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 Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyJeu 8 Mar - 0:14

Noblesse • Savants



Apolline

de Sombrelune



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

Présentation



La cohue, les cris, le sang. Tout ça n'aide pas à la jolie Cielsombroise de retrouver un certain calme. Elle craint pour sa vie. Elle craint pour son visage si parfait et ses courbes si généreuses. Elle a besoin de quelqu'un qui la protégera de ces terribles assassins. La panique ne cesse de lui souffler sournoisement aux oreilles que bientôt son tour viendra et elle est prête à la croire, Apolline. Aussi, c'est avec l'élan du désespoir qu'elle tente de s'accrocher aux guerrières avant d'être arrêtée dans son élan par une Voltigeuse à l'air peu commode qu'elle connaît de vue et de réputation. Elle la regarde, sidérée, Apolline. La Cielsombroise se souvient qu'on lui en a dit surtout du bien mais vue la froide réplique qui franchit ses lèvres, elle en conclut qu'elle n'a pas beaucoup de jugeote. C'est plutôt embêtant compte tenu de son rôle. Elle comprend mieux le manque cruel de sécurité dans cette salle de couronnement. Assez offensée par une telle méfiance, la Cielsombroise en oublie un instant sa panique. Elle ne se rend donc pas compte à quel point son visage est important ? Elle a dû se faire éclabousser par des litres de sang pour être ainsi aveugle à une telle évidence. Apolline est sur le point de répondre mais déjà la Voltigeuse par vers d'autres cieux et elle se retrouve à nouveau seule, entourée d'une foule paniquée, et les guerrières et les enfants ont disparu. Quelle idiote, vraiment !

Très contrariée par ce retard et cette méfiance à son égard, la Cielsombroise marche précipitamment dans le sens inverse, espérant trouver une âme charitable qui prendra grand soin de sa gracieuse personne. Elle repasse devant la scène du carnage, tressaillant devant l'horreur qui s'étale sous ses yeux. Incapable de supporter la vision de Melbren, entouré de son duc et de sa famille, la poétesse détourne le regard. C'est trop d'émotion pour sa petite personne et son menton se met légèrement à trembler. Elle espère sincèrement que Melbren s'en sorte mais il ne voudrait guère qu'elle s'épanche en pleur. Il voudrait qu'elle sauve également sa vie. Et c'est exactement ce qu'elle compte faire. C'est sans compter une botte répugnante, sale et nauséabonde qui vient la percuter en plein visage, lui arrachant un réel cri de terreur. Sous le coup elle vacille, glisse dans une flaque de sang et se rattrape in extremis avant de salir sa somptueuse robe. Mais elle est sonnée, Apolline. Sonnée, effarée et persuadée d'avoir été prise volontairement pour cible par un des assassins.

-Ils veulent me tuer ! Au secours ! Aidez-moi !
hurle-t-elle alors en courant à l'aveuglette, les yeux embués par des larmes de douleur.



Spoiler:
 
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyJeu 8 Mar - 17:30

Phase 1 : Violence
Il a blessé, Richard, sans s'en rendre compte. Il a porté coup à la sultane sur qui il se serait bien vu cracher sans pour autant le faire. Il ne s'en souviendra pas, contrairement à elle. Sa promesse de bienvenu à Vivedune tiendra t-elle toujours ? Il a également fait mouche de sa botte ! Une Cielsombroise en a fait les frais et hurle, il aurait pu en rire, dommage que son esprit divague. En tout cas Astrid aura évité un sort identique grâce à l'arrivée de Tybalt pour bloquer ses convulsions.

Phase 2 : Insurgence
Les convulsions se sont enfin arrêtées après une minute et quarante-neuf secondes affreusement longues. Ses globes oculaires ont reprit place, mais ce n'est pas la signature de Richard le Harnois, féroce, intolérant, imposant, qu'on retrouve dans ceux ci. C'est un autre. Difficile d'expliquer. « Elle saigne. » Indique t-il trop familier, trop déplacé, presque vulgaire, à la femme en sang plus loin. Son observation est revenue en tout cas. « Pourquoi tu pleures ? » Lance t-il à Astrid, benêt, l'incompréhension dans le regard, le vide aussi. Enfin « T'es lourd. » lâche t-il à Tybalt qui se retire doucement, choqué. Sa tête se tourne et il soupire, il ne sent pas encore qu'il lui manque de l'énergie, il ne réalise pas. Pas encore. « Je veux m'asseoir là. » Indique t-il en regardant le trône avant de lorgner sur le sang et le corps inerte. « Il souffre. » Il regarde, inexpressif, sans sentiments, Octave et le carreau fiché dans son cœur. Il est mort. Ses yeux sont grands ouverts et sa bouche un peu aussi. Richard observe et puis, doucement, effroyablement, il reprend ses sens.

Phase 3 : Émergence
Son cœur tambourine, il marmonne et ses larmes coulent. Il n'a pas peur de ce qu'il voit, ce qu'il l’effraie et le met dans cet état, c'est l'oubli, le néant dans lequel il se trouve. Il sait qu'il connaît la personne qui gît par terre, il sait au fond de lui, mais ne revient pas sur son nom. La panique le prend. Il tente de bouger, mais n'y arrive pas, il a épuisé toutes ses forces pour l'heure à venir. Il ne comprend pas où il se trouve, il ne saisit pas la situation, mais il sait qu'il a mal au crâne et aux yeux. Des points bleus parsèment son front et des vaisseaux ont également explosés dans la couleur blanche de ses yeux. Il a aussi mal à la langue, il a mordu dessus. Et ses articulations, de partout, le font souffrir. Il manque de pousser un cri devant l'image qu'il reçoit. Il sent qu'il n'est pas seul. Il sent la crainte d'une autre entité, puis la compréhension et d'autres images se diffusent dans sa tête comme pour lui expliquer. « Adamante. » Oui. Ça lui revient. Doucement, ça revient. Mais les cris alentours ne l'aident pas à se concentrer sur les informations multiples qui l'envahissent. Il tourne ses yeux embués vers la duchesse de Valkyrion sans pour autant revenir sur son nom. Il ne met pas non plus le doigt sur celui de celle qui saigne. Par contre, il arrive à saisir le lien qui l'uni au jeune homme grâce à Adamante. « Mon fils. » Dit-il en regardant Tybalt tout en sachant que quelque chose le gêne. « Non. » Ajoute t-il en pinçant les yeux. Il ne doit pas dire ça, il ne sais plus pourquoi, mais il ne doit pas. Il souffre de ce vide, de cette incompréhension, ça lui donne la nausée, le tournis. Alors il penche de nouveau la tête vers le corps inerte, pour se concentrer sur ça, c'est important. Ce corps est la clé. La clé pour comprendre tout. Couronne. Musique. « Octave. » Ça lui revient doucement. « Sa majesté. » Il doit faire vite, il doit agir, il doit faire quelque chose, il veut faire quelque chose, il gesticule un peu, mais on le retient. La panique et son devoir le submergent. Le désespoir aussi. Il n'a d'yeux que pour le corps. « Je dois aider. »

hrp:
 


Dernière édition par Richard le Harnois le Jeu 8 Mar - 20:57, édité 4 fois
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Anthim d'Erebor
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyJeu 8 Mar - 18:47

La froide déclaration du duc d’Erebor avait laissé place à la chaleureuse proposition de son épouse, plus douce et plus mesurée qu’il ne l’avait été en adoucissant le propos tenu, les accusations portées non pas au jeune empereur lui même mais à la couronne Ibéenne dont il était le représentant. Et même si tout cela est inattendu, éveillant colère et regards surpris, Anthim apprécie néanmoins les paroles d’Octave, incertain et inquiet, mais ne refusant pas moins la demande qui n’en était de toute façon pas une. Les erebiens sont cependant invités à rester et à ces paroles, le sultan du Sable et du Roc accepte, sans plus un mot, le regard peut-être légèrement adouci à l’intention du jeune homme. S’ensuivent les autres ducs de l’empire venus prêtés allégeances ou non à leur tour, quémandant faveurs et conditions, ce qui ne surprend guère Anthim. Mais rien ne laissait présager que le pire allait arriver. Car alors que la demande Castiel de Sombreflamme laisse peser un doute quant-à l’allégeance à venir de Hjalden,  les choses s’emballent pour ne devenir qu’un instant de chaos. C’est un instant trop tard qu’Anthim voit le jeune Melbren de Séverac se précipiter vers Octave. Dans la cohue instantanément née, il n’attend pas une seconde pour attraper sa femme et la protéger de l’horreur et du massacre, lui même veillé par la Voltigeuse de Sombregemme.

Seul un second carreau d’arbalète frappe à nouveau, en plein cœur cette fois du jeune empereur qui s’effondre sans un mot, sans un cri, sans comprendre que la mort est venue le cueillir.

Comment tout cela a-t-il bien pu se passer ? Comment la sécurité avait-elle pu être déjouée de nouveau, donnant ainsi en pâture un jeune homme à Sithis ? Incapable d’analysé la situation, assailli par le chaos ambiant des lieux, c’est tardivement une nouvelle fois qu’Anthim se rend compte que son épouse s’est échappée de la protection de ses bras pour filer entre la foule et disparaître de sa vue. Dans la cohue, les cris résonnent, la peur se fait soutenue et pourtant, c’est comme si distinctement il avait entendu la voix de sa sœur, annonçant l’évidence pourtant si désespérément terrible : Octave est bel et bien mort. Et même s’il n’avait point donné son allégeance à ce jeune homme, la nouvelle n’en était pas moins d’une horreur absolue et d’une profonde tristesse. Si jeune, si innocent, fauché sans raisons apparentes. Ou du moins, pas si évidente. Car en parcourant cette foule perdue, c’est presque instinctivement que le regard du duc se pose sur l’ambassadeur de Bellifère, pas si loin de lui, mais présenté à son regard comme possible coupable du malheur qui vient d’arriver. Lui, ou surtout le nouveau duc venu sur le trône en évinçant le précédent absent. La coïncidence semble trop grosse et l’idée ne peut s’effacer de l’esprit du duc. Oh bien entendu, il n’accuserait pas sans raisons ni preuves, mais le doute était permis, dans cette débandade pleine de folie.

« Anthim… ? »

C’est à peine s’il entend ce filet de voix qui l’appelle et pourtant, c’est ce qui le fait sortir de ses pensées, dans l’effervescence de l’instant. Shéhérazade, qu’il avait perdu un peu plus tôt et qu’il aperçoit tout à coup, entre les gens qui se bousculent. Non loin du maréchal de Serre, dans un état des plus chaotique lui aussi. Poussant les gens et se frayant un chemin jusqu’à son épouse, il s’assied près d’elle et la prend dans ses bras, remarquant le sang qui dégouline sur son visage, la plaie légère qui rougie son front, au dessus de son œil.

« Qu’est-il arrivé ? Qui t’a fait ça ?! »

Il est inquiet, de la voir ainsi mal au point et perdue, sa chère Shéhérazade. De la manche de son beau vêtement, il commence à éponger le sang qui coule, cherchant à voir dans le regard de sa femme autre chose que l’étourdissement.

