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 La mésange et l'épervier.

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Message Sujet: La mésange et l'épervier.   La mésange et l'épervier. EmptyLun 12 Fév - 18:39


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Gabrielle de la Volte &
Manaël l'Ardence

La mésange et l'épervier

La belle et la brute




• Date : 01 février 1003
• Météo (optionnel) : soleil et fraîcheur
• Statut du RP : privé
• Résumé : La princesse Gabrielle de la Volte s'entretient avec un de ses protecteurs, Manaël, au sujet du Familier menaçant de ce dernier ainsi que de ses projets pour la journée.
• Recensement :
Code:
• [b]Le 01 février 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3373-la-mesange-et-l-epervier#124971]La mésange et l'épervier[/url] - [i]Gabrielle de la Volte & Manaël l'Ardence[/i]
La princesse Gabrielle de la Volte s'entretient avec un de ses protecteurs, Manaël, au sujet du Familier menaçant de ce dernier ainsi que de ses projets pour la journée.



Dernière édition par Manaël l'Ardence le Jeu 5 Avr - 13:25, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: La mésange et l'épervier.   La mésange et l'épervier. EmptyLun 12 Fév - 19:23

Tendre.
Oui, elle l'est, sans aucun doute.
Tout petit et délicieux.
Je n'irais pas jusque là, mais oui...
À croquer.
Je ne penserais pas le contraire.
Plus qu'à planter mes serres dedans, lui tordre le cou et le-
Stop stop stop, de qui parles-tu ?!
De mon goûter qui court bien sûr, et toi de qui tu parles ?
De personne.
Personne. Un être humain ? Depuis quand tu manges les tiens ?
Suffit, mon travail m'attends.
Menteur. C'est toi qui attends. Je vois tout d'où je suis.


Et le silence se poursuit dans sa tête, alors qu'il tend le cou pour voir où l'épervier pourrait se trouver en ce moment. Un semblant d'ombre jaillit soudain plus loin d'un arbre pour fendre vers le sol ; il est certain que cette sombre est son familier. Il finit par hausser les épaules doucement et laisser Creska déguster sa proie tranquillement à quelques dizaines de mètres de là – juge t-il. Il est convaincu qu'elle l'a eu.

Son regard escalade une volée de marches sans que son corps n'ait bougé d'un pouce. Enfin, ses prunelles abyssales se posent sur sa cible ou plutôt sur son travail ; Gabrielle de la Volte. Une princesse. Ce n'est pas rien. Princesse dont il a été chargé d'assurer la protection par le prince impérial Antonin de Faërie en personne. Il n'est pas le seul à veiller sur elle et tel un gardien de phare, il l'observe avec attention et est attentif au moindre détails alentours.

Elle discute un peu en privée et à l'abri, lui comme d'autres s'en sont assurés. Il regrette cela étant de ne pas être plus près pour pouvoir entendre ce dont il est question et arrive à se convaincre lui-même que ce n'est sans doute pas important. Elle semble en avoir fini lorsqu'elle se met à descendre avec élégance et légèreté à la fois.

Alors qu'elle atteint la dernière marche, Manaël la salue rapidement d'un poli et charmeur.

« Princesse. »

Puis, se plaçant à ses côtés, il se permet.

« Où comptez-vous vous rendre aujourd'hui ? »

Si tôt la question posée qu'il se glisse à un petit pas en retrait sous le regard de ses pairs, prêt à l'escorter tout en tenant la mesure de son rang. Peut-être est-ce trop familier, encore qu'après plusieurs mois cela devient presque une habitude, mais il préfère être au courant de la destination – juste au cas où. Escorter Gabrielle dans des jardins ne sera pas la même chose que l'escorter en plein marché par exemple. Et il s'agit d'un gros exemple.
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Gabrielle de Faërie
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Message Sujet: Re: La mésange et l'épervier.   La mésange et l'épervier. EmptySam 24 Fév - 3:29

La vie avait considérablement changé pour Gabrielle, bien qu’ici, au Ru-d’Argent, tout semblait être exactement à sa place. Son miroir ouvragé reposait sur ce même coussin de velours depuis la seule et unique fois où elle avait osé confronter son reflet : un sourire épanoui, une fossette creusée, couronnée. Antonin de Faërie l’avait déjà marquée de sa jeunesse et la complicité, entre eux, florissait de rencontre en rencontre. Elle s’était inquiétée des orgueils blessés et des fiertés ébranlées, la douce Cibellane, au point de se refuser à Niobé, la Paisible. Il y avait bien Silvère qui piaillait à son esprit que tous ses soupirants savaient très bien que seul le plus coloré remporterait sa main, mais Gabrielle ne pouvait que comprendre le malaise d’être second, confinée dans l’ombre d’un gagnant. L'air désolé du plus âgé d’entre eux avait embué son regard. Mais elle ne regrettait pas sa décision.

