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 La volonté à deux de créer l'unique

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La Noblesse
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Castiel de Sombreflamme
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Message Sujet: La volonté à deux de créer l'unique   La volonté à deux de créer l'unique EmptyMer 7 Fév - 3:44


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Alméïde d'Erebor, Castiel de Sombreflamme & Melbren de Séverac

La volonté à deux de créer l'unique

Ou quand la patience porte ses fruits



• Date : 6 février 1003.
• Météo (optionnel) : Il fait froid, mais le soleil est au rendez-vous.
• Statut du RP : Privé.
• Résumé : L'année de fiançailles entre Alméïde et Castiel s'achève enfin, couronnée par le mariage tant attendu. En compagnie de leur témoin respectif, ils peuvent enfin s'unir, devant les dieux et les hommes.
• Recensement :
Code:
• [b]6 février 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3337-la-volonte-a-deux-de-creer-l-unique#123786]La volonté à deux de créer l'unique[/url] - [i]Alméïde d'Erebor, Castiel de Sombreflamme & Melbren de Séverac[/i]
L'année de fiançailles entre Alméïde et Castiel s'achève enfin, couronnée par le mariage tant attendu. En compagnie de leur témoin respectif, ils peuvent enfin s'unir, devant les dieux et les hommes.



Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo




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Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Ven 2 Mar - 20:23, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: La volonté à deux de créer l'unique   La volonté à deux de créer l'unique EmptyMer 7 Fév - 5:34

Dans la pièce attenante à la salle de cérémonie, tu tournes en rond. Tu ne sais plus que faire de ta nervosité, qui danse sur la fine ligne qui partage ta bonne humeur de tes velléités meurtrières. Tellement intensément heureux que tu as autant envie d’hurler ta joie que de condamner tous les éventuels trouble-fête à une mort immédiate, sans plus de sommation, et certainement aucun procès. « Sers-moi un verre, Melbren », demandes-tu, ordonnes-tu, à Melbren. Il est celui désigné pour te tenir compagnie, pour la journée, en sa qualité de témoin de ton humble personne. Bénédiction, ou malédiction, pour le jeune baron ? Sans doute un peu des deux, car tout a été fait afin de t’éloigner des derniers préparatifs.
Dans ton emportement, ta paranoïa et ton désir pointilleux, capricieux, tu as bien fait exécuter un ou deux domestiques juste il y a deux jours, et il a été unilatéralement décidé par tes conseillers et ta famille qu’il était mieux que tu sois tenu à l’écart de l’organisation de ton propre mariage.

Mariage avec Alméïde.
Enfin.
Un an entier. Ça a été si long. Si intense, Si douloureux. Une torture douce et terrible, qui culminera en le si bref instant où devant vos amis, ta famille, devant Yvain, votre célébrant, vous vous direz oui. Dans un baiser, dans un nouveau bracelet passé à ton bras, dans un souffle si beau, si grand, qu’il t’emporte d’ores et déjà.

Les joies et les frustrations se sont succédées, depuis les dernières semaines. Instable, tu l’as grandement été, et il y a bien des choses dont tu ne te rappelles pas. Tu es bien près de casser, une nouvelle fois, de verser dans le côté le plus sombre de toi, tant tu es submergé par l’intensité de tes émotions, mais tu tiens le cap. Tu es là, entier, vrai, et depuis l’arrivée d’Alméïde à Euphoria, tu es fait de hâte et d’appréhension. Quelques jours plus tôt à peine, vous avez célébré Imbolc elle et toi, et tu as prié Maari afin qu'elle accorde sa bénédiction à votre union. Aujourd'hui, les fenêtres seront finement voilées, et mille lampions et bougies disséminés prendront des allures de lucioles s’élevant de toutes parts, vous enveloppant afin de vous guider sur ce nouveau chemin.

Tes yeux noirs regardent encore le coussin de satin sur lequel repose le fin diadème que tu as sélectionné pour Alméïde, parmi tous ceux qu’offre la couronne cielsombroise aux époux et épouses du régnant en titre. Il n’est pas aussi riche que la couronne ducale que porte Madeleine, mais saura toujours souligner l’important rang de la princesse d’Erebor au sein de ton duché. Ta dame. Ta seconde épouse. Élue de ton coeur, ce coeur que tu as si fragile et si tumultueux. Femme que tu aimes tendrement, immensément, et que tu honoreras, respecteras, chériras, jusqu’à Sithis vous emporte. Sur ce même coussin, le bracelet conçu pour ton épouse, gravé des constellations visibles lors de ta demande en mariage (la véritable, celle acceptée), elles-mêmes enchâssées de minuscules améthystes et citrines, pour les étoiles les plus brillantes. Une oeuvre de délicatesse. Tu es ému, à seulement regarder ces bijoux, à les imaginer portés par l’Erebienne, et ton coeur bat la chamade de plus belle encore.
Un an sans vous toucher, un an de chasteté forcée, un an de communication par pensée, un an si loin d’elle.
Vous serez chanceux si tu ne mets pas le feu aux rideaux une seconde fois.

