. Les enjeux derrière tout cela était bien plus importants.






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Shéhérazade d'Erebor
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Message Sujet: Re: S'ouvrir aux convictions   S'ouvrir aux convictions EmptySam 27 Jan - 23:56

Quelle torture, pour Shéhérazade, de voir ainsi ses cousins supplier abjectement ! Sa fierté de Khamsin se révolte, sous le vernis poli par dix années à masquer ses émotions au harem, et ses doigts tremblent légèrement contre la peau d’Anthim dont elle n’a pas lâché le poignet. Ce n’est pas envers lui qu’elle éprouve la sainte colère qui l’envahit, non, au contraire, elle est reconnaissante de le voir si ouvert aux demandes de la tribu thaumaturge ; non, c’est à l’Ordre, qu’elle en veut. À ces dirigeants anonymes qui semblent avoir détourné les idéaux de tout un peuple pour en faire une arme au service de leurs propres intérêts.

Mais que faire ? Les pensées de la première épouse rejoignent celles de son souverain, et lorsqu’il interroge Mahjoub sur la nature de ses demandes, c’est sous le feu du regard conjoint des deux époux que le frère de l’émir se trouve pris. Il semble hésiter, toutefois, et Shéhérazade ne peut qu’approuver sa prudence. Si la confiance des hommes et femmes des sables est complètement acquise à leur sultan, ils se méfient toutefois sûrement des représailles que l’Ordre pourrait exercer – et à juste titre, pressent la concubine. Ils sont redoutables, ces ennemis invisibles, car il est impossible de savoir avec exactitude la portée de leur bras, et c’est avec l’angoisse au creux du ventre qu’elle tourne les yeux vers Anthim.

« Que peux-tu faire, seigneur mon époux ? Tu ne peux t’ériger en ennemi de l’Ordre, s’il est si redoutable et fanatique que mes cousins le décrivent. Tout Erebor vit à travers toi et ne respire qu’entre tes mains ; s’il t’advenait malheur, que deviendrions-nous ? » Shéhérazade a parlé à voix basse, dans un murmure discret, mais la fêlure soudaine dans sa voix est tout de même perceptible, pour l’oreille exercée de son duc. « Et les enfants, mon seigneur ? Le prince Qasim, son frère, sa sœur ; mais aussi mes filles, et Mansour… Et tous les autres, au harem. Anthim, et si l’Ordre… ? » Elle se mord les lèvres, nerveuse, incapable de formuler sa crainte – elle est persuadée que l’Ordre n’hésiterait pas à s’en prendre à des innocents pour avoir prise sur le tout-puissant sultan des sables. Une larme solitaire s’échappe au coin de ses cils, montrant la concubine bien plus vulnérable qu’elle ne le laisse voir d’ordinaire. « Nous avons déjà perdu Sitara, pour cette guerre qui n’est pas la nôtre, et je sais combien ton cœur en saigne – tu sais combien mes yeux en pleurent. Comment protéger les innocents, mon époux… ? »

Et pourtant. Pourtant, comment tourner le dos à cette tribu si fière, qui vient supplier l’aide de son sultan ?




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Message Sujet: Re: S'ouvrir aux convictions   S'ouvrir aux convictions EmptyDim 28 Jan - 1:52

Un silence inquiet répond à l’interrogation du sultan des sables. Sous le regard insistant du duc, Mahjoub ne sait quoi dire et c’est d’un coup d’œil à ses frères et sœurs des montagnes qu’il les invite à trouver les bons mots. La réponse qu’il attend, ce n’est pas des Khamsin qu’elle vient, mais de son épouse, qui d’une pression de la main sur son poignet l’invite à se tourner vers elle. Comment ne pas voir dans ses yeux si sombres l’inquiétude montante, la crainte pour son mari et duc. Pas un instant il ne semble vouloir arrêter les paroles porteuses d’angoisses et de peur, car il comprend ce qu’elle veut dire, contre quoi elle souhaite le mettre en garde. Et si la mention à Sitara, sa très chère Sitara disparue, il renvoie à Shéhérazade un regard bienveillant et protecteur. Il sait qu’elle n’a pas tort dans sa façon de voir les choses. Mais elle oublie peut-être le plus important. Ne lui faisant pas l’affront d’effacer la larme qui perle à ses yeux – signe de faiblesse devant ce peuple fier – il serre néanmoins les mains fraiches de sa première épouse dans les siennes, puis d’une voix chaude mais murmuré, il lui répond, l’œil franc et sur, le ton sincère et ferme.

