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 Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre

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Alméïde de Sombreflamme
Alméïde de Sombreflamme

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyDim 4 Mar - 21:09

Elle l'a perdu de vue.
Une hallucination, ou peut-être le fantôme de ce frère disparu qu'elle a vu, dans une autre vie. C'était si bref, elle n'est certaine de rien et pourtant, elle jette plusieurs regards en direction de la délégation erebienne avant de renoncer et d'écouter plus ttentivement encore ce qu'il se passe devant elle. L'empereur prend la parole et avec douceur, Alméïde vient serrer le bras de son époux, en signe d'apaisement et de soutien – elle n'en a pourtant pas besoin, car Octave accepte sa demande. Un sourire sincère orne les lèvres de la Dame de Sombreciel, un sourire qu'elle adresse à Melbren, non loin d'elle. Quel soulagement ce doit être pour lui, mais également pour Castiel, encore dissimulé au reste du monde.

Le coeur un peu plus léger, elle suit attentivement le reste de la cérémonie, mitigée face aux paroles de l'ambassadeur de Bellifère. Il ne rejette pas Octave, mais il ne semble guère plus enchanté que cela par la perspective d'un tel empereur. Elle se note d'en discuter avec son époux, plus tard. Et la tension monte alors que le duc de Valkyrion s'isole auprès de son épouse pour échanger quelques paroles. Il paraît en colère, il paraît outré. Le même air se dessine sur les traits du Maréchal de Serre depuis l'acceptation des mages par l'empereur, mais Alméïde est certaine que c'était la chose à faire. Ses yeux se portent ensuite sur Octave, certainement plus nerveux encore, dans l'attente de la dernière couronne, quand tout bascule.

À ses côtés, Melbren s'élance et repousse vivement l'empereur, juste à temps semble-t-il, pour lui éviter une terrible blessure. Le carreau d'une arbalète atteint le jeune baron, assez pour que le sang s'écoule déjà – elle s'avance d'ailleurs pour le rejoindre aussitôt, quand l'horreur survient réellement.

Un nouveau coup atteint sa cible. L'empereur s'écroule sur l'estrade et les cris s'amplifient.

Sans même une hésitation, Alméïde se précipite vers le corps de l'empereur et s'agenouille à ses côtés, sans égards pour sa robe qui se retrouve bientôt imbibée d'écarlate, tout comme ses mains quand elle appuient sur le corps afin de l'examiner. Le médecin remarque immédiatement le carreau de l'arbalète fiché à hauteur du coeur, le sang qui s'écoule et le regard vide du jeune homme qui fixe encore le plafond lumineux. L'Erebienne prend une grande inspiration et pose ses doigts sur le cou d'Octave, tentant de capter un pouls qui ne bat plus. Puis elle passe sa main devant ses lèvres, espérant sentir un souffle sur sa peau, mais il n'y a rien. Le brouhaha ambiant n'atteint pas la concentration du médecin, mais quand elle relève les yeux vers les personnes qui se trouvent encore autour d'elle, les mots s'échappent, comme une sentence. « Il est mort. »


Spoiler:
 


dialogues • mediumvioletred




I'd give anything to hear you say it one more time, that the universe was made just to be seen by my eyes.
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Les Voltigeurs
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Grâce de Séverac
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyDim 4 Mar - 21:36

Elle s’était éloignée de Melsant, et avait accueilli avec soulagement le retour de la sultane aux côtés de son époux, et de ses sujets à proximité. Toute cette situation était propice à des débordements. Elle conservait sa main sur son cimeterre, observant attentivement Octave d’Ibélène et le duc de Valkyrion, dernier à devoir prêter allégeance. Elle savait que sa prise de parole serait décisive. Ses terres accueillaient la capitale impériale, il était plus proche du jeune empereur que les autres ducs, comme l’avait souligné le couple ducal erebien. Nul ne savait quelle serait sa réaction, face à l’acceptation de la présence des mages en Sombreciel. L’empereur avait-il agi avec sagesse, n’imposant pas une haine qui semblait presque séculaire à tout l’empire, ou risquait-il d’attirer le courroux de Hjalden d’Evalkyr ? Grâce n’aurait su le dire, mais c’était là le dernier de ses soucis.

Jetant un œil à Melsant, elle constata qu’il avait agi de la même manière qu’elle et elle ne put s’empêcher de se sentir soulagée que Bastien se trouve à ses côtés. C’était un homme détestable, mais elle ne pouvait nier que c’était un Voltigeur remarquable. Elle n’avait eu que peu d’occasions de le voir en exercice, mais elle aurait menti si elle avait dit l’inverse. Elle se crispa, imperceptiblement, quand le duc kyréen s’apprêta à prendre la parole, mais il n’eut même pas le temps de s’exprimer comme il aurait du le faire. Elle le regrettait presque, alors qu’elle entendait ce cri, qu’elle voyait Melbren de Séverac se jeter sur l’empereur, prenant un carreau à sa place, et laissant Octave d’Ibélène sans défense – et à la merci de ses agresseurs. Elle regarda avec stupeur le carreau fendre l’air, et le mettre à terre lui aussi.

Elle aurait voulu rejoindre Melsant, mais elle devait protéger les Erebiens, et empêcher le coupable de quitter les lieux, si ce n’était déjà fait. Le chaos semblait avoir pris le dessus, et le Maréchal semblait incapable d’agir. Il se faisait sûrement trop vieux, au point de ne savoir faire son devoir malgré les événements ayant eu lieu. Elle ne s’attarda pas sur cette pensée, tentant d’organiser les Voltigeurs, la présence rassurante d’Aragorn à ses côtés l’y aidant, et de faire de même avec les gardes, visiblement dépassés par la peur régnante, et les familles cherchant à fuir ou à protéger les leurs.

Elle s’excusa auprès de son duc et de sa duchesse, les intimant de ne pas s’éloigner de ceux chargés de leur protection, et alpagua deux gardes à proximité des portes. « Fermez-les, de suite ! Nul ne doit sortir. Ils doivent être capturés, vivants ou morts ! Ne restez pas là les bras ballant, comme si rien ne s’était passé ! » Leur adressant un regard peu amène, elle s’efforça d’aller d’un Voltigeur à l’autre, elle l’Erebienne qui ne faisait probablement plus partie des corps de Voltigeurs de l’empire, pour les amener à protéger leurs ducs, duchesses et leurs familles pour certains, à bloquer les issues avec les gardes pour les autres, elle-même bousculant la foule sans égards pour les écarter des portes et les contraindre à rester sur place.

Elle envoya un instant à Corail des images de l’intérieur, attendant la même chose en retour sur l’extérieur. Sang. Gens paniqués. Empereur mort, mage blessé. Elle ne pouvait se laisser distraire comme ça bien longtemps et rompit le contact, attendant le retour de Corail, et sortant le cimeterre de son fourreau. Elle défiait quiconque de s’en prendre aux gens auprès de qui elle se trouvait, ou de l’empêcher de fendre la foule pour rejoindre Anthim et Shéhérazade d’Erebor, non sans chercher ses filles du regard, et sa belle-famille. Pourvu qu’ils aillent bien.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyDim 4 Mar - 21:41

Elle n’en est pas sûre mais a le sentiment que Hjalden fera le bon choix lorsqu’ils s’avancent pour qu’il prenne la parole. La tension est déjà si forte dans ses veines mais apaisée en même temps car elle est fière d’être allée au bout de son discours, d’avoir tenue tête avec douceur et conviction à Hjalden. Et surtout, en toute sincérité. Astrid sourit avec douceur à Octave vers lequel ils s’avancent mais… le moment attendu ne vint jamais.

Un cri déchira l’assemblée. Le visage d’Astrid, un sourire encore figé dessus, se couvrit de stupeur lorsqu’elle vit le carreau partir et le corps d’un homme se jeter droit devant. Elle n’eut le temps de ne rien voir d’autre. Dans la précipitation et l’horreur, Hjalden l’avait attrapée et poussée au sol. Accusant sourdement le choc, des cris défrayant déjà l’assemblée, une cacophonie dans sa petite tête, ou pourtant le silence hurlait. La Duchesse relève douloureusement la tête pour voir… une agitation… Impensable. C’est à cet unique instant qu’elle aperçut le second trait vriller l’air à une vitesse hallucinante. Elle connaît déjà la cible de sa course, elle sait déjà ce qu’il va se passer, mais une telle chose ne pouvait pas être possible.

- OCTAVE !

Elle aurait aimé se relever plus vite, pouvoir se précipiter sur le jeune homme, mais c’est déjà fini. Son corps ne s’est encore affaissé mais dans ses yeux… Dans ses yeux, Astrid voit toutes lueurs de vie s’échapper et les larmes grimpent dans les siens comme un fleuve dont on aurait trop longtemps endigué le courant. Son corps s’affaisse par terre, la réalisation la frappant brutalement.

- Nooon ! … Son cri est déchirant, et à moitié étouffé dans la contenue qui lui sert depuis si longtemps d’écran.

D’un coup, d’un seul, elle se rappelle de ses enfants. Mais ils sont en sécurité avec leur délégation. Pourtant, elle ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil vers eux, pour s’assurer qu’ils vont bien mais elle lit dans leurs yeux le drame qu’il est en train de se produire. Son regard se poursuit vers celui de la jeune Solveig.

- Occupez-vous d’eux ! Leur vie est sous votre protection !

Elle-même n’attend pas plus longtemps pour se précipiter vers Octave, vers… le corps du jeune homme, sourde à toute autre agitation. Alméïde est déjà près de lui. Astrid aurait voulu lui parler, poser mille questions alors qu’elle s’agenouillait elle-même près du jeune homme. La Duchesse n’eut pas à le faire, la médecin qu’était la Princesse d’Erebor rendit son diagnostic sans appel.

- Mort… Astrid est sous le choc et peine à réaliser. VousVous ne pouvez vraiment rien faire ? Bien sûr que non… Tout était déjà fini.

Pour Octave et Sixtine, durant ses longs mois, elle avait développé un amour presque maternel pour eux. Elle avait tant espéré qu’ils seraient protégés, qu’ils arriveraient à les protéger. Elle le leur avait promis, sans le dire.

- CommentComment est-ce possible ? Comment la sécurité a-t-elle pu faillir à ce point ?! s’emporta-t-elle avec une colère que sa retenue peinait à contenir, à l’adresse de Hjalden autant que du Maréchal du Serre.

Les larmes vont sûrement l’étouffer, et les doigts de la Duchesse viennent écraser sa bouche pour calmer ce désastre qui n’aurait jamais dû se produire.

Résumé :
 
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyDim 4 Mar - 22:34

Tu es fort, Maréchal, tu tentes de tenir bon, je le vois et suis témoin de ta volonté. La fermeté dont tu fais preuve me subjugue, mais cela sera t-il seulement suffisant ?
Nullement.
Ah, mon Maréchal, si tu savais, comme cela me peine de bientôt te voir agoniser.