Si les vitraux étaient les mêmes, si les paysages gelés n’avaient pas changé, il y avait tout de même bien des choses qui modifiaient son quotidien. À commencer par ses protecteurs qui s’étaient multipliés, depuis l’annonce de ses fiançailles. Elle avait tenté de rassurer Antonin en lui jurant qu’aucune nouvelle menace ne planait sur elle mais le prince avait insisté jusqu’à ce que Gabrielle accepte deux nouvelles protectrices. Celles de son choix. Le doute l’avait prise, à savoir si elle accordait suffisamment d’importance aux menaces de l’été dernier. L’Ordre en avait-il encore après elle? Antonin en savait-il plus qu’il ne le laissait croire? Et malgré ses deux protectrices nouvelles, pourtant, il lui semblait qu’elle remarquait uniquement sa présence et ses yeux d’oiseau de proie. Manaël.

Son gros rat ailé m’a regardé avec appétit. Allons… Encore! Il sait très bien que tu es intouchable. Elle entendait encore les continuelles récriminations de Silvère à son esprit, alors qu’elle empruntait l’escalier central. Depuis son arrivée dans sa vie, la menace du Familier de son nouveau protecteur planait sur la délicate mésange que représentait Silvère. Gabrielle avait déjà avisé l’homme fait d’en informer la principale intéressée, mais il semblait que la blague perdurait.

- Princesse.
- Manaël.
- Où comptez-vous vous rendre aujourd’hui?

Elle avait levé son minois vers le mage de protection, un sourire incertain aux lèvres. Gabrielle n’avait jamais été particulièrement confortable avec sa présence et le soupçonnait encore d’être un espion quelconque. Sa méfiance envers Antonin s’était effacée, alors qu’il s’engageait à une année de fiançailles et l’introduisait officiellement auprès de sa famille lors d’une charmante soirée à venir, mais pour ce qui était de Manaël... Le regard perçant de ce protecteur imposé, sur elle, la rendait méfiante. Et cette façon qu’il avait de se montrer familier, de la reluquer… Son sourire se figeait alors qu’elle hésitait entre une petite conversation avec lui ou rejoindre la Volte, comme elle l’avait prévu.

- Je vous aviserai si je dois partir.

Un pas, puis un autre, dans ce vestibule éclaboussé de lumière. La princesse allait regretter son silence, elle le ressentait, alors qu’une pointe d’amertume teintait déjà sa journée.

- Manaël… J’aimerais m’entretenir avec vous, avant toute chose.




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Message Sujet: Re: La mésange et l'épervier.   La mésange et l'épervier. EmptyVen 2 Mar - 12:46

Elle descend, il attend. Elle arrive à sa hauteur, il la salue poliment. Et il apprécie fort bien d'entendre son prénom de sa douce voix. Une princesse qui susurre presque son identité, quel privilège, il y aurait de quoi en faire des jaloux ! Et son petit doigt lui dit qu'on l'envie même parmi les protecteurs. La familiarité tout juste dentelée dont il fait preuve à l'art de faire mouche, ça paye oserait-il dire. Il est juste regrettable que seul ses oreilles puissent en profiter. Ses oreilles et ses yeux, car la princesse est magnifique, un délice qui se déplace sous son regard et qui porte des richesses qu'il aimerait bien posséder. Il est trop loin également (quelques pas faisant tout) pour que son nez profite pleinement de la douce odeur qui se dégage de ses vêtements et de sa peau. Il devra donc se contenter de ce qu'il voit et de ce qu'il entend. De toute façon, il est payé pour être vigilent et observer avec attention le moindre signe d'hostilité. Il ne lui en faut donc pas plus. Il trouvera bien plaisir ailleurs, en temps et en heure.

Son professionnalisme et sa curiosité amènent à ses lèvres une question. L'endroit où Gabrielle de la Volte à prévu de se rendre, s’il y en a, lui est important. Il préfère, en effet, mettre toutes les cartes de son côté en cas de désagrément. Le danger peut venir de partout. Et si l'Ordre veut sa peau, il se doit de se montrer à la hauteur de sa tâche. Nulle bavure n'est autorisée. Il se veut parfait Et dans son travail comme protecteur Et dans l'image qu'il pourrait donner à l'Ordre. Manaël est compétent et il aime à le montrer. À se montrer. Même s'il est met un peu les gants avec la noblesse quand même.

Il est charmé et flatté du sourire qu'elle lui accorde. Il ne se permettra pas de lui en renvoyer un ceci dit, même s'il meurt d'envie de lui montrer ses dents. Il acquiesce à sa réponse d'un signe de tête, prêt à la suivre jusqu'à ce qu'elle se décide. Dans le vestibule qu'ils parcourent, il est son ombre d'un pas voir deux en arrière, laissant à d'autre le soin de garder les devants. S'il peut faire barrière de son corps face à une attaque direct, il est plus utile à mi distance ou à distance tout court par ses tirs de carreaux féroces et explosifs au contact s'il y met sa puissance et sa spécialisation à l’œuvre.

Il continue de parcourir le vestibule à l’affût, tout en posant de temps à autre son regard perçant sur la délicate nuque de devant. Ou plutôt sur le collier qu'elle porte. C'est brillant. Tu ressembles à une pie comme ça. Elle va finir par te remarquer si tu continues de l'observer. Balivernes, j'observe à peine ce qu'elle porte. Tu sous-estimes les proies. Il se serait bien vu rétorquer un 'n'importe quoi', si la princesse s'était laissé séduire par le silence, mais ce n'est pas le cas. Elle l'appelle, elle le demande, elle désire converser. Tu vois. Je t'avais prévenu. Avant de se faire repérer, il faut foncer, la surprise mène à la panique et à des réactions stuuupides, c'est drôle. N'importe quoi. va dire ça à la musaraigne que je viens de décapiter. Il grimace à peine devant l'image qu'il se fait de la scène. Il préfère s'avancer à hauteur de la jeune femme.