Un grattement ténu à la porte. Tu l’entrouvres sur la silhouette blanche de ton Familier. Celui-ci se frotte quelques secondes contre tes jambes, avant de sauter sur le fauteuil où est couché Lichen, afin de se lover contre la martre. Alors ? Avons-nous obtenu gain de cause ? Elle m’a fermé la porte au nez. Tu ris doucement de la vexation de Mirat, envoyé en éclaireur afin de voir Alméïde dans sa robe de mariée, revenu bredouille. Tu retires avec minutie les quelques poils blancs accrochés à ton pantalon. Tu désires être impeccable, pour cette cérémonie. Tes cheveux soigneusement coupés, coiffés, ta barbe taillée à la perfection, tes meilleurs habits. Vêtu du violet sombre, presque noir, de Sombreciel, le discret fil d’or et d’argent traçant des étoiles minuscules et délicates sur tes membres. Vêtu de nuit. Sur ta tête, ta couronne, superbe pièce ouvragée qui a traversé les siècles et repose sur ton fier front, comme elle le fera un jour sur celui de ta fille. Tu te retournes vers ton frère, qui a terminé de te servir le verre demandé plus tôt (tu n’avais pas vraiment soif). « Viens ici. » Tu attires l’homme à toi, afin de tout aussi inutilement replacer ses vêtements, ou des mèches aucunement rebelles de ses cheveux. Tu veux seulement le savoir là. Proche. Avec toi. Tu retires les verres de ses mains, puis le serres dans tes bras, d’une étreinte chaude et affectueuse. « Crois-tu que je sois prêt, mon frère ? » Dans quelques minutes à peine, vous serez hors de cette pièce. Et si rapidement après, tu seras uni à Alméïde.


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Alméïde de Sombreflamme
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Message Sujet: Re: La volonté à deux de créer l'unique   La volonté à deux de créer l'unique EmptyJeu 8 Fév - 0:48

Elle est enfin prête.
Son corset aux lacets interminables et emmêlés a été vaincu, sa robe est parfaitement mise, ses cheveux enfin noués, le voile fixé à sa chevelure. Pour son mariage, ce sont des atours de nuit dont elle s'est parée ; la robe d'un violet sombre est plus belle encore qu'elle ne l'aurait espéré, soulignant sa taille et laissant uniquement dénudée la peau à hauteur d'épaules – elle est sertie de fils d'or, tout comme sa chevelure nouée avec soin dans son dos, tout comme le voile qui couvre ses cheveux et bientôt son visage – un voile des plus fins et délicats, l'un des plus beaux qu'elle ait pu voir. Peu de bijoux ornent sa peau ; il y a la balance d'or, à son cou, jumelle de son frère, recréée par les doigts habiles de la joaillère sertie de merveilles. Puis il y a de petits pendants d'oreille, des croissants de lune, faits d'or également.

Elle est enfin prête.
Mais l'appréhension lui noue la gorge, fait battre son coeur un peu plus vite. Une année d'attente ne l'a pas préparée à cette vague d'émotions qui l'envahirait au moment d'aller retrouver son futur époux. Ca ne l'a pas plus préparée à la nervosité mêlée d'excitation, face à cet avenir inconnu qui l'attend. Plusieurs fois, elle vérifie l'état de sa robe ou de son voile, plusieurs fois, elle fait les cent pas dans la pièce puis retourne s'asseoir, avant de se relever tout aussi brusquement. Puis pour la centième fois, elle s'asssure que le bracelet de Castiel est soigneusement posé sur le coussin qui lui sera porté ; lui aussi est plus beau encore que ce qu'elle avait imaginé. Astarté des Sables s'est surpassée et lui a délivré une merveille de délicatesse et de précision. Les diamants scintillent discrètement sur l'argent et ce n'est qu'en regardant de plus près que l'on devine les reliefs subtils qui font penser à des lucioles. Les torsades proposées par la joaillère donnent un résultat des plus sublimes et il lui tarde de voir son époux le porter à son bras chaque jour.