***

Après avoir couvé le départ de la sultane, ses yeux s'étaient posés directement sur le couple ducal kyréen. Il ne manquait qu'un discours pour clôturer ce calvaire, cette cérémonie qui l'éprouvait fortement, trop. Juste un, pour être fixé, peut-être, sur ce que serait demain. Et boire pour oublier l'affront fait tout en pensant à comment rétablir l'injustice du jour.

Plus qu'un.

L'attente et toute cette pression accumulée n'était pas pour l'aider en tout cas. Voilà que la fatigue reprenait le dessus et refaisait surface comme depuis des mois déjà lorsqu'il avait trop à faire, trop à penser et trop sur le cœur. Comme si la migraine provoquée par l'instant présent ne suffisait pas en elle-même pour rendre encore plus insupportable le couronnement, sa main se mit de nouveau à trembler légèrement. Il le camoufla bien, Richard, devenu habitué à ce petit caprice que s'offrait son corps depuis Svaljärd. Par contre, le voile sur ses yeux, lui, était difficile à supporter. Il secoua la tête une seconde pour s'en défaire. Et cette maudite seconde s'accompagna d'un sifflement suivi d'un premier hurlement.

Et le voile sur ses yeux se teinta de rouge subitement. Du sang. Un corps à terre. Il aurait presque pu en rire en reconnaissant l'indésirable si son corps ne s'était pas mit en alerte. Adamante s’inquiéta rapidement. Se voulant concentré il secoua de nouveau la tête pour retrouver ses repères qui, étrangement, déclinaient. Et cette nouvelle seconde siffla cette fois la mort. Celle d'Octave.

Son cœur se leva, tout en lui s’accéléra sous les cris retentis. Le nouvel Empereur était mort. Le successeur d'Augustus n'était plus. Le dernier de sa lignée venait de s'éteindre. Ô il n'était pas d'accord avec ces derniers mots, Ô il n'arriverait sans doute jamais à la hauteur d'Augutus, mais avec le temps peut-être aurait-il pu racheter les fautes faites lors de ce couronnement à ses yeux. Sous ses conseils peut-être.

Jamais à présent.

Instinctivement Richard fonça vers le corps d'Octave, déjà bien entouré sans qu'il ne soit en mesure de distinguer les personnes, manquant de piétiner au passage celui du mage en glissant dans la mare de sang formée. Il s'agenouilla et puis... l'équilibre lui manqua alors qu'il était déjà bas, le voile se fit plus sombre sous ses yeux, sa respiration s’accéléra davantage, la nausée le prit. Octave gesticulait, Octave glissait, Octave tombait plus encore.

Non. C'était lui. Lui et la détresse d'Adamante.

***

Là, mon Maréchal, te voilà à terre. Tu n'as pas eu le temps de comprendre ce qu'il t'arrivait, pas plus que tu n'as eu le temps de saisir ce qu'il se passait. Tu as senti l'urgence, mais c'est à peine si tu as réalisé qu'Octave n'était plus.

Là, tes souvenirs et ta mémoire s'embrouillent. Et puis l'Oubli. Tu goûtes au néant. Mais sera tu seulement en mesure de raconter ce qu'il se passe. Ce que tu vis. De l'autre côté. Dans ce ravin que tu penses habiter à présent ?

Tu n'es plus qu'infime pensée qui se raccroche désespérément à son corps. À ce corps de métal et de tissu diapré qui devient pourpre et qui te sembles fort étranger finalement. À ce corps qui ne te réponds plus, car il ne t'appartient plus. Il est aux dieux, et les dieux jouent avec lui.

Vois, comme tu danses sur l'estrade pour eux. Vois, comme tes yeux sont blancs de les regarder. Vois comme tu te mords la langue, tant leur appétit est vorace.

Leur parles tu, Richard ?
M'entends tu seulement ?
Non. Tu es loin. Trop loin. Égaré. Ailleurs tout en étant ici présent.

hrp:
 
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Shéhérazade d'Erebor
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyDim 4 Mar - 22:39

Du sang.
Qui imbibe, lentement, le pan richement brodé de son sari.

Elle ne comprend pas vraiment elle est arrivée là, la jolie sultane des sables avec sa tenue de parade – un instant, elle se tenait debout auprès de son époux, à attendre le discours du duc de Valkyrion, puis… Puis le monde a sombré dans la folie. Tout est allé si vite – oh, si vite, Joseï, elle n’a rien pu faire. Elle a à peine deviné le mouvement du jeune mage se jetant au-devant du prince, mais le son du carreau contre le crâne, ça elle l’a bien entendu. Un son écœurant, étouffé, dégoulinant de ce flot écarlate qui asperge les alentours alors que l’homme s’effondre. Et l’autre carreau, qui fend les airs au-dessus d’eux – et le prince, non l’empereur, le garçon à la couronne si contestée – qui s’effondre sans un cri.

Le sang gorge les pans de sa jupe.
Elle est agenouillée, Shéhérazade – à genoux, oui, dans une flaque poisseuse qui s’étend. Elle se rappelle des bras d’Anthim autour d’elle, de la silhouette solide de son mari la protégeant contre son torse, dos offert aux assassins si jamais il y en avait d’autres ; puis courbés, sous la vigilance de la jolie sigisbée blonde aux traits si féroces. Grâce – la joliesse d’une pierre de nuit, voilà ce qu’elle évoque dans son esprit. Puis la sultane a suivi du regard une silhouette qui s’avance, qui titube, qui convulse et qui s’effondre. Une silhouette qui lui rappelle le venin du serpent, l’arête acérée d’un caillou projeté pour blesser, une gifle menaçante qui n’est pas encore tombée. Mais elle se souvient lui avoir souri, à cet homme qui sait voler – il y avait sûrement une bonne raison, alors elle se dégage dans la cohue, rampe à demi vers lui, mettant les mains dans le mare écarlate pour le tirer à l’écart des gens qui se précipitent auprès du garçon qui est mort et du garçon qui vit encore.

Richard.
Son esprit confus commence à reprendre le dessus, les noms reviennent par saccades, au rythme de son cœur affolé qui bat à grands coups désordonnés. Des cris d’enfant – heureusement que les siens sont à Vivedune, en sécurité, avec ceux de Sitara, avec les filles des concubines. Des gens qui courent, qui hurlent, qui pleurent – et cet homme, qui convulse, et qu’elle ne sait pas comment aider. Les yeux révulsés, les talons qui battent le sol, les dents qui s’entrechoquent. Sa langue ! Confusément, elle se rappelle avoir entendu la princesse Alméïde parler du grand mal, il y a si longtemps, de ce temps d’avant où le harem était encore sous sa tutelle. La langue, qui le tuera s’il l’avale, dit la rumeur – mais c’est faux, selon la princesse. Duchesse. Pas d’Erebor, de Sombreciel. Partie, elle aussi. Ils partent tous.

Le regard perdu de la sultane erre aux alentours – personne pour aider le maréchal, juste un jeune homme qui reste là, figé, les bras ballants et la bouche grande ouverte. Doit-elle achever le mourant, l'étouffer avec son sari, pour abréger son agonie et mettre un terme à ses souffrances ? Il faut que le mal suive son cours, avait dit sa belle-sœur ; alors, Shéhérazade mobilise la force dérisoire de ses muscles habitués à l’oisiveté, plaçant l’homme sur le flanc, la tête sur ses cuisses pour l’empêcher de la frapper au sol. Et c’est d’un air absent qu’elle caresse doucement les cheveux emmêlés. « Ça va aller, c’est bientôt terminé. Je suis là. » D’autre sauront mieux qu’elle gérer le chaos. Cet homme-là ne saigne pas ; peut-être va-t-il vivre, si elle s’occupe bien de lui ?

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Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 TitreSheherazade1

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyDim 4 Mar - 23:28

Le regard braqué furieusement sur l’empereur et son duc, les muscles crispés d'anticipation, son regard océan ne perçut que bien trop tard l’anomalie alors que ses oreilles percevaient prestement le crie. Perturbée par le jeune Severac qui en s'élançant, brisait chez elle sa concentration, elle avait tendu une main vers le jeune seigneur qui fut fauché d'un trait noir vibrant avant qu'elle n'eut le temps ne serait ce que d'esquisser un pas.

Le temps s'arrêta alors qu'une gerbe vermeille prenait naissance à l'impact du carreau. Solveig dans cette conscience exacerbée s'effaça alors pour laisser émerger celle qu'elle était au plus profond de son être. La meurtrière, la guerrière, la pirate, la Skjaldmö. Ses doigts toujours tendus vers le jeune frère du duc de Sombreciel furent accompagnés de son hurlement alors qu'un nouveau trait venait percuter cette fois ci l'empereur nouvellement couronné.

Du sang impérial acheva de tirer d'elle ses instincts les plus perfectionnés. Sa cape de fourrure tomba alors que sa main gauche s'envolait déjà dans son dos pour se saisir du bouclier qui y était attaché et que sa main droite tirait puissamment l'épée qui saignait son flanc.

« SKJALDMOS »

Son hurlement se mua en ordre, elle savait que les quatre guerrières résolument attachées à leur duc étaient elles aussi déjà en position de combat.

« BOUCLIER »

D'un bruit d'acier terrifiant, elle entend ces derniers percuter  derrière elle le luxueux sol de marbre de la salle de couronnement.
Reculant vers la famille ducale de Valkyrion, elle ne perd pas une seule seconde à vérifier ses sœurs.
Ce n'est qu'en entendant la plainte déchirante de la duchesse que la guerrière s'arrête de fouiller la salle du regard. Inquiète qu'elle soit blessée, ses yeux croisent ceux d'Astrid qui lui assène alors un ordre. Le cœur au bord des lèvres la kyréenne devine alors qu'elle va briser la formation et se précipiter vers l'empereur. Les mains occupées par ses instruments guerrier, incapable de la retenir, ce fut son duc, qui arrêta chez elle toute tentative de la rattraper.

« Évacuez les enfants c'est un ordre ».

Déchirée d'abandonner la duchesse et son duc sans protection, Solveig pourtant n'hésite pas. Offrant quelques secondes son dos au danger, elle s'accroupit yeux dans les yeux face a leur aîné alors que les quatre guerrières venaient faire bouclier en resserrant les rangs.

« Mon prince, permettez moi d'être cavalière. Agrippez votre sœur et suivez nous je vous en serais grée »

Le garçon à la mine renfrognée de gravité attrape alors vaillamment sa petite sœur paniquée pendant que Solveig se relève. Elles étaient cinq. Cinq femmes surentraînées représentant un tiers des effectifs encore vivant de leur caste en voie d'extinction. C'était bien suffisant pour mettre à l’abri les enfants de toute cette salle sans compter ceux de leur duc. Prenant sa décision, bouclier en avant, épée pointée en avant, elle cracha ses nouvelles indications.