« Bien entendu, princesse, que puis-je faire pour vous ? »
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Message Sujet: Re: La mésange et l'épervier.   La mésange et l'épervier. EmptyLun 12 Mar - 23:41

Il semblait toujours dévoué. Il semblait soumis à ses ordres. Mais pourtant, Gabrielle ne pouvait se soustraire tout à fait à cette impression de proie et de chasseur, de malaise et de non-dits, de regard pesant et de regard fuyant. Le mage protecteur dans son ombre, elle ne s’était pas retournée, convaincue que son regard déplacé se trouverait sur sur sa nuque, ou plus bas encore. La princesse prit une pause, brève, les yeux fermés, pour recentrer ses pensées. Il ne lui avait fait aucun mal. Manaël l’avait même accompagnée lors de cette soirée, à l’Académie. Elle devait lui laisser sa chance. Au moindre geste étrange, toutefois…

- Nous serions plus à l’aise de converser dans mon bureau, ne croyez-vous pas?

Elle reprit l’escalier, celui-là même qu’elle venait de descendre, Manaël l’Ardence dans son ombre. La Cibellane pressa le pas, jupons entre ses mains, pour le distancer de quelques enjambées, et se hâta d’investir sa pièce de travail. L’ordre régnait, dans ce bureau vaste, et la décoration raffinée laissait entendre que la baronne travaillait des heures durant dans une pièce confortable et invitante. Le bruit de ses pas, sur le plancher de bois, résonnait pour combler le silence qui perdurait, entre eux. La princesse prit grand soin de se poser, tout à son aise, sur son fauteuil rembourré avant d’inviter Manaël à prendre place sur la chaise de bois sculptée, de l’autre côté du bureau. Elle, petite femme délicate qui semblait perdue sur ce fauteuil massif, et lui, l’homme immense, confiné sur la chaise plus modeste. La scène aurait eu de quoi ravir Gaëtane, Gabrielle en était convaincue : les choses étaient ainsi, en Cibella. Elle lui serait toujours supérieure, il lui serait éternellement inférieur, et la susceptibilité douillette de la princesse supportait difficilement ses regards déplacés et cette familiarité. Alors… Alors… Oui, peut-être, un peu, Gabrielle était également satisfaite d’être en si bonne posture devant lui, le protecteur.

- Pardonnez tout ce sérieux, Manaël, mais il me semble important de faire le point sur un sujet.

Elle n’agissait pas par torture, en étirant ce silence et ces mystères, mais bien par sagesse. Gabrielle s’efforçait de le considérer comme tout autre domestique ou homme de main, et d’amoindrir sa méfiance pour l’Ardance, avant de continuer l’échange. Il avait cette manie de la rendre suspicieuse et de faire ressortir le pire, en elle. Elle en avait bien conscience. Il lui faudrait très certainement en discuter avec sa douce Agnès et sa belle Marjolaine, tôt ou tard. Elle ne devait sans doute pas être la première femme à se montrer si inconfortable avec un protecteur.

- Silvère m’a avisée que votre fidèle Creska s’est montrée un peu trop démonstrative de son appétit féroce, à son endroit.

Une pause et un petit air navré. Car elle l’était, navrée, la baronne, de cette situation. Creska suivait son instant, tout simplement, et Silvère en payait les frais. De son silence, elle invita Manaël à prendre parole, patientant une explication ou, peut-être, des excuses.




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Message Sujet: Re: La mésange et l'épervier.   La mésange et l'épervier. EmptySam 17 Mar - 0:13

Et voilà qu'à sa requête il s'avance auprès de la princesse, sous les 'Tu vois, je te l'avais dit.' de Creska, son Familier, qui rôde plus loin, il la sent, toujours. Elle rôde et tourne, tourne, tourne Et elle s'amuse certainement de ses observations, il le sait. Alors, vu la proximité qui s'offre, il n'a plus d'autre choix que de cesser de fixer le joli collier que Gabrielle de la Volte porte, et dont il mourrait presque d'envie d'arracher pour se l'approprier, puis se glisse doucement à ses côtés, oreille à l’affût du moindre chatouillement qu'elle va lui procurer.

- Nous serions plus à l’aise de converser dans mon bureau, ne croyez-vous pas? 

Et quelle surprise qu'il reçoit. Ses pensées s’affolent un moment. Tu lui as fait la cour avant ? S'interroge Creska en écho. Pas que je sache non. Alors elle doit vraiment en avoir envie... Ne dis pas n'importe quoi. Elle pense à procréer malgré le danger qui la taraude, j'admire ce genre de femelle, elle me ressemble ! Il a du mal à trouver la ressemblance. Puisque je te dis qu'il n'en est rien. Et oh tu me prends pour qui ? Je sais bien ce que tu penses, tu me la feras pas à moi. Et il secoue la tête de mécontentement, établissant ses pensées, éloignant celles impures pour ne penser qu'à son devoir comme à son habitude – à quelques exceptions près. Comme avec la baronne. Il a envie de crier un bon coup, mais se contente de sourire poliment. « Bien sûr, princesse. » Dans l'intimité du nid. Il soupire en lui-même et même un peu extérieurement. Gabrielle ne peut heureusement l'avoir vu de toute manière, elle est déjà devant à presque courir. C'est sa parade à elle ! Il la suit, il escalade les marches sans difficulté, lui n'a pas de jupon pour le freiner. Et nulles arrières pensées ne vient envahir sa tête malgré l'esprit vif de son âme sœur, Creska, alors qu'il pénètre dans un bureau clair à sa suite et qu'il attend mot de la princesse.

