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 Il faut comprendre pour mieux tourner la page

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Serenus Dardalion
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Message Sujet: Il faut comprendre pour mieux tourner la page   Il faut comprendre pour mieux tourner la page EmptyDim 18 Fév - 17:07


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Serenus Dardalion et Gauthier Coeurbois

Il faut comprendre pour mieux tourner la page

Quand la mort réunit deux êtres



• Date : 20 novembre 1002
• Météo (optionnel) : Le ciel est gris
• Statut du RP : privé
• Résumé : Serenus arrivant tout juste à Lorgol en compagnie de sa femme et de sa fille, croise la route de Gauthier Coeurbois, et décide de l'interroger sur la mort de son ancienne épouse
• Recensement :
Code:
• [b]Mettre la date ici :20 novembre 1002[/b]Il faut comprendre pour mieux tourner la page [url=http://arven.forumactif.org/t3406-il-faut-comprendre-pour-mieux-tourner-la-page#125969][/url] - [i]Gauthier Coeurbois et Serenus Dardalion[/i]
Serenus arrivant tout juste à Lorgol en compagnie de sa femme et de sa fille, croise la route de Gauthier Coeurbois, et décide de l'interroger sur la mort de son ancienne épouse




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Message Sujet: Re: Il faut comprendre pour mieux tourner la page   Il faut comprendre pour mieux tourner la page EmptyDim 18 Fév - 17:07

Lorgol. Cela faisait un long moment que Serenus n’y avait pas mis les pieds. Maud se tenait à ses côtés et regardait les hautes tours d’un air ébahi. Ariane, quant à elle, dormait profondément. Le guerrier descendit de sa monture et, la tenant par la bride, il la fit avancer dans les rues de la Ville Basse. Son épouse, muette, regardait les maisons et les passants d’un air méfiant. Elle n’était visiblement pas rassurée. Fille de noble qu’elle était, elle ne connaissait pas la pauvreté et la misère. Elle ne pouvait imaginer ce qu’elle pourrait rencontrer dans la Ville Basse. Serenus, lui, s’y sentait comme chez lui. Il avança dans les ruelles, sans se soucier de ce qui avait autour de lui, des nombreux passants qui essayaient de se frayer un chemin. Il avait juste conseillé à son épouse de garder une main sur sa bourse, et l’autre sur leur fille. On n’était jamais trop prudent. Serenus, quant à lui, avait une main constamment prête à dégainer son épée. Il se rappelait encore des nombreuses rencontres qu’il avait fait dans la Ville Basse. Certaines resteraient inoubliables comme sa rencontre avec Melinda. D’autres étaient plus regrettables, comme celle avec cet assassin, Gauthier Cœurbois.

Serenus s’était toujours demandé ce qu’était devenu cet homme, qui lui avait parlé de gâteaux alors que le guerrier était à deux doigts de lui faire mordre la poussière. C’était un ami de son ancienne et défunte épouse. Et il n’avait pas manqué de le faire savoir au guerrier. Quand Serenus, méfiant, l’avait pris pour un assassin, celui-ci s’était contenté de répondre qu’il n’était qu’un simple apothicaire. Mais bien sûr. S’il n’était pas un véritable assassin, Serenus, lui était en réalité une soubrette. Il n’avait jamais oublié leur courte discussion. Gauthier avait refusé de lui dire où se trouvait Elena, et semblait partager la haine que celle-ci ressentait pour son mari. Mais maintenant qu’Elena n’était plus de ce monde, que devenait-il ? Allait-il chercher à venger la mort de son amie ? Si c’était le cas, il devait bien avoir quelques informations.
L’auberge, enfin. Serenus attacha les chevaux et aida sa femme à descendre de la monture. Il la laissa entrer dans l’auberge tandis qu’il récupéra les quelques affaires qu’ils avaient emporté. Les bagages de Maud pesaient une tonne, rien d’étonnant à ce que sa monture paraisse si épuisée. Serenus souffla sous l’effort et suivit son épouse qui, fidèle à elle-même, commençait à demander une chambre avec tout le confort qui lui conviendrait. Le guerrier, sachant très bien où cela mènerait, alla voir l’aubergiste et demanda une chambre avec un lit et une baignoire. Voilà qui devrait couper court à la conversation. Maud avait une fâcheuse tendance à parler, longtemps, sans s’arrêter et sans se lasser, tel un moulin à parole. Une vraie petite Melinda, mais qui n’arriverait jamais à la cheville de la vraie.