« Ida flanc droit, Helena gauche. Liv à l'arrière. Randi avec moi »

Alors que la garde interdisait désormais à tous les invités de sortir de la salle, la panique prenait des proportions sans commune mesure. Beaucoup couraient dans le but imprécis de se cacher alors que d'autres hurlaient en se cognant aveuglément aux autres. L’avantage de leur formation empêchait quiconque de s'approcher d'elles et de leur précieuse charge. Assassin ou victime, elle empêcherait froidement toute tentative d'approche. Bouclier surélevés et épées au clair, les Skjaldmös suivirent chacun de ses pas. Un peu plus loin, se tenait le duc de Sombreciel et son enfant encore dans ses bras.

« Seigneur » hurla t-elle pour attirer son attention au plus tôt. « Votre Grâce. Les enfants ! Nous les mettons à l’abri. »

Allait elle devoir se lancer dans une plaidoirie pour convaincre Castiel de Sombreflamme, de lui confier la chair de sa chair ? Il ne serait pas dis qu'elle n'aurait pas tout tenté pour mettre les plus innocents de tous en sûreté.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyLun 5 Mar - 15:15

Walid s’était fait discret depuis le début des festivités, ne voulant pas attirer l’attention sur lui d’une quelconque manière. Malgré tout, bien qu’il n’agissait qu’en observateur, l’ennuie ne l’avait pas atteint une seule fois. Il avait finalement pu mettre un visage sur le nom de Castiel, le fameux cousin qu’il n’avait jamais vu jusqu’à maintenant. Physiquement, il ressemblait à ce que lui avaient décrit Melbren et Mélusine des années plus tôt, si ce n’est quelques détails qu’il  imaginait différent. L’annonce de l’indépendance d’Erebor avait également fait un choc autour d’eux, mais il approuvait silencieusement  cette décision, tout comme la demande de Castiel concernant les mages.

Puis survint le drame, Walid était caché derrière plusieurs personnes à ce moment-là, son regard porté sur Melbren. Il avait passé son temps à l’éviter, estimant que le moment pour lui parler n’était pas encore arrivé, mais cela ne l’avait pas empêché de l’observer de temps à autre. Ce jour n’était pas  arrivé, celui où il serait capable de l’affronter et d’avoir la discussion qu’ils méritaient tant et pourtant, dieu sait qu’il en avait envie, mais il n’était pas prêt. Cette pensée était bien évidemment égoïste car il était le seul à connaître cette issue et il en était pleinement conscient. Il savait bien qu’il se torturait sûrement inutilement l’esprit. Son ami ne savait pas qu’il l’avait vu plusieurs mois plus tôt, mais maintenant cela n’avait plus d’importance, plus rien n’avait d’importance : Walid  avait vu le carreau d’arbalète le toucher, il l’avait senti comme un poids qui s’abattait sur lui et c’était la seule chose qui comptait en cet instant précis.

Le choc était là, il avait les yeux rivés sur le sang encore chaud de son ami. La vision qui se présentait à lui l’horrifiait,  elle lui rappellerait les mauvais souvenirs de son adolescence mais aussi cette peur, la peur de perdre un être qui lui était proche par le passé. Après tout ce temps, il ne supportait toujours pas ce genre de vues et jamais il ne pourrait s’y faire, tout comme la guerre, la mort ou autres tragédies. Il avait déjà vu Melbren aux portes de la mort une fois auparavant et il avait déjà eu beaucoup de difficulté à tenir le coup la première fois. Il recula de quelques pas avant de s’accroupir, juste un instant se disait-il. Le temps d’accepter ce qu’il venait de se passer. Mais il ne l’acceptait pas, irrationnellement. Il posa ses mains autour de sa tête, il avait mal en raison de cette lutte intérieure.

Les formes autours se floutèrent progressivement. Le monde extérieur semblait maintenant si loin, se troublant peu à peu dans une confusion qui lui était inconnue. Son esprit venait de franchir une limite qu’il ne comprenait pas. Il en était de même pour les sons, ils n’avaient pas totalement disparu mais une sorte d’acouphène, un bruit qui parasitait tous les autres. Un long bourdonnement incessant.  Ses pensées s’entrechoquaient pour ne former qu’un énorme chaos, tout comme la réalité qu’il était en train de vivre. Etait-ce bien la réalité après tout ? Il ne pouvait bouger pour le vérifier, les hallucinations l’en empêchant de toute manière. Perdait-il la tête ?  Il savait au fond de lui qu’il n’en avait pas le droit, pas alors qu’il l’avait évité tout ce temps et pas alors que le sultan et la sultane d’Erebor se trouvaient ici. Qu’allait-on penser de lui s’ils le voyaient dans cet état ? Il ne pouvait pas, oh non, mais c’était contre sa volonté. Il avait chaud, terriblement chaud, si bien qu’il avait du mal à respirer. Melbren et l’empereur respiraient-ils toujours ? Il tremblait à cette idée. Et sa famille ? Comment se portait Shéhérazade ? Il devait savoir, il devait la protéger. Il la chercha brièvement du regard sans grand succès, toujours déboussolé, toujours hors de cette réalité.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyLun 5 Mar - 23:20

Tu serres la main de ton frère avec de force, lorsqu’il s’avance à son tour afin de joindre sa voix à ton plaidoyer et d’appuyer ta requête. Tu attends une décision de la part de votre si jeune empereur, dont tu ne doutes pas du potentiel. Il a été élevé par un grand homme, et une femme à la main de fer dans un gant de velours. Tu penses (de façon onattendue) à la Lucille d’Hypérion - sa savante rousse, première voyageuse du temps. Pensées parasites, bourdonnantes, qui assourdissent la réponse de Sa Grâce Octave, sans pourtant en couper tout à fait le son. Il accepte et tu t’inclines, sans retenir un sourire de triomphe. Votre délégation se recule, suffisamment pour laisser les autres couronnes ‘avancer à leur tour, sans tout à fait se mettre en retrait. Tu es fier. Immensément. « C'était audacieux... vous y aviez déjà réfléchi ou bien avez-vous profité de l'occasion pour prendre l'avantage ? Tu tournes ton regard amusé vers ton aîné, qui s’est frayé un chemin dans la foule en compagnie d’un de ses Voltigeurs. Un peu des deux, mon frère… Anthim fait paraître ma demande comme raisonnable, il aurait été dommage de ne pas en profiter. » Tu as le sourire rusé des serpents, un air si splendidement calme, alors que rien ne l’est, en toi. Tu crains également que ta demande, pour le moins osée, entame l’allégeance à venir de Valkyrion. Bellifère ne s’est pas désisté, mais qu’en sera-t-il de ce duc si réfractaire aux mages ? Tu espères qu’Astrid a su tempérer son caractère si rigide, et tu retiens ton souffle dès que l’homme s’avance devant votre empereur.

Il n’y a rien.

Il y a ton frère, jeté devant votre jeune empereur, et tu vois avec une acuité douloureuse le carreau d’arbalète trancher à travers sa chevelure, et le torrent de sang qui en jaillit.
De la même façon que tu vois le second carreau venir faucher Octave, cette fois-ci, et les deux corps des jeunes adultes s’effondrer.

Le monde devient noir.
Devient blanc.
Devient rouge.
Tu entends le cri.
Tu ne reconnais pas ta propre voix.

« Seigneur (on te parle, Castiel) Votre Grâce. Les enfants ! Nous les mettons à l’abri. » (reviens, Castiel)

Tu dévisages la skjaldmö sans d’abord comprendre ce qu’elle te demande, mais tu comprends bien vite lorsque ses yeux se fixent sur Odette. Ta princesse. Ta fille. Une petite tache de sang, sur sa joue ronde et pâle, sous ses yeux déjà si sombres, ouverts sur ton visage angoissé. Elle ne pleure pas encore, ta sage Odette, et elle regarde le monde avec déjà tant de gravité que tu crains que de ton coeur noir elle ait hérité, au lieu de celui lumineux de Madeleine. Tu ne peux pas. Ta chair, ton sang, ton coeur, ton âme. Ton pouce blanc vient essuyer l’écarlate du sang, sans te soucier de celui qui macule ton propre visage. « Elle est trop petite. » Tes mots ne veulent rien dire, mais ils sont les seuls qui passent tes lèvres.
Tu dois, pourtant.
Avec des gestes prudents, tu déposes le bébé entre les bras de la guerrière. Le bébé a un sanglot, infime, alors qu’elle quitte la chaleur rassurante de tes bras, pour rejoindre ceux inconnus de la Kyréenne. « Tout va bien, ma luciole, tout va bien », souffles-tu, et tu titubes vers l’arrière, les bras affreusement vides.

Tes deux épouses sont déjà aux côtés de ceux tombés - Alméïde penchée sur l’empereur, Madeleine sur ton frère. Ni l’une, ni l’autre, n’est inactive (et tu les aimes, ces femmes, comme tu les aimes). La blonde duchesse a empoigné ses riches jupons et l’un d’eux est fermement appuyé contre la blessure, afin d’endiguer le flot d’écarlate qui ne semble pas vouloir cesser. Tu tombes pratiquement à ses côtés, impuissant. « Alméïde, viens, Mel, Melbren, il, Al, Alméïde, mon amour, mon frère », balbuties-tu pour attirer l’attention de ta fleur d’Erebor sur l’homme que tu refuses de voir mourir entre tes mains.

Spoiler:
 


Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo




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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyLun 5 Mar - 23:25

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Apolline

de Sombrelune



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

Présentation



Et voilà. Le joli discours de l'ambassadeur de Bellifère reste sobre et neutre. Bien évidemment, il faut reconnaître que Bellifère vient de perdre son duc, a subi un coup d'état et a tout à gagner en restant fidèle à Ibélène. Mais le duché réserve son jugement. Son ambassadeur a-t-il au moins conscience de son charme ? Certainement pas. Ce qui en rajoute une couche d'ailleurs. Il lui tarde, à Apolline, que le blabla incessant des ducs prenne enfin fin pour qu'elle puisse reprendre ses relations cordiales et diplomatiques avec lui. Il est très important de maintenir de bons rapports entre les duchés. Très important.
Il ne reste que plus que le dernier. Le duc de Valkyrion, si connu pour sa haine des mages. C'est comme si la salle entière semble retenir son souffle avant qu'il ne prenne la parole. Sa duchesse est d'ailleurs auprès de lui, à lui murmurer quelques mots. Apolline devine qu'elle tente d'apaiser la colère de son époux. Enfin... ce n'est qu'une supposition parce qu'elle reste trop loin pour entendre ce qu'il se dit, mais elle est prête à parier son plus beau corset. Elle-même ressent une certaine allégresse aux dires de ce tout jeune empereur. Sombreciel demeurera donc un duché libre de garder sa population totalement hétéroclite. Melbren est épargné. Si ce n'est la fuite d'Erebor et le suspens de Valkyrion, cette histoire ressemble à un délicieux conte où tout semble conduire à une fin heureuse.

En partie.

Parce que la suite s'enchaîne sans que la poétesse ne comprenne vraiment comment Melbren et l'empereur se retrouve tout deux dans une mare de sang qui ne cesse de grandir autour d'eux. Ébahie, stupéfaite, Apolline assiste dans un état second au cri, à la cohue, à la précipitation des gardes, des Voltigeurs et des guerriers qui tentent de ramener le calme, de protéger et de traquer... les assassins. Parce qu'il s'agit bien d'un assassinat. D'un meurtre.