Il ne peut faire sans la dévisager alors qu'elle prend place et lui impose, en quelque sorte, de s'installer en face. Il a l'impression que c'est loin d'être une parade qu'il va subir, mais un interrogatoire ! Les femelles ont toujours le besoin de se faire grosse. Et ce n'est pas pour le rassurer. Il s'installe, sentant presque la chaise trop petite pour lui, mais ne se plaint pas, conscient de la hiérarchie – et ce malgré la familiarité dont il fait preuve. Invraisemblable. Petit fils de l'olivier n'a pas apprit à vivre dans le luxe, même quand il était major il n'a jamais rien fait dans l’excès, alors peut-être s'est-il perdu à envier par la suite... peut-être, mais il n'a rien à envier à son fauteuil, il préfère de loin le bijoux qui lui sied à ravir. Il se contente d’acquiescer comme un automate à sa phrase, tout en faisant un tour rapide de la pièce de son regard. Il se demande ensuite ce dont elle veut l'entretenir.

Et le silence ne dure qu'un instant, car Gabrielle explique les raisons de cette entrevue privée, de son problème surtout. Sa plainte doucereuse éclabousse le Cibellan qui fronce les sourcils un instant. Sans doute comprendra t-elle qu'il s'adresse en ce moment même à Creska – encore. C'est de ta faute ! De quoi encore ?! C'est de toi qu'il est question ! Navrée mais je ne suis pas intéressée par elle. Triple buse tu sais ce dont je parle ! Eh oh mesure ton langage, y a un monde entre les buses et nous ! Tu fixes son Familier. Et tu la fixes bien elle. Oui mais je ne cherche pas à la manger. Oh oh dit-il. Sérieusement ? Mais j'y peux rien moi si son petit machin appétissant roucoule sous mon bec ! Je doute qu'il le fasse. Fiente ! Creska... tu ne m'aides pas là. Creska. Plus rien. Nous en reparlerons – encore. Conclu t-il en fulminant tout en reprenant d'un sourire crispé et de ses deux mains qui se joignent, fort noueuses.
« Je comprends princesse. Il semble presque se tortiller un instant sur sa chaise, visiblement peu à l'aise du silence de Creska qui ne fait rien pour l'aider dans cette situation. Égoïste jusqu'au bout des serres. Elle a tendance à n'en faire qu'à sa tête, mais nous travaillons dessus. Il travaille seul dessus oui. Pourrais-je savoir de quel endroit, en particulier, votre Silvère fait-il mention ? »

Manaël lui reste poli et souriant, il doute pourtant un peu que cela pourra l'aider, mais s'il peut indiquer à Creska d'éviter une toute petite zone, il le fera. Pas sûr qu'elle s’arrête d'observer de loin par contre.
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Message Sujet: Re: La mésange et l'épervier.   La mésange et l'épervier. EmptyDim 18 Mar - 20:39

De sa pause accordée, Manaël en profita pour réfléchir. Elle le voyait bien, Gabrielle, le léger plissement à son front, l’incompréhension entremêlée d’une colère diffuse probablement adressée à son Familier. Les lèvres scellées, elle se contentait de l’observer froncer les sourcils, se tordre les mains et lui répondre d’un sourire fort crispé. En entendant ses explications, la princesse acquiesca à quelques reprises, le croyant, même. N’avait-il pas tout intérêt à travailler sur cet épineux problème, ne serait-ce que pour préserver sa réputation et son nom à travers Faërie? Quel protecteur serait-il en laissant son propre Familier agresser celui de sa cliente? La Cibellane s’accouda un moment à son bureau, un index tapota sa lèvre inférieure sous le signe de la réflexion.

Il ne m’a pas indiqué où, précisément, mais j’ai pu constater de sa nervosité et de ses plaintes répétées, à son endroit. Il faut bien comprendre, Manaël, que Silvère est ici chez lui, que le Ru-d’Argent est son refuge, que chacun des arbres de cette terre est son perchoir. Si conflit il y a, ce sera à Creska de retourner aux limites du Ru-d’Argent est de patienter votre retour, lors de vos permissions.

On murmurait que les Familiers étaient le reflet d’un mage. Silvère était une mésange plus directe et affirmée que Gabrielle ne l’était réellement, mais sa taille, sa petitesse, cette capacité à s’effacer et se faire discrète la représentait tout à fait. Quel aspect de Creska symbolisait Manaël? Était-ce cette propension à se sentir chez-elle partout, à l’instar du mage protecteur - et de la majorité des Cibellans? Ou était-ce plutôt cette personnalité de traqueur, à l’affût d’une proie, affectionnant la chasse et la mise à mort? La seconde option lui semblait plus probable, et plus que jamais, Gabrielle se sentit méfiante à l’endroit du protecteur imposé. Tu aurais dû le délester du poids de ses obligations. Il n’a pas encore manqué à son devoir. Pas encore.