Serenus paya l’aubergiste, monta les affaires jusqu’à sa chambre et, pendant que sa femme se rafraîchissait, il joua avec sa fille, s’amusant à faire des petits bruits avec sa bouche, à faire des grimaces. Ariane adorait cela, et elle gazouillait tout en faisant de grands sourires. Sa femme revint, et lui prit Ariane pour lui donner le sein. Pour Serenus, c’était le signal qu’il pouvait aller prendre l’air. Sa femme allait se reposer avec sa fille, et elle serait en sécurité ici, tant qu’elle gardait sa porte fermée. Serenus embrassa sa femme, déposa un petit baiser sur la tête de sa fille, et sortit de la chambre. Il s’engagea tout de suite dans la ruelle menant à la taverne où il avait rencontré Coeurbois. Personne, bien évidemment. Il sortit de sa poche la missive qu’il avait reçu, annonçant la mort de son ancienne épouse, et il décida d’aller voir l’endroit où elle avait péri. Il ne savait pas pourquoi cela lui tenait tant à cœur. C’est vrai, après tout, il avait tourné la page. Mais penser à Coeurbois lui avait rappelé qu’il devait essayer de comprendre ce qu’il s’était passé avec Elena. Au bout d’une demi-heure, il rejoignit l’endroit où Elena avait perdu la vie. Les décombres avaient bien sûr été nettoyés. Il n’y avait plus rien, mais cela laissa une étrange impression au guerrier.

Serenus resta là, quelques instants, à observer l’endroit. Les passants, indifférents, passaient à côté de lui. Le guerrier soupira, et fit demi-tour. Ce n’était pas ici qu’il allait en savoir plus. Autant rentrer, et oublier. Il s’engagea dans une ruelle quand un visage familier apparut dans son champ de vision. Oh, que le monde était petit, et quelle belle coïncidence. Serenus décida de le prendre par surprise. Il tourna la tête sur le côté, cachant plus ou moins son visage mais en dévoilant sa balafre. Puis, arrivant aux côtés de Gauthier, il posa une main sur son épaule, l’arrêtant brusquement, lui faisant comprendre qu’il n’était pas là pour rire. Il regarda l’homme et lui souffla :

« - Monsieur Coeurbois. Quelle belle coïncidence. J’avais justement envie de vous parler. »



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Message Sujet: Re: Il faut comprendre pour mieux tourner la page   Il faut comprendre pour mieux tourner la page EmptyLun 19 Fév - 22:19

Novembre s’était installé froidement dans les rues de la Ville. Haute ou Basse, peu importait. Lorgol était la même, quand il s’agissait de températures… sauf que si les riches des tours de la ville qui scintillaient de beauté pouvaient sans problème se rouler dans de commodes plaids et des fourrures d’une utilité prouvée, dans la Ville Basse certains se chauffaient difficilement dans l’air qui coulait, glacé comme tout. Novembre, et son vent désagréable et ses maladies qui commençaient à poindre.
Novembre, et le début des rhumes qui n’en finissaient pas, de la goutte au nez et des toux qui faisaient se plaindre certains gardes bien mal constitués.
Novembre et, pour Gauthier Coeurbois, sa prise de fonction en tant qu’Adepte du Poison. Depuis qu’il était revenu à Lorgol, suite à une fameuse nuit fin octobre, il avait été intronisé comme l’adepte d’Hermine, son Ecoutante... Qu’il avait brièvement épousée, pour les apparences – et pour l’alcool. C’était mieux de célébrer quand on apprenait une aussi bonne nouvelle. M’enfin. Faux mariage. L’assassin n’était plus à ça près. Même s’il croyait encore en ce sacrement qu’était l’union de deux êtres – si possible de sexe opposé, il avait encore du mal avec les visions cielsombroises de l’union –, il ne considérait pas son mensonge de la dernière fois comme extrêmement répréhensible. Après tout, ils n’avaient rien juré, rien dit d’autre que ‘nous allons nous marier’ ; mensonge, si petit ! Même Syned n’aurait pu le considérer comme un hommage.
Suite à leur retour, donc, à la tour, Gauthier avait pris en charge lentement sa nouvelle fonction. Sans apprenti, pour l’heure, il avait donné de l’aide à sa supérieure.