Elle est enfin prête, mais il lui manque l'essentiel. Posé sur la table, il y a le miroir qui lui servira à contacter son frère. Mille fois, elle l'a imaginé près d'elle, la soutenant de son bras jusqu'à celui qui deviendrait son époux. Le roc solide d'Erebor, immuable, une force tranquille sur laquelle elle peut se reposer sans crainte. Mais Anthim n'est pas là – pour de très bonnes raisons, qui n'en restent pas moins douloureuses. Alméïde déplore son absence, elle le voudrait à ses côtés. Elle voudrait partager son fardeau suite à la disparition de Sitara, elle voudrait qu'il l'aide à surmonter cette fébrilité qui l'anime.

Le regard d'Alméïde croise celui de Mélusine.
La marquise doit être exaspérée de la voir tourner en rond et piétiner d'impatience, sans pouvoir se calmer, mais il y autre chose qu'elle lit dans ses yeux, quelque chose qu'elle ne se risque pas à questionner. Alors elle s'arrête, la princesse, elle inspire et tortille ses mains l'une contre l'autre, un peu penaude, comme une enfant prise sur le fait. Elle s'avance, timide, pour prendre les mains de son amie, un sourire qui se veut tendre sur les lèvres. « Merci. » Un murmure, de la reconnaissance. Merci d'être là, merci de répondre à l'appel. Comme toujours.

Quelques coups frappés à la porte indiquent qu'il est temps d'y aller. Son coeur menace d'exploser et elle croise les yeux de Mélusine, comme pour chercher à être rassurée ; son amie de toujours la serre dans ses bras quelques instants et c'est tout ce qu'il lui faut pour retrouver un peu de courage. Les années passent, mais toujours sa présence est synonyme de luminosité – un éclat qui scintille en son être et qui réchauffe jusqu'à son âme. Enfin, elle s'écarte doucement de ses bras, puis s'empare du miroir posé sur la table et dirige ses pensées vers son frère, jusqu'à voir son visage apparaître. Ses seuls traits parviennent à calmer sa nervosité – partiellement. Très partiellement. Quelques mots à peine sont échangés, quelques paroles qui réchauffent son coeur avant qu'elle ne remette son voile en place devant son visage et fasse signe à Mélusine qu'elle est prête. Une domestique se charge d'emporter le bracelet tandis qu'une autre est chargée de tenir le précieux miroir. Et ensemble, elles quittent la pièce pour se diriger là où aura lieu la cérémonie.


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Melbren de Séverac
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Message Sujet: Re: La volonté à deux de créer l'unique   La volonté à deux de créer l'unique EmptyJeu 8 Fév - 11:39

Tant de choses ont eu lieu depuis ton retour en Sombreciel. La dispute avec Castiel, ton retour à Vivessence, Valentin dans tes valises, les échanges avec Alméïde, votre inquiétude commune, la réconciliation avec le vrai Castiel, l'entrevue avec Melsant il y a peu. Tant d'émotions qui t'ont malmené ou cajolé et tu t'en remets à peine. Pourtant, l'heure n'est plus aux considérations. Tu es à Euphoria, au palais, et tu restes auprès de Castiel avant son union avec Alméïde. Un an de fiançailles et de rebondissements. Un an de souffrance et d'amour. Un an récompensé par un futur commun et tu ne doutes pas qu'ils en profiteront comme il se doit. Tu es heureux pour eux, heureux que leur amour soit enfin officialisé.

Tu l'occupes comme tu peux, après les déboires récents et "l'excès" dont Castiel a fait preuve à l'égard des malheureux domestiques. Il est tendu, tu le sens. Il oscille entre différents sentiments exacerbés que tu tentes d'apaiser au mieux. Avec plus ou moins de succès selon les moments, mais tu connais ton frère. Quand il te demande de lui servir un verre, tu hésites à le faire, de peur que cela n'empire les choses, vu la situation. Avant de décider que cela pourrait être plus bénéfique qu'autre chose. Et tu t'en sers un aussi, parce que tu le mérites, ce verre.

