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 Des olives et un verre pour une guerrière.

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Message Sujet: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyMer 14 Fév - 15:26


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Anaïs Belécu & Manaël l'Ardence

Des olives et un verre pour une guerrière

Goûtes à mes remerciements




• Date : Le 07 octobre 1002
• Météo (optionnel) : Ensolleilé
• Statut du RP : privé
• Résumé : Il se souvient de son aide lors de la quête du remède pour l’épidémie. Il se souvient de quelques mots et d'un verre promis. Alors quand il lui tombe dessus forcément il veut tenir parole. Après tout, c'est un verre à boire en bonne compagnie.
• Recensement :
Code:
• [b]Le 07 octobre 1002:[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3387-des-olives-et-un-verre-pour-une-guerriere#125270]Des olives et un verre pour une guerrière[/url] - [i]Anaïs Belécu & Manaël l'Ardence[/i]
Il se souvient de son aide lors de la quête du remède pour l’épidémie. Il se souvient de quelques mots et d'un verre promit. Alors quand il lui tombe dessus forcément il veut tenir parole. Après tout, c'est un verre à boire en bonne compagnie.



Dernière édition par Manaël l'Ardence le Mer 14 Fév - 16:59, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyMer 14 Fév - 15:35

Démarqué lors de la compétition de juin à Alfaë et engagé par Antonin de Faërie suite à ça, Manaël n'a pas manqué de se faire bien voir en participant à l'escorte des convois lorsque l'épidémie a frappé le continent et tous les mages. Alors bien sûr il n'a pas tenu longtemps face à la maladie, bien sûr il garde des souvenirs du voyage, mais l’épidémie est aujourd'hui derrière et il se porte bien. Pourtant bien et puissant à présent, il sait qu'il en doit une voire deux à une guerrière de la Volte à la crinière de feu – et il déteste en devoir à quelqu'un.

Un poils roux ici c'est pas ce qui manque, t'es sûr que tu veux la retrouver ?
Je ne veux pas être redevable par la suite et j'ai promis un verre.
Parce que tu tiens tes promesses toi ?
Celles qui me plaisent oui.
Ah, j'me disais aussi.


De permission, le mage protecteur s'en est allé à la Volte à l'aide d'un portail afin de passer quelques jours de repos. Nulle famille ne l'accompagne, pourtant il pense à elle à chaque olives et huiles qu'il voit sur le marché. Il achète un paquet de noires savoureuses avant de s'éloigner un peu de la masse et de les déguster à son aise, tout en ôtant l'idée à quiconque de venir le déranger de son regard sombre et de son arbalète costaud qu'il garde accroché à son dos, sait-on jamais, en tout cas ça impressionne.

C'est pas comme ça que tu vas attirer quelqu'un à toi ou trouver ta proie. Tu ferais mieux de te mettre en hauteur en plus. Comment tu peux manger ces trucs là ? Tu es sûr que tu veux pas abandonner ? Tu es sûr de vouloir dépenser ?
Je suis peut-être cupide, mais pas avare.
Peut-être que tu l'es mais que tu ne le sais pas encore alors.


Il soupire et roule des yeux. Envahissante, bavarde, une pie aurait été plus calme selon lui. Alors qu'il continue de presque picorer ses olives, Manaël plisse soudain les yeux avant de se lever. Peut-être que c'est elle, peut-être que ça ne l'est pas, mais au moins il partagera une boisson avec quelqu'un avant la tombée de la nuit. Il traverse un peu la foule, puis imposant massivement, mais bien souriant et charmeur à la fois se plante devant la personne.

« Bonjour. »

Fait-il simplement avant de tendre son achat. Il a touché le gros lot, alors il propose bien familier.

« Olives noires, tu veux goûter ? »

Je ne t'entends pas, mais tu parais ridicule. Lui lance Creska en survolant au loin tandis que ça glousse un peu juste à côté de la rousse. Il la reconnaît, mais le reconnaît-elle seulement ? Ce n'est pas la seule personne à être venu à son aide et il n'est pas le seul malade avec qui elle a échangé des mots durant le convoi.
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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyLun 19 Fév - 12:03

Les rues de la Volte s'animent au fil des heures. La jeune femme s'est accordée un jour de repos. Elle sait bien qu'un jour sans travail équivaut à une absence de rentrée d'argent. Elle doit entretenir son matériel, son armure mais à chaque jour suffit sa peine. Anaïs est une enfant du pays et alors qu'elle arpente les rues de la Volte elle salue le moindre visage. Elle s'attarde un instant vers une vieille femme, l'aide à ramasser ses fruits tombés à terre. La protection et le soin des autres ont toujours fait partie de sa nature. La vieille femme la remercie, se confondant en excuses et elle lui sourit simplement lui répondant.

« Ne vous inquiétez pas Madame, je suis de repos aujourd'hui et il n'est pas de mon ressort de vous rappeler à l'ordre en revanche cela est dans mes cordes de vous aider à ramasser vos fruits ». Elle lui sourit. Elle a toujours été ainsi Anaïs et les temps troublés ne sauraient changer sa manière d'être et d'agir. Elle sait ce qu'elle vaut, reconnaît qu'elle doit travailler pour gagner sa vie mais sa réputation se construit également dans son attitude envers les personnes dans le besoin.

Le marché s'est installé à peine plus loin, les badauds son nombreux malgré cette guerre entre les deux empires. Anaïs espère que ce conflit cessera tôt ou tard. Elle qui est née pour protéger, louer ses services aimerait que demain les hommes cessent de guerroyer. Elle s'attarde un instant sur un banc et se remémore ces griffons qui survolaient la caravane de mages. Elle secoue la tête. Quand est-ce que les hommes cesseront ces querelles fort inutiles ? Le monde doit avancer mais cela doit-il se faire au prix de morts et de familles déchirées ?

Un instant elle va pour retourner chez elle et se glisser sous la couverture jusqu'au lendemain. Elle aimerait réfléchir, trouver des réponses. Elle s'interroge également sur le moyen d'obtenir des réponses à ses questions. Le plupart des clients désireux des services offerts par les guerriers sont fortunés et à force de se faire bien voir, elle pourrait éclaircir les zones d'ombre. Finalement, elle secoue la tête et se décide à rejoindre la place pour se noyer dans la foule. Un sourire s'installe sur ses lèvres alors qu'elle reconnaît au loin un homme.

Ce dernier paye des olives et semble tout à fait nonchalant. Sa tenue est équivoque, il est probablement en repos tout comme elle. Quand il relève la tête, leurs regards se croisent. Elle lui sourit et hoche la tête. Les deux malgré la distance qui les sépare semble s'être reconnus. Tout comme lui elle entreprend de se remettre en route pour se rapprocher. Elle le fixe du regard et s'arrête à l'instant où il arrive face à elle. Son sourire s'élargit lorsqu'il prend la parole.

« Mais avec grand plaisir » alors qu'elle récupère l'une d'entre elles. Le fruit est délicieux et elle sourit tout en recrachant délicatement le noyau dans le creux de sa main.

« Tu m'as l'air bien plus en forme que la dernière fois que l'on s'est vu dis voir, cela me fait plaisir de te rencontrer » elle hésite un instant « Manaël c'est bien cela ? » Elle a rencontré bon nombre d'entre eux mais elle a la mémoire des noms et des visages. Elle espère qu'elle n'écorche pas le prénom de cet homme sur lequel elle avait déposé une couverture. Il grelottait quand elle en avait pris soin et  l'avait rassuré comme elle avait pu avant de lui amener la boisson symbole de sa guérison.












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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyDim 25 Fév - 20:08

Il est assez fier Manaël et il ne serait certainement pas monté aussi haut, à protéger des princes et des princesses, s'il n'était que simple homme avec peu d'estime. C'est du moins ce qu'il pense. Alors oui, elle l'a vu dans un sale état, alors oui il n'est pas genre à apprécier qu'on le voit ainsi, mais y pouvait-il seulement quelque chose alors ? Ils étaient tous dans le même état, tous les mages tout du moins. Tu étais encore plus affreux que d'habitude. Et il ne peut même pas lui donner entièrement tort. Lui, le grand, le basané, le musclé, s'était retrouvé chevrotant, grelottant, livide et papillonnant des yeux, le vague à l'âme, horrible souvenir qu'il voudrait bien effacer – contrairement à celui de la trame alternée. Tu as expérimenté la faiblesse, c'est bien. Je t'ai déjà raconté le jour où j'ai frôlé la mort en essayant de me mesurer à un dragon ? Mais tu vas te taire. C'est pas comme si tes olives allaient te parler. Non, mais elle si.

Elle, la jolie, c'est l'une des personnes qui a été témoin de sa fragilité, elle l'a aidé et il se rappelle de sa promesse, promesse qu'il est fier d'honorer à présent qu'il l'a retrouvé, maintenant qu'il est face à elle. Et il est bien satisfait qu'elle se souvienne de lui – un peu moins de son état néanmoins. Un verre en bonne compagnie, une compagnie charmante, il est loin d'être aveugle pour ne pas l'avoir remarqué. Moi je les préfère à plumes. Il nie Creska le temps d'un clin d’œil et d'un sourire quand elle lui répond et accepte de se servir.

Il se moque un peu intérieurement de la délicatesse qu'elle fait preuve, elle, la guerrière, en recueillant le noyau dans ses mains alors que lui n'est pas gêné de le cracher au loin. Ne me dis pas que tu essayes de planter de ces trucs là dans cet endroit ? Ça poussera jamais ! Il faut creuser et - oh une mésange ! Et ce silence ahurissant d'un coup le crispe un peu, il sait que ça ne durera pas et il déteste l'entendre revenir en trombe, mais il compte bien en profiter.

« C'est bien cela. Et tout le plaisir est pour moi de te retrouver ici, Annabelle la guerrière. » Répond t-il, quasi certain que c'est quelque chose du genre.