La charge de travail était lourde, il ne fallait pas se le cacher. En ce jour de novembre, où Gauthier errait – le roulement à l’apothicairerie de la garde avait fait en sorte qu’il ait cette journée de libre –, il doutait. Et si, quand venait le jour où il jugerait un apprenti digne d’être formé, il devait partir ? Partir pour des mois, un an peut-être ? Oh, sans hésiter l’adepte irait verser son sang pour la Sombre Mère… Mais sa couverture, elle, ici-bas, volerait en éclats. L’apothicairerie ne lui garderait pas sa place s’il ne venait travailler pendant un an.
C’était ce genre de pensées qui l’agitaient, alors qu’il arpentait les rues de Lorgol. En passant devant une tour à moitié effondrée, ses lèvres se serrèrent quelque peu : la Ville Basse tuait. Ironie profonde, quand on savait qu’elle avait ainsi enseveli une assassin. Une de ces femmes, splendides et altières, qui étaient les consoeurs de Gauthier. Et peut-être, oui, peut-être était-elle son amie proche, mais jamais plus. Il ne se le serait pas permis, pas en sachant qu’elle était mariée – à quelqu’un de, somme toute, détestable et qui ne mangeait pas de gâteaux.

Ladite personne détestable, d’ailleurs, qui n’avait pas croisé la route de l’Adepte cibellan depuis un an, avait du sentir qu’on pensait à lui. Gauthier fut stoppé dans sa marche par une main sur son épaule. D’instinct, sa main ébaucha un geste vers sa taille, qu’il retint en entendant la voix.
Bien entendu.
« Pourquoi ? » demanda l’homme, toujours sur ses gardes. Il tourna la tête vers lui. Le guerrier n’avait presque pas changé, à ses yeux. Par prudence, il ne se dégagea pas de sa poigne. Des fois qu’il se fasse déboîter l’épaule… C’était important une épaule, dans la vie !
« Un an, et vous cherchez miraculeusement à me parler aujourd’hui ? C’est assez étrange. » Pour ne pas dire improbable. Etait-il tombé dans un piège ?



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Message Sujet: Re: Il faut comprendre pour mieux tourner la page   Il faut comprendre pour mieux tourner la page EmptyMar 20 Fév - 19:38

L’homme était sur ses gardes, et il avait bien raison de l’être. Serenus n’était pas d’humeur à plaisanter, surtout avec un tel interlocuteur comme Gauthier Coeurbois. Serenus ressera ses doigts sur l’épaule de Gauthier, conscient qu’il pourrait surement le briser d’un mouvement brusque. Des os, il en avait cassé des dizaines, et des dizaines. Nombreux étaient les adversaires qui s’étaient retrouvés avec un doigt, un nez voire un membre brisé. Les guérisons étaient longues, et terriblement douloureuses. Serenus était bien placé pour le savoir. Solveig, une de ses plus vieilles amies, lui avait cassé le nez lors d’un affrontement dans une taverne. Il l’avait rapidement remis en place, mais cela lui avait fait un mal de chien pendant plusieurs semaines. Depuis, son nez, il évitait de l’exposer aux poings de ceux qu’il provoquait ou qui avaient eu le malheur de le provoquer lui. Serenus regarda Gauthier dans les yeux. L’homme ne chercha pas à se dégager de sa poigne de fer. Il se contenta de tourner la tête vers lui, et de lui demander pourquoi le guerrier voulait lui parler. Serenus sourit, et entraina l’homme dans une ruelle où ils seraient plus tranquilles.

Désormais, le maitre de la partie, c’était lui. Et pas de gâteaux en vue pour lui gâcher son bon plaisir.
Serenus, quand Gauthier lui dit qu’après un an, il cherchait miraculeusement à lui parler, et qu’il trouvait ça assez étrange, relacha sa pression sur Gauthier et leva les mains, voulant ainsi se montrer rassurant. Il n’avait pas l’intention de lui faire du mal, enfin, pas volontairement en tout cas. Si Gauthier se montrait peu coopératif… Et bien… Un accident pouvait toujours arriver. On était dans la Ville Basse après tout. Mais une petite voix dans l’esprit du guerrier lui conseilla de rester prudent. Si cet homme faisait partie de la Confrérie Noire, il devait avoir de puissants alliés, des alliés qui n’hésiteraient pas à tuer Serenus et toute sa famille pour venger l’un des leurs.
Le guerrier regarda derrière lui, vérifiant qu’ils ne seraient pas dérangés, et répondit à Gauthier avec un petit sourire forcé :

«- Rassurez-vous, j’compte pas vous faire de mal. Le Destin est taquin, vous l’savez bien. J’pensais justement à vous, et voilà qu’il vous met sur ma route. C’est tout, y’a rien de plus. »