- Elle est intelligente et je crois profondément qu’elle aura la sagesse de cesser ses parades d’intimidation. Plusieurs mages se doivent de laisser leur Familier loin de leurs fonctions, ne serait-ce que pour une raison pratique, à titre d’exemple. Je suis convaincue que, bien que désagréable, cette situation serait bienvenue autant pour vous que pour Silvère.

Elle lui offrait une chance, une toute petite chance, et espérait au fond d’elle-même que Silvère se montre honnête et ne se plaigne que devant une nouvelle menace, et non pas par simple volonté de voir Creska s’éloigner de son nid. D’un sourire plus doux, plus avenant, elle enchaîna d’un sujet qui lui semblait plus joyeux. Du moins, elle l’espérait.

- Si vous n’avez rien à ajouter sur ce sujet, j’aimerais vous faire part des plans de la journée, concernant mes déplacements. La journée sera longue et j’apprécierais une escorte plus discrète.




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Message Sujet: Re: La mésange et l'épervier.   La mésange et l'épervier. EmptyVen 23 Mar - 17:53

Il est en droit de se poser la question, Manaël, pour lui, mais aussi pour son Familier. Il est en droit de demander ce que Silvère entend par 'son endroit'. Et la réponse ne lui plait guère, il le cache pourtant bien physiquement, restant impassible pour le coup, ne bougeant pas d'un pouce de sa petite chaise. Mais ses pensées, elles, fusent bien. Ru-d'Argent, rien que ça. Elle est princesse, mais son Familier ne l'est pas, lui. Il n'y a pas de ce genre chez les oiseaux tout du moins. Il y a juste un rapport de force et de celui qui se fera manger ou non par un autre. Gabrielle disait que Silvère était ici chez lui, mais n'était-ce pas le cas de Creska également. Tout le ciel m'appartient. N’exagère pas. Mais c'est vrai. Extravagante, égoïste, possessive, à son image. Évite Ru-d'Argent... C'est grand. Je sais. Non tu ne sais pas, c'est pas petit et il n'y a rien pouvant m'indiquer si cet arbre est à Ru-d'Argent ou non. Les limites c'est vous les humains qui les y mettaient, cela ne s'applique nullement à moi. Alors fait un effort. Je ne te promets rien.

« Il m'est difficile de vous assurer qu'elle évitera Ru-d'Argent, elle ne saisit pas les pleines limites, mais elle fera un effort dit-elle. Elle chassera plus loin également si cela peut rassurer votre Familier, Silvère. » Plus loin oui, mais si la petite boule me voit quand même ce sera son problème. Je ne vais pas arrêter de chasser pour ses jolies plumes.

Au moins y a t-il un progrès se dit-il. Il reste courtois et souriant, ne se doutant nullement de ce que peut penser la douce princesse Gabrielle de la Volte qui est en face à l'observer. Creska n'a guère à se tenir comme il faut devant qui que ce soit, contrairement à Manaël qui, malgré sa familiarité, mord sur sa langue bien trop souvent. Mais Creska aime aussi démontrer à quel point elle est douée dans la chasse, tout comme Manaël aime prouver qu'il est doué et se démarquer en sortant du lot.

- Elle est intelligente et je crois profondément qu’elle aura la sagesse de cesser ses parades d’intimidation. Plusieurs mages se doivent de laisser leur Familier loin de leurs fonctions, ne serait-ce que pour une raison pratique, à titre d’exemple. Je suis convaincue que, bien que désagréable, cette situation serait bienvenue autant pour vous que pour Silvère.

« J'entends et je comprends parfaitement votre point de vue, princesse, mais je ne peux aller à l'encontre de sa nature. Creska est libre, égoïste et possessive, mais comme vous le dites également elle est intelligente pour savoir quand s'éloigner et s'éclipser. Elle ne touchera pas une seule plume de Silvère, je vous le promet. » Si elle en perd en vol, ce ne sera pas de ma faute par contre.

- Si vous n’avez rien à ajouter sur ce sujet, j’aimerais vous faire part des plans de la journée, concernant mes déplacements. La journée sera longue et j’apprécierais une escorte plus discrète.

Creska aime à parler, elle aime à se moquer et à provoquer aussi, mais elle ne mettra jamais Manaël dans une mauvaise situation à cause d'elle et ça l'homme le sait très bien car il agit à l'identique. Il n'y a donc rien de plus à ajouter à la promesse et à l'assurance qu'il lui a indiqué et témoigné. Tout se trouve entre les serres de Creska, et son Familier aime ça. Et d'un autre échange, il sait qu'elle s'éloigne du lieu, non sans râler quelque peu, mais fière.