Mirat entre dans ton champ de vision alors que Castiel retire les poils blancs accrochés à son pantalon. Son Familier va s'installer contre Lichen et un sourire attendri apparaît sur tes lèvres. Leur contact fait naître des picotements au niveau de ton cou, de tes épaules, qui descendent ensuite dans ton dos. Tu reprends tes mouvements dès que ton corps s'est habitué et te retournes, verres à la main. Tu t'approches de lui à sa demande et le laisses arranger ton apparence à sa guise. Tu le laisserais même te recoiffer complètement si cela pouvait apaiser sa nervosité. Tu restes silencieux encore lorsqu'il retire les verres de tes mains et l'accueilles au creux de tes bras avec un naturel qui vous est propre. Tu fais attention à ne pas le décoiffer alors que tes mains vont agripper sa nuque et enserrer sa taille.

« Crois-tu que je sois prêt, mon frère ? » Un sourire amusé et tendre se forme sur tes lèvres alors que tu le serres un peu plus fort contre toi. « Plus que jamais. Je n'ai aucune inquiétude à ce sujet. Tu seras un mari merveilleux pour elle. » Tu déposes un baiser appuyé sur sa joue en te reculant suffisamment pour voir son visage. Tes mains glissent respectivement dans son cou et sur sa hanche. « Tu as tellement changé cette année. » Une boule commence à se former dans ta gorge, pour tout un tas de raisons que tu choisis de ne pas examiner. « Ta nouvelle vie a déjà commencé avec Madeleine. Tu as déjà pris ton chemin, celui que le Destin t'a réservé. Alméïde te rendra plus fort ; elle t'emmènera encore plus loin sur cette route. Tu verras, mon frère. » Un sourire, l'émotion à la gorge, alors que tu vas caresser affectueusement sa joue. Tu apposes ensuite ton front contre le sien. « Rends-moi encore plus fier que je ne le suis déjà, Castiel de Sombreflamme. » Tu hoches la tête doucement alors que vous yeux se croisent.

Tu ne dis pas le dixième de ce qui te traverse l'esprit, mais ce n'est pas le moment de t'étendre. Un nouveau pan de sa vie l'attend fébrilement et c'est à toi de l'y mener.



Melbren #531E57 – Lichen #A3581B














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Message Sujet: Re: La volonté à deux de créer l'unique   La volonté à deux de créer l'unique EmptyLun 19 Fév - 2:32

La main de Melbren est chaude sur ta nuque et son étreinte assurée. « Plus que jamais. Je n'ai aucune inquiétude à ce sujet. Tu seras un mari merveilleux pour elle. » Un baiser sur ta joue. Quelques picotements, où ses lèvres s’appuient fermement (tu te souviens de vos baisers secrets, les plus timides, puis les plus interdits), mêlés à ceux du contact entre vos Familiers. Tu as confiance en ton frère pour calmer tes angoisses. « Tu as tellement changé cette année. » En bien ? Pas toujours. Tu espères que oui, mais tu sais que la réalité, la vérité, n’est pas si simple. Il y a la main de Melbren sur ton cou, l’autre sur ta hanche, pour te rappeler qu’avec toi, Castiel de Sombreflamme, rien n’est jamais simple. Pas même l’amour. « Ta nouvelle vie a déjà commencé avec Madeleine. Tu as déjà pris ton chemin, celui que le Destin t'a réservé. Alméïde te rendra plus fort ; elle t'emmènera encore plus loin sur cette route. Tu verras, mon frère. » Tu souris joliment, la joue enveloppée dans la paume de sa main. Melbren a raison et ses mots apaisent tes peurs, de par leur simplicité, et la vérité que tu y sens. Ta nouvelle vie a commencé il y a déjà des mois et ces noces sont l’avènement, le couronnement, de toutes ces décisions prises au début de l’an 1002. C’est ce dont tu as rêvé et ce dont tu te montreras digne. « Rends-moi encore plus fier que je ne le suis déjà, Castiel de Sombreflamme. » Tu ne te dégages pas de l’intime étreinte, le front posé contre celui de Melbren, ton regard noir soutenant celui bleu de ton frère. Tes souvenirs les plus anciens, les plus tristes, remontent à la mort de tes parents. Puis, les plus heureux, aux Séverac. À la luge dans les escaliers du comté, en compagnie de ce garçon aujourd’hui devenu un homme, en compagnie de celui que tu viendrais bien rapidement à considérer comme ton frère. Comme une part de toi. Une part de toi que tu as failli perdre tant de fois et qui est pourtant toujours là, à tes côtés. Tu ne pouvais rêver de meilleur témoin, en ce jour d’union. Ce jour sacré, pour vous Cielsombrois, agenouillés devant l’amour et ses mystères, sa grandeur, son impénétrable fatalité et les douceurs qu’il apporte.