Il recula d’un pas, permettant ainsi à l’homme de se détendre et de récupérer pleinement l’usage de son épaule. Serenus avait une belle poigne, et il ne se rendait pas toujours compte de sa force. De nombreuses personnes, à qui il avait serré la main, s’étaient massés les phalanges après avoir lâché le guerrier. Cela le faisait rire, mais, à la longue, il essayait quand même de faire des efforts. Là, pour ce coup-ci, il n’avait pas cherché à ménager Gauthier. L’assassin devait savoir que Serenus n’était pas là pour une simple discussion de routine. Le guerrier se tourna vers Gauthier, et, malgré un brin de nervosité qui commença à tordre son estomac, il demanda d’une voix ferme et déterminée :

« - Qu’est-ce que vous savez à propos de la mort de ma femme ? »



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Message Sujet: Re: Il faut comprendre pour mieux tourner la page   Il faut comprendre pour mieux tourner la page EmptyMer 21 Fév - 22:49

Quelles raisons pouvaient pousser un homme tel que Serenus à vouloir revenir lui parler. Il avait fait de son mieux pour le dissuader sur sa véritable identité. Oh, bien sûr. Bien sûr qu’être un assassin lui apportait joie et fierté ! Mais pour qu’il osât révéler ce détail, il fallait que la personne en face de lui en fut digne. Et, curieusement, les meurtriers qui peuplaient les ruelles entourant le cylindre noir qui lui servait de résidence étaient de meilleurs personnes à qui faire cette confidence que le guerrier cibellan. Parce que les meurtriers, eux, étaient somme toute une variable gérable dans l’histoire.
Serenus, non. Gauthier connaissait sa propre force, le propre talent de son corps, et il savait que toute la rage et la rancœur du monde ne lui suffiraient pas, face au guerrier. Il pouvait s’en sortir contre des cibles mal préparées, mais il n’était pas de ceux qui combattaient, fièrement, l’arme au poing. Il était de ces cauchemars qui se glissaient la nuit dans les chambres pour ravir le dernier souffle, par de ceux qui luttaient vaillamment sur le champ de bataille. Etait-il pour autant plus faible que lui ?
Sa force résidait ailleurs. Une force insidieuse, pernicieuse et sournoise.

L’épaule broyée, il se laissa guider jusqu’à une ruelle sans faire d’histoire. Bon, il ne valait rien en combat singulier, mais jamais il ne se rendrait sans combattre ! On faisait bon nombre de choses dans ces ruelles sombres, certaines plus acceptables pour l’esprit de Gauthier, forgé par le goût malsain du meurtre, que d’autres.
Enfin libéré de cette poigne, le quadragénaire se laissa aller sans montrer la douleur qui irradiait en lui. Il avait de la poigne, pour sûr, le jeune ! En même temps, s’il était maigrichon et qu’il peinait à soulever un sac, il n’allait pas s’engager chez les guerriers. Un peu de logique dans ce bas-monde. « Destin taquin ou non… C’est une coïncidence. » admit l’assassin en croisant les bras. Pas que la proximité le gênât, mais il préférait garder une distance.
Aucune envie que, de cette force, Serenus en vienne à nouer ses mains autour de son cou. Ca valait mieux pour lui.

La question le désarçonna, faisant briller la surprise dans son regard. Gauthier se reprit bien vite, cependant. La mort d’Elena avait été un événement tragique, qui avait secoué l’assassin : il avait pour elle une de ces tendresses que l’on n’expliquerait sans doute jamais vraiment. Loin de l’amour, proche de l’amitié fusionnelle, elle était une amie chère. De savoir qu’elle avait trouvé la mort par accident avait rempli de tristesse le cibellan.
Son regard bleu se posa sur le guerrier, empli de tristesse, sincère. « Pas grand-chose. Je sais qu’elle est morte là où je vous ai trouvé. Que personne n’était avec elle quand c’est arrivé. Que son corps a été rapatrié chez ses sœurs et ses frères, qui ont averti sa famille. Car il aurait été fâcheux qu’ils apprennent sa condition. » s’expliqua-t-il. Il avait accompagné ce qu’il restait du corps, tordu, mutilé, jusqu’à chez elle.
Il avait du se justifier de leur relation. Mais ce n’était pas grave. Après tout, il avait l’habitude.