Spoiler:
 






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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyJeu 8 Mar - 22:52

Ibélène • Noblesse



Maximus

de Rougeheaume



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

Présentation



La pagaille autour d’eux était totale. Maximus en avait la forte impression, et c’était presque comme s’il revivait le chaos confus d’un assaut – car Crisinthe allait main dans la main avec Sithis et Kern sur les champs de bataille, dans une promenade dangereuse. L’ancien soldat, au corps brisé par le ravin et par la malchance, était pourtant bien assez grand pour permettre d’offrir un rempart, un repère. Quelque chose, pour mettre en confiance les autres. Dans son esprit, il lui fallait protéger ceux qu’il considérait comme des civils : ces hommes et ces femmes, perdus dans la tempête et dans la peur.
Comme cette Erebienne, devant lui, qu’il avait redressée avec douceur. Il l’observait, en face de lui, sentant bien sa poigne sur sa propre main. Terrorisée. Elle était terrorisée, de cette peur angoissante qui coupait les mots et qui brûlait l’esprit. Elle ne semblait plus pouvoir parler, et son souffle irrégulier soulevait ses épaules en des saccades irrégulières – sanglots d’angoisse, où la respiration cherche à s’échapper. Il ne bougea pas, conscient qu’elle ne serait pas excessivement rassurée par une présence trop proche. Elle avait besoin d’être rassurée.
Sa voix se fit calme, dans le tumulte. Posée, juste assez forte pour qu’elle puisse l’entendre et se focaliser dessus. Il la regardait avec bienveillance. Il ne lui ferait rien, c’était une promesse, si jamais elle avait eu peur de lui. « Regardez-moi. Ca va se calmer, autour. Tout a une fin, même la panique. Elle se calmera en vous aussi, si vous la laissez s’échapper. » Des souvenirs de cette nuit où il avait frôlé la mort, de l’angoisse et de la douleur dans sa poitrine. Corps en miettes. Le cadavre de son cheval avec lui.
Odeur de mort.
Comme celle planant autour d’eux.
« Bientôt, nous pourrons sortir. Les portes s’ouvriront, et nous serons à l’abri. Pour l’instant, il faut que vous vous concentriez sur vous. » Repousser les images qui affluaient dans sa tête. Repousser les cris, autour. « Juste vous. Votre souffle. Ma voix. Videz votre esprit, il n’y a plus rien que ce que vous entendez et ce que vous sentez. Pas de souvenirs, pas de futur imaginé. » Il lui sembla qu’elle se calmait, bien qu’elle fut solidement accrochée à lui. Il n’y voyait pas d’inconvénient.
Une civile de plus, à sauver. S’il ne pouvait prendre les armes, il aurait les mots.

Il ne la quitta du regard qu’une seconde, quand un de ses hommes se présenta, poussé là par la marée humaine. « Qu’est-ce qu’on fait ? Tous, nous sommes venus sans armes, par respect, Maximus. Et maintenant… »
Il tourna la tête, légèrement. Sa main sur la jeune femme exerça une légère pression. Il était là. Il ne la lâchait pas.  « Tente de calmer les plus affolés, que personne ne commence à frapper sur les autres.
- Même les femmes ? »

L’ambassadeur ne répondit pas. Un soupir.
Une autre pression sur la peau de l’Erebienne. Il ne bougerait pas. « Et garde un œil sur Valkyrion. Je ne crois pas aux coïncidences. » murmura-t-il, alors que le Belliférien s’éclipsait. Il irait sans doute aider les hommes, plus prompts à la violence. Ou peut-être relèverait-il des femmes qui tentaient de fuir, hurlantes et affolées, persuadées de mourir.

La discussion avait duré à peine une minute. Moins, même, vu le ton empressé du noble guerrier par rapport à celui, posé, de Maximus.
Maximus s’en foutait, pour l’heure. Il était de retour à fixer la jeune, lui offrant un modèle presqu’immobile. Depuis le début, ses pieds étaient solidement ancrés dans le sol. Il n’avait pas bougé. Régulièrement, il appuyait un peu.
« Vous n’êtes pas seule, dame. Vous allez surmonter tout ça. » Il eut un sourire, presque rassurant. « Vous retrouverez la délégation bientôt. Rien ne presse. Il faut que vous vous sentiez calme. »

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#5E0021
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Melbren de Séverac
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyVen 9 Mar - 14:18

La première chose que tu vois en rouvrant les yeux est Castiel. Tu te demandes l'espace d'une micro seconde la raison de son agitation. Puis la douleur déferle à nouveau sur toi et tu te rappelles ta tentative de sauver Octave du carreau d'arbalète. Ton sang partout – pas que ton sang. La panique se niche de nouveau au creux de ton cœur et il n'y a bien que le sourire tendu de ton frère qui te permet de ne pas y céder totalement. « Pas moi, voyons, lui. » Tu n'as aucune idée de ce dont il parle, la confusion régnant sur ton esprit, tes pensées rendues peu cohérentes par l'emprise de la douleur.

« Que dirais-tu d’un Voltigeur, comme premier parti à rencontrer, mon frère ? » Tu ne comprends pas. Impossible de relier ses paroles à la situation actuelle. Aux mains d'Alméïde qui s'occupe de ta blessure. Au sang autour de toi. Au brouhaha ambiant qui t'est à présent audible. Trop de sons. Trop de voix. Trop de souffrance. « Tu m’avais parlé du fessier d’un certain Aigrépine… Es-tu certain qu'il n'a pas changé d'avis, au sujet des hommes ? » Bastien ? Qu'est-ce que Basien vient faire là-dedans ? Tu tentes de te concentrer, tu fais l'effort de démêler ses paroles pour pouvoir lui répondre, pour ne pas lâcher prise. Peut-être que ce sujet, trivial au vu des circonstances, t'aidera à rester là. Peut-être qu'il aidera Castiel de la même manière.

Tu fermes les yeux un instant, tu déglutis difficilement et tu prends sur toi. Tu prends sur toi pour repousser la panique, pour ne pas chuchoter ce qui te passe par la tête. Pour ne pas demander à Castiel de ne pas t'abandonner. Pour ne pas demander si le reste de ta famille va bien sous peine de réellement te perdre dans les méandres de ton esprit. « Je… pens… pas, mal, malheureus'ment... » Puis soudain, une silhouette se décale et entre partiellement dans ton champ de vision. Bastien. Si tu avais pu, tu aurais ri. Bien sûr qu'il est là pour entendre vos paroles. Cela te rappelle un instant l'été dernier, sur le trajet jusqu'à Roc-Epine. Et tu n'es pas sûr que penser à ces événements qui ont presque amené ta mort est une bonne idée.

Tu reportes ton attention sur Castiel quand un gémissement de douleur t'échappe. « Tu… » Un micro rire t'échappe, mais il tire sur différents endroits auxquels tu préfères ne pas penser et tu l'interromps brutalement. « … veux vrai… ment me, me caser… » Tu tournes un peu de l'œil, mais ta prise se raffermit sur la main de Castiel, comme une ancre au milieu de cet océan de chaos. Et tu restes là, malgré tout. Tu prends ça comme une victoire.

Spoiler:
 



Melbren #531E57 – Lichen #A3581B
















Dernière édition par Melbren de Séverac le Dim 11 Mar - 3:18, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyVen 9 Mar - 15:10

Astrid rompit sa véhémence auprès du Maréchal, ses yeux inquiets fixés sur la sultane. Cette dernière ne l’avait pas entendue. Elle avait espéré que la jeune femme n’avait pas été plus sonnée que ça mais son regard étourdi en disait long. Sa blessure était superficielle mais le choc avait été certain. Malheureusement, elle ne pouvait pas abandonner le chevet de Richard qui commençait justement à sortir des limbes, en mode complètement désorienté. Les drames allaient-ils continuer à se poursuivre ? Tout le monde ne semblait avoir qu’une idée en tête, créer le plus de panique possible afin que la situation empire. La duchesse ne savait plus quoi faire.

- Doucement, Maréchal, l’interrompit-elle lorsqu’elle qu’il commença à émerger. Son air hagard l’inquiétait. Était-il présent ? Maréchal ? réitéra-t-elle. Sa remarque suivant concernant l’état de la sultane finit de perdre Astrid. Richard n’était plus en état de quoique ce soit… Et sa question suivante lui arracha un bref sourire. Qui aurait cru voir un jour cet homme si déboussolé ? La suite de ses divagations lui fit perdre les lambeaux de son sourire, lui rappelant le drame qui venait de fraîchement se dérouler sous leur yeux. Octave ne souffrirait plus jamais… Vous divaguez, Maréchal… murmura-t-elle.

Alors qu’elle allait tenter d’aider Richard à y voir plus clair, Astrid repère brusquement Anthim qui se dirige à vive allure vers eux, se frayant hargneusement un passage dans la foule. Elle redoute déjà la colère du sultan, certes tout à fait légitime face à l’état de sa première épouse, mais ils n’avaient pas besoin de ça à cet instant. La panique de la foule semble s’accroître, encore et encore. Elle entend d’ici hurler une femme qu’on veut la tuer. Était-ce vrai ? Peut-être, peut-être pas… Elle ne pouvait le savoir d’ici. Tout ce qu’elle savait c’est que si l’assemblée ne se calmait pas, les morts innocentes allaient bientôt s’empiler.

- Tybalt, restez auprès de Richard. Expliquez-lui la situation, commanda promptement la duchesse alors qu’Anthim venait d’arriver auprès de Shéhérazade et que Richard commençait à parler de son griffon.

Vivement, la jeune femme kyréenne se redressa pour rejoindre aussi vite que possible le sultan et la sultane d’Erebor. Sa robe devait avoir flotté dans le sang plus que de raison vu l’allure écarlate qu’elle avait pris mais ça ne la préoccupait pas.

- Anthim, calmez-vous… Souffla-t-elle avec douceur alors qu’elle s’asseyait près d’eux, posant avec délicatesse une main sur l’épaule de la sultane pour lui faire savoir qu’elle était là. La sultane s’est pris un mauvais coup en tentant de calmer le Maréchal de Serre. Inutile de lui mentir ou de lui cacher la vérité. La blessure est superficielle, ne vous inquiétez pas, la sultane est seulement sonnée...

Évidemment, cela ne change rien qu’avec la terreur ambiante, Shéhérazade en avait certainement pris plus que son compte et Astrid elle-même peinait à garder son sang-froid, les larmes encore fraîches qui avaient coulé se rappelant sans cesse à son propre sentiment d’impuissance. Néanmoins, elle sortit un épais mouchoir caché dans son bustier et s’adressa à la sultane avec le ton le plus apaisant possible (difficile dans les circonstances affolantes autour d’eux…).

- Dame Shéhérazade, gardez pressé ce mouchoir contre votre blessureCela vous évitera de trop saigner et vous y verrez un peu plus clair

Se faisant, Astrid l’aida en premier lieu et pressa d’abord elle-même avec douceur le mouchoir contre l’arcade sourcilière de la sultane. Son sourire se voulait encourageant mais personne ne pouvait faire abstraction de l’état critique de la situation…

Résumé :
 
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptySam 10 Mar - 9:49


Tout était allé trop vite. Melsant s'était rapproché des siens, alors que ce couronnement prenait une allure qui ne lui plaisait pas vraiment. Et malgré la présence des Voltigeurs, la proximité de Melsant et Bastien, rien ne put empêcher la main du destin de se refermer sur le cœur du jeune Empereur... pas même l'intervention héroïque de Melbren qui tenta une première fois de dévier le trait en se mettant sur sa trajectoire... Interdit, Melsant observa la scène, comme un ralenti dont il était le spectateur. L'homme de devoir qu'il était se retrouva partagé avec le frère... Et son premier élan fut pour son frère, à terre, alors qu'une fleur de sang s'épanouissait sur ses vêtements. Et pourtant, il était un guerrier, un vétéran et son œil aiguisé capta un mouvement plus haut. Il hésita... Une poignée de secondes... laisser son frère dans cet état... Pour Octave, il était trop tard. Mais que pouvait-il faire de plus que tous ceux qui entouraient Melbren ? Rien. Il n'était pas médecin, il n'avait pas le pouvoir de sauver quelqu'un de la mort... Mais il avait celui de la venger. Il échangea un bref regard avec Bastien qui saisit son hésitation et l'assura qu'il veillerait sur les siens. Il n'en fallut pas plus pour que Melsant se rue à travers la foule pour essayer d'intercepter la silhouette en fuite.