Elles sont bien trop nombreuses dans sa vie que pour se souvenir de toutes. Alors il trie, parfois il se souvient du nom et du visage – avec les nobles il vaut mieux par exemple – et des fois il se limite à la tête. Là on remarque un effort net de sa part, il a retenu une partie et il est convaincu de toucher au but. Il est même confiant de lui faire un fort impact. Impact qu'il agrémente d'un de ses sourires en coin qui fait bien souvent mouche. Généralement en tout cas. Et comme si cela ne suffit pas, il termine par un regard presque déplacé qui va de haut en bas pour reposer ensuite ses mirettes sur celles de la jeune femme et dire.
« Je ne pouvais oublier un aussi joli minois que le tien, avec ou sans armure, tu es ravissante, et en forme. »
Je vais vomir.
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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyDim 4 Mar - 11:07

Anaïs bien qu’en repos reste attentive à tout ce qu’il se passe dans la rue. La rencontre fortuite avec Manaël augure une journée de repos comme il se doit à l’instar de toutes celles qu’elle a pu avoir jusqu’à présent. Elle n’a que peu d’amis à l’inverse des collègues et des personnes qui font appel à ses services de mercenaire. Anaïs se souvient que le mage lui a promis un verre pour la remercier du soin qu’elle lui a procuré lors de l’escorte. Elle avait secoué la tête en riant lorsqu’il lui avait dit à son départ. Après tout tel était son devoir. Ce dernier ne se limite pas à une tâche précise. Pour elle le côté relationnel est majeur. Rester en retrait des malades sans s’inquiéter de leur douleur ne lui ressemble pas. Manaël fait partie d’un parmi tant d’autres mais la douceur de son regard fiévreux  l’avait touchée bien plus qu’elle ne le pensait.

Le sourire de la jeune guerrière s’élargit quand il écorche son prénom, elle étouffe même un rire avant de ponctuer sa phrase par la correction de son identité.

« Anaïs cela suffira ; tu as fait un mélange entre mon nom de famille qui est Belécu ». Après tout le mage est pardonné. La mémoire de chacun d’entre eux a été altérée tout comme les souvenirs. Ils ont tous été touchés en leur for intérieur par cette épidémie. Elle le sait et ne lui tient pas rigueur de cette erreur.

En revanche ce qui suit lui fait presque perdre son sourire. Elle a presque envie de lui indiquer l’emplacement de ses yeux au moyen d’une main pour relever son menton. Ces derniers se situent sur son visage et nullement sur sa poitrine ou encore ses pieds. Anaïs n’a jamais été habituée à être aussi dévisagée et cela la désarçonne. Elle en vient à frissonner de surprise. Au moment où il prend la parole, elle croit défaillir complètement. Les flatteries ont toujours eu cet effet sur elle mais lorsque celles-ci ont comme base son physique elle a envie de se réfugier dans un terrier et de ne plus jamais en sortir.

Le regard perdu elle détourne son regard de l’homme  et ses joues rougissent. Les frissons dans sa colonne s’intensifient, sa gorge s’assèche. Elle passe sa lèvre supérieure sur l’inférieure, se la mord afin de récupérer un minimum de sérieux. Elle cherche à répondre de la manière la plus adroite qu’il soit.

« Merci je n’ai nullement eu l’habitude que l’on souligne mon physique et on dirait bien que tu es fort perspicace sur un de mes points faibles Manaël » en se retournant pour lui adresser son plus beau sourire « Puisque c’est ainsi autant que je sois moi-même » prenant une olive la mettant dans sa bouche et crachant comme un homme sur le côté elle lui fait un clin d’œil « Profitons donc de cette rencontre pour découvrir ce qu’est l’autre veux-tu ? ».

Elle a choisi de jouer la franchise, pas de déguisement, pas de guerrier, pas de mage, juste deux personnes heureuses de se revoir et éprises de l'envie de profiter simplement de l’instant.












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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyVen 9 Mar - 16:31

Il sait imposer un certain rythme, Manaël, il sait imposer sa présence également, il est d'ailleurs tout en joie en lui-même de remarquer qu'elle n'a pas hésité à le tutoyer en retour. Il est conscient que sa familiarité peut en dérouter certains et que parfois elle ne passe tout simplement pas – il se retient d'ailleurs avec les nobles. Avec la guerrière, et même s'il lui doit olives et verres,  il ne met pas de gants dans son phraser. Enfant du peuple, il se met vite à l'aise pour aborder. Et enfant du peuple aussi, elle en fait tout autant.

Il se met à poser un peu, le Cibellan, il charme de son sourire aussi et il dégage de la confiance dans ce qu'il avance à la rouquine. Rouquine qui le corrige. Elle s'appelle Anaïs, monsieur, et non Anabelle. Oups, bavure. Il ne dira pas que c'est 'la même chose', il risquerait de la froisser, alors il se contente d'un :

« En effet, j'aime faire les mélanges. Et ce n'est pas un mensonge au fond, il mélange de tout dans son assiette, même si il ne mélange jamais vie professionnelle et vie privée. Et Anaïs est tout aussi ravissant. »

Une chance pour lui, elle ne s'offusque pas de son erreur. Alors il continue, charmeur, un brin taquin, mais toujours franc. Ce n'est pas qu'il la déshabille du regard, mais c'est tout comme, il constate qu'avec du métal ou sans, Anaïs reste charmante. Elle détourne alors le regard et il y lit des couleurs variantes sur son visage. L'effet qu'il procure reste le même que si il avait courtisé une femme dans le but de passer la nuit avec elle. Pourtant ce n'est pas ce qu'il recherche avec la rouquine – elle aurait viré au pourpre sinon, pense t-il vu le résultat actuel. Il sourit en coin et reprend une olive pour lui laisser le temps de reprendre contenance. Et il en profite une nouvelle fois pour nier les remarques de son âme-sœur. 'Tu vois, elle aussi elle va vomir. Il ne faut pas trop jouer avec sa nourriture, elle a drôle de goût sinon, je te l'ai déjà dit plusieurs fois.'

Lorsqu'elle lui refait face, il ne tilte pas réellement ce qu'elle entend par 'point faible'. A t-elle eu si peu de compliment dans sa vie ? Est-elle sensible à ces derniers ? Vient-elle de lui donner une de ses faiblesses ? « Je note que c'est à refaire plus souvent donc. » Rétorque t-il doucement tout amusé alors que Creska s'enflamme à l'en faire cauchemarder. Alors là, c'est la meilleure. Creska. Non mais c'est vrai ! C'est comme si les boules à piques se mettaient sur le dos et disaient aux dents longues du coin 'allez-y, mangez moi'. C'est ahurissant. Tout est dans la technique. Quelle technique ? Elle est stupide. Elle est gentille. Et les deux vont bien ensemble. Tu as fini ? Non. Mais regarde ! À présent elle essaye de planter comme toi ! Je ne comprends pas. Le sens de l'adaptation. N'importe quoi. Il sent que Creska n'a pas fini de se plaindre et il est d'ailleurs conscient qu'elle l'observe plus loin, curieuse de voir la suite. Il en serait presque blasé h24 si n'avait pas prit l'habitude de l'ignorer ou de faire avec tout simplement.

« Et comment, je n'attends que ça. Et de vider quelques verres en bonne compagnie bien sûr ! » Il réfléchi un instant après avoir lancé ça fortement et bien partant. Là, il sait où l'emmener. « Suis moi l'amie, je connais un coin sympa où la vinasse est bonne et pour pas cher surtout. » Et d'un mouvement de tête et d'un sourire, il lui indique la marche à suivre. Il guide à travers la place, ralenti parfois pour qu'elle ne le perde pas, encore qu'avec sa silhouette massive, elle pourra le repérer assez rapidement si elle s'égare. Il ne faut que cinq minutes, à travers marché et rues pour qu'ils n'atteignent la devanture d'une auberge. « La cruche percée, tu connais ? » A peine demande t-il ça, qu'un poivrot en sort en chantant. « Peut-être chanterons-nous aussi en ressortant... j'espère que tu ne chantes pas trop faux. » Ricane t-il amicalement tout en se moquant du bougre à la voix tant usée que caverneuse. Horrible. Et qui se rapproche de la rouquine en hoquetant. De l'action !
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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyMer 14 Mar - 22:19

L’homme est à des encablures de ce qu’elle a vu lors de cette escorte. Le mage était frigorifié, rouge, dégoulinant de sueurs lors de l’épidémie. Désormais il a une stature droite et le regard fin. Il est un brin provocateur si ce n’est séducteur. Anaïs n’a jamais été habituée à se faire charmer de la sorte et elle perd pied d’autant plus quand il précise qu’il devra renouveler de telles paroles.

« Je vais finir par m’y faire et avoir les chevilles qui enflent si tu t’amuses à souligner mon physique. Habituellement mes clients sont plus intéressés par mes talents à manier l’épée que mon physique dans une armure qui me sied bien moins que ma tenue de ce jour ». Pourtant elle est resté sobre dans la manière de se vêtir. Une tenue pour le moins décontractée comme elle peut l’être pour se fondre dans la masse des badauds. Son visage était connu tout comme son occupation elle ne pourrait pas feindre longtemps sur ce qu’elle est en cas d’esclandre.

Un petit clin d’œil vient ponctuer son affirmation afin d’être complètement en accord avec le ton du mage. Peu à peu sa réserve s’efface. Elle est en repos aujourd’hui c’est permis après tout. Elle reste toutefois prudente, le regard aux aguets à l’attention du moindre débordement. Elle se décide à laisser transparaître un aspect de sa personnalité jusque là méconnu. Un brin de masculinité, ce qu’il faut pour se faire une place au sein de la guilde en dehors de Cibella. Le clin d’œil qu’elle adresse à Manaël fait mouche et elle hoche la tête à ses mots.

« Et bien poursuivons » pour lui confirmer qu’elle a bien l’intention de poursuivre de la sorte pour cette journée marquée sous le signe des retrouvailles « Allons-y je te suis ». Elle lui emboîte le pas. Les chants qui sortent de l’auberge augurent une atmosphère remplie d’alcool. Un dégoût se fait ressentir mais elle passe outre. Pourquoi pas après tout ? Le poivrot qui sort de l’établissement lui fait perdre son sourire et elle entend à peine les paroles de Manaël « On verra » sont les deux seuls mots qu’elle est capable d’aligner avant de se faire honteusement bousculer par l’individu « Ah le p’tit vin blaaaanc… » Ok un homme éméché elle en a déjà vu la mercenaire mais celui-ci a décidé de vomir juste sous son nez. Elle a suffisamment de réflexes se reculant adroitement avant de soupirer pour elle-même mais aussi à l’égard de Manaël afin d’être entendu juste par lui « J’espère juste que nous tiendrons plus longtemps que lui sinon tu seras obligé de me ramener chez moi mon brave ; on pourrait presque dire ainsi que nous serons quittes non ? »

Etrangement, la jeune guerrière se détend rapidement au contact de Manaël ; elle ne se reconnaît plus dans ses paroles et ses agissements alors que l’homme n’a toujours pas déguerpi. Il semble même vouloir s’agripper à Anaïs « Ma mie… j’vous, j’vous » avant de s’écrouler ivre mort. Anaïs soupire et du regard implore Manaël « Tu peux m’aider à le déposer sur un banc le temps qu’il décuve ? Au pire on va aller chercher l’aubergiste pour l’installer tranquillement ce sera aussi bien je crois ».