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Message Sujet: Re: Il faut comprendre pour mieux tourner la page   Il faut comprendre pour mieux tourner la page EmptyJeu 22 Fév - 21:11

La question du guerrier étonna Gauthier qui le regarda d'un air surpris pendant quelques secondes. Bah quoi ? Qu'est ce qu'il y avait de si étonnant ? Si Serenus avait cherché à revoir Gauthier, c'était uniquement pour lui parler de sa défunte épouse. Il n'allait quand même pas lui parler de la pluie et du beau temps par Kern ! Serenus se demanda alors si Gauthier ne s'était pas imaginé que Serenus, satisfait d'être veuf, allait définitivement disparaître de son existence. Mais Serenus n'était pas du genre à laisser son passé derrière lui, sans chercher à comprendre ses mystères. Serenus regarda Gauthier, se disant que l'homme avait du bien se tromper. C'est que Serenus pouvait se révéler très surprenant, quand il le voulait. Combien de fois avait-il surpris ses instructeurs quand, alors que le combat semblait perdu pour lui, il s'était relever pour frapper son adversaire jusqu'à ce que celui-ci abandonne. Il avait également surpris tout le monde quand il avait trompé Elena avec une Amoureuse du Vent qui l'avait délibérément enivré. Tout le monde, sauf sa mère. Celle-ci avait toujours dit, sur un ton sec, à son époux : "Celui là, il brisera des cœurs je te le garantis". Et elle avait eu raison, la mère Dardalion.

Serenus vit alors le regard bleu de l'assassin plonger dans le sien, et il y lut une sincère tristesse. Le cœur de Serenus se serra dans sa poitrine. L'homme lui dit qu'il ne savait pas grand chose, qu'elle avait été retrouvée et rapatriée vers ses frères et sœurs qui s'étaient chargés d'avertir sa famille. Serenus écouta la voix de Gauthier, où l'on pouvait sentir le chagrin d'avoir perdu une amie chère à son cœur, et il baissa la tête, à la fois dépité et honteux. Quand il avait appris le décès d'Elena, il était resté totalement muet, bouche bée. Le messager qui lui avait apporté la nouvelle était resté quelques minutes, tentant d'obtenir une réaction, puis, voyant qu'il n'aurait pas de pourboire, il était parti en glissant quelques mots de consolation. Quand Serenus avait enfin réalisé qu'Elena n'était plus là, il s'était senti à la fois libéré, mais également vidé. C'était comme si le poids qui le gênait depuis tant d'années s'était envolé, mais qu'il avait emporté avec lui un morceau de son âme.

Cette situation, aussi triste soit-elle, avait au moins permis au guerrier de régulariser sa situation. Il avait pu épouser la mère de sa fille, non sans avoir auparavant tenté de demander la main de la femme qui faisait battre son cœur. Celle-ci avait vengé l'honneur d'Elena en lui brisant le cœur, et Serenus avait du se résigner à épouser Maud. Maud n'était pas une mauvaise épouse, et, si le Destin le lui permet, peut être Serenus apprendra-t'il à l'aimer et à la chérir autant voire plus que pour Elena.
Le guerrier recula et s'appuya contre le mur, dépité. Il passa une main dans ses cheveux, et il releva la tête vers Gauthier. Il lui avoua, sur un ton sincère :

"-Je l'ai aimé vous savez. Elle était pour moi le centre du monde. Je m'en veux énormément de l'avoir trahi. Nous étions heureux, et j'ai tout gâché. "



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Message Sujet: Re: Il faut comprendre pour mieux tourner la page   Il faut comprendre pour mieux tourner la page EmptyVen 23 Fév - 21:59

C’était stupide d’espérer que Gauthier en vienne à ne rien dire, ou à ne rien ressentir pour une amie. Pour cette femme, croisée une fois dans un sanctuaire de la Sombre Mère de La Volte, avec qui il s’était lié. On pleurait toujours les êtres chers qui nous étaient ravis, même quand le Destin avait décidé d’être facétieux et de leur faire tomber une tour sur la figure, pour les envoyer rejoindre Sithis. D’ailleurs, le Seigneur du Purgatoire reconnaissait-il ses dévoués fils et filles d’adoption, qui le servaient tout comme ils servaient la Sombre Mère ? Les accueilait-il avec juste une preuve de respect, ou de gratitude, avant de les juger ? Leurs actes à eux, mus par la justice divine et qui ne souffraient aucune loi sinon celle dictée par le contrat, pesaient-ils dans la balance au moment du Jugement ?
Elena avait-elle trouvé le repos ? Ces questions taraudaient encore quelque peu son confrère, désormais adepte. D’autres, aussi, lui passaient dans l’esprit maintenant qu’il était face à celui qui fut une fois son mari -avant de la trahir lamentablement. Est-ce qu’un seul jour dans sa vie, il l’avait réellement aimée, chérie et adorée ? Cibellan comme lui, il peinait à croire que leurs éducations aient tant différé sur ce point, et sur celui de l’adultère. Jamais il ne serait venu à l’esprit du brun de faire souffrir ainsi la personne partageant sa vie ! (Bien que pour le moment, il s’en sortait très bien sans personne. A part sa sœur, mais c’était différent.)