Mentalement, il demanda à Soie de surveiller les sorties du palais. Elle et les autres griffons. Elle saisit l'urgence... Et l'inquiétude de son Voltigeur qui avait encore le corps de son frère couvert de sang. Il tenta de la rassurer, lui ordonnant fermement de surveiller le palais. Il s'engagea vers la porte de gauche. Grâce n'avait pas manqué de réagir, ordonnant la fermeture des portes, mais de Melsant, elle n'avait pas à se méfier, une confiance aveugle les liant et il se faufila, quittant la salle du couronnement alors que c'était la panique, rendant sa course plus laborieuse qu'elle n'aurait du. Des gardes, intrigués par cette course soudaine lui emboîtèrent le pas... grand bien leur fasse, s'ils suivaient la cadence infernale d'un frère en quête de réponses. Ou de vengeance. C'était une course effrénée à travers le palais que le Voltigeur connaissait relativement bien. Comment sortir de là ? L'assassin allait-il tenter de s'échapper ou bien se cacher en attendant que cela passe ? Était-ce un employé du palais ? Quelqu'un qui avait ses entrées ici et passait donc totalement inaperçu en temps normal, qui n'avait qu'à cacher son arme et reprendre le cours de son existence comme si de rien n'était ?

L'esprit de Melsant bouillonnait alors qu'il se retrouvait à l'étage, cherchant son homme (ou sa femme, après tout, les assassins n'étaient pas que masculins). Tout s'était enchaîné bien trop vite. Il n'avait pas vu qu'ils étaient deux malheureusement. Il ordonna aux gardes de fouiller, de ne laisser personne s'enfuir de cet étage, bloquant les issues. Soie volait autour du palais, près des fenêtres, indiquant ainsi à son Voltigeur l'homme qui courait, guidant Melsant et lui permettant de prendre un autre chemin afin de se retrouver face à l'agresseur. Si les arbalètes étaient meurtrières, elles étaient plus longues à charger que de dégainer une épée. Derrière l'homme, des gardes accouraient. « Pourquoi assassiner l'empereur ? Qui est derrière tout ça ? » Le ton était dur, froid, alors que Melsant bouillait de l'envie de le tuer.  L'homme laissa tomber son arbalète et se fendit d'un sourire de mauvais aloi. Sans crier gare, il porta la main à ses lèvres et ingéra quelque chose. « NON ! » Trop tard... L'homme s'effondra, convulsa quelques secondes, malgré les efforts de Melsant pour tenter de le faire vomir et recracher le poison en enfonçant les doigts dans sa gorge. Et il resta agenouillé sur le sol, plein de rage, avec le cadavre. Peut-être en apprendraient-ils plus en examinant le corps...

Spoiler:
 


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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptySam 10 Mar - 19:04

Anthim, calmez-vous…

Ce murmure, cette voix qu’il connaît, il n’est pas certain de l’entendre immédiatement ni de percevoir le sens des paroles. Le brouhaha ambiant et son attention entièrement portée sur Shéhérazade, c’est à peine s’il fait attention à Astrid, venue pourtant l’aider à éponger le sang coulant de la petite plaie. Ce n’est pas bien grave, il le devine, mais il ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour elle, sa sultane qui ne connaît pas grand chose au monde et qui s’est retrouvée du jour au lendemain projeté dans cette folie. La manche de son vêtement, pourtant richement brodée n’est plus qu’un amas de tissu gorgé de sang. Et puis il voit la main de la duchesse de Valkyrion se poser sur Shéhérazade, le rappelant à cette réalité chaotique. Son regard bleu se pose sur son amie, mais les paroles ne l’incitent guère à se calmer et mécaniquement, le sultan tourne un regard hargneux en direction du Maréchal de Serre. Peu lui importe presque de savoir qu’il n’allait pas bien, la seule chose qu’il retient, c’est que le sang de son épouse a coulé sans raison.

« Il faut nous méfier des Bellifériens. »

Dit-il en se retournant à nouveau vers Astrid, laissant échapper ses doutes dans un murmure que seule elle et sa sultane sont en mesure d’entendre. Il sait que ce n’est certes guère judicieux d’instaurer un climat de paranoïa plus lourd que celui qui est déjà là, mais l’idée ne parvient guère à s’échapper de son esprit. Même en tentant d’éponger le sang de son épouse, il ne peut oublier la scène qui vient de se dérouler sous ses yeux et la coïncidence terrible avec la prise de pouvoir de ce Guillaume de Brumecor en Bellifère.

« Ils ont déjà su évincer Martial, l’ambition de leur duc n’est peut-être pas une simple rumeur... Son absence d’aujourd’hui n’est peut-être pas anodine. »

Oh Astrid est une bonne oreille pour écouter, mais il sait aussi qu’elle n’est pas femme à juger comme lui le fait, assez justement. Elle aime à laisser des chances – trop peut-être – là où il est plus intransigeant… Bien sûr en l’instant, il posait la méfiance, mais il n’accusait pas encore entièrement les bellifériens d’être la cause de ce meurtre. Il estimait juste la coïncidence bien trop évidente pour l’ignorer. Mais il sait aussi, Anthim, que si lui même en était venu à ces conclusions, d’autres parviendraient à de nouvelles idées. Comme par exemple… accuser les erebiens d’être les coupables de cet attentat. Après tout, la scission d’Erebor faisait d’eux de merveilleux bouc émissaire.  

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptySam 10 Mar - 20:16

Je tournais la tête vers la femme qui venait de m'accoster. Une dame plutôt élégante, mais son regard déterminé m'indiqua qu'elle n'avait rien de ces dames de la noblesse qui aimait à se pavaner. C'était une combattante, une femme forte, et je su dés le premier regard que je pouvais lui faire confiance. Elle me dit que mon fils Rudolf devait rejoindre les Skjaldmös, car celles-ci avaient pour mission de mettre tous les enfants à l'abri. J'hochais la tête et tout en me penchant vers mon garçon, je lui demandais de suivre l'une de ces guerrières, qui passait en compagnie d'un groupe d'enfant. Je lui conseillais de rester auprès d'elles et de ne s'éloigner sous aucun prétexte. Je lui fis la promesse que je viendrais le récupérer. Rudolf me regarda avec de grands yeux ronds, redevenant cet enfant craintif, mais rêveur, qu'il avait été avant son entrée à l'Académie. Pour le rassurer, je lui soufflais à l'oreille que ça serait sa première grande aventure et que, s'il se montrait courageux, il ferait sans doute un très bon Voltigeur. Son sourire me fit chaud au cœur. Je l'embrassais sur le haut du crâne et le regarda rejoindre une des Skjaldmös. Je ne le quittais pas des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse. Quelque peu rassuré, je remerciais la femme et lui demandais :

"- Que va-t-il se passer maintenant ?"

J'avais compris que les adultes devaient rester. Et je frissonnais quand je me dis qu'Elanin devait être encore à l'intérieur de la salle. Je la cherchais du regard, essayant de me rassurer. Elle devait être en compagnie de la délégation kyréenne. Je savais par ses lettres qu'elle s'était fait quelques amies au sein de la noblesse, et j'espérais sincèrement qu'elle soit avec l'une d'elles en ce moment. J'avais encore le souvenir cuisant de sa disparition dans cette autre réalité où j'avais du épouser une jeune fille de l'âge d'Elanin. Rolf, toujours aussi pâle, posa une main sur mon épaule. L'intervention de la femme ne l'avait pas détourné de la conversation que nous venions d'avoir. D'ailleurs, en parlant de cette conversation, est ce que cette femme l'avait entendue ? Il y avait des chances. Bah, étant donné la situation, je me doutais bien que chacun allait essayer d'accuser l'autre. Chaque duché allait montrer du doigt son voisin, estimant qu'il avait sa part de responsabilité dans la mort d'Octave. Je déglutis. Si Valkyrion tombait, Ysgramor pourrait survivre pendant quelques temps, du fait de son éloignement, mais il finirait par subir le même sort, j'en avais la certitude. Rolf me souffla à l'oreille qu'il avait du mal à croire en mes accusations, car il verrait mal Castiel commettre un tel acte. Je lui répondis sur le même ton :

"- Qu'est ce que tu en sais ? Tu ne connais qu'un cielsombrois, et vois où sa fréquentation t'a menée. On ne peut pas leur faire confiance.

- Mais...

"Pas un mot de plus. Ce qui va suivre ne dépendra pas de nous. Nous ne sommes que de simples pions que la haute noblesse place sur son échiquier. Nous n'avons pas la moindre importance pour eux. Je te demande juste d'être prudent." Je me tus un instant, chercha une nouvelle fois Elanin du regard et repris : "Je n'ai fait que t'exprimer mon point de vue fils, mais je ne tiens pas à ce qu'il soit entendu par tous. Gardons les yeux et les oreilles grands ouverts, mais la bouche restera fermée. "

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Bastien Aigrépine
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptySam 10 Mar - 21:28

Je retiens un soupir de soulagement quand j’entends Melbren prononcer le nom de Castiel, essayant vaguement de garder un visage aussi neutre que possible alors qu’Alméïde s’occupe de lui. Je n’aime pas toute cette agitation et j’ai comme le sentiment que ça ne va qu’en empirant en vérité. Je rends son sourire sans y penser à mon duc, essayant sans grand succès de réfléchir aux différentes options pour les mettre à l’abri. Si tant est que la chose est possible. Je tousse un rire quand il reprend, secouant la tête avant de me figer quelques secondes quand j’entends mon nom. Je suis sur le point de souligner l’incongruité de la scène quand Melbren prend de nouveau la parole.

Au moins, ça veut dire qu’il est en état de le faire et c’est le plus important. J’essaie de ne pas songer à la dernière fois où je l’ai vu dans un état proche de la mort et je souffle, d’un ton taquin, même si mon regard ne se fait pas aussi rieur que d’habitude. « Le voltigeur Aigrépine vous remercie de l’intérêt porté à son fessier votre grâce. Et quant à savoir si j’ai changé d’avis ou non, ça il faudra le demander quand tu seras en état d’aligner plus de deux mots correctement Melbren. » L’espace d’une seconde, d’une toute petite seconde, j’en ai presque oublié la crise que nous sommes en train de vivre. Et c’est bien pour ça que notre duc a pris la parole je suppose.

Je fronce les sourcils au gémissement de douleur que Melbren laisse échapper et je me retiens difficilement de demander à Alméïde de faire au mieux. C’est déjà ce qu’elle est en train de faire de toute façon. Je détourne les yeux, sentant mes mâchoires se crisper bien malgré moi et je souffle, bien malgré moi. « Je n’aime guère vous savoir autant à découvert. Les esprits sont en train de s’échauffer et ça ne me dit rien qui vaille. » Je sens toujours la présence d’Ortie qui continue de voler avec les autres griffons, alors que je demande ce que devient Melsant, s’il a réussi à rattraper l’un des assassins et ce qu’il a pu devenir. Et j’essaie d’éteindre cette bouffée d’inquiétude qui ne fait que se rajouter au reste alors que sa silhouette ne réapparaît toujours pas dans les environs. A quel moment est-ce que cette foule va vraiment commencer à paniquer au point d’en devenir totalement incontrôlable ? Déjà que là, ça n’est pas particulièrement glorieux, mais je devine sans problème que les choses peuvent empirer.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyDim 11 Mar - 3:17

Le choc a été grand, et Shéhérazade tremble encore un peu dans les bras d’Anthim, peinant à enchaîner logiquement le déroulement des événements. L’atmosphère est tendue, le chaos est partout : l’on court, l’on crie, l’on pleure, et l’univers entier semble avoir succombé à la terreur. Elle s’agrippe à son époux, la sultane tourmentée, tâchant de concentrer ses pensées. « Le-le maréchal. Il est… malade, je crois… il s’est débattu. Son coude a-a frappé mon sourcil… » Hébétée, elle ne remarque pas tout de suite l’arrivée d’une tierce personne – une main sur son épaule, une voix douce à son oreille ; et docilement elle obéit à la consigne donnée d’appuyer le mouchoir offert sur sa plaie qui saigne abondamment.