Patiemment, Anaïs installe l’inconnu avec une haleine digne des plus grandes caves. Elle est songeuse se demandant bien ce que l’intérieur de l’auberge leur réserve comme autres surprises.












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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptySam 17 Mar - 11:56

« Je vais finir par m’y faire et avoir les chevilles qui enflent si tu t’amuses à souligner mon physique. Habituellement mes clients sont plus intéressés par mes talents à manier l’épée que mon physique dans une armure qui me sied bien moins que ma tenue de ce jour » - Anaïs Belécu

Qu'elle s'y fasse et vite, car Manaël tiendra sa parole. Il l'habituera – pour s'amuser de ses réactions entre autre. S'amuser gentiment bien sûr, il a pu avoir un aperçu de ce qu'était la jeune Anaïs Belécu lors du convoi, et ce qu'il a entraperçu l'a beaucoup plu. Et ce qu'il constate d'elle aujourd'hui, certes léger, lui est suffisant pour qu'il désire grandement la compter dans ses contacts pour boire un verre de temps à autre par la suite. Quant à ses clients et à ses talents, il ne fait que sourire en coin pour l'heure. Tu es tellement transparent. Pour toi seulement ! Epargne lui ça. Elle sait, Creska, ce que sa bouche meurt d'envie de sortir. Elle s'en remettra pas, elle est déjà suffisamment sur le flan, tu as déjà trop joué avec. Oh allé, elle est bonne quand même ! Pfeuh. Elle est bonne en effet ; sa phrase toute faite qu'il préfère garder pour plus tard, lorsqu'ils boiront. Si bonne et précise qu'il pourrait pouffer de rire, mais il ne laisse rien transparaître si ce n'est une petite lueur de malice dans les yeux tandis qu'ils se dirigent vers La Cruche Percée.

Et après quelques minutes, ils l'atteignent, la fameuse auberge. La Cruche Percée berce la ruelle où elle se trouve de chants festifs en tout genre qui mettent le mage toujours en forme. Rien ne vaut cette auberge et les rencontres qu'on y fait quand on veut se débarrasser d'un cafard Ou quand on veut entendre les dernières rumeurs et aveux qui courent à La Volte, en Alfaë ou bien d'ailleurs. C'est qu'on y boit bien pour tellement peu qu'on pourrait penser que le but de La Cruche Percée est de délier les langues, y compris celles des voyageurs. En tout cas Manaël profite bien de l'occasion quand il le peut.

Lorsque le poivrot sort en chantant, il ne peut que sourire, l'enfant du peuple, le fils de l'olive. Il commente même à Anaïs avant de poursuivre la chansonnette, joyeux. « Qu'on boit dans les rueeeeelles. » Mais le gusse ne poursuit pas, non, à peine un sourire à Manaël qui a voulu donner suite à la mélodie, qu'il crache tripes et boyaux aux pieds de la Cibellane. Et il pouffe Manaël, même si son nez lui dit de ne pas rester sur place. Heuk, on dirait un chat qui crache une boule de poils. Et il rétorque à Anaïs un chouilla songeur. « Je tiendrais, j'ai une bonne endurance. Puis il regarde de nouveau la silhouette de la guerrière, certes imposante, mais beaucoup moins que lui. Et je te ramènerais sans soucis, mais tu devrais tenir le coup pour les trois premiers verres – au moins. » Tout est une question de gabarie, et d'habitude. Boit-elle souvent ? T'avais qu'à lui demander avant ou bien fait le maintenant.

Mais il n'a pas le temps de demander qu'elle reprend après que le poivrot l'eu agrippé. L'idée qu'il soit à l’intérieur ne lui plait guère. Certes il est marrant, mais l'idée qu'il puisse réduire à néant le plaisir en régurgitant derechef n'est pas pour lui plaire. Et puis, il a assez profité de l'auberge, c'est à son tour à présent, leur tour. « Il fait bon et y a soleil, le banc lui ira à merveille. » Et en plus il fait dans le vers avant le verre, ha ! Alors il aide Anaïs à placer le gars sur un banc plus loin et sous un dernier rôt du poivrot se retourne vers elle. « Ça nous aura déjà mit dans l'ambiance, allons-y. »

Et ils délaissent l'homme du banc, ils font quelques pas et ouvrent la porte de l'auberge. Et cette dernière est assez surprenante. En son centre, il y a un creux à terre, comme un gouffre, avec une grille par dessus pour marcher dessus. Et sous cette grille, il y a de l'eau. De l'eau de pluie, car toujours au centre, mais côté toit, il y a un trou, comme s'il s'agissait d'un puits débuté et abandonné. Et sous les effluves de l'eau de pluie et de l'alcool qui coule à flot, il guide la belle guerrière jusqu'à une table de bois, passant sur le grillage pour l'atteindre. Ils accrochent quelques regards curieux, mais qui se détournent pour mieux boire. « Alors, elle porte bien son nom hein ? » demande t-il simplement, d'un sourire, curieux de connaitre sa réaction.
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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyDim 18 Mar - 17:33

Elle tente de rester stoïque Anaïs sous les compliments de Manaël. Malheureusement, elle ne parvient pas à lui cacher son trouble. Pire, elle lui dévoile une de ses faiblesses. Cet homme est bien étrange. Il a la facilité à lui extorquer des informations avant même qu’elle ne cherche à les dissimuler. Elle s’inquiète de ce qu’il pourra en faire. Va-t-il en profiter lors de leurs prochaines rencontres pour la faire plier ? D’un côté elle a peur tandis que d’un autre elle se dit que cela pourrait être marrant de lâcher prise. Elle a toujours été sur ses gardes et un peu de détente n’a jamais fait de mal à personne tant que cela reste mesuré. Elle se rend compte bien malgré elle que les compliments sont loin d’être désagréables.

Anaïs se ressaisit comme elle peut en constatant le sourire large du mage. Elle verra bien comment leur relation évoluera. Rien ne sert de présager d’un avenir pour le moins incertain dans les conditions actuelles. Elle a toujours agi de manière réfléchie et ce n’est pas aujourd’hui que cela changera.

Lorsqu’ils arrivent devant la cruche percée la sortie du poivrot l’agace un peu. Cette auberge n’est pas l’endroit de la Volte où elle se rend le plus facilement. L’identité de l’homme lui est totalement inconnue. Elle s’inquiète également quant à leur sortie dans quelques heures avec Manaël. Auront-ils honte l’un de l’autre ? Probablement. C’est pourquoi elle l’interroge et la répartie du mage élargit son sourire malgré le vomissement de l’homme éméché.

« On verra bien quel est celui qui tiendra le plus longtemps» Elle n’a jamais eu la main lourde sur l’alcool. Habituée à faire régner le calme en toute circonstances y compris pendant ses périodes de repos elle ne s’est jamais laissée aller. « En tout cas » dit-elle en ramassant l’homme à ses pieds « C’est une première pour moi ; les repas de famille ont toujours été copieusement arrosés mais je ne suis jamais allée dans cette auberge » inquiète elle poursuit « J’ose espérer que ma réputation de guerrière ne sera pas entachée par mon état en sortant, je compte sur toi pour me soutenir en cas d’équilibre instable Manaël ».

Elle est vraiment peu assurée et ses paroles traduisent son angoisse. Pourra-t-elle compter sur l’inconnu qu’elle escortait quand il était malade ? S’il a mis un point d’honneur à la retrouver pour lui offrir un verre et quelques olives cela est probablement sans arrière-pensée. Elle a hoché la tête à la proposition de déposer l’inconnu sur un banc. Aidée du mage elle l’installe précautionneusement. Déjà le poivrot ronfle et il leur faut bien peu de temps pour le caler de manière correcte visant à éviter une chute bien malvenue.

Elle suit Manaël toujours perdue dans ses pensées mais habitée d’une confiance surprenante. A leur entrée dans l’auberge, la jeune femme ne peut retenir un sifflement. L’auberge est à l’image de son nom. Elle s’approche de l’eau, du pont qui surplombe le trou. Un instant elle est prise de vertiges. La question de son compagnon de beuverie reste sans réponse un instant. Elle le rejoint vers une table et souriante, oubliant ses inquiétudes elle lui répond

« Effectivement un nom qui sied parfaitement à cet établissement ; le vertige qui m’a prise lors du surplomb de ce trou est peut-être l’entame d’un vertige plus profond après quelques verres » elle respire un peu plus profondément et hausse les sourcils « Tiens donc on dirait que les effluves d’alcool commencent par la simple respiration » puis inclinant la tête sur le côté elle ose une question, après tout autant être directe « Revenons à nos moutons, vu que je n’y connais absolument rien je te laisse commander pour nous deux » alors que déjà l’aubergiste se rapproche.

Elle ne parvient pas pour l’heure à oublier sa condition de mercenaire et son regard embrasse le reste de la pièce. Quelques visages, quelques sons de voix ne lui sont pas inconnus. Secouant la tête elle ferme les yeux avant de les rouvrir « Un verre va être nécessaire pour me détendre complètement j’ai la fâcheuse tendance d’oublier que je suis en repos, tu t’attaques à une tâche bien complexe Manaël que celle de me détendre et de me faire oublier ce que je suis au fin fond de moi-même » dans un sourire aguicheur.