Il n’éprouvait pas de pitié, pour lui, mais plus de dégoût non plus. Juste… Une indifférence, teintée de tristesse, un peu amère. En d’autres circonstances, et s’il avait été fidèle, il l’aurait sans doute accueilli comme un frère et aurait répondu à ses questions en laissant à la morte une image unie. Mais là… Là, il ne lui dirait rien de plus que ce qu’il demandait, par respect pour Elena, sans mentir. Il n’irait pas plus loin.
Au moins, les révélations de l’assassin semblaient avoir quelque peu ébranlé le guerrier. Juste un peu. Alors pourquoi restait-il ? N’en avait-il pas assez eu ?

Les mots le laissèrent quelque peu pantois, mais il se reprit.
 « Elle vous tenait pour le centre de son monde aussi. Avec… Ses occupations. » Ne pas mentionner, à l’extérieur, l’organisation qui faisait régner la justice implacable sur le continent.  « Elle n’est pas morte par votre faute. » fit-il remarquer.  « Si d’aventure vos pensées vous menaient là… Sachez que cette tour serait tombée sur elle cet exact jour même si vous vous étiez contenté d’une vie fidèle. » Ce n’était pas grand-chose, mais combien de nuits s’était-il blâmé de la mort de son père ? Qu’il aurait du être là. Mourir pour lui. Avec lui. Protéger Adrienne et Gisèle.
Il haussa les épaules, coulant un regard vers la tour des assassins, qui dominait la ville de par sa stature.  « Nous avons tous du faire notre deuil. Vous comme moi. »



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Message Sujet: Re: Il faut comprendre pour mieux tourner la page   Il faut comprendre pour mieux tourner la page EmptyMar 27 Fév - 20:49

Serenus s’en voulait. Oui, il s’en voulait affreusement d’avoir fait du mal à la femme qu’il avait jadis aimé. Il pouvait avouer que, sur le coup, il n’avait éprouvé aucune rancœur à aller voir ailleurs. Serenus était comme ça. Il agissait avant de réfléchir, et il s’étonnait de s’être attiré des problèmes. Un comportement de pur abruti. Mais Serenus était un homme après tout. Il était autant soumis à l’erreur que ses congénères. Le Destin l’avait décidé, et on ne pouvait pas y changer. On pouvait juste veiller à limiter les dégâts. Le guerrier s’en voulait donc. Et c’était la tête baissée qu’il avouait à Gauthier que, malgré ce qu’il avait fait, il l’avait aimé. Elena avait été le centre de son monde, sa raison de vivre, pendant de belles années. L’homme en face de lui ne laissa paraitre aucune réaction, juste une simple indifférence. Ce n’était pas étonnant. Gauthier ne l’aimait pas. Il n’allait pas s’émouvoir devant le guerrier empli de honte. Serenus trifouilla nerveusement le bouton de sa tunique.

Gauthier fut cependant quelque peu étonné de la révélation du guerrier. Il resta silencieux pendant quelques secondes, puis il se reprit. Il lui dit que Serenus était pour Elena le centre de son monde, malgré son métier pour le moins très particulier. Serenus, toujours tête baissée, ferma les yeux. Il se rappela son premier baiser avec Elena. Il n’avait jamais gouté des lèvres aussi délicieuses que les siennes, et il s’était alors juré de n’embrasser aucunes autres lèvres. Encore une promesse qui n’avait pas été tenue. Il rouvrit les yeux quand Gauthier lui dit que la mort d’Elena n’était pas de sa faute. Il poursuivit en lui expliquant que cette tour serait tombée sur elle-même si Serenus s’était contentée d’une vie fidèle. Serenus fronça les sourcils. C’était bien gentil à Gauthier de tenter de le rassurer, mais il n’était pas persuadé de la véracité de ses propos. Le guerrier lui souffla donc :

« -Si j’avais été fidèle, Elena serait restée chez nous, à la Volte. Elle ne serait pas venue ici. »

Le guerrier se détendit, croisa les bras, et suivit le regard de Gauthier, qui allait en direction d’une tour plutôt impressionnante. Gauthier lui dit qu’ils avaient tous du faire leur deuil. Serenus comprit alors qu’il fallait passer à autre chose. Le guerrier hocha la tête, pensif. Oui. Lui, il avait tourné la page. Enfin, plus ou moins. Il avait refait sa vie, il s’était remarié, avait un enfant magnifique, il était retourné travailler à la Volte où il espérait gagner en importance et, qui sait, passer capitaine. Mais il ne parvenait pas à totalement oublier celle qui avait été sa première épouse. Il la revoyait dans ses rêves. Elle lui souriait, elle lui tendait les bras, et, quand il s’approchait, ses doigts se transformait en griffes acérées. Il n’avait pas oublié sa réaction, quand il lui avait avoué qu’il l’avait trahi. Il avait bien cru mourir ce jour-là. Mais elle l’avait épargné, et c’était elle qui, à présent, était morte. Serenus leva la tête vers Gauthier et lui demanda :