L’on parle, près d’elle ; et finalement elle parvient à identifier la duchesse de Valkyrion, Astrid, comme l’âme charitable qui tente d’endiguer le flot de sang qui dévale son visage. « Je vous remercie, ma dame. » murmure-t-elle lorsqu’Anthim se tait après avoir exprimé ses doutes. Doutes que Shéhérazade partage – le nouveau souverain de Bellifère aurait-il des ambitions encore plus élevées qu’une simple couronne ducale ? Il faudra qu’ils en discutent, de sultan à sultane, loin des oreilles indiscrètes. Pour le moment, il faudra surtout sortir de là en vie – si des assassins ont réussi à atteindre le tout nouvel empereur, personne n’est à l’abri, et le cœur tendre de la souveraine frémit quelque peu. « Je veux rentrer chez nous. » chuchote-t-elle, à l’intention de personne, juste pour elle. Le harem lui semble soudain un havre de tranquillité : au moins, il était possible de négocier avec les harpies qui le peuplaient, avant qu’elle ne profite de son statut de nouvelle sultane pour les en expulser. Une lance de douleur pulse à travers son front, et elle retient un gémissement étranglé. Même dans l’adversité, elle se doit de rester fort – pour Erebor, pour Anthim, pour sa propre fierté. « Tout cela est insensé. »

Pourquoi tuer Octave ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi lui, et seulement lui, quand pléthore d’autres souverains sont rassemblés ? Autant de questions sans réponse pour le moment. Il ne reste plus qu’à espérer que les troupes lancées aux trousses des assassins auront rassemblé des informations…

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyDim 11 Mar - 4:35

Le sang coule et coule encore. Il imbibe ses vêtements, il vêt sa peau d'écarlate, colle à la chevelure du baron. Alméïde s'efforce de ne pas songer à tout ce sang perdu, à tout ce qu'il pourrait signifier, à la gravité de la blessure. Elle ne pense qu'à stopper ce flot ininterrompu et empêcher le pire en attendant de pouvoir réellement l'examiner et le soigner convenablement. Car ainsi, agenouillée dans cette étendue de carmin, il est difficile de faire mieux qu'un pansement de fortune.

« Ca vous sera peut-être utile. Je ne bouge pas de là, le temps que nous puissions le transporter pour le mettre à l’abri. Vous serez en sécurité. Prenez le temps qu’il faut. » Elle ne l'avait pas vu approcher, mais Alméïde adresse un sourire plein de reconnaissance au Voltigeur qui lui tend sa veste. « Merci. » souffle-t-elle, hochant la tête avant de se concentrer sur Melbren. Son beau-frère reprend doucement connaissance, les paroles de Castiel semblent faire un peu effet – pour l'un comme pour l'autre. La panique est endiguée pour le moment et elle perçoit leurs échanges d'une oreille distraite. Déjà, elle utilise le tissu de la veste de cérémonie pour faire un bandage plus solide qui semble mieux tenir. Elle parvient même à secouer la tête en entendant leurs inepties, un bref sourire visible sur ses traits avant que la concentration ne reprenne le dessus. Au même moment, Madeleine revient à ses côtés pour lui signaler qu'un garde était allé chercher de quoi s'occuper des blessés et elle la remercie chaudement.

« Je n’aime guère vous savoir autant à découvert. Les esprits sont en train de s’échauffer et ça ne me dit rien qui vaille. » Alméïde finit d'assurer le bandage de fortune et relève les yeux, réalisant pleinement ce qu'il se passe autour d'eux. Son regard se porte pourtant sur Melbren, avant de s'emparer de sa main libre et de la serrer doucement. « Restez tranquille, j'ai pu arrêter le saignement mais ça ne tiendra pas si vous bougez trop. Quand les choses se calmeront, nous irons vous installer dans un endroit plus calme et je m'occuperai de vous convenablement. » Sa voix est à peine audible dans le brouhaha ambiant. Elle lève alors les yeux vers le Voltigeur – Aigrépine, si elle a bien saisi ? « Pourrez-vous m'aider à le transporter, lorsque la situation le permettra ? » L'idée de le savoir allongé sur un sol baigné de sang l'horrifie. Elle n'ose d'ailleurs pas regarder en direction de l'empereur, tant la situation la dépasse. Elle préfère se tourner vers Castiel et lui adresser un sourire qui se veut rassurant ; son frère s'en sortira.


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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyDim 11 Mar - 5:22

Immobile, la gitane s’était contentée de le dévisager en silence pour tenter de retenir le sérieux et le calme qu’il inspirait. Il ne s’était pas dérobé à l’approche de sa peur, et sa poigne sur sa main d’homme ne s’était pas vue être repoussée. Lorsqu’il prit parole pour l’intimer de ne pas le quitter du regard, Astarté cilla à peine, déjà convaincue que sa survie en dépendait. Le regarder et respirer. Laisser la peur s’échapper. Elle inspirait difficilement mais profondément, avec cette impression désagréable que son propre corps rejetait cette bouffée d’air.

Il lui promettait l’ouverture des portes. Il lui promettait une sortie. Un abri. Elle ne devait que se concentrer sur elle, qu’il lui disait avec ce calme déroutant. ...Et Astarté souhaitait bien le croire. Impuissante, le regard vitreux, elle s’efforçait à respirer malgré la douleur, malgré sa gorge qui se serrait, malgré le chaos ambiant. Au loin, les pleurs caractéristiques d’une jeune femme. Là-bas, la silhouette massive d’un garde maintenant une issue obstinément fermée.

Juste elle. Juste son souffle. Juste sa voix apaisante.

Elle le croyait, la timide joaillière. Rapatriant sa concentration sur sa poitrine qui se soulevait, sur lui, immobile dans cette scène de folie, Astarté parvenait à dompter son souffle malade. Son coeur était toujours agité, toutefois, et bien que le rythme n’était plus désordonné, les pulsations s'enchaînent  à un rythme effroyable. L’arrivée impromptue d’un homme, un étranger, la fit sursauter malgré elle. La présence du Belliférien ne suffisait pas. Pas tout à fait. Ses peurs semblaient toutes prêtes à s’emballer à nouveau, à imposer une impression de mort imminente à la gitane, mais il ne bougeait pas. Maximus s’obstinait, faisait même pression sur sa main. Il ne la laissait pas.

Se laisser aller. Juste un peu. Astarté soupira, autant par soulagement que pour approfondir son souffle. Si elle respirait toujours, si son coeur semblait se remettre péniblement, une profonde lassitude l’enveloppait désormais. Comme si son corps avait livré lui-même un combat contre les assassins, comme si son esprit avait été pris d’assaut par les traits d’arbalète.

- Vous… Vous êtes ...un chêne.

Bellifère était très certainement le duché le moins invitant d’Ibélène : aride, peuplée d’êtres odorants violents et d’animaux tout aussi odorants et tout aussi violents. Si le duché de la Guerre n’inspirait que dégoût et méfiance à la gitane, il fallait avouer que Maximus avait quelque peu adoucit son ressentiment. Il représentait à lui seul le Chêne symbolique de ce duché difficile. Et il ne semblait pas prêt de la ravir. L’idée que les issues fermées compliquent un enlèvement n’avait heureusement pas effleuré l’esprit de la joaillière.

Un regard aux environs lui permit de comprendre que plusieurs minutes manquaient à sa mémoire. Sa sultane, non loin, était couverte de sang. Anwar semblait s’être volatilisé. Elle avait même perçu la princesse d’Erebor agenouillée près d’un cadavre. Sentant l’accablement l’étreindre de plus en plus et la fatigue amenuiser ses réserves, Astarté reposa son regard de chat sur son captif. Celui qui résidait sous sa main crispée.

- Ne m’abandonnez pas… S’il vous plaît.

Une voix chantante teintée de supplication. Il lui semblait avoir à nouveau six ans et se retrouver devant Solal Aluddin. Nul fureur, dans ce regard là, toutefois. Qu’un calme apaisant. Comme celui qu’on réservait aux animaux craintifs.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyDim 11 Mar - 11:36

Il veut aider, Richard, mais son corps s'y refuse. La migraine est forte, elle tambourine sous son crâne sans ménagement. Et la fatigue est omniprésente également. La crise l'a complètement drainé de toute son énergie. Froncer les sourcils et s'en vouloir ne fait qu'accentuer la douleur qui accapare ses yeux et son front, alors il continue de regarder alentours tachant de ne pas sombrer dans le sommeil, tâchant d’imprégner le moindre détails qu'il perçoit. L'ordre se fait doucement, mais les murmures et les accusations se lisent dans le visage des gens. Chacun regarde son voisin comme s'il était l'auteur de cet assassinat. Tous les représentants, tous les duchés sont des coupables potentiels dans cette fourmilière.

« Mon oncle. Il y a eu une infime hésitation dans l’appellation, il l'a senti, Tybalt n'a pas oublié ce fâcheux mot, cette langue qui a fourchée sous un cerveau sans dessus dessous, mais il ne relève pas, nier c'est mieux. Qui croyez-vous être derrière ? » Il n'est pas encore en mesure de voir clair, il est loin de pouvoir additionner les éléments qu'il pourrait détenir, mais il a aussi quelques idées. Il aimerait penser que Guillaume n'a strictement rien à voir la dedans, après tout c'est si peu viril de ne pas affronter soi-même l’élément qui vous bloque la route. Pour lui, deux gros poissons sortent des filets, le même qu'à Svaljärd ; l'Ordre, venu continuer son oeuvre, Et Faërie qui n'en pouvait plus de sa pseudo trêve et a agit. Les deux ont peut-être unis leur force, mais ça lui donne la nausée à chercher plus loin.

« L'Ordre peut-être ou Gustave de Faërie ou... c'est bien trop tôt. » Et sa voix n'est presque que  murmure, il déteste terriblement cette situation. C'est peut-être bien la première fois où il se dit qu'il serait prêt à prendre un breuvage cielsombrois pour lui redonner des forces, pour oublier cette faiblesse qui l'assène de toute part et pour lui permettre de faire ainsi son devoir. Et Tybalt n'en fini pas de lui poser questions, peut-être son but est-il de l’assommer ou peut-être souhaite t-il au contraire que Richard ne referme pas les yeux.