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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyJeu 22 Mar - 20:38

Il tire une chaise, le Cibellan décontracté, à la table en bois qu'ils viennent d'atteindre, ou plutôt qu'il vient d'atteindre seul. Anaïs met en effet plus de temps à le rejoindre, temps qu'elle emploi pour admirer les lieux laissant la question de l'homme en suspens pour l'instant. Sa surprise est normale après tout, comme elle l'a indiqué plus tôt c'est la première fois qu'elle vient dans cette auberge. Et au final ça ne le surprend guère, l'auberge passe presque inaperçu pour qui n'y fait pas attention, n'ouvre pas l’œil et ne tend pas l'oreille. D'un sourire en coin, satisfait de son choix d'adresse, il l'attend tout en pensant déjà à la suite. La réputation qu'elle porte ne sera pas ruinée, logiquement. Et à moins qu'elle ne se mette à hurler à en attirer tout La Volte, elle se fondra dans la masse, il en est certain. Au pire, si elle est du genre bien lourde une fois pompette, il donnera quelques sous pour la jeter dans un lit de l'auberge discrète avant de se retirer. Et tu ne lui feras rien ? Non. Mais... Et risquer qu'elle me vomisse dessus ? Non merci. Je vois, je comprends mieux. Quelle idée aussi, ça coule de source qu'il ne lui fera rien, il l'a invité pour la remercier, pas pour se remercier lui. Et puis de ce côté, au pire comme au mieux, il sait qui trouver. Et ce n'est pas Anaïs Belécu.

Anaïs qui le rejoint enfin et qui lui avoue avoir eu le vertige en passant sur la grille au dessus de l'eau. Et il s'esclaffe, Manaël, tandis qu'elle prend place et commente encore, le mettant même au défi. Et alors que la serveuse approche, il se penche, coudes sur la table, pour lui rétorquer. Et ses mots ne sont que murmures pour elle.

« Je ne sais pas si tu joues ou non avec moi, Anaïs Belécu, mais sais-tu que tu me révèles faiblesse sur faiblesse depuis nos retrouvailles ? » Il sourit, le Cibellan, espiègle et sournois, puis se redresse contre son dossier à l'approche de la serveuse, il poursuivra sans doute après. Ça ne regarde pas tout le monde.

« Si c'est pas Mana que v'là. » Fait-elle d'un sourire enjôleur et tout simplement rafraîchissant qui ne donne qu'à offrir le même. « Isabelle, toujours aussi exquise. » Et c'est peu de le dire ! Il en oublierait presque qu'il est accompagné. « Ça fait un moment que je ne t'ai pas vu ici. Boulot ? » Elle est vive, la belle brune. Réfléchie aussi, comme la tenancière, moins la vieillesse. « Boulot en effet. » Il ne dira pas plus et elle n'en demandera pas davantage, ils sont venus ici boire un verre pas pour parler travail ou affaire. Et ça lui plait bien ainsi. Elle ne peut pourtant s’empêcher, Isabelle, de glisser un coup d’œil curieux comme calculateur à la rousse. « Le boulot hein... je vois. » Et il ne dit rien Manaël pour éclaircir la situation, pour donner réponse à sa curiosité, car il n'y a rien à savoir et tout à s'amuser des réactions qu'Anaïs aura. Et Isabelle ne laisse pas le temps à Anaïs de répondre de toute manière, elle relance rapidement, légère, supérieure, mais toujours correcte vis à vis des clients. « Je vous sers quoi, m'sieur-dame ? » « Deux Hydromels de Cibelle s'il te plait. » Répond t-il simplement tout aussi léger. Elle semble presque surprise la serveuse et elle relance un coup d’œil intrigué à la guerrière avant de repartir s'occuper de la commande. Elle envoie cette boisson, elle arrache même, elle fait planer selon certains.

Manaël la regarde s'éloigner, croise les jambes et dévisage Anaïs ensuite en souriant largement, goguenard. « On oublie qu'on est en service maintenant ? Elle, en tout cas, ne pense pas que tu l'es... » Pas sûr qu'elle soit à l'aise pour autant !

hrp:
 


Dernière édition par Manaël l'Ardence le Mer 18 Avr - 16:06, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyVen 23 Mar - 23:05

Un peu de détente n’a jamais fait de mal personne surtout quand celle-ci a lieu en bonne compagnie. C’est toujours ce que l’on dit après tout. Malheureusement, Anaïs n’a jamais profité d’un instant de répit. Elle a toujours été sur le qui vive et cette rencontre qui se veut pour le moins le fruit du hasard augure des issues bien insoupçonnées. Elle voit dans le regard du mage une étincelle. Elle pourrait lui poser la question directement de ce qui le taraude mais elle n’en fait rien.

Leur entrée dans l’auberge retrousse un peu les narines de la jeune cibellanne. Ses narines sont guères habituées à une telle agression olfactive. Le vertige qui la prend est autant en raison de ce vide que de cette atmosphère. C’est vraiment malsain de ne pas maîtriser la situation dans laquelle on se retrouve et Anaïs l’apprend à ses dépends. Elle se note qu’il serait bon qu’elle s’y habitue. Après tout si demain elle accepte une mission dans une auberge, elle ne devra pas se trouver amoindrie par ce qu’il s’y passe.

Elle reprend un brin de contenance une fois assise et accroche le regard du mage l’invitant à commander. C’est là qu’une jeune femme du nom d’Isabelle (pas très Cibellan ce prénom) s’occupe de dialoguer avec son partenaire de beuverie. Elle ne dit mot et hoche la tête à la commande de Manaël. Le sourire en coin de la jeune femme lui fait par ailleurs hausser un sourcil. D’où se permet elle de juger d’un regard ? Une fois les verres arrivés sur la table elle le laisse parler une nouvelle fois avant de trinquer à une journée qui s’annonce riche en premières fois.

« A notre rencontre et à ta guérison Manaël et je ne me joue point de toi et je crois que les révélations de mes faiblesses sont simplement le fruit d’une confiance bien surprenante que j’ai à ton égard » avant de boire une gorgée de la boisson qui lui brûle le gosier lui arrachant une grimace « Et bien il est corsé celui là ; à ce rythme là je vais te révéler bien d’autres choses ; à moins que ce ne soit ce que tu souhaites obtenir de moi ? » voilà que déjà la boisson opère une magie bien surprenante. Les paroles sortent avant même qu’elle ne les réfléchisse.

« Racontes moi donc qui tu es Manaël l’Ardence ; un homme à femmes ou un homme prudent ? Dis moi une chose sur toi et tu en sauras une de moi ». Elle espère Anaïs qu’elle réussira à garder les idées claires. Elle n’a pas vraiment envie de dire n’importe quoi même si le mage semble dénué d’idées déplacées. Toutefois, on ne sait jamais avec quelques verres dans le nez, la langue peut se délier bien plus vite que prévu.

Un des premiers effets de cette boisson est que la jeune femme dénuée d'assurance semble en avoir recouvré une nouvelle. Elle ose prendre les devants et questionner l'homme qui lui fait face. Où cela va donc les mener, un instant elle s'interroge avant de balayer tous ses doutes d'un revers de la main. Pour une fois Anaïs, il est peut être temps que tu apprennes à vivre, simplement.












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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyDim 25 Mar - 12:52

La partie ne fait que commencer et il s'amuse déjà fort bien, le Cibellan. Avant même que les verres n'arrivent, il a réussi à semer le trouble à la table. Et c'est donc fort satisfait qu'il constate que sa voisine d'en face n'apprécie nullement d'être jugée par Isabelle la serveuse. Il se délecte de la situation, beaucoup, même s'il aurait encore plus apprécié de voir sa partenaire de table pousser un  juron et lever les poings, mais visiblement ce n'est pas dans les habitudes d'Anaïs Belécu. Dommage, mais il fera avec. Il est un peu étonné qu'elle ne lui ai pas déjà rétorqué quelque chose, mais peut-être attend t-elle que les boissons arrivent pour le faire. Et c'est en effet ce qu'elle fait.

Les deux hydromels arrivent rapidement, déposés devant les zigotos. La couleur du liquide est rouge et si le contenu sent l'alcool, il sent également un peu le fer. La boisson arrache, délie les langues, plait ou ne plait guère – et peut faire chanter si on y abuse également. Loin de faire la fine bouche, la rousse le goûte, grimaçant quelque peu à la première gorgée qui lui pique le gosier. Elle trinque et il sourit devant ses mots, répondant. « À une belle femme, à une bonne guerrière. » Et il boit à son tour.

Il n'éprouve nulle surprise au gout de la boisson, mais il se dit qu'il en aura par la suite, des surprises. Elle lui fait déjà confiance dit-elle et il trouve ça horriblement rapide autant que plaisant à entendre. Il ne peut toutefois s’empêcher de trouver qu'elle est mal tombée, car les secrets, Manaël les vend souvent après tout - surtout si ça peut lui rapporter gros. Et tout en reprenant une gorgée tandis qu'elle commente que ça arrache, il lui répond un peu troublant, entre le sérieux et l'amusement qu'il ponctue d'un énième clin d’œil. « Je n'ai pas besoin d'alcool pour te faire parler, belle Anaïs, mais peut-être ai-je envie de te faire chanter. »

À sa question, il fait tourner le liquide dans son réceptacle tout en faisant une moue qui se veut à réfléchir un peu trop avant de sortir. « Je préfère deviner. » Et se fier à son instinct et à ses observations. Il se penche alors vers elle et cite tout en comptant avec ses doigts qu'il lève à chaque point abordé. « Je sais de toi que tu as le vertige et que tu n'es pas habitué à ce genre d'endroit. Il lève un second doigt. Je sais aussi, par tes regards alentours et tes mots, que tu tiens à ta réputation et que tu es sur tes gardes. Il lève un troisième. Regrettablement et aussi surprenant que cela soit, tu n'es pas femme à recevoir des compliments et ils te font rougir et t’embarrassent, mais nous y remédierons. Un quatrième. Tu n'as pas apprécié qu'Isabelle te juge, pourtant tu n'as rien répondu de mauvais, je te sais donc aimable et facile à lire. Il lève un cinquième doigt. Enfin... l'air est presque grave. Il pourrait lui dire qu'elle a mauvais gout pour se fier aux hommes, mais il opte pour une note légère à la place. Tu aimes les olives. »  Il s'écarte de nouveau, dos contre le dossier de la chaise, il reprend une gorgée sans quitter la rousse des yeux. Il est confiant, trop peut-être, il sait avoir raison. Osera t-elle nier ou dire le contraire ?

Il reprend après. « Suis-je homme à femmes ou homme prudent, à toi de me le dire, Anaïs. » Et il trépigne d'avance de l'analyse qu'elle fera de lui.


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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyDim 25 Mar - 17:01

Le mage s’étonne de son silence quant à la réaction d’Isabelle. Anaïs ne bouge pas et ne hausse même pas si ce n’est un sourcil lorsqu’il se met à énumérer la personne qu’elle lui semble être. L’homme est bien sûr de lui pour prétendre d’ores et déjà la connaître. Le regard d’Anaïs ne quitte pas du tout celui de Manaël jusqu’aux avant dernière et dernière phrase.