Tu déposes tes lèvres sur celles de ton frère. Un un peu de courage cueilli à sa bouche, dans ce baiser amical, fraternel, ces quelques chastes secondes où vos souffles se mêlent, ravivant encore un peu ces souvenirs que vous gardez bien secrets. « Je t’aime. » Une fois cette évidence prononcée, tu t’écartes de Melbren et tu reprends vos verres mis de côté. Un pour lui, un pour toi. Tu lèves le tien à la hauteur de vos visages et l’entrechoque au sien, tes lèvres portant toujours ce sourire calme. « À la mienne. » Tu ris, alors que tu t’autorises à boire à ta santé, et dans une seule longue gorgée, tu bois l’intégralité du liquide nectar alcoolisé, terminant juste au moment où on frappe discrètement à votre porte. Le moment est arrivé et toutes tes inquiétudes se font certitudes.

Tu aimes Alméïde.
Tu vas l’épouser.

On vous conduit jusqu’à la salle de cérémonie. Césaire a le rôle de tenir le coussin portant diadème et bracelet, lui-même étroitement surveillé de législateurs et de gardes. On vous annonce et sur la musique d’un de ces orchestres philharmoniques qui font le ravissement de ton peuple (modeste, celui-ci - à peine 100 musiciens, tu as été raisonnable), tu entres, accompagné de ton témoin. Des nobles de tous les coins de Sombreciel sont assemblés, ainsi que des bourgeois et même de simples habitants, paysans émus d’être conviés à cette immense fête célébrant l’amour de leur souverain. Euphoria est en fête, les auberges pleines autant que les bordels, tout ton duché en liesse. On vous applaudit, tout au long de votre chemin jusqu’à rejoindre Yvain l’Épistol, officiant de la cérémonie. Aux premiers rangs, ta famille tant aimée. « Sa Grâce la princesse Alméïde d’Erebor », annonce solennellement le crieur du palais, et toute l’assemblée se retourne vers l’entrée d’où arrive la princesse, suivie de ta Mélusine. Ton coeur bat si vite, tu crois défaillir, et à la vue de ta douce, tu dois t’aggripper à ton frère. Qu’il t’empêche de tomber à genoux, devant une telle beauté ! De la prier, comme tu le ferais d’une nouvelle déesse ! « Douce Mirta », souffles-tu, la voix étranglée devant son apparition. Définitivement… les Erebiennes font des Cielsombroises exquises. Enfin Alméïde et ta soeur arrivent à vos côtés ; tu gratifies Mélusine d’une douce étreinte, d’abord, avant de revenir à ta promise. « Tu es splendide », chuchotes-tu, alors que tu t’empares de ses mains pour les porter à tes lèvres et les baiser. Une seconde, ou deux, avant que la main de ton chef des législateurs se pose sur ton épaule. « Votre patience sera récompensée sous peu, Votre Altesse », te dit Yvain avec un sourire entendu, et tu reprends position un peu plus éloignée. Même si laisser ses mains est quasi une torture (la plus douce, s’il en est).

Que cette cérémonie, qu’elle soit enfin finie !


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Message Sujet: Re: La volonté à deux de créer l'unique   La volonté à deux de créer l'unique EmptyLun 19 Fév - 18:07

Elle se tient debout, immobile, devant la porte fermée. Son coeur bat si fort, elle croit qu'il va sortir de sa poitrine. A ses côtés, Mélusine, dont elle agrippe la main un instant pour en sentir la chaleur rassurante et retrouver le courage qui paraît la quitter. Dans quelques minutes, elle sera mariée à l'homme qu'elle aime. Dans quelques minutes, cette année d'attente culminera dans les quelques mots qu'ils échangeront, tout comme dans les bracelets qui orneront leurs bras. Alméïde est fébrile, elle tremble presque, tant les secondes se font longues. Mais les craintes ne sont rien car elle est sûre - oui sûre de ce qu'elle fait. C'est à cet homme qu'elle veut unir ses jours, c'est à lui qu'elle veut se donner coeur, corps et âme. C'est fort et enivrant, la tête lui en tournerait si elle n'avait pas son amie la plus chère à ses côtés pour la soutenir.

Elle serre encore un peu sa main, ses doigts entrelacés aux siens, juste quelques secondes, le regard perdu au coeur du bleu de ses yeux, dans un silence entre complicité et appréhension. Il y a tant de choses qu’elle aimerait lui dire, il y a tant de choses qu’elle tait. Et elle expie ses aveux dans un soupir discret alors que son nom est annoncé et que les portes s'ouvrent.