« Nous les protègeront en faisant ce qui est juste, ma tendre lune. » L’erebien des dunes vibre dans sa voix, mots adressés à elle seule. « C’est juste, de leur venir en aide. C’est ce qui doit être fait. C’est ce que mon cœur me dit de faire. Shéhérazade, si nous ne nous battons pas pour la cause en laquelle nous croyons, qui le fera ? Crois-tu que j’ignore les conséquences ? Que je ne les crains pas tout autant que toi ? J’ai peur évidemment pour toi, pour mes enfants. Mais qui serions nous, si nous ne pouvons prendre des risques pour les intérêts de tous ? Je ne serais plus capable de me dire votre souverain, si je ne puis faire passer les intérêts de mon peuple avant les miens. » Caressant de ses doigts les mains de son épouse, il offrit à Shéhérazade un doux sourire, couplé malgré tout à un regard ferme, incisif. « Nous appartenons à Erebor. Et en tant qu’erebien, nous nous aidons. »

Tels étaient les enfants des dunes et du roc. Tels étaient ceux qui parcouraient le désert ardent et les montagnes tranchantes. Ils s’aidaient, car tels étaient les rouages de leur culture. Fier erebien, tous unis pour la gloire d’Erebor.






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Shéhérazade d'Erebor
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Message Sujet: Re: S'ouvrir aux convictions   S'ouvrir aux convictions EmptyDim 28 Jan - 2:17

Étrange énigme, que cet homme capable d’aimer encore alors que l’on vient de lui arracher le cœur. Shéhérazade sait combien l’absence de Sitara torture Anthim, pourtant il est impossible de se méprendre sur l’affection sincère qui résonne dans ses mots ; et elle puise un réconfort puissant dans la chaleur de ses mains étreignant les siennes. Ils se connaissent depuis longtemps à présent, le sultan des dunes et la première concubine entrée en son harem ; et dix années ont tissé entre eux un respect profond et un attachement mutuel qui soutiennent la première épouse dans ces temps de doute et de terreur. Elle s’inquiète tant, pour les autres recluses du harem, pour la multitude d’enfants – et pour les enfants de Sitara, privés de mère. Ô Maari, ô Sibra, prie-t-elle lorsque le soir vient la surprendre à remâcher de bien sombres pensées, étendez la main sur les enfants de mon souverain, et protégez-les de tout mal. Qu’ils soient ses enfants de chair et de sang, ou enfants du sable et du roc – c’est Erebor tout entier qui s’abandonne aux bons soins de son sultan, et c’est la force de ce peuple perpétuellement soudé.

Et dans la force du sourire tendre qu’il n’adresse qu’à elle, Shéhérazade trouve le courage qui lui manquait. Le bruissement de ses voiles et le cliquetis de ses bijoux emplissent un instant le silence, tandis qu’elle se redresse bien droite aux côtés de son souverain, fière et digne à nouveau, tout signe de faiblesse éradiqué. Un soutien pour le sultan, voilà ce que doivent être les concubines ; et la première épouse tient à remplir ses devoirs avec grand sérieux dans ces instants où le roi des dunes a besoin de tout l’appui possible. C’est un regard attentif qu’elle reporte sur ses cousins, patiente et concentrée.

« Mon seigneur… » commence Mahjoub, hésitant, quêtant l’approbation de Marjane d’un coup d’œil interrogateur, « loin de nous l’idée de vous opposer directement à l’Ordre. » Opinant vivement du chef, c’est la jeune femme qui poursuit, s’agenouillant aux pieds d’Anthim et joignant les mains devant elle, dans un geste de supplication. « Trouvez-les avant nous. Les précieux artefacts, les héritages de jadis que l’on nous ordonne de rassembler – nous vous indiquerons où nos ordres de missions nous envoient, et vous pourrez vous emparer de ce qu’il y a à protéger. Gardez-les en sécurité, formez des veilleurs et des gardiennes dans notre jeune génération pour éviter que l’Ordre ne détourne leurs pensées ! Monseigneur, devenez le protecteur de notre splendeur passée, et quand le moment viendra, vous serez à même de la raviver, sans avoir à solliciter l’Ordre et ses agents dévoyés. »




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Message Sujet: Re: S'ouvrir aux convictions   S'ouvrir aux convictions EmptyDim 28 Jan - 3:48