Il évoque la serveuse et l’évocation de cette dernière la fait pour la première fois grimacer. Pour justifier ce malaise elle boit une nouvelle gorgée. Cette boisson lorsqu’elle pénètre dans ses entrailles la brule, provoquant des larmes sur les coins de ses yeux. Anaïs sait qu’elle va devoir s’endurcir. La Guilde n’opère pas qu’en Cibella. Ici les femmes dominent mais ailleurs il n’en est rien, les hommes leur sont supérieurs et elle doit devenir plus forte pour rivaliser avec la gent masculine.

« En parlant de serveuse si nous ne voulons pas être pliés en deux sous l’acidité de cette boisson il serait bon qu’elle nous amène de quoi nous mettre sous la dent tu ne crois pas ».

Une réplique cinglante augure d’une rancune tenace qu’elle a dissimulé jusque là.

« Et avant qu’elle n’arrive sache qu’au contraire ; je ne dis rien mais je n’oublie rien. Ma rancune n’a d’égal que mon intransigeance et mon entêtement à entreprendre les choses de la manière la plus réfléchie qui soit ».

Anaïs se définit ainsi, le plus simplement du monde. Elle grimace une nouvelle fois. Ce n’est vraiment pas dans ses habitudes de se confier si ouvertement. Elle se rejette en arrière déposant le verre sur le sous-boc ne quittant toujours pas le mage du regard. Ses derniers mots ramènent un semblant de sourire.

« On va dire que ces olives vont servir à éviter que l’on bascule du côté obscur de la boisson ; mais oui tu m’as parfaitement cernée même si incomplètement comme tu peux en juger. Les femmes sont après tout un mystère à elles toute seules non ? Paraît-il que nous sommes un mystère pour l’homme en lui-même ? Les traits de caractère c’est bien. Le problème est ce que l’on en fait je me trompe ? ».

Elle hausse un sourcil interrogateur envers Manaël. La jeune guerrière n’a guère eu l’occasion de converser sur les rapports homme/femme avec un inconnu. Inclinant la tête elle réfléchit à la manière dont elle pourrait le définir. Elle prend une olive croquant dedans, laissant le liquide acide dévaler son gosier elle ferme les yeux. Le souvenir fugace de la caravane, puis celui de cette rencontre impromptue, ces instants de silence coïncidant fort certainement avec un dialogue avec son familier et son jugement pour le moins rapide sur sa personne.

Elle n’ouvre pas les yeux et réfléchit encore avant de déglutir et d’avaler l’olive puis d’une voix qui se veut radoucie elle enchaîne

« Homme à femme je dirais que je suis suspicieuse car tu m’as l’air très charmant, joueur et gourmand à la manière dont tu ingères ces olives » doucement elle rouvre les yeux et se repenche se rapprochant un peu plus de Manaêl « Tu es doux aussi et franc ; cette promesse que tu m’avais faite lors de ce périple tu l’as tenue » inclinant la tête « Imprévisible il va de soit vu que je n’étais pas au courant de notre rencontre et que je ne sais pas du tout où tu vas nous emmener » et poursuivant « On dirait un poil orgueilleux non aussi vu la manière dont tu as adressé la parole à Isabelle ? » puis elle décide d’apporter la pointe finale « Mais cette attitude pour le moins loin d’être farouche doit en cacher une autre ; une blessure profonde ? Une tristesse que tu veux dissimuler ? Quelqu’un d’aussi extraverti a forcément sa part d’ombre à dissimuler non ? ».

Elle hausse un sourcil, se recule à nouveau, rentre le menton et sourit largement « Je me trompe ? » est la dernière question qui sort de sa bouche alors qu’à nouveau elle porte le verre à ses lèvres tout en ne quittant pas le mage des yeux. Elle veut déceler la moindre réaction sur les nerfs de son visage. Le jeu des questions réponses est celui qu’elle affectionne le plus et il n’est pas prêt de s’arrêter pas avec elle…












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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyLun 26 Mar - 19:22

Elle grimace, la Cibellane, lorsqu'il mentionne la serveuse dans son analyse et il se dit, Cibellan, que finalement Anaïs est relativement vite revancharde. Elle est gentille, mais n'oublie rien, la rousse, pourtant Isabelle la serveuse ne lui a octroyé qu'un seul regard, ou peut-être deux si ses souvenirs sont bons, pas plus, pas de quoi fouetter un chat. Qu'en sera t-il alors s'il la dupe ouvertement ? Il est d'un coup curieux de ce qu'elle serait capable de faire, de lui faire à elle, Isabelle, de lui faire à lui, Manaël, mais il s'abstiendra pour l'heure. Il faut savoir après tout apprécier les bonnes choses à petites doses quand elles se présentent, doucement, lentement, mais surement. Il ne rétorque donc rien sur son intransigeance, mais il déplace rapidement la petite boite d'olives entamée qu'il avait mit sur la chaise d'à côté, et qu'il a oublié de redisposer entre eux sur la table. Ainsi fait, il n'est plus question de faire appel à la serveuse et Anaïs poursuit donc sur le caractère mystérieux de la femme.

« Si la femme est un mystère, ne tient qu'à l'homme de le percer. Et je perce facilement quand je le veux. » Bah. Oh bien sûr il ne force pas, Manaël, et ne se prétend nullement tout connaitre de ces dernières, mais si l'on parvient à amadouer - et selon la personne, on peut relativement vite faire le tour, tout savoir, s'ennuyer peut-être et passer à autre chose. Et puis quand il veut, ce n'est pas qu'il peut, mais qu'il acquiert – à quelques rares exceptions. Pensant ainsi, il se dit qu'il a finalement fort en commun avec Raël l'Obstiné et que c'est peut-être bien cela qui a pu conduire à cette alchimie fusionnelle entre eux dans cette trame alternée. Peut-être. Il évacue le Cielsombrois de ses pensées et se recentre sur Anaïs.

C'est à elle de le décrire et il a hâte de soutenir son regard évaluateur et perçant. Hâte de lui donner raison ou tort. En tout cas, il estime déjà avoir une victoire pour lui, elle n'a pas reprit sa propre analyse, il a donc vu juste. Il attend donc, Manaël, la laissant déguster une olive et fermer les yeux – se faisant aveugle à son sourire et à son charme en passant, en reprenant une noire à son tour avant de boire, décontracté, patient. Quand enfin elle s'y met, il glousse et se pâme un peu devant ce qu'il entend. Charmant, joueur, gourmand, elle a juste et il n'a rien à redire. Pour sa douceur et sa franchise par contre c'est autre chose, ou bien c'est correcte mais dans un autre contexte où il peut s'oublier. Si il a tenu parole avec la guerrière c'est parce-qu’il avait envie de boire et parce-que sa compagnie était promesse de joli, d'amusement et d’intérêt. Il ne peut lui donner tort pour son imprévisibilité ou même son orgueil non plus, encore qu'il qualifierait cela de pure confiance en soi. Pour la blessure profonde, c'est un oui et non, certes il a souffert et il porte toujours la disparition de Tempérance à son cou et à son bras, certes certains proches sont décédés et l'ont peinés, mais l'ensemble l'a forgé. Et on avance pas en broyant du noir. Il a perdu, mais a gagné. On ne se serait peut-être jamais croisé si tu n'avais pas perdu avant... Arrête, vu comme ça c'est déprimant. Hey, parle pour moi ! Le tout fini, conclu, il déplie ses jambes pour mieux les recroiser et reprendre d'un sourire enchanté tant que joueur.

« Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Je te donne trois points sur cinq pour ton analyse, mais je ne te dirais nullement où tu t'es trompée. » Tu aurais pu lui donner quatre. Parce-que tu donnerais plus à une buse tentant de te jauger toi ? Non je lui mettrais zéro et mes serres dans les yeux. Voilà.

Il reprend une gorgée, fini son verre et recommande d'un doigt qu'il lève pour une nouvelle tournée. Puis pétillant, malicieux, alors qu'Isabelle dépose un second verre devant lui, ajoute à Anaïs, bien sérieux. « Pour en revenir à l'aspect 'homme à femme', qui te dis que je ne coure pas après les hommes également ? » Tu t'amuses avec qui au juste ? Les deux ! Et la serveuse ne peut s’empêcher, troublée, de perdre l'équilibre précieux de son plateau qui porte encore le verre d'Anaïs. Et il la voit, sa tentative de rattraper le coup, il admire même l'effort, mais cela est malheureusement insuffisant. Le verre s'échappe et le contenu vole. Sur Anaïs. Le sujet choque et fait mouche, c'est délicat, mais il ne s'attendait pas à ce que ça finisse comme ça.

hrp:
 


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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyLun 2 Avr - 17:41

Elle reste de marbre pour l’instant aux taquineries du mage. La guerrière sait qu’au contact de cet homme qu’elle n’a connu qu’au cours d’une mission le jeu peut s’avérer fort dangereux. Alors elle imprime chaque mot, chaque réaction de l’homme. Ce dialogue sur leurs qualités et leurs défauts est bien plus qu’un échange cordial. C’est lors de cet échange qu’elle pourra cataloguer l’individu : ami ? ennemi ? danger ? allié ? Pour l’heure il n’est qu’un homme à qui elle a porté assistance.

En revanche, elle lui tend une perche, petite et lui s’y engouffre. Un rire s’échappe de sa gorge lorsqu’il lui avoue ses capacités visiblement hors du commun.

« Si j’avais un doute quant à ton assurance, je pense que celui-ci vient d’être balayé ». Elle boit une gorgée en ne le quittant pas du regard, fronçant juste un peu les sourcils afin de discerner la moindre attitude suspecte de l’homme. Elle ne dévoilera pas tous ses secrets et s’amuse déjà à imaginer Manaël en train d’enquêter sur sa personne « Mais entre l’assurance et la perspicacité afin d’identifier ce qu’est la personne face à toi il n’y a qu’un pas je crois ? En es-du doté ou serais-tu de ces hommes dénués d’une intelligence cette qualité forte utile pour discerner la personne au-delà même du caractère transparent ? ».