Lentement, elle avance, Mélusine tout près, le reflet de son frère à ses côtés, dans le miroir, porté par une domestique aux gestes précautionneux. Derrière elle, le bracelet est acheminé également et la procession avance parmi les convives. Elle sent tous les regards braqués sur elle, elle en rougit sous le voile mais toute son attention est focalisée sur celui qui l'attend au bout de cette allée. Si élégant, si digne, le front ceint de sa couronne. Elle ne quitte plus son futur époux des yeux, comme un phare dans la nuit, au milieu de cette salle voilée et moirée de lueurs délicates.

Arrivée à ses côtés, elle sent son coeur s’emballer plus encore. Son regard plonge dans le velours de ses yeux et ses joues lui font mal à tant sourire. Castiel attrape ses mains et elle retient un rire devant ses gestes affectueux et son enthousiasme. Le rouge monte encore un peu plus à ses joues, de sentir ses lèvres sur sa peau, quand bien même s'agit-il uniquement de ses mains, et elle est incapable de répondre un mot, pas même dans un murmure. L'impatience grandit. Son regard ne quitte plus le sien. Elle occulte tout, même les invités, même les musiciens ; elle ignorerait jusqu'aux paroles du législateur en chef si elle n'était pas terrifiée à l'idée de faire un faux pas. Elle s'efforce d'ailleurs de regarder parfois dans la direction d'Yvain l'Épistol pendant qu'il officie, attentive à ses mots et pourtant distraite par la seule présence de Castiel. Dans la salle, quelques murmures bruissent, glissent comme la brise ; si elle se concentre sur les bougies et les lampions, puis si elle ferme les yeux, elle pourrait se croire à nouveaux aux Murmures, entourée des lucioles. Et son coeur bat un peu plus fort.

C'est à peine si elle réalise que le l'homme termine son discours. Face à elle, Castiel prend la parole, et l'émotion vibre dans sa voix. Ses voeux font écho aux siens, ses mots sont une musique douce à ses oreilles et – Ô Aïda, comme elle pourrait en savourer la mélodie sans jamais s'en lasser. Elle-même se heurte quelque peu à ses mots, timide et désemparée d'avoir à les prononcer tout hauts avec tout Euphoria pour témoin. Son amour pour Castiel est grand et entier, sincère mais discret. C'est un amour que l'on murmure plus qu'on ne le crie, qu'elle dévoile avec pudeur mais une affection sans limites. Elle reste brève pourtant, de crainte que son souffle ne la quitte avant la fin, tant l'émotion lui noue la gorge. L'échange de bracelets se fait, entre deux regards à la dérobée ; Alméïde admire la beauté délicate de celui qui lui est offert, touchée plus que tout par le bijou qui orne désormais son poignet. Elle reste droite et digne, quand le diadème est posé sur sa tête et, quand arrive le moment de nouer le ruban autour de leurs poignets, elle serre la main de Castiel, les doigts tremblants d'une impatience contenue.
Son regard se lève, capte le sien. Et les témoins avancent, pour nouer le lien.


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Dernière édition par Alméïde d'Erebor le Mer 21 Fév - 17:55, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: La volonté à deux de créer l'unique   La volonté à deux de créer l'unique EmptyMer 21 Fév - 17:14

Tu sens les muscles de ton frère se détendre sous tes mains. Tu vois les traits de son visage s'adoucir, ses sourcils s'aplanir. Tu vois le sourire revenir peu à peu sur ses lèvres et tu souris davantage à ton tour. Tu ne détournes pas les yeux quand ils croisent les siens et tu accueilles ses lèvres avec une évidence presque effrayante. Tu es incapable de retenir les frissons qui parcourent soudainement ta colonne vertébrale. Lichen t'envoie des vagues d'apaisement, conscient du trouble qui t'habite et du lien complexe qui t'unit à Castiel. Tes conversations avec Shahryar, si lointaines, te reviennent brièvement en mémoire, tout comme les moments volés avec Castiel.
Tu fermes les yeux, submergé momentanément.

Tu les rouvres lorsqu'il prend la parole et ton émoi s'apaise, aussi étrange que celui puisse paraître. « Je t'aime aussi. » Sans plus de cérémonie, il s'écarte et tu accueilles le verre avec un entrain non feint. Tu trinques à ton tour en son honneur et bois ton verre presque d'une traite. Juste ce qu'il faut pour reprendre tes esprits.
Finalement, il est temps de se mettre en action.