Le chagrin d’avoir perdu Sitara avait plongé Anthim pendant de longues semaines dans un état de tristesse et de dépression. S’il n’avait certes pas perdu l’espoir de retrouver sa tendre sultane, il ne cherchait pas non plus à se bercer d’illusion et regardait vers l’avenir. Son cœur saignait toujours – et saignerait peut-être à jamais – mais il savait qu’il avait derrière lui le soutien total et indéfectible de son peuple. C’était pour cela qu’Anthim aimait farouchement Erebor et qu’il était prêt à tout pour protéger les siens, même à se mettre possiblement en danger en se faisant opposant discret à l’Ordre. Juste et droit, le sultan des sables n’abandonnerait pas son peuple, surtout s’il venait à lui aujourd’hui avec une supplique sortie du cœur, une prière des plus sincère. Percevant en Shéhérazade le changement, il garda dans sa main la sienne, solide et immuable soutien qui vivait pour lui au harem depuis dix ans. Elle était la première de toutes ses épouses et elle avait sa confiance absolue, son affection la plus vive, même si ce n’était hélas pas l’amour et la passion qu’il avait offerts dans son entièreté à Sitara. Mais il l’aimait et remerciait les dieux de l’avoir mise sur sa route et qu’aujourd’hui encore elle soit à ses côtés, dans un instant où les fils du Destin dansaient entre ses mains,

Faisant face aux Khamsin, son épouse près de lui, fière et droite, Anthim attendait que Mahjoub et Marjane prennent enfin la parole. Attentif, le duc observait chacun de leurs mouvements, les regards à la dérobée, les gestes discrets, la tension qui se lisait dans leurs prunelles et que le sultan comprenait. Si c’est l’ainé qui commence, c’est la cadette qui poursuit, s’agenouillant humblement devant lui, le regard brillant d’une sincérité qui touche le sultan des sables. La détresse était telle qu’il ne pouvait décemment pas leur tourner le dos. Et s’il avait eu encore des doutes, ceux-ci s’étaient désormais éclipsés. De sa main libre, douce et chaude, il la posa sur celles tendues par l’erebienne, l’invitant à se relever dans un regard bienveillant.

« Relevez vous Marjane. » Puis, son regard se posa sur chacun des fils et filles d’Erebor présent dans la pièce avant de retourner se poser dans le regard de la jeune femme. « J’ai entendu votre prière, enfants des Khamsin, et je ferais ce qui doit être fait. Je récupèrerais pour vous les trésors perdus et les protègerais. Tout comme je protègerais les jeunes générations de l’Ordre qui cherche à les embrigader. » Il serra cette main dans la sienne avec une douce fermeté. « Et je vous promet qu’un jour, Erebor retrouvera sa gloire d’antan. Grâce à nous tous. »






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Message Sujet: Re: S'ouvrir aux convictions   S'ouvrir aux convictions EmptyMer 7 Fév - 1:27

Ils sont repartis, les émissaires Khamsin venus rencontrer leur sultan au cœur de la nuit. Ils sont repartis, le cœur gonflé d’espoir et la détermination chevillée au corps, auréolés d’une immense fierté de s’être vu accorder la confiance de leur souverain. Anthim les a écoutés, et il a compris leur appel à l’aide – il viendra en aide à ses sujets en difficulté, et la nouvelle de l’implication du duc d’Erebor pour voler au secours de son peuple fera certainement rapidement le tour des tribus du clan, en toute confidentialité. Bien rares sont les occasions pour le clan thaumaturge de rencontrer son sultan – de par sa mission de gardien des morts, il ne peut compter de sigisbée, et il est peu commun que des concubines y soient sollicitées. La mission de veiller les sépultures est sacrée, le roi des sables lui-même ne saurait y déroger ! Et cette coutume immémoriale isole régulièrement le clan de son sultan.

La présence de Shéhérazade au harem et son accession au statut de première épouse était déjà une singularité – et le geste incroyable d’Anthim envers les Khamsin est sans précédent. La concubine en est persuadée : son royal époux vient de gagner considérablement en popularité parmi les tribus thaumaturges, ajoutant au respect qui lui était déjà acquis une vénération adoratrice qu’elle a pu lire dans les yeux de Marjane lorsqu’elle a pris congé. « Ton époux est un grand homme, ma cousine ! » a murmuré la fille des sables lorsque les deux femmes se sont étreintes pour se dire adieu, et Shéhérazade n’a pu qu’acquiescer. Un grand homme, digne d’être aimé, elle le sait depuis longtemps – et ce soir, tandis qu’elle réintègre ses appartements du harem où il l’a reconduite avant de s’en retourner au palais, elle se promet de le soutenir autant qu’il lui sera possible.

Pour Erebor, certes, pour la grandeur du sable et du roc.
Pour les enfants du harem, pour leur avenir et leur sécurité, quelle que soit leur mère.
Et pour l’homme sous la couronne – pour cet homme courageux au cœur en ruines.



Sujet terminé




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