On vient de tuer l'empereur.

Parce qu'il est mort. Les yeux révulsés, le corps inerte, plus rien ne bouge. Le dernier de sa famille vient de s'éteindre. La mort a pénétré les lieux. Aussitôt, cette pensée suffit à la faire bouger. Son visage prend une expression paniquée et un cri d'effroi sort même de sa bouche. Des assassins ! Ils vont la tuer, elle en est certaine ! Ou pire, la torturer, lui scarifier le visage, lui voler toute sa beauté. Guidée par la peur, elle capte quelques mots puissamment criés et s'envole vers un groupe de guerrières kyréennes aux grands boucliers. Les enfants. Protéger les enfants. Bonne idée.

-Je peux vous aider à les évacuer ! crie-t-elle d'une voix perçante en direction des guerrières.

Se faire conduire en lieu sûr, loin de tout ça. Enfin... les enfants. Conduire les enfants en lieu sûr pour être en lieu sûr. Elle va leur proposer son aide pour bénéficier de leur solide protection et ainsi atterrir dans une pièce où son magnifique visage et son corps de rêve seront sauvés. Elle a tout oublié, Apolline. Maximus. L'Empereur mort. Le pauvre, c'est triste. Mais il est mort, il faut penser au vivant. Nul doute qu'il déplorerait la perte d'une telle beauté humaine comme elle. Au fond, la Cielsombroise s'inquiète tout de même pour Melbren. Elle espère qu'il soit sauf. Mais si elle accompagne les enfants, dont la progéniture de son duc, alors son honneur sera sauf. Et surtout, sa vie et son intégrité physique.


Spoiler:
 
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMar 6 Mar - 0:17

Grâce observait les alentours avec vigilance, incapable de rester immobile, et certainement d’aucune aide pour soigner le blessé. Elle aurait pu rejoindre Melsant, lui assurer son soutien, mais elle était persuadée d’être plus utile, à s’assurer que rien de tel ne se reproduirait. Elle jeta un œil méprisant sur le maréchal, effondré – preuve qu’il aurait du renoncer à ses fonctions il y a déjà longtemps. Il n’était pas capable de résister à cela, de mener à bien sa mission. Elle ne pouvait pas nier, pourtant, prendre plaisir à mener les gardes et les Voltigeurs, elle, la parvenue, aux yeux de beaucoup. Dans un autre duché que Bellifère, elle aurait sûrement eu des responsabilités bien avant. Au sein du vol d’Erebor… Elle était trop jeune, et apprenait elle aussi à voler avec une ailière. Mais son heure arriverait, elle n’en doutait pas. Elle continuerait de faire ses preuves, de se battre inlassablement, pour ça.

Jamais elle ne baissera les bras, qu’importent les injures. Elle savait ses capacités, avait confiance en elles et en ses qualités de Voltigeuse, et cela lui suffisait à faire preuve d’autorité sur les gardes et ses collègues Voltigeurs. Elle entendit une voix nasillarde, désagréable, à proximité, provenant d’une personne trop… légèrement vêtue, trop maquillée, trop. Trop tout. Ou peut-être se faisait-elle des idées, pour l’avoir vue folâtrer précédemment, alors que le lieu et la cérémonie ne s’y prêtaient pas.

Fendant la foule, indifférente aux gens qu’elle bousculait pour la rejoindre rapidement bien qu’elle soit proche d’elle, elle posa fermement sa main sur son épaule, la dévisageant sans animosité mais sans affabilité non plus. « Vous n’irez nulle part. Vous semblez bien prompte à vouloir fuir cette salle. Auriez-vous quelque chose à vous reprocher ? » Une chose était sûre, elle ne la laisserait pas aller. Quitte à confier son interrogatoire à quelque garde. Peut-être paniquait-elle simplement, mais elle avait l’air bien trop calculateur, à sauter ainsi sur l’opportunité d’emporter les enfants hors de la pièce, pour être digne de confiance. « Ces fières guerrières Kyréennes se débrouilleront très bien sans vous. » Si elle relâcha sa prise, elle ne s’éloigna pas pour autant, gardant un œil sur la jeune femme suspecte.

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMar 6 Mar - 3:37

L'empereur consent et un sourire immense naît sur tes lèvres. Tu t'inclines, puis vous reculez pour laisser votre place. Melsant vient vous trouver avec Bastien ; tu salues ce dernier d'un hochement de tête, tout sourire. La réponse de Castiel ne t'étonne qu'à moitié et t'arrache un rire, euphorique que tu es. Tu es tellement soulagé, heureux, abasourdi et, et, et tant d'autres choses que tu pourrais embrasser Castiel, là, devant tout ce monde ! Tu vas enfin reprendre le cours de ta vie ! Tant de mages qui arrêteront de se terrer, de craindre pour leur vie ! C'est juste… inespéré.
Tu te promets de lui exprimer toute ta gratitude plus tard.

Avec tout cela, tu en oublies d'appréhender la suite. Heureusement, l'ambassadeur belliférien prête allégeance, même si plus timidement – tu notes à nouveau combien les remarques précédentes de Castiel sont justifiées. Vient le tour de Valkyrion et les choses se présentent moins bien. Tu aperçois les traits tirés du couple et tu crains le pire.

Pourtant, tu perds le fil des événements. Quelque chose attire ton attention, là, plus en haut. Il te faut une seconde pour comprendre qu'une silhouette pointe une arbalète sur, sur… L'empereur ! Voilà ce que ton regard estime ; tes jambes, elles, sont déjà en mouvement. Tu parcours le peu de distance manquante, prononces peut-être quelque chose, tu ne sais même pas. Dans ton élan, tu pousses Octave, son expression se gravant dans ta mémoire, puis c'est comme si une colonne s'écroulait sur ta tête. Un choc si puissant que tu n'entends plus rien. La douleur envahit ton crâne et tu t'effondres : genoux, main, flanc, sol. Ta main va d'elle-même trouver la source de la douleur. Dans ta tête tournent : empereur, carreau, douleur, sang. Tu ne réalises pas encore ton geste, ni la mort de l'empereur. Tu n'entends plus Lichen, qui hurle dans ta tête.

Tu as envie d'arracher ton propre ton crâne. La douleur n'est pas franche, accablante ; elle est sourde, fourbe, oppressante. Tu sens chaque palpitation, chaque frémissement, chaque changement. Elle te laisse suffisamment de raison pour la subir sans pouvoir broncher.
Tu réalises que toujours plus de sang t'entoure. Tu te demandes s'il ne s'agit que du tien. Tu aperçois Alméïde près de l'empereur, mais n'entends rien. Seulement ton cœur, assourdissant à tes tempes. Quelqu'un retire ta main et le liquide poisseux se déverse abondamment sur ton crâne. On pose ta main et tu constates tout ce rouge dessus. Partout. Partout jusqu'à tes yeux, que tu fermes et rouvres. Des gouttes écarlates perlent à tes cils.
Tu perds connaissance.

Tu rouvres des yeux hagards. Madeleine, en périphérie de ta vision, appuie sur ta tête ; tu prends pleinement conscience que tu saignes. Beaucoup. La douleur est toujours là ; tu la gémis par moments, quand elle se fait pressante, quand ta respiration se fait laborieuse. Ton regard tombe sur ton frère et ne le lâche plus. Tu t'accroches à ses yeux sombres pour ne pas sombrer à nouveau. « Casti… el… » Un murmure ; peut-être même que personne ne l'a entendu. Tu réussis simplement à bouger tes doigts en quête de sa main, qui finit par enserrer la tienne, poisseuse de sang.

Une nouvelle personne apparaît à tes côtés et tu sais, sans même la voir, qu'il s'agit d'Alméïde. La douleur redouble aussi, dans ton crâne, et tu gémis. Ta main serre celle de ton frère et tu voudrais lui demander pardon de lui faire vivre cela ; de leur faire vivre cela. Tu voudrais lui dire combien tu l'aimes et combien tu es désolé pour tes regrets, pour ce que tu n'as pas dit, pas fait. Tu as confiance en Alméïde, mais tu ne connais pas les intentions du Destin. Tu ne sais pas si tu survivras. Et c'est la triste pensée sur laquelle tu perds à nouveau connaissance.

Tu rouvriras les yeux sous peu, mais, pour l'instant, il n'y a que ton sang qui coule et ta main qui n'agrippe plus celle de Castiel.

Spoiler:
 



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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMar 6 Mar - 4:41

Il avait lié sa main à la sienne. L’un comme l’autre n’avaient prononcé le moindre mot devant le théâtre qui se jouait devant eux. Dans leur silence, une compréhension mutuelle semblait s’éveiller. Ce qu’ils pensaient, ce qu’ils redoutaient, leurs appréhensions semblaient faire écho dans ce geste bref mais délicieux. La gitane comprenait seulement la présence d’Anwar lorsqu’un hurlement traversa l’assistance comme une flèche en plein coeur. Elle sursauta en créant un bruissement d’ornements et Melbren, devant eux, s’effondra sous une gerbe de sang. Muette, hébétée, Astarté hésita à agir et se précipiter sur celui qu’elle avait tant souhaité protéger, dans les couloirs de l’Académie. Son hébétement laissa place à un sanglot, car devant eux, l’empereur s’effondrait sans un bruit.

Le corps d’Anwar sur le sien. Un tourbillon de voiles colorés devant les yeux. Ses bracelets précieux entrechoqués résonnant entre les hurlements et les sanglots qui fusaient de toutes parts. Il avait lové ses lèvres contre son oreille, murmurant des mots pressés entendus d’elle seule. Plus loin, une adolescente hurlait le prénom du Séverac perdu. Là-bas, comme un cri venant tout droit du coeur, une femme hoquetait un “non” à faire frémir les morts. Elle s’était relevée en silence, délaissée de protection, pour affronter le chaos lui-même. Des hommes armés se multipliaient sous ses yeux, fermant une à une les sorties qu’elle avait si soigneusement repérées.

Confinée.
Le souvenir d’une grotte de gemmes précieuses.
Emmurée.
La vision des tombeaux des rois tombés.

Ce fut soudain. Ce fut violent. La panique l’avait prise par surprise, dès qu’elle avait compris son confinement. Un frisson long l’avait traversée, semblable au vent annonciateur d’une tempête, et la gitane ressentait sa poitrine se serrer comme un étau. Puis sa gorge. Puis son âme. Et plus sa respiration se raréfiait, plus son coeur s’emballait et pulsait de manière désordonnée. Elle allait mourir. Ici. Maintenant. Astarté en avait la conviction profonde. C’est son coeur, qui lâcherait en premier. Ou un carreau la traversait, elle aussi. Bellifère accuserait Erebor. Les idées défilaient à son esprit sans logique réelle, dans l’unique but de la tourmenter.

Dépossédée.
Son corps ne lui appartenait plus.