« - Savez-vous où elle a été enterrée ? »



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Message Sujet: Re: Il faut comprendre pour mieux tourner la page   Il faut comprendre pour mieux tourner la page EmptyJeu 15 Mar - 13:24

Il ne détestait pas Serenus, non. C’était sans doute une horrible idée que de se dire ça. Il ne détestait pas l’homme en lui-même. Il détestait ce qu’il avait fait, les choses qui l’avaient créé, et tout ce qu’il avait fait vivre à celle qui avait, autrefois, vécu avec lui. En soi, le fait qu’il soit un guerrier ne lui inspirait ni peur ni sympathie, juste… Tant mieux pour lui s’il savait se servir d’une épée et de ses poings. Ce qu’il haïssait réellement chez lui, c’était ses actes. Les larmes qu’il avait provoquées, la fureur d’Elena, la poussant à se trahir alors que lui-même n’avait même pas pu avouer à quiconque le secret que renfermait le sombre tatouage de son corps. Personne, jamais, ne devrait être obligé de donner son identité à un autre s’il ne se sentait pas prêt.
Surtout quand ladite identité pouvait rapidement vous mener à la torture et à l’exécution. Mourir pour des convictions, avec plaisir et tous les jours ! Mourir en martyr, s’il le fallait. Mais derrière restaient ceux qui nous avaient aimé, et qui, s’ils comprenaient le geste, continuaient de ressentir la peine. Voilà donc pourquoi Gauthier estimait que son statut, et celui de toutes ses frères et sœurs, valait bien les seuls mensonges jamais prononcés par lui.
Il ne haïssait pas Serenus. Il haïssait juste la peine qu’il avait inspiré, de ne pas avoir su aimer Elena alors que d’autres… Mais l’heure n’était pas aux regrets. Elle était morte.

« Elle ne serait pas morte de cette manière, soit. Et peut-être qu’elle serait pas morte ce jour-là. Peut-être qu’elle aurait rejoint le royaume de Sithis bien plus tôt, ou bien plus tard. » Un soupir lui échappa. La mort était une fatalité… Et un honneur. Douloureuse horreur pour les autres, mais les assassins avaient une vision toute relative de celle-ci. La douleur était moins flagrante quand l’un des leurs tombait lors d’une mission.

La conversation changea, fort heureusement. Il ne voulait pas s’étendre sur ce sujet : sur celui-ci comme sur tant d’autres, leurs visions différaient sûrement. Et s’il avait quelques doutes sur si le guerrier avait pour la Mort autant d’honneur et de déférence, il préférait ne même pas confronter sa vision à la sienne. Non. Il valait mieux changer de sujet, et lui opposer quelque chose de plus sain. Parler d’elle avec une tendresse qu’ils avaient tout deux eu à son égard, se rejoindre, au moins, sur ce point.
Leurs regards se croisèrent. Gauthier crut y lire sa peine. C’était étrange, de voir cela dans les yeux de quelqu’un et de savoir secrètement qu’un éclat similaire brillait peut-être un peu dans les siens. C’était étrange, de se dire qu’elle était partie d’une drôle de manière, sans éclat, sans intervention extérieure. Et que lui…
Que lui avait refait sa vie, probablement.
« J’ai raccompagné son corps, auprès de ceux qui comptaient encore pour elle et auraient voulu récupérer sa dépouille. » Il leva une main, se grattant le menton – sa barbe de trois jours commençait à le gêner. Il devrait y faire quelque chose, bientôt -. « Aurait-elle été sans famille que nous l’aurions enterrée en Cibella, d’où elle se revendiquait. C’était d’ailleurs sa demande. Mais certains ont tenu à la rendre à sa famille, en Outrevent. »

Il ne connaissait pas la localisation exacte. Il n’avait pas pu la connaître. Accompagné de deux assassins de la Lame qui avaient, elles aussi, été proche d’Elena, il avait pourtant été invité à rester. Mais quelque chose, dans la manière dont on le regardait, donc on lui parlait, l’avait convaincu de ne pas assister à la cérémonie.
« Je connais les noms de celles qui ont assisté à son inhumation. Je pourrais aller leur demander. » Une personne se glissa entre eux, coupant le regard échangé, et permettant à Gauthier au moins de réfléchir à la suite.
De comment partir, relativement sans dommage. On ne savait jamais.