« La sécurité, elle »
« Parfaite. »
Maintient-il. Il a veillé à celle-ci, il a demandé des vérifications en se concertant avec l’intérieur. Il a vérifié afin que rien de la sorte ne se reproduise. Ses méninges ont durs à mettre le doigt dessus, il se veut intransigeant sur la sécurité. Tybalt n'a pas besoin de reprendre qu'il poursuit. « Si les assassins n'étaient pas déjà à l’intérieur alors »
« On les a laissé entrer. »
Il est satisfait, son garçon arrive à penser comme lui. Cela pourrait être faux, mais aux yeux de Richard le problème ne vient pas de la sécurité en elle-même qu'ils ont mit en place. L'ennemi était soit déjà entre les murs, soit avait un complice dans la sécurité elle-même. Et il se met à regarder partout, le jeune, il se met à craindre qu'un garde s'approche pour achever du beau monde inaperçu, peut-être même la femme-homme des rumeurs est-elle l'ennemie ! Alors Richard fait taire le tourment qu'il lit.
« Regarde moi. En deux mots strictes d'un homme à terre, il acquiert l'attention totale du jeune. Ne panique pas. Ne dis mots pour l'heure, cela ne ferait qu'empirer la situation. Il a suffisamment mal au crâne de plus... quand bien même il a difficile à voir ce qui pourrait être pire que la mort de l'Empereur, l'arrivée de la Chasse peut-être ? Relève toi et va voir auprès de qui tu peux te rendre utile. » Et il est si las de parler. Il voudrait dormir un jour complet pour se retrouver en mesure de bouger. « Va. » Répète t-il en voyant le jeune homme encore à ses côtés, mais ce dernier refuse et Richard n'a pas la force de lui foutre un coup pour le soumettre.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyDim 11 Mar - 13:00

Ibélène • Noblesse



Maximus

de Rougeheaume



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

Présentation



Les minutes, par poignées, passaient lentement autour d’eux. Il n’avait pas vraiment une notion précise de ce qu’il pouvait se passer : tout ce qu’il espérait, au remue-ménage confus qu’ils vivaient, c’étaient que les assassins soient attrapés. Quels lâches ils étaient, quand même… Mandatés par quelqu’un de présent, adversaire politique ou juste ancienne rancœur, ils avaient frappé de manière fourbe. Maximus réprouvait grandement cette mise à mort, mascarade qui n’avait servi qu’à provoquer le chaos et la peur chez tout le monde. Voyez, même, dans quel état était plongé la jeune femme en face de lui ! Certes, il s’agissait d’une femme. Mais quand même. Quand on voulait tuer, surtout un homme d’aussi noble lignée, on ne l’attaquait pas par derrière.
Les assassins ne comprendraient jamais.
La voix de l’inconnue, qu’il ne lâchait pas de sa main rassurante, s’éleva. Elle était emplie de peurs, cette voix, peurs qui lentement semblaient couler par les mots hors d’elle. L’ambassadeur ne chercha pas à savoir ce qui la mettait dans un tel état : il avait déjà un peu à faire, quant à réfléchir à la comparaison qu’elle faisait.
Au moins, il nota qu’elle commençait à reprendre connaissance et à revenir au moment présent. Toujours inquiet pour elle, sans oser reculer ou s’avancer – pourquoi faire ? – il constata qu’elle parvenait à jeter un regard aux alentours. Comme pour s’assurer de la situation. Oui, elle en avait manqué des choses, alors qu’elle tentait vainement de se dénuder – chose qu’il n’avait toujours pas comprise, mais la panique pouvait être une chose bien compliquée à gérer.

« Je ne vous abandonnerai pas. » promit-il, hochant la tête. Elle avait de la chance d’être tombée sur Maximus : d’autres que lui, à cette supplique, l’auraient sans doute chargée sur leur épaule pour la réclamer comme épousée. Et on s’étonnait encore que ce soit lui qui s’occupât des relations de leur contrée. « Pas tant que vous ne l’aurez pas décidé. »  Son regard clair rencontra le sien. Il ne lui voulait pas de mal, il ne ressentait pour elle aucune forme de convoitise, juste ce besoin de la garder en vie, de la rencontrer, vraiment. Il prendrait plaisir à discuter avec elle, quand ce cauchemar serait terminé et qu’elle aurait retrouvé ses esprits.

Il se contentait de garder un ton calme, et de lui offrir cette stabilité. Chêne, si elle le voulait. Il ne plierait pas, serait cependant un jour par une force plus grande que lui déraciné. « Et même alors, je ne vous laisserai qu’en ayant la certitude que vous êtes en sécurité. C’est la moindre des choses que je puisse faire. » La seule chose qu’il puisse faire.
Les issues étaient condamnées. La foule ne semblait pas vouloir chercher à se calmer. Son regard se leva, légèrement, vers les galeries. L’avantage était qu’elle ne serait pas touchée, si un autre trait venait à foncer sur eux… Enfin, il l’espérait. L’anxiété qui l’habitait nourrissait, paradoxalement, le calme de ses mots. En la calmant, il s’apaisait un peu lui-même.

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#5E0021
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyDim 11 Mar - 15:50

Astrid entend bien les propos d’Anthim. Elle aurait pu être heureuse que le sultan ait réussi à détourner son attention vers autre chose que la colère qui l’animait, mais la situation était bien trop grave. Et pire, elle-même se posait énormément de question. Elle soutint lourdement son regard, sans sourciller, sans laisser voir ce qu’elle-même pensait mais son esprit n’en perdait pas une miette. Oui, elle aussi avait commencé à réfléchir aux potentiels commanditaires et les Bellifériens étaient en tête de liste. Malheureusement, la raison en était peu louable : en tant qu’amie de Séverine, Astrid avait mal digéré sa disparition et le coup d’état qui avait suivi. Comment ne pas se méfier d’eux après un tel enchaînement ?

Un maigre sourire filtra finalement sur ses lèvres aux remerciements de la sultane vers laquelle elle avait retourné son regard. Les paroles d’Anthim ne la quittaient néanmoins pas. Elle qui se gardait de juger trop sévèrement les autres ne pouvait pas non plus nier ce qu’elle ressentait. La mort d’Octave était un fait trop grave.

- Je partage vos doutes, Anthim

Cependant, la situation était bien plus complexe que cela. L’absence du duc de Bellifère à la cérémonie le plaçait d’emblée comme un potentiel coupable. N’était-ce alors pas un peu trop simple de les accuser ? Comme s’ils auraient été les coupables parfaits ? Que cela fut Erebor lui était plus qu’impensable. La duchesse avait passé suffisamment de temps dans ce fier et fort duché, ainsi qu’auprès de son sultan, pour les croire capable d’un tel crime. Ce n’est pas ainsi qu’ils auraient procédé. Anthim venait de le prouver aujourd’hui : il avait simplement quitté Ibélène. Sombreciel dans ce cas ? Cela lui semblait presque autant improbable. Ce n’était pas un duché belliqueux, et Castiel se satisfaisait déjà très bien de tenir tête à l’empereur sans que de graves répercussions ne le contrarient. Sans parler qu’aujourd’hui, il avait eu gain de cause auprès de l’empereur pour les mages. Le tuer ensuite n’aurait pas été judicieux. Il restait… Valkyrion. Astrid se refusait à y penser. Ça ne pouvait pas être Hjalden. Pas lui. Pas après voir tant lutté et soutenu la Couronne impériale durant tout ce temps. Pas après tant d’années à l’avoir servie loyalement.

- Aucun duc n’est peut-être en causeIl s’agit peut-être d’une autre noblesse mécontente. Ou de quelqu’un de bien plus extérieur. Tuer l’empereur sans aucune revendication derrière n’avait peut-être que pour seul but de désorganiser Ibélène, chuchota-t-elle, son regard observant intérêt toute la foule remuante, mais avec grande douceur, craignant d’entamer un peu plus l’état émotionnel de la sultane qui souhaitait quitter cette tragédie.

Mais ça n’était pas encore fini. Peut-être les revendications n’étaient-elles juste pas arriver. Ou peut-être un drame encore pire allait se produire grâce au chaos instigué par la mort d’Octave.

Résumé :
 
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyDim 11 Mar - 17:38

Elles avaient enfin franchi les portes. Non sans mal. Aucune résistance vis à vis des gardes mais la baronne l'avait gratifié d'un regard horrifié. Solveig avait alors douté profondément de ses chances de succès vis à vis de sa famille. Elle n'était sortie de cette situation que grâce à l'intervention de son fils lui même qui avait alors rassuré ses parents et pris dans ses bras son frère ou sa sœur. Elle ne savait pas trop.
Avant que les Sylvamir ne changent d'avis, Solveig avait une dernière fois fermée ses rangs sur les deux enfants et un petit retardataire venu les rejoindre et s'en était allée droit sur les portes.

Le groupe ne s'était pas aventuré bien loin de la salle de couronnement. Un petit bureau jouxtant  la porte principale les avais tous accueillis. Il n'y avait que deux portes, sans un mot deux Skjaldmös s'étaient alors positionnées à coté de chacune d'elle, épée et bouclier toujours à la main. Les deux autres s'étaient alors penchées sur les enfants pour leur parler, essuyer les larmes de chagrin et de peur pendant que Solveig s'installait sur le siège disponible, la petite princesse de Sombreciel toujours dans ses bras.

La guerrière avait abandonné son bouclier contre le bureau et regardait pensivement l'enfant alors que ceux du couple ducal de Valkyrion avait choisi de rester tout à coté d'elle.

Tant d'enfants aussi proche de sa personne lui faisait un effet très particulier. Elle qui avait eu tout au long de sa vie une phobie irréversible d'en porter un au creux de son ventre était aujourd'hui chargée de veiller sur la sécurité des autres. Et ce bébé qui avait poussé quelques hurlements avant de sombrer dans un sommeil de plomb tout contre elle. Si fragile, si innocente. Odette de Sombreciel avait encore son petit visage chiffonné par la contrariété de ne pas être dans les bras désirés. Mais ses petites lèvres semblaient tout de même esquisser des petits sourires joyeux à ses rêves secrets.

La Skjaldmö n'avait jamais pris dans ses bras d'enfants en dessous d'un âge bien avancé. Cette nouveauté n'était pas pour lui plaire bien que le bébé ait un poids bien en dessous de son épée et avait ce charme commun aux créatures de bas age. C'était un autre piège, une autre corruption d'une journée placée sous le signe du chaos.

« Ilda » chuchota t-elle pour lui confier l'enfant. Sa sœur tendit à son tour ses bras pour permettre à Solveig d'y déposer son petit fardeau. D'un signe du menton, elle la remercia et se leva.
Si elle s'empêchait de penser aux éventuelles commanditaires de cet assassinat, c'était pour mieux faire place à l'instant présent. D'autres y penseraient pour elle en quantité.
La guerrière, elle, se devait de faire un dernier tour dans la grande salle pour récupérer d’éventuels oubliés. Récupérant son bouclier et son épée, elle passa donc la porte, laissant à la bonne garde de ce bureau à ses consœurs.

D'un dernier sourire, elle tenta de rassurer la petite Ljära désemparée en lui promettant de revenir et s'en alla, de nouveau dans l’œil du chaos, prête à affronter la folie désorganisée de nobles nerfs si peu habitués à la rudesse de l'ignoble violence de la mort.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyDim 11 Mar - 19:28




Chroniques d'Arven

Intrigue 3.2

De Plume et de Serre

29 mars 1003



Intrigue animée par Aura· et Lemon Tart




Mort.
L’empereur est… mort.

Les blessés sont pris en charge, tant bien que mal : des bandages sont finalement apportés, avec le matériel de suture nécessaire au bon traitement des plaies. C’est la seconde épouse du duc Castiel qui s’occupe en personne de Melbren de Séverac, puis de la sultane Shéhérazade, avant de vérifier que le maréchal le Harnois est plus ou moins hors de danger.
Le major Melsant de Séverac finit par revenir, suivi des gardes kyréens qui l’avaient accompagné et qui portent le cadavre de l’homme qui a blessé son frère.
D’Anwar Sinhaj et des gardes qui l’ont suivi, aucune nouvelle… Un des assassins est encore sûrement dans la nature !

L’on ne peut toutefois séquestrer les souverains de la moitié du continent – ils sont reconduits aux suites qui leur ont été attribuées, avec le conseil ferme et formel de ne pas sortir du palais, et de ne se déplacer que lourdement escortés. L’après-midi s’écoule dans le calme terrible qui suit les grandes catastrophes : les blessés récupèrent, les serviteurs nettoient la salle du trône, les forces de sécurité enquêtent… et chacun soupçonne son voisin d’avoir commandité l’attentat.

Le soir venu, la dépouille d’Octave a été lavée et parée, pour le début de la veillée funéraire. Au son du glas qui carillonne un requiem, les participants au funeste couronnement sont invités à rejoindre la salle du trône où le catafalque a été installé, pour rendre un dernier hommage à leur souverain tombé. Le premier présent sur place est le duc Hjalden, assurant temporairement le commandement en ces lieux kyréens – et se préparant à ce que la couronne impériale lui revienne. Car telle est la coutume, tous le savent : lorsque l’empereur meurt, sans héritier, c’est l’un de ses ducs qui lui succède, parmi ceux disposant d’un cadet, frère ou sœur, susceptible de prendre la relève sur le trône du duché concerné. La montée au pouvoir de Guillaume de Brumecor est encore trop récente, le duc Castiel est fils unique, et le duc Anthim n’appartient plus à Ibélène, alors… Alors, sûrement, Hjalmar deviendra duc, et lui-même sera couronné empereur, avec Astrid à ses côtés.