« Rien de plus, princesse. Je suis tout ouïe de vos plans. Et délaissant l'envol de Creska et ses bouderies féroces, l'homme se redresse légèrement pour avancer sous lui la chaise du bureau qui les sépare. Il reprend place ensuite sur sa petite chaise, il se sent mieux à discuter sécurité quand il n'y a pas un gouffre entre lui et son boulot. Il reprend bien vite. Par escorte discrète, pensez-vous à réduire cette dernière pour la journée ou à vous suivre avec plus d'espace, de distance ? Il est au moins impératif, si vous me permettez, princesse, pour vous assurer protection, qu'une personne ou deux vous soit très proche. » Et il se retient de dire 'coller à votre derrière'.
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Message Sujet: Re: La mésange et l'épervier.   La mésange et l'épervier. EmptyMer 28 Mar - 3:32

Elle entendait ses arguments, ses mises en garde discrètes quant à la manière dont son Familier percevait les landes. Gabrielle ne semblait pas croire l'inverse, loin de là, et ne pouvait qu’acquiescer ses propos et approuver la logique de son argumentation. Il était difficile pour un être drapé de liberté de s’incliner devant le pouvoir intangible des hommes. Mais un Familier demeurait plus intelligent qu'un simple animal et devait bien comprendre que terrifier le compagnon magique de la dame des lieux n’était pas le meilleur moyen d’assurer sa propre intégration. Manaël semblait comprendre, en raison de ses propos, et souligna même la personnalité difficile de Creska, ce qui rendit d’autant plus méfiante la portailleuse. Jusqu’à quel point le mage et le Familier avaient des ressemblances?

Les lèvres pincées, gardant précieusement pour elle une énième mise en garde quant à la réputation d’un protecteur dont le Familier assassine celui des autres, Gabrielle suivit le changement de sujet laborieux. Ils auraient pu argumenter longtemps, encore, elle en était convaincue. Comment l’en blâmer? Creska partageait ses pensées et était une partie intégrante de ce que Manaël était. Tout comme Silvère l’était pour elle.

- Je désire me rendre à La Volte et préserver une certaine discrétion. J’aimerais choisir moi-même ce que j’offrirais au prince Antonin, pour son anniversaire… Vous comprendrez qu’une délégation me priverait quelque peu de ce petit plaisir.

Les joncs étaient arrivés à la capitale après un séjour à Lorgol et la princesse s’impatientait de voir le résultat. Elle avait souhaité un ornement discret, à la mode cibellane, afin qu’Antonin puisse le porter au quotidien. Peut-être était-ce trop intrusif que d’espérer qu’il ne l’oublie pas, à travers son présent, alors qu’un petit mois de fiançailles à peine s’était écoulé..? Il lui semblait que le choix du cadeau à offrir avait été laborieux, et désormais que la décision était prise, que la commande était envoyée et que les ornements l’attendaient, elle doutait. Encore. Gabrielle n’avait demandé que trois modèles différents afin de restreindre son choix, le moment venu. Au prochain anniversaire d’Antonin, elle ne se ferait plus prendre : un seul modèle. Un seul choix.

- Par escorte discrète, pensez-vous à réduire cette dernière pour la journée ou à vous suivre avec plus d'espace, de distance ? Il est au moins impératif, si vous me permettez, princesse, pour vous assurer protection, qu'une personne ou deux vous soit très proche.
- Deux protecteurs suffiront, selon vous? Évidemment, votre Familier est le bienvenu dans cette sortie. La Volte est magnifique et Creska pourrait égaler les hauteurs des tourelles les plus hautes du palais, si l’envie la prend.

Elle considéra un moment Manaël. Lui et ses épaules massives. Lui et sa silhouette imposante. Était-ce pour ce qu’il dégageait qu’Antonin lui avait imposé ses services? Gabrielle ne s’était pas encore épanchée sur la réputation de son nouveau protecteur ; le temps avait manqué, depuis les événements de l’Académie. Silencieusement, elle se fit la promesse de s’y intéresser plus activement dans les semaines à venir. Les membres de l’Ordre l’ayant menacée se sentiraient-ils, eux aussi, aussi intimidée et inconfortable en sa présence?




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Message Sujet: Re: La mésange et l'épervier.   La mésange et l'épervier. EmptyJeu 29 Mar - 14:34

Tel est son souhait.
Revoir l'escorte, le nombre de protecteurs à la baisse, c'est ce que la princesse demande. Et il comprend, tout comme Creska, son envie de retrouver un peu de liberté et ce besoin d'aisance dans ses déplacements. Il commence d'ailleurs à imaginer la sortie de la journée, il visualise les rues, note les commerçants susceptibles de l’intéresser et pense déjà à qui conviendrait le mieux pour veiller à la sécurité rapprochée de Gabrielle de la Volte. Il se compte naturellement parmi l'effectif et, même si ce n'est pas à lui de décider, il fera part de son expérience pour le coup. Sauf que voilà, il réalise... Ce n'est pas de Ru-d'Argent dont elle parle, mais de La Volte, comme son nom. Ce n'est pas un domaine, mais la Capitale de Cibella. Ce n'est pas de la bière qu'elle souhaite offrir à Antonin, mais autre chose de plus significatif sans doute. Il n'a d'ailleurs pas encore témoigné ses vœux de bonheur ni félicité qui que ce soit. Sérieux, mais assez doux dans sa voix, il couvre donc son retard - dû en partie parce-qu’il était de permission un peu plus d'une semaine et qu'il avait d'autres choses en tête :

« Avant tout, princesse, et j'espère que vous excuserez ce retard, sachez que je vous félicite pour vos fiançailles avec le prince Antonin de Faërie. C'est un homme bon, à votre image, félicité ne pourra que sortir de cette union. Je vous souhaite donc tous mes vœux de bonheur. »

Il espère s'être ainsi rattrapé, il espère adoucir également le terrain pour ce qu'il s’apprête à dire. Si l'idée de voler librement au dessus de La Volte met en joie Creska, lui ne partage pour le coup pas son état d'esprit, sa folie des grandeurs et sa bonne humeur. Ça n'ira pas. Pourquoi ?