C’est à son tour de jouer, de pointer du doigt le mage. Elle est mercenaire, travaillant pour le plus offrant. Peut-être que demain Manaël pourrait l’embaucher pour des services de protection. Pour cela elle a poussé son analyse en verbalisant ses doutes sur la personne du mage et sa réponse la laisse sur sa faim. Elle dissimule cette déception en ne le quittant pas du regard. Les paroles suivantes de Manaël auraient pu provoquer un rire tonitruant de la jeune guerrière. Cette réaction aurait été assimilée à une vulgarité qu’elle ne cautionne pas. C’est pourquoi elle reste de marbre. Ses lèvres s’élargissent à l’approche de la serveuse qui elle semble bien moins maîtresse d’elle-même.

Du coin de l’œil, elle voit la maladresse d’Isabelle. Elle aurait pu s’éloigner afin d’éviter le verre mais étrangement elle ne quitte pas le mage du regard.

Le verre tombe, la mouillant complètement, sa tenue est complètement trempée. L’odeur d’alcool s’imprègne dans ses tissus comme sur sa chair quelques épaisseurs en dessous. Elle secoue la tête. Après quelques secondes elle quitte l’homme du regard pour dévisager Isabelle « Ne restez donc pas plantée là ! ». Elle est furieuse mais se contient « Pourriez-vous aller me chercher un torchon ou du moins quelque chose pour éponger à moins que je ne doive le faire par moi-même ? ». Sans plus de cérémonie, Anaïs se lève sous les regards interloqués des autres clients de l’Auberge et d’Isabelle toujours immobile. En quelques enjambées elle rejoint le comptoir et récupère une serviette pour éponger un maximum de la boisson. Par la suite, elle se retourne vers le collègue d’Isabelle, un homme cette fois ci elle lui demande.

« Pourriez-vous nous emmener de nouvelles boissons en étant plus adroit cette fois-ci que votre collègue ? Isabelle doit visiblement être perturbée par le charme émanant de mon ami ».

Elle a parlé fort afin d’être entendue par Manaël et Isabelle restée plantée tel un piquet aux côtés de leur table. Anaïs remarque le far qui s’empare de ses joues et laisse échapper un rire puissant. Elle rejoint le mage et la serveuse suivie de près par le serveur Le seul problème est qu’un homme à côté d’eux n’est pas d’accord avec les paroles de la guerrière. L’œil acéré de la jeune femme lui permet de voir le pied tendu. Ainsi elle n’échappe pas au croche pied mais réussit à atterrir sur le banc dans une acrobatie qui pourrait presque la faire passer pour une acrobate.

Crispant la mâchoire, sans se donner la peine de se retourner vers l’homme elle poursuit.

« Où donc en étions nous ? » en laissant le serveur récupérer les verres vides et les remplacer par les nouveaux.

HRP:
 












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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyDim 8 Avr - 15:56

En voilà un sujet ; la femme.
Le sujet amène une réponse qui fait rire la Cibellane et qui amène deux questions à lui. Questions qu'il trouve formulées à lui en donner la migraine presque – comme s'il se  retrouvait de nouveau devant le Cielsombrois et ses discours ténus et épuisants embellis de mots jolis bien prise de tête. Oh il comprend Anaïs, il n'est pas stupide, mais lui répondre en serait presque une plaie. Il est là pour s'amuser, pas pour philosopher, pas trop tout du moins. Alors il préfère à ce niveau se contenter d'un sourire et d'un simple : « Je ne suis pas idiot, mais pour le reste, je te laisse te faire ta propre opinion. » Il aurait pu lui offrir de juger elle-même de son intelligence ou non aussi, mais visant la perfection et orgueilleux qu'il est, il n'aime pas qu'on le prenne pour un imbécile fini. Pas génie pour autant, mais loin d'être bête, tout sauf ça. Il sait qu'il a nombre de qualité, il ne serait pas là où il en est s'il n'était que tas de muscles.

La suite, l'opinion d’Anaïs, ce jugement faux ou vrai, arrive bien vite. Elle ne le rabaisse pas, mais il rigole assez de certains points. Elle l'a grosso modo bien cerné, pour ce qu'il a laissé paraître tout du moins, comme elle en un sens, mais la belle se trompe aussi. Où ? Il ne lui dira pas, il préfère s'amuser du flou dans laquelle il la laisse émerger suite à cette analyse. Et, de toute façon, la Cibellane n'a pas l'air de le prendre mal ou de vouloir percer davantage.
C'est là qu'il en profite, qu'il trouve l'instant, celui de mesurer une part de son sérieux, une part de son caractère face à l'ouverture de certains gens. Il remonte le sujet de lui étant qualifié d'homme à femme par la personne en face même. Il le remonte et il le retourne avec sérieux, bien habile pour le coup. Son sérieux mesuré et son air sont si convaincants qu'ils arrivent à chambouler la serveuse avec qui il a déjà eu une aventure. Un verre est posé tandis que le second tombe, glisse, et se renverse sur la rousse restée de marbre, muette, face à sa question jusque là. Le choc était-il trop grand ? Pourtant si il l'était, elle revient à ses sens avec le liquide qui vient de lui tomber dessus...

Elle bondit dans son tempérament, Anaïs, elle donne des ordres tel un supérieur à la charge d'un peloton. Et elle n'attend pas l'exécution, elle se bouge. Elle s'active sous le regard pétillant d'un Manaël honteusement amoureux de la situation et bien amusé de tout ce qui se passe, comme bien attentif une nouvelle fois. Il pouffe un peu de la scène sous un regard de braise d'Isabelle. Comme si c'était de sa faute... Non mais avoue quand même que tu n'as pas aidé et que tu voulais ce qui arrive. Mais pas du tout, tu me connais. Cette blague. Il est tourné sur sa chaise, son coude sur le dossier, de sorte à voir Anaïs s'adresser au serveur, il l'entend admirablement bien, elle s'en est assuré la Cibellane, alors il ne peut s’empêcher de remercier ce compliment à sa manière. Il s'amuse de faire un clin d’œil au serveur qui lui jette un coup d’œil rapide pour juger de la véracité des propos de sa cliente trempée. Et le serveur se détourne relativement vite de lui, comme s'il avait été piqué par une guêpe. Il se serait jeté sur moi, lui. Celui qui fait que causer ? Autant que toi, oui. Je vois, c'est bien pour ça que je ne l'aime pas, il prend trop d'espace.

La guerrière revient dans une danse acrobatique qui lui fait arquer un sourcil de surprise, lui, aurait donné un coup de pied à cet autre pied visiblement égaré là pour une bonne raison : faire chuter la rousse, mais c'est raté. C'est raté et il applaudit, il acquiesce et il siffle même un peu comme s'il était spectateur d'une pièce de théâtre qui arrive à une scène exaltante, alors qu'elle reprend place pour poursuivre.

« Nous en étions à la question de mon intérêt pour les hommes. » Et il sourit alors que le serveur repart en vitesse tandis qu'Isabelle tient tout de même à se faire entendre en s'adressant à Anaïs.

« Toutes mes excuses, votre verre vous est offert. »

« Et le mien ? » Se joue t-il alors qu'elle le gronde des yeux avant de s'éclipser vers le comptoir. Il ne lui en faut pas plus pour reprendre sa conversation avec la guerrière.

« Mais plus que cette question, je m’intéresse de savoir d'où te viens cette agilité, c'était une belle reprise de croche-pied. » Pose t-il.


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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyMar 10 Avr - 10:47

Comment rester de marbre face aux paroles du mage ? Anaïs se le demande encore. Le rouge commence à lui monter aux joues elle le sent. Les mots se libèrent bien plus vite qu’elle ne les contrôle. Elle espère ne pas regretter chaque syllabe et chaque mot qui franchissent la frontière de ses lèvres. Où veut-il donc l’emmener ? Cette rencontre semblait se dérouler sous les meilleures auspices jusque-là et elle espère bien qu’elle se poursuivra de la sorte. La réponse de Manaël la surprend mais elle en prend note simplement haussant un sourcil alors qu’étrangement elle ramène le verre à ses lèvres.

L’arrivée d’Isabelle et l’accident lui servent d’échappatoire. Elle aurait très bien pu hurler mais cela aurait été bien trop facile. C’est pourquoi elle préfère se lever et se débrouiller par elle-même. Tout comme pour le cloche pied certes admirable. Elle est en repos, elle est mercenaire et n’a pas monnaie courante sur les actions de l’auberge à cet instant. Alors elle choisit d’enchaîner, sans rien dire en ramenant juste le sujet sur la discussion précédente pour s’en sortir par une pirouette. Son compagnon de beuverie lui répond aussi adroitement que poliment. L’homme ne semble pas être gêné le moins du monde d’évoquer un fait bien surprenant et son sourire s’élargit.

« Très bien » sont les deux seuls mots qu’elle articule avant que la serveuse ne lui indique lui offrir son verre.

« A votre guise, Madame » dit-elle. Anaïs a compris que l’homme en face d’elle s’amuse d’elle mais aussi de la serveuse. Un regard pour Isabelle, un autre pour Manaël. Peut-être que dans quelques temps, lorsqu’ils seront plus proches, amis, elle lui demandera si la relation avec Isabelle s’arrête au simple rapport de client, serveuse. Une fois que cette dernière s’éloigne et avant même qu’il ne la questionne sur son agilité elle rétorque à la question du mage « Je t’offrirai ton verre sauf si tu préfères charmer cette bien agréable serveuse je me trompe? » dit-elle de manière un peu trop audacieuse.

L’observation est son fort et il est certains gestes qui ne trompent pas sous son regard acéré. Malgré la question qui suit elle garde un aplomb à l’image de sa perspicacité.

« Depuis quand une guerrière ne devrait-elle pas être habile ? Je suis une femme et au-delà de la force, il faut savoir user de notre dextérité et notre jeu de jambe pour supplanter les hommes tu ne crois pas ? Ma mère m’a tout appris que ce soit par le déplacement, la vitesse ou les enchaînements » elle poursuit se rapprochant un peu plus de la table « Le combat, les missions ne sont pas réussies si le guerrier n’a pas cette intelligence nécessaire pour y parvenir » elle enchaîne baissant toutefois le niveau sonore « Qu’en est-il des mages ? L’emploi et le contrôle de la magie ne l’est pas sans cette once d’intelligence non ? ».

Au-delà de cette rencontre dans les suites d’une épidémie l’ayant affaibli c’est la découverte de l’autre et de sa manière de vivre dans ce monde. Comment est-il dans sa peau, dans son rôle ? Un homme abject employant ses qualités pour asservir l’autre ou simplement un homme bon mettant ses dons au service du plus grand nombre ? C’est une bonne question et elle se la pose.