Sûrement, n’est-ce pas ?
C’est ce qui se murmure, parmi les domestiques, les bourgeois et la noblesse. Mais d’autres rappellent qu’il n’avait pas prêté allégeance à Octave avant son décès, peut-il donc être considéré éligible ? Le duc Castiel pourrait-il régner sur Ibélène tout entier, laissant Sombreciel aux enfants qu’il aura de sa seconde épouse, peut-être, un jour… ? Ou bien le sieur de Brumecor s’en viendra-t-il conquérir le trône impérial, sans remords, sans pitié, avec le panache qui le caractérise ? Les spéculations vont bon train, et la méfiance ambiante n’arrange rien.

Le chef du conseil impérial s’approche de l’estrade, prêt à prendre la parole ; pour annoncer le successeur désigné par ses pairs, sûrement. Mais voilà, dans le silence profond qui s’installe, chacun étant suspendu aux lèvres de l’homme, ce sont des aboiements qui résonnent. Des aboiements, qui s’approchent, rapidement. Des aboiements à l’étrange sonorité, qui ne traduisent pas la colère et la rage, mais bien plutôt la détresse et le deuil. Trop tard, beaucoup trop tard pour fuir – lorsque les fenêtres volent en éclats sous les sabots des destriers maudits, beaucoup n’ont même pas le réflexe de détourner les yeux, et contemplent fixement la Chasse Sauvage qui envahit la salle. La plupart des chasseurs restent à l’extérieur, cavalant sur les nuées au-dessus du palais avec les mâtins qui hurlent à la mort ; mais dans la salle, l’Innocente et les quatre Cavaliers ont mis pied à terre.

Oh, qu’ils sont terrifiants, tous les cinq – les Cavaliers avec leur aura d’outre-tombe et la menace qui émane d’eux. Conquête, Guerre, Famine et Mort ; et les murmures s’envolent, dans la salle statufiée, lorsque qu’une voix, puis deux, puis trois, puis dix, certifient reconnaître la princesse Sixtine sous le voile qui couvre sa tête. Et il glisse, ce voile immaculé, il tombe et s’envole, tandis que l’Innocente tirée de son sommeil par la certitude que son sang a coulé se précipite au-devant de son frère. Plus humaine, plus vraiment, plus maintenant qu’elle mène la Chasse depuis deux mois ; mais le pouvoir du sang est plus fort que l’oubli, parfois, et c’est bien Sixtine qui se penche sur le corps si pâle. Le sang versé, répandu sur le dallage, c’était le sien également, et c’est ce qui l’a appelée ; reconnaît-elle son frère dans le linceul ? Vraisemblablement – son cri d’horreur, porteur d’angoisse et de désespoir, s’envole et résonne sous les voûtes de pierre. Le chœur des banshees s’élève à l’extérieur, vecteur du deuil d’une princesse affligée, fichant une flèche affûtée comme l’acier dans le cœur des auditeurs ; et dans les yeux de l’Innocente, une flamme terrible s’allume. Qui oserait soutenir son regard, alors qu’elle se tourne vers ses Cavaliers dans une volte-face majestueuse ? Qui oserait la regarder, même à la dérobée, alors qu’elle tend le bras vers l’un d’eux, souveraine incontestée. « Mort ! », appelle-t-elle impérieuse, d'une voix de commandement qui ne souffre aucun refus ; et le Cavalier se détache de ses frères, s’avance vers elle.

Mort, a-t-elle dit.
Le Cavalier sait ce qu’elle attend – il sait quel pouvoir elle appelle, il sait quelle action elle ordonne. C’est son Innocente qui lui commande, alors il obtempère : montant les quelques marches qui mènent au catafalque, il se penche sur le corps inerte. Déployant son pouvoir funeste, Mort invoque sa magie impie ; et d’un geste implacable, il arrache à Octave ce qui faisait de lui un cadavre. C’est la mort, que Mort reprend, comme un cadeau refusé, comme un don dénié – il reprend la mort d’une main, et de l’autre offre… la vie.

Vie, a-t-elle voulu.
Qu’il en soit ainsi.
L’air emplit à nouveau les poumons d’Octave, le sang se régénère dans ses veines qui en étaient privées ; son cœur se remet à battre, sa blessure est cicatrisée, et le jeune empereur ressuscité se redresse dans son linceul, d’un mouvement brusque comme un sursaut, devant l’assistance médusée.

À croire que le trône d’Ibélène n’est pas si vacant qu’il le paraissait…





Cinquième Tour

Consignes



IRL : du lundi 12 mars au mercredi 21 mars (18h).
IRP : le 29 mars 1003, soirée.

• Ce topic concerne les personnages inscrits à l’intrigue au préalable. Si ce n’est pas le cas, un petit MP au Destin et vous serez les bienvenus ! Rappelez-vous bien que, malgré la trêve, les Faës ne sont pas admis en Ibélène. Les mages ibéens ont tout intérêt à se montrer discrets, Valkyrion étant un duché particulièrement hostile à la magie.  :hum:

• Pour ce tour, Sixtine rejoint les participants de l'intrigue, et ne postera donc pas avec son éphémère. :jedidiah: Rappelez-vous bien qu'il ne s'agit plus vraiment de Sixtine la princesse, mais de l'Innocente de la Chasse Sauvage, si vous essayez de la toucher vous allez mourir très définitivement.  :bat:

• Le tour a effectué une ellipse temporelle du repas de midi et de l'après-midi. Vous pouvez ouvrir des topics parallèles, sachez simplement qu'il est impossible de sortir du palais, pour quiconque, toute la zone est bouclée. Pour ce tour, qui commence après le coucher du soleil, vous êtes dans la salle du trône. Vous assistez à l'arrivée de la Chasse, libre à vous d'y réagir, ainsi qu'à la résurrection d'Octave. (Le Destin déconseille toute agressivité envers les Cavaliers :keu:).

• La Chasse Sauvage n'étant pas venue pour une proie, la voir ne fera pas de vous des Chasseurs. ATTENTION ! Sauf instruction contraire par MP, personne n'aperçoit nos Chasseurs à nous (Martial, Séverine, Reja, Géralt). :laa:

• Sixtine devra repartir avec la Chasse lorsque l'aube se lèvera... sauf si un autre innocent se présente. Candidats intéressés, manifestez-vous auprès du Destin par MP avant la fin du tour, et nous verrons lors de son prochain passage...  :diego:

• Octave est ressuscité ! Gloire et renommée ! :moustache: (Aubrée, tu rends le booster Omen) (Le Destin te félicite d'avoir si bien coopéré avec le staff pour leurrer les dragonnets et t'aime fort fort fooort. :siwi:) Octave, c'est sûrement un peu le chaos, courage pour te faire entendre ! Les gens auront sûrement peur de toi, ou se méfieront, ou te prendront pour un mort-vivant, etc.

• Coucou, la limite de mots est toujours là ! 700 mots maximum par message, pas un de plus, sinon je mords !  :laa: (Sixtine n'a pas de limite pour son premier post, et lui uniquement).

• Pensez à indiquer votre nombre de mots en utilisant impérativement ce site et le résumé de vos actions sous balises spoiler.  :bat:

Go go go, petits dragonnets ! :joie:


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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyLun 12 Mar - 12:22

Les lunes se lèvent sur Arven, rendant le continent aux mains des filles et fils de la Nuit. C'est l'heure des complots, des sombres secrets, des magouilles et des assassinats, des amants cachés et des murmures sournois.

C'est l'heure de la Chasse.

C'est l'heure où l'Innocente et ses Cavaliers s'éveillent. Où tous traquent la proie de cette nuit. Où ils hantent Arven de leur aboiements féroces, de leurs sabots chaotiques. C'est l'heure du désespoir et de la peur.
Mairs lorsque tu ouvres les yeux, c'est ton propre désespoir qui t'envahit de plein fouet. Les lunes éclairent ton visage irréel, rendant à ton esprit des émotions taries. Ces derniers mois passés à galoper à la tête de la Chasse, à semer la terreur, à chercher les nouvelles proies qui rejoignent ta meute, s'imposent sous une nouvelle dimension. Innocente, tu as accompli ta tâche avec une sérénité nouvelle, une satisfaction catégorique. Passive, tu as mis de côté tout ce à quoi tu as pu aspirer autrefois. Tout cela n'avait plus aucune importance. Jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'à ce que tu sens l'odeur du sang. Jusqu'à ton cœur se brise, ton âme se scinde et qu'un cri d'un infini désespoir s'échappe même de ton être. La douleur te réveille. Le chagrin te ramène à l'ordre. Et dès lors, tu ne penses plus qu'à une chose.

Octave.

Loin des traits de tes victimes aléatoires, c'est un visage connu qui se dessine sous tes yeux. Une tête que tu as souvent contemplé, des yeux dans lesquels tu as plongé les tiens. Des cheveux bouclés si soyeux dans lesquels tu as parfois laissé erré une main affectueuse.

Octave.

La certitude d'être seule. D'être la dernière. La sensation que ton sang a coulé et que ton destin a changé. Et c'est avec cette profonde conviction, animée par un chagrin qui défie toute concurrence, que tu envahis le ciel, déployant ta meute sous les enfants de Valda, droit vers Ibélène. Vers ce palais que tu as connu. Mais surtout, vers ton frère. Rien d'autre ne compte. Juste cette certitude, ce besoin qui te pousse bien au-delà des mots. Ce soir tu es l'Innocente. Mais tu es aussi Sixtine d'Ibélène. Et tu ne laisseras pas ton frère ainsi rejoindre le royaume de Sithis.
C'est avec fracas que tu pénètres dans ce palais que tu connais par cœur. Le beau monde est là, s'étalant sous tes yeux. Tant d'âmes que tu peux faucher par ta simple volonté. Mais tu n'en cherches qu'une. Et c'est là que tu le vois. Si jeune, si noble. si... paisible. Paisible dans un sommeil éternel. Et ton voile glisse, dévoilant au monde ton visage que beaucoup ont cru disparu à jamais. Cette profonde conviction t'a ramené l'espace d'un instant, effaçant cet oubli dans lequel tu as peu à peu sombré. Ton sang a coulé. Celui de ton frère. Ton frère mort dans son linceul. Un cri inhumain s'échappe à nouveau de tes lèvres. Un cri lugubre, empli de chagrin, empli de désespoir. Un cri auquel se joint celui des Banshees, mélodie lugubre d'un écho de souffrance. Et tu te précipites, indifférente aux murmures, indifférente aux regards. Seul Octave compte. Tu contemples ce visage tant aimé, ce dernier visage qu'il te reste alors que tout ta famille est morte.
Non.
La rage, la fureur. Qui a osé ? Qui donc a osé tué ton frère ? Ta mère. Ton père. Ils paieront tous. Mais ton frère. Ton frère, lui, tu peux le sauver. Tu te redresses. Belle, majestueuse. Impériale. Tu défies tout le beau monde. Tu reconnais des têtes. Des têtes aimées. D'autres haïes. Des têtes que tu respectes. Tu passes dessus sans vraiment les voir pour te tourner vers tes fidèles Cavaliers. Et d'une voix autoritaire qui s'élève sous les voûtes, tu ordonnes. Péremptoire.

-Mort !

Ton cri grince, caresse l'air, dans un ordre qui ne souffre d'aucune désobéissance. Ainsi as-tu parlé. Ainsi Mort se détache du groupe pour marcher droit vers l'empereur décédé. Ainsi Mort reprend ce qui lui appartient et rend ce qui lui est dû d'une autre main. Et ainsi l'air anime à nouveau les poumons du défunt tandis que la vie vient de nouveau faire palpiter son sang. La blessure disparaît. Le cœur bat à nouveau et Octave se redresse sous le regard implacable de sa sœur.