Tu l'accompagnes en silence, serrant brièvement sa main avant que l'on annonce son entrée. Tu es heureux de pouvoir assister à leur union. Les circonstances de celle avec Madeleine n'ont pas permis de réelles célébrations – auxquelles tu n'aurais de toute façon pas pu assister avec la guerre. Là, tu peux partager leur joie et graver ce souvenir dans ta mémoire.
Vous avancez dans l'allée, le port digne, et vous prenez place près d'Yvain. La mariée et son témoin ne tardent pas à arriver et tu tapotes la main de Castiel quand ce dernier s'agrippe à toi sous l'émotion. Il faut dire qu'Alméïde est splendide dans cette tenue.
Tu hoches la tête à l'attention de la future mariée quand elle arrive à votre hauteur et tu serres brièvement la main de Mélusine pour lui apporter un peu de soutien. Tu sais que, malgré le bonheur ambiant, les choses ne doivent pas être faciles pour elle. Ce geste ne résoudra rien, mais tu veux qu'elle sache que tu es là.

Tu restes parfaitement silencieux alors que la cérémonie commence et se déroule, là, au milieu de tous ces gens. Tu te contentes d'être heureux pour le couple alors qu'ils échangent les bracelets et qu'Alméïde revêt son diadème. Tu t'approches quand il est temps de nouer le ruban de soie, leur offrant un grand sourire à chacun, puis tu t'écartes quand c'est fait, prêt à acclamer les jeunes mariés dès que possible.



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Castiel de Sombreflamme
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Message Sujet: Re: La volonté à deux de créer l'unique   La volonté à deux de créer l'unique EmptyVen 2 Mar - 20:22

Chaque étape du mariage a été soigneusement organisée, au millimètre près. Pensais-tu, cela dit, être submergé d’émotion avec autant de force ? Être au bord des larmes, du début à la fin de la cérémonie, ton coeur tendre et gonflé d’amour se débattant dans ta poitrine, comme prêt à en jaillir ? Si l’amour que tu éprouves envers Madeleine est discret, s’il grandit à chaque jour comme une plante saine aux racines plongées dans un mariage de raison que pour mieux faire fleurir l’affection mutuelle que vous éprouvez l’un envers l’autre, celui que tu éprouves envers Alméïde est tout le contraire. Il brûle et tempête, il vibre et hurle avec fureur, il est entier et destructeur, autant qu’il est beau et magnifique. Chaque mot d’Yvain vous rapproche de cette union tant rêvée, et chaque mot te convainc que tu es prêt. Que tu la veux. Comme épouse, comme amie, comme partenaire, comme soutien, comme mère de vos enfants, à chaque instant, chaque moment.

Tu oublies tout.
Tu oublies les voeux que tu prononces, que tu as rédigé avec soin, et qui résonnent dans toute la pièce, au rythme de ton coeur qui bat. Tu oublies également les siens, plus timides, mais aucunement moins sincères, à l’image de ta fleur du désert. Tu oublies les lois déclamées par Yvain, les devoirs qui vous unissent, jusqu’à ce que la mort vous sépare, ou que l’amour s’efface. Tu oublies le poids du bracelet passé à ton poignet, le bruit discret que celui-ci fait alors qu’il s’entrechoque au premier que tu y portes déjà. Tu oublies sa splendeur, les gravures délicates, les torsades élégantes, les diamants infimes qui brillent dans ton regard comme brille celui d’Hypérion d’Ibélène dans ta mémoire. Tu oublies le sien, de bracelet, que tu passes à son bras, comme tu oublies le diadème que tu déposes sur sa tête avec une infinie douceur. Tu ne t’es pas trompé : il est parfait.
Tu oublies tout, au moment où ses doigts se mêlent aux tiens, alors que Mélusine et Melbren nouent le ruban de soie autour de vos poignets. Il n’y a plus qu’elle, devant toi. Son regard amoureux a le calme d’une mer d’huile, autant que le tien est empli de cette même résolution. Tout ceci, tout ce que vous avez vécu, les mois de séparation, les épreuves, tout en vallait la peine. Profondément.