« Ensuite, et pardonnez si je fais affronts à vos projets et mine votre enthousiasme, mais deux protecteurs ne suffiront, en effet, nullement. Il est sérieux, professionnel, alors qu'il poursuit pour s'expliquer. Cela aurait pu suffire pour Ru-d'Argent. J'aurais d'ailleurs personnellement tenu à ce que l'organisation de cette journée soit au point, dans l'heure même, pour vous satisfaire. Mais pour La Volte c'est différent et les risques sont plus que grands. Ça ne suffira pas, se dit-il rapidement, alors il ajoute, plus ferme. Organiser votre sortie avec une escorte réduite dans une Capitale ne pourra se faire en une journée. »

Il y a tant de chose à vérifier ! Et il espère qu'elle comprendra, aussi tint-il à s'en assurer. La froisser n'est pas dans ses projets, mais il doute que ce qu'il sous entend la mette en joie. Faire un cadeau à son fiancé est une chose fort plaisante, mais lui offrir un corps criblé de carreaux ou de coups de poignards en est un autre bien plus cruel.

« Comprenez-vous, Princesse ? » À sa place je ne comprendrais pas et te dirais d'aller te faire voir, la liberté avant tout. Sa liberté ne lui appartient pas. Je ne saisis pas. C'est plus difficile qu'il n'y parait, mais sa vie ne lui appartient pas complètement. C'est ridicule. Et c'est bien pour ça qu'il est satisfait de ne pas être 'elle' et qu'il est bien content de sa vie malgré les pertes subies. Sa vie et sa liberté à elle sont à la Noblesse, sont à sa duchesse, sa sœur, sont à son empereur et impératrice, sont à son fiancé également à présent.
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Gabrielle de Faërie
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Message Sujet: Re: La mésange et l'épervier.   La mésange et l'épervier. EmptyLun 2 Avr - 1:09

Il lui semblait que toutes les paroles de ce Manaël l’Ardence se liaient ensemble afin de faire front à ses projets. Même ici, même au coeur du Ru-d’Argent, Gabrielle se sentait captive et ressentait l’étau se resserrer autour d’elle. Elle le regardait, horriblement neutre, alors qu’il lui expliquait toutes les subtilités à considérer avant qu’elle ne quitte son domaine douillet. La Cibellane finit par s’accouder sur son imposant fauteuil, son délicat menton soutenu par son poing fermé. Elle patientait qu’il termine, elle guettait la fin de ce supplice. Il lui demandait enfin si elle le comprenait, donnant vaguement l’impression que sa volonté soit à considérer, dans cette affaire.

- J’entends. Je comprends. ...Il me désole, également, que tous mes projets deviennent soudainement complexes dès que vous les approchiez.

Au prix d’un soupir léger, difficilement contenu, la princesse se redressa sur son siège. Vexée, elle ressentait bien les élans désagréables envahir son coeur et son esprit. Peut-être ne la considérait-il tout simplement pas pour ce qu’elle était, la reléguant au rang de femme à l’instar des autres duchés. L’idée qu’il désire se venger des brimades à l’encontre de Creska lui traversa également l’esprit, et Gabrielle repoussa ce sentiment d’injustice de son mieux. Gaëtane l’avait habituée à pire, et il n’était pas rare que la cadette ressente une blessure dans son amour-propre, elle qui avait si peu confiance en elle. Oublier. Passer outre. Ne pas se laisser aller à cette envie de se téléporter simplement jusqu’à La Volte. N’était-elle pas une Cibellane réfléchie? En se liant à Antonin, elle avait accepté tout cela. Une liberté restreinte et une sécurité rapprochée.

- Je présume qu’il s’agit là du prix à payer pour avoir un protecteur de votre expérience.

Elle leva la main pour souligner son impuissance quant à la prise de décision. Manaël avait l’expérience et sa position lui permettait moultes recommandations. Gabrielle était libre de se ranger derrière ses arguments solides ou de manquer de sagesse et de s’accrocher à ses envies. La solution s’imposait d’elle-même. Ce serait donc une délégation qui l’accompagnerait jusqu’à la capitale de Cibella pour le simple choix d’un présent d’anniversaire. Songeuse, la princesse se laissa porter quelques instants sur sa vie, lorsque le mariage sera officialisé lors du prochain hiver. Peut-être devrait-elle considérer les sorties nocturnes, déguisée en manante, afin d’apprécier réellement ce que représentait Faërie ? Et tu finiras la bouche ouverte dans un fossé, exactement là où le Coeurbois t’a sauvée. Je ne suis que fiancée et me voilà prise au piège…Ce n’est pas le voyage groupé, qui te turlupine, mais le poilu et son gros rat.