Immobile, l'air grave, tu contemples ton frère ressuscité. Ton sang ne coulera plus. Ibélène restera dans la lignée des Poings-d'Acier. Que tous contemplent le visage de leur empereur ressuscité, et celui de sa sœur qui chevauche la Nuit, guidant la Chasse sous les étoiles.

Spoiler:
 


Dernière édition par Sixtine d'Ibélène le Lun 12 Mar - 19:45, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyLun 12 Mar - 12:30

Doucement l'ordre était revenu et doucement la masse s'était calmée. Il n'y avait rien à faire de plus pour Octave – si ce n'était le préparer pour la mort. Et quelle ironie quand on connaissait la suite. Malgré son corps lourd et sa migraine, déplacé à la Caserne, Richard avait donné des instructions claires et concises au corps des Voltigeurs, surtout aux capitaines qui s'étaient ensuite chargé de s'exécuter pour mener le tout à bien, laissant le Maréchal se reposer comme conseillé. Buté et têtu à ne pas rester cloué au lit, surtout quand Tybalt lui avait raconté ses exploits de la matinée, l'homme avait fini par se rendre dans certaines suites afin de présenter ses excuses pour son comportement déplacé dont il n'avait aucun souvenir – et qu'il n'avait su contrôlé.

À présent debout, malgré l'horrible tentation dans ses jambes de rouler au sol, il observait la dépouille avec calme et sévérité à la fois dans le regard. Quelle tragédie. La colère bouillait en lui devant la manière qui avait été utilisé pour défaire l'empereur, elle bouillait tout autant de ne pas savoir si Octave aurait pu se montrer à la hauteur sous quelques bons conseils de sa part dans l'avenir... rien n'arriverait, tout était perdu, restait la succession dont il estimait que Hjalden se montrerait à la hauteur, mais qui verrait sans doute Sombreciel disparaître du tableau d'Ibélène – un bien.

Temps : Elle arrive, la Chasse.
Mais la succession n'arriva pas. Un son funeste s'invita, une foule de cris se pointa elle-aussi. La Chasse était là ! Ils n'eurent pas le temps de réagir que les vitres volèrent en éclats sous les sabots. Il eu beau hurler « Détournez-vous ! » Que sa demande arriva trop tard. Pourtant il trouva le temps de se placer devant quelques gens - dont Tybalt.

Temps : Elle arrive, l'Innocente, elle arrive, Sixtine.
Le souffle retenu, il cru sentir son cœur se disputer entre battre plus vite et s’arrêter en voyant l'Innocente porter le visage de Sixtine. Tout était fou. Impossible de fuir, impossible de brandir, impossible de réagir. Automatisme, Richard porta sa main à son épée, mais il ne menaça pas, d'un geste de main il indiqua à ceux derrières ainsi qu'à quelques gardes de ne pas faire preuve de violence et d'à côté de ne pas bouger – sait-on jamais qu'ils seraient tués bêtement par une... femme ? Il n'esquissa qu'un piteux, mais clair : « Votre Altesse ? » Mais n'eu aucun retour.

Temps : Il arrive, Mort et il revient, Octave.
Il observa. Puis avec effroi il vit le dit Mort s'approcher et redonner vie. C'était là les pouvoirs d'un dieu ! « Par Kern », souffla t-il. Il esquissa un pas en arrière puis senti quelqu'un s’effondrer à ses pieds ; Tybalt. Il avait tenu plus longtemps que prévu, le bougre. Lui même était fort séduit par l'idée de le rejoindre pour se réveiller plus tard en ne se disant que ce n'était rien qu'un cauchemar, pourtant il ne le fit pas.

Tout s'embrouilla, tout s’emmêla, devant la vue du linceul s'agiter, mais il se refusa de céder et de chuter une nouvelle fois. Alors il s’avança un peu, voir Octave respirer lui donna la nausée et il eu la subite envie de lui planter son épée dans le cœur pour le rendre à Sithis. Était-il le seul à réagir ainsi ? probablement que non.


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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyLun 12 Mar - 17:21

Enfin, ils sont autorisés à quitter la salle. Alméïde ne se fait pas prier pour prendre en charge les blessés, s'occupant en priorité du jeune baron pour s'assurer que la blessure est moins grave qu'elle n'en a l'air ; heureusement pour eux, la carreau n'a fait que déchirer la peau. Alméïde a pu annoncer la bonne nouvelle au concerné et à sa famille, une fois la plaie refermée et un bandage solidement enroulé autour de sa tête. Callia soit louée, il s'en sortira sans grandes séquelles, si ce n'est une belle cicatrice sur le crâne. Elle en plaisante un peu, l'Erebienne, puis elle laisse un Castiel soulagé prendre le relais au chevet de son frère pendant qu'elle-même se rend dans la suite d'Erebor pour s'occuper de la sultane. Le Maréchal de Serre ne l'a certes pas ratée, mais c'est moins grave que ça n'en a l'air. Elle fait également quelques points et rassure sa belle-soeur qu'elle serre un instant dans ses bras et qu'elle embrasse sur la tempe, comme pour chasser la douleur. Puis c'est son frère qu'elle serre dans ses bras, chamboulée par tout ce qu'il s'est passé. Elle serait restée plus longtemps en sa compagnie, juste pour échanger quelques mots tant elle aurait à lui dire, mais le devoir l'appelle ailleurs et elle devra ensuite retourner à la suite de Sombreciel, puisque chacun se doit de se trouver dans ses appartements. Elle se rend néanmoins tout d'abord auprès du Maréchal de Serre pour l'examiner, pour s'assurer qu'il ne s'est pas fait mal lors de sa crise et pour lui conseiller du repos ; il doit être épuisé après de telles convulsions. Elle a déjà aperçu l'une de ces crises, un jour. Et on lui a quelques fois parlé du mal qui frappe sans prévenir. Mais elle ne peut que recommander, libre à lui de suivre ses conseils.

Alméïde retourne à sa chambre, désireuse de retirer sa robe imbibée de sang et de laver sa peau teintée d'écarlate. Une simple toilette qu'elle ne fait pas trop tarder afin de pouvoir rejoindre Castiel et le reste de sa famille, au chevet de Melbren. Madeleine est assise sur un fauteuil, Odette dans ses bras, et elle la rejoint pour patienter ; il n'y a que ça à faire désormais. Les deux consorts échangent quelques paroles soulagées et le médecin la remercie pour sa réactivité qui a probablement évité à Melbren de perdre beaucoup de sang. Celui-ci se remettra vite, à condition de faire attention à lui.

Les heures passent et l'avenir reste incertain. Les doutes s'élèvent quant à la suite des événements, sur ce qu'il adviendra de l'empire. La famille impériale a été décimée, les uns après les autres, éliminés comme de simples pions par quelque chose hors de leur contrôle. Désormais, qui saurait prendre place sur le trône ? Les hypothèses sont si nombreuses, tout comme les doutes sur les responsables potentiels de ce terrible malheur. L'éventualité de laisser Castiel à la tête de l'empire est brièvement énoncée et sagement déconseillée au premier concerné et Alméïde ne sait que penser de tout cela.

Finalement, quand l'heure est venue de redescendre, Alméïde rejoint son époux et le serre un instant dans ses bras. Ses mains ceignent son visage et elle dépose un tendre baiser sur ses lèvres, avant de lui adresser un regard rassurant. Tout se passera bien. Elle l'espère, du moins.

Les invités sont rassemblés pour un dernier hommage et l'Erebienne baisse un instant la tête, en signe de respect, adressant une prière à Sithis pour qu'il accueille le jeune empereur fauché bien trop tôt. Les murmures parcourent la salle dans le crépuscule, les questionnements se font ressentir, autant que l'inquiétude, quand tout bascule soudain. Comme les autres, Alméïde lève les yeux à l'arrivée de la Chasse, incapable de s'en empêcher, éberluée. Comme un réflexe, son esprit vogue vers un endroit où un ancien guerrier demeurait autrefois, mais elle n'y trouve que le vide et encore un peu plus de peur. Sa main vient serrer celle de Castiel et son regard suit des yeux l'Innocente, sans un mot, sans un souffle. Elle ne comprend pas, elle n'arrive pas à y croire.

L'empereur vit à nouveau.


Spoiler:
 


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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyLun 12 Mar - 21:07

Le néant.
Il n’est plus rien, Octave, qu’un mort parmi tant d’autres, une âme éteinte parmi des millions. Il n’est plus empereur, il n’est plus un frère, il n’est plus un musicien. Il n’est plus. Son cœur a cessé de battre, il a cessé de respirer. C’est peut-être mieux ainsi. Il n’aura pas eu à porter cette couronne tant détestée, à supporter et endurer toutes ces épreuves, tous ces regards, toutes ces responsabilités. Il n’y a plus rien, maintenant. Tout est fini.

Et pourtant, la vie.
La vie, soudaine, brusque et violente, qui revient en lui. Une impression étrange d’un poids dans les poumons et dans les veines, alors que son système vital se remet en marche et qu’il se relève brusquement dans un sursaut, les yeux écarquillés, portant immédiatement la main à son cœur, cherchant absolument de l’air – ou plutôt, à régulariser sa respiration. Car pendant quelques instants, il a eu l’impression de se noyer dans l’air, submergé par les sens d’une vie retrouvée. Une seconde, il a l’impression de se réveiller d’un affreux cauchemar, dans lequel il serait mort, transpercé d’un carreau d’arbalète, le jour de son couronnement. Mais la main venue se poser sur son cœur ne trouve rien d’autre que le tissu soyeux d’une chemise propre ; et ses yeux reconnaissent immédiatement la jeune femme qui le fixe, impériale juste devant lui. Et là, c’est comme si son cœur s’arrêtait de battre, encore une fois.

- Six… tine ?

Sixtine, sa sœur, sa cadette, juste là, devant lui. Sonné, il ne peut détacher son regard de ce visage dont il a si longtemps espéré le retour, caché derrière sa fenêtre, en vain. Et maintenant, elle est juste là, devant lui… Elle est revenue. Sa sœur est revenue, juste à temps pour le…

Le couronnement.

La réalité le percute violemment, alors qu’il se souvient. Les allégeances. Erebor. Hjalden. Melbren. La panique. Le carreau. Astrid. Et… La Mort. Il est mort. Il était mort. Il était sensé être mort ! Et pourtant, il est là, et il vit, et il respire. Et sa sœur. Sa sœur est juste là, devant lui.

Ou alors, il est vraiment mort ? Il laisse son regard hébété parcourir la salle et les visages des dizaines d’autres personnes présentes, sans s’arrêter sur rien – pas même sur ces étranges et effrayants personnages, qu’il n’identifie pas. Est-ce que le royaume de Sithis ressemble à cela, à la salle du trône du palais impérial d’Ibelin, remplie de monde pour l’observer faire ses premiers pas de l’autre côté ? Ce serait rassurant de retrouver un lieu connu dans le royaume. Mais il les voit, toutes ces expressions outrées ou choquées, si semblables à la sienne, qui le regardent comme s’ils avaient vu un ressuscité.
Non, non, c’est impossible.
Silencieux, essayant de comprendre, il se redresse tout à fait et descend doucement de son catafalque, un peu hésitant, un peu perdu. Mais il n’y arrive pas. Il ne comprend pas. Il refuse de comprendre. Et pourtant, il raccroche son regard à celui de sa sœur. Il a tant de chose à lui demander, tant de pensées qui se bousculent dans sa tête, mais seuls quelques balbutiements arrivent à franchir ses lèvres.

- Qu’est-ce que… Comment tu… Est-ce que j’étais… ?