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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyMer 11 Avr - 15:32

« Je t’offrirai ton verre sauf si tu préfères charmer cette bien agréable serveuse je me trompe? » 

« Allons donc, je te l'ai dit plus tôt, aujourd'hui, c'est moi qui offre. Enfin, il lorgne sur l'hydromel de Cibelle laissé par la serveuse devant Anaïs et poursuit : sauf pour celui là bien entendu. Il ne peut offrir ce qui est déjà offert après tout. Un verre de moins à payer, il ne dira pas hourra, mais ne se plaindra pas pour autant. Et je suis tout à toi. » Fini t-il d'un sourire charmeur. Il n'est à personne, Manaël, mais il aime à faire croire le contraire. Et puis il est vrai que de base il est là pour elle. Comme si ça pouvait t’empêcher de charmer à côté. Il sourit tant physiquement pour Anaïs qu’intérieurement devant la phrase de son Familier, Creska.

Impressionné comme amusé par le jeu de jambes de la guerrière, le mage n'a pu faire sans lâcher un commentaire à ce propos. La prouesse artistique dont elle a fait preuve mérite quelques éloges selon lui. Éloges qui paraissent pourtant absurdes aux oreilles de son invitée. À l'entendre, il a l'impression d'avoir insulté ou sous estimé, voire les deux, la femme alors qu'il n'en est rien. Il serait bien sot de dénigrer la force d'une femme, car ici, en Cibella, elle est supérieure à l'homme, elle mène, elle guide, elle supplante, elle enterre même, le sexe masculin. Elle poursuit, de plus en plus bas, continuant sur le trait intellect qu'elle semble porter en haute estime. Elle continue et lorsqu'elle termine, c'est à son tour. Dos contre le dossier de la chaise, son verre dans une main, il rétorque après une gorgée :

« Il n'y a pas besoin pour une femme de supplanter un homme, c'est déjà fait. Et il ne me viendrait pas en tête de diminuer une guerrière telle que toi. Il a plus d’expériences qu'elle, il le sait, il a un certain âge et un passé derrière lui pour le prouver, mais il sait pourtant que c'est à lui de faire des efforts pour se démarquer en Cibella sur certains plans, à l'homme, pas à la femme. Et il ne râle pas à ce niveau, il est Cibellan, c'est son mode de vie. C'est lui-même, Manaël, qui a décidé de ne pas faire comme la moitié de son propre sexe, à élever bambin, à abandonner son nom ou autre. Encore qu'il n'est pas rare pour lui d'être au service d'une femme. Et il n'en a aucune honte, encore moins par ici. Il a changé un bout de sa destinée, il est maître de sa vie, mais il y a des règles qui ne changent pas, surtout en Cibella. Il y aura toujours une femme en haut. Et c'est normal. C'est ainsi que vont les choses. Je faisais plutôt allusion à ton adresse avec de l'alcool dans le sang. » Finit-il d'un clin d’œil en plaisantant, mais sincère.

Il pioche une olive, la déguste, pense à ce qu'elle a dit dans son entièreté, à l'intelligence dont elle montre un grand intérêt, à ce qu'il va dire ensuite donc à ce niveau. Il crache le noyau vers la grille du milieu, repose son verre et reprend donc en digne enfant de Cibella :

« Moi je dirais plutôt qu'il est question de talent et d'inné. Tu tiens ça de ta mère, c'est inné. Aura m'a choisi, inné encore. Au final, l'intelligence n'est qu'un coup de pouce pour atteindre plus vite ses objectifs, mais elle est vite supplantée une fois l'objectif atteint. Tu n'es pas d'accord ? »

Il ne serait pas là où il en est sans cette volonté, sans cette ambition, sans ce désir de faire ses preuves ou même ce talent qu'il a aiguisé et dont il dispose. Sans cet acquis. Être intelligent ne suffit pas, il faut être douée et épouser la flamme d'Aura.


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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyJeu 12 Avr - 10:35

Manaël est plus âgé qu’elle mais sa compagnie s’avère au fil des minutes très agréable. Cet échange avait débuté sur des flatteries qui l’ont quelque peu charmée. Mais adroitement, elle a masqué ce trouble. C’est probablement pour cette raison qu’elle en a oublié qu’il était son hôte concernant les boissons bues. Innocemment, elle ajoute :

« Bien entendu mais si je veux garder maîtrise de mes paroles et de mes gestes il semble bien que je vais devoir m’arrêter au second verre ici présent. Sans quoi je risque de regretter mes paroles et mes gestes même si je me surprends à garder un aplomb avec un verre déjà descendu ».

Le sourire de la guerrière s’élargit lorsqu’il l’informe être tout à elle.

« Voyons il ne faut point dire de telles choses à une femme qu’un homme est son serviteur ou du moins son chevalier servant. Chaque homme a droit à sa liberté et à son droit de devenir ce qu’il souhaite après tout non ? Je n’ai pas position à exiger quoi que ce soit de toi mais si tu souhaites mettre tes qualités à mon service ce serait quelque peu malpoli de refuser ». Elle repose son dos contre le banc et croise les bras tout en examinant le mage. Elle pense à son frère un instant qui travaille avec son père en ce moment. Elle se dit également qu’elle est bien novice avec les relations humaines et que cet entretien avec le mage est bien un des plus longs qu’elle a pu avoir jusqu’à présent avec un représentant de la gent masculine.

Anaïs détourne le regard un instant pour observer l’homme qui se trouve derrière le comptoir. Pendant ce temps Manaël poursuit ses explications. Elle a été bien sotte de ne pas saisir le double sens de ses paroles. Elle ne s’en laisse pas conter et ses yeux se baissent sur les olives. Elle en prend une avant de cracher tout comme lui vers la grille du milieu. Mais elle ne s’arrête pas là elle en prend une nouvelle au moment où les questions se poursuivent que ce soit sur son habileté avec un verre dans le nez ou l’utilisation de l’intelligence pour atteindre un objectif précis.

« Oui tu as peut être raison, probablement même. La réussite d’une entreprise efface bien souvent les moyens déployés pour y parvenir c’est ce que l’on appelle la satisfaction du devoir accompli ». Elle soupire avant cette fois ci de regarder à nouveau Manaël.

« La vie est bien morne sans objectif profond pour chacun d’entre nous si ta question est de savoir quel est mon projet dans ce monde je te dirais que pour l’heure je suis bien trop jeune et précoce au sein de la Guilde pour envisager quoi que ce soit ; j’aimerais certes grader ou me mettre au service d’une quelconque personne dans le besoin » elle soupire à nouveau avant d’enchaîner « Mais je suis bien trop nouvelle dans ce monde aussi j’essaie juste de me faire un nom en espérant être reconnue à ma juste valeur à force de travail, sans compter mes heures ni ma fatigue ; ce jour de repos est un des premiers depuis que je suis sortie de ma formation de trois ans » elle poursuit dans son récit car elle se trouve en confiance « J’ai longtemps douté avant de choisir la voix des armes car j’hésitais, je ne savais pas si je serais capable, je suis née dans une famille où les femmes sont guerrières et je me suis ressaisie à temps ».

Elle se relève avant de sourire à Manaël « J’ai besoin de prendre l’air, deux verres semblent m’avoir tourné la tête et mon habileté risque d’en prendre un coup si je poursuis les descentes de chope tout comme ma fierté si tu viens à devoir me porter ». Elle aurait pu poursuivre en lui précisant que les confidences qu'elle vient de lui sortir sont bien trop rapides quant à leur degré de connaissance l'un de l'autre. Elle n'a pas pour habitude d'énoncer à haute voix sa progression au sein de ce monde encore moins à l'égard d'inconnu. Elle suspecte que cet alcool bu a affaibli ses défenses ce qu'elle ne cautionne nullement. Fuite facile pour maîtriser ses paroles ? Certains jugeront par la positive mais c'est son droit après tout.

Sans attendre sa réponse Anaïs se lève et rejoint le dehors. Une fois à l’extérieur elle ferme les yeux respirant à fond de ses deux poumons avant de souffler tout l’air vicié qu’elle a pu absorber dans cette auberge.












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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyVen 13 Avr - 0:15

« Bien entendu mais si je veux garder maîtrise de mes paroles et de mes gestes il semble bien que je vais devoir m’arrêter au second verre ici présent. Sans quoi je risque de regretter mes paroles et mes gestes même si je me surprends à garder un aplomb avec un verre déjà descendu ». 

Elle s'inquiète des verres, de perdre le contrôle et il ne peut que sourire de sympathie face à elle, d'hilarité intérieurement. L'hydromel de Cibelle fait déjà effet et ce même avant qu'elle ne termine son deuxième verre. Que cela serait-il avec un troisième ? Il est curieux, mais ne cherchera pas à la faire ramper au sol sous l'alcool aujourd'hui. Une autre fois peut-être. Peut-être. Il lève son verre :

« À ton aplomb ! »

Et se rince presque les dents avec le liquide tant il le descend vite. Il l'écoute parler de chevalier servant et se surprend à sourire. Est-ce la boisson qui fait parler la jeune femme ainsi ?

« Voyons il ne faut point dire de telles choses à une femme qu’un homme est son serviteur ou du moins son chevalier servant. Chaque homme a droit à sa liberté et à son droit de devenir ce qu’il souhaite après tout non ? Je n’ai pas position à exiger quoi que ce soit de toi mais si tu souhaites mettre tes qualités à mon service ce serait quelque peu malpoli de refuser ». 

« Bwha ! C'est d'autres services que je pourrais servir à une femme guerrière telle que toi, Anaïs, mais pas aujourd'hui. »


Ni demain, ni après-demain ni un autre jour. Anaïs est charmante, très, mais elle lui semble également assez nouvelle à découvrir des sentiments, comme une jeune fille. Ce serait la briser que de la tenter et puis de passer à une autre. Il est libre Mana, y en a même qui dirait qu'ils l'ont vu voler d'une femme à une autre. Camarade de beuverie et échanges de mots, conseils ou non, c'est tout pour le moment. Il n'attend rien d'autre de sa part. Elle en serait effrayé d'ailleurs s'il se montrait sérieux, comme Alice, songe t-il, la belle Alice. Il préfère de loin les femmes qui le réclament ou qui demandent un peu d'argent en échange pour une nuit - et expérimentées. Il a suffisamment à faire dans son travail que pour se permettre de courir après fleurette et bouton d'or. Si son charme ne passe, il s'efface, c'est tout simple et loin d'être compliqué.