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Serenus Dardalion
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Message Sujet: Re: Il faut comprendre pour mieux tourner la page   Il faut comprendre pour mieux tourner la page EmptySam 24 Mar - 16:49

Il avait beau se dire que tout ça, c’était du passé, qu'il avait changé sa vie, qu’elle était dix fois mieux que celle d’avant, il ne parvenait pas à s’en réjouir. Il avait fait du mal à Elena, et ça suffirait pour qu’il se sente terriblement mal. Il essayait de se rassurer en se disant qu’Ariane ne serait jamais née s’il ne l’avait pas fait. Mais, quand il pensait au sourire de sa fille, il entendait derrière les sanglots d’Elena, et il revoyait ses larmes de colère. Serenus baissai la tête, plus honteux que jamais. Elena avait quitté ce monde avec la pensée que son mari n’était qu’un bon à rien, et qu’il l’avait trahi. Gauthier Coeurbois était bien placé pour le savoir, il avait recueilli Elena, il avait tenté d’apaiser sa souffrance, en vain. Mais, bizarrement, celui-ci sembla s’émouvoir de la peine du guerrier et il le rassura en lui disant que, même s’il avait été fidèle, cette tour lui serait tombée dessus. Serenus ne se laissa pas convaincre aussi facilement. C’est vrai, après tout, s’il n’avait pas fauté, Elena n’aurait jamais quitté la Volte, elle ne se serait pas rendue dans cet endroit, et la tour ne lui aurait pas ôté la vie.

Serenus lui fit part de ses doutes, et Gauthier lui répondit en soupirant qu’elle aurait de toute manière rejoint le royaume de Sithis, que cela n’aurait rien changé à la volonté du Destin. Le Destin avait décidément de drôles de manières de se divertir. Le guerrier refusa de se laisser plus abattre. Il avait une fille qui avait besoin de lui, et ce n’était pas en se morfondant qu’il allait la rendre heureuse. Il décida de changer plus ou moins de sujet. Depuis le décès d’Elena, il s’était toujours demandé où est ce qu’elle avait été inhumée. Il posa donc la question à l’apothicaire. Leurs regards se croisèrent et ce que du lire Gauthier le persuada d’accéder à la demande du guerrier, car il lui répondit qu’elle avait été reconduite chez les siens. Il lui expliqua que sa femme se revendiquait de Cibella, et que, par conséquent, elle aurait pu être enterrée là. Mais certains avaient tenus à ce qu’elle soit inhumée auprès de sa famille, en Outrevent. Serenus laissa échapper un soupir de soulagement. Elena n’était donc pas seule, loin de tout. Elle était retournée chez elle, dans ces vastes contrées vertes et remplies d’abeilles. Serenus était peut-être passé à côté du lieu où elle avait été enterrée sans le savoir.

Encore un voyage à effectuer, mais cela valait-il la peine qu’il le fasse ? Surement oui. Il tenait à s’excuser, à faire ses adieux à celle qu’il avait aimé. Il se rendit compte que ses yeux s’étaient remplis de larmes, et il les essuya, du dos de sa main. Un homme passa entre eux, rompant l’échange de regards. Serenus se détendit. Gauthier lui souffla qu’il connaissait les noms de ceux qui avaient assistés à l’enterrement, et qu’il pourrait aller les voir. Serenus secoua la tête. Elena lui avait parlé du lieu où elle avait grandi. Il pourrait surement le retrouver sans problème. Mais, avant cela, il devait veiller à ce que sa femme et sa fille soient en sécurité. Pour l’heure, Gauthier n’était pas au courant qu’il avait fondé une famille, et il ne lui faisait pas suffisamment confiance pour le lui dire. Il ne manquerait plus que « l’apothicaire » fasse du mal à sa famille pour venger l’honneur d’Elena. Le guerrier lui répondit :

« - Vous donnez pas cette peine. Je saurais me débrouiller. Dès que je pourrais,, j’irais lui rendre un dernier hommage. » Serenus s’essuya les yeux et soupira. Il reprit dans un souffle : « J’vous aime pas beaucoup vous savez. Mais cela ne m’empêchera pas de vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour Elena. »

Sur ces mots, Serenus tendit la main. Malgré leurs différents, il savait rester poli. Et il ne tenait pas à se séparer en mauvais termes avec le dernier lien qui l’avait retenu à sa femme.



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