Il commence sans terminer ses mille questions, parce qu’il ne comprend pas. Et parce qu’il ne veut pas être le premier à dire, à exprimer, ce qu’il vient de se passer. Il n’y croit pas lui-même, comment pourrait-il formuler sa question correctement ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyLun 12 Mar - 22:32

L’horrible chaos où ils avaient été confinés avait finalement pris enfin. Tous furent reconduits dans leur quartier, avec interdiction de quitter le palais. Astrid ne quitta pas même ses appartements. Ses yeux encore entachés de larmes perdus dans le vide, assise sans vraiment le réaliser sur son lit, les paumes négligemment tournées vers le ciel, les premières heures de calme furent difficiles. Tout ce drame était bel et bien arrivé. Octave était mort… Des assassins avaient créé le carnage durant ce couronnement. Après ce qu’elle avait vécu à Svaljärd, on aurait pu croire que le prochain drame aurait été plus facile à vivre, mais il n’en était rien. Hjalden et elle n’avaient pas été de suffisamment bons vassaux. Ils auraient dû faire plus… Elle a le plaisir d’échanger quelques mots réconfortants et tendres, bien rares, avec son époux, mais il a fort à faire. Cela la requinque néanmoins suffisamment pour lui donner l’impulsion d’enfin se laver et de changer de vêtements, se délestant une bonne fois pour toute du drame qu’ils viennent de vivre.

Pour ces enfants, ce n’est pas pareil. Après qu’ils furent reconduits auprès d’elle, Astrid passa de longues heures à leur parler, pour leur expliquer, pour leur faire penser à d’autres choses, pour leur rappeler que l’espoir existait encore, que les bonnes choses également. Des mots que toute mère se doit de tenir à ses enfants, et qu’elle susurra avec toute la force de son être. Ljära, encore trop jeune, pleura longuement entre ses bras. Bien que sonné, Ludwig tint à se montrer le plus brave possible et laissa le moins de peur possible passer sur ses traits. Astrid les aimait tant. Elle ne parvenait à penser à rien d’autre pour l’instant, pas même au possible destin d’impératrice qui vagabondait. Elle ne savait pas ce qu’elle aurait fait s’il leur était arrivé quelque chose aujourd’hui. Si les assassins s’en étaient pris à toute l’assistance, sans distinction, seulement pour faire le plus de victime. Cela aurait pu arriver… Elle ne souhaitait plus les laisser.

Le soir accourut bien vite. Trop vite. Enterre-t-on déjà Octave ? Comment d’un matin plein de promesses, un matin qu’elle avait souhaité et veillé pour ce jeune empereur, en était-on arrivé à une soirée de funérailles ? La duchesse ne pensait plus. Calme et mortifiée, elle assista patiemment à la cérémonie, au côté de Hjalden. Elle avait choisi d’épargner ce moment à ses enfants. Suffisamment de drames étaient arrivés aujourd’hui. Et vient le moment d’annoncer le successeur d’Octave. N’aurait-on pu attendre un peu ?

Il est trop tard, encore, à nouveau. La réflexion est à peine née dans son esprit qu’elle en est jetée par le résonnement des aboiements. Tout le monde sait ce que c’est, avant qu’ils n’arrivent. Une fin parfaite. L’horreur écarquille les traits de la duchesse, si grande qu’aucun cri n’aurait pu percé de sa bouche. N’était-il pas de toute façon trop tard ? Le monde s’écroule à nouveau. Encore. A nouveau. Toujours. Comment était-ce possible… ? Cette ombre qui a failli, cet innocent, celui qui dirige la Chasse. Celle.

Sixtine

L’horreur se mêle à la réalisation, enfin, une compréhension tant attendue et la voilà tant redoutée. Non, Sixtine. Son esprit tourne à cent à l’heure et pourtant au ralenti. Voilà déjà la duchesse qui souhaite sauver la princesse et qui est pourtant incapable de penser à autre chose que le spectacle qui se déroule sous leurs yeux. Lent, prémédité et pourtant inconcevable, incroyable et terrifiant. Un affront à la vie, un affront à la mort, mais comment en faire abstraction ?

Astrid voit renaître sous ses yeux Octave et ne sait plus qui elle doit craindre, ce qu’elle doit croire. Octave. Elle a l’impression d’avoir murmuré son nom entre ses lèvres mais n’en est même pas sûre, perdue dans sa contemplation qu’elle est, face au frère et à la sœur qui se font face. Hjalden, pétrifié à ses côtés, sert ses doigts à lui en faire mal.

Résumé :
 
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyMar 13 Mar - 17:24

Le chaos qui suit l’assassinat de l’empereur finit doucement par se calmer, lorsque l’un des assassins est retrouvé et que les lieux semblent à nouveau sécurisés. C’est ce qui se murmure, mais peu sont ceux à y croire, après la tragédie qui vient d’arriver. N’était-ce pas ce que la couronne avait promis ? Un lieu protégé par une grande puissance armée ? Voilà où l’on en était arrivé, le sang avait coulé en ce jour porteur de changement. Et même si Anthim – et Erebor – n’était plus membre de l’empire, il déplorait tout ce qui venait d’arriver. Ceci lui prouvait néanmoins que la couronne Ibéenne n’était plus aussi forte qu’elle voulait le laisser croire et cela le confortait dans son choix. Une fois de retour dans ses appartements avec son épouse et la délégation erebienne, il commença à prendre les dispositions pour partir au plus vite. Oh bien entendu, cela pourrait éveiller des soupçons sur lui et sa possible implication dans le meurtre d’Octave, mais il comptait bien mettre sous silence ces stupides rumeurs. Les erebiens n’étaient point des lâches qui assassinaient de la sorte. Surtout pas un si jeune garçon, tout empereur fut-il. Et puis il assisterait bien aux funérailles prévues pour le pauvre Octave, compatissant de sa peine avec les autres. Erebor leur restait allié, même s’il n’était plus avec eux réellement.

Le soir venu, il arriva comme tant d’autres dans la pièce fraichement nettoyée, comme si nul meurtre n’avait eu lieu en cette matinée tragique. Pourtant, l’odeur du sang flottait toujours entre ces murs richement décorés. Solennel, Anthim observait silencieusement le cadavre du jeune Octave, puis ses anciens homologues, plus particulièrement Hjalden, promis à être le nouvel empereur. Peut-être n’était-ce pas un mal, mais rien n’était encore joué. Et au moment où l’annonce aurait du se faire, la voix du conseiller impériale se mourut dans les aboiements de chiens aussi sombres que déchirants. Un lent et insidieux sentiment d’affliction vint s’emparer de l’assistance, jusqu’à ce que des explosions de vitre viennent briser le mystère de l’instant. Protégeant Shéhérazade des éclats volants, le sultan des Sables et du Roc ne put détourner cependant le regard des ces invités macabres… la Chasse Sauvage, ou tout du moins, les quatre Cavaliers et l’Innocent. Comment était-ce possible ? Les regarder, disait la rumeur, emprisonnait le curieux parmi les Chasseurs. Mais rien ne se passa, sinon une scène bien terrible.

« La princesse Sixtine ? »

Murmura le duc, reconnaissant sous le voile de l’Innocent le visage fin et impérial de la jeune femme. Sur ses traits se peignait l’affliction et un bouleversant chagrin glacé, bien vite soutenu par le cri éploré qui résonna dans toute la pièce et accompagné du chant de Banshee. Intérieurement, Anthim senti son sang se glacer : ce qui venait d’arriver à Octave allait-il déclencher la colère de Sixtine, visiblement maitresse de la Chasse Sauvage ?

Il n’en fut rien, et c’était peut-être même pire.

Lorsque le Cavalier appelé eut terminé son office et que le corps d’Octave retrouva couleur et vie, le dégoût d’Anthim fut plus que perceptible. Il en recula d’un pas, le noble souverain du désert et des montagnes, devant ce jeune homme revenu à la vie par une sorcellerie maudite. Car il était impossible que les morts défient les décisions de Sithis. C’était impensable, contre nature même ! Défier la vie en déjouant la mort était un crime selon lui et cela ôtait toute beauté à l’existence.

« Voilà un être contre nature pour gouverner Ibélène… »

Murmura-t-il en erebien des dunes, plus à lui même qu’à quiconque, mais audible sans le moindre doute pour son épouse, dont il serrait la main avec une certaine force.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 5 EmptyMar 13 Mar - 17:56

Octave, un carreau d'arbalète, la fin de notre empire... Toutes ces pensées hantaient mon esprit quand Rolf me secoua doucement l'épaule. Elanin venait d'arriver. Ma fille, les larmes aux yeux, me serra longuement dans ses bras. Elle ne connaissait pas Octave, mais le voir mourir de cette horrible façon l'avait beaucoup ébranlée. Elle pleura pendant quelques minutes, la tête contre mon épaule. Rudolf avait le regard dans le vague, et je pouvais lire l'inquiétude dans les yeux de Rolf. J'avais beau lui dire que cela ne le concernait pas, il ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter pour Melbren. Rolf ne m'avait jamais raconté en détail ce qu'il s'était passé entre eux deux, car je n'avais jamais vraiment cherché à le savoir mais, à cet instant, je faillis lui demander de tout me raconter, peut être pour soulager notre conscience, pour reconsolider des liens père-fils brisés, qu'est ce que j'en sais. Une certaine distance s'était établie entre nous deux, et je souffrais de voir Rolf s'éloigner du chemin que je lui avais imposé de suivre. Je serrais la main de ma fille, et, de l'autre, je caressais sa chevelure. Ses larmes finirent par se tarir, et je la rassurais doucement. Les ducs trouveraient une solution. Nous n'allions pas rester sans souverain, nous ne pouvons pas nous permettre de rester sans souverain, surtout avec la Chasse Sauvage en liberté.

Le soir arriva bien trop vite, le temps des funérailles étaient venus. Je m'étais arrangé pour récupérer des tissus noirs pour parer nos tenues en signe de deuil. Elanin et moi avons noués nos cheveux avec, puis nous en avions chacun attaché autour de notre bras. Mes enfants affichaient une mine défaite, quant à moi, j'étais curieux. J'observais la scène, et, pour le plus grand désespoir de Rolf, je prenais des notes. La cérémonie passa, et chacun retenait à grand peine ses larmes. Je dessinais rapidement un croquis de la salle et, en signe de respect, je le rangeais pour rendre un dernier hommage à notre jeune empereur parti trop tôt. Je n'entendis pas tout de suite les aboiements, ce fut Rudolf qui, en relevant la tête, me ramena dans la réalité.

La Chasse Sauvage. Par Alder.

Instinctivement, dés le moment où les vitres volèrent en éclats, je plaçais mes enfants derrière moi. Il était trop tard pour fuir. Je leur tournais le dos, protégeant mes enfants de mon corps. Puis vint le cri. Je me retournais, et reconnu Sixtine parmi les membres de la Chasse Sauvage. Frappé de stupeur, je regardais la jeune princesse s'approcher du corps de son frère. La main d'Elanin s'agrippa à la mienne, et elle manqua de la broyer quand elle se mit à la serrer de toutes mes forces. Que faisait Sixtine au sein de la Chasse ? Celle-ci était elle responsable de sa disparition ? Etait-ce aussi le cas pour Martial et Séverine. Je me posais beaucoup de questions, mais mes yeux ne quittaient pas Sixtine. Puis arriva l'impensable. Octave se mit à respirer, il ouvrit les yeux. Par Alder, Octave était revenu d'entre les morts ! Je cherchais mon carnet de mon autre main. Je devais noter ce que je voyais, qui sait si j'allais mourir aujourd'hui, je pouvais au moins faire en sorte qu'on retrouve mon témoignage. C'était tout simplement incroyable. Octave venait de revivre sous nos yeux. Personne dans ce monde ne pouvait prétendre à avoir déjà assisté à un tel phénomène. C'était donc bel et bien la preuve que, malgré tout ses enseignements, l'Histoire pouvait encore nous réserver de nombreuses surprises.

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