Elle avait chaud. Elle avait froid. Elle avait porté une main à son sari, au niveau de sa poitrine, cherchant à s’en défaire, cherchant un peu d’air. La gitane tirait l’étoffe richissime en titubant, trébuchant sur un jupon, chancelant contre une noblesse en déroute ou contre un combattant. Astarté n’avait réussi qu’à dénuder l’une de ses épaules lorsqu’une main d’homme agrippa son poignet. Agenouillée, elle tressaillit.

Devant elle, Bellifère.

Spoiler:
 





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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMar 6 Mar - 5:23

Le moment se déroule à une vitesse fulgurante alors que le premier carreau manque sa cible en raison de ce garçon mage qui a osé parler à haute voix pour soutenir son duc, Castiel l'affreux.  C'était un peu enfantin de l'appeler ainsi, mais il t'a volé ta sœur – qui ne sait pas que tu existes.  Et ce n'est pas le temps de penser à ces choses-là, car le tout fraîchement couronné empereur se fait transpercer du second carreau.  Tu n'as que le temps de voir le sang, le corps s'écrouler et tes doigts serrent avec force ceux de la joaillère et tu l'attires contre toi pour la protéger de nouveaux tirs, prêt à bondir si jamais l'un d'eux devait se diriger sur Anthim ou sa sultane.  Prêt à mourir comme ce Cielsombrois l'était pour protéger Octave.  Mais aucun nouveau tir ne vient vous troubler désormais que l'empereur est mort.  Craignant toujours le danger, tu guettes les hauteurs de la pièce, pour prévenir si un nouvel envoi mortel devait se faire.  Et c'est à ce moment-là que tu aperçois une silhouette.  Un être qui se meut avec rapidité tout en essayant d'être discret.  Tu ne prends pas le temps de réfléchir.  Si tu neutralises le tireur, tu protégeras les tiens.  Tu dois partir.  Rapidement.

Tu te retournes pour prendre les épaules de la belle Erebienne, un moment dangereux, l'homme ou la femme – tu n'as pas bien vu – risque de disparaître et pour le moment tu sembles être le seul a avoir remarqué l'individu.

« Reste près du patriarche de Roc-Épine, tu seras protégée. »  Sans crier garde, tu l'attires contre toi et la serres un instant.  C'est trop bref, mais il n'y a pas de temps à perdre.  « Je dois partir… Je… Sois prudente et surtout… ne meurs pas.  J'aimerais te revoir. »  Sur ce murmure, tu t'écartes, sa chaleur te quitte, ton ombre la couvre encore un instant puis te suis encore, la laissant seule.

La foule tétanisée est un obstacle à ton parcours, tu repousses les gens, trop secoués pour bouger d'eux-même.  La porte de droite.  Il prend la porte de droite sans que personne ne l'arrête.  Mais qui a organisé la sécurité de cet événement!  Quand tu y arrives enfin, on cherche d'abord à t'arrêter, mais ton autorité acquise par ton service en tant que sentinelle de Roc-Épine te fait triompher et on te laisse passer avec quelques gardes pour appréhender cel qui a fuit avant que l'ordre de fermer les portes ne soit lancé.  Le coup était bien prévu d'avance.

Spoiler:
 
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMar 6 Mar - 13:07

Ibélène • Noblesse



Maximus

de Rougeheaume



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

Présentation



Avait-il convaincu, avec son discours ? Il n’en savait rien, et il n’était pas sûr de vouloir faire le tour des gens pour le savoir. Maximus s’était retiré, de quelques pas à peine, pour que puisse s’avancer le dernier duc. Celui qui, sans doute tout le peuple en était fortement convaincu, ne pourrait pas refuser de s’allier à Ibélène. Malgré la promesse du retour des mages, exilés dans le duché des dégénérés, malgré tout.
Ce fut un cri qui remplaça la déclaration qu’il s’apprêtait à prononcer. Maximus, encore proche, l’avait entendu en même temps que les autres. Le sifflement, caractéristique, du trait que rien ne pouvait arrêter sauf un corps. Trop tard, déjà, quand on l’entendait. Et si le premier fut dévié, touchant l’homme qui s’était interposé gravement – peut-être même était-il mort, car tout avait été l’affaire de quelques secondes –… Personne n’aurait pu prévoir le second. Celui qui fit s’effondrer l’empereur, dans un silence illusoire d’une seconde.

Juste le temps que tout le monde réalise.  
Et alors, la panique s’empara des rangs nobles, derrière eux. Tout le monde devenait une cible. Cible facile, aux vêtements d’apparat éclaboussés du sang d’un gamin innocent qui n’avait même pas pu faire ses preuves. Un gone en qui il aurait voulu croire, mais pour qui il n’y avait plus d’espoir. Au moins en restait-il sans doute pour celui qui avait voulu le sauver. Foutu mage.
Non, par contre, il ne pouvait nier avoir porté sa main à son côté, instinctivement. Une arme. Il n’avait pas d’arme. Evidemment.  Ambassadeur, mais soldat d’autrefois. Ce n’était pas Maximus de Rougeheaume que l’on demandait, à l’instant. C’était le soldat, celui qui savait obéir, se battre, tenir une arme… Protéger. Eviter le maximum de morts.
Mais il demeurait désespérément faible, incapable de se défendre ou de défendre les autres.  Il n’aurait rien pu faire. Sa tête se tourna vers les Bellifériens présents, qui tentaient désespérément de trouver un moyen de ne pas paniquer… Et d’aider.  
 
Un détail le frappa, cependant, alors que sa stature stoppait certains – mur offert aux assaillants, protection éphémère sur l’avant de la scène qui se désertait : Valkyrion.
Valkyrion n’avait pas prêté son allégeance. Dans le chaos déséquilibré qui s’était invité, son regard glacé se darda sur Hjalden, son cerveau fonctionnant à toute allure. Et l’idée n’était pas stupide. Lâche, peut-être absurde, mais loin d’être stupide.  Après tout, habitué comme il l’était à l’idée d’une prise de pouvoir détournée, ayant aidé à une… L’idée faisait plus que de l’effleurer.
Devant lui, un mouvement. Une jeune femme erebienne, toute aussi paniquée que les autres qui s’agitaient autour. Sauf que, définitivement, les autres n’étaient pas entrain de tenter de dénuder. Le Belliférien savait bien que les gens, dans la peur, faisaient un peu n’importe quoi, mais quand même. Celle-ci allait manquer de se faire piétiner, semblant à peine tenir sur ses jambes, bousculant les autres. Maximus n’hésita pas. La voyant tituber, sur ses genoux, à tenter encore et toujours d’arracher son vêtement à hauteur de la poitrine, il la suivit. Ses doigts se refermèrent sur son poignet, l’immobilisant.

« Doucement, dame. » Il ne cherchait pas à la blesser, loin de là. « Relevez-vous. » lui intima-t-il. Autour d’eux, les silhouettes agitées formaient comme une muraille impénétrable, prête à les étouffer. « Dans la foule, vous finiriez par être piétinée. Vous pouvez vous tenir debout ? »
Il tentait de garder son calme : l’affolement d’une femme était une chose étrange, vaguement écœurante pour un Belliférien. Doucement, il tenta de la tirer debout, empêchant d’autres de la bousculer. Il ne comprenait pas son état, mais tous étaient bouleversés, ici.
Enfin… Presque tous. Car ce carreau n’était pas apparu de nulle part. Il avait fallu un commanditaire, quelqu’un pour qui ledit bouleversement s’apparentait en ce moment à une jubilation cachée. Quelqu’un comme un duc qui restait dans un coin de son esprit, par exemple.



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#5E0021
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMar 6 Mar - 15:19

Tu n'en finis pas de te tordre en tout sens, maréchal. Tu ne sens même pas l'aide qu'on t'apporte, ni les doux mots censés te rassurer. Tu les chasserais et râlerais sinon. Tu n'es pas faible, mais fort, tu l'as dit tellement souvent. Mais là, tu n'es plus rien, tu n'es plus homme encore moins humain. Tu n'est que chair en désordre. Tu convulses toujours. Tu n'es plus qu'un corps violent, un corps malade. Tu pourrais même représenter le chaos des dieux si d'autres ne te volaient pas la vedette sur le sol – dont l'empereur, feu l'empereur en personne. Tes pensées ne sont plus, elles sont loin, à peine un fil retenu par le lien que tu possèdes avec Adamante. Adamante qui souffre de cette subite rupture. Ta conscience vole au dessus, comme portée par un griffon. Tu regardes le spectacle sans t'attacher à quelqu'un, tu n'es que spectateur dans cette salle et tout t'es bien indifférent. Tu ne garderas plus tard qu'un bref souvenir de jeux de formes, d'ombres et de lumières de cet instant présent.

Là, après quarante cinq secondes, tu arrives à te déchausser du pied droit dans tes mouvements fous. Et cette nouvelle arme de jet s'abat sur une personne, un innocent. Ici, alors que la première minute touche à sa fin, ton coude vole à la rencontre du visage exotique penché sur toi. Noble âme venant en aide qui subit le courroux d'une invasion temporaire. Tu blesses innocemment et inconsciemment les gens, tu ne pourras même pas te réjouir de l'effet que tu promulgues puisque tu ne t'en souviendras pas, un comble ! Et enfin, à une minute et dix secondes, un poids plus lourd s’abat sur tes membres. Celui de ton fils.


**

Tybalt.
Être immobile aux yeux fixés vers le néant ou plutôt vers tout ce sang, il reste debout, absent.
Lui qui pensait assister à une cérémonie d'or et de brillant, s'est vite senti mal et agonisant.

D'abord une critique sur les mages, qui pique et se montre sauvage.
Ensuite ce regard de haine posé sur lui, venant de Melbren, quel mépris.
Enfin des discours qui ne plaisent pas, et puis des au secours et des trépas.

Quel couronnement, quelle matinée, c'est la fête du printemps pour la Fatalité.

Tybalt.
Il observe, tétanisé, devant ce chaos, mais il parvint tout juste à respirer face au fléau.
Ça grouille autour de lui, ça hurle, il voit couleurs rouille, amarante, bistre et prune.

Et son oncle qui fonce et l'abandonne, comme une réponse qui l'empoisonne.
Et son oncle qui se jette dans cette mare de sang, voilà qu'il regrette d'être présent.
Et son oncle qui tombe et qui se tord, la scène lui est trop immonde pour venir en aide au corps.

Quel couronnement, quel matin, c'est la fête du printemps pour le Destin.


**

À la chaussure qui vole, au coup de coude qui cogne, au grognement qui résonne, il répond. Son corps bouge, il court et vient enfin en aide à la Sultane – trop tard pour lui éviter une douleur cela dit. À quasi califourchon dessus à présent, il bloque les mouvements de son oncle, tenant fermement les bras de Richard en y enfonçant les ongles. Il écoute, attentif, paniqué, mais actif, que les ordres lui soient donnés pour mieux aider. Et il évite à son regard de se planter sur les victimes plus loin, cela ne ferait que le bloquer davantage et le rendre crétin.