Elle l'écoute tout en cueillant olive et en imitant la piste de son crachat de noyau. Elle l'écoute, mange, puis lui répond.

Et là il se dit tout en buvant son verre que ...

Elle parle bien, mais elle parle beaucoup. Et plus le temps passe et plus elle rallonge. Et plus elle boit et plus ça continue à n'en plus finir. Sans compter la pointe philosophique qui lui donne matière à réfléchir, trop d'ailleurs. Aurait-elle passé du temps avec des  Cielsombrois ? T'as juste pas de chance avec les gens. Ni avec toi. Le silence en lui se fait tandis qu'Anaïs poursuit et qu'il hoche la tête simplement. Tentant de la suivre dans ses raisonnements, mais sans risquer d'y plonger et de s'y noyer.

Là, elle discute de son objectif et il ne va pas l'interrompre en indiquant qu'il n'a pas demandé à savoir cela. Il se demande pourtant, tout en l'écoutant, ce qui a pu lui faire penser qu'il voulait en apprendre à ce niveau car après tout, c'est de talent et d'inné dont il a parlé. Cherche pas, tu vas te faire du mal. Il cesse de boire un instant et repose son verre d'hydromel. Redoutable le Cibelle. Il se demande si 'la' propriétaire du prénom était une personne dangereuse. L'alcool (ou bien cet alcool en particulier) a un effet loin d'être déchirant sur Anaïs. Il lui délie la langue à un point où il regretterait presque de lui avoir proposé cette boisson. Les informations s'entassent sans qu'il ne trépasse et ses oreilles doucement s'en vont à la recherche d'autre bruit alentour alors qu'elle lui confesse que c'est une de ses premières journées de répit.

« Je vois... » Dit-il d'un regard sérieux quand elle lui offre une pause. Clairement il n'a pas tout entendu, mais sa réponse semble bien suffire. Il craint cela dit un instant de l'avoir contrarié quand il l'a voit se lever... Mais ses doutes sont balayés lorsqu'elle indique avoir besoin de prendre l'air. Elle a conscience que deux verres c'est trop pour elle, elle a peur pour son adresse dit-elle, mais elle devrait plutôt s’inquiéter pour sa langue et sa respiration. Si elle continue de parler comme plus tôt, elle risque de manquer d'air ou d'oublier de respirer. Prendre l'air frais lui fera donc du bien. Il la regarde donc filer hors de La Cruche Percée. Il ne la rattrape pas, Manaël, pas tout de suite. Ses oreilles bourdonnent encore légèrement de cette voix trop franche. Il profite du silence que lui offre l'absence de sa compagne pour terminer son verre, puis s'étire un peu, attend une à deux minutes et s'en va payer au comptoir.

« Ton travail a fuit ? »
« Mon travail ne me fuit jamais, ça, c'est l'effet de Cibelle, ma douce. »


Il glisse quelques pièces, offre un clin d'oeil à Isabelle, puis se détourne et rejoint Anaïs au dehors en respirant à son tour.

« Alors, cette sortie t'as fait du bien pour ce premier jour de repos ? » Demande t-il en s'étirant encore quelque peu et en replaçant son arbalète à son dos, il ne laisserait Bianca pour rien au monde. L'ivre gars de plus tôt a quitté le banc pour préféré roupiller au sol et Manaël ne lui accorde qu'un regard bref et un soupire avant de se glisser à hauteur de la guerrière.


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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptyVen 13 Avr - 16:23

Anaïs n’est pas ainsi d’habitude, elle est plutôt réservée, travailleuse. Elle sait que les murs ont des oreilles et que l’habit ne fait pas le moine encore moins le mage et elle est amère en songeant que Manaël a eu une vision quasi parfaite sur sa personnalité. D’un autre côté elle se dit qu’il la connaît sous son véritable jour et qu’il sera peut être un allié de poids s’il devait se rencontrer une nouvelle fois dans une situation fâcheuse. Elle tente de trouver des raisons positives aux aveux qu’elle lui a fourni alors que doucement le Skooma s’évacue à mesure que ses poumons s’emplissent d’air frais.

Lorsqu’elle ouvre les yeux elle tremble. Concrètement, elle n’a pas l’habitude de boire et elle ne sait pas si cette attitude découle d’un état d’enivrement ou de cette brise discrète qui traverse les rues de la Volte. Ou bien est-ce autre chose ? Un sentiment bien étrange qu’une amitié naissante avec un parfait inconnu devenu presque confident autour de même pas deux verres. Elle a bien peu d’ami Anaïs. Elle n’a que des clients fortunés à qui elle offre sous couvert de bon paiement ses talents de guerrière. Son cœur reste impénétrable tant en amitié qu’en tout autre sentiment. Pourtant à l’image de sa mère, elle aimerait enfanter mais là n’est point la question. Pour l’instant la jeune guerrière souhaite juste se faire un nom et travailler d’arrache- pied.

Elle n’a pas répondu à ses questions encore moins aux services qu’il proposait même si, novice, elle se doute de quel genre ils s’avèrent. Elle n’est pas née de la dernière pluie et il ne faut pas la prendre pour une idiote. L’instant de solitude s’éternise bien longuement et elle en vient presque à se demander si Manaël la rejoindra. Peut-être a-t-il une affaire plus importante à régler avec la serveuse. Un sourire se fait percevoir sur ses lèvres en imaginant les deux dans une position pour le moins indélicate. Se risquerait-elle un coup d’œil pour les surprendre et mettre ainsi le mage on ne peut plus mal à l’aise ? Non cet amusement serait pour plus tard… quelques mois, années voire même jamais.

Quand elle entend ses paroles à nouveau elle se retourne tout en le fixant du regard « Le plus grand bien ». Elle ne rajoute pas un mot détaillant un peu plus l’homme, sa stature, son regard. Elle imprime chaque parcelle de son visage pour se souvenir de cet individu à qui elle s’est confiée. Que se passe-t-il derrière ces yeux, dans ce cerveau, que pense-t-il donc d’elle et des paroles qu’elle a prononcées ? Songeuse elle l’est alors que des ronflements lui font détourner le regard pour examiner elle aussi l’homme désormais couché à terre.

« Cela fut fort agréable de te revoir Manaël ; je présume que tes jours de repos te sont fort comptés comme pour moi et j’ose espérer que notre prochaine rencontre ne se fera pas lors d’une épidémie ou toute autre style ». Dire qu’elle aimerait en savoir plus sur l’homme serait audacieux aussi elle se limite juste à cette petite phrase non en lui faisant un petit clin d’œil alors que déjà elle commence à s’éloigner « Libre à toi de m’accompagner je m’en vais vérifier que mon cheval se porte bien en cette journée ; il faut soigner sa monture pour que la collaboration entre nous soit efficace ».

Sans attendre sa réponse, Anaïs s’éloigne ; elle aimerait le revoir mais elle sait au fond d’elle-même que cela s’annonce, compliqué. Cela l’est à l’image de leurs différences : l’un mage, l’autre guerrier, l’un homme, l’autre femme, l’un au service d’un quelconque employeur qu’elle ne connait pas, l’autre mercenaire offrant ses talents aux plus offrants… que le Destin les garde, pieux aventuriers de la vie aussi féroce soit-elle sous des auspices bien brumeux.












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Message Sujet: Re: Des olives et un verre pour une guerrière.   Des olives et un verre pour une guerrière. EmptySam 14 Avr - 13:49

« Le plus grand bien. »

Il ne lui en faut pas plus pour être satisfait. Il approuve de la tête son choix et se dit en lui-même que si prochaine fois il y a, cela ne sera plus à ses frais, la somme sera partagée. La dette d'aujourd'hui est en tout cas payée, si l'on peut appeler ça une dette tout du moins. Verres vidés, olives terminées, ils ont eu à manger et à boire, la totale.

Ses mains s'en vont se loger dans ses poches, pépère, tandis qu'il se place à côté de la guerrière pour admirer le saoulard de plus tôt. Encore un verre ou deux et peut-être qu’Anaïs aurait pu ressembler à ça. Peut-être même aurait-elle couché dans une position identique au gars... Tant de peut-être à remettre à un jour prochain, au futur, si l'occasion se présente de nouveau. En tout cas il a beaucoup apprit sur elle, trop certainement, assez que pour avoir des informations à revendre un jour sur la belle si d'aventure elle se faisait un nom. Assez aussi, peut-être, qui sait, pour la faire chanter dans le futur si cela est nécessaire. Qui sait ce que l'avenir réserve après tout, bien des surprises assurément, bonnes comme mauvaises.

Elle complimente et doucement son ton lui sonne à l'oreille comme un au-revoir, une douce brise de  séparation entre deux compères Cibellans qui se sont appréciés le temps d'un verre. Elle suppose bien et il se garde de lui rétorquer la même chose, les répétitions très peu pour lui, cela coule de source de toute façon que les journées ainsi sont rares, pour elle comme pour lui.

« Espérons le. Si prochaine épidémie il y a et si celle-ci touche les non mages, tu pourras compter sur moi. » Rit-il avec un regard assuré. Et ce sera à elle de le trouver, alors, pour le remercier et lui payer un verre ou autre. Quelque chose de brillant te plairais hein. Pour sûr ! T'as pourtant déjà suffisamment à porter. Il n'y en a jamais assez. Et de toute façon il ne porte  véritablement que très peu de chose à faire hurler ses dames à ses yeux. Un torque, un autre collier fin et discret sous ses vêtements, un brassard, un bracelet, et il ne serait pas contre quelque chose de plus à accrocher à son oreille un jour.

« J'ai d'autre chose à faire, comme à finir, de mon côté aussi. Mes amitiés à ton canasson. » Et il ne peut s’empêcher de rire à sa dernière phrase. Ce n'est pas une insulte, mais ce n'est clairement pas sincère ou sérieux. Il n'est pas sûr qu'elle l'ai entendu de toute manière car la guerrière a déjà fait quelques pas pour esquisser son départ, départ qu'elle poursuit s'en se détourner un seul instant de sa route – ce qui ne l’empêche pas de ricaner encore un peu avant de faire signe et de repartir lui-aussi à ses occupations d'un dernier :

« À une prochaine fois p't'être ! » Si Aura le veut.


***
*
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