- Bien… Bien, Manaël. Regroupez les gens qu’il faudra, nous partirons d’ici peu. Je ferai donc ce que vous me conseillez. J’apprécierai que vous favorisiez les sorties discrètes, dès à présent. Il n’est pas rare que je visite Lorgol et La Volte.

Si la solution ne l’enchantait aucunement, il fallait au moins avouer que Gabrielle avait retrouvé un sourire léger sous les commentaires pertinents et très fins de Silvère.




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Message Sujet: Re: La mésange et l'épervier.   La mésange et l'épervier. EmptyJeu 5 Avr - 13:13

Elle entend, elle comprend, mais comprend t-elle exactement qu'il n'est pas question que d'elle dans cette histoire ? Oui, non, c'est une princesse, elle n'a pas besoin de se soucier des détails se dit-il, contrairement à lui. Il s'est vu engagé à son service, alors il n'a pas droit à l’échec. Et comme d'autres, il mettra sa vie en jeu si le besoin s'en fait ressentir – pour le prestige et pour être parfait dans sa tâche. Si la vie de Gabrielle est menacée, celle de ses protecteurs l'est tout autant, car ils sont comme une extension de cette dernière pour leur durée de travail. Ils agissent pour elle avant tout, pour sa sécurité, son confort passe après et Manaël le démontre bien en indiquant qu'une sortie à La Volte en petit commité n'est vivement pas conseillé avant de n'avoir réfléchi mûrement à l'organisation. Ce n'est pas lui qui est en charge de décider, mais son avis compte en quelque sorte et il en fait part à la belle d'en face dont la mine est clairement déçue de ce qu'elle entend. Ses félicitations pour ses fiançailles n'auront finalement eu que très peu d'effet dans sa procédure d'amorcer la mauvaise nouvelle.

Il garde le silence lorsqu'elle mentionne ses projets et la manière dont il a de rendre le tout complexe. Il n'est pas question que de lui, que de elle, et ce n'est en rien complexe, c'est tout à fait normal et censé à ses yeux. Je te sens bouillir. Tu imagines des choses. Si ce qu'elle te dis te gênes, crache le morceau, t'es connu pour ta familiarité après tout. Et risquer de perdre mon travail en ayant froisser une princesse qui me regard de haut ? Quelle idée brillante, vraiment. Bah râles pas alors. Je ne râle pas. Mais bien sûr.

- Je présume qu’il s’agit là du prix à payer pour avoir un protecteur de votre expérience. 

« Et votre vie est sans prix, princesse. » Rétorque t-il rapidement. Elle est unique et importante pour Antonin de Faërie, pour l'avenir de Faërie. Et peut-être le remerciera t-elle un jour d'avoir été aussi rigide et professionnel. Peut-être. En tout cas elle reconnaît déjà sa valeur, juge t-il par sa phrase. Et il est bien heureux pour le coup, et loin d'être modeste, il n'ajoute pas qu'il n'est pas le seul protecteur d’expérience qui l'entoure. La gloire est sienne. Et il profite de cet instant. Il profite tandis qu'elle s'incline face à ses décisions, ou plutôt ses conseils ou qu'importe le nom, traduit-il en voyant sa main se lever.

- Bien… Bien, Manaël. Regroupez les gens qu’il faudra, nous partirons d’ici peu. Je ferai donc ce que vous me conseillez. J’apprécierai que vous favorisiez les sorties discrètes, dès à présent. Il n’est pas rare que je visite Lorgol et La Volte.

Elle a abandonné l'idée d'une petite escorte à La volte, mais elle n'a pas abandonné l'idée de partir dès aujourd'hui. C'est un compromis, La Volte oui, mais avec toute la protection nécessaire. Elle a, sans avoir complètement. Il y a l'acceptation et les limites, limites qu'elle prend sur elle tout en lui demandant de voir pour l'avenir. Satisfait ? Oui. Elle l'a écouté, elle ne l'a pas renvoyé, il pourrait se surprendre à plus qu'apprécier la protéger et la servir au final. Car elle est sage et douce. Dommage qu'elle ne s'efface pas devant l'Ordre, ça l'arrangerait bien si elle le faisait. Et elle semble presque avoir retrouvé sa bonne humeur sur la fin ! Si ça se trouve elle se moque de toi. Je ne vois aucunement pourquoi elle le ferait. Et il est bien positif dans ses pensées alors que de corps il se redresse.

Debout, fessier ayant quitté la chaise, il répond :

« Qu'il en soit ainsi. Je pars sur le champ communiquer vos projets pour la journée et je veillerais à exhausser votre requête pour les sorties à venir. Si vous voulez-bien m'excuser, princesse. »

Et il incline légèrement la tête pour la saluer et puis, à son retour, quitte la pièce tête haute. Une sortie à annoncer et une requête à mettre en place. Elle lui a demandé, à lui, à personne d'autre. Cette marque de confiance, serait-ce une, le mène à penser qu'il a encore fait un bond dans la hiérarchie. Il se démarque, il plaît, on le veut, on le réclame, il aime tout simplement. Et il en redemande.

Plus tard la sortie se passera sans encombre, loin d'être aussi discrète que la princesse l'aurait souhaité, mais au moins aura t-elle trouvé le présent tant désiré pour son fiancé.


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