Hrp:
 
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Alméïde de Sombreflamme
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMar 6 Mar - 17:31

La sentence est irrévocable.
Devant le corps encore chaud de l'empereur, Alméïde est un instant tétanisée. Son visage porte encore quelques couleurs, son regard ne semble pas encore avoir perdu toute étincelle – et pourtant, elle est formelle : le jeune empereur est mort.

L'Erebienne entend à peine les hurlements, les questionnements. Ses mains en sang, ses mains... rouges, écarlates. Les souvenirs d'une autre vie remontent, le liquide carmin lié au visage du fantôme qu'elle a cru apercevoir tout à l'heure. Son coeur bat frénétiquement. Les paroles de la duchesse de Valkyrion lui parviennent, comme à travers un voile ; elle secoue la tête, sans pouvoir prononcer un mot. Son regard est toujours fixé sur celui du jeune homme. Ses doigts se lèvent pour fermer ses yeux encore grands ouverts, sous le choc. Ses oreilles bourdonnent, mais une voix familière lui fait retrouver la raison.

« Alméïde, viens, Mel, Melbren, il, Al, Alméïde, mon amour, mon frère » Elle paraît s'éveiller d'un songe terriblement réaliste. Tout remonte à sa conscience, en une cascade puissante qui la désarçonne momentanément. Puis, un instant plus tard, elle embrasse la scène du regard et laisse les réflexes du médecin reprendre le dessus. Vers sa belle-soeur, un regard qui se veut à la fois rassurant et directif. « Continue à maintenir le Maréchal comme tu le fais. Il n'y a rien que je puisse faire pour le moment. Veille simplement à ce qu'il ne blesse personne.* » Le Belliférien est agité de soubresauts, certains plus violents que d'autres. Autour d'eux, de nombreuses personnes, bien trop nombreuses. Quand Alméïde se redresse pour rejoindre Melbren, elle s'exclame aussi fort que possible : « Écartez-vous, je vous prie. Laissez-les respirer. » Le jeune baron nécessite les soins les plus urgents, et c'est vers lui qu'elle se précipite.

À genoux à ses côtés, elle prend le relais de Madeleine et appuie sur la blessure plus fermement, avant de lever les yeux vers Castiel. « Tout se passera bien, je m'occupe de lui. Mais j'ai besoin que tu m'aides, d'accord ? Parle-lui, empêche-le de sombrer dans l'inconscience. » Elle ne sait pas à quel point la blessure peut être profonde, elle ignore encore si le carreau a transpercé plus que la peau, mais elle a besoin qu'il se batte – elle a également besoin de maintenir Castiel occupé pour qu'il ne pense pas au pire. Sa tête se tourne ensuite vers Madeleine. « Allez demander à quelqu'un s'il est possible de nous amener du matériel de soins. J'aurai sûrement besoin de le recoudre. » La duchesse acquiesce, les deux femmes échangent un regard entendu et Alméïde se remet à l'ouvrage. Le jupon de la jeune femme lui sera bien utile, elle l'utilise d'ores et déjà pour compresser la plaie et maintenir le flot de sang.

Si autour d'elle, le chaos est encore maître, elle parvient tout de même à retrouver son calme dans ces gestes qu'elle connaît bien. Ses mouvements sont doux mais précis ; elle doit endiguer l'écoulement avant toute chose, puis le mettre à l'abri. Qui sait si l'assassin ne recommencera pas ?


Spoiler:
 


dialogues • mediumvioletred




I'd give anything to hear you say it one more time, that the universe was made just to be seen by my eyes.


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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMar 6 Mar - 21:59

Plus qu’un.
Plus qu’une allégeance à recevoir, plus qu’un duc à affronter, et c’est fini.
Il a été soulagé de voir que Bellifère se rangeait de son côté. Un instant, il a eu peur qu’ils ne s’allient à Erebor, ou fassent totalement autre chose que ce qui était prévu. Mais les mots de l’ambassadeur étaient des mots d’allégeance simple, quoique prudents et mesurés. Et Octave a compris le message sous-entendu : il va devoir faire ses preuves pour ne pas décevoir… Et surtout pour ne pas voir sa place compromise. Raison de plus pour tout faire pour se montrer à la hauteur des espérances que l’on place en lui.

Comme le temps lui semble long, à Octave, alors que Hjalden tarde à venir à sa rencontre ! Il est nerveux, le petit prince, même s’il essaie de n’en rien montrer. La discussion agitée entre Astrid et Hjalden ne lui a pas échappée, et il espère au plus profondément de lui-même que la duchesse des glaces saura convaincre son mari de ne pas se retourner contre lui, parce qu’il a accepté la requête de son homologue cielsombrois. Il espère, du fond du cœur, de ne pas avoir tout gâché, même s’il n’a pas vraiment eu le choix. Pouvait-il réellement se risquer à perdre un deuxième duché ?  Mais n’a-t-il pas déjà perdu Valkyrion ? Le jeune homme tente d’ignorer les battements affolés de son cœur alors que le couple ducal s’avance vers lui, et même le sourire d’Astrid ne parvient pas à le tranquilliser tout à fait. Et il attend, nerveusement, la sentence qui lui paraît ne jamais arriver.

Et soudainement, tout bascule.

Un cri plus tard, le voilà poussé et bousculé. Médusé, Octave écarquille les yeux, se demandant quelle folie a pris le jeune Melbren de Séverac, ce même homme qui, plutôt, paraissait sincèrement heureux de la décision qu’il avait prise. Mais la surprise laisse aussitôt place à l’effarement et l’horreur, quand un carreau tiré par une arbalète l’atteint à la tête. Instinctivement, il esquisse un geste vers lui pour le rattraper avant qu’il ne chute au sol, sans même réfléchir à ce qui est réellement en train de se passer mais il n’en a pas le temps.

Quelqu’un crie son prénom. Un cri rempli de détresse et de peur. Le cri d’une femme. Est-ce Astrid ? Très certainement. Il essaie de tourner la tête vers elle afin de comprendre de quel danger elle voulait l’avertir, mais il réagit trop tard. Toujours trop tard. Et il se fige quand il l’aperçoit, le deuxième carreau le carreau porteur d’une mort certaine qui fonce droit sur lui. Droit vers son cœur. Et là seulement, il comprend. Il comprend ce qu’il se passe. Il comprend qu’il va mourir, là, maintenant, sans avoir pu faire un seul geste.

Il n’a le temps de rien. Il n’a pas le temps de tenter d’esquiver le projectile. Il n’a pas le temps de crier. Il n’a pas le temps, même, de sentir la douleur.
Il n’a pas le temps de penser non plus, ni à son règne bien trop court pour être considéré comme tel à Melbren qui a mis sa vie en danger pour rien, à l’identité de son assassin, à Sixtine qui, si elle revient un jour, n’aura plus aucune attache en ce monde. Il n’a pas le temps de penser aux allégeances ratées, aux mages d’Ibélène, à Faërie, à Hjalden. A Astrid, qui crie et pleure son désespoir, mais qu’il n’entend déjà plus.

Car il est mort, Octave. Il est mort dès que le carreau l’a touché en plein cœur, sans avoir pu dire un seul mot, bêtement. Son corps s’effondre au sol comme celui d’un pantin désarticulé. Les yeux rivés vers le plafond, baignant dans une mare de sang, son âme est déjà loin alors que tous s’affolent autour de lui.
Tout est fini, maintenant.
Tout est fini.

Spoiler:
 







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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMar 6 Mar - 23:07

Elle est en colère, la Duchesse, mais… Contre qui ? Contre elle-même certainement, pour avoir seriné encore et encore à Octave que tout irait bien, qu’il s’en sortirait, qu’il deviendrait un bon empereur. Ils n’avaient pas réussi à le protéger… Ils avaient failli. Elle, Hjalden, le Maréchal. Tout le monde. Tout le monde trop préoccupé par leur propre sécurité, par leurs propres affaires. Tout le monde à craindre pour eux-mêmes alors que le seul qui était manifestement en danger était Octave. Mais personne n’aurait pu le prévoir… Alors la colère d’Astrid s’apaisa et ses yeux s’alarmèrent même de résiduelles lueurs de détresse face à la chute inopinée du Maréchal, qu’elle n’aurait jamais cru voir faillir un jour. Heureusement, la belle Shéhérazade réagit promptement et gagna son chevet, permettant à la Duchesse de recentrer son attention sur Octave.

- Je suis désolée, OctaveJe vous demande pardon, murmura-t-elle. Ses doigts tachés de sang alignèrent précautionneusement quelques mèches autour du visage éteint du jeune homme. Elle aurait tant aimé pouvoir le protéger de ce monde, sa cruauté toujours plus grande, et dont elle tentait sans cesse de faire abstraction. Alméïde avait désormais quitté son corps pour rejoindre le blessé. Pourvu que ce dernier s’en sorte… Et elle-même ne pouvait pas rester cloîtrée dans son chagrin, la panique régnait. Reposez en paix

Au moins, la mort lui épargnait les dures responsabilités et décisions que la vie lui aurait demandé en tant qu’empereur mais le Destin aurait dû lui laisser sa chance. Il en aurait été capable. Avec lenteur, elle se redressa, les plis de sa robe couverts du sang du défunt qu’elle ne réalisait qu’à cet instant. Une marre écarlate avait en effet envahi les contours du cadavre, sans que la Duchesse ne lui ait accordé d’importance… Et malgré la tension, malgré la peur aussi, son cœur se serra dans sa poitrine aussi fortement qu’il le fallait pour retrouver le sang-froid nécessaire à cette nouvelle crise.

Au bord de l’estrade, la foule hésitait entre la panique et la déraison. Quel chaos… Solveig avait-elle pu mettre en sécurité ses enfants ? Un coup d’œil lui permit de la trouver dans toute cette agitation, la rassurant avec toutes ces Skjaldmös prêtent au combat. Les enfants seraient en sécurité avec elles… Astrid priait pour. Il le fallait. Son rôle a elle n’était pas auprès d’eux, pas pour l’instant, elle n’était pas capable de combattre pour les protéger, mais elle pouvait être utile ailleurs. Son esprit avait tant de mal à se détacher d’eux… Tout l’optimisme du monde ne pourrait jamais effacer qu’on venait de réussir à tuer l’Empereur, et ce n’était pas n’importe qui. Qu’est-ce qui assurait que personne d’autres ne seraient viser ?

Elle prend une grande inspiration.

- S’Il VOUS PLAIT, veuillez garder votre calme. Bien plus de blessés surviendront si cette agitation continueLa panique n’aidera personne, ni vous, ni les autres !

Elle a crié aussi fort et aussi calmement que possible mais Astrid aurait aimé que quelqu’un l’aide à obtenir davantage l’attention de cette foule. Malheureusement, toutes les personnes porteuses d’autorité semblent être occupées à courir dans tous les sens. Le regard d’Astrid parcourt l’assemblée avec anxiété. Qu’allait-il se passer maintenant ? Qui avait osé commandité ce meurtre ? Le simple effleurement de ces questions entraîna la tachycardie effrénée des battements de son sang, mais son attitude ne pouvait céder à nouveau à la panique.