« Vous êtes désormais uni par les liens sacrés du mariage, Castiel de Sombreflamme, duc de Sombreciel, et Alméïde de Sombreflamme, dame de Sombreciel. Alméïde de Sombreflamme. Cela sonne si bien, à tes oreilles. Tu as tout à fait perdu ton souffle, à ce moment de la cérémonie. Vous pouvez vous embrasser. » Vous foncez l’un sur l’autre, comme de pauvres êtres assoiffés devant une étendue d’eau, et vos lèvres s’unissent sous les applaudissements de tous les invités de votre mariage. Baiser d’amour, baiser furieux, et quelques sifflements amusés vous parviennent de la foule, et tu te détaches bien mal de la bouche de ta seconde épouse afin de prendre ton souffle, perdu depuis il te semble des jours. Votre baiser a un goût de sel, car sur tes joues, les larmes coulent sans retenue. « Je t’aime tellement. » Dans votre dos, Yvain entraîne vos témoins afin de signer le registre, que vous devrez également signer, afin d’officiellement clore la partie légale de la cérémonie, et d’entamer celle des festivités. Une immense fête, afin de distraire les esprits tourmentés de tous, afin d’oublier momentanément que la Chasse Sauvage cavale, afin de penser aux vivants, à ceux qui aiment, afin de vivre éternellement.


Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo




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Message Sujet: Re: La volonté à deux de créer l'unique   La volonté à deux de créer l'unique EmptyVen 2 Mar - 21:40

Elle se perd dans le noir de ses yeux, happée complètement par tout ce qu'elle peut y lire, submergée à la seule idée de pouvoir s'y plonger chaque jour, chaque nuit. Elle ne les quitte plus, encore ébahie de réaliser qu'après ce jour, elle pourra les contempler à loisir, au quotidien – en vrai, pas à travers son miroir ou uniquement l'espace de quelques jours, voire de quelques heures à peine. Non, cette fois, c'est pour la vie. Une vie à ses côtés, une vie à passer auprès de lui et partager cet amour qu'elle sent déborder de son coeur et envahir tout son être. Alméïde irradie d'un bonheur qu'elle peine à contenir ; au-delà de tous les malheurs et de toutes les peines qui se sont succédé au cours des derniers mois, il y a enfin ce désir si cher à son coeur, cet espoir qui se concrétise et qui l'emplit de joie. Ses yeux brillent, face aux siens, son sourire ne fane plus depuis l'instant où elle l'a vu, et chaque mot prononcé les rapproche un peu plus de cet avenir qu'ils pensaient autrefois improbable, impossible.

La cérémonie touche à sa fin et Alméïde ne retient pas la passion de son baiser, quand enfin ils peuvent s'étreindre. Durant un instant, la foule s'efface et il n'y a que lui ; ce n'est que lorsqu'elle reprend son souffle que ses joues se teintent d'un rose soutenu, qu'elle perçoit les quelques sifflements appréciateurs et les murmures de la foule. Sa main ne lâche plus la sienne et son regard accroche le sien.  « Je t’aime tellement. » « Je t'aime aussi. Si fort... » Ses doigts viennent cueillir les larmes sur sa joue, dans un geste tendre, et ils s'approchent enfin d'Yvain pour signer les documents qui attestent de leur union. Sombreflamme. Alméide de Sombreflamme. L'idée folle l'étourdit encore et elle a mal aux joues de tant sourire.

Dans la salle, les préparatifs se poursuivent. Le lieu de la cérémonie se transforme en salle de bal et les invités se rassemblent alors que le couple ouvre les festivités en partageant la première danse. Entre deux mélodies, on vient les féliciter et leur souhaiter une union heureuse – sexuellement active et fertile, également, à plusieurs reprises. Les rares moments qu'elle ne passe pas aux bras de son époux, elle parvient à partager une danse avec l'un ou l'autre des invités. Puis, la fête battant son plein, ils trouvent enfin un moment pour s'éclipser, loin des regards indiscrets. Quelques instants de calme, quelques instants intimes qu'ils attendaient avec impatience. Elle ne sait par quel miracle Castiel parvient à ne pas mettre feu une nouvelle fois aux rideaux, et ils en rient, les deux époux, lorsqu'ils rejoignent à nouveau leurs invités pour profiter de la fin des festivités. Leurs mains ne se lâchent plus d'ailleurs, ou pour quelques secondes à peine, tels deux jeunes amants incapables de se détacher l'un de l'autre.

Elle l'aime. Elle est sienne, comme il est sien et elle l'aime ; au coeur d'un continent où règne le chaos et la confusion, c'est une chose dont elle est certaine et c'est bien ce qui compte.


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