Des cris survinrent alors derrière elle, la faisant se retourner brutalement pour venir en aide à Shéhérazade et Tybalt avec le Maréchal de Serre. Tombant à terre près d’eux, elle tenta d’aider Tybalt à calmer Richard.

- Maréchal, reprenez-vous ! Son ton est agressif mais ce n’est pas de la colère. Ce n’est pas le moment d'être une victime supplémentaire, ce n'est pas digne de vous ! Elle tente évidemment de le prendre par les sentiments... Astrid remarque en même temps que Shéhérazade semble avoir pris un vilain coup. Est-ce que ça va aller sultane Shéhérazade ?

Résumé :
 
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Bastien Aigrépine
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMer 7 Mar - 10:23

Je me rapproche de la famille de Séverac et mon duc, rendant son sourire à Melbren alors que je continue de fixer les alentours, la tension de la sécession d’Erebor résonnant encore tout autour de nous. Et je me demande si les choses peuvent empirer. Avec un autre duché qui déclare son indépendance ? Ca va commencer à devenir compliqué à ce train-là.

Mais là, tout se bouscule d’un coup. Et finalement, les choses peuvent vraiment empirer. A un point tel qu’aucun retour en arrière n’est possible.

Les deux corps qui s’écroulent, sans que je n’aie le temps de voir venir quoi que ce soit, les uns qui se précipitent vers l’empereur tout juste couronné, les autres vers Melbren. J’entends à peine l’épouse du duc annoncer qu’Octave est mort même si je lève les yeux pour voir Richard s’effondrer à ses côtés. Je lève les yeux en direction de Melsant, hochant la tête à son encontre et lui confirmant d’un regard que je suis là pour veiller sur les siens, avant de le voir filer je ne sais où. J’essaie alors de faire un peu de place autour d’Alméïde qui est revenue s’occuper de Melbren pour qu’elle puisse œuvre en paix et qu’il ait un peu d’air.

Et je ne me rends même pas compte que j’ai sorti mon épée, que je monte la garde auprès d’eux en vérité. J’ai fonctionné à l’instinct, sans même avoir à réfléchir à ma place dans tout ça. J’enlève ma veste pour la tendre à la jeune femme qui semble avoir du mal à éponger le sang en soufflant, d’un ton aussi tranquille que possible, histoire de ne pas en rajouter à la panique ambiante. « Ca vous sera peut-être utile. Je ne bouge pas de là, le temps que nous puissions le transporter pour le mettre à l’abri. Vous serez en sécurité. Prenez le temps qu’il faut. » Autant que possible en tout cas. Je ferme un instant les yeux, juste le temps d’envoyer à Ortie les images de ce qui se passe et l’inciter à patrouiller au-dessus de nous. Ce qu’elle fait, sans même essayer de discuter.

J’arque un sourcil en voyant les portes se fermer, ma mâchoire se crispant alors qu’il est évident que ça ne fera qu’accentuer la panique. J’avise le reste de la délégation de Sombreciel, espérant que tous gardent leur calme. Et j’essaie de ne pas regarder en direction de Melbren, de ne pas me focaliser sur tout le sang qu’il perd. Il ne faut pas que je perde moi aussi mon sang-froid, ça n’aiderait en rien. Je secoue la tête, plissant des yeux pour observer les mouvements de chacun avant de tiquer et de me pencher vers l’un des autres voltigeurs présents, que je commence à bien connaitre depuis le temps, pour lui murmurer à l’oreille. « On devrait surveiller toute la délégation d’Erebor. Je trouve ça un peu étrange que cette histoire survienne juste après qu’ils aient mis le feu à la cérémonie. » Il hoche la tête sans faire de commentaires, s’éloignant un peu pour se poster juste à côté de Castiel pour veiller sur lui, et j’inspire longuement, mon regard passant des uns aux autres sans vraiment m’y arrêter. Certains manquent de se faire piétiner, d’autres continuent de se regrouper autour de l’empereur qui, malgré le sacrifice de Melbren, ne semble pas se relever ni donner le moindre signe de vie.

Et là, je me demande ce qui va bien pouvoir se passer si l’empereur est vraiment mort.

Spoiler:
 


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Dernière édition par Bastien Aigrépine le Dim 11 Mar - 20:05, édité 3 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMer 7 Mar - 11:16

Elle avait entendu parler du duc de Sombreciel. Qui ne le connaissait pas même un peu de par les rumeurs et ses deux mariages ? Il était sulfureux, c’était le mot que Solveig aurait employé pour décrire l’homme du peu de ce qu’elle connaissait. C’est pourquoi elle s’était attendu à une résistance de sa part. Mais l’homme la dévisage sans colère, sans émotion. Un pincement inattendu prend la Skjaldmö au cœur. Ce regard, elle le connaît, elle l’a déjà vu mainte fois. L’angoisse le dévore au point de le rendre morne.

Sans un mot, la guerrière retire son gantelet et après avoir rangée son épée. Le nourrisson est déposé au creux de son bras. Il est loin le réconfort chaud et musclé du bras de son père, voilà qu’une inconnue ne trouve rien de mieux que de l’accueillir contre son torse de métal. Sur une main nue, soutenant la tête de l’enfant jouant le rôle de peau contre peau. Mais la petite fille est plus en sécurité que jamais, l’autre bras de Solveig maintenant une distance inébranlable entre elle et le monde. D’un dernier regard profond pour ce père au cœur de la tourmente, Solveig se promet de se souvenir de cet homme de cette façon. Et sur son dernier souffle pour sa fille, le bouclier se rétracte sur elles. D’un pas en arrière, elle laisse prendre Randi la tête de leur formation et laisse le duc rejoindre ceux qui avaient besoin de lui, au mépris du danger.

Prêtes à repartir, Solveig n’est arrêtée qu’une fraction de secondes par une femme au regard fou de panique. Une femme magnifique qui lui crie qu’elle peut venir les aider. Les aider à quoi, à franchir les portes ? Générosité quand tu nous tiens. D’un regard à peine soutenu, la kyréenne se détourne, oubliant déjà cette tentative désespérée. Elle n’a pas de secondes à perdre, elle ne prendra pas le moindre risque de plus avec autant d’enfants sous sa protection.

Des parents inquiets et au regard perçant ont emmené leur progéniture vers celles qui sont devenues les gardiennes des plus jeunes de ce lieu. En plus des enfants des ducs, trois autres on rejoint le centre de leur protection, augmentant proportionnellement l’inquiétude de la Skjaldmö. Elles ne pourront bientôt plus garantir la protection de sa petite délégation, elles ne sont pas assez pour cela. Dans les instants à venir, elle va devoir donner l’ordre de rejoindre les portes.

Solveig parcourt la salle pour tenter de trouver des enfants encore exposés. Mais son regard s’arrête vers les victimes de l’attentat. A leurs côtés, le maréchal est agité de tremblements purement inquiétants. Son cœur se sert alors, avec une force insoupçonnée. Elle aurait préféré amener la petite princesse de Valkyrion en dansant vers cet homme que de se découvrir dévorée par l’angoisse de le voir dans cet état.

« SOLVEIG »

Ramenée au présent par Ilda, cette dernière pointe du doigt une femme. Plissant les yeux, chassant ses peurs et ses craintes comme tout guerrier devrait savoir le faire, elle aperçoit ce que sa sœur a vu. N’est ce pas la dame de Brimir ? Mélusine de Silvamir, bardée de titres comme elle d’acier. Mais dans ses bras et à ses côtés, deux enfants. Un bébé et un garçon qui sort doucement de l’enfance. D’un hochement de tête, leur groupe reprend leur chemin dans leur direction. Pourvu que ce soit les derniers. Elles ne pourront escorter plus.

« Monsieur le Baron, madame » Elle prend à peine le temps de saluer en espérant de ne pas s’être trompée sur leur identité ni sur les formules. Doute renforcé par cette impression d’avoir déjà côtoyé le baron.
« Nous allons nous en aller pour mettre ces enfants en sécurité derrière les portes, permettez-nous d’emmener les vôtres ».

Son débit est rapide et la jeune femme essaye de toute ses forces de garder son attention sur eux plutôt que sur la porte ou la scène impériale. Elle est à bout de sa propre patience. Partir, vite !  

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMer 7 Mar - 14:15

Des paroles qui se voulaient sans doute rassurantes. Un regard qui accrochait le sien. L’assurance qu’il dominait la situation. Dans ce tourbillon de cris, de hurlements, de sang, de sanglots, de chaos, le Belliférien ressemblait à un roc en pleine tempête de sable, immuable malgré la mort qui rôdait. Il y avait la peur, au fond d’elle, une peur sourde qu’elle croyait aveugle comme un oiseau affolé, mais il y avait aussi une ancre qui s’imposait peu à peu à son esprit : le Belliférien. Malgré sa prise, sur son bras, malgré sa carrure, ses paroles intimées avec une certaine rigueur semblaient apporter un peu de de lucidité dans cette folie qui noyait son esprit. La main tremblante de la joaillière se ferma sur celle du Belliférien. Elle ne voulait pas qu’il la quitte, ni qu’il l’abandonne ici, à une mort certaine.

Tout son corps était encore habité par des tremblements. Son coeur menaçait toujours d’exploser par tant de pulsations. Astarté était incapable de prononcer le moindre mot, tant son souffle était court et fuyant. Quand le verrait-il, que son heure approchait? Sa main se serrait plus fortement encore sur la sienne, comme une nécessité. Il la souleva avec une aisance certaine après l’avoir questionnée, en vain, sur son état. Toujours silencieuse, toujours à la recherche d’un peu d’air, toujours crispée au bras de l’homme de Bellifère, Astarté ouvrait les lèvres en un couinement désastreux. Les tentatives de respiration étaient laborieuses, douloureuses, même, mais… Mais il lui semblait que la présence calme du diplomate, dans cette tempête, était la clé de sa survie.

Alors elle opinait péniblement, ses yeux de chat chargés de peur. Elle ne savait peut-être pas si elle était en mesure de marcher, mais elle tenait sur ses jambes : elle pourrait sans doute traverser la salle, s’il le fallait, aussi longtemps que son pauvre coeur le lui permettrait.

La gitane ne s’était pas rendue compte que sa seconde main s'agrippait au bras de l’étrange, froissant allègrement sa tenue entre ses doigts crispés. Elle n’avait conscience que de bien peu de chose, désormais. Il y avait la tempête, autour d’eux, les issus fermées, les battements irréguliers de son coeur, le poids sur sa poitrine et, surtout, le visage de l’homme baigné de calme.

Elle ne le lâcherait plus. Sa survie en dépendait.

Spoiler:
 





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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMer 7 Mar - 17:10

Je surveillais Rolf du coin de l’œil. Mon fils s’approchait de plus en plus de l’homme qui, en l’espace d’une soirée, avait été son amant. Je l’avais suffisamment mis en garde sur le fait que, s’il l’accostait, il mettrait en péril aussi bien son avenir que le mien, et celui de notre domaine par la même occasion. Mon garçon tenait bien de moi, têtu comme un âne, et il était aussi déterminé que sa mère. J’avais déjà repéré quelques jeunes filles de bonne famille qui seraient sans doute de bonnes épouses pour Rolf. Je connaissais le nom de certaines d’entre elles, et je comptais déjà contacter leurs parents à mon retour en Ysgramor. Rolf serait sans doute furieux de savoir que je me mêlais de ses épousailles sans lui demander son avis, mais il comprendra que je fais cela pour son bien. Ce n’est pas en allant regarder les étoiles avec Melbren de Séverac qu’il donnerait des héritiers à son domaine, ou qu’il deviendrait un seigneur digne de ce nom. Je le surveillais donc, et me préparais à intervenir et, s’il le fallait, à quitter la salle sur le champ avec Rolf pour rentrer chez nous pour nous éviter la disgrâce.

C’est en le surveillant que je pu assister à toute la scène. Le premier carreau, qui frappa Melbren. Puis le deuxième, qui tua notre empereur en le touchant en plein cœur. Je laissais échapper un hoquet de surprise, tandis que résonnaient les premiers hurlements. L’empereur était mort. J’attrapais l’épaule de mon cadet et l’amenais vers moi, pour le protéger, et chercha Rolf du regard. Je m’avançais dans la direction où il était allé, tentant tant bien que mal de me frayer un chemin dans la foule tout en tenant Rudolf. Je trouvais Rolf à quelques mètres de Melbren. Rolf était pâle comme un mort, aussi blanc que celui qui avait été son amant. Je vis dans son regard qu’il brulait d’aller le voir, de courir à son secours. De mon autre main, je le pris par le bras, le regardais dans les yeux, et secouais la tête. Je vis ses lèvres trembler. Sa raison, celle qui lui commandait de me suivre, luttait contre son cœur, qui lui hurlait d’aller secourir Melbren. Je vis du coin de l’œil que plusieurs personnes étaient déjà à ses côtés. Il n’avait pas besoin de Rolf. Je le tirais par le bras et, au bout d’un moment, il me suivit. Je devais les mettre à l’abri. Je savais qu’Elanin suivrait la princesse, mais je m’inquiétais pour elle.

Pendant que je me frayais un chemin vers un abri convenable, je réfléchissais. La délégation cielsombroise. Je ne serais pas étonné d’apprendre qu’elle serait finalement derrière tout ça. Ils ont obtenu ce qu’ils voulaient après tout. Les cielsombrois étaient connus pour leur fourberie. Ils apparaissent sous leurs plus beaux atours, jouant du sourire et de belles paroles pour ensuite frapper dans le dos. Séverine ne faisait pas exception à la règle. Malgré sa gentillesse et le fait que je l’estime beaucoup, elle était une femme manipulatrice. Je regardais derrière moi. Castiel avait sans doute tout prévu. Demander à accueillir les mages dans son duché, obtenir cette autorisation, et tuer l’empereur pour supprimer un éventuel changement d’avis, ou un potentiel obstacle pour sa montée en grandeur. Je ne voyais que ça. Qui d’autre aurait pu tuer l’empereur ? Mon esprit me souffla le nom d’Anthim, mais je savais que je ne l’accusais que par rancœur, je n’avais aucune preuve formelle contre lui. Alors que Castiel… Je m’arrêtais, me tournais vers Rolf et lui dis :

« - La délégation cielsombroise est peut être derrière tout ça mon fils, soyons prudent.

- Mais qu’est ce que vous racontez ? Ce n’est pas Sombreciel qui a tué l’empereur !

- - Réfléchis ! Pour obtenir ce qu’ils veulent, ils ont dû offrir leur allégeance en contrepartie. Et quoi de mieux qu’un meurtre pour gagner son indépendance ?! »

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMer 7 Mar - 18:38

Du sang.
Du sang devant ses yeux.
Étourdie, la pièce tournant follement autour d’elle et un bourdonnement insistant vibrant à ses oreilles, Shéhérazade s’assied péniblement, se redresse maladroitement en prenant appui au sol puis porte l’autre main à son front, ébahie de le découvrir couvert de sang. La douleur irradie, au coin de son sourcil – ça pulse, ça résonne, ça mord, et par Joseï, ça saigne.
Ça saigne beaucoup, même.

Cela a sûrement un lien avec le coude véloce du maréchal en pleine crise de convulsions – elle se souvient juste de s’être penchée sur lui pour tenter de le maintenir, tendant le bras pour écarter les curieux qui s’approcheraient trop – puis un mouvement incontrôlable qui a secoué l’homme tout entier, un coude volant vers elle à toute vitesse, la stupeur, la panique – et le choc, qui l’a envoyée valser en arrière sur le tapis gorgé du sang du jeune mage.

Elle vacille un peu, la souveraine toute étourdie, peinant à fixer son regard devant elle. Un gémissement plaintif résonne à ses tympans – elle réalise, au bout de quelques secondes, que c’est d’elle-même qu’il provient. La douleur se fait brûlante – sous ses doigts, elle sent la chair fendue, et les flots de sang dévalent son visage. Elle ne va pas appeler au secours dans ce chaos, ce serait ridicule – mais la détresse lui noue la gorge, la douleur lui perce le crâne, et ses idées dansent une folle sarabande qu’elle ne parvient pas à discipliner. Pourquoi, pourquoi donc, a-t-il fallu qu’elle en vienne un jour à sortir du harem ? Il faudra qu’elle pose la question à Anthim.

Anthim.
Où est-il, Anthim, d’ailleurs ?
Poussée par la nécessité, en quête de protection et de sécurité, la sultane appelle son époux disparu dans la cohue d’un petit filet de voix pitoyable, qui certainement ne porte pas vraiment. « Anthim… ? »

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Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 TitreSheherazade1

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Grâce de Séverac
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J'ai fait allégeance à : Anthim, duc d'Erebor
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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyMer 7 Mar - 20:35

Comme mue par un désintérêt certain, Solveig, visiblement en charge de rassembler les enfants avait ignoré la femme rabrouée par Grâce, ce qu’elle accueillit d’un bon œil. Elles connaissaient la réputation de ces guerrières, leur sérieux, et cela ne faisait que le confirmer. Elle restait pourtant à proximité de ces dames, au cas où d’autres personnes auraient les mêmes idées que cette décadente dame, bien trop légèrement vêtue, trop aguicheuse, pour une telle occasion. Elle avait l’audace de se présenter ainsi, ce que Grâce déplorait, et d’agir de cette façon. Elle indiqua à un garde de ne pas la quitter des yeux, et d’être proche d’elle physiquement, des fois qu’elle trouverait un autre stratagème, avant de se rapprocher des délégations, alors que Solveig s’approchait de son futur duc par alliance et plus ou moins beau-frère. Elle ne le portait certes pas dans son cœur, mais elle était soulagée de le voir ressentir une vive inquiétude pour Melbren. C’était son cas aussi, bien qu’elle le connaisse peu, mais elle ne désirait pas que Melsant vive ce deuil, qui serait assurément dévastateur.

Elle percuta, malencontreusement, un jeune homme visiblement sous le choc, pâle comme un mort – presque davantage que l’empereur lui-même, étendu sur le sol dans une mare de sang. S’excusant, elle l’aida à se stabiliser, se tournant vers l’enfant aux côtés du seigneur, s’adressant à celui qu’elle supposait être son père – quoi qu’il puisse être son grand-père, assurément. « Nous ne nous connaissons pas, je crois, seigneur… ? » Elle s’efforça de lui sourire, quand bien même elle était surtout concentrée et peu à même de le faire. « Vous devriez envoyer votre jeune fils auprès des Skjaldmös, elles pourront le sortir de là et le protéger. Vous pourriez même les aider, à transmettre cette information à toutes les familles ayant de jeunes enfants. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre   Intrigue 3.2 ♦ De Plume et de Serre - Page 4 EmptyJeu 8 Mar - 0:11

« Casti… el… » Il répond. Il vit ! Tu te raccroches à sa main, presque trop fort, afin de ne plus jamais la laisser aller. Les portes qui se ferment résonnent entre tes oreilles. Tes yeux noirs se relèvent de ton frère et fixent les guerriers et gardes qui ont clos entièrement la salle du trône, où vous êtes désormais enfermés. Piégés comme des rats. Un degré supplémentaire de peur, de nervosité, qui croit dans ton ventre, se mêle à celle déjà vivace qui se distille dans tes veines comme le plus sûr des poisons. Ton souffle s’amenuise, se raréfie dans tes veines. Tu ne dois pas paniquer toi aussi.

Tu te concentres sur Melbren pour ne pas mourir toi-même.

Enfin Alméïde vient à vos côtés, pleine d’assurance. Médecin. Elle sait ce qu’elle doit faire. Tu es fier d’elle, et comme tu l’aimes, et comme tu voudrais l’épouser une nouvelle fois, même, pour le lui prouver. « Tout se passera bien, je m'occupe de lui. Mais j'ai besoin que tu m'aides, d'accord ? Parle-lui, empêche-le de sombrer dans l'inconscience. » Ta voix s’étrangle dans ta gorge, mais tu réussis à hocher du chef. Tu regardes Melbren et tu ne sais que dire. Toi habituellement si verbomoteur, jamais à court de sujets de conversation, tu es coi, muet devant le terrible spectacle. Tout ce sang. Les portes fermées. Danger. Tu as promis. De te protéger autrement. Tu sais qu’Il est proche. Tout proche. Si proche. Tu dois le chasser, en même temps que la peur.

Tes yeux sont brièvement détournés de Melbren, une nouvelle fois, lorsque le Voltigeur qui était aux côtés de ton frère se penche et tend sa veste à ton épouse, tout en lui offrant sa protection tout le temps qu’il sera nécessaire. Il y a un peu de curiosité, dans tes prunelles, alors que tu détailles les traits de l’homme, et plus étrange encore… un sourire, appréciateur, lorsque ces mêmes prunelles passent de son visage à ses épaules, à ses bras. Bel homme, brun, les yeux sombres. Tout à fait ton genre et tu le sais, tout à fait celui de ton frère. « Melbren, tout n’est pas perdu… sais-tu qui nous veille ? Un Voltigeur des plus… agréables, à l’oeil. De notre duché. Tu devrais ouvrir les yeux pour voir… cette oeuvre. T’écoute-t-il ? Tu ne sais pas si c’est vraiment ta suggestion qui fait ouvrir les yeux de Melbren, mais tu es heureux de voir le bleu de ses iris. Tu souris, comme si tu avais accompli la plus grande des tâches. Pas moi, voyons, lui, le gourmandes-tu faussement, d’une voix tremblotante, et ton frère ne détourne tout de même pas le regard. Que dirais-tu d’un Voltigeur, comme premier parti à rencontrer, mon frère ? Tu m’avais parlé du fessier d’un certain Aigrépine… Es-tu certain qu'il n'a pas changé d'avis, au sujet des hommes ? »

